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Le blog de Frédéric Delorca

Bill Gates et Soylent Green

25 Février 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Bill Gates, #Grundlegung zur Metaphysik, #Les Stazinis, #Débats chez les "résistants", #Cinéma

Une fois n'est pas coutume, je vais essayer d'écrire ici un billet pédagogique, en prenant le temps, d'expliciter ce que d'habitude je mentionne sur un mode allusif, pour que les nouveaux lecteurs de ce blog et les nouveaux abonnés qui n'ont pas pris le temps de parcourir ses pages (ou d'acheter le livre du blog). Je m'en excuse auprès des habitués de mes billets qui me trouveront, pour le coup, un peu répétitif cette fois-ci. Ici je vais vous exposer une approche de la problématique de la révolution alimentaire qui se prépare à laquelle les médias ne vous ont pas habitués. Vous savez que je préfère travailler sur ces sujets de fond plutôt que de faire état des dernières polémiques suscitées par le professeur Raoult, Florian Philippot, Audrey Pulvar ou Francis Lalanne, parce que dans trois ans tout le monde aura oublié à quoi se référaient ces polémiques, alors que les questions de fond comme les habitudes alimentaires, la "distanciation sociale", l'intelligence artificielle qu'on veut nous imposer seront toujours présentes. 

Pour aborder ce sujet, je vais partir du film déjà mentionné sur ce blog "Soylent Green" ("Soleil vert" en français). Pourquoi partir d'un film pour comprendre le réel ? Parce que depuis qu'Internet nous permet de visionner très vite des tonnes de ressources audio-visuelles, et de les recouper avec des données documentaires diverses et variées, beaucoup de chercheurs indépendants honnêtes (prêts à rompre avec les certitudes sociales collectives, avec le "troupeau de moutons"), notamment dans le monde anglo-saxon (qui a une longueur d'avance sur nous en ce domaine), ont observé les faits suivants :

- 1) beaucoup de films hollywoodiens depuis les années 1970 affichent des symboles maçonniques : même un jeune youtubeur français pas complotiste du tout comme Mysteria le reconnaît dans cette vidéo, même s'il est bien loin d'être prêt à en tirer toutes les conséquences : ceci reflète un phénomène que certains auteurs ont remarqué dès les années 1930, à savoir que le cinéma de Hollywood est entre les mains de sociétés secrètes, une idée que les médias mainstreams ont mis des décennies à admettre et que certains journalistes des grandes chaînes de télévision françaises commencent à évoquer du bout des lèvres - par exemple l'auteure de ce livre.

- 2) ces films ne se contentent pas de nous gaver de signes généralement diffusés très vite pour qu'ils touchent notre inconscient de façon subliminale, mais il s'agit souvent de signes prédictifs. Il y a des prédictions évidentes que nos médias mainstream reconnaissent comme le fait que la série les Simpsons avait mis en scène longtemps avant que cela ne se produise l'élection de Donald Trump ou le fait qu'un artiste de cirque allait se faire dévorer par deux tigres blancs. Il en est de plus cryptées : par exemple quand dans "Retour vers le futur" (film de 1985) devant une enseigne qui évoque les tours jumelles, une horloge affiche 9h11: 11 septembre, ce qui se combine avec une autre scène où l'on voit un avion s'écraser avec le même type de référence cryptée à l'attentat qui allait se passer 16 ans plus tard à New York...  Ce genre de prédiction "amuse" nos médias mainstreams qui les évoquent sur un mode humoristique, dans la rubrique des faits insolites. Mais en réalité cela pose des questions très sérieuses sur l'anticipation : les producteurs ont-ils recours à des médiums ou à des processus de téléportation dans le temps, ou se réfèrent-ils à des "plans" (d'assassinat, d'attentat etc) que leur communiquent des services secrets etc ? L'autre question est : pourquoi ces films nous "servent"-ils ces anticipations ? Pourquoi faut-ils qu'ils montrent cela ? Et, quand on travaille sur la façon dont fonctionne la médiumnité, la sorcellerie, l'occultisme en général, on tombe sur la notion compliquée de programmation prédictive, qui implique que, pour qu'un acte de magie (de manipulation des esprits par des voies surnaturelles) fonctionne, il faut que l'objectif de l'acte soit affiché, pour qu'inconsciemment son public en accepte la possibilité, et, d'une certaine façon, entre ainsi à son insu dans la spirale spirituelle qui conduit à sa réalisation.

