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Le blog de Frédéric Delorca

Nouvelles de la démocrature orwellienne en cette fin de mois

28 Octobre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Les Stazinis, #Revue de presse, #Les régimes populistes, #Débats chez les "résistants", #George Soros

Pas très réjouissante la lecture des journaux ce weekend. Croyez-vous une seule seconde à cette histoire d'un fanatique républicain qui aurait envoyé le même jour treize bombinettes à des gens comme Soros, Obama, Clinton, De Niro ? Ça rigole beaucoup sur les réseaux sociaux à ce sujet depuis 48 heures. Le type a l'air si irréel que beaucoup le voient en indic typique du FBI, recruté directement par les gros intérêts financiers alliés au parti démocrate pour jouer le rôle, et, un peu comme la caravane hondurienne, faire perdre à Trump les élections de mi-mandat. Je ne serais pas étonné que les semaines à venir nous révèlent bien des choses à ce sujet. Ou alors je me trompe complètement, mais dans ce cas qu'il faut tenir une sacré couche de bêtise pour envoyer des colis piégés à ses adversaires à la veille d'une élection, surtout des adversaires qui bien sûr n'ouvrent pas eux-mêmes leur courrier. Non, vraiment, la ficelle est trop grosse. "I don't buy it".

Je ne suis pas sûr que l'affaire nuira à Trump. L'économie américaine se porte mieux depuis son élection. Ses partisans mettent plutôt l'accent sur le fait qu'un groupe de Noirs le soutient, ce qui le présente comme un rassembleur capable de tenir en échec la stratégie de division de "Black lives matter".

Bien sûr on ne sait plus, à la longue, qui divise qui... Regardons de près justement cette mobilisation des minorités pro-Trump. Le président a reçu jeudi dernier (25 octobre) à la Maison blanche  un "sommet du leadership noir" (Black Leadership Summit). Devant ce public de partisan, Trump a déclaré que des "nations étrangères trompent nos travailleurs". Des blacks dans l'assistance ont crié "Soros". Certains ont même lancé "Soros en tôle" ("lock him up"). On voit bien ce qu'il y a de malsain chez ces militants d'identifier Soros aux nations étrangères (alors que Trump pensait sans doute à la Chine ou au Mexique). Pour eux la nation étrangère c'est le banquier juif, vieux réflexe antisémite qui se retrouve aussi dans l'attentat de cette semaine contre la synagogue de Puttsburgh (cela dit Russia Today a aussi raison de dire qu'il y a aussi des attentats contre les églises chrétiennes aux Etats-Unis....). Ce réflexe antisémite doit nous inquiéter, comme toute la montée de passions basses qu'on voit de toute part en ce moment. Mais mon point ici est de souligner que ces passions sont le fruit d'une logique de guerre civile entretenue depuis très longtemps. Et pointer, comme le font les médias, le chômeur du Middle West ou le chrétien complotiste comme les initiateurs de cette guerre (en passant par exemple sous silence le fan d'Hillary Clinton qui l'an dernier a flingué son voisin  et surtout toute la propagande abrutissante des médias globalistes depuis 20 ans) est aussi absurde que ceux qui, autrefois, imputaient à Milosevic la responsabilité de la guerre civile au Kosovo alors que les Albanais depuis le début des années 1970 n'avaient cessé de voler aux autres communautés des terres et des pouvoirs dans cette province en y créant une ambiance d'épuration ethnique larvée.

Autre aspect du contrôle mental depuis quelque temps :  le militantisme du système hollywoodien contre la libre vente des armes. Là encore un discours partial, fourni en boucles à longueur de journées, relancée à chaque incident monté en épingle, et marqué au coin de la pire hypocrisie quand sait que ce même système hollywoodien par ailleurs gave le public de films dans lesquels les meurtres sont banalisés. On se souvient par exemple de la chanteuse Lady Gaga mobilisée après la tuerie de Las Vegas contre la libre vente des armes alors qu'elle même quatre ans plus tôt tournait un film en robe rouge, fusil mitrailleur à la main. Et tant d'autres acteurs comme elle. Le star system fait l'éloge de la violence dans ses films et ses clips, puis pousse les mêmes pions qui ont entretenu le fétichisme de la violence et des armes chez les citoyens américains à demander que l'Etat les désarme.

Cela va très loin. Dans une vidéo qui sera peut-être effacée (en attendant elle est ici, postée le 23 juillet 2017 sous la chaîne Splash Raw) l'ex-strip-teaseuse et médiocre rappeuse qui fascine les teenagers (elle a des millions d'abonnés sur You Tube) , Cardi B, 26 ans - dont au passage on notera que l'album "Invasion of privacy" affiche sur sa couverture de nombreux signes maçonniques (voir aussi son goût pour les cornutos à l'émission Tonight Show de Jimmy Fallon du 9 avril) - , déclare, dès le début de la vidéo "I'm Brims" et expose le pacte de sang qu'elle a passé avec le gang du Bronx de Mac Baller Brims, les Bloods (décrit par le New York Post du 7 septembre 2014 décrivait comme le gang le plus dangereux du Bronx). Le 9 avril 2018 un article de College Candy faisait état d'une déclaration au magazine GQ dans lequel elle expliquait qu'elle restait fidèle aux gens de ce gang même si (en théorie) elle n'a plus d'activité commune avec eux, notamment dans l'interdiction d'utiliser la lettre "c", initiale du groupe rival les crips. Ce qui explique que ses titres ont un "b" à la place du "c" dans «Bickenhead», «Bodak Yellow» et «Bartier Cardi» (sic)...

Autrement dit, l'industrie musicale américaine, qui va se mobiliser "avec des pudeurs de gazelle" comme dirait Mélenchon, pour le contrôle des armes, n'hésite pas à recruter et promouvoir des gens qui sont directement liés à des gangs par des pactes de sang, et ce n'est là que l'extrémité d'une logique bien plus vaste : en réalité tout le système hollywoodien par les vertus hédonistes et égocentriques qu'il promeut mène soit à la destruction des autres, soit à l'autodestruction du consommateur voué à la contemplation onaniste des impasses de sa vie. Je vous renvoie à l'illustration expérimentale de ce creuset de magie noire, liberté sexuelle et meurtres en série qu'était jadis le Laurel Canyon berceau de la beat generation. Tous les volets du consumérisme hédoniste présentent les mêmes caractéristiques en réalité.

