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Le blog de Frédéric Delorca

Deux décès suspects

24 Octobre 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Les Stazinis, #Grundlegung zur Metaphysik

Le chrétien américain "A call for an uprising" avait alerté ses auditeurs sur Youtube en début de mois : dans la nuit du 13 au 14 octobre s'opèrerait une conjonction entre des rituels préparatoires d'Halloween et la pleine lune, toutes choses de nature à entraîner divers meurtres et sacrifices.

La canadienne Amazing Polly a repéré une mort suspecte au petit matin qui suivit cette nuit qui en rappelle tant d'autres (celle du cuisinier Anthony Bourdain, de la princesse hollandaise qu'on a évoquée à cette occasion là, de Jeffrey Epstein, de la mannequin marocaine qui, à Milan, s'apprêtait à dénoncer le satanisme de Berlusconi etc).

Cette fois-ci il s'agit d'une enquêtrice-procureure (attorney general), Rachelle Bergeron, tuée le lundi 14 octobre en faisant son jogging sur l'île de Yap dans le Pacifique (New York Post 15 oct). Elle enquêtait sur les trafics sexuels… Et elle avait 33 ans… 33 est un chiffre magique dans les milieux maçonniques et assimilés. Amazing Polly trouve étrange le récit diffusé dans la presse selon lequel le mari a enveloppé le corps dans une couverture pour l'amener à l'hôpital en camion, ce qui lui a donné l'idée d'enquêter. Cette affaire, selon elle, rappelle l'arrestation le 9 octobre d'un certain Paul Petersen responsable d'un réseau de trafic de femmes enceintes des îles Marshall vers l'Arizona pour vendre leurs enfants. Petersen était lié à des républicains anti-Trump comme Mitt Romney et McCain, le sénateur Jeff Flake (True Pundit 10 oct). Bergeron travaillait pour Sanctuary for Families, une association basée près de WallStreet, qui fournit des avocats pour les affaires de violences domestiques et trafics de prostitution et qui est engagée pour la réglementation des ventes d'armes, le genre d'association qui recevait beaucoup d'argent de l'establishment dans ses dîners de charité. Sa proche amie citée par la presse à son décès, Julie Hartup, est une mormone de l'Utah qui a créé une ONG d'étude des raies mantas qu'Amazing Polly soupçonne de cacher quelque chose de plus sérieux. Ghislaine Maxwell, la maquerelle d'Epstein elle aussi avait une organisation de conservation de la haute mer, Terramar, qui opérait aux îles Marshall en 2015 et qu'elle a liquidée juste après l'arrestation d'Epstein. Une proche de Tony Podesta, Sylvia Earle, travaille aussi avec son "Mission Blue" à la sanctuarisation écologique des mers du Pacifique Sud (elle a employé Maggie Nixon dans un court métrage, Maggie Nixon est la petite fille dont la photo avec Obama la liait avec le Pizzagate avait été soulignée par Qanon). Amazing Polly pose la question : quel rapport entre cette enquêtrice chargée du trafic humain assassinée et ce monde de la conservation des océans lui même lié aux trafics humains ?

Amazing Polly rapproche cet épisode d'un autre décès qui présente des caractéristiques douteuses, celuis de la PDG d'une boîte de conception d'applications informatiques (Tinker Ventures) basée dans l'Utah Erin Valenti. Cette femme avait disparu depuis le lundi 7 octobre, date à laquelle, étant en Californie pour une conférence sur les technologies de pointe (dans la Bay Area) elle avait prévenu ses parents à New York qu'elle venait de manquer un vol pour rentrer chez elle. Elle avait alors passé une série d'appels téléphoniques étranges dans lesquels elle disait "C'est tout un jeu, c'est une expérience de pensée, nous en sommes à la matrice." Son mari (qui est psychologue) a déclaré qu'elle n'avait aucun antécédent de maladie mentale (Mercury News 11 octobre 2019).

Le vendredi 11 octobre son corps a été retrouvé à l'arrière de sa voiture de location à San José (quartier d'Amalden) non loin de la géolocalisation de son dernier appel qui avait été communiquée à la police. La famille a accusé cette dernière d'avoir manqué de diligence dans les recherches qui lui avaient été demandées en début de semaine. "Les habitants du quartier paisible et huppé, où citrouilles, crânes en plastique et autres accessoires festifs d'Halloween ornent de grandes maisons, tentaient de comprendre comment le corps de la jeune femme avait été là - presque à la vue de tous - pendant peut-être des jours" notait le Mercury News.

Cette femme elle aussi avait 33 ans, et allait en avoir 34 le 16 octobre.

Amazing Polly note que sa boîte, Tinker Ventures avait posté sur Twitter le 21 mai 2018 "Télépathie, est-ce que ça peut être vrai, sommes nous prêts?" et "le 12 juin "Contrôle mental = Neurocontrole, l'avenir des interfaces cerveau-machines n'est pas invasif", ce qui renvoyait à un article de mai 2018 sur la société CTRL Labs, dirigée par le neuroscientifique inventeur d'Internet Explorer Thomas Reardon se lançait avec Google et Amazon dans un programme de recherche sur ces nouvelles interfaces qui pourraient permettre un jour de lire à l'intérieur des neurones sans entrer en elles. Amazing Polly se demande si Erin Valenti n'est pas morte parce qu'elle en savait trop sur les projets de ses collègues en matière de manipulation neuronale à distance et leurs expérimentations sur des êtres humains.

Le sujet du transhumanisme, celui de l'occultisme, et le Big Business se recoupent une fois de plus.

