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Le blog de Frédéric Delorca

Soros et Bloomberg derrière la "March for our lives" du 24 mars aux Etats-Unis

28 Mars 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Les Stazinis, #Grundlegung zur Metaphysik, #Les régimes populistes

Un étrange "mouvement de jeunesse" est en train de se constituer aux Etats-Unis contre le droit de détenir des armes à feu suite à la fusillade du lycée de Parkland en Floride. Ce mouvement manifestait le samedi 24 mars sous le symbole occultiste de l'oeil d'Horus dans la paume de la main organisait une "Marche pour nos vies" ("March for our lives") et rassemblait un million de personnes dans les grandes villes du pays. On ne sera pas surpris de voir ici à la manoeuvre une fois de plus le milliardaire libéral libertaire sponsor des révolutions colorées George Soros. La marche présentée comme spontanée était en fait organisée par Purpose Campaigns LLC qui était aussi derrière la Marche des Femmes contre Trump du 21 janvier 2017. Jacob Wohl du Washington Reporter a sans doute exagéré en disant que Soros a payé 300 dollars chaque manifestant :  il se fondait sur des annonces qui en réalité proposaient cette somme à des vendeurs de T-shirts dans ces manifs, mais en soi elles montrent bien qu'il y avait un lourd investissement financier derrière la fourniture d'équipements pour la marche. Everytown, Giffords, Move On, Planned Parenthood ont aussi avoué leur implication dans le coaching des marches.

Everytown for Gun Safety est une association fondée en 2015 par le centriste Michael Bloomberg, ex-maire de New York, et huitième individu le plus riche du monde, envoyé spécial de l'ONU sur les villes et les climats, soutien en France d'Emmanuel Macron en 2017. « Move on » est un mouvement de masse qui soutient les candidats démocrates depuis la fin des années 1990 et sur lequel Soros a fait main basse dans les années 2000. Le grand lobby du planning familial Planned Parenthood (Parentalité planifiée) a reçu 1,5 millions de dollars de Soros en 2016 sans compter semble-t-il les 1 million donnés par son fils (certains ont remarqué que le slogan "March for our lives" visait à disqualifier la notion de "pro-life" qu'accaparent depuis des décennies les anti-avortement). Ces groupes sont aussi susceptibles d'encadrer les deux porte-parole le plus souvent désignés par les grands médias pro-démocrates pour représenter les lycéens de Parkland, Emma Gonzalez et David Hogg, dont il a été remarqué qu'ils ont été membres du même club de théâtre naguère (ils sont donc de bons acteurs), qu'ils articulent des discours pré-établis (lus sur des prompteurs ou dictés à travers des oreillettes) et que leur omniprésence marginalise des versions des faits éventuellement dissidentes d'autres témoins du massacre...

L'ex-sheriff devenu conseiller de Trump David A Clarke voit dans les manifestations qui exploitent l'émotion des parents des lycéens tués et de leurs sympathisants la même tournure d'esprit que le mouvement anti-police Black lives Matter qui exploitait la colère des Noirs face aux bavures policières. Les méthodes de manipulation sont aussi identiques.

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La menace d'invasion turque à Sinjar pourrait parachever le génocide des Yézidis

28 Mars 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Aide aux femmes yezidies, #Proche-Orient

J'évoquais il y a peu une "compulsion de répétition" contre les Yézidis à propos d'Afrine. Dimanche Erdogan a annoncé des opérations militaires dans la région de Sinjar qui est pourtant sous le contrôle de l'armée irakienne et de ses milices alliées, tandis que l'armée turque attaque en ce moment Tel Rifaat en Syrie où 75 000 personnes venues d'Afrine se sont réfugiées.

Les Unités de résistance de Sinjar, idéologiquement affiliées aux unités de protection du peuple (YPG) du PKK qui ont aidé lés civils Yézidis après la reconquête de la plaine de Ninive sur Daech se disent prêtes à affronter les Turcs. Les portraits d'Ocalan sont partout dans la région où 4 000 familles déplacées se sont réinstallées (mais il faudrait 100 milliards de dollars pour reconstruire la région qui subit la pénurie d'électricité, d'eau et d'emplois.

Depuis octobre Sinjar elle-même est contrôlée par les Unités de mobilisation populaire, une milice chiite du Sud qui l'a couverte du Slogan "Ce qui perdure de l'Etat d'Ali - Ali State remaining" qui a remplacé le slogan de Daech "Ce qui perdure de l'Etat islamique". Le YBS creuse des tunnels dans les montagnes. Les Turcs ont déjà tué au cours des dernières années une vingtaine de personnes en bombardant la zone.