En France, nous n'avons pas beaucoup d'armes en circulation (sauf dans les "quartiers chauds", et sauf les pétaudières des chasseurs qui agacent les bobos), mais ce sont les pistolets en plastique des collégiens qui inquiètent. On sent monter un débat équivalent à celui du contrôle des armes aux Etats-Unis, à ce détail près qu'il ne porte pas sur de vraies armes... Mais la finalité est la même : donner toujours plus de pouvoirs à l'Etat policier contre les citoyens : plus de vidéo surveillance dans les établissements scolaires, plus de conditionnement des masses, et peut-être un jour comme à Dubaï aujourd'hui toujours plus de flics armés façon robocops. Alors que la vraie réponse, c'étaient les professeurs qui l'avaient formulée initialement : simplement avoir un soutien actif de leur hiérarchie et de la communauté éducative. Mais les gens préfèrent se taire lâchement, se faire hypnotiser par l'écran de leur téléphone portable, et laisser la police prendre en charge toute leur vie (un jour ce sera à travers la micro-puce qu'ils se feront greffer dans la tête).

Pendant ce temps, on ne nous dit pas grand chose de l'émotion en Italie autour de la jeune toxico violée collectivement pendant des heures et tuée par une bande de clandestins africains à Rome. Il y a la pourtant la clé du ras-le-bol de nos voisins depuis 2015 à l'égard de la libre-circulation mondiale des personnes prônée par notre commission européenne.

Il y a dix jours, tout le monde s'inquiétait de voir un magnat tchèque amateur de centrales à charbon (déjà propriétaire de Marianne) entrer dans le capital du pauvre ex-journal de référence Le Monde (déjà jouet de la banque Lazard et du pornocrate de Free David Niel). A mon humble avis il y a des choses bien plus graves dans l'usine mondiale à laver nos cerveaux... La question de l'authenticité de l'information ne dépend pas du fait de savoir si l'actionnaire aime le charbon ou les éoliennes.

Le plus important maintenant me semble être que chacun apprenne à poser simplement, et rationnellement, les problèmes des Français au quotidien, sans attendre que les médias en donnent l'occasion à partir de faits divers qu'ils montent en épingle (et qui sont parfois même des "fake") et sans suivre les termes prescrits par ces mêmes médias. Faisons émerger le ressenti et les difficultés tels qu'ils se posent vraiment à chacun, sans suivre des catégories de pensée pré-établies et sans craindre la censure (croissante) des grandes multinationales qui contrôlent la presse et Internet. Tout le monde a besoin de clarté et de sincérité maintenant. C'est grâce à cela qu'on préservera notre liberté de penser et préviendra les poussées extrémistes, tant sur le volet du populisme que sur celui de la bien-pensance dictatoriale.

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L'affaire Khashoggi, le livre de McGowan sur les hippies, la "main gauche" de la CIA, l'aveuglement de la gauche française

25 Octobre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #Lectures, #Le monde autour de nous, #Les régimes populistes, #La droite, #La gauche

Il y a des choses mystérieuses dans le traitement de l'actualité. Par exemple celle-ci : quand un gouvernement exécute régulièrement ses opposants, méprise les femmes, réduit en esclavage ses bonnes philippines, pratique toutes sortes de turpitudes odieuses, finance les barbares l'Etat islamique et plonge dans la famine le peuple yéménite, ça ne fait réagir personne. Et puis, du jour au lendemain, parce qu'il coupe en morceaux un de ses journalistes dans son consulat à Istanbul, et alors même que celui qui nous fournit les informations à ce sujet est le fameux Erdogan qu'en principe personne n'apprécie dans la caste médiatique, tout le système de propagande s'enflamme et demande des sanctions... Quelle mouche les a piqués ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi sur cette affaire ? On ne peut s'empêcher de penser qu'il y a derrière cela quelque chose. Mais quoi ? Une alliance entre certains princes saoudiens et les puissants de ce monde pour se débarrasser d'un Ben Salmane devenu trop ambitieux et incontrôlable ? un rapport avec la tuerie de Las Vegas en octobre 2017 où les Saoudiens avaient quelques "biens" à l'hôtel Mandalay Bay...

En tout cas c'est un délice, une fois de plus, de voir "Monsieur 66,06 % euh pardon 66,1 %" alias Macron-le-petit, s'accrocher à l'idée que, non, décidément on ne suspendra pas les ventes d'armes à Riyad. Il faut continuer à écraser le Yémen coûte que coûte, et aider nos entreprises du CAC40.

En ce moment je lis "Weird scenes inside the Canyon" de David McGowan (éditions Headpress 2014) une enquête bigrement rigoureuse et décoiffante sur la "Silicon Valley" du mouvement hippie dans les années 1960 où se trouvaient réunis dans un périmètre de 4 km2 les principaux artistes de la scène pop des 60s américaine. McGowan pose toutes les questions dérangeantes. Non seulement pourquoi Jim Morrisson et ses pairs de l'époque étaient dans une si large proportion des fils d'officiers supérieurs de la marine et du monde du renseignement américain (le père de Morrisson est l'amiral qui a monté de toute pièce "l'incident de la baie du Tonkin" pour provoquer le bombardement massif du Nord Vietnam) ? Pourquoi eux qui se disaient anti-guerre n'ont-ils jamais critiqué publiquement les fonctions de leurs ascendants ? Pourquoi ces petits privilégiés qui étaient largement liés entre eux (avaient grandi dans les mêmes casernes etc) se sont-ils retrouvés précisément à cet endroit, à quelques encablures d'une base secrète américaine dont certains avaient les badges d'accès ? Pourquoi tous les décès suspects (certains avec des aspects de meurtres rituels) dans ce milieu là, où l'occultisme crowleysien était à la mode, et pourquoi l'absence d'enquêtes sérieuses de la police sur leur compte ? On est loin du "ex fan des sixties" apologétique de Birkin et Gainsbourg (il faudrait d'ailleurs s'interroger sur le rôle de propagandiste en France de ce compositeur qui aura propulsé dans le business hollywoodien et ses arcanes ésotériques des gens comme Vanessa Paradis ou sa propre fille Charlotte).

