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Le blog de Frédéric Delorca

De Kosovska Mitrovica à Lhassa

17 Mars 2008 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme



Les soldats français de la Kfor s'interposent au Kosovo

17.03.08 | 22h44
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Par Matt Robinson

 

MITROVICA, Kosovo (Reuters) - Les forces de l'Otan se sont interposées lundi face à une foule de Serbes en colère à Mitrovica, dans le nord du Kosovo, théâtre d'émeutes qui ont entraîné le départ de la police de l'Onu et du personnel civil de l'organisation.

Phares allumés et moteurs tournant, des véhicules blindés de l'infanterie française ont pris position à l'avant d'une colonne de camions de transports de troupes français et espagnols sur l'un des deux ponts qui séparent les communautés serbe et albanaise de la ville, véritable abcès de fixation du conflit kosovar.

L'Otan a promis de répondre avec fermeté aux incidents, d'une violence sans précédent depuis la proclamation unilatérale d'indépendance du 17 février, qui se sont produits lundi. Des soldats français de la Kfor ont notamment essuyé des tirs d'armes automatiques.

Les heurts ont suivi l'intervention de policiers de la Minuk et de soldats de la Kfor dans un tribunal de l'Onu occupé par des Serbes depuis vendredi.

La presse serbes fait état d'environ 70 civils blessés. D'après la Minuk, 63 policiers de l'Onu ont été blessés en plus d'une dizaine de membres de la Kfor.

Cet accès de violence est un défi majeur pour l'Alliance, les Nations unies et la balbutiante mission de justice et de police de l'Union européenne dans l'ancienne province serbe. Ils mettent en évidence le risque d'une partition ethnique entre les deux millions d'albanophones et les 120.000 Serbes du Kosovo.

La Russie, alliée de la Serbie, a réclamé une plus grande modération de l'Otan, et Belgrade a dit consulter Moscou sur des mesures conjointes en vue de protéger les Serbes kosovars.

Trois Serbes ont été grièvement blessés, dont l'un à la tête "par un tireur isolé", rapporte le directeur d'un hôpital serbe. Un porte-parole de l'Otan a fait état de tirs de sommation en l'air, assurant qu'aucun de ces tirs n'avait visé la foule.

L'Otan condamne ces violences "dans les termes les plus vigoureux" et "répondra fermement à tout acte de violence, comme le prévoit son mandat des Nations unies", a dit un porte-parole de l'Alliance, qui commande les 16.000 hommes de la Kfor.

"POLITIQUE DE LA FORCE"

Alexander Ivanko, porte-parole de l'Onu, a fait savoir que plusieurs centaines de policiers et neuf employés civils de la Minuk avaient été transférés du nord de Mitrovica vers le sud de la ville mais qu'ils reviendraient "dès que la situation sur le plan de la sécurité le permettra".

Vojislav Kostunica, Premier ministre serbe démissionnaire, a accusé l'Otan d'"appliquer une politique de la force contre la Serbie", ajoutant que Belgrade et Moscou s'entretenaient des moyens de faire cesser "toutes formes de violence contre les Serbes du Kosovo".

Rappelant les émeutes albanaises du 17 mars 2004 dans lesquelles 19 personnes avaient été tuées et des centaines de maisons serbes incendiées, le président serbe Boris Tadic a évoqué le spectre d'un nouveau "pogrom" albanais contre les Serbes.

Lors des affrontements survenus à l'aube, des policiers de l'Onu - en majorité ukrainiens et polonais - et des soldats français de la force de l'Otan ont tiré des grenades lacrymogènes pour contenir des centaines de manifestants qui lançaient des pierres, des grenades et des pétards. Des véhicules de l'Onu ont été attaqués et, selon l'Otan, des coups de feu ont été tirés sur des soldats.

"Huit soldats français de la Kfor ont été blessés par des grenades, des pierres et des cocktails Molotov" mais aucun des blessés n'est en danger de mort, a dit le porte-parole militaire français Etienne du Fayet de la Tour. Il a précisé que les soldats avaient tiré en l'air et non sur la foule.

