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Le blog de Frédéric Delorca

Une ennemie de la langue française secrétaire générale de l'OIF grâce à Macron

12 Octobre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous

D'accord aujourd'hui avec JL Mélenchon qui critique la nomination de la ministre des affaires étrangères rwandaise  Louise Mushikiwabo comme secrétaire générale de l'Organisation internationale de la francophonie. J'ai déjà exprimé sur le blog de l'Atlas alternatif ce qu'il fallait penser de la dictature de Paul Kagamé : le rôle du FPR dans la  guerre civile de 1994, les massacres perpétrés dans l'Est du Congo, le soutien aux guérillas, l'exploitation des mines, l'élimination des opposants en interne, l'obstruction à l'enquête sur l'attentat contre l'avion d'Habyarimana qui fut à l'origine du génocide. En outre le gouvernement de Kagame a interdit la langue française dans les écoles et le pays et rejoint le Commonwealth.

Le 11 septembre 2011, Mme Mushikiwabo, mariée à un Américian, avait déclaré " l'anglais est une langue avec laquelle on va plus loin que le français. Au Rwanda, le français ne va nulle part". En 2014, elle a fait raser au bulldozer le centre culturel français de Kigali. (On ne comprend pas comment Macron ose ensuite affirmer que la politique rwandais orientée vers "le bilinguisme" n'est pas incompatible avec la francophonie, alors qu'elle n'est orientée en réalité que vers l'imposition unilatérale de l'anglais)

Ce n'est pas la première fois que Paris soutient dans des organisations internationales des Rwandais qui n'ont pas le profil pour le poste. En 2005, elle avait fait nommer Valentine Rugwabiza comme adjointe de Pascal Lamy à l'Organisation mondiale du commerce. Une des mille faveurs faites par Paris au régime de Kigali depuis quinze ans. Mais cette fois, cela jette carrément le discrédit sur l'Organisation internationale de la francophonie.

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NB : L'organe de propagande France Info TV à 13 h aujourd'hui a simplement signalé à 13 h que Mme Mushikiwabo était une "forte tête", que sa famille tutsie fut victime du génocide de 2014 et que Marine Le Pen a contesté sa nomination (les autres oppositions sont passées sous silence).

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