"Si l'attaque par la Turquie se matérialise, ce serait probablement le dernier clou dans le cercueil des Yézidi à Sinjar" écrit le journaliste indépendant Fazel Hawramy. A  Khanasoor, fief du YBS, où plus de 33 000 yézidis vivaient aux côtés des Chrétiens. Il n'en reste plus que  2 000.

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La motion du sénat américain sur le Yémen

21 Mars 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #Proche-Orient

Voici la liste des 44 sénateurs que leurs adversaires qualifient de "pro-iraniens", et qui, avec le soutien de collectifs comme Antwar.com et Codepink, ont bien failli parvenir à faire passer une motion interdisant l'appui étatsunien à l'ingérence saoudienne au Yémen. Cela fait 37 démocrates, 2 indépendants et 5 républicains. Ceux là n'auront pas le sang des enfants yéménites sur leurs mains. Les députés français qui n'ont pas le sang des enfants libyens sur leurs mains du fait de leur vote en 2011 sont moins nombreux.

 

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Les Rothschild et le climat, H. Clinton, les morts à Mossoul

20 Mars 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Les Stazinis, #Débats chez les "résistants", #Revue de presse

Il est rare que la grande presse prenne la peine de démentir des thèses qu'elle considère comme "complotistes". Lorsqu'elle le fait, elle utilise un ton arrogant, ironique, méprisant, et souvent ne prend la peine de ne démentir que la moitié des allégations en cause, ce qui laisse un gros point d'interrogation sur tout le reste. Par exemple dans mon dernier livre sur le populisme, j'ai rappelé que l'article du New York Times du 10 décembre 2016 sur le "pizzagate" (l'accusation portée contre Obama de participer à des réseaux pédophiles organisés dans un restaurant de pizzas) n'apportait pas toutes les réponses aux nombreuses citations du mot pizza, visiblement codées, dans les courriels d'Obama, d'H. Clinton et de son directeur de campagne mis au jour par WIkileaks. De même cette semaine le Washington Post pond un article caricatural pour défendre une branche des Rothschild contre l'accusation qui leur est faite d'avoir acheté en 2011 le centre de prévision météorologique Weather Central pour manipuler le climat (une accusation reprise récemment par Trayon White Sr, représentant démocrate du 8e district de Washington DC). L'article raille les relents d' "antisémitisme" des procès faits aux Rothschild, mais évidemment laisse soigneusement de côté la question factuelle des raisons de leur investissement dans Weather Central. Donc la réflexion rationnelle sur le sujet n'aura rien gagné à la lecture de l'article.

Hillary Clinton est en Inde pour la promotion de son livre, aux frais du contribuable américain dit la presse conservatrice. Elle tombe à deux reprises, ce qui confirme la fragilité de son état de santé, souligné pendant la campagne, qui aurait plongé les Etats-Unis dans de beaux draps si elle avait été élue à la présidence.

Je lisais aussi tantôt un article qui faisait froid dans le dos sur les milliers de cadavres balancés dans la rivière le Tigre dans la région de Mossoul (500 combattants de Daech et beaucoup plus de civils) qui aujourd'hui polluent l'eau. Ca pue la mort à Mossoul. Les bombardements par les Occidentaux auraient fait jusqu'à 45 000 morts et les combats de rue en neuf mois, et beaucoup pourrissent encore dans les gravats de leur maison. A l'époque le YPG était de la partie. Aujourd'hui il est écrasé à Afrin. Même Zemmour a versé une larme sur eux.

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Quelques considérations sur les voies d'écriture en ce mois de mars 2018

18 Mars 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Actualité de mes publications, #La Révolution des Montagnes, #Ecrire pour qui pour quoi, #Peuples d'Europe et UE

La bibliothèque publique de Beaubourg vient de se procurer mon livre sur les régimes populistes. Pendant dix ans ses responsables ont ignoré tout ce que j'écrivais. Maintenant ils achètent tout. J'ignore pourquoi. Pendant huit ans la médiathèque de Pau a ignoré le roman "La révolution des Montagnes" qui parlait pourtant pour de leur région, puis d'un coup, l'an dernier, ils s'en sont procurés un pour chacune de leurs annexes, sans que j'y fasse quoi que ce soit. Impossible de savoir ce qui leur a fait faire "tilt". Allez savoir aussi pourquoi la médiathèque de Levallois-Perret a presque tous mes livres et pourquoi celle de Saint Denis n'en a aucun. Et à quoi cela sert-il d'être dans les rayonnages d'une bibliothèque ? est-ce que cinq ans plus tard le livre finit en livre d'occasion sur Amazon comme beaucoup d'ouvrages que j'achète sur ce serveur qui portent encore la cote de la bibliothèque qui les a vendus ?