Dans un communiqué, Bernard Kouchner et Carl Bildt, ministres des Affaires étrangères français et suédois, condamnent "avec la plus grande fermeté les violences commises contre les policiers de la Minuk et les soldats de la Kfor".

L'UE a recommandé la modération aux parties impliquées tandis que Moscou réclamait de la retenue de la part des forces internationales.

Le ministre serbe chargé du Kosovo, Slobodan Samardzic, a parlé de "provocation" et exigé la libération d'anciens magistrats et d'employés serbes du tribunal de Mitrovica arrêtés lors de l'opération888.

Tibet: les troubles suivent le scénario  
kosovar (expert)

20:49 | 17/ 03/ 2008
Version imprimée

daliwhitehouse.jpgMOSCOU, 17 mars - RIA Novosti. Des forces politiques influentes aux Etats-Unis ont intérêt à utiliser le scénario kosovar pour pousser la population du Tibet à lancer une lutte armée pour l'indépendance à la veille des J.O. de Pékin, estime Alexeï Maslov, sinologue et chef de chaire d'Histoire générale à l'Université de l'Amitié des peuples à Moscou.

"Des forces politiques influentes aux Etats-Unis (...) manipulent le mouvement indépendantiste des Tibétains pour empêcher le renforcement impétueux des positions géopolitiques de la Chine dans le monde", a estimé le chercheur dans un entretien accordé à RIA Novosti lundi.

Selon lui, de nombreux messages vidéo et audio parvenant de "Tibétains anonymes" depuis les lieux d'accrochages avec l'armée chinoise témoignent de la réalisation du "scénario kosovar".

"Les témoignages sur les violations des droits des Tibétains relayés par les médias occidentaux poursuivent le seul objectif d'exciter au maximum l'opinion mondiale et de parvenir à l'isolement international de la Chine à la veille des J.O. de Pékin", a indiqué l'expert.

La Chine fait l'objet de pressions de la part de médias internationaux et d'organisations de défenseurs des droits de l'homme pour accepter des négociations avec le soi-disant "gouvernement du Tibet exil" qui se trouve en Inde, a-t-il poursuivi.

"Le principal objectif des pressions internationales exercées sur Pékin consiste à obtenir de la Chine la reconnaissance de l'existence du problème d'un "territoire insurgé" qui exige une indépendance d'Etat envers la PRC", a indiqué le chercheur.

"A n'en pas douter, la reconnaissance par la Chine des droits du soi-disant "gouvernement tibétain en exile" à l'indépendance menacera l'intégrité territoriale de la République populaire et constituera un risque de répétition de la variante kosovare. La Chine ne l'admettra jamais", a ajouté le chercheur.

L'expert prédit que les Etats-Unis tenteront bientôt de faire voter par le congrès la décision de boycotter les Jeux olympiques de Pékin et de décréter des sanctions politiques contre la Chine comme un pays qui viole grossièrement les droits de l'homme. Il s'attend également à ce que les autorités officielles, pour combattre les tendances séparatistes dans le Tibet et les provinces chinoises voisines qui comptent d'importantes diasporas tibétaines, acceptent de faire des infusions financières massives dans le but d'élever le niveau de vie dans ces régions.

Selon les données officielles, les troubles qui ont éclaté dans le Tibet le 10 mars ont fait 13 morts civils. Les partisans du dalaï-lama évoquent 80 morts et 72 blessés.

http://fr.rian.ru/russia/20080317/101526999.html

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Version des faits du Quotidien du Peuple (Organe du PC chinois)

Full disclosure: Dalai coterie's secessionist attempts doomed to fail


Memories of horror were alive again. Rioting that erupted in Lhasa on Friday resembled two previous riots in 1959 and 1989, only in its cruelty and always indisputable links to peace-preaching Dalai Lama.