Comme le disent les commentateurs, ça paraît "complotiste", mais la méthode d'investigation de McGowan est on ne peut plus conventionnelle, archi-précise sur les faits, affrontant à chaque étape toutes les objections possibles. On en ressort avec l'idée que décidément, oui, il y a de fortes chances que le mouvement beatnik soit au moins en partie une opération de la CIA pour affaiblir le mouvement anti-guerre du Vietnam, qui, comme le souligne McGowan, à l'origine reposait sur des gens sérieux (des profs de fac, des étudiants travailleurs et pas du tout portés sur le LSD). Opération visant aussi à abrutir les gens avec des idéaux égocentriques creux - sexe, drogue et musique -. Je ne sais pas ce que valent les thèses comparables qui existent sur les Beatles ou d'autres phénomènes culturels de la même époque (il faut toujours se méfier des extrapolations), mais l'enquête de McGowan sur Laurel Canyon mérite qu'on s'y arrête.

Ce livre pose aussi une question intéressante en philosophie politique. Le sociologue Bourdieu nous avait appris à distinguer la "main gauche et la main droite" de l'Etat (en gros les services sociaux et les services répressifs). Quand on se penche sur l'histoire du complexe militaro-industriel américain (qui est en train de devenir l'histoire de notre gouvernement mondial en gestation), on se rend compte que main gauche et main droite se mélangent beaucoup. On sait que dans les années 1940, si l'URSS a pu bénéficier très vite de la technologie nucléaire c'est parce que savants communistes et officiers conservateurs américains travaillaient main dans la main à Los Alamos, si bien que les premiers ont pu exfiltrer des documents vers le KGB. Dans les années 50-60, c'est encore plus complexe. La CIA travaille avec d'anciens nazis, mais a aussi ses hommes à l'extrême gauche. Il y a sur le Net des témoignages de transfuges qui expliquent qu'ils manifestaient contre la guerre du Vietnam tout en travaillant pour la CIA. Souvenez vous aussi du témoignage de Kay Griggs sur les sociétés secrètes dans l'US Navy et les unités d' "opérations spéciales". Pour l'Etat profond américain tout est bon à prendre quand il s'agit de préserver les intérêts de la caste dirigeante. Et on voit bien qu'en misant sur l'industrie du divertissement, la musique, la liberté sexuelle - et depuis le plus jeune âge, voyez l'utilisation de Walt Disney ou de Playboy - c'est toute une stratégie de conditionnement polysémique et pluridimensionnelle qui est à l'oeuvre utilisant le bâton répressif (de droite) et la carotte hédoniste (de gauche). Et c'est encore le cas aujourd'hui  : Soros et Kissinger (la gauche et la droite), le chanteur Marilyn Manson et le sénateur John McCain récemment décédé, malgré des différences de style, travaillent à la même cohérence oppressive. Et ce n'est pas qu'une complicité "dialectique" à un niveau très abstrait de réflexion : ça passe par une coopération pratique comme on la voyait déjà se dessiner dans le Laurel Canyon au cours des années 60. On n'est pas une simple reconversion hédoniste du capitalisme sous la houlette des publicitaires que repérait jadis Michel Glouscard. Il s'agit ici de programmes d'Etat, avec, derrière cela, des grandes familles qui se concertent pour les mener à bien.

La découverte de toutes ces choses sous la houlette de chercheurs indépendants, alors qu'Internet peine à en censurer la publication, explique en partie la méfiance croissante des gens à l'égard des artifices du clivage droite-gauche et la montée du populisme. Et évidemment, plus la gauche institutionnelle - du NPA au PS - fait l'autruche en refusant de traiter ces sujets là plus elle se disqualifie intellectuellement et moralement dans sa prétention à donner aux gens des clés d'émancipation. On ne peut pas prétendre aider les gens en ne voyant pas l'éléphant rose au milieu du couloir. On ne peut pas dire seulement "défendons les services publics" ou "donnons plus d'éducation populaire gratuite en renforçant nos écoles", si nos services publics, nos écoles, ne sont que les vecteurs d'un savoir pré-mâché dans des cercles restreints, destiné en réalité à conditionner les masses à l'hypnose consumériste (et même à un contrôle mental qui robotise l'individu). Apprendre aux enfants dans les écoles la musique classique pour qu'ils obtiennent un sens de l'harmonie, de la discipline intérieure et du perfectionnement, oui. Leur faire écouter les Beatles ou les Doors, des styles musicaux poussés par un système politique occidental qui cherche délibérément à les abrutir depuis 60 ans, c'est placer encore et toujours l'Etat français au services des banquiers. C'est "donner le dernier rire à Soros", comme disait le premier ministre hongrois... ou à Bill Gates, ou à la reine d'Angleterre, en tout cas, c'est nous ôter tout pouvoir réel sur nos vies.

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La caravane hondurienne contre Trump : une manipulation ?

23 Octobre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Les régimes populistes, #Les Stazinis, #George Soros, #Donald Trump

Une caravane de 2 000 honduriens qui "s'invitent" aux Etats-Unis "comme par hasard" au moment des élections législatives de mi-mandat. "Comme par hasard", certains leurs donnent des camions pour qu'ils arrivent à la frontière américaine plus vite. "Comme par hasard" tous les grands médias montrent des images de femmes et d'enfants alors que d'autres affirment 80 % sont des hommes jeunes (même débat qu'en 2015 sur les migrants en Europe en 2015). "Comme par hasard"  Al Jazeera fait un zoom, sous la plume d'une journaliste free lance, sur une femme qui a choisi de suivre cette cohorte, une certaine Maria Adela Vasquez .

Le groupe est passé de 2 000 à 5 000 personnes après son passage par le Mexique. Qui l'a rejoint ? Les types brûlent des drapeaux américains devant les consulats, ce qui est bien différent des migrants qui habituellement baisaient le sol américain quand ils arrivaient.