On voit qu'on entre là dans un domaine assez étranger à la rationalité habituelle, mais qui fonctionne ainsi depuis des millénaires, et qui explique finalement de façon assez satisfaisante les raisons de ce bombardement de signes subliminaux prédictifs qu'on constate dans les productions cinématographiques de masse depuis cinquante ans. Ajoutez à cela que ces signes font système avec les magazines papier, les sites Internet, les chansons, les jeux de société, etc. et vous avez la trame d'une véritable matrice. Il résulte de cela que l'industrie du divertissement ne doit pas être étudiée comme un simple exutoire des passions humaines, mais comme le moteur de la production par anticipation d'une réalité susceptible de nous frapper quelques lustres après leur mise en scène. On a par exemple montré sur ce blog, que le départ d'une pandémie planétaire à partir de laboratoires biopharmaceutiques avait été mis en scène aussi bien par des morceaux de rap que par des jeux vidéos longtemps avant le Covid 19, en jouant sur des symboles comme le roi Cyrus (associé à Donald Trump et au serpent couronné) ou le raton-laveur (raccoon-corona) qui n'ont ensuite cessé d'être répétés au tout début effectif de la pandémie par des producteurs culturels par ailleurs notoirement liés à l'occultisme comme l' "artiste" Marina Abramovic.

C'est dans cette logique que beaucoup se sont intéressés à "Soylent Green", film de 1973, inspiré du roman de science-fiction de 1966 Make Room! (Faites de la place!) qui dépeint un monde surpeuplé, souffrant de malnutrition et corrompu en 2022. Un scénario effrayant d'un monde unifié avec des centres d'euthanasie pour personnes âgées, infirmes ou suicidaires, dont les cadavres finissent par être recyclés sur un mode cannibale en constituant des ingrédients secrets des produits de «Soylent Green». Beaucoup se sont demandé si ce film dont le héros est Charlton Heston, star du film Ben Hur, mais aussi d'autres oeuvres à fort contenu d'anticipation comme La Planète des Singes, n'aurait pas quelque rapport avec un projet que certains voudraient réellement réaliser à l'horizon des années 2020-2030...

L'idée peut sembler farfelue. Sauf que l'on sait que dans les milieux occultistes, notamment dans la franc-maçonnerie rosicrucienne anglaise de la fin du XIXe siècle (qui se croyait à l'époque en position d'unifier le monde sous sa coupe à travers notamment le Groupe de la Table Ronde) l'idée de créer une société pyramidale spartiate avec à sa tête une élite "éclairée" et à sa base un peuple d'esclaves était tout à fait courante, ce dont Aldous Huxley, rejeton de cette aristocratie (voyez les pages du livre de Guy Boulianne sur la Société fabienne à son sujet), a témoigné dans son roman "Le meilleur des mondes". Et quand on voit le nombre de blagues pas du tout drôle sur les plateaux TV américains qui font référence à la consommation de chair humaine, on peut se poser des questions.

Lorsqu'il s'agit de voir, si ce genre de scénario ne serait pas en partie ou entièrement en train de se réaliser aujourd'hui, les chercheurs de vérité se tournent vers les grands pouvoirs mondiaux que l'on sait liés à des francs-maçonneries internationales et qui sont les descendants du rosicrucisme anglais. On pense en premier lieu aux Rockefeller, qui chapeautent depuis un siècle leur Conseil des Relations extérieures comme une société secrète (avec des grades d'initiation), lequel est d'ailleurs le pendant américain du Royal Institute for International Affairs (RIIA) britannique fondé par les rosicrusiens de l'Ordre de la Table ronde. Ils sont très engagés dans la lutte contre le gaspillage alimentaire au programme d'une réunion au Vatican le 11 novembre dernier. Beaucoup de regards se tournent aussi vers le pionnier de l'informatique domestique Bill Gates, enfant de l'empire informatique IBM (lui-même né du sein généreux de la CIA) et du lobby dépopulationniste maçonnique américain, dont la politique de vaccination dans le Tiers-Monde a amené, disons le comme cela, beaucoup de mortalité et de stérilité... inattendue... Bill Gates, dont le patch anti-Covid à base de luciférase inspira un billet de ce blog qui reste à ce jour le plus liké de tous ceux que j'ai écrits.

Qu'est-ce qui, aujourd'hui, pourrait laisser penser que Bill Gates puisse mettre ses pas dans un processus de type "Soylent Green" ?