Le plus pénible est que le décalage dans la diffusion des bouquins fait que des bibliothèques se mettent à commander certains de mes livres dont je n'approuve plus totalement le contenu. C'est un problème que n'ont sans doute pas connu les écrivains du XIXe siècle, mais aujourd'hui les systèmes de publication, comme d'ailleurs les étiquetages sur les moteurs de référence, court-circuitent l'évolution personnelle du chercheur. Or un écrivain ou un écrivaillon est avant tout un défricheur, un explorateur, et sa vision du monde à l'instant "t" ne peut plus être la même que dix ans auparavant. Par exemple j'ai souvent souligné dans ce blog combien mes contacts avec l'occultisme et les médiums en 2014-2015 avaient totalement changé mon approche positiviste du monde, ma vision de la sexualité etc. Toute cette évolution de ma vision de ces sujets, dont la rubrique "Grundlegung zur Metaphisik" sur ce blog porte la trace, est à l'opposé de bien des aspects qu'on trouvera dans mon roman "La révolution des montagnes" par exemple, mais le lecteur qui découvre ce roman maintenant ne peut pas le savoir. Je comprends que celui-ci, en un sens, n'ait rien à fiche de mon évolution postérieure à l'écriture de ce livre, et moi-même, à maints égards, je ne devrais rien avoir à faire de ce contact qu'établit ce lecteur avec cette partie de moi-même qui est morte, vu que, de toute façon, je n'ai jamais reçu aucun retour d'aucun lecteur de bibliothèque, et je ne suis jamais invité à parler de mes livres nulle part (sauf chez mes amis d'Initiative citoyenneté défense). Mais je ne peux quand même pas ignorer que toutes ces sources de malentendus existent bel et bien. Parfois je me dis que je devrais faire une grande mise au point sur mon évolution, mais il n'est pas sûr que mon éditeur habituel serait prêt à la publier, ni qu'il y ait un public pour cette mise au point. En outre, la question de la forme qu'elle devrait prendre est très problématique.

Ce matin je me disais que je devrais écrire un roman. Je me mettrais dans la peau d'un responsable de médiathèque dans un coin rural perdu qui inviterait Delorca à parler dans une conférence et qui prendrait conscience au fil de la rencontre de tout ce qu'il ne parvient pas à comprendre chez ce bonhomme. Ce serait un exercice intéressant de mise à distance. En même temps beaucoup y trouveraient un côté narcissique, mais il faut bien comprendre que tout écrivain ou écrivaillon de mon espèce est bien obligé en permanence de faire un retour sur lui même pour réfléchir à la façon dont il dit les choses, ou les organise dans sa tête, au sens que ça prend pour lui-même, pour les autres, à la façon dont ça s'insère dans l'histoire de la pensée etc. On ne peut pas être une simple machine qui compile des données, ou effectue des revues de presse à partir d'un moule pré-établi qu'on livre aux autres sans "réflexivité" comme on dit en philosophie...

L'exercice de composition d'un tel roman permettrait d'aborder divers sujets utiles à des tas de gens. Mais honnêtement sans doute ne saurais-je pas aujourd'hui comment écrire un tel ouvrage sans le rendre fastidieux, et surtout, j'hésite à me plonger à nouveau dans l'univers de la fiction qui peut être rempli de pièges.

En plus il y aurait mille façons d'écrire cela. Le mode fastidieux comme je le disais. Et puis le mode rigolo aussi. Je songeais que je pourrais par exemple commencer le livre par une dispute entre le type qui veut inviter Delorca dans sa médiathèque, et une employée. Je verrais bien le profil de l'employée : une femme de mon âge presque quinquagénaire, qui serait fan de Mylène Farmer parce qu'elle la trouverait "super courageuse" d'avoir vanté le lesbianisme et la sodomie dans les années 1980 etc. Mais bon, toutes ces choses là sont très "casse-gueule" passez moi l'expression, sur le plan de la responsabilité morale. Parce que, bien que je sois de plus en plus convaincu que le culte de Mylène Farmer (et d'à peu près toutes les pop star et de tout le star system) est quelque chose d'assez dangereux pour la santé de l'esprit (et surtout, permettez moi de le dire après mon passage par l'occultisme, de l'âme), je ne sais pas s'il est très moral de le traiter sur le ton de la légèreté et de l'humour, même si 99 % des médias le font. Bref, je suis encore sûr de trop peu de choses pour pouvoir m'engager dans une forme d'écriture solide. C'est pourquoi, au fond, depuis trois ans, à part la remise en forme de mes souvenirs militants sur la Serbie et sur les milieux anti-guerre, je n'ai, sous le nom de Delorca, publié aucun livre nouveau, sauf cet ouvrage sur les populismes. Ce dernier était une sorte de bon trait d'union entre ma période anti-impérialiste des années 2000, et ma phase "post-médiums" plus sensible aux dangers des productions culturelles et des manipulations planétaires dont elles font l'objet par des types du genre de Soros, mais je serais incapable de m'engager fermement dans l'écriture d'aucun autre livre aujourd'hui.