La caravane a été à l'origine organisée par un député de la gauche hondurienne Bartolo Fuentes membre du collectif Peuples sans frontières - Pueblos sin fronteras (et du parti "Libre" fondé par Zelaya, l'ex-président déchu).

Selon le blogueur conservateur Glenn Beck, la documentation sur Pueblos sin fronteras renvoie à CARA Family Detention Pro Bono Project.

CARA comprend deux groupes Catholic Legal Immigration Network, Inc (Réseau d'immigration légale catholique) et l' American Immigration Council. En 2015, Soros à travers le réseau ‘Open Society’ a donné 970 000 dollars au Catholic Legal Immigration Network .

Les caravanes frontalières ("border carvans") sont organisées depuis plusieurs années par des associations  connectées à la mouvance  de l'Open society de Soros, mais aussi la Fondation Ford, la Fondation Carnegie, la Fondation McArthur. Comme son nom d'indique Pueblos sin fronteras  suit le programme d'abolition des frontières promu par ces pouvoirs financiers.

En menaçant de faire garder les frontières par l'armée, Trump tente de dégonfler les effectifs de la caravanes en provoquant des défections. Mais il y a aussi un service d'ordre au sein de cette colonne chargé de dissuader les Honduriens, Guatémaltèques et Mexicains récalcitrants de retourner chez eux...

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"Un homme de gauche non conformiste"

22 Octobre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La gauche

Je relisais ce soir ce commentaire qui avait été posté il y a six ans sous mon livre sur la Transnistrie : "L'ouvrage le plus objectif sur ce mystérieux pays, écrit par un homme de gauche non-conformiste, à l'opposé des ridicules accusations que l'on colporte sur les dirigeants de Transnistrie."

Un homme de gauche non-conformiste. Sans doute parce qu'à l'époque il n'y avait que des types d'extrême droite pour dire du bien de la Transnistrie. "Je suis ami de Platon mais plus encore de la vérité" était ma devise. Mais en France cela ne suffit pas. Il faut montrer patte blanche, dire si on est de gauche ou de droite, raconter sa petite enfance. On ne peut pas prendre votre témoignage pour ce qu'il est sans aller sonder votre coeur et vos reins.

Lors d'une intervention en septembre à Paris, le président de la conférence dans laquelle j'intervenais sur Soros a aussi dû insister en réponse à un jeune qui m'accusait d'être un réactionnaire : "Frédéric Delorca est de gauche" . Il fallait préciser une fois de plus que mon propos sur Soros n'est pas un délire de conspirationniste d'extrême droite. Bizarre qu'il faille toujours mentionner ce genre de chose. Quand je cite des mails fuités de Wikileaks, on ne devrait pas avoir à se demander de quel bord politique je suis : un mail fuité est un mail fuité. Le piège des étiquettes est omniprésent dans le débat public...

Je réfléchis à cette phrase "un homme de gauche". C'est vrai que je l'ai toujours été, au sens où je vois les choses "d'en bas", du point de vue de mes parents (qui étaient ouvriers), pas du point de vue des patrons, des chefs, des bourgeois, des bien-pensants. Même si, depuis ma conversion, je suis sévère avec le prométhéisme historique de la gauche, mon regard restera toujours celui-là. Celui du planton qui garde la caserne, et pas celui du général.

Ce n'est peut-être pas le sens que donne aujourd'hui un jeune contestataire qui voudrait qu'il faille être forcément pro-LGBT, pro-migrants etc pour pouvoir être qualifié de gauche. Mais cette conception de la gauche qui est la mienne était tout à fait acceptable dans les années 1980-90. Si aujourd'hui on renie cette définition classique de la gauche, le peuple se détournera définitivement des partis de cette mouvance, comme c'est déjà la cas en Hongrie, et à juste titre. Une gauche d'anarchie, de dissolution des identités et des repères ne construit rien et fait le jeu des banquiers. Très peu pour moi.

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Ruffin à Mourenx contre le tandem Macron-Sanofi

17 Octobre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #Le monde autour de nous, #La droite, #La gauche, #Les régimes populistes, #Béarn

Le député France Insoumise François Ruffin était en Béarn hier, à Mourenx, pour dénoncer les rejets toxiques (bromopropane et valproate de sodium) liés à la production de l'anti-épileptique Dépakine par Sanofi (80 % de la production mondiale de ce produit s'y trouve), ainsi que la mise en danger des usagers (voir l'association Nat Apesac et la lanceuse d'alerte Marine Martin) et le chantage à l'emploi sur les ouvriers.

Le Dr Balasque médecin à Mourenx témoigne des augmentations de l'asthme, du cancer dans le bassin de Lacq.

En 2002 l'Institut ISPED de la faculté de médecine de Bordeaux avait produit une étude qui pointait du des faits significatifs : il existe bien un gradient dans l’espace : plus on se rapproche des usines, et plus la surmortalité augmente, de même que les cancers de l’appareil respiratoire de 34 % chez les moins de 65 ans sur la dernière période étudiée.L’étude ISPED ne concluait pas à des liens de causalité mais ne les excluait pas. La Cour des comptes a regretté en 2015 qu'une suite n'ait pas été donnée à ce rapport.

L'association Sepanso-64 et France Nature environnement ont porté plainte contre Sanofi. Ruffin demande que l'Etat impose la transparence au groupe et dénonce le fait que Macron qui recevait le directeur général de Sanofi Olivier Brandicourt début juillet juste après que son usine eut battu un record de rejet d'émanations cancérigènes n'ait rien exigé de celui-ci ait l'ai même récompensé en lui imposant moins de délais pour les autorisations de mise sur le marché des médicaments, lui accordant des augmentations des prix des médicaments sur trois ans, la mise en place d'un fonds d'investissement soutenu par la banque publique d'investissement (l'Etat ne nous défend plus). L'affaire des onze vaccins obligatoires a aussi été perçue comme un cadeau à Sanofi après une visite en catimini de Philippe sur son site à Ivry. Serge Weinberg président de Weinberg Capital Partners et du conseil d'administration de Sanofi (et membre du Council on foreign relations, un des piliers du projet de gouvernement mondial) est un ami personnel de Macron. Il a siégé avec lui sous Sarkozy dans la Commission pour la libération de la croissance française (Commission Attali) et l'a fait entrer à la banque Rothschild, où il s'est entre autre occupé du rachat de Pfizer par Nestlé. Weinberg conseillait Macron pendant la campagne présidentielle.

