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Le blog de Frédéric Delorca

Symbole pédophile sur la chasuble du pape

29 Janvier 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Christianisme, #Grundlegung zur Metaphysik, #Divers histoire, #Vatican

Un détail qui a intrigué les observateurs du catholicisme : pourquoi à la messe de clôture des Journées mondiales de la jeunesse du 27 janvier dernier au Panama, où il a exhorté les jeunes à "tomber amoureux" le pape portait-il un logo pédophile sur les manches de sa chasuble ? Question à cent euros comme celles que pose l'enquête sur le fait que le Vatican finance un télescope "Lucifer"sur une montagne sacrée (un portail vers d'autres dimension) pour y baptiser des extra-terrestres (des aliens qui prépareront le règne de l'Antéchrist selon certains chrétiens) - voir l'enquête de Horn et Putnam "Exo-Vaticana" en 2013.

Et que penser aussi du fait qu'en mars 2015 le pape François ait déclaré qu'il ne resterait pas trop longtemps pape parce qu'il lui manquait de pouvoir acheter des pizzas de façon anonyme, quand on sait que "pizza" est un mot de code pour les petits garçons chez les pédophiles (voir CBS ici) ? Et pourquoi l'évêque du patriarcat latin de Jérusalem depuis 2016 Pierre-Baptiste Pizzaballa n'a-t-il pas le même nom de famille que ses parents ?

 

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La dégradation du quotidien des Français en près de 50 ans

28 Janvier 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Souvenirs d'enfance et de jeunesse, #Le monde autour de nous

Certes tout ne va pas plus mal, depuis 50 ans, en France : les éboueurs ont des camions mécanisés qui soulèvent des poubelles sans efforts, les femmes en milieu rural sont moins prises pour des potiches (ou des bonniches) par leurs maris (du moins quand elles ne sont pas seules abandonnés à la prédation des modes mortifères façon Céline Dion, dépendantes de leur téléphone portable, de leur clope, ou de la libido dominandi des assistantes sociales) et l'on peut s'informer autrement qu'à travers la propagande des grands médias nationaux. Mais voici tout de même une brochette d'aspects du quotidien qui se sont sérieusement dégradés, traités sur un mode humoristique par ce billet que j'ai trouvé sur Facebook et qu'on trouve aussi sur des sites, par exemple celui-ci :

1969
Je suis instituteur, il gèle à pierre fendre, je jette des seaux d'eau dans la cour de récré pour que les élèves puissent faire des glissades. Tout le monde est content ! On prolonge les récrés.

2016
Je suis directeur, la cour est verglacée, je demande aux ouvriers de l'école de jeter du sel de déneigement sur toute la cour.
Tout le monde est content ! On abrège les récrés extérieures.

Vacances.
1969 :
Après avoir passé 15 jours de vacances en famille, en Bretagne, dans la caravane tractée par une 403 Peugeot, les vacances se terminent.
Le lendemain, tu repars au boulot, frais et dispos.

2016 :
Après 2 semaines à la Réunion et à l'Ile Maurice, obtenues à peu de frais grâce aux « bons vacances » du Comité d'Entreprise, tu rentres fatigué et excédé par 4 heures d'attente à l'aéroport, suivies de 12 heures de vol.
Au boulot, il te faut 1 semaine pour te remettre du décalage horaire !

1969 :
Du lait, du beurre et des œufs
Tu vas chercher du lait chez le crémier, qui te dit bonjour, avec ton bidon en alu, et tu prends du beurre, fait avec du lait de vache, coupé à la motte. Puis tu demandes une douzaine et demi d'œufs qu'il sort d'un grand compotier en verre.
Tu paies avec le sourire de la crémière, et tu sors sous un grand soleil.
Le tout a demandé 10 minutes.

2016 :
Tu prends un caddie de merde dont une roue est coincée et qui le fait aller dans tous les sens sauf celui que tu veux.
Tu passes par la porte qui devrait tourner mais qui est arrêtée par ce qu'un benêt l'a poussée, puis tu cherches le rayon crémerie, où tu te les gèles, pour choisir parmi 12 marques le beurre qui devrait être fait à base de lait de la communauté. Enfin tu cherches la date limite...
Pour le lait :
Tu dois choisir avec des vitamines, bio, allégé, très allégé, nourrissons, enfants, malades ou mieux en promo avec la date dessus et la composition ......
Pour les 12 œufs :
Tu cherches la date de la ponte, le nom de la société et surtout tu vérifies qu'ils ne soient pas fêlés ou cassés et paf !!! Tu te mets plein de jaune sur le pantalon !!!
Tu fais la queue à la caisse. La grosse dame devant toi a pris un article en promo qui n'a pas de code barre ... Alors tu attends, et tu attends .....,
Puis toujours avec ce foutu caddie de merde, tu sors pour chercher ton véhicule sous la pluie. Tu ne le retrouves pas car tu as oublié le N° de l'allée .........
Enfin après avoir chargé la voiture, il faut reporter l'engin pourri et là, tu vas t'apercevoir qu'il est impossible de récupérer ta pièce de 1 euro .....
Tu reviens à ta voiture sous la pluie qui a redoublé.
Cela fait plus d'une heure que tu es parti.

Faire un voyage en avion.
1969 :
Tu voyages dans un avion d'Air France. On te donne à manger et t'invite à boire ce que tu veux, le tout servi par de belles hôtesses de l'air, et ton siège est tellement large qu'on peut s'assoir à deux.

2016 :
Tu entres dans l'avion en continuant d'attacher ton ceinturon qu'on t'a fait retirer à la douane, pour passer le contrôle.
Tu t'assoies sur ton siège et, si tu éternues un peu trop fort, tu mets un coup de coude à ton voisin.
Si tu as soif, le steward t'apporte la carte et les prix sont ahurissants.

1969 :
Michel doit aller dans la forêt après la classe. Il montre son couteau à Jean avec lequel il pense se fabriquer un lance-pierre.
Le directeur voit son couteau et lui demande où il l'a acheté pour aller s'en acheter un pareil.

2016 :
L'école ferme. On appelle la gendarmerie. On emmène Michel en préventive.
TF1 présente le cas aux informations en direct depuis la porte de l'école.

1969 :
Tu fais une bêtise en classe. Le prof t'en colle deux. En arrivant chez toi, ton père t'en recolle deux autres.

2016 :
Tu fais une bêtise. Le prof te demande pardon.
Ton père t'achète une console de jeux et va casser la gueule au prof.!!!

1969 :
Dominique et Marc se disputent. Ils se flanquent quelques coups de poing après la classe.
Les autres les encouragent, Marc gagne.
Ils se serrent la main et ils sont copains pour la vie.

2016 :
L'école ferme. FR3 proclame la violence scolaire, relayée par BFMTV et ITélé en boucle et TF1 au journal de 20 heures.
Le lendemain, Le Parisien et France Soir en font leur première page et écrivent 5 colonnes sur l'affaire.

1969 :
Jean tombe pendant une course à pied. Il se blesse au genou et pleure. Sa prof Jocelyne le rejoint, le prend dans ses bras pour le réconforter.
En deux minutes Jean va beaucoup mieux et continue la course.

