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Le blog de Frédéric Delorca

"L'Europe sociale n'aura pas lieu"

19 Mai 2009 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Peuples d'Europe et UE

Parcouru hier "L'Europe sociale n'aura pas lieu" du camarade Denord (que j'ai un peu connu naguère) et de François Schwartz (chez Raisons d'agir). Un bouquin pas terrible, journalistique (Bourdieu ne doit plus trop reconnaître les siens). Mais le titre à lui seul rejoint ma thèse : il faut envisager une sortie de l'UE si l'on veut pouvoir construire quelque chose sur ses ruines ...
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Fin de journée

18 Mai 2009 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Actualité de mes publications

Une journée de plus à avoir bossé sur un ordinateur, avec tout ce que ça comporte de malsain. Les allers-retours, d'une fenêtre l'autre, entre les dossiers et Facebook... Facebook.... Encore une invention dont l'humanité se serait bien passée. Indigestion de toutes ces considérations des gens qui pêchent, ici et là, qui un article, qui une vidéo, et en abreuvent leur "réseau". A quoi bon ?

En fin d'après-midi j'ai fait un saut au magasin de photocopies de mon quartier. Je suis un bon client : je passe du temps à imprimer de vieux textes et les faire relier pour pouvoir les relire et les retravailler stylo rouge à la main. Un type comme moi qui n'est inséré ni dans les réseaux universitaires, ni dans les milieux militants, ni dans des dispositifs éditoriaux solides, est contraint de prouver le mouvement en marchant, c'est-à-dire composer des livres, expliciter le plus possible sa pensée dans des bouquins, en priant pour que ça ne finisse pas à compte d'auteur.

A vrai dire tout ce que j'avais d'important à écrire est déjà publié, ce pourquoi je suis assez serein au seuil de la quarantaine. Mais je voudrais encore faire paraître deux ou trois trucs avant de me lancer dans ma mission dionisienne (en Seine Saint Denis). Tout d'abord le récit d'une histoire incongrue qui m'est arrivée il y a 10 ans, histoire de m'en débarrasser. Le texte est déjà bien nourri, il me faudra l'amincir un peu, les weekends, ou cet été. Je voudrais aussi publier un petit bilan de mon itinéraire intellectuel, pour mieux faire sentir l'arrière plan de mes témoignages. Mais c'est un peu plus compliqué à faire. Enfin, en troisième lieu, je suis tenté par la reprise d'un roman que j'écrivais en septembre dernier. Un roman qui pourrait être plus surprenant encore que la Révolution des Montagnes.

Il m'est arrivé souvent, quand le réel m'exaspérait, de rédiger trois ou quatre pages qui faisaient office d'amorce d'un roman, puis je les abandonnais. Le test de la viabilité d'une oeuvre de fiction, c'est, je crois, le nombre de fois où l'on revient vers elle. Or je traverse en ce moment la troisième période d'envie d'écrire cette histoire. Signe qu'elle fait résonner quelque chose de profond en moi. Peut-être y a-t-il une chance que je la mène à son terme. Trois livres "in the making". A défaut d'attirer l'attention du public, il faut continuer d'avancer. "Fais ce que dois", comme disait l'autre.
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Ioulia Timochenko

17 Mai 2009 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous

Bon, les stats de fréquentation de ce blog étant en chute libre, je peux enfin écrire sur n'importe quel sujet sans crainte de décevoir mes lecteurs.

Alors voilà, je commence pas un scoop : la tresse de la première ministre ukrainienne Ioulia Timochenko (Yulia Tymoshenko pour les anglosaxons) est fausse, selon le blog "Au poil". Pour des infos plus croustillantes vous pouvez chercher "Naked Yulia Tymoshenko" ou "MILF Yulia Tymoshenko" sur Google. Et pour plus romantique (et kitsch comme la musique de l'aéroport d'Odessa), il y a le diaporama ci dessous :

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Mols oreillers

16 Mai 2009 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Ecrire pour qui pour quoi

Ma vie psychologique était mille fois plus confortable il y a 20 ans qu'aujourd'hui, et ce notamment parce que je cultivais alors trois croyances toutes plus futiles et plus puériles les unes que les autres, mais qui avaient encore droit de cité dans la France de l'époque.

1) Je croyais en la Providence. Je n'avais plus le mauvais goût de croire au Dieu chrétien et en ses Evangiles, mais en la Providence oui, une force, quelque chose, qui se préoccupait de l'humanité et de ma propre vie, qui ne me laisserait pas crever de la manière la plus sordide et la plus absurde. Croyance d'enfant gâté habitué à ce qu'un regard bienveillant soit posé sur lui depuis la naissance. Avec ce genre de croyance, on est loin de penser que notre espèce est animale "comme les autres" évidemment, et l'on fait confiance à l'avenir, quelles que soient les difficultés du moment.

2) Je croyais en la Femme. C'est à dire en la transcendance du sexe opposé, ou du moins de certaines de ses composantes. Je croyais que quelqu'une quelque part pouvait réunir en elle toutes ces qualités idéales qu'on nous avait conditionnés, nous autres mâles, depuis l'enfance, à grand coups de films hollywoodiens, à prêter aux êtres femelles. Qualités idéales bien typées, sans doute pas aussi "passives" que ne l'ont dénoncé les féministes, mais susceptibles, certainement, d'enfermer les personnes réelles. Sans doute fallait-il bien qu'un jour cet idéal fût renversé, mais à l'époque il transformait l'itinéraire des jeunes gens ambitieux en une quête onirique du Graal.