Vidéo du 30 mai 2020 sur la mort d'Erin Valenti

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Un air de 1999

22 Octobre 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le quotidien, #Souvenirs d'enfance et de jeunesse, #Actualité de mes publications, #Colonialisme-impérialisme, #La gauche

Irak, Liban, Equateur, Chili. Les peuples sont en colère.

Moi, je reçois des échos du temps où je militais contre le bombardement de la Serbie, en 1999, il y a vingt ans. Ce matin, je téléphone à celui que, dans mon livre "L'ingérence de l'OTAN", j'avais appelé "Vladimir Delfuego". J'emploierai, pour exposer le contenu de notre conversation, les pseudonymes que j'ai utilisés dans toutes mes autobiographies. 

"Cher ami, tu as une meilleure santé que la mienne. Tu sais, j'ai 77 ans. Je voulais te proposer un travail de la part du Missionnaire. Il me l'a proposé à moi, mais je ne peux pas. Tu sais, je suis très investi sur le dossier syrien. Et puis je me bats au sein de notre petit parti communiste dont la direction vient d'être prise par un stalinien orthodoxe admirateur de la Corée du Nord auquel je suis opposé. J'ai aussi mon journal à six cents abonnés.

Et puis, j'ai été très ami avec François Houtart qui était très marxiste et très chrétien qui a fini ses jours en Equateur. Quand il était venu chez moi il y a quelques années, je lui avais exposé ma conception de la responsabilité des calvinistes dans l'avènement du capitalisme. Il avait trouvé ça intéressant et m'avait conseillé d'écrire là dessus. Je commence à réunir les notes prises.

Le Missionnaire voulait me confier ce travail, mais je l'ai refusé par manque de temps. Je lui ai dit que, par contre, tu serais qualifié pour le faire. Il m'a répondu : "Ce serait très bien que Frédéric le fasse, mais je ne sais pas si Frédéric va l'accepter, nous avons eu un petit malentendu par le passé." Il s'agirait de diriger un livre d'une dizaine de contributeurs sur Julian Assange. Tu sais qu'il a une petite maison d'édition ici en Belgique".

J'ai accepté la proposition, tout en précisant ne pas avoir le souvenir d'avoir eu un différend avec le Missionnaire. J'ai de la sympathie pour Assange et c'est un sujet assez "transcourant" qui a aussi une dimension importante contre le "Deep State" américain et les clintoniens.

J'observe que Vladimir parle du protestantisme et du capitalisme juste après que j'eusse écrit à ce sujet hier soir. La référence à Houtart fait écho à mes interrogations sur la théologie de la libération et le synode amazonien. Ce sont des synchronicités intéressantes.

Je suis très marqué par le souvenir de 1999 depuis le décès de Maja Nikolic le 4 septembre dernier. Hier un film aussi me renvoyait à 1999. Il est sans doute logique que mes attaches bruxelloises me rattrapent dans ces circonstances.

S'il faut revenir au militantisme et prendre le Thalys de temps à autre, acceptons le. Je ne retournerai pas à la politique avec la passion enthousiaste de mes 29 ans, ni avec l'ivresse narcissique qui l'accompagnait, mais avec un sentiment du devoir, de l'obéissance, à l'égard de notre Créateur.

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Bilan d'un engagement de vingt ans

14 Octobre 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Ecrire pour qui pour quoi

Ce blog a atteint hier un record de désaffection, alors même qu'il n'a jamais eu autant d'abonnés.

Je comprends tout à fait qu'il soit aussi peu lu. En vingt ans d'engagement politique, je n'ai jamais su être vraiment fédérateur. Pendant la guerre du Kosovo j'ai cru pouvoir faire le pont entre Bourdieu, Bricmont, Debray etc mais ce rêve n'a duré que quelques semaines avant le renversement de Milosevic. L'Atlas alternatif fut un effort pour dépasser les clivages entre communistes, anarchistes, altermondialistes et autres, mais l'éditeur empêcha qu'un réseau fût construit autour de cela. J'ai cru que mon détachement à "Brosseville" (une municipalité de la région parisienne où j'étais en charge des relations internationales) entre 2009 et 2012 me permettrait de lancer un mouvement anti-ingérence sur de nouvelles bases, mais ce ne fut pas le cas. Je manquais de persévérance et de talents diplomatiques pour cela.

Ma conversion chrétienne après mon passage par les médiums a encore compliqué les choses, car sur les questions sociétales je me suis éloigné du vivier de gauche où j'avais grandi sans pour autant rejoindre la droite conservatrice dont je rejette beaucoup de préjugés. Parmi mes rares lecteurs des années 2000, beaucoup étaient rationalistes et n'ont pas compris que je prenne au sérieux la présence des entités invisibles, ni les recherches de ceux qui enquêtaient sur les sociétés secrètes et la manipulation du réel par l'ésotérisme.

J'ai tenté de tenir cette ligne de recherche sur l'occultisme en même temps que celle de l'engagement politique concret, à la différence des complotistes qui souvent tiennent pour dérisoire l'action dans le réel (autre que rituelle) dès lors que tout est censé être surdéterminé par une matrice politico-médiatico-financière trop saturée de pièges et illusions en tout genre pour que quoi que ce soit d'efficace puisse y être fait. Les gens ne pouvaient pas me suivre sur cette double orientation.

Ajoutez à cela le fait que mes textes sont assez ardus, l'esthétique de ce blog assez médiocre, sa visibilité nulle, tout comme celle des Editions du Cygne qui n'ont jamais vraiment cherché à faire connaître mes livres (elles n'en avaient d'ailleurs pas les moyens). Au total le monde d'Internet ne retient mon nom que pour les deux livres sur la Transnistrie et l'Abkhazie (alors que celui sur la Serbie ou celui sur le populisme valent sans doute mieux, mais bon...). Sur cette base, on ne peut pas construire une oeuvre vraiment utile, élaborée, qui affine ses fondements à mesure qu'elle s'actualise. On ne peut que faire du pointillisme, manifester une présence ténue, sporadique, entre deux obligations professionnelles ou personnelles d'un tout autre ordre.