2016 :
Jocelyne est accusée de perversion sur mineur et se retrouve au chômage, elle écopera de 3 ans de prison avec sursis.
Jean va de thérapie en thérapie pendant 5 ans. Ses parents demandent des dommages et intérêts à l'école pour négligence, et à la prof pour traumatisme émotionnel. Ils gagnent les deux procès.
La prof, au chômage et endettée, se suicide en se jetant d'en haut d'un immeuble. Plus tard, Jean succombera à une overdose au fond d'un squat!!!

1969 :
Arrive le dernier dimanche d’octobre.
Il ne se passe rien.

2016 :
C'est le jour du changement d'horaire : les gens souffrent d'insomnie et de dépression.

Comme dit l'autre : On vit une époque vraiment formidable !!!

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La programmation prédictive : une application au cas "Donald Trump"

27 Janvier 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Les régimes populistes, #Débats chez les "résistants", #Grundlegung zur Metaphysik, #Les Stazinis, #Donald Trump

La programmation prédictive (en anglais "predictive programming") consiste à utiliser les films de science-fiction, les livres et autres médias pour implanter, par l’inconscient, un système de croyance. La Youtubeuse "Hacking the Headlines" (détourner les gros titres) le 19 janvier dernier expliquait qu'il s'agit d'une forme de magie utilisée autrefois dans la sorcellerie

Plusieurs exemples illustrent la réalité du phénomène. Par exemple dans Futility, un feuilleton écrit par Morgan Robertson en 1898 on trouve un avant-goût étrange du naufrage du Titanic survenu quatorze ans plus tard (même le "sérieux" Time Magazine en-ligne du 14 avril 2012 s'en était étonné), ou le fait que les Simpsons avaient attiré l'attention sur le 11 novembre (9/11 en anglais) par l'image ci dessous en 1997 (comme vous le voyez on voit les tours jumelles qui forment le 11 de 9/11).

La finalité en serait de faire accepter aux gens l'idée d'un destin écrit en avance, leur inconscient ayant admis par avance sa possibilité et du coup aussi d'en faire peser la responsabilité sur la passivité des citoyens alors qu'en quelque manière la vérité des choses leur avait déjà été montrée.

Ce qui intrigue beaucoup d'internautes, c'est que diverses oeuvres de fiction ont aussi fait référence, longtemps auparavant, au personnage de Donald Trump et à son élection.

En 1893, Ingersoll Lockwood, avocat et écrivain américain, publiait un roman pour enfant, Baron Trump's Marvellous Underground Journey (Le Merveilleux Voyage sous terre de Baron Trump). Barron est aussi le prénom du fils de Trump. L'histoire commençait en Russie dans une caverne de l'Oural. Là pour le coup même le Figaro en France en a parlé en 2017. Trois ans plus tard, en 1896, Lockwood publie un roman "Le dernier président" ("The Last president") sur une insurrection anarchiste contre l'ultime président élu. Un membre de son gouvernement s'appelle Lafe Pence, ce qui fait penser à l'actuel vice-président Mike Pence. Il imagine un monde d'hommes qui mesurent 6 pieds et deux pouces de hauteur, ce qui est la taille de Trump (et de Nikola Tesla, le savant à qui un oncle de Trump doit sa carrière et auquel on prête l'invention de la machine à remonter le temps). Et l'insurrection de la foule à New York commence à l'hôtel de la Cinquième avenue qui serait l'emplacement de l'actuelle Trump Tower. Le voyage au centre de la terre est un thème occultiste classique, et Lockwood a lui-même publié un livre "Laconics of Cult" révélant sa connaissance de l'ésotérisme, ce qui laisse entendre qu'il a peut-être canalisé ses livres. L'auteur n'avait pas vieilli en trente ans, note un autre youtubeur,

En 1958, un Western télévisé décrivait dans un épisode appelé "la fin du monde" un escroc du nom de Trump qui voulait construire un mur autour de la ville et menaçait les gens (c'est le Huffington Post en ligne, lui aussi un média dominant, entre autres qui l'a reconnu le 19 janvier 2017).

"Back to the future II" sorti en 1989 présente un candidat républicain à la présidence qui a fait fortune dans le business des casinos et qui est élu. Bob Gale qui avait écrit l'histoire a admis dans le Daily Beast le 21 octobre 2015 que le personnage dans son esprit dès 1989 était Trump.

Les Simpsons, en 2000 (voyez le Guardian en ligne du 10 nov 2016) dans un épisode intitulé "Bart to the future" (qui évoque "Back to the future"), Bart imagine ses prochaines années et voit sa soeur Lisa Simpson devenue "la première femme présidente des États-Unis" qui déclare "Comme vous le savez nous avons hérité d'un fardeau budgétaire considérable du président Trump." D'une façon un peu moins claire on attribue aux Simpsons d'avoir prévu en 2012 la performance de la chanteuse Lady Gaga au spectacle des Super Balls et la mort du chanteur Prince. Très troublante en revanche est la révélation selon laquelle les Simpsons ont publié dans un épisode de 1998, «La dernière invention d’Homer» (The Wizard of Evergreen Terrace), la formule de la masse du boson de Higgs qui a été découverte par le Sr Simon Singh quatorze ans plus tard (là aussi beaucoup de grands médias ont feint de s'en étonner en 2015). Certaines sources précisent que ce n'est pas la formule elle-même mais seulement une formule approchante fournie par un amie du scénariste qui connaissait bien la littérature scientifique sur ce thème.

 

Le jeu de cartes Illuminati-New World Order sorti en 1995, comporte une carte "Assez c'est assez" (Enough is enough) qui porte un visage semblable à Trump et qui renvoie à une citation à venir de Trump "Faire partir des gagnants c'est savoir quand assez c'est assez"

 

Enfin, une animation pour enfants de Disney Junior "Sheriff Callie’s Wild West" montre juste avant l'élection un sheriff élu après avoir fraudé aux élections qui se retrouve en prison "grâce à" une sheriff féminine qui évoque H. Clinton. Et en 2014, un jeu de Légo comportait un "Président Business" qui a volé et les élections, veut construire des murs et a une coiffure bizarre?

Quatre hypothèses : 1) Ce sont des coincidences (mais ça en fait quand même beaucoup).

2) C'est de la canalisation de médiums. L'hypothèse n'est pas exclue s'agissant par exemple de l'écrivain occultiste du XIXe siècle : le caractère approximatif de ses visions sur Barron Trump plaident dans ce sens. Se peut-il que tous les créateurs qui ont eu des anticipations comme le scénariste de "Retour vers le futur" ou des "Simpsons" aient travaillé avec des voyants ? Ce n'est pas impossible quand on sait tous les signes occultistes que ce milieu expose au public en permanence.

3) Hypothèse plus sophistiquée et technologique : ces gens ont pu voyager dans le temps (par exemple grâce à des trouvailles de Nicolas Tesla restées secrètes). Cette possibilité (peu probable à mes yeux) nourrit aussi l'idée que Trump par son oncle aurait pu lui-même voyager dans le temps et prévoir en avance son élection. A l'arrière plan de cette idée, il y a celle selon laquelle Trump serait un faux résistant à l'ordre du gouvernement mondial qui se prépare, ce que suggèrent aussi certains signes qu'il expose devant les caméras (des cornutos) ou le fait que le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu ait avoué qu'il connaissait son gendre Jared Kushner depuis longtemps. Trump serait un "insider" qui a accès à des secrets technologiques de "l'élite".

