Le Blog de Frédéric Delorca
Après mes premiers pas sur Internet avec le site (aujourd'hui disparu) Resistancenet.org en 2000, et dans le prolongement de l'ouvrage collectif L'Atlas alternatif que j'ai dirigé en 2006 (ed. Le Temps des Cerises), je me propose de poursuivre l'expérience du commentaire occasionnel de l'actualité à travers ce petit blog, dans un esprit de dialogue avec ceux qui, comme moi, essaient d'aborder le monde actuel à partir d'un point de vue indépendant et rationnel. J'évoquerai également dans ce blog certaines de mes publications du moment, ainsi que les textes et travaux de diverses personnes qui me paraissent indispensables à toute approche lucide de notre époque.
Je lis ce soir dans D'Alexandre à Actium du célèbre historien Peter Green
(p.474) :
Il semble que les néoconservateurs (et donc M. Sarkozy et M. Bush avec eux) veuillent leur
dernier coup d'éclat avant le départ de George W : une belle guerre contre l'Iran. Sarko invite Assad à Paris pour cela : le convaincre de se désolidaiser de l'Iran. Laissez tomber les Iraniens
comme vous avez laissé tombé la gauche libanaise et les Palestiniens en 1975. Laissez nous (ou israël) les bombarder tranquillement. Je n'aimerais pas être dans la peau des dirigeants syriens :
face aux empires devoir choisir entre la réintégration dans le "concert des nations" et la fraternité résistante avec l'Iran.
L'Irlande dit "non" au traité européen soi-disant
simplifié à 53,4% (avec une participation meilleure qu'en 2001 : plus de 53% des électeurs irlandais se sont rendus jeudi aux urnes). Evidemment les eurocrates et notre classe politique veut
ignorer le résultat du référendum et même refaire voter les Irlandais. Mais les urnes ont parlé. Et le président de la République tchèque (un pays digne qui, par exemple, s'est excusé
auprès de la Serbie d'avoir été obligé par l'UE de reconnaître le Kosovo - dommage qu'ils soutiennent en ce moment le bouclier anti-missile états-unien) a déclaré qu'il ne ratifiera pas un traité
que le peuple d'Irlande a rejeté.
Le temps n'est plus où les lobbies, les coteries, pouvaient se réunir sans attirer
l'attention de personne. A peine l'ex-first lady états-unienne abdique-t-elle dans les primaires démocrates, on apprend qu'elle se rend, en compagnie d'Obama, à une réunion du Groupe des
Bilderberg (http://www.come4news.com/hillary-et-obama-en-rendez-vous-secret-chez-les-bilderberg-909982), un
club que certains conspirationnistes n'hésitent point à qualifier de "gouvernement mondial occulte" (http://www.prismeshebdo.com/prismeshebdo/article.php3?id_article=472). Obama, lui, est allé prêter allégeance au lobby
israélien qui jusque là lui avait préféré Clinton (http://www.europalestine.com/spip.php?article3245). Ces nouvelles ne sont pas
bonnes pour l'avenir du monde, mais au moins elles circulent sur Internet. C'est un léger progrès dans la transparence de l'information...
Dans l'Hommage à la Catalogne, Orwell raconte comment la garde civile
(si je me souviens bien), qu'il assimile à une police politique communiste, car c'est l'époque de la République espagnole finissante très liée à l'URSS, débarque chez lui et sa maîtresse à
Barcelone. Il observe que ces hommes ont malgré tout la retenue de ne pas aller fouiller sous son lit, et en conclut (on est en 1938) que même si l'Espagne devenait une République soviétique,
elle ne serait pas totalitaire, car sa police garde une sorte de respect de la personne humaine. A la lecture de la dépêche ci dessous, on comprendra que ce respect ne caractérise pas le système
étatsunien qui vient de franchir un nouveau seuil dans le mépris pour l'individu. The land of the free est un pays où je souhaite ne jamais me rendre tant qu'il sera gouverné par ce
genre de fascisme.
FD
Etats-Unis: des scanners d'aéroports qui voient sous les vêtements
NEW YORK (AFP) - Dix aéroports américains, dont JFK à New York et l'aéroport international de Los Angeles, ont commencé à installer des scanners qui permettent de voir sous les vêtements des
passagers, a annoncé le Département américain des Transports.
Ces cabines transparentes se referment complètement sur le passager, et émettent des "ondes millimétriques" qui percent les tissus à la recherche de métaux, céramiques, plastiques, matériaux
chimiques ou explosifs, précise l'autorité de sécurité aérienne sur le site internet du Département des transports.
L'image en trois dimensions, transmise à un agent dans une pièce séparée et fermée, brouille le visage, poursuit le texte.
L'opération dure quelques secondes et doit remplacer les fouilles au corps. Mais Barry Steinhardt, directeur du programme "technologie et libertés" à l'association de défense des libertés ACLU, a déclaré à l'AFP que "les gens n'ont aucune idée à quel point les images sont graphiques", et assure qu'on peut notamment distinguer les formes d'un passager et notamment son sexe.
L'association souligne sur son site que l'appareil révèle des "détails hautement personnels du corps, tels que des traces de mastectomies, des sacs pour colostomies, des implants pour pénis, des tubes cathéter ou la taille des seins ou appareils génitaux".
Lara Uselding, du Département des Transports, rappelle cependant à l'AFP que les passagers ont toujours le choix "entre l'imagerie corporelle et la fouille au corps" traditionnelle.
Le gouvernement américain prévoit l'installation de 30 appareils supplémentaires avant la fin de l'année. En Europe, l'aéroport d'Amsterdam Schiphol utilise déjà ces scanners
Voilà qui rappelle le procès de l'Alliance
franco-serbe contre Le Monde en 2000 dans l'affaire Réfabert
C'était dans Le Monde en ligne ce matin :
"L'Association des Rwandais de Toulouse a déposé plainte le 4 avril contre le ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, qui a selon elle assimilé tous les Hutus à des génocidaires.
Révélée mardi 10 juin par l'AFP, la plainte a été déposée auprès de la Cour de justice de la République, qui juge les crimes et délits commis par les membres du gouvernement dans l'exercice de
leurs fonctions, pour diffamation commise envers un groupe de personnes en raison de leur appartenance à une ethnie.
A l'antenne de la radio Europe 1, le 2 octobre 2007, Bernard Kouchner avait déclaré que les "Hutus majoritaires ont tué les Tutsis minoritaires" lors du génocide rwandais de 1994. Dans un communiqué, la Fédération internationale des associations rwandaises déplore : "Par son caractère réducteur, cette déclaration laisse à penser que tous les Rwandais d'origine hutu sont des assassins génocidaires ou complices d'assassins génocidaires". Environ 800 000 personnes, selon l'ONU, essentiellement parmi la minorité tutsie et les Hutus modérés, ont été tuées dans le génocide d'avril à juillet 1994 au Rwanda, planifié et mis à exécution par des extrémistes hutus."
Tsvangirai attempts to hold ritual ceremony at Njelele shrine