Il est normal que ce mode de présence au monde au bout de vingt ans (puisque j'ai débuté avec mon premier site d'info alternative il y a deux décennies) s'essouffle complètement et ne rallie que très peu de suffrages auprès du public (voyez le nombre de "likages" de mes billets, toujours égal à zéro depuis un mois).

La question de l'abandon complet de ce blog (comme de l'écriture de livres) se pose à nouveau. Les autres fois où je l'ai avancée, il s'est parfois trouvé des lecteurs pour me suggérer de persévérer, de continuer à écrire parce que cela les intéressait. Mais à l'époque le niveau statistique de mon lectorat était plus élevé. Je ne pense plus du tout que mon travail sur cette plateforme désertée soit maintenant utile à quiconque, et donc ne vous étonnez pas si vous ne trouvez plus de nouveau billet sur ce blog dans les mois qui viennent.

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Que la Terre entière m'ait autant vomi, toute ma vie durant, voilà le grand mystère.

Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom; mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé (Matth 10:22)

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Le retrait américain de Syrie profite aux Islamistes

13 Octobre 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #Proche-Orient, #Débats chez les "résistants", #Donald Trump

La décision de Trump de retirer ses troupes du Nord-Est de la Syrie - que certains attribuent aux intérêts économiques personnels du président américain qui a construit deux tours à Istanbul (menacées de nationalisation par Erdogan)  - si elle a le mérite de respecter la souveraineté syrienne, dans un premier temps profite surtout à la cause islamiste soutenue par Erdogan. D'une part parce que la Turquie en a immédiatement profité pour franchir la frontière syrienne et bombarder les Kurdes (pour créer une zone tampon sur 30 km, suivant semble-t-il un accord pré-défini avec Washington); d'autre part parce que les islamistes de Daech du coup ont les mains libres soit pour s'évader des camps (par exemple 895 djihadistes se sont enfuis du camp Eyn Isa aujourd'hui, on parle de 70 000 combattants et familles de Daech contrôlés par les YPG dans ces camps), soit pour passer à l'offensive comme ils le font à Raqqa.

L'avancée turque est à mettre en parallèle avec le fait qu'il y a huit jours la Turquie a décidé d'ouvrir en toute illégalité trois facultés dans le Nord de la Syrie qui dépendront de l'Université turque de Gaziantep : une faculté des sciences islamiques à Azaz, une faculté d'éducation à Afrin et une faculté d'économie et de sciences administratives à Al-Bab, ce qui consacre l'annexion de fait du Nord de la Syrie à la Turquie.

En France Jean-Luc Mélenchon, qui, il y a quelques années, appelait au boycott économique du gouvernement syrien, se réjouit aujourd'hui de ce que ce dernier soit finalement appelé à servir de rempart contre l'invasion turque : "Excellente nouvelle. L'armée syrienne va défendre son pays contre l'invasion de l'armée d'Erdogan et de leur supplétif djihadiste. La France doit les aider." écrit-il sur Twitter.

Il est en effet légitime que le gouvernement syrien reprenne le contrôle de cette région, mais déplorons le faux espoir que les Occidentaux ont donné aux Kurdes pendant des années et  la manière brutale avec laquelle ils y mettent fin.

Ce dessin décrit comment le YPG et sans doute beaucoup de monde au Kurdistan syrien voient la situation :

Hommage à Mme Hervin Khalaf 35 ans, sauvagement violée et lapidée à mort par des miliciens islamistes pro-turcs (Ahrar al-Sharqiya ) aujourd'hui sur une autoroute près de Hassaké. Elle était secrétaire générale du Parti pour l'avenir kurde, un parti qui avait des difficultés avec les YPG et le PYD au pouvoir au Kurdistan syrien, car il défendait seulement une représentation proportionnelle des Kurdes au sein des institutions syriennes. Hommage aux centaines de personnes qui meurent en ce moment du fait de l'offensive turque, victimes de la trahison américaine, comme l'ont été tant d'alliés de Washington avant eux.

 

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Opération anti-castriste du lobby de l'ingérence

13 Octobre 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #Le monde autour de nous, #George Soros

 

Hier la présidence de l'Union des journalistes de Cuba (Upec) a publié un communiqué dans lequel elle dénonçait le fait que les journalistes des médias publics cubains ont reçu des messages et des appels téléphoniques de l'Institut de la presse et de la société (IPYS), leur annonçant qu'ils avaient été sélectionnés pour un concours de chroniques sur les affaires cubaines auxquels ils n'avaient pas participé et que cet institut parraine.

L'Upec précise que l'IPYS est l'organisation la plus importante du groupe GALI (groupe andin des libertés informationnelles), qui canalise les fonds destinés à l'ingérence et à la subversion d'agences américaines face à des «violations de la liberté d'expression». Elle a mené des campagnes de calomnie contre Rafael Correa et Evo Morales entre autres et compte parmi ses principaux notateurs l'Organisation des Etats d'Amérique, le National Endowment for Democracy (NED), lié à la CIA, et Open Society Foundations (OSF) de George Soros. L'opération de corruption des journalistes s'appelle CUBACRÓN, l'IPYS a produit un communiqué pour la justifier après la critique des autorités cubaines.