Au niveau du blog, je pourrais d'ailleurs me spécialiser (toujours dans la logique d'étiquetage qu'encouragent les moteurs de recherche) dans la critique anti-Soros, mais ce serait encore une façon de m'enfermer. Par exemple, au lieu de pondre ce matin cette longue bafouille sur mon positionnement, j'aurais pu vous livrer, comme j'en avais l'intention hier, un billet sur les manips du banquier derrière les manifestations hostiles au gouvernement slovaque (le seul gouvernement de gauche anti-immigrationniste d'Europe centrale). Ca aurait fait un petit billet sur mesure à peu près identique à une page de pub pour mon livre sur les populismes, et qui aurait fait plaisir à mon éditeur. Sauf que j'estime qu'un auteur doit s'investir extrêmement peu dans la promotion de ses livres. La logique promotionnelle est le meilleur moyen d'embourber une pensée et de la rendre otage de son propre passé. Pour moi ce livre sur les populismes est déjà du passé. Je n'ai pas à investir une énergie excessive à le défendre. Ceux qui l'ont lu ont pu deviner sans difficulté depuis des mois que Soros n'aimait pas le gouvernement de Bratislava (tout comme ils n'ont pas pu être étonnés par les résultats des dernières élections législatives italiennes), et ceux qui ne le connaissent pas en découvriront l'existence par d'autres voies. C'est aliéner sa liberté de chercheur (puisque tout auteur doit être un chercheur) que de passer du temps à écrire des articles qui démontrent l'intérêt de lire ses précédentes productions.

Grâce à Dieu des inspirations quotidiennes m'empêchent de refermer le cercle de mes pensées autour de tel ouvrage, de telle thématique, et même de tel "style d'approche". Par exemple il y a eu cet intérêt en moi pour Afrine ces derniers temps. Ce n'est pas un intérêt strictement humanitaire comme celui des pleureuses officielles médiatiques, ni anarchiste à la Graeber (j'aurais beaucoup à dire sur les impasses de cet anthropologue) parce que je ne suis pas naïf sur le potentiel politique du Rojava. Je ne suis pas indifférent au sort des pauvres gens terrorisés qui vivent dans cette enclave, et je ne suis pas étranger non plus à certains mérites de la démocratie communale kurde (même si je ne les surestime pas), mais mon intérêt pour l'enclave d'Afrin ne se limite pas à cela. Il ne se limite pas non plus à susciter en moi une réflexion sur l'islamo-fascisme d'Erdogan, et sur ce que peut être plus généralement l'islamo-fascisme, ni sur cette étrange compulsion de répétition anti-yézidie qui semble caractériser tous les extrémistes sunnites, de Ninive à Afrine. Mon intérêt pour Afrine est en quelque sorte "multinodal". Il ne tient ni spécifiquement à ceci, ni spécifiquement à cela, et, à plus d'un titre, m'est utile autant dans la mesure où il me fait toucher du doigt certains thèmes qu'il m'évite de m'enliser dans d'autres. Bref un sujet il ouvre des tas de portes de réflexions, et empêche de s'enfermer dans des routines de pensée.

Encore un exemple : une des routines de pensée de ma part aurait été de prendre position sur la question de l'empoisonnement de l'espion russe au Royaume-Uni. Un journaliste qui était avec moi en Abkhazie en 2009 est allé bravement dire sur Russia Today France que cette histoire sent le coup monté parce que le Kremlin n'avait aucun intérêt à provoquer la mort de cet espion dans le cadre tendu des relations russo-occidentales actuelles (la chaîne russe a fait parler successivement trois "experts" qui ont exactement répété le même propos, en une forme de matraquage symétrique de celui hostile à Moscou que nous infligeaient les grands médias occidentaux). Il n'eût pas été illogique que l'auteur de livres sur l'Abkhazie et la Transnistrie que je suis prît la peine d'écrire un billet là dessus pour dénoncer la logique belliciste qui reprend du poil de la bête sous nos latitudes (voyez l'interview du pitoyable Hollande dans Le Monde sur le thème "Si la Russie devient menaçante, il faut la menacer"). Mais justement il y aurait une certaine sclérose intellectuelle à ressortir tous les trois mois une position "pro-russe" pour oeuvrer à l'amitié entre les peuples de l'Atlantique à l'Oural. Le cynisme des Russes sur l'enclave d'Afrine justement m'en a dissuadé. Je laisse donc cette foirs-ci à d'autres le soin de jouer leur hymne anti-guerre froide, ce qui me permet de consacrer mon temps libre actuel (qui n'est pas élastique car j'ai aussi un job à temps plein par ailleurs) à d'autres sujets, d'autres questionnements. 