4) Les sociétés secrètes auraient prévu de longue date l'élection de Trump et en auraient fait accepter l'idée aux gens par des signes glissés dans les romans, films et dessins animés. Là encore cela suggèrerait que Trump fait partie de leur "programme" et ne serait qu'une étape vers le Nouvel Ordre mondial. Cette hypothèse n'est pas exclusive des précédentes en ce sens que les élites des précédentes générations ont pu, pour mener à bien leur programme, avoir recours à des anticipations de médiums qui leur ont parlé du Trump des années 2000-2010, voire (c'est moins probable) voyagé dans le temps. C'est une idée qui insiste plus sur la volonté humaine collective, la planification par des instances occultes.

 Pour ma part, sous réserve de recherches complémentaires, je ne crois pas à l'hypothèse conspirationniste "forte" selon laquelle quelque force maléfique aurait planifié l'élection de Trump suivant une orchestration où Trump se serait borné à jouer docilement sa partition. Je ne crois pas non plus au voyage dans le temps, même si les spéculations autour du boson de Higgs justement (la particule qui défie les lois de la nature) ou de l' "effet Mandela" vont parfois dans ce sens. Je crois qu'il y a surtout pas mal de médiumnité et des secrets d' "insiders" partagés par les créateurs de divertissements et divers "sachants". Ce petit milieu nous balance certains clins d'oeil sur l'avenir à la fois pour préparer nos inconscients, mais aussi pour nous montrer qu'ils en savent plus que nous, et, de ce point de vue, même les spéculations des complotistes sur leur compte les mettent en valeur et servent leurs intérêts (c'est pourquoi d'ailleurs les grands médias s'en font l'écho). Sur Trump, on a l'impression qu'ils l'ont intégré depuis longtemps comme un moment négatif de leur dialectique (au sens de Hegel). C'est ce que montrent ces films et dessins animés. Un moment qui sera dépassé par le "female power" de Lisa Simpson, Hillary Clinton (dont une certaine presse évoque le retour possible en 2020 comme chez nous Sarkozy), Nancy Pelosi ou Asia Argento.

C'est leur option, mais il se pourrait bien que leurs médiums se trompent à ce sujet ...

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Quelques éléments à prendre en compte sur le système Soros : Malloch-Brown, le cannabis et l'opium

26 Janvier 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #Débats chez les "résistants", #Les régimes populistes, #George Soros

Je ne suis pas un habitué de la lecture de la revue EIR (Executive Intelligence Review) des disciples de Lyndon LaRouche, mais son numéro du 12 décembre 2008 m'est tombée entre les mains par hasard hier, et, comme je ne suis pas de nature à me laisser impressionner par ceux qui entendent m'ordonner "lisez ceci c'est légitime, ne lisez pas cela c'est conspirationniste", j'ai eu envie d'éplucher un peu ce document.

Tous les sujets qu'il aborde ne cadrent pas avec mes recherches du moment, mais certains articles permettent de compléter la connaissance du système Soros que j'ai présenté dans mon livre "Les régimes populistes face au mondialisme".

La revue en 2008 évoquait une possible tentative d'assassiner Obama avant son intronisation. Quand on sait maintenant à quel point l'ex-président était imbriqué dans l'establishment démocrate, et le faible danger qu'il représentait pour l'Etat profond américain, l'allégation peut faire sourire, et cela fait relativiser l'intérêt de ce qui nous y est dit.

Je préfère m'attacher à certains détail comme la mention par l'éditorialiste Bonnie James du prétendu patron de George Soros, Lord Malloch-Brown (dont on reparle aujourd'hui à propos de son engagement à Londres pour un second référendum sur le Brexit).

Le groupe de LaRouche a toujours estimé que Soros n'était qu'un agent de ce qu'ils appellent les "Anglo-hollandais impérialistes de gauche", référence aux paradis fiscaux anglo-hollandais où Soros avait fondé son premier fond de pension avec les subsides des Rothschild.

Malloch Brown était un ministre travailliste anglais qui avait auparavant travaillé pour la Banque mondiale et l'ONU. Sa fiche Wikipedia signale qu'il a été membre du Soros Advisory Committee on Bosnia en 1993-1994 ainsi que cofondateur au même moment du très sorosien International Crisis Group et qu'il louait un appartement de Soros quand il travaillait pour l'ONU. Il a été nommé vice président du Fonds de Soros (Quantum Forum) en 2007 et qu'en 2013 il avait été poursuivi par le milliardaire israélien Steinmetz (et détourneur de l'héritage des Hohenzollern, étrange affaire...) pour avoir donné des infos confidentielles à Soros sur ses compagnies minières.

Rien qui puisse laisser présumer que Malloch Brown soit le patron de Soros. A vue de nez plutôt un de ses pions.

Sur Aim4truth.org, il est expliqué qu'en 2018 Mallow-Brown était la "cheville ouvrière" du conseil privé de la reine d'Angleterre. Il aurait des milliers de milliards de dollars à sa disposition et serait à même d'acheter n'importe quelles élections, car à travers ce conseil privé de la reine, il contrôlerait les plus grandes banques. Je ne suis pas vraiment convaincu par toutes ces spéculations sur le pouvoir bancaire mondial de la reine d'Angleterre. Ce peut être vrai ou faux. L'ennui est que c'est invérifiable. Je constate que la figure royale est aussi présente dans les spéculations occultistes. Mais tout cela est très opaque.

En tout cas, il n'est pas inutile que la revue EIR  attire l'attention sur ce lord travailliste. En p. 45 elle relevait qu'il avait appelé, en 2008, à une intervention britannique au Nord-Kivu (Est du Congo). On comprend mieux, avec ça, l'ingérence de Soros dans les élections congolaises en ce moment - au fait merci au Comité Valmy d'avoir repris mon article sur cette affaire).

Plus concret que les spéculations sur le conseil privé de la reine, dans cette revue EIR de 2008 : son dossier sur les réseaux de Soros en Amérique latine pour la légalisation de la drogue. C'est au moins plus vérifiable, car on a vu un rebondissement de ce sujet au Mexique il y a quelques mois. 

EIR insiste sur le rôle d'Ethan Nadelmann patron du Drug Policy Alliance de Soros jusqu'en 2017 dans la mise en oeuvre du projet de société du financier, comme patron de Commission latino-américaine sur la drogue et la démocratie co-présidée par l'ex-président mexicain Zedillo créée en avril 2008. Le Huffington Post a toujours vénéré ce prof.

C'est aussi à la drogue qu'EIR rattache la politique de Soros en Asie. La revue rappelle que le régime militaire au Myanmar a éradiqué la production d'opium (la Birmanie autrefois était un grand fournisseur pour l'empire britannique). L'attaque bancaire de Soros en 1997 contre la monnaie thaïlandaise (le baht) serait la conséquence de la décision de Bangkok (à l'époque le gouvernement de Chavalit), d'intégrer le Myanmar à l'Association des Etats d'Asie du Sud-Est. Soros n'a pu empêcher l'intégration du Myanmar mais il a obtenu le renversement de Chavalit. Pour autant en 2001, les Thaïlandais ont remis au pouvoir un adversaire de l'opium, Thaksin Shinawatra, jusqu'en 2005, puis à nouveau son parti au début des années 2010, avant la brutale répression des chemises rouges.  Sans doute un sujet à suivre de plus près quand on pense que Macron a reçu un doctorat honoris causa en Thaïlande, et soigne ses relations avec ce pays qui préside cette année l'ASEAN.