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Le communisme chrétien

12 Octobre 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Christianisme, #La gauche, #Divers histoire

Le collectivisme, la mise en commun des biens, n'est pas une simple option dans le christianisme. C'est une organisation économique qu'imposent les textes sacrés eux-mêmes : « Tous les croyants sont unis et ils mettent en commun tout ce qu’ils ont. Ils vendent leurs propriétés et leurs objets de valeur, ils partagent l’argent entre tous, et chacun reçoit ce qui lui est nécessaire. Chaque jour, d’un seul cœur, ils se réunissent fidèlement dans le temple. Ils partagent le pain dans leurs maisons, ils mangent leur nourriture avec joie et avec un cœur simple »(Actes des Apôtres 2, 43-46). « Personne ne dit : « Cela, c’est à moi ! », mais ils mettent tout en commun. […] Parmi eux, personne ne manque de rien. En effet, tous ceux qui ont des champs ou des maisons les vendent, ils apportent l’argent de ce qu’ils ont vendu et ils le donnent aux apôtres. Ensuite, on distribue l’argent, et chacun reçoit ce qui lui est nécessaire. Il y a ainsi un certain Joseph, un lévite né à Chypre. Les apôtres l’appellent Barnabas, ce qui veut dire « l’homme qui encourage ». Il a un champ, il le vend, il apporte l’argent et le donne aux apôtres » (Actes des Apôtres 4, 32-37).

En ce sens le christianisme est spontanément communiste. Et le marxisme n'est qu'une version matérialiste, non inspirée, et donc vouée à l'échec et à la tyrannie, du communisme chrétien. On ne compte plus les expériences communistes en milieu protestant (voir Wikipedia) ou catholique (par exemple chez les Jésuites du Paraguay).

Mais il semble bien qu'avant la Réforme (et ses effets funestes) toute l'Eglise était très portée vers le socialisme, même si elle n'a jamais sauté de le pas de l'imposer à tous.

Dans ses évocations des grandes figures du catholicisme social ("Autour du catholicisme social") à la fin du XIXe siècle, l'académicien Georges Goyau décrivait le congrès "Catholic Truth Society" réuni à Nottingham le 3 septembre 1898, en plein capitalisme triomphant dans une Angleterre rothschildienne phare de la finance mondialisée, comme un temps fort de la réflexion sociale de l'Eglise romaine, et mettait notamment en exergue (p. 232-235) l'intervention du bénédictin Dom Gasquet, qu'il résume ainsi

« Nos ancêtres catholiques, déclare-il, ne connaissaient pas la distinction du riche et du pauvre sous l'aspect qu'elle a pris dès que les principes protestants eurent affirmé leur suprématie et dès que le paupérisme, distinct de la pauvreté, fut reconnu comme une inévitable conséquence de la civilisation moderne. » Et Dom Gasquet, à l'appui de cette affirmation, allègue les sermons populaires, les décisions des évêques et des synodes, les livres pour l'instruction du clergé et des fidèles, qui furent comme la norme d'après laquelle se formait et se guidait la conscience catholique sociale au moyen âge. « Les riches et les lords, enseignait l'auteur de Dives et Pauper, sont les baillis de Dieu, chargés de prendre des mesures pour le pauvre peuple et de l'assister » ; et le terrible auteur, évoquant le jugement suprême, mettait sur les lèvres de Dieu cette sommation : « Riches, rendez compte de votre bailliage. » On comprend qu'au temps où ces principes faisaient loi le paupérisme n'existait point : Dom Gasquet le salue comme une nouveauté douloureuse, contemporaine des Tudors, comme un « produit particulier, qui fit son apparition sur les ruines des institutions catholiques détruites par cette dynastie ».

Car le vieux droit social chrétien ne planait pas seulement comme un idéal par-dessus la mêlée des égoïsmes humains ; il avait pour corollaire et pour sanction des institutions précises, et Dom Gasquet, faisant un choix entre elles, étudie, tour à tour, les biens d'Eglise et les guildes. Spes pauperum, l'espérance des pauvres : voilà la touchante périphrase sous laquelle le moyen âge, en Angleterre, désignait les biens d'Eglise. « Ceux qui ont les bénéfices et les biens de la sainte Eglise, reprenait l'auteur de Dives et Pauper, ont pour mission principale de donner des aumônes et d'avoir soin des pauvres gens. A celui qui dépense pour son luxe et pour un stérile étalage les aumônes de l'autel, le pauvre peut dire à juste titre : C'est notre bien que vous gaspillez ainsi en pompe et en vanité ! Ce que tu gardes de l'autel pour toi au-delà de tes légitimes besoins d'existence, c'est une rapine, c'est un vol, c'est un sacrilège. » Les canonistes et les professeurs de droit, survenant à leur tour, définissaient et discutaient les voies par lesquelles le pauvre d'une paroisse pouvait revendiquer son droit à une part des revenus ecclésiastiques; cette part était, en général, d'un tiers de la dîme. Par surcroît, à beaucoup de paroisses étaient attachées des chantries, sortes de chapelles auxiliaires, dont le desservant, en même temps qu'il célébrait la messe pour les bienfaiteurs ou les fondateurs de la chantry, devait s'occuper des pauvres : les revenus attachés à cette chantry ne permettaient pas seulement au prêtre de vivre de l'autel; ils lui permettaient, aussi, de porter aide aux misères environnantes ; la fondation pieuse et la fondation de bienfaisance se mêlaient étroitement dans le cadre de la chantry, institution évangélique par excellence, puisque Dieu et le pauvre, simultanément, y étaient honorés et servis. De leur côté, les guildes, remplissant tout à la fois l'office de sociétés de bienfaisance et l'office de Trade Unions, s'occupaient de fixer la législation du travail et offraient au pauvre les services que les associations pour frais funéraires, les hôpitaux, les bureaux d'aumônes ont rendus dans la suite ; elles devaient à leurs membres mêmes le fonds commun dont elles se servaient pour faire le bien ; chacun contribuait à améliorer la situation de tous, et tous celle de chacun; et Dom Gasquet ne craint pas de qualifier de « collectivisme chrétien » l'ensemble de principes dont résultaient ces organisations.