En janvier dernier, plusieurs grands médias américains ont révélé que Bill Gates était le plus grand propriétaire de terres agricoles aux Etats-Unis, ce qui est plutôt bizarre pour un homme qui a fondé son empire sur l'informatique et non sur l'agro-alimentaire...

Il a des terres notamment en Arkansas, au Nebraska... et dans l'Etat de Washington. Certains esprits sûrement trop malveillants font remarquer que cet Etat fut le premier à légaliser l'utilisation des corps humains pour en faire du compost agricole naturel . Et l'Arkansas où Gates a aussi des terres est également en passe de légaliser cette pratique. Le mécanisme du passage du cadavre humain dans la nourriture des vivants est donc bien déjà amorcé par ce biais, ce qui recoupe aussi la banalisation du cannibalisme dans beaucoup de shows télévisés et même dans des films. Bien sûr on est loin avec ça de l'engagement du milliardaire dans un processus à la "soylent green", mais on commence à se rapprocher de cet univers mental là.

En outre, dans la même direction, le 9 février le Washington Post  annonçait que la société israélienne Aleph Farms (dont le PDG Didier Toubia est Franco-israélien) venait de mettre au point le premier steak de faux-filet au monde imprimé en trois dimensions (3D), cultivé à partir de tissus d'animaux vivants. Didier Toubia a commencé sa carrière israélienne en tant que coopérant chercheur au sein de l’Institut Volcani, un leader mondial en recherche agronomique. Co-inventeur de plus de 40 brevets il a levé 45 millions de dollars dans ses différentes aventures, nous apprend le site Israël Valley. On est là à la jonction de l'intelligence artificielle et des sciences du vivant, comme avec les dispositifs de traçage du Covid (avec les patchs quantiques à la luciférase) et de stockage de l'ADN humain...

Aleph Farms n'était pas seule dans la course à la nourriture artificielle. BlueNalu, basé à San Diego, a annoncé son intention de commercialiser des produits de la mer à base de cellules au second semestre de cette année; Future Meat Technologies, basée en Israël, et les sociétés hollandaises Meatable et Mosa Meat cherchent à mettre sur le marché des produits de ce type d'ici 2022.

Une enquête auprès de plus de 1000 adultes américains, menée par MRS Research pour la société agricole Proagrica, a montré que 39% des consommateurs américains ont envisagé de devenir végétarien ou végétalien depuis le début de la pandémie. La propagande médiatique autour des problèmes de santé (la peur du cholestérol et du cancer), du changement climatique (les gaz des vaches causeraient 3 % des émissions à effet de serre) et du bien-être animal est à la racine de cet engouement (le contrôle mental fonctionne toujours aussi bien).

Bill Gates est présent dans ces recherches. Avec Richard Branson, le britannique fondateur du groupe Virgin (et adepte comme Bill Gates des Lolita Express de l'occultiste Jeffrey Epstein), il a rejoint en 2017 un groupe d'investisseurs dans le cadre d'un cycle de financement de 17 millions de dollars pour Memphis Meats, l'entreprise de viande «propre» basée à San Francisco qui a déjà produit du bœuf, du poulet et du canard directement à partir de cellules souches.

Là encore pas de rapport apparent avec Soylent Green (tout comme les "exhausteurs" de goût de Senomyx ne sont peut-être pas directement des cellules foetales humaines mais ils les utilisent), du moins rien que la presse puisse nous révéler aujourd'hui. Mais un doute entoure tout de même ces cellules souches qui servent à la composition de la viande artificielle. En 2019, certains amis de la cause animale ont révélé qu'elles étaient cultivées avec du FBS (fetal bovine serum - sérum bovin foetal) prélevé sur du sang  de fœtus de vaches en gestation abattues.  Du FBS aux cellules de foetus humains déjà utilisées dans la recherche vaccinale et dans les cosmétiques il n'y a qu'un pas.

Quoi qu'il en soit, comme le soulignait un spécialiste des compléments alimentaires - Ronald Hoffman - en 2013, même s'ils ne nous conduisent pas (encore) à absorber à notre insu des cellules humaines, les projets de Bill Gates et de la grande industrie occidentale autour de la "viande propre" vont aboutir à la destruction de ce qu'il reste d'agriculture pastorale dans le monde. Ce qui est déjà une catastrophe humaine considérable. Et l'on peut douter de la capacité de l'ONU à s'opposer à cela après la nomination d'Agnes Kalibata, présidente de l'Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), financée par la fondation de Bill Gates, comme Envoyée spéciale du secrétaire général au Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires prévu pour septembre-octobre 2021.