Les liens entre les banques de la City, Soros, et le trafic mondial de drogue sont un des sujets de prédilection du groupe de LaRouche. Comme celui du financement des opérations de la CIA (qui avait repris au siècle dernier les réseaux de Tchang Kai-Tchek) par le commerce des stupéfiants (voyez les déclarations du fils de Pablo Escobar là dessus pour la partie latino-américaine) , il s'agit là d'un thème très difficile à tirer au clair, mais il faut avoir à l'esprit le fait que cette interpénétration entre pouvoirs politiques, financiers et mafias existe, avec ses ramifications jusqu'à la Banque du Vatican.

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Pétition américaine contre l'ingérence occidentale au Venezuela

25 Janvier 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #La gauche

Le linguiste Noam Chomsky et 70 autres intellectuels, scientifiques, artistes et activistes ont exigé que les États-Unis « cessent toute tentative de renverser le gouvernement vénézuélien. Les actions de cette administration et de ses alliés au ministère aggraveront la situation au Venezuela et entraîneront des souffrances humaines, la violence et l’instabilité.

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The following open letter—signed by 70 scholars on Latin America, political science, and history as well as filmmakers, civil society leaders, and other experts—was issued on Thursday, January 24, 2019 in opposition to ongoing intervention by the United States in Venezuela.

The United States government must cease interfering in Venezuela’s internal politics, especially for the purpose of overthrowing the country’s government. Actions by the Trump administration and its allies in the hemisphere are almost certain to make the situation in Venezuela worse, leading to unnecessary human suffering, violence, and instability.

Venezuela’s political polarization is not new; the country has long been divided along racial and socioeconomic lines. But the polarization has deepened in recent years. This is partly due to US support for an opposition strategy aimed at removing the government of Nicolás Maduro through extra-electoral means. While the opposition has been divided on this strategy, US support has backed hardline opposition sectors in their goal of ousting the Maduro government through often violent protests, a military coup d’etat, or other avenues that sidestep the ballot box.

"Actions by the Trump administration and its allies in the hemisphere are almost certain to make the situation in Venezuela worse, leading to unnecessary human suffering, violence, and instability."

Under the Trump administration, aggressive rhetoric against the Venezuelan government has ratcheted up to a more extreme and threatening level, with Trump administration officials talking of “military action” and condemning Venezuela, along with Cuba and Nicaragua, as part of a “troika of tyranny.” Problems resulting from Venezuelan government policy have been worsened  by US economic sanctions, illegal under the Organization of American States and the United Nations ― as well as US law and other international treaties and conventions. These sanctions have cut off the means by which the Venezuelan government could escape from its economic recession, while causing a dramatic falloff in oil production and worsening the economic crisis, and causing many people to die because they can’t get access to life-saving medicines. Meanwhile, the US and other governments continue to blame the Venezuelan government ― solely ― for the economic damage, even that caused by the US sanctions.

Now the US and its allies, including OAS Secretary General Luis Almagro and Brazil’s far-right president, Jair Bolsonaro, have pushed Venezuela to the precipice. By recognizing National Assembly President Juan Guaido as the new president of Venezuela ― something illegal under the OAS Charter ― the Trump administration has sharply accelerated Venezuela’s political crisis in the hopes of dividing the Venezuelan military and further polarizing the populace, forcing them to choose sides. The obvious, and sometimes stated goal, is to force Maduro out via a coup d’etat.

The reality is that despite hyperinflation, shortages, and a deep depression, Venezuela remains a politically polarized country. The US and its allies must cease encouraging violence by pushing for violent, extralegal regime change. If the Trump administration and its allies continue to pursue their reckless course in Venezuela, the most likely result will be bloodshed, chaos, and instability. The US should have learned something from its regime change ventures in Iraq, Syria, Libya, and its long, violent history of sponsoring regime change in Latin America.

"The US should have learned something from its regime change ventures in Iraq, Syria, Libya, and its long, violent history of sponsoring regime change in Latin America."

Neither side in Venezuela can simply vanquish the other. The military, for example, has at least 235,000 frontline members, and there are at least 1.6 million in militias. Many of these people will fight, not only on the basis of a belief in national sovereignty that is widely held in Latin America ― in the face of what increasingly appears to be a US-led intervention ― but also to protect themselves from likely repression if the opposition topples the government by force.

In such situations, the only solution is a negotiated settlement, as has happened in the past in Latin American countries when politically polarized societies were unable to resolve their differences through elections. There have been efforts, such as those led by the Vatican in the fall of 2016, that had potential, but they received no support from Washington and its allies who favored regime change. This strategy must change if there is to be any viable solution to the ongoing crisis in Venezuela.

For the sake of the Venezuelan people, the region, and for the principle of national sovereignty, these international actors should instead support negotiations between the Venezuelan government and its opponents that will allow the country to finally emerge from its political and economic crisis.

Signed:

Noam Chomsky, Professor Emeritus, MIT and Laureate Professor, University of Arizona

Laura Carlsen, Director, Americas Program, Center for International Policy

Greg Grandin, Professor of History, New York University

Miguel Tinker Salas, Professor of Latin American History and Chicano/a Latino/a Studies at Pomona College

Sujatha Fernandes, Professor of Political Economy and Sociology, University of Sydney

Steve Ellner, Associate Managing Editor of Latin American Perspectives

Alfred de Zayas, former UN Independent Expert on the Promotion of a Democratic and Equitable International Order and only UN rapporteur to have visited Venezuela in 21 years

Boots Riley, Writer/Director of Sorry to Bother You, Musician

John Pilger, Journalist & Film-Maker

Mark Weisbrot, Co-Director, Center for Economic and Policy Research

Jared Abbott, PhD Candidate, Department of Government, Harvard University

Dr. Tim Anderson, Director, Centre for Counter Hegemonic Studies

Elisabeth Armstrong, Professor of the Study of Women and Gender, Smith College

Alexander Aviña, PhD, Associate Professor of History, Arizona State University

Marc Becker, Professor of History, Truman State University

Medea Benjamin, Cofounder, CODEPINK

Phyllis Bennis, Program Director, New Internationalism, Institute for Policy Studies

Dr. Robert E. Birt, Professor of Philosophy, Bowie State University

Aviva Chomsky, Professor of History, Salem State University

James Cohen, University of Paris 3 Sorbonne Nouvelle

Guadalupe Correa-Cabrera, Associate Professor, George Mason University

Benjamin Dangl, PhD, Editor of Toward Freedom

Dr. Francisco Dominguez, Faculty of Professional and Social Sciences, Middlesex University, UK

Alex Dupuy, John E. Andrus Professor of Sociology Emeritus, Wesleyan University

Jodie Evans, Cofounder, CODEPINK

Vanessa Freije, Assistant Professor of International Studies, University of Washington

Gavin Fridell, Canada Research Chair and Associate Professor in International Development Studies, St. Mary’s University

Evelyn Gonzalez, Counselor, Montgomery College

Jeffrey L. Gould, Rudy Professor of History, Indiana University

Bret Gustafson, Associate Professor of Anthropology, Washington University in St. Louis

