Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog de Frédéric Delorca

Les sanctions américaines tuent 40 000 vénézuéliens en deux ans

15 Février 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #Le monde autour de nous, #Les Stazinis, #Donald Trump

Lu dans "The Canary" :

"Alena Douhan est la rapporteure spéciale des Nations Unies sur l'impact négatif des mesures coercitives unilatérales sur la jouissance des droits de l'homme. Douhan s'est rendu au Venezuela le 1er février 2021 «pour évaluer l'impact des sanctions unilatérales sur la jouissance des droits de l'homme par les personnes vivant au Venezuela et par toute autre personne touchée».

Le 12 février, Douhan a publié ses conclusions préliminaires fondées sur «des consultations approfondies avec un large éventail d'interlocuteurs». L'expert indépendant de l'ONU a reconnu l'impact négatif des sanctions coercitives sur les droits de l'homme et a exhorté les banques européennes à «dégeler les avoirs de la Banque centrale du Venezuela». Elle a également souligné comment la pression pour un changement de régime «viole le principe de l'égalité souveraine des États».


Depuis que l'administration Barack Obama a déclaré le Venezuela «une menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale» en mars 2015, le pays sud-américain est tombé sous l'un des régimes de sanctions les plus sévères au monde. Ces sanctions ont ciblé l'industrie pétrolière du Venezuela, coupant la principale source de revenus du pays.

Un rapport du Center for Economic and Policy Research (CEPR) a estimé que les sanctions américaines avaient tué 40 000 Vénézuéliens entre 2017 et 2018."

Voilà qui rappelle l'impact des sanctions américaines sur l'Irak dans les années 1990.

Lire la suite

Commentaire de M. sur mon roman "La Révolution des Montagnes"

15 Février 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La Révolution des Montagnes, #Béarn, #Actualité de mes publications

La sociologue d'origine béarnaise (par sa mère), M., qui enseigne en région parisienne, vient de m'écrire un commentaire aimable sur mon roman paru en 2009, La Révolution des Montagnes. C'est un roman antérieur à ma conversion que je considère aujourd'hui symptomatique des égarements d'une vie sans transcendance, mais qui dit quelque chose aussi de la folie du monde que nous construisons depuis quelques siècles. J'en avais écrit le premier jet il y a 30 ans. Je l'ai profondément remanié ce roman 15 ans plus tard, en 2006 (il y a trois lustres). Il est intéressant que je sois conduit à me pencher à nouveau sur cette histoire tous les 15 ans.

Voici donc ce que M. m'écrit :

"J’ai lu avec grand plaisir votre livre envoyé très vite par votre éditeur.

Vous avez une belle plume, alerte et vive, qui fait sentir les situations. Ce fut un régal de vous lire et j’ai souri ou ri bien souvent.

L’indépendance du Béarn soutenue par une actrice de films pornos, il fallait le faire et la fin avec le projet de bébé shootés à la dopamine,  brrr ! Le tout dans les paysages magiques du Béarn…

L’ensemble est assez loufoque, revigorant et très bien enlevé !

Les seigneurs de la Vicomté du Béarn auraient sans doute apprécié, les différents registres de la vie cohabitaient sans doute plus facilement qu’aujourd’hui à l’époque.

Il y a de plus une réflexion très forte sur le pouvoir : les indépendantistes béarnais de votre livre ne sont pas les seuls à se battre sans grand programme pour une idée assez floue  et à se retrouver au prises avec toutes les embûches, à commencer par le refus de la population  de changer son mode de vie, pas si désagréable au fond. Et que fait Fulgaran une fois devenu président ? Pas grand-chose. Vous l’écrivez de manière implacable pp. 101 – 105 en particulier : « Il était évident qu’il n’y avait plus rien à faire, au sommet de ce nouveau pouvoir, si ce n’est le mettre en scène (…) il était donc inutile de continuer (…)» « en décrochant l’autonomie, leur mouvement était allé aux limites du possible et (qu’) aucun autre projet social ne serait à leur portée ». Tout ça pour ça… Cette réflexion pourrait inspirer bien des dirigeants qui s’accrochent au pouvoir ou cherchent à y accéder.

J’ai beaucoup aimé les pages émouvantes où vous parlez des chants béarnais et de Si canto (p. 44-45). J’ai été saisie par leur beauté et l’émotion qui s’en dégage. Elles me rappellent une rencontre en Béarn entre descendants d’émigrés Pyrénéens en Amérique (nous étions environ 150) où une fois à table, ces chants sont montés spontanément, nous renvoyant tous à notre histoire, nos amours enfouies, comme un fil qui nous unissait les uns aux autres sans nous connaître. Gorge serrée,  larme à l’œil et émotion garanties. C’est curieux la culture, au-delà de l’universel, on a tous un petit village qui nous fait battre le cœur plus que les autres. Cette émotion peut être partagée par des gens qui « n’en sont pas », heureusement, sinon, ça serait clocher contre clocher, cauchemardesque nationalisme. Les Béarnais de Paris accueillent du reste les « amoureux du Béarn », expression large qui écarte toute idée de filiation ethnique au profit d’un intérêt partagé."

Lire la suite