Il fallut peu de temps à la Réforme pour les réduire à l'état d'archaïsme. « L'idée fondamentale de la démocratie chrétienne, continue notre rapporteur, est de fonder l'ordre social sur ce principe chrétien que la propriété est un fidéi-commis plutôt qu'un droit de possession absolue et individuelle. La Réforme, au contraire, substitue à la notion du collectivisme chrétien la notion de l'individualisme comme base de la propriété. » Les textes affluent, les chiffres se pressent : textes et chiffres attestent combien furent néfastes les conséquences de ce changement et témoignent que la rupture avec les maximes fondamentales de la démocratie chrétienne fut le crime social de la Réforme. « Ce fut une révolution, dit Dom Gasquet, mais non une révolution au sens ordinaire. Ce fut un soulèvement, non des masses contre les gouvernements, non des affamés et des miséreux contre les gens aisés, mais véritablement le soulèvement du riche contre le pauvre et la main mise des puissants sur les fonds et les propriétés que des générations de bienfaiteurs avaient affectés au soulagement des nécessiteux. » M. Thorold Rogers, dont la compétence est indiscutable en ce qui regarde l'histoire économique de l'Angleterre, est appelé en témoignage par Dom Gasquet : avant la Réforme, il nous fait assister à l'épanouissement d'une sorte d'âge d'or, durant lequel les travailleurs sont protégés par leurs guildes, durant lequel s'émancipe l'initiative des artisans, et durant lequel enfin les paysans deviennent, progressivement, de petits propriétaires; au lendemain de la Réforme, nous assistons, au contraire, à l'élaboration de douze actes successifs du Parlement, destinés à la répression de la misère ; la face de l'Angleterre est véritablement modifiée ; mais, au point de vue du bien social, cette modification est un désastre. Confisqués les biens d'Eglise, et confisquée la fortune des guildes;

tout cela passe à des spéculateurs qui en usent suivant les maximes nouvelles du droit de propriété ; le capital paroissial, dont parfois deux tiers étaient destinés aux pauvres et un tiers seulement au culte, est intégralement réclamé par la couronne, et les pauvres sont déshérités, du jour au lendemain, en même temps que le Dieu du papisme». Du même coup, démocratie chrétienne et catholicisme romain sont renversés; et les déceptions sociales qui succèdent à cette ruine sont une leçon qui a la portée d'une revanche."

Ainsi, du point de vue de ce moine historien, les effets de la réforme protestante sont bien comparables à ceux de la révolution néo-libérale des années 1980 (laquelle est aussi née dans le monde protestant anglo-saxon) sur notre époque. E. Michael Jones a aussi développé ce thème récemment à propos de l'interdiction du prêt à intérêt et de la banque par le catholicisme (Hillaire Belloc disait la même chose dans les années 1900). Ces auteurs sont en cela plus radicaux que Karl Polanyi qui ne décelaient la victoire du capitalisme en Angleterre que dans les lois du début du XIXe siècle.  Sous prétexte d'un faux retour à la Bible, le protestantisme a cassé l'inspiration communiste du christianisme. Mais un retour honnête aux Ecritures implique nécessairement une sympathie pour le collectivisme.

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Marlène Schiappa et la banalisation de la sorcellerie

10 Octobre 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Grundlegung zur Metaphysik, #Le monde autour de nous, #Les rapports hommes-femmes, #Bill Gates

Dans "Elle" ce mois-ci (et la nouvelle est reprise par de nombreux médias), la Secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, Marlène Schiappa avoue ses attaches avec la sorcellerie (je remercie la lectrice qui m'a alerté à ce sujet).

« Vous êtes assez marquée par l’univers de la magie et de la sorcellerie, comment l’expérimentez-vous personnellement ? »

Marlène Schiappa hésite à répondre à cette question, nous dit-on, « parce qu’on va [la] soupçonner de jeter des sorts aux gens » puis se lance. Elle affirme ne pas tirer les cartes ou ne pas envoyer de « formules de protection » par SMS, comme certaines de ses amies, mais admet que « comme la plume de Dumbo », « cela donne confiance ». Elle évoque également ses racines corses, et « les mythes et la magie » qui y subsistent, et dit avoir recours à ces « croyances » qui « donnent confiance ».

« Je suis originaire de Corse, dit-elle, et, dans mon village, les mythes et la magie font partie de nos légendes depuis toujours. On y pratique encore parfois des rituels pour enlever le mauvais oeil. Par exemple, j’ai du corail autour du poignet et un bracelet avec le chiffre 4. Ces croyances donnent confiance. » Puis elle précise que ses amies sont tarologues, et renvoie à Mona Chollet (du Monde Diplomatique...).

Ne vous y trompez pas : cela n'a rien d'un aveu spontané. Les petites confidences sur la sorcellerie de la part de gens connus ("the influencers") font partie d'un agenda planétaire, tous les pays ont les leurs à intervalles réguliers, et sur le mode de la répétition qui est la base du mind control.

Il y a un mois la célèbre actrice Jennifer Aniston défrayait la chronique de tous les médias mainstream en ligne en avouant organiser depuis vingt ans un "cercle de déesse" ("Goddess circle") avec ses amies dans lequel elle faisait des rituels pour assurer sa bonne fortune. 

La presse féminine est particulièrement aux avant-postes pour la réalisation de cet agenda. 