Peter Hallward, Professor of Philosophy, Kingston University

John L. Hammond, Professor of Sociology, CUNY

Mark Healey, Associate Professor of History, University of Connecticut

Gabriel Hetland, Assistant Professor of Latin American, Caribbean and U.S. Latino Studies, University of Albany

Forrest Hylton, Associate Professor of History, Universidad Nacional de Colombia-Medellín

Daniel James, Bernardo Mendel Chair of Latin American History

Chuck Kaufman, National Co-Coordinator, Alliance for Global Justice

Daniel Kovalik, Adjunct Professor of Law, University of Pittsburgh

Winnie Lem, Professor, International Development Studies, Trent University

Dr. Gilberto López y Rivas, Professor-Researcher, National University of Anthropology and History, Morelos, Mexico

Mary Ann Mahony, Professor of History, Central Connecticut State University

Jorge Mancini, Vice President, Foundation for Latin American Integration (FILA)

Luís Martin-Cabrera, Associate Professor of Literature and Latin American Studies, University of California San Diego

Teresa A. Meade, Florence B. Sherwood Professor of History and Culture, Union College

Frederick Mills, Professor of Philosophy, Bowie State University

Stephen Morris, Professor of Political Science and International Relations, Middle Tennessee State University

Liisa L. North, Professor Emeritus, York University

Paul Ortiz, Associate Professor of History, University of Florida

Christian Parenti, Associate Professor, Department of Economics, John Jay College CUNY

Nicole Phillips, Law Professor at the Université de la Foundation Dr. Aristide Faculté des Sciences Juridiques et Politiques and Adjunct Law Professor at the University of California Hastings College of the Law

Beatrice Pita, Lecturer, Department of Literature, University of California San Diego

Margaret Power, Professor of History, Illinois Institute of Technology

Vijay Prashad, Editor, The TriContinental

Eleanora Quijada Cervoni FHEA, Staff Education Facilitator & EFS Mentor, Centre for Higher Education, Learning & Teaching at The Australian National University

Walter Riley, Attorney and Activist

William I. Robinson, Professor of Sociology, University of California, Santa Barbara

Mary Roldan, Dorothy Epstein Professor of Latin American History, Hunter College/ CUNY Graduate Center

Karin Rosemblatt, Professor of History, University of Maryland

Emir Sader, Professor of Sociology, University of the State of Rio de Janeiro

Rosaura Sanchez, Professor of Latin American Literature and Chicano Literature, University of California, San Diego

T.M. Scruggs Jr., Professor Emeritus, University of Iowa

Victor Silverman, Professor of History, Pomona College

Brad Simpson, Associate Professor of History, University of Connecticut

Jeb Sprague, Lecturer, University of Virginia

Christy Thornton, Assistant Professor of History, Johns Hopkins University

Sinclair S. Thomson, Associate Professor of History, New York University

Steven Topik, Professor of History, University of California, Irvine

Stephen Volk, Professor of History Emeritus, Oberlin College

Kirsten Weld, John. L. Loeb Associate Professor of the Social Sciences, Department of History, Harvard University

Kevin Young, Assistant Professor of History, University of Massachusetts Amherst

Patricio Zamorano, Academic of Latin American Studies; Executive Director, InfoAmericas

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Question raciale et question catholique aux Etats-Unis

25 Janvier 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Les Stazinis, #Christianisme, #Débats chez les "résistants", #Philosophie et philosophes, #Grundlegung zur Metaphysik, #George Soros, #Vatican

On a souvent fait référence sur ce blog à "Chien Blanc" le roman autobiographique de Romain Gary qui porte un regard intéressant sur la question raciale aux Etats-Unis dans les années 1960.

C'est une question toujours actuelle sur laquelle jouent des lobbies financiers comme celui de Soros contre Trump.

Je voudrais dire ici un mot des thèses du traditionaliste E. Michael Jones sur la position des catholiques à ce sujet. Je ne suis pas d'accord avec cet auteur sur tous les sujets, même si je le suis à 100 % sur certains thèmes comme par exemple l'imposture de Medjugorje. Mais mon problème n'est pas d'être tout à fait d'accord avec tel ou tel. Je discute avec tous : communistes, anarchistes, libéraux, réactionnaires, pourvu que leurs thèses soient argumentées, et, sans tabou, j'examine avec eux les faits.

Partons donc des faits qu'exposait E. Michael Jones déjà dans les années 1990 et sur lesquels il revient souvent sur YouTube. Voici ce qu'il explique dans son article "Ethnic cleansing, Philadelphia-Style" (le nettoyage ethnique dans le style philadelphien" (magazine Culture Wars de novembre 1997). Tout autant qu'un problème racial au début du XXe siècle aux USA, Il y avait un problème religieux catholique. "Le séparatisme catholique omniprésent - sur les questions philosophiques et dans les écoles, les hôpitaux et les organisations sociales - posait un problème "d'intégration". Comment les catholiques deviendraient-ils démocrates?... Ces préoccupations avaient commencé à animer les principaux intellectuels de gauche de culture protestante (WASP) entre et après la Première Guerre mondiale, comme le suggérait l' enquête menée par (le philosophe psychologue) John Dewey pendant la guerre sur la communauté polonaise de Philadelphie". Le prêtre influençait trop sa paroisse pour que la liberté d'opinion puisse y régner. Paul Blanshard, un fils de révérenddevenu comme son frère jumeau Brand (lequel reçut nous apprend Wikipedia une bourse de la fondation maçonnique anglaise Cecil Rhodes comme Clinton plus tard) socialiste qui fut un des principaux adversaires de l'élection du catholique John F. Kennedy à la présidence des Etats-Unis,  jeune diplômé de l'université fit partie de cette enquête sociologique.

Au cours de l’exercice financier 1962-1963, l'American Friends Service Committee, société de quakers fondée en 1917, a dépensé 97 137 $, en grande partie fournis par le Fonds des frères Rockefeller, pour "instaurer des modes de vie plus démocratiques" en incitant des Blancs à acheter des maisons dans des quartiers puis, en jouant sur leur peur, à les revendre aux Noirs à bas prix, ce qu'on appelait dans les années 50-60 le blockbusting et rapportait beaucoup aux promoteurs immobiliers.  En 1961 l'American Friends Service Committee faisait l'éloge de ce projet dans une brochure intitulée "Homes and Community" sous le concept de "quartiers diversifiés".

Pour Jones, le "Programme de logement intégré" financé par Rockefeller était, en d'autres termes, la solution pratique aux problèmes que le "catholicisme polonais" posait à la démocratie dans l'étude menée à Philadelphie par Dewey et Blanshard. " "Quartiers diversifiés" est simplement le terme américain pour le nettoyage ethnique" explique E Michael Jones.

" Le sénateur de l'Etat, Martin Mullen, a découvert ce fait lorsque son quartier de la paroisse Most Blessed Sacrament dans le sud-ouest de Philadelphie a été nettoyé de façon ethnique entre 1966 et 1976. Le baby boom chez les catholiques, plus encore que chez les protestants, menaçait de faire des Etats-Unis un pays acquis à la papauté. À Philadelphie, le grand jour annuel de la fête de l'indépendance, le 4 juillet 1962 à Independence Hall, se tenaient un président catholique, un gouverneur catholique de Pennsylvanie et un maire catholique de Philadelphie, en présence de l'archevêque Krol.