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Cruella-Mélenchon, en noir et blanc

19 Février 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Cinéma, #Grundlegung zur Metaphysik, #Débats chez les "résistants"

Disney, la machine à fabriquer de la perversion et de l'engouement pour l'occultisme, sort une nouvelle version des 101 Dalmatiens, qui met à l'honneur la méchante Cruella (parce que maintenant on peut ouvertement faire l'apologie du vice, et de l'inspiration démoniaque, même plus besoin d'alibi pour cela). Evidemment le film permet de mettre  en scène abondamment le noir et blanc maçonnique, symbole de dualité, on n'en attendait pas moins de la firme Disney dont le fondateur a fait ses premières armes au Club De Molay (un ordre néo-templier).

Vous allez me trouver parano, mais je trouve étrange qu'à ce moment-là, le leader du parti La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, franc-maçon notoire, le 11 février se rende à l'émission "Balance ton post", pour y déclarer à propos de l'ex-premier ministre (lui aussi franc-maçon notoire) Edouard Philippe : « Vous avez vu monsieur Édouard Philippe, il est arrivé tout noir, il a fini comme le 101ème Dalmatien, à moitié noir, à moitié blanc ». Cela sort comme une boutade en réponse au présentateur qui lui demande si Mme Garrido, membre de son parti (et possiblement aussi elle-même franc-maçonne car elle a été proche de Force Ouvrière, syndicat lié aux loges, son conjoint Corbière fut disciple de Lambert, cacique du Grand Orient), pourrait devenir premier ministre. Tout cela va si bien avec le logo de la chaîne n'est-ce pas ? - logo créé par l'agence BETC comme celui de Canal +, si vous vous intéressez à l'auteur de l'habillage sonore, regardez la vidéo qu'il a produite sur Vimeo, "Le sacre de Gaïa" : yeux maçonniques, chouettes, pyramides, spirales, Saturne, les amis de l'occultisme s'y sentiront comme chez eux...

Faut-il donc chercher quelque chose au delà de la boutade de M. Mélenchon ?

La Tribune du Net ose une petite question "Mais que veut-il dire par là ?"

On sait qu'il existe des rituels maçonniques d'humiliation publique, et des jeux complexes de communication de signes à travers les médias (voire d'utilisation des plateaux de TV comme des espaces cérémoniels). Quand Mélenchon lance une boutade comme celle-là, elle se répand partout. Femme Actuelle, Gala, Paris Match, Le Figaro etc. il lance un symbole, une image, qui s'inscrit dans la matrice médiatique et va y résonner pendant des jours, entrant en écho avec la sortie du film dont on va matraquer les gens. Se peut-il qu'il y ait des mots d'ordres pour que telle ou telle célébrité relaie une imagerie de concert avec Hollywood en écho avec le noir et blanc maçonnique dont déjà tant de clips vidéos nous remplissent les yeux, dans tous les styles musicaux, à longueur d'années ? Ou bien est-ce simplement une "génération spontanée" de clins d'oeil simultanés qui se met ainsi en place dans l'inconscient collectif ?

Bon voilà. Je n'ai pas de thèse sur le sujet. Je pose seulement des questions. Quand on voit des symboles se répéter souvent jusqu'à faire système, dans l'industrie du divertissement, on finit par se demander si la plaisanterie même la plus ridicule n'est pas à double ou triple sens. Et si elle l'est, pourquoi tombe-t-elle à tel moment, avec telle personne ? Beaucoup trouveront inutile ce genre de question. J'y vois pour ma part un moyen de prendre des distances avec des signes chargés de sens qu'on ne nous explique jamais et qu'on nous impose sans nous demander notre avis. Et tant pis si l'interrogation ne mène nulle part.

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Les sanctions américaines tuent 40 000 vénézuéliens en deux ans

15 Février 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #Le monde autour de nous, #Les Stazinis, #Donald Trump

Lu dans "The Canary" :

"Alena Douhan est la rapporteure spéciale des Nations Unies sur l'impact négatif des mesures coercitives unilatérales sur la jouissance des droits de l'homme. Douhan s'est rendu au Venezuela le 1er février 2021 «pour évaluer l'impact des sanctions unilatérales sur la jouissance des droits de l'homme par les personnes vivant au Venezuela et par toute autre personne touchée».