Sanofi a versé 6 milliards d'euros à ses actionnaires l'an dernier mais refuse d'indemniser les enfants victimes des rejets toxiques, et de renforcer les investissements. Ils refusent aussi de produire des anti-infectieux bon marché que leur demande d'Organisation mondiale de la Santé. Ces bénéfices pourraient servir aussi à la découverte de nouveaux médicaments.

En 2011 notre "ami" George Soros (lui aussi un des membres du Council on foreign relations comme Weiberg), le financier patron des "révolutions de couleur" dont on parle souvent sur ce blog, avait acheté pour 7 millions de dollars d'actions de Sanofi compte tenu de son fort taux de rentabilité escompté. Soros, allié d'Attali depuis le temps où il était à la BERD, et qui siège avec lui au sein du groupe Bilderberg, avait reçu au sein de ce forum en 2014, aux côtés de Rothschild, Rockefeller, Kissinger et quelques autres, Emmanuel Macron, alors secrétaire général adjoint de la présidence de la République : ce fut le point de départ de sa conquête de l'Elysée.

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Perquisitions macroniennes

16 Octobre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La droite, #Les régimes populistes

BFM TV et les médias pro-Macron ont beau dénoncer le soi disant "coup de colère" de trop de JL Mélenchon, ce qui est choquant bien sûr c'est cette série de perquisitions aujourd'hui dans divers locaux et chez des militants de la France insoumise, avec ces forces de l'ordre qui empêchent pendant des heures des élus du peuple d'accéder au siège de leur parti, et tous ces fichiers d'un grand parti politique entre les mains d'un procureur nommé par Hollande. C'est à rapprocher du harcèlement judiciaire dont fait aussi l'objet le Rassemblement national.

Le parti du président Macron qui a vu ses comptes invalidés par la commission des comptes de campagne ne paraît pas faire l'objet des mêmes méthodes d'investigation musclées. Et M. Benalla, ex chargé de mission du président, lorsqu'une perquisition l'a frappé cet été, a été prévenu la veille pour vider en toute impunité un coffre fort.

Empêcher le pluralisme dans les médias, espionner les gens à travers Google et les réseaux sociaux en partenariat avec les agences de renseignement étrangères, ne suffit plus aux gouvernants. Il faut maintenant instrumentaliser la justice pour affaiblir les opposants. On le voit partout : en Argentine, au Brésil. L'oxygène de la liberté politique se raréfie en France. Entre pressions européistes, lavage de cerveau de la "pensée unique", political correctness, répression des syndicalistes, violences faites aux étudiants, abrutissement de masse etc on n'en avait déjà plus beaucoup depuis quelques décennies. Il va falloir apprendre à vivre en apnée.

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Ascèse et repentir

14 Octobre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Ecrire pour qui pour quoi, #Souvenirs d'enfance et de jeunesse, #Philosophie et philosophes, #Christianisme

Il y a dix ans j'avais un passion pour le savoir encyclopédique. Je voulais écrire une vaste fresque historique sur le mode du "what if", histoire alternative, hypothétique. Mais finalement, par manque de temps, je n'en ai fait qu'un dialogue, qu'un prof de philo a mentionné en pub sur son site cet été. A travers ce dialogue j'exprimais un peu ma vision des différentes époques. Mais l'hypothèse que tout procède d'aléas est erronée. Avec ma conversion de 2015 j'ai renié le livre. Depuis lors je m'efforce de n'avoir plus beaucoup d'idées. Cette humilité est une forme d'ascèse. Tant pis pour les attentes des lecteurs.

Je trouve chez Chateaubriand, que je relisais cette semaine, bien trop d'audace à toujours ponctuer chaque paragraphe d'une sorte de morale générale, de conclusions à tirer pour la postérité. Qui sommes nous pour conclure ? Même les confessions de Saint Augustin manquent d'humilité. Certaines questions qu'il adresse à Dieu sont marquées au coin de l'arrogance. Par exemple quand il dit mourir d'envie de savoir pourquoi son baptême prévu pour son enfance a été reporté.

Bien sûr on a un devoir d'utiliser sa raison pour penser ce qui se passe dans le monde, aider à une certaine anticipation. C'est pourquoi je ne renie pas l'essentiel de mon combat anti-impérialiste et les analyses produites dans ce cadre. Cependant quand on s'est autant trompé que moi sur la compréhension globale de la condition humaine, il faut maintenant savoir se taire.

St Augustin dans la lignée de la Bible enseigne la voie du repentir comme moyen d'accéder à une vision plus lucide du sens de notre vie. Et il fait débuter l'opération aux premières années de l'enfance. Depuis quelques jours moi-même je réfléchis beaucoup à ce que fut l'influence néfaste de Walt Disney sur les premières années de ma vie. Si seulement alors mes parents avaient su tout ce qui se cachait derrière cette entreprise hollywoodienne !

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Une ennemie de la langue française secrétaire générale de l'OIF grâce à Macron

12 Octobre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous

D'accord aujourd'hui avec JL Mélenchon qui critique la nomination de la ministre des affaires étrangères rwandaise  Louise Mushikiwabo comme secrétaire générale de l'Organisation internationale de la francophonie. J'ai déjà exprimé sur le blog de l'Atlas alternatif ce qu'il fallait penser de la dictature de Paul Kagamé : le rôle du FPR dans la  guerre civile de 1994, les massacres perpétrés dans l'Est du Congo, le soutien aux guérillas, l'exploitation des mines, l'élimination des opposants en interne, l'obstruction à l'enquête sur l'attentat contre l'avion d'Habyarimana qui fut à l'origine du génocide. En outre le gouvernement de Kagame a interdit la langue française dans les écoles et le pays et rejoint le Commonwealth.