La contraception était pour l'élite protestante la solution à long terme du problème catholique. A court terme, elle permettait aussi de diviser l'Eglise entre conservateurs et modernistes.

Le procureur Leo Pfeffer dans ses mémoires ne fait pas mystère du fait que la contraception, soutenue par la fondation Rockefeller et l'agence USAID (et qui avait été aussi répandue peu de temps auparavant au Japon par la puissance occupante étatsunienne) était la solution au problème racial.

La manipulation des groupes ethniques et religieux, leur déplacement en fonction d'intérêts politiciens ne sont pas nouveaux, rappelle Jones. "Nicholas Lemann, note-t-il, explique dans son livre sur la migration noire à Chicago, The Promised Land,la paysannerie noire était devenue inutile pour la production de coton au cours de la seconde guerre mondiale en raison du développement de technologies agricoles plus efficaces. Un nombre considérable de travailleurs agricoles ruraux noirs ont été retirés du sud pour des raisons économiques et attirés par les grandes villes du nord pour des raisons politiques. Dans le cas de Philadelphie, il s'agissait de maintenir les démocrates au pouvoir dans une ville qui, jusqu'en 1948, était dirigée par les républicains."

"Parce qu'ils étaient plus vulnérables sur le plan économique que les Blancs et que beaucoup d'entre eux bénéficiaient d'une aide sociale, les Noirs ont également été ciblés  d'expérimentations eugéniques, en plus du nettoyage ethnique débutant au milieu des années 60 lorsque le département de l'aide sociale du Commonwealth de Pennsylvanie a commencé à diffuser d’abord des informations sur les contraceptifs, puis les contraceptifs eux-mêmes, afin de limiter le rôle de l’aide sociale. Ironiquement, ce sont encore des catholiques d’origine irlandaise, tels que Martin Mullen, qui ont été les seuls à protester contre ce nettoyage eugénique fondé sur la race contre les Noirs, ce qui lui a valu d'être traité de raciste"... Tout cela est à rapprocher de la politique en faveur de la stérilisation menée par la Fondation Bill et Melinda Gates en Inde et en Afrique (Bill Gates est né dans une famille très investie dans le planning familial/planned parenthood).

Mgr Robert L. DeWitt, évêque anglican de Pennsylvanie, et Richmond Miller, président des Quakers, ont créé Muhammed Kenyatta, militant des droits civique de renom à l'époque, lequel d'ailleurs était sur la même ligne qu'eux concernant le malthusianisme

Il y avait ainsi dans les années 1970 une alliance entre les WASP et les leaders noirs tiers-mondistes pour contrer la papauté, faire du nettoyer ethnique des catholiques tout en réduisant la population noire par la contraception et l'avortement (politique que les WASP appliquaient à leur propre classe dominante depuis les années 1920). Ainsi Stephen Mumford, partisan des premiers en tant que membre du programme international de recherche sur la fertilité en Caroline du Nord, dans Démocratie américaine et le Vatican: Croissance démographique et sécurité nationale (1984), accuse le Pape d'avoir été un obstacle à la politique malthusienne à l'échelle mondiale exposée par Kissinger et son entourage dans le rapport SSM 200 (National Security Study Memorandum 200). C'est pourquoi il défend l'idée d'une rupture de l'Eglise catholique américaine avec le Vatican. On retrouve cette ligne dans le quotidien principal de Philadelphie The Inquirer qui s'était engagé en 1990 pour le contraceptif Norplant (cf son éditorial du 12 décembre 1990 "Pauvreté et Norplant : la contraception peut-elle réduire la sous-classe/Poverty and Norplant: Can Contraception Reduce the Underclass?").

Jones en tire la conclusion bien connue dans les milieux conservateurs : "Le principe non négociable du régime libéral est la libération sexuelle. Ce n'est pas parce que cela entraîne la libération, pas plus que le contraceptif. Le régime libéral encourage la libération sexuelle car celle-ci est une forme de contrôle politique. C’est l’essence du NSSM 200; C'est aussi pourquoi Rockefeller a été si ardent dans la promotion de la contraception en tant que solution au problème catholique et noir. La contraception était le seul moyen pour une classe démodée, mais néanmoins puissante sur le plan culturel, d’augmenter ses chances... La libération sexuelle est donc le but réel des Illuminés, mais cette forme de libération n'est pas aussi simple qu'il y paraît à première vue. Tout le monde a des désirs; tout le monde veut les réaliser souvent même quand ils ont tort. Faire ce que vous voulez est l'essence de la liberté, du moins selon une école de pensée, John Stuart Mill le dit dans son livre sur ce sujet. Mais il y a une autre école plus ancienne qui a un point de vue plus subtil. Eve, pour ne donner qu'un exemple, a fait ce qu'elle voulait mais a constaté que cet acte déterminait toute sa liberté future d'une manière résolument négative. Saint Paul parle de "l'esclavage du péché", un esclavage qui découle de faire ce que vous voulez, quand ce que vous voulez n'est pas conforme à la loi morale. En d’autres termes, cette liberté est une forme d’esclavage ". Jones cite Sade et son essai "Français encore un effort si vous voulez être républicains", comme aboutissement de cette logique : "À un  moment, il dit à ses lecteurs que les personnes les plus libres sont celles qui sont le plus à l'aise avec le meurtre... Le marquis de Sade donne ici une explication de la révolution parfaitement en accord avec l'explication classique de la même chose. La révolution survient lorsque la passion individuelle est tellement répandue qu'elle devient incontrôlable et que l'ordre social s'effondre". "En fait, le régime révolutionnaire étant fondé sur la subversion des mœurs, il ne peut exister qu'en exploitant la sexualité de cette manière. Cependant, ce qu’il propose à la foule indisciplinée en tant que liberté n’est en réalité qu’une forme de contrôle politique. Le marquis de Sade le dit parfaitement bien: Lycurgue et Solon, pleinement convaincus que les résultats de l'impudicité gardent le citoyen dans un état immoral [encore une fois], indispensable aux mécanismes du gouvernement républicain, obligeant les filles à se montrer nues au théâtre.La seule différence entre ce que le marquis de Sade prétend que les Grecs ont proposé et ce qui se passe maintenant est technologique. Dans la Grèce antique, les filles étaient réelles, mais il fallait aller au théâtre pour les voir. Dans le cyberespace, ce sont des images électroniques, mais de ce fait, elles sont également omniprésentes et donc particulièrement efficaces en tant que moyen de contrôle, car elles sont plus difficiles à éviter. La convoitise, explique le divin Marquis, est essentielle pour un gouvernement révolutionnaire, car elle devient entre autres la définition de la liberté et, en conséquence, capture les citoyens dans un état de "trouble perpétuel" dans lequel la raison est épuisée par la passion. ...En d'autres termes, le régime révolutionnaire ne peut maintenir son pouvoir qu'en favorisant la luxure. Inversement, ces régimes, comme le nôtre, qui favorisent la convoitise, le font au nom de la liberté, mais leur véritable objectif est le contrôle politique".