On March 10th, more than 300 monks from the Zhaibung Monastery ventured into downtown Lhasa. The monks, who were supposedly converted to peace, were invective and aggressive, and flagrantly confronted with the security forces.

In the Sera Monastery, ten monks held up flags of the so-called Tibetan exile government and shouted "Tibetan independence". In the ensuing days, a few monks chanted independence slogans and challenged officers who were maintaining order. Lime and boiling water were poured over those around them, and stones rained down.

In blatant attempts to create sensation, three monks in the Zhaibung monastery lacerated their bodies with knives and took pictures of one another, photos that were to be used to blame others for the harm they inflicted upon themselves, police said.

Affrays turned violent, and losses were grave. The mob on Friday set off a destruction rampage and spared nothing and nobody along their way. Rioters set fire to buildings, torched dozens of police cars and private vehicles and looted banks, schools and shops. Innocent civilians were stabbed, stoned and scourged. At least 10 died, mostly from burns.

In the shocking degree of cruelty which local Tibetans said they had not seen in their whole lives, "brutal" was an understatement of the true picture, but the word was only reserved for the mob, and not for the policemen.

Throughout the incident, Lhasa police officers exercised great restraint. They remained patient, professional and were instructed not to use force. In humanitarian spirit, they even rescued the malicious monks who attempted sensation through hurting themselves. But such restraint was met with even more malice.

Young officers -- fathers, husbands and brothers -- were stoned, lunged, stabbed and clubbed, like any other innocent victim. Twelve of them were badly injured, two of them critical.

Such hostility was not "non-violence" as Dalai preached, but what the "revered" monk practiced. Religious leaders, local Tibetans and other residents stood out and condemned the riot.

It is obvious that the latest well-planned sabotage in Lhasa was another bloody exercise of Dalai clique's political conspiracy.

The Dalai coterie fled to India following a failed armed rebellion in 1959, but they were neither willing to say farewell to their privilege under the feudal serfdom, nor to see a flourishing new Tibet.

From the frequent armed assaults along the border areas in the 1960s, to the bloody Lhasa riot in 1989, the secessionist activities backed by the Dalai clique never stopped.

In recent years, the Dalai clique has been telling the world that they has stopped seeking "Tibetan independence". However, it is just another huge lie.

In an effort to fan up the international community to link the "Tibet issue" with the Beijing Olympics, he repeatedly preached during his frequent international trips that the year 2008 is of key importance and the Olympic Games would be the "last chance" for the Tibetans.

How can the Dalai clique justify themselves when the Tibetan Youth Congress vowed to pursue "Tibet independence" at the cost of blood and lives in a March 10 statement, which says "they would never give up the fight for Tibet independence"?

Starting from March 10, the group launched a so-called "Marching to Tibet" in India. Organizers claimed that once they were blocked outside China, they would stage protests and instigate followers to echo them by making troubles inside China.

After the riot broke out in Lhasa, the Dalai clique maintained real-time contacts through varied channels with the rioters, and dictated instructions to his hard core devotees and synchronized their moves, police sources say. Evidence again mounted against the Dalai coterie's trumpet for "non-violence", exposing them as a deceitful bunch.

It has been the common understanding of the international community that Tibet is an inseparable part of China. No country in the world recognizes the so-called "Tibetan government-in-exile". The series of farces and sabotages by the Dalai clique were strongly opposed by the international community.

On March 10, several Tibetan separatists staged a torch lighting ceremony in front of the ancient archeological site of Olympia of Greece to protest against the upcoming Games in Beijing. The much-ridiculed episode was soon over when police drove them out.

The "marching to Tibet" in India became another aborted act as the crowd were greeted by Indian police awaiting in the midway.

All these facts have come to say and will continue to prove that the Dalai group's ill-willed attempts to destabilize Tibet, in whatever forms, will not succeed, since such efforts go against the popular will of the international community and 2.8 million people in the Tibet Autonomous Region.

Xinhua's Lhasa Bureau contributes to this report
http://english.peopledaily.com.cn/90001/90776/90785/6374438.html

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