Voilà... je demande pardon à mes lecteurs pour ces petites considérations matinales, sur la mise en forme et le positionnement de mes idées. Peut-être regretteront-ils d'avoir "perdu leur temps" à lire ce billet qui n'a pas un très fort contenu informatif, mais, vous savez, on ne perd pas toujours autant son temps qu'on ne le croit. Pour ma part je suis très content d'avoir en 2014-2015 "perdu" beaucoup de temps à penser (et encaissé bien des choses bizarres) en dehors de mes sentiers battus habituels. Si j'avais continué à vouloir "optimiser" mon activité de coordonnateur de l'Atlas alternatif en restant dans le purement informatif sans aucune remise en cause, c'est toute ma vie que j'aurais perdue dans ce vain productivisme qui fonctionnait sur de mauvaises bases. Mises au point, interrogations sur la trajectoire suivie, et surtout sur la mise en forme de cette trajectoire, sont absolument indispensables. Elles ne sont point une fin en soi - sans quoi on dériverait vers un pur formalisme sceptique - mais un moyen indispensable de tenir la bonne route. Merci donc d'avoir "perdu du temps" à lire ce billet, qui peut-être, sur le long terme, par les évocations qu'il peut susciter dans vos têtes, vous en fera gagner...

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Felix qui potuit rerum cognoscere causas...

14 Mars 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Proche-Orient, #Aide aux femmes yezidies, #Les rapports hommes-femmes

On envie parfois ceux qui ont assez de discernement pour deviner quelles forces poussent certains à rencontrer toujours les mêmes difficultés. Il est signalé sur Twitter qu'à Afrin/Afrine (où plus de 700 000 personnes redoutent d'être massacrées par l'armée turque et ses milices "grâce" à la complicité de l'Occident et de la Russie) 21 villages yézidis ont été détruits sur 22, avec la même logique implacable que dans la plaine de Ninive (voir mes développements antérieurs sur le sujet ici et ci-dessous la confrontation organisée par une journaliste de la BBC entre un ex-commandant de Daech en prison etune des centaines de victimes, même si je ne suis pas convaincu par le ton moralisateur très en vogue dans les médias employé par la journaliste mais stérile, face à un type qui ressort les arguments habituels : "c'étaient les horreurs de la guerre, j'obéissais aux ordres, "vae victis", et qui ment sans doute sur l'essentiel - je ne crois pas qu'il y ait été pour l'argent).

L'administratrice du site FreeShingal me précise que, comme dans la région de Mossoul, les temples yézidis autour d'Afrine sont rasés (par exemple dans le village de Feqira) ou transformés en mosquées. Il est vrai que les sbires d'Erdogan (dans les milices qui secondent l'armée turque) en Syrie sont les mêmes qui, en Irak, combattaient sous le drapeau noir de Daech (lequel flotte encore d'ailleurs sur divers districts de Syrie, et ce n'est pas la nécessité qu'ont eue les combattants du YPG de quitter le front de Deir ez-Zor  pour aller se concentrer à Afrine qui va arranger les choses à ce sujet). Mêmes hommes, mêmes méthodes.

A des milliers de kilomètres de là, mais suivant aussi une même logique de répétition, la troisième femme qui accuse d'abus sexuel T. Ramadan a aussi été quelque temps auparavant victime de DSK au Carlton (on n'ose imaginer la vie de cette femme poussée à fréquenter les célébrités de la perversion et de les collectionner). Felix qui potuit rerum cognoscere causas...

A part ça, vous n'avez toujours pas envie de vous faire "pucer" (microchip) ? la charagma est à la mode... La puce vous permettra bientôt de vous connecter aux réseaux sociaux sans entrer votre code, elle vous servira d'aide-mémoire, pensera à votre place, et vous n'aurez plus besoin de penser à Afrine...

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Afrin, Ben Salman à Londres, Pyongyang tend la main à Trump

11 Mars 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Actualité de mes publications, #Proche-Orient, #Colonialisme-impérialisme

Cela m'avait échappé mais un billet de ce blog de février a été aimablement repris par le Comité Valmy. Je dois faire attention à ce que j'écris car je suis plus lu que je ne le pense !