On ne débattra pas ici de cette conclusion sur la morale sexuelle. A ce stade l'intérêt du propos de E. Michael Jones nous paraissait porter surtout sur la stratégie démographique de l'élite protestante américaine progressiste à l'égard des minorités raciales et religieuses - qui nous semble éclairer ce qu'elle réalise aussi dans le Tiers-Monde aujourd'hui -. La façon dont l'auteur l'aborde à partir du "laboratoire" de Philadelphie nous intéresse parce qu'elle est très factuelle. Elle recoupe aussi la problématique de la politique climatique, qui se nourrit d'eugénisme (comme l'expliquait le quotidien travailliste anglais le Guardian le 31 mai 2016 "La surpopulation étant une préoccupation environnementale clé, l'accès sécurisé aux services de contrôle des naissances, d'avortement et de santé de la reproduction offre une solution simple" - article titré "Want to help fight climate change? Start with reproductive rights"). Une culture mortifère...

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Simone de Beauvoir et Anaïs Nin

21 Janvier 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #1950-75 : Auteurs et personnalités, #Lectures, #Les rapports hommes-femmes, #Grundlegung zur Metaphysik

Dans "Tout compte fait" (un livre dont l'ami des mystères d'Hécate, Paul Morand, disait du bien) au chapitre III Simone de Beauvoir écrit à propos du Journal d'Anaïs Nin : "Je suis gênée par son esthétisme, son narcissisme, l'étroitesse du monde qu'elle se crée artificiellement, l'usage immodéré qu'elle fait des mythes, par son engouement pour l'astrologie". Faut-il y voir une allusion à sa participation au film sataniste "Inauguration of the Pleasure Dome" du mage Kenneth Angerer ? Beauvoir parle aussi de l'amour de Nin pour "un minable charlatan que j'ai bien connu". Un médium parisien ?

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Gbagbo acquitté par la CPI, Soros à la manoeuvre derrière Fayulu au Congo

18 Janvier 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #George Soros

Laurent Gbagbo, ex président ivoiren, a été acquitté cette semaine par la cour pénale internationale, ainsi que son ex-bras droit Blé Goudé, injustement tenus à l'écart de la vie politique de leur pays pendant sept ans, à cause de l'acte d'accusation bidon du procureur argentin Moreno Ocampo devenu prof à Harvard et mercenaire juriste notamment au profit du milliardaire libyen Hassan Tatanaki dont il tentait de faire inculper les adversaires à la CPI (dixit Médiapart en 2017, voir la belle synthèse ici). Stéphane Gompertz, ex Monsieur Afrique de Sarkozy avait lui-même avoué en 2017 que l'arrestation de Gbagbo en 2011 n'avait jamais eu de base légale. Honte à Nicolas Sarkozy dont la place est justement sur les bancs de cette cour, à cause de son opération militaire néo-coloniale en Côte d'Ivoire et du bombardement de la Libye (grâce à lui ce pays comptai encore 400 000 personnes déplacées en 2018 et 300 000 enfants libyens aujourd'hui n'ont plus accès à l'école selon l'UNESCO). Guéant prend un an de prison. Sarkozy mérite beaucoup plus. Au lieu de cela nos médias pitoyables nous le proposent, après Ségolène Royal et quelques autres fantoches de la même trempe, comme une relève possible à Macron.

Est-ce maintenant au tour du Congo d'être, après la Côte d'Ivoire, l'objet des appétits interventionnistes des puissances occidentales ? Pour l'heure on en est au stade de la manipulation post-électorale discrète.  Félix Tshisekedi pouvait apparaître comme un candidat de compromis après l'échec du poulain du sortant Kabila, Emmanuel Ramazani  Shadary, à la présidentielle de décembre . L'Afrique du Sud, la SADC et le Conseil de Sécurité de l'ONU ont défendu la souveraineté du Congo après la proclamation de sa victoire à l'élection. Mais le dictateur rwandais Kagamé, courtisé par Macron ces derniers temps, intrigue en coulisses au sein de l'Union africaine, tandis que la conférence épiscopale et les Européens sont derrière le très radical Martin Fayulu, ancien directeur général d'Exxon Mobil Ethiopie. Fayulu avait été porté en tête de la primaire de l'opposition congolaise à l'hôtel Warwick de Genève présidée par Allan Doss de la Fondation Kofi Annan, le 11 novembre dernier. Un autre opposant F. Tshilombo se serait ensuite retiré de l'accord depuis lors en disant qu'il avait été "envoûté par les francs-maçons à Genève" (sic).   

Une petite parenthèse sur la Kofi Annan Foundation. Kofi Annan, le secrétaire général de l'ONU  qui avait fait preuve d'une faiblesse notoire face à l'ingérence de l'OTAN en Serbie en 1999 avait fini sa carrière en 2007, à la tête de l'Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), un organisme créé en 2006, financé par la fondation Bill-et-Melinda-Gates et la Fondation Rockefeller et regroupant des dirigeants politiques, des hommes d'affaires, des agriculteurs et des chercheurs. Le britannique Allan Doss, qui avait été pendant trois ans représentant de Ban Ki Moon au Congo a été recruté à la Kofi Annan Foundation en 2011. Il la dirige depuis mars 2018. La fondation est financée entre autres par l'Open Society Foundation de Soros. " De nombreuses preuves montrent que la Fondation Kofi Annan a secrètement conspiré avec Open Society Foundations pour s'ingérer gravement dans les élections en République démocratique du Congo tout en se livrant à des irrégularités financières en finançant la conférence de l'opposition tenue à l’hôtel Warwick de Genève entre le 9 et le 11 novembre 2018", écrivait le 21 décembre dernier la lanceuse d'alerte Vuvu Akombe.

Aujourd'hui les Etats occidentaux (surtout les plus proches de Soros comme la France) sont furieux de voir leur candidat Fayulu relégué au second rang au profit du terne Tshisekedi. Pour le moment Kagame et l'Union africaine agissent pour le compte de nos chers banquiers internationaux pour faire invalider les premiers résultats de l'élection. Qu'en sera-t-il si Tshisekedi et ses alliés en Afrique et au Conseil de Sécurité tiennent bon ?

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Veille d'acte IX

11 Janvier 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Les régimes populistes, #Le monde autour de nous

Macron toujours abonné au discours du mépris. On veut exaspérer le mouvement des "gilets jaunes". Toujours plus de violence, pour en dissocier les modérés. Plus de répression, donc plus d'exaspération, donc plus de violence, et moins de gens qui osent manifester. Stratégie du pourrissement. Et ce boxeur gitan, un montage des CRS dont il aurait rejoint les rangs après avoir cogné  comme le prétendent certains ? Acte IX. On retient son souffle.

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Henri Genès

11 Janvier 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Souvenirs d'enfance et de jeunesse, #Béarn

Quand j'étais gosse vers midi ma mère disait souvent "Il n'est pas passé le facteur de Santa Cruz ?". Ca venait d'une chanson que parfois mon père fredonnait parfois (voyez toutes les versions qu'on ne trouve sur YouTube). Quand je disais "Je suis fatigué", mon père me demandait "fatigué de naissance ?". Quand on allait voir sa tante, qu'elle appelait tantine, ma mère ajoutait souvent "la tantina de Burgos". Elle aussi chantait parfois quelques morceaux de la chanson dont venait l'expression, et encore le "tango de Sidi Bel Abès"...