Le 11 septembre 2011, Mme Mushikiwabo, mariée à un Américian, avait déclaré " l'anglais est une langue avec laquelle on va plus loin que le français. Au Rwanda, le français ne va nulle part". En 2014, elle a fait raser au bulldozer le centre culturel français de Kigali. (On ne comprend pas comment Macron ose ensuite affirmer que la politique rwandais orientée vers "le bilinguisme" n'est pas incompatible avec la francophonie, alors qu'elle n'est orientée en réalité que vers l'imposition unilatérale de l'anglais)

Ce n'est pas la première fois que Paris soutient dans des organisations internationales des Rwandais qui n'ont pas le profil pour le poste. En 2005, elle avait fait nommer Valentine Rugwabiza comme adjointe de Pascal Lamy à l'Organisation mondiale du commerce. Une des mille faveurs faites par Paris au régime de Kigali depuis quinze ans. Mais cette fois, cela jette carrément le discrédit sur l'Organisation internationale de la francophonie.

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NB : L'organe de propagande France Info TV à 13 h aujourd'hui a simplement signalé à 13 h que Mme Mushikiwabo était une "forte tête", que sa famille tutsie fut victime du génocide de 2014 et que Marine Le Pen a contesté sa nomination (les autres oppositions sont passées sous silence).

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L'ésotérisme régionaliste en Normandie

11 Octobre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Grundlegung zur Metaphysik, #Colonialisme-impérialisme, #Moyen-Age

Le sénateur René Garrec (qui eut des problèmes avec la justice 4 ans plus tard) a remis le 26 septembre 2013 les insignes d'officier des Arts et des Lettres à Michel Vital Le Bossé  (voir Ouest France du 27 septembre 2013).

Dans le cadre de mes travaux de sociologue, je me suis un peu penché sur ce personnage dans l'espoir de comprendre un peu mieux les ressorts de l'historiographie régionale.

Michel-Vital Le Bossé est présenté dans l'article d'Ouest France comme un professeur de philosophie dans le secondaire, dans les classes préparatoires et à l'université, il a mené parallèlement un grand nombre de thèses et de recherches. Président de la Ligue des droits de l'homme du Calvados durant 10 ans, refondateur et président de la Licra dans le Calvados.

L'article précise qu'il est "passionné par le sens caché de l'Histoire et la légende arthurienne" sans préciser davantage le sens de sa recherche. En réalité sa démarche est tournée vers l'ésotérisme. Il a publié "Arsène Lupin contre Cagliostro ou le mystère du chandelier à sept branches" en 1986, "Sur la route des Templiers de Normandie " en 2000, "Récits de sorts, de mort et d'après-mort" en 2016 préfacé par le franc-maçon rosicrucien de l'Ecole pratique des hautes études Serge Hutin.

Il a lui-même préfacé en 1986 "Aux frontières de l'Au-delà" de Michel Achard et en 1992 "Rites et sabbats en Normandie" de Georges Bertin (ex vice recteur de l'université catholique de l'Ouest, auteur de deux livres sur les druides et deux sur la quête du Graal).

Je n'ai pas bien compris le sens de sa déclaration étrange lors de sa remise de médaille.

« Engagé dans la création et dans l'action sans jamais être le chien de garde d'une idéologie ou de l'impérialisme, tout mon engagement dans la vie est lié à cette conviction chevillée en moi-même : toujours rester debout et ne jamais se mettre à genou »... pourquoi cette référence à l'impérialisme ?

Quand on lit un peu les ouvrages de M. Le Bossé, on se rend compte qu'il n'a pas seulement un intérêt intellectuel pour l'ésotérisme et l'Au-delà. Il a aussi vécu des expériences avec des entités. Le préfacier de son livre de 1986 "Sur la route des Templiers en Normandie La Bove des Chevaliers" écrit ceci "Je puis à cet égard donner ici témoignage d'une double expérience de télépathie et de perception extrasensorielle lors de notre première visite à la Bove des Chevaliers le 20 septembre 1980".

Ce livre qui a plus de trente ans est d'ailleurs instructif de la mouvance intellectuelle à laquelle ce chercheur appartenait. Il était alors secrétaire de la société historique et archéologique de l'Orne. Il remercie pour l'écriture de son ouvrage Francis Mazière, directeur de collection de "Enigmes de l'univers" chez Laffont, Gabrielle Carmi auteure de "Les Templiers aux Massénies du Saint Graal" (eds Debresse) et Noelle Perez Christiaens, directrice de l'Institut supérieur d'Aplomb (yoga et méditation).

Là encore on évolue en plein paranormal et en pleine médiumnité. Francis Mazière était un ethnologue explorateur de l'île de Pâques et auteur d'un livre ésotérique sur Moïse et Jésus. Gabrielle Carmi (Andrée Fortin) dirigeait dans les années 80 la "Massénie du Saint Graal" en Seine et Marne.

Au XIVe siècle Jean de Rampillon, ancien croisé initié en Orient créa au hameau de Toury, à Hermé, en Brie, une massénie, c'est-à-dire une loge qui réunissait des "croisés, templiers et sémites" (sic - selon l'expression du site ici - c'est à dire des occultistes, des alchimistes - harodim en hébreu -). Au début des années 1970 au travers de rêves, Gabrielle Carmi aurait été instruite par le fantôme de Jean de Rampillon, sur les origines ainsi que sur le rôle que l’on attendait d’elle pour réactiver une Massenie, laquelle prit sa forme définitive en 1980, tandis qu'elle entretnait aussi une massénie en Auvergne sous le nom d'Académie Universelle de Recherches sur les Ordres et Religions Anagogiques.

Noelle Perez-Christiaens qui étudia dans l'ashram de BKS Iyengar  en Inde organise encore des séminaires (peut-être M. Le Bossé lui a-t-il emprunté cette idée de "rester debout" dans sa déclaration à la presse).

Le livre de 1997 de Georges Bertin "La quête du Saint Graal et l'imaginaire" (eds C. Corlet préfacé par Gilbert Durand) permet de mieux comprendre le groupe auquel se rattachait ce M. Le Bossé dans les années 1980. Il explique qu'une association s'est formée autour de l'érudit autodidacte normand René Bansard,qui avait effectué des recherches sur la légende arthurienne dans sa région. Jean-Charles Payen (1931-1984) un médiéviste normalien en prit la tête en 1980. Michel-Vital de Bassé et son épouse Christiane s'investirent dans l'association peu après. Georges Bertin était à ce moment là directeur de l'association "Orne animation".