Il y a neuf mois, dans Grazia n°474 du 21 décembre au 10 janvier 2019, en p.128 la rubrique "Culture" présentait une critique du livre "Paris occulte" de Bertrand Matot qui vantait le Paris "magique et babylonien" du Sar Peladan, de Satie, de Knopff entre 1850 et 193. "Bertrand Matot, raconte chaque pic de cette fièvre ténébreuse qui enveloppa la ville. Désormais, on peut le dire : Paris s'ennuie", pouvait-on y lire. Trente pages avant, y trouvait une interview justement de Mona Chollet, l'inspiratrices de Marlène Schiappa, qui, au nom du féminisme, veut réhabiliter la sorcellerie. Un refrain qu'on connaît bien. L'alibi : la tolérance, le respect de la "rationalité" spécifique des femmes, le droit à la différence et même... l'amour de la nature et de notre pôôôvre planète en danger (le réchauffement climatique). Elle s'y disait juste un peu embêtée que le capitalisme récupère un art si noble dans une logique de marché. "Ca m'agace un peu, dit elle en p. 92. Quand un magazine décrit la "sorcière parfaite", cela revient à rhabiller vaguement les comportements traditionnels et à nous faire acheter des bougies, des huiles essentielles et des cristaux". Puis elle ajoute (très loin de la neutralité sociologie) : "Mais je dois avouer que je n'y suis pas complètement hermétique. La fascination pour les fioles, ça marche aussi pour moi !" Ben voyons...

En août 2017 le magazine Avantages expliquait qu'une "nouvelle génération d'extralucides ringardise Mme Irma et sa boule de cristal". Les articles sur plusieurs pages vantaient la voyance, les talismans, le spiritisme, et incitaient les lectrices à "introduire de la magie dans leur vie". En juillet dernier Madame Figaro vantait les nouvelles formes de médiumnité sur Internet. On pourrait multiplier les exemples.

Evidemment la presse féminine n'est pas la seule sur ce créneau. M6 en octobre 2017 vantait la médiumnité spirite en mettant en garde contre les arnaqueurs (mais pas contre les dangers spirituels de cette pratique). En février dernier la revue Sciences Humaines à la rubrique "spiritualité" reprenait les sottises de Mona Chollet sur le thème du culte de la nature et la réhabilitation de la sorcellerie comme base du féminisme (voyez là dessus l'agenda de la Creative artists agency aux Etats-Unis).

Le but de tous ces articles est de faire croire qu'il existe une "bonne sorcellerie", un "bon contact" avec les entités de l'au-delà, une petite magie "soft", écolo, bienveillante et gentille, à l'opposé de la magie noire, un peu comme dans les années 1980 on vous vantait le "gentil Michael Jackson" contre le "diabolique Prince" (alors que les deux avaient la même allégeance à l'Oeil d'Horus...).

Vous noterez que la tactique est insidieuse. On instille le poison à petites doses juste pour liquider peu à peu ce qu'il reste de petites réticences judéo-chrétiennes. Marlène Schiappa avoue "seulement" qu'elle a quelques talismans, quelques formules fétiches etc, pour ne pas qu'on la "soupçonne de jeter des sorts" avoue-t-elle. Personnellement, je suis absolument convaincu qu'elle fait beaucoup plus que cela, et qu'elle fait partie d'une société maçonnique ou paramaçonnique ésotérique. Tout comme je ne crois pas qu'Emmanuel Macron ne sait pas ce qu'il fait quand, après son élection, il effectue un V de la victoire en forme d'équerre devant la pyramide du Louvre, ou quand il s'affiche à New York, dans une cérémonie organisée en 2018 par Bill Gates, avec une petite DJ androgyne africaine dont le clip "Deceiver" chargé de pyramides est une moquerie adressée aux chrétiens de son continent, ou encore quand le gouvernement laisse organiser une cérémonie luciférienne aux Invalides. Tous ces gens sont impliqués dans beaucoup plus d'actions occultistes qu'ils ne veulent l'avouer. Ils sont tenus au secret. Parfois on découvre les choses trente ans plus tard, à la faveur d'une confidence d'un proche, parfois jamais.

N'oublions pas que la secrétaire d'Etat de Macron, primée par le Grand Orient de France en novembre 2017 (pas pour ses romans érotiques), est fille de l'historien trotskiste Jean-Marc Schiappa, l'un des vieux cadres lambertistes de l'OCI (Organisation communiste internationaliste). Pierre Lambert son fondateur était membre du Grand Orient de France, et la direction du Parti ouvrier internationaliste lambertiste dans les années 2010 était liée à la franc-maçonnerie au travers de la Libre pensée dont le vice-président Christian Eyschen.

Sans doute la confession à Elle de Mme Schiappa est-elle un aveu édulcoré qu'elle nous offre. Mais, comme celui de Jennifer Aniston et d'autres stars, c'est un aveu destiné à conditionner les masses, préparer le terrain, petit à petit, comme les films de Disney, à quelque chose d'autre, quelque chose de beaucoup moins souriant, de beaucoup moins bénin (à supposer d'ailleurs que cette étape là soit si bénigne, car, chacun, dans l'Au-delà, devra en rendre compte, et l'addition sera peut-être plus salée qu'on ne le croit, même pour ceux qui se disent chrétiens : voyez ce témoignage). Ce qui sera la seconde vague de l'occultisme, un jour, que nos dirigeants connaissent peut-être déjà mieux qu'ils ne l'avouent, sera vraisemblablement terrifiante si on les laisse nous entraîner sur cette pente.