Ce weekend les regards des gens de gauche sont tournés vers Afrin (Afrine), où, de l'aveu même de la grande presse, se prépare un nettoyage ethnique maintenant que les Turcs, stationnés aux portes de la ville, en bombardent intensément le centre. Les habitants et les milliers de réfugiés des villages environnants sont terrorisés. On commence à dire sur Twitter que les Turcs déguisent des civils prisonniers en militaires pour les éliminer. C'est ainsi qu'Ankara atteint des chiffres impressionnants de "terroristes éliminés".

L'affaire arrange le gouvernement syrien qui, pendant ce temps, peut avoir les coudées franches à La Goutha orientale puisque le gouvernement turc fait pire que lui. Elle arrange les Russes, qui construisent par leur complicité avec Erdogan, une axe Moscou-Ankara contre l'occupation occidentale à l'Est de la Syrie. Et elle ne dérange pas plus que cela les Occidentaux qui, de toute façon, n'ont pas de solution au problème kurde dans la région.

Manifestations kurdes à travers l'Europe. Mélenchon a fait une vidéo. Mais que faire d'autre que d'alerter l'opinion publique ?

A Londres on manifeste contre la venue du prince Ben Salman boucher du Yémen chez Theresa May. Le Royaume Uni vendra 48 chasseurs bombardiers Typhoon supplémentaires à Riyad et la monarchie saoudienne promet à Londres de nouveaux contrats commerciaux et une voie d'accès aux marchés africains, tandis qu'elle prépare aussi son lobbying aux Etats-Unis pour développer son nucléaire civil.

Aux Etats-Unis alors que Trump lance la guerre de l'acier avec l'Europe, il obtient l'accord de Kim Jong-Un pour une rencontre bilatérale. Un succès diplomatique personnel pour le président américain diabolisé par les grands médias qu'on disait incapable de discuter avec Pyongyang et aussi pour la Corée du Nord qui obtient un échange en face à face refusé par ses prédécesseurs. Mais on voit mal comment le régime nord-coréen pourrait négocier sincèrement un désarmement qui, comme pour Kadhafi et S. Hussein, signerait son arrêt de mort. Se peut-il que les sanctions aient à ce point affaibli le pays qu'il soit réellement obligé à accepter de remettre en cause son programme nucléaire ?

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Catalogne : la stratégie de la tension

6 Mars 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Espagne, #Peuples d'Europe et UE

Les indépendantistes qui n'ont eu que 47 % des voix prétendent toujours avoir gagné les élections. Toujours en dehors de toute réalité ils tiennent à mener à bien leur processus sécessionniste pour accroître les tensions, ne pas entrer dans une logique gestionnaire et, au passage, dissimuler la corruption qui gangraine le gouvernement autonome.

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Italie

6 Mars 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Peuples d'Europe et UE, #La droite, #Les régimes populistes

Percée de l'extrême droite et du mouvement anti-européen "Cinq étoiles" en Italie, tandis que toute la gauche (extrême gauche comprise) plafonne à 30 %. Ceux qui ont parcouru les pages de mon livre sur les populismes qui évoquent la pression migratoire sur ce pays et l'intox de Soros et de ses alliés médiatiques pour imposer une pensée unique à ce sujet ne seront pas étonnés par ces résultats (dont je ne me réjouis d'ailleurs pas car ils risquent d'engluer l'Italie dans l'impuissance politique, mais bon, la majorité confortable du centre gauche n'avait pas précédemment fait davantage avancer ce pays, on reste dans un schéma "élections pièges à c**" de toute façon...).

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Disney et de Molay

2 Mars 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Grundlegung zur Metaphysik

Une pythagoricienne imbibée de franc-maçonnerie que j'avais rencontrée en 2014 m'avait vanté les mérites du film d'animation Raiponce de Disney où l'on trouvait des allusions à la pelle à la magie, à l'initiation, à l'hypnose.

Vous pouvez consulter sur Internet des tas d'articles et vidéos sur le rapport de Disney à l'occultisme (avec quelques bêtises dans le lot, mais pas uniquement, par exemple la vidéo de Disney à la gloire de Pythagore), son rôle dans la sexualisation des enfants à travers Disney Channel (et les horribles nymphes à la Miley Cyrus qui en sont issues).

Hier le conservateur américain qui anime la chaîne "A call for an uprising" sur You Tube et qui enquête en ce moment sur la fusillade dans le lycée de  Parkland en Floride rappelait que Disney avait fait partie de l'Ordre de DeMolay, société paramaçonnique fondée à Kansas City en 1919. Elle doit son nom au grand maître des Templiers français Jacques de Molay, brûlé vif à Paris en 1314 après la liquidation de son ordre accusé de pratiques occultistes et du culte de Baphomet.