On a l'impression qu'il faut voir là une cheville ouvrière de la sorte d'ésotérisme national, puis mondial, dont on trouve des reflets dans les best-sellers de Dan Brown. Chaque région a la sienne. Selon moi, à mon très humble avis, il s'agit d'une fausse historiographie qui, comme la médiumnité, tire l'humanité vers le bas.

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Tour d'horizon de l'actualité

10 Octobre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous, #Revue de presse

Je suppose que c'est un effet du prix Nobel : beaucoup de gens depuis deux jours lisent ma rubrique sur l'aide aux femmes yézidies. J'ai renoncé pour ma part à écrire un article sur ce sujet pour le Courrier du Maghreb et de l'Orient qui, de toute façon, semble être sur le point de fermer boutique. J'ai plutôt consacré les derniers jours à terminer l'écriture d'un livre, un de plus.

Rien de très spectaculaire dans l'actualité internationale et c'est tant mieux.

Je vois qu'en réponse au plan de 60 milliards de dollars destiné à l’Afrique annoncé par la Chine, il y a quelques semaines, le Sénat américain vient d’approuver, par 93 voix contre 6, le « Build Act against China » instituant une nouvelle agence d’aide au développement dénommée IDFC (International Développement finance Corporation). Ce plan est doté d’un fonds de 60 milliards de dollars, sur sept ans, annonce Financial Afrik. Les sénateurs républicains accusent la Chine de piéger certaines nations pauvres par la dette pour ensuite prendre le contrôle de plusieurs infrastructures.

Au Proche-Orient on parle de la détresse des yéménites, des livraisons de S-300 au gouvernement syrien. En France de la difficulté de Macron à remanier son gouvernement, et de son inquiétante réforme des retraites.

En Amérique du Sud, le Brésil se réveille plus à droite qu'avant (et ce n'est pas du populisme, car le vainqueur du premier tour est un néo-libéral convaincu). L'Argentine a un PIB négatif cette année et doit boucler un budget à l'équilibre pour plaire au FMI. Le Vénézuela se débat toujours entre crise économique et menaces colombiennes. Correa chante la louange des économies de Bolivie et d'Uruguay - mais je n'oublie pas les accords Mugica-Soros sur la légalisation de la drogue avec le plan de Monsanto en arrière-plan...

Actualité morose... Je retournerais bien me promener en Abkhazie...

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Rose McGowan à propos de Time's Up et de l'Agence des artistes créatifs (CAA)

10 Octobre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Grundlegung zur Metaphysik, #Cinéma, #Les Stazinis, #Les rapports hommes-femmes, #George Soros

Dans US Magazine (le lien ne fonctionne plus donc on peut aussi se reporter à ce court article) du 1er février dernier, on apprenait que Rose McGowan (qui a joué la sorcière dans Conan le Barbare et dans Charmed) avait attaqué son ex-compagne de scène dans Charmed Alyssa Milano dans une interview accordée à la présentatrice de Nightline Juju Chang diffusée le 31 janvier sur la chaîne ABC. On trouvera l'intégralité de l'extrait de l'interview en anglais ci-dessous. Ce qui est intéressant c'est qu'elle y explique derrière Time's Up, le mouvement des femmes en colère contre les agressions masculines, il y a la CAA (Creative artists agency - l'Agence des artistes créatifs), une entreprise de 1 800 employés créée en 1975 qui représente les intérêts d'acteurs, de musiciens, d'écrivains parmi les plus célèbres d'Hollywood auprès de sociétés de production artistique. La CAA a été accusée par Uma Thurman d'avoir joué un rôle dans les agressions de Harvey Weinstein.

Cette agence a intrigué beaucoup d'Internautes il y a quelque temps par le fait que son immeuble au 2 000 avenue of the Stars à Los Angeles avait, vu d'en haut, de nombreux symboles d'yeux d'Horus et de pyramides. L'immeuble a été construit par Ieoh Ming Pei l'architecte chinois de la pyramide du Louvre à Paris devant laquelle Macron avait paradé lors de son intronisation. En fait pour certains cet immeuble est un temple maçonnique et Rose McGowan explique que Time's Up s'y réunit.

Le mari d'Alyssa Milano est Dave Bugliari, agent de la CAA et Milano y est intervenante.

La CAA a co-fondé avec la Fondation de Soros (Open Society) des structures éducatives intéressantes comme l'association de diffusion de programmes parascolaires  After School Alliance basée à Washington (on notera son logo avec le compas). 

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Extrait de l'interview diffusée dans une vidéo du prédicateur New Age Paul Romano :

Juju Chang  : Your former Charmed co-star, Alyssa Milano gets a lot of credit for helping Me Too go viral.

Rose McGowan : - So ?

- Are you proud of her ?

- I don't like her.

- Why ?

- 'Cause I think she's a lie.

- Why ?

- Do you think I don't know these people ? I'm not looking at this from the outside. I have a lot of experience. I now she's married to a CAA agent. Do the math. Who's behind Time's up ? CAA. Where do they meet ? CAA. Who needs good PR [public relations] ? CAA. Who are a part of the pimp problem ? CAA.

- These are very powerful people you're talking about.

- They are. So am I.

 

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"I feel good" de Benoît Delépine et Gustave Kervern

8 Octobre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Béarn, #Cinéma

Vu hier le sympathique film "I feel good", de Benoît Delépine et Gustave Kervern, avec J. Dujardin et Y. Moreau, qui s'inscrit dans la lignée de "Le Grand Soir". L'action se passe au village d'Emmaüs Lescar, en Béarn, que j'avais visité fin décembre 2012 (voyez mon billet de l'époque, j'avais même déjeuné avec les compagnons là-bas). Le film sorti le 26 septembre dernier a totalisé 200 000 entrées en première semaine.

Le film, dans la série petite comédie sans prétention est assez bien ficelé et tient la route d'un bout à l'autre. On y voit même le joli funiculaire de Pau qui mène à la gare.