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A la ville comme à la scène : le vampirisme

10 Octobre 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Cinéma, #Grundlegung zur Metaphysik, #1950-75 : Auteurs et personnalités, #Barack Obama

C'est un thème que j'ai traité à propos dans mon billet sur les Epipens et l'adrénochrome : les films de vampires mettaient en scène de vrais occultistes, et les scènes étaient jouées comme des cérémonies réelles d'invocation des esprits : voir le témoignage de Christopher Lee à ce sujet en 1975. De sorte que le public sans le savoir quand il regarde ce genre de film participe à la cérémonie et en reçoit les effets.

Bela Lugosi l'acteur toxicomane qui avait joué Dracula dans un film de 1931  était un occultiste. Cindy Lee (nièce du producteur de film d'horreurs Frank Robert Saletri assassiné en 1982 dans l'ancienne maison de Lugose, elle habite à Phoenix Arizona), dans un documentaire "Deadly Possessions" de Zak Bagans datant de 2016, explique qu'elle possède le miroir qu'il utilisait pour ses rituels et la voyance qui a causé tant de meurtres et suicides dans sa famille qu'elle l'a donné au musée de Zak Bagans à Las Vegas.

J'avais du coup posé la question de la participation de David Bowie (disciple du sataniste Aleister Crowley) et Catherine Deneuve (qui entre autres a chanté en duo avec l'homme qui avait l'anneau d'Aleister Crowley, Malcom McLaren) à l'histoire de vampires "The Hunger" (Les Prédateurs) et l'espèce de culte que la troisième actrice Susan Sarandon organise autour de ce film dans ses restaurants "Spin Ping Pong" dont le nom évoque la pizzeria Ping Pong Cosmet de Washington DC, repaire d'Obama, Clinton, Soros and co, dont le patron mettait en scène des enfants torturés sur les réseaux sociaux.

Il y a identité entre la ville et la scène pour les films de vampires, comme il y en a aussi dans les films de sorcellerie, puisque toutes les actrices d'Hollywood qui ont joué des rôles de sorcières pratiquent aussi la sorcellerie dans la vie courante : voyez Asia Argento, Rose McGowan, Alyssa Milano. Cela rejoint aussi le fait que les plateaux de TV aux Etats-Unis deviennent des exercices d'humiliation publique qui sont en fait des rituels maçonniques : voir le cas de Kristen Wiig, Julia Roberts, ou encore la semaine dernière Taylor Swift comme l'a analysé Paul Romano ici.

Il s'avère que l'implication des acteurs de films de vampires dans l'occultisme se vérifie aussi en France. Dans le cadre de son enquête sur l'arrestation de Jean Moulin,  "La diabolique de Caluire" (1999), le regretté Pierre Péan dressait le portait de la médium Lydie Bastien qui fut à l'origine de l'arrestation mais fut protégée à la Libération par un autre médium fondateur de la direction du contre-espionnage français (la DST). L'ancien policier Roger Facon, qui a écrit en 2017 un livre impressionnant sur la tradition templière et l'alchimie dans certains milieux anarcho-syndicalistes du bassin minier du Nord, autour notamment de la verrerie (il faudra que je vous en reparle à l'occasion, notamment de sa thèse selon laquelle la Première Guerre mondiale est arrivée en partie à cause des momies égyptiennes en Europe) décrit par le menu les pratiques satanistes de cette dame dans les beaux quartiers de Paris. A Montparnasse, rue Jules Chaplain,  Louise d'Hour, actrice des films de vampires de Jean Rollin, chantait au Boucanier, le bar-discothèque que possédait cette Lydie Bastien (laquelle était très influente et haut placée dans le monde rosicrucien/AMORC).

Sur ce blog DJ Tytoon un ancien habitué du Boucanier, raconte que dans les années 70-80 on y dansait "sur Joy's division, Bauhaus, Christian Death, les Virgin Prunes,les Sisters of Mercy, the Cure et autres Siouxsie and the Banshee." (Vous noterez que j'ai évoqué Sisters of Mercy et Bauhaus à propos des Epipens, les autres groupes cités sont aussi liés à l'occultisme). Il la décrit comme une adjointe de Lydie Bastien et cite un article qui la présente comme étant dans la vraie vie "un peu vampire, un peu sorcière, beaucoup médium"...

Le monde des films fantastiques autour des vampires est un bon filon à suivre pour comprendre l'occultisme maléfique dans la haute société européenne et américaine. Les diverses productions culturelles qui folklorisent ce thème, en font un sujet d'humour, le relèguent dans le domaine de l'imaginaire et de la fantaisie sont un paravent utile à des pratiques sordides et bien réelles qui se passent régulièrement autour de nous les jours de pleine Lune, d'Halloween etc, et qui sont le moteur spirituel des problèmes de ce monde.

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En Equateur, Macron fait des émules

6 Octobre 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca

A l'heure où le ministre de l'intérieur français Castaner responsable de blessures graves sur des centaines de gilets jaunes est fragilisé pour avoir laissé un stagiaire intégriste musulman commettre un assassinat à la préfecture de police, à Quito, le gouvernement qui a laissé la police britannique arrêter Julian Assange après l'avoir séquestré a aujourd'hui la main lourde contre les manifestations provoquées par une hausse du prix du carburant sur ordre du FMI.

Le 3 octobre, trois policiers traînent un homme sur plusieurs mètres à Cuenca, des passages à tabac à Guaranda, à Quito la police agresse des journalistes d'El Comercio. Bilan 19 blessés et 20 journalostes agressés. La comission interaméricaine des droits de l'homme dénonce l'usage excessif de la force.Le président traître Lenin Moreno proclame l'état d'exception.