On dit qu'il aurait lancé cette malédiction au seuil de sa mort : "Pape Clément ! … Avant un an, je vous cite à paraître au tribunal de Dieu pour y recevoir votre juste jugement ! Quand à vous Roi Philippe ! Maudits ! Maudits ! Maudits ! Tous maudits jusqu'à la treizième génération de votre sang  !" Le pape Clément mourut peu de temps après son exécution, et la 13e génération des rois de France aurait été celle de Louis XVI. Selon une tradition apocryphe à la mort de Louis XVI un franc-maçon anonyme aurait plongé ses mains dans le sang du roi sur l’échafaud en disant" Jacques de Molay tu es vengé".

Reprenant Drumont (évidemment précisons que citer ici une reprise d'une allégation factuelle de Drumont sur la famille d'Orléans ne m'empêche pas d'être par ailleurs en désaccord complet avec un bonne part des écrits de cet auteur), l'historien Gazeau de Vautibault, dans son "Les Orléans au tribunal de l'histoire, tome 3", 1908 (p. 98 et suiv) raconte ainsi l'initiation au rang de chevalier Kadosch du duc de Chartres (père du futur roi Louis Philippe) devenu Grand maître de toutes les Loges en 1771 :

"Il fut introduit par cinq Francs-Maçons dans une salle obscure. Au fond de cette salle, était la représentation d'une grotte qui renfermait des ossements éclairés par une lampe sépulcrale. Dans un des coins de la salle, on avait placé un mannequin couvert de tous les ornements de la royauté, et, au milieu de cette pièce, on avait dressé une échelle double.

Lorsque le duc de Chartres fut introduit, on le fit étendre par terre, comme s'il eût été mort. Dans cette attitude, il eut ordre de réciter tous les grades qu'il avait reçus et de répéter tous les serments qu'il avait faits. On lui fit ensuite une peinture emphatique du grade qu'il allait recevoir, et on exigea qu'il jurât de ne jamais le conférer à aucun chevalier de Malte... On lui dit de monter jusqu'au haut de l'échelle, et, lorsqu'il fut au dernier échelon, on voulut qu'il se laissât choir; il obéit, et alors on lui cria qu'il était parvenu au nec plus ultra de la Maçonnerie... On l'arma d'un poignard, et on lui ordonna de l'enfoncer dans le mannequin couronné : ce qu'il exécuta. Un liquide couleur de sang jaillit de la plaie sur le candidat et inonda le pavé. Il eut de plus l'ordre de couper la tète de cette figure, de la tenir élevée dans la main droite, et de garder le poignard teint de sang dans la main gauche; ce qu'il fit. — Alors, on lui apprit que les ossements qu'il voyait dans la grotte étaient ceux de Jacques de Molai, Grand-Maître de l'Ordre des Templiers, et que l'homme, dont il tenait la tête ensanglantée dans la main droite, était Philippe le Bel, Roy de France. On l'instruisit de plus que le signe du grade auquel il était promu consistait à porter la main droite sur le coeur, à l'étendre ensuite horizontalement et à la laisser tomber sur le genou, pour marquer que le coeur d'un chevalier Kadosch était disposé à la vengeance. — On lui révéla aussi que l'attouchement entre les chevaliers Kadosch se donnait en se prenant les mains comme pour se poignarder."

Le dessinateur Keno Don Hugo Rosa qui dans les années 1980 contribua à relancer les BD du groupe Disney en 2001 sortit "La Couronne des croisés", une histoire profondément empreinte des mystères des Templiers et dont un des personnages qui aide la famille de Picsou se nomme Molay.

J'ai été frappé de voir en 2015 combien les spéculations ésotériques sur l'histoire de France tournaient autour des Templiers. C'est au fond un sujet typiquement occultiste, comme les Esséniens, les Goths ou les OVNIs. Cela fait signe vers des connaissances magiques secrètes réprimées par les Eglises officielles, que l'être humain avec l'aide de "quelques anges invisibles" pourrait s'approprier. Pas étonnant, dans un sens, que l'univers de Disney, qui à Noël dernier faisait ouvertement l'apologie du spiritisme à travers le film "Coco", se soit aussi inspiré de cela. Or ce n'est pas le genre de "savoir" qui oriente vers la charité envers autrui, ni vers l'humilité, ni même qui porte chance à ses partisans si l'on en juge par divers itinéraires biographiques de ceux qui y ont adhéré.

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Discernement

2 Mars 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Ecrire pour qui pour quoi

Le journaliste Pierre Piccinin me propose de rédiger un article sur la Syrie pour son site.