3) Je croyais au Génie, et aux Oeuvres culturelles. Une croyance sans doute dérivée de l'imaginaire scolaire. Je pensais qu'un bon Livre, un grand Livre, valait toutes les existences, et qu'un tel livre s'il venait à être produit s'imposerait de lui-même comme une Lumière, veritas index sui. Qu'un tel livre s'écrivait par la magie du Génie, et que le Génie, partiellement inné, se travaillait et se perfectionnait dans l'écriture. Voilà pourquoi je pouvais passer des soirées d'été à écrire un roman et d'autres choses plutôt qu'à tenter d'exister autrement (par exemple en me faisant des amis). Et j'étais certain qu'en produisant un grand Livre, un jour, j'aurais ma revanche sur les abrutis que j'avais dû supporter pendant des années.

Si j'avais gardé cette dernière croyance, je ne supporterais tout simplement pas maintenant les imbéciles qui, en particulier dans mon milieu professionnel, à longueur d'année me détournent de l'écriture de mes essais et de mes romans, et surtout, j'en voudrais à mort à tous ceux qui par leur négligence, leur indifférence, ou leur hostilité, m'empêchent d'accéder à une reconnaissance sociale par laquelle je pourrais plus aisément trouver le temps et la force d'écrire. Car ils sont légions en ce moment, par leurs actions ou par leur inaction, à me contraindre à reporter indéfiniment mon travail sur des livres que j'ai commencé à écrire il y a un an, il y a cinq ans. Mais aujourd'hui je suis bien loin de penser pouvoir tenir ces gens à distance, ni même avoir le droit d'espérer prendre une revanche un jour sur eux, car je sais que les livres, tous, même les meilleurs, ne valent presque rien dans le monde actuel, et que les oeuvres sont vouées, même si elles sont bonnes (ce que ne sont pas encore les miennes), à ne plus éblouir personne.

C'est ainsi qu'en vingt ans cette mythologie qui avait sa place partout, naguère, chez les esprits lettrés a été évincée de son piédestal et qu'il m'a fallu, qu'il nous a fallu (car je me souviens d'amis qui la partageaient peu ou prou) apprendre à vivre sans elle, à vivre dans l'ombre, dans la froidure, loin de toute la chaleur qu'elle nous procurait. Certains disent qu'en perdant cela notre époque s'est enfoncée dans la barbarie, d'autres qu'elle s'est libérée et a acquis une vision plus noble du combat : un combat sans filet, et sans récompense à attendre. Je ne sais. Le prix du deuil fut élevé. C'est ma seule certitude.
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Revue de presse

15 Mai 2009 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Revue de presse

Il faut bien de temps en temps sacrifier à cet exercice pour se tenir au courant. Je livre donc les résultats de ma cueillette au hasard des lectures.

Du côté d'Europalestine tout d'abord. Je découvre qu'ils appellent à voter NPA. Ils ont demandé à tous les partis politiques s'ils étaient pour le boycott des produits israéliens. Seul le NPA se serait clairement prononcé en ce sens (pourquoi pas le FG ? quelle a été a réponse du FG ?) Cela leur évite de se lancer dans une campagne onéreuse qu'ils n'auraient probablement pas pu financer. Ils sont en revanche hostiles à la très baroque "liste Dieudonné".

Du côté de l'Amérique latine, Castro écrit sur la grippe aviaire, interroge la responsabilité de la multinationale Granjas Carroll et plus encore celle du gouvernement néo-libéral mexicain qui a si considérablement affaibli son système de santé. Le journal mexicain de gauche la Jornada se fait l'écho de sa lettre. Les relations cubano-mexicaines sont mauvaises. Mais par delà cette circonstance conjoncturelle, dans la lettre de Castro, se profile une déception profonde à l'égard d'une évolution "droitière" d'un Mexique qui, tout au long du 20 ème siècle, à la suite de la révolution d'Emiliano Zapata, était devenu, malgré tout (malgré les compromis passés avec le bourgeoisie) un des pays les plus sociaux-démocrates du sous-continent.

Dans le Quotidien du peuple chinois on apprend qu'un ancien diplomate français Lionel Vairon a le vent en poupe en Chine du fait de son livre qui tente  de désamorcer les peurs anti-chinoises en France (j'avoue que j'ignorais l'existence de son livre). Et Ria Novosti en Russie nous apprend que Moscou va livrer des avions de transport militaire au Sri Lanka, à l'heure où l'opinion publique occidentale semble toujours fort embarrassée par le sort des civils tamouls qui entourent la guérilla des Tigres dans la jungle. Toujours à titre de curiosité, j'ai regardé ce que les communistes indiens, qui jouent souvent un rôle modérateur du nationalisme de ce pays, pensaient de la crise du Sri Lanka. La position du PCI(Marxiste) consiste à demander à l'Inde de faire pression sur le Sri Lanka pour qu'il suspende ses opérations militaires, tout en demandant aux Tigres tamouls de mettre fin à leur "résistance futile". Une position "ni-ni" un peu irréaliste car le cessez-le-feu unilatéral serait évidemment exploité par les Tigres pour reconstituer leurs forces, et non pour rendre les armes. Le premier ministre indien Manmohan Singh paraît aussi défendre une position assez mesurée sur la situation sri lankaise.

En Afrique, Kim Yong Nam président du présidium de l'Assemblée populaire suprême de Corée du Nord était au Zimbabwe le 13 mai. Pour y faire quoi ? Quand une nation paria rencontre une nation paria qu'est-ce qu'elles se racontent ? Allez savoir...

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