Le 5 octobre un étudiant en droit perd un oeil à Quito en recevant un lacrymogène à la figure (l'usage des lacrymogènes est excessif en Equateur comme en France). En province les Indigènes amérindiens visés par les militaires se mobilisent. La Confédération des nationalités autochtones de l' Équateur (Conaie) annonce qu'elle "déclare un état d'exception dans tous les territoires autochtones". Elle diffuse sur ses réseaux sociaux des vidéos et des images de blessés. Dans l'un d'entre eux, un jeune homme apparaît avec une hémorragie à l'œil après avoir été touché par un projectile lors d'une confrontation entre manifestants et soldats à Latacunga , dans la zone du volcan Cotopaxi . Les militaires utilisent des plombs de chasse (perdigones).

"Les militaires et les policiers qui approchent seront détenus et soumis à la justice autochtone", a déclaré la Confédération dans un communiqué. Samedi, 47 soldats essayant de renforcer la sécurité à Alausí (Chimborazo) étaient détenus par des groupes autochtones. Dans six provinces les routes sont bloquées par les indigènes.  Le mouvement indigène déjà dans les années 1990-2000 avait contribué au virage à gauche du pays qui avait abouti à la victoire électorale de Rafael Correa.

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L'Ukrainegate et les faiblesses de Trump

4 Octobre 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Les Stazinis, #Les régimes populistes, #Donald Trump

On a déjà parlé ici du scandale ukrainien qui impliquait l'ex vice président d'Obama et candidat démocrate à l'investiture pour la présidentielle  Joe Biden. Paul Romano, qui est souvent impartial à l'égard de Trump, à la différence de nos grands médias, ce matin sur You Tube remarquait que l'actuel président avait eu tort d'en rajouter une louche en laissant entendre qu'il avait lancé des investigations en Ukraine et en Chine pour parler de Biden, et en laissant entendre que Biden avait obligé Kiev à limoger le procureur qui enquêtait sur son fils alors qu'il n'avait pas de preuve de cela. Trump, disait le youtubeur, aurait dû s'en tenir au scandale déjà grand du fait que son incompétent de fils ait été placé à un poste juteux à Kiev contre une promesse d'aide économique. C'était déjà assez déshonorant pour Biden qui a une mauvaise image dans l'opinion - il est vieillissant, pro-Establishment, et très porté sur les petites filles -. En cédant à son côté volonté obsessionnel l'actuel président a manqué de discernement jugeait Romano, et s'expose bêtement à l'impeachment ou à la non réélection alors que son bilan économique aux affaires est assez bon.

A côté de ses tendances obsessionnelles, l'analystes dénonce aussi son versant velléitaire. Trump, dit Romano, a laissé entendre qu'il mettrait Hillary Clinton en prison, mais n'a lancé aucune poursuite contre elle, ce qui aurait pourtant durablement affaibli les démocrates. Il a attaqué les services secrets mais finalement n'a pas mené le bras de fer jusqu'au bout et s'est excusé, de sorte que ceux-ci peuvent maintenant le lui faire payer (voyez le point de vue du libertarien anti-guerre Ron Paul sur le fait que cette affaire d'impeachment sur l'Ukraine paraît téléguidée par la CIA). Et puis finalement il y a eu récemment la charge de Trump contre les "auteurs de fake news" c'est à dire contre les réseaux sociaux qui pourtant ont contribué à son élection malgré l'intox des grand médias en 2016, alors qu'au contraire Trump aurait dû jouer à fond la carte des médias alternatifs, par exemple en ne donnant des interviews qu'à des chaines de TV de YouTube (au lieu de lancer des signaux à travers Qanon, dont l'effet mobilisateur sur l'électorat conservateur est de moins en moins dynamique).

J'ai trouvé qu'il y avait du bon sens dans ces remarques de Romano, qui fait aussi allusion aux lobbies un peu louches auxquels Trump est associé (voir ce que j'en disais en février). A mon avis celui-ci garde de bonnes chances d'être réélu, mais il est clair qu'il commet de grosses erreurs tactiques.

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Delcy Rodríguez à l'ONU grâce à l'Afrique

3 Octobre 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #Le monde autour de nous

Le 27 septembre, la vice-présidente vénézuélienne Delcy Rodríguez a franchi les portes du siège des Nations Unies à New York et a adressé un sourire aux journalistes qui attendaient près de l'entrée. Elle tenait à la main une photo du putschiste Juan Guaidó, posant avec des membres narco-paramilitaires colombiens du gang de Los Rastrojos, spécialisé dans les enlèvements, le trafic de drogue et les crimes en tout genre. Des observateurs attentifs, raconte Anya Parampil sur Thegrayzone.com, s'attendaient à ce que les États-Unis essaient d'empêcher Rodríguez de s'exprimer dans le cadre de ses efforts pour délégitimer son gouvernement. Ils ont échoué. La tactique du vice-président américain Mike Pence pour disqualifier la légitimité du gouvernement de Maduro devant l'ONU n'a pas abouti.

En 2009, le président malgache Andry Rajoelina avait été empêché de s'adresser à l'Assemblée générale des Nations unies à la suite d'un vote des nations présentes. Ils n'a pu en aller de même pour le Venezuela et ce sont les États-Unis et leurs alliés ont été contraints de quitter la salle de l'Assemblée générale sans même avoir proposé un vote qu'ils savaient perdu d'avance.

Interviewé par Thegrayzone  Yuri Pimentel, vice-ministre du Venezuela pour l'Afrique a précisé que c'est ce continent qui a fait la différence. En 1998, le Venezuela n’avait des relations diplomatiques qu’avec une vingtaine de pays africains. Aujourd'hui, il en a avec 55 (les 54 reconnus + le Sahara occidental). Les 100 pays membres du Mouvement des non alignés réunis en marge de l'AG de l'ONU sous la présidence du Venezuela ont aussi fait bloc.

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