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Le blog de Frédéric Delorca

Bruxelles et l'Allemagne en campagne contre la Hongrie, Macron contre les pères

24 Juin 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Grundlegung zur Metaphysik, #Les rapports hommes-femmes, #Peuples d'Europe et UE, #Débats chez les "résistants", #La droite, #Christianisme

Le parlement hongrois a voté une loi interdisant la "promotion" de l'homosexualité auprès des mineurs tout à fait comparable à celle déjà adoptée en Russie. La présidente de l'Union européenne estime qu'empêcher la promotion de l'homosexualité auprès des mineurs est "une honte" et que cela va à l'encontre "des valeurs fondamentales de l'UE". Les Allemands amateurs de politisation du sport à l'image de nos footballeurs qui avaient plié le genou contre le racisme le 15 juin, à l'instar des joueurs de Ligue de football américain subventionnée par Soros le 10 août 2018 (un geste maçonnique (cf la photo à droite), ont voulu déployer un emblème géant en solidarité avec la communauté LGBT au dessus de son stade munichois quand elle jouait contre la Hongrie, mais l'Union des associations européennes de football (UEFA) le lui a interdit. En solidarité avec Munich, le maire de Bruxelles a illuminé la place principale de la ville mercredi soir (23 juin) aux couleurs de l'arc-en-ciel.

La lettre de Mme von der Leyen à Viktor Orban qui faire part de ses "préoccupations"  avant l'entrée en vigueur d'une loi qui "discrimine les personnes sur la base de leur orientation sexuelle", ne fait toutefois pas l'unanimité puisque tous les pays d'Europe de l'Est ont refusé de la soutenir (voir carte ci-dessus).

Pendant ce temps en France, le Sénat examine aujourd’hui, en nouvelle lecture, le projet de loi bioéthique, qu'il a  eu le courage de rejeter en février, avant son adoption définitive par l’Assemblée le 29 juin qui bouleverse le droit de la filiation.

Alors que les lois bioéthiques avaient été jusqu'ici toujours adoptées par consensus et que le président Macron s'était engagé à ne pas faire de forcing, et n'avait jamais inscrit le GPA à son programme, la majorité présidentielle désormais refuse tout dialogue.

Le projet présenté comme élargissant seulement la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules, ouvre la voie à l'expulsion du père dans le processus de filiation. Celle-ci est en effet établie, à l’égard de la femme qui accouche, conformément à l’article 311-25 du code civil, c’est-à-dire par la désignation de celle-ci dans l’acte de naissance de l’enfant. Elle est établie, à l’égard de l’autre femme, par une reconnaissance anticipée conjointe. En d’autres termes, la mère biologique voit sa filiation reconnue par l’accouchement tandis que pour la conjointe, il s’agit d’une filiation reconnue par un acte signé devant notaire.

"En ouvrant la possibilité d’une double filiation maternelle, fondée sur la volonté, explique l'article ici, le texte de loi bouleverse une réalité humaine fondamentale, celle de la double filiation paternelle et maternelle. Jusqu’à présent, le principe de « vraisemblance biologique » prévalait. Deux types de filiation vont désormais cohabiter : celui de la « vraisemblance biologique » pour les couples hétérosexuels, et celui de la volonté, traduite par une reconnaissance anticipée conjointe, pour les couples de femmes.  "L’ancien droit protégeait l’enfant grâce à l’adage « qui fait l’enfant doit le nourrir » et l’œuvre du XXe siècle fut de permettre à l’enfant né hors mariage d’obtenir non seulement des subsides mais l’établissement de sa filiation paternelle", notait la juriste Aude Mirkovic dans Marianne du 7 juin. Le nouveau texte qui fonde l'ascendance sur la volonté pourrait ouvrir un droit aux pères d'enfants non désirés de refuser la reconnaissance. Une fois de plus la cause LGBT est utilisée pour construire une "civilisation" d'enfants sans pères.

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