Je ne le savais pas - je l'ai découvert hier - mais toutes ces références renvoient au répertoire du comique Henri Genès, qui était au sommet de sa gloire à la fin des années 1950. Mes parents ne se connaissaient pas encore, ils avaient entre 25 et 30 ans. A l'époque mon père vivait à Laruns en vallée d'Ossau et travaillait comme électricien sur les chantiers de montagne ; ma mère était couturière à domicile près de Pau. Je suppose qu'ils entendaient ce genre de chanson sur leurs postes de radio le soir. Ca faisait partie de ces chansons rigolotes qui détendaient le prolétariat à la sortie du turbin, un peu comme le "Zorro est arrivé" d'Henri Salvador, ou les "Trois bandits de Napoli" d'Annie Cordy. Ca apportait de la fantaisie à leur quotidien assez routinier et ils avaient comme des petites décharges de dopamine dans la tête quand ils ressortaient ces petites allusions là.

Possible aussi qu'Henri Genès, qui était né à Tarbes, avec ses parodies de chansons espagnoles, comme les opérettes de Luis Mariano et de Georges Guétary flattait un peu leur sensibilité latine.

Moi je suis arrivé après tout ça. J'entendais leurs chansons sans trop leur demander de qui elles étaient, et le visage d'Henri Genès, dans mon enfance, était surtout celui d'un second rôle des grandes comédies avec Louis de Funès qu'on regardait à la TV. Pour la génération des années 1990-2000, ces "tubes" des années sont aussi préhistoriques que, pour moi,  l'était le "Viens Poupoule" de Felix Mayol que certains Béarnais dans les années 1930 avaient transformé en "say poupoulo". C'est de l'archéologique musicale...

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Bal de New York, Mélenchon et Drouet, Trump et les Kurdes

5 Janvier 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Débats chez les "résistants", #Grundlegung zur Metaphysik, #Christianisme, #Proche-Orient, #Donald Trump

Pour commencer un peu de sociologie des religions et sociologie de la surclasse transnationale, avec ce bal de Nouvel An : le bal "illuminati" (il a adopté lui-même cette dénomination car le terme est devenu très tape-à-l'oeil) de New York à 400 dollars dont ont rendu compte le New York Post, The Irish Sun, et beaucoup d'autres journaux à travers le monde. 800 invités. Vous y étiez ? Bon, cela dit à 400 dollars la soirée, cela fait plus "classe moyenne américaine" que véritablement "surclasse". En tout cas les symboles, eux, étaient bien ceux qu'Hollywood et l'industrie musicale nous balancent à longueur d'année. Masques façon "eyes wide shut", cornes du Baphomet, oeil d'Horus, danse rituelle sur une chaise comme dans les loges maçonniques (voyez ce clip - sauf si ce clip est faux, il y a eu un débat là dessus sans conclusion définitive) . Comme le disait un chrétien américain, le problème n'est pas que ce genre de soirée ait lieu, c'est la manière très positive dont en parle la presse pour banaliser et même faire rentrer dans la norme toutes ces références occultistes. A cause de cela le fils d'une mienne connaissance (qui a pourtant des parents athées et rationalistes) - âgé de 14 ans - a choisi le sommet de la pyramide à l'oeil d'Horus pour sa chaîne You Tube, il a un comportement très bizarre, met parfois une capuche en s'exclamant "je suis membre d'une secte", et verra sûrement sa vie marquée par des choses bien funestes auxquelles ses parents (qui il est vrai lui ont fait boire du Michael Jackson presque au berceau) ne comprendront rien, et qu'ils seront impuissants à combattre...

Bon, revenons en France. Vous avez vu cette amusante polémique ? le pitoyable Benoît Hamon s'étouffant d'indignation parce que Mélenchon dit du bien d'un certain porte-parole des Gilets jaunes nommé Drouet qui aurait voté pour Marine Le Pen. Sauf que tout cela part d'une intox du pathétique Aphatie, révélée par la grande Lancelin. Mélenchon hier dans un billet un peu trop long mais intéressant renvoyait au Drouet de 1791, celui qui a démasqué Louis XVI à Varennes.  Il fut député de la Montagne. Selon la fiche de Wikipedia Napoléon lui aurait remis la Légion d'honneur en lui disant qu'il a changé la face du monde. Je ne suis pas fan des Montagnards de 1793, mais je trouve ce genre de personnage quand même plus sympathique que l'exorciste youtubeur Allan Rich chantre du projet de reconstruction du troisième temple à Jérusalem (j'avais parlé de lui en 2017), qui parmi les dizaines de vidéos vides qu'il publie sur le Net, en consacre une à cracher sur les Gilets jaunes ici. Hommage aux Gilets jaunes lorsqu'ils sont victimes d'une répression inique - par exemple ceux qui à Angoulême sont poursuivis pour une décapitation symbolique d'un pantin à l'éphigie de Macron. Continuez de réprimer, et vous l'aurez vraiment, votre révolution.

L'allusion à Rich et au projet des Rothschild qu'il soutient en Palestine m'offre une transition pour parler de Trump qui restera sans doute dans l'Histoire comme le président qui a permis la restauration du troisième temple, où, selon l'Apocalypse, l'Antéchrist fera triompher la religion mondiale. Il a d'ailleurs à Jérusalem sa médaille du "nouveau Cyrus", comme l'avait anticipé à bon escient le pittoresque Lance Wallnau dont on a déjà parlé sur ce blog  il y a quinze mois. Je n'ai pas eu trop envie de revenir sur la manière dont il a abandonné les Kurdes, ce à quoi les Kurdes eux-mêmes sans doute s'attendaient (tout le monde sait que le gouvernement américain n'a pas de parole). La décision est visiblement due à la souveraineté acquise par le gouvernement syrien sur son espace aérien avec la livraison des missiles S-300 russes. Les Kurdes pour se protéger du sanguinaire Erdogan ont dû se tourner vers Assad qui pourrait réintroduire son armée à Manbij - malgré une photo diffusée par ses militaires il n'est pas sûr qu'il l'ait fait car le retrait américain pourrait être progressif. L'ex président Hollande a fait le malin en demandant au triste Macron de continuer à protéger le Rojava (comme si nos troupes pouvaient le faire seules). Belle victoire symbolique pour le gouvernement syrien en tout cas, auprès duquel même les Emirats arabes unis ont rouvert une ambassade et qui aura bientôt à nouveau sa place au sein de la Ligue arabe. Pauvre Fabius qui avait jugé péremptoirement que le président syrien ne "méritait pas de vivre"... (au fait vous saviez que "il ne mérite pas de vivre" est, dans la Bible, la phrase que les Juifs lancent contre Paul - voyez Actes 22:22 ? Assad devrait être flatté de cet écho dans les Ecritures). Mais bon, je ne veux pas trop me répandre en éloges sur Assad. Depuis que son gouvernement a signé l'accorde de Paris sur le climat, et fait la promotion d'un agent de Soros sur Twitter, je me méfie.

On imagine en tout cas que le redressement syrien doit faire rêver bien des peuples qui attendent aussi une justice de l'aide russe. Par exemple les Serbes qui font face à la création d'une armée du Kosovo (en violation de la résolution 1244 du conseil de sécurité de l'ONU) et de l'ouverture des frontières entre l'Albanie et la Kosovo (prélude à la Grande Albanie dont rêve Tirana depuis vingt ans).

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