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Le blog de Frédéric Delorca

Soros soutient le mécanisme d'ingérence européen contre Budapest et Varsovie

23 Novembre 2020 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Peuples d'Europe et UE, #George Soros, #Christianisme, #Colonialisme-impérialisme

Le milliardaire George Soros ne mâche pas ses mots face au véto opposé par la Pologne et la Hongrie au budget pluriannuel de l'Union européenne qu'il qualifie le 18 novembre dans une interview à Project Syndicate (un média financé par nos "amis" de l'Open Society Foundation, The Politiken Foundation au Danemark, Die Zeit, ZEIT-Stiftung, et la Bill and Melinda Gates Foundation) de "pari désespéré de deux délinquants en série". Il affirme également que le premier ministre hongrois Viktor Orbán "a construit un système kleptocratique conçu pour voler le pays à l'aveugle". Cela inclut le transfert «d'énormes sommes d'argent public à des fondations privées qu'il contrôle indirectement».

Il précise qu'il soutient la proposition de l'eurodéputé belge Guy Verhofstadt selon laquelle le fonds de relance de 750 milliards d'euros lié au coronavirus pourrait être mis en œuvre par le biais d'une "procédure de coopération renforcée" qui mettrait en place une relance économique excluant la Pologne et la Hongrie. Enfin, au passage il attaque aussi le premier ministre slovaque Janez Janša, proche d'Orban (et de Trump) d'avoir trempé dans une opération d'achats à la Chine de ventilateurs surfacturés pilotée par le premier ministre hongrois.

Le véto budgétaire hongrois et polonais est en réalité destiné à faire barrage à la mise en place d'un mécanisme inédit visant à conditionner à la majorité qualifiée le versement de fonds européens au "respect de l'Etat de droit". Ce mécanisme pourrait fait obstacle à des législations  anti-LGBT ou hostiles à la présence de lobbys financés par Soros comme l'Université d'Europe centrale dont en octobre dernier la Cour européenne des droits de l'homme, elle même noyautée par  le milliardaire, a censuré l'interdiction.

Ce mécanisme dit de l'Etat de droit a été approuvé le 7 octobre dernier par le soi-disant Parlement européen dans un hémicycle vide, au rapport du jeune député centriste européiste slovaque Michal Šimečka qui fait du lobbying en sa faveur depuis plusieurs mois, dans des enceintes comme ... l'Université d'Europe centrale, le 19 février 2020 (par quelque bout que l'on prenne le sujet on retrouve les mêmes cercles pour soutenir ces mécanismes d'ingérence).

Il est vrai que  la dialectique Soros-Orban pousse ce dernier à avoir les coudées franches en ce moment en profitant du coronavirus pour légiférer par ordonnance.  Celui-ci déclare le 19 novembre sur la station publique Radio Kossuth, que Soros est "le politicien le plus corrompu de la scène mondiale" et pourrait être tenté de durcir sa politique encore face aux pressions de l'Open Society et de Bruxelles. Mais il bénéficie d'une large soutien populaire dans son pays pour ce faire, et d'un budget sain qui - du moins l'affirme-t-il - le dispense de dépendre des subsides de l'Union européenne.

Le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki quant à lui, devant le parlement de son pays le 18 novembre a accusé les dirigeants européens de traiter les autres États membres de manière inégale. Il a rappelé que l'Italie et la Grèce n'avaient pas mis en œuvre plus d'une douzaine d'arrêts de la CJUE sans être inquiétés. Il a également accusé l'UE d'être passive face à la forte répression des manifestations des gilets jaunes en France. "L'état de droit est devenu un bâton de propagande dans l'Union européenne. Nous connaissons bien ces bâtons de propagande de l'époque du régime(communiste) précédent - a-t-il ajouté.

Pour mémoire à Bruxelles, la vice-présidente du Parlement européen, Katarina Barley, socialiste allemande, avait déclaré dans une interview le mois dernier que seule la "famine financière" des gouvernements polonais et hongrois pouvait les convaincre de faire preuve de bon sens.

Aujourd'hui sur le site du journal Narod, le journaliste croate Goran Andrijanić, rédacteur en chef de Fokus, qui demande à Zagreb de soutenir Budapest et Varsovie dans ce bras de fer, laissait entendre qu'il avait parlé avec un homme politique conservateur d'un autre membre de l'Union européenne, lequel lui avait confié qu'il n'osait pas soutenir plus ouvertement la Pologne et la Hongrie, "car les petites et moyennes entreprises de son pays en attente d'aide seraient furieuses". L'arme économique en ces temps d'effondrement mondial reste très efficace pour faire taire les dissidences. "À un moment où nous sommes tous sidérés (par l'épidémie), alors que les gouvernements ont un million de problèmes causés par le coronavirus. L'Union européenne - cette structure virtuelle, mais plus réelle que tout le reste - reste fidèle à sa devise non écrite: il n'y a pas de problèmes qui ne puissent être utilisés pour accroître son pouvoir.", remarque aussi le journaliste polonais Jacek Karnowski.

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