Ce serait bien tentant quand je vois nos vautours médiatiques se vautrer toujours dans la même partialité. La dernière fois que je l'avais fait on avait eu 1 000 likages sur Facebook. Je sais bien que j'ai quelques atouts - l'aisance stylistique, une certaine connaissance des relations internationales, la légitimité du fait d'avoir écrit quelques bouquins, et l'avantage de ne rouler pour aucun gouvernement, aucun dogme ni aucun courant politique -. Mais l'énergie spirituelle est un bien précieux qu'on ne doit pas gâcher. De quelle utilité ont été pour les Balkans les centaines de pages Internet que j'ai rédigées sur la Serbie dans les dix ans qui ont suivi la guerre du Kosovo, et les multiples perches que j'ai tendues aux "antiimpérialistes" narcissiques pour mettre en place des actions collectives au service de la vérité  ? Et l'écriture de mon ouvrage sur les populismes, l'an dernier, a-t-elle servi à quoi que ce soit ?

Ste Geneviève a sauvé Paris des démons qui poussaient les chamanes huns à piller l'Europe occidentale par ses prières au fond d'une cellule, et non pas en se répandant en actions extérieures, même si elle n'a pas non plus négligé l'action collective quand c'était nécessaire (ce sur quoi je ne crache pas non plus lorsque cela s'impose). L'écriture sur Internet ou dans des livres peut être souvent un piège à cons. Sachons discerner quand c'est opportun et quand c'est complètement vain.

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Parly et le Yémen, la face sombre d'Ortega, Trudeau amateur, May et l'UE, l'histoire revisitée

1 Mars 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Revue de presse, #Débats chez les "résistants"

On continue notre revue de presse ou notre bloc note de la semaine. Impérialisme : La ministre de la défense française gênée par une question du chroniqueur Baptiste des Monstiers sur les livraisons d'armes à l'Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis qui massacrent les civils au Yémen. Plus courageux au Sénat des Etats-Unis  le démocrate Bernie Sanders, le républicain Mike Lee, et le démocrate Chris Murphy parrainent une résolution pour que Washington instaure un embargo sur les armes impliquées dans cette guerre.

Débat sur les populismes latino-américains : Aporrea.org, site chaviste, donne la parole à Alejandro Bendaña, qui fut conseiller pour les relations internationales des sandinistes nicaraguayens dans les années 1980. Bendaña, accuse le gouvernement d'Ortega d'être de droite, d'avoir liquidé les coopératives et la souveraineté nationale de son pays. Il parle aussi de sa femme Zoilamérica Narváez qui fut violée à partir de ses 11 ans en 1982 par Ortega. J'ai souvent parlé des programmes sociaux du régime d'Ortega. J'ignorais cet aspect de sa "gouvernance".
 

Débat sur le boboïsme : Le premier ministre canadien de centre gauche star de la political correctness et - comme Clinton - ami de la dictature rwandaise Justin Trudeau rate son voyage en Inde après s'être montré trop proche des sécessionnistes sikhs adeptes du projet de Khalistan

Débat sur l'Europe : Theresa May, qui a besoin des unionistes irlandais favorables au Brexit pour gouverner, refuse que l'Irlande du Nord reste dans une union douanière avec l'UE et sous la juridiction de la CJUE (alors que Corbyn s'est rallié à l'union douanière pour tout le Royaume Uni).

Débat sur l'Histoire : dans El Pais du 28 février 2018 l'historien anglais James Holland explique que du point de vue logistique l'armée allemande était un tigre de papier qui pendant la 2e guerre mondiale ne pouvait pas gagner.

La suite au prochain numéro...

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Ossau

1 Mars 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Béarn, #Grundlegung zur Metaphysik, #Le quotidien

Il ne savait pas combien il avait raison Finkielkraut quand en 1988-1989 il s'insurgeait contre la présence de la musique des radios M dans les hauts parleurs des gares.

Cette semaine l'ambiance sonore de toute la vallée d'Ossau cette semaine est infestée de pollution sonore de France Bleue avec son culte de la pop culture occultiste entrecoupé de jeux débiles (avant-hier le bar-hôtel Le Glacier nous passait ça en boucle, et hier la navette vers Pau aussi, avec en prime le fameux éloge de la magie par Céline Dion "Pour que tu m'aimes encore" qui a relancé sa carrière dans les années 1990 et qui porte en elle autant de forces obscures que la moto de Johnny). Vigny chantait le son du cor dans le silence des vallées. C'est là une valeur que les Pyrénées ne connaissent plus, pas plus que le reste du monde à l'heure de Google Earth. Du reste je ne suis pas non plus nostalgique du romantisme dont Auguste Viatte a montré les racines occultistes.

Mind control partout, silence bucolique nulle part.

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