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Prix Nobel de la Paix, Arche de Baal de Palmyre, éléments d'ambiance qui intriguent

7 Octobre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Grundlegung zur Metaphysik, #Proche-Orient, #Aide aux femmes yezidies, #Les Stazinis

Je sais que la plupart de mes lecteurs, sans doute parce qu'ils ont un parcours intérieur qui les voue à l'aveuglement, désapprouvent le fait que, depuis quelques années, je m'intéresse aux pratiques religieuses de nos dirigeants (parce que mon expérience dans l'occultisme m'a montré que ces pratiques ont un impact réel sur le cours des choses).

Pour eux le fait que Macron rencontre sous le patronage de Bill Gates une DJ ghanéenne de 10 ans qui affiche des pyramides et "good vibes" n'a aucun sens. De même ils ne se posent aucune question sur le fait que la cause des yézidis massacrés par Daech en 2014 ne suscitent pendant deux ans l'indifférence, puis, en peu de temps, trouvent le parrainage d'Amal Clooney, l'oreille de Le Drian, le Gold Keepers Award chez Bill Gates et le prix Nobel de la paix dans la foulée.

Pour eux, il est normal que l'Institut pour l'archéologie digitale d'Oxford construise une ou plusieurs répliques de l'arche du temple de Baal de Palmyre détruite par Daech en 2015 et aillent la camper périodiquement en des endroits où se réunissent les grands de ce monde (le G7 de Florence, Dubaï) juste soi-disant pour attirer l'attention des gens sur le patrimoine archéologique.

Pour ma part, je croirais tout cela anodin si nos dirigeants et nos stars d'Hollywood (l'ensemble souvent sur les mêmes scènes) ne se répandaient pas en signes étranges (cornutos, oeil d'Horus etc) dans tous les magazines, ou s'il n'y avait pas eu  les mails fuités par Wikileaks de Podesta, d'H. Clinton etc sur les "dîners spirites", les soirées "pizza" etc. Mais tout cela existe, et, chers lecteurs, vous pouvez continuer de faire les autruches à ce sujet mais cela ne vous apportera rien de bon in fine.

Je veux bien croire que, peut-être, les évangéliques exagèrent quand ils disent que cette porte de Baal, le dieu auquel on sacrifie des enfants (Jérémie 19:5) a été placée au National Mall de Washington parce qu'au même moment était en jeu la nomination à la Cour suprême américaine d'un juge anti-avortement. Mais moi je garde à l'esprit le fait que c'était le jour où la représente yézidie Nadia Murad recevait son Goldkeepers Award à New-York. Il y a autour de ces yézidis, de Baal, du Proche-Orient, quelque chose de "fishy fishy"... A mon avis un type qui doit en savoir beaucoup là-dessus, c'est Erdogan. Il doit avoir des éléments précis sur ce qui s'est joué en 2014 autour de la plaine de Ninive dans la passivité de nos dirigeants, et sur ce qu'ils veulent en faire aujourd'hui. Il se peut aussi qu'il en sache beaucoup sur les 3 000 femmes yézidies encore disparus et ce que sont devenus leurs enfants.

Mais étant dans un jeu de "je te tiens tu me tiens par la barbichette" avec les Clintons en raison de leur connexion commune avec les frères musulmans, il a sans doute les moyens de ne pas finir comme Milosevic.

Je prêche dans le désert, ce qui est le propre des vrais prophètes. Donc vous pouvez continuer à ignorer mes billets sur ces sujets, mais vous n'y gagnerez pas en compréhension de l'évolution de ce monde.

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"Le Monde" insupportable sur le KSČM, Mélenchon et l'immigration, Kanavaugh, la Macédoine

5 Octobre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Débats chez les "résistants", #La gauche, #Revue de presse, #Les Stazinis, #Les régimes populistes, #Peuples d'Europe et UE

Le ton du journal Le Monde est toujours insupportable. Leurs "journalistes" (leurs propagandistes) sont incapables d'écrire un article factuel sans dire aux gens ce qu'ils doivent en penser. Voyez l'article du 3 octobre dernier sur le parti communiste tchèque (qui soi-disant obtient des places dans l'administration depuis son soutien au nouveau premier ministre). Article plein de mépris à l'égard du fait que ce PC aurait seulement accepté le pluralisme sans s'abstenir de condamner le régime de Maduro au Venezuela et celui de Kim en Corée du Nord. La dernière phrase sur le fait que ce parti ne "craindrait pas la contradiction" en se plaignant de la passivité des Occidentaux en 38 tout en prônant aujourd'hui la non-ingérence contre le "boucher de Damas" (sic) est purement grotesque.

Avez-vous vu que Mélenchon s'oppose au PCF sur la question de l'immigration ? Je ne suis pas sûr qu'il suive une ligne à la Sahra Wagenknecht et son mouvement "Aufstehen" au sein de Die Linke en Allemagne. Disons simplement qu'en bon populiste Méluche a heureusement un peu plus l'oreille du peuple que le PC boboïsé, tout comme il l'avait eue aussi sur la question de l'euro (quoiqu'avec trop d'ambiguïté à mon goût).

J'ai un peu suivi l'affaire Kavanaugh ces derniers temps. Un observateur disait hier à juste titre que, comme avec l'élection de Trump, les protagonistes montent tant aux extrêmes qu'il n'y aura que des perdants : la droite ne pourra se réjouir de la désignation du juge car elle est entourée de soupçons considérables, et la gauche gardera la conviction que le juge a menti. Le grand perdant ce sont les institutions marquées du fer rouge de l'accusation d'infamie, et donc les gagnants sont les amateurs de guerre civile, à commencer par George Soros, financeur des révolutions de couleur (porteuses de dissensions fortes en Europe de l'Est) et des féministes de MeToo déchainées contre Kavanaugh. Bravo à celui qui a qualifié Soros de "Connoysseur of chaos".

En tout cas Soros perd en Macédoine où le peuple ne se mobilise pas pour accepter le changement de nom du pays voulu par le centre-gauche pour rejoindre l'Union européenne et l'OTAN. Gagne-t-il au Royaume Uni en mettant en mauvaise posture le Brexit de Theresa May ?

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