Le 12 février, Douhan a publié ses conclusions préliminaires fondées sur «des consultations approfondies avec un large éventail d'interlocuteurs». L'expert indépendant de l'ONU a reconnu l'impact négatif des sanctions coercitives sur les droits de l'homme et a exhorté les banques européennes à «dégeler les avoirs de la Banque centrale du Venezuela». Elle a également souligné comment la pression pour un changement de régime «viole le principe de l'égalité souveraine des États».


Depuis que l'administration Barack Obama a déclaré le Venezuela «une menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale» en mars 2015, le pays sud-américain est tombé sous l'un des régimes de sanctions les plus sévères au monde. Ces sanctions ont ciblé l'industrie pétrolière du Venezuela, coupant la principale source de revenus du pays.

Un rapport du Center for Economic and Policy Research (CEPR) a estimé que les sanctions américaines avaient tué 40 000 Vénézuéliens entre 2017 et 2018."

Voilà qui rappelle l'impact des sanctions américaines sur l'Irak dans les années 1990.

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Commentaire de M. sur mon roman "La Révolution des Montagnes"

15 Février 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La Révolution des Montagnes, #Béarn, #Actualité de mes publications

La sociologue d'origine béarnaise (par sa mère), M., qui enseigne en région parisienne, vient de m'écrire un commentaire aimable sur mon roman paru en 2009, La Révolution des Montagnes. C'est un roman antérieur à ma conversion que je considère aujourd'hui symptomatique des égarements d'une vie sans transcendance, mais qui dit quelque chose aussi de la folie du monde que nous construisons depuis quelques siècles. J'en avais écrit le premier jet il y a 30 ans. Je l'ai profondément remanié ce roman 15 ans plus tard, en 2006 (il y a trois lustres). Il est intéressant que je sois conduit à me pencher à nouveau sur cette histoire tous les 15 ans.

Voici donc ce que M. m'écrit :

"J’ai lu avec grand plaisir votre livre envoyé très vite par votre éditeur.

Vous avez une belle plume, alerte et vive, qui fait sentir les situations. Ce fut un régal de vous lire et j’ai souri ou ri bien souvent.

L’indépendance du Béarn soutenue par une actrice de films pornos, il fallait le faire et la fin avec le projet de bébé shootés à la dopamine,  brrr ! Le tout dans les paysages magiques du Béarn…

L’ensemble est assez loufoque, revigorant et très bien enlevé !

Les seigneurs de la Vicomté du Béarn auraient sans doute apprécié, les différents registres de la vie cohabitaient sans doute plus facilement qu’aujourd’hui à l’époque.

Il y a de plus une réflexion très forte sur le pouvoir : les indépendantistes béarnais de votre livre ne sont pas les seuls à se battre sans grand programme pour une idée assez floue  et à se retrouver au prises avec toutes les embûches, à commencer par le refus de la population  de changer son mode de vie, pas si désagréable au fond. Et que fait Fulgaran une fois devenu président ? Pas grand-chose. Vous l’écrivez de manière implacable pp. 101 – 105 en particulier : « Il était évident qu’il n’y avait plus rien à faire, au sommet de ce nouveau pouvoir, si ce n’est le mettre en scène (…) il était donc inutile de continuer (…)» « en décrochant l’autonomie, leur mouvement était allé aux limites du possible et (qu’) aucun autre projet social ne serait à leur portée ». Tout ça pour ça… Cette réflexion pourrait inspirer bien des dirigeants qui s’accrochent au pouvoir ou cherchent à y accéder.

J’ai beaucoup aimé les pages émouvantes où vous parlez des chants béarnais et de Si canto (p. 44-45). J’ai été saisie par leur beauté et l’émotion qui s’en dégage. Elles me rappellent une rencontre en Béarn entre descendants d’émigrés Pyrénéens en Amérique (nous étions environ 150) où une fois à table, ces chants sont montés spontanément, nous renvoyant tous à notre histoire, nos amours enfouies, comme un fil qui nous unissait les uns aux autres sans nous connaître. Gorge serrée,  larme à l’œil et émotion garanties. C’est curieux la culture, au-delà de l’universel, on a tous un petit village qui nous fait battre le cœur plus que les autres. Cette émotion peut être partagée par des gens qui « n’en sont pas », heureusement, sinon, ça serait clocher contre clocher, cauchemardesque nationalisme. Les Béarnais de Paris accueillent du reste les « amoureux du Béarn », expression large qui écarte toute idée de filiation ethnique au profit d’un intérêt partagé."

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