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Le blog de Frédéric Delorca

Culture clash on the beach

27 Avril 2008 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Les rapports hommes-femmes

La photo figure sur http://www.exile.ru/blog/detail.php?BLOG_ID=16585&AUTHOR_ID=

Le titre "Vacationing Russians Experience Culture Clash"
Le sous-titre "Hurgada culture clash: A Russian slut dry humps her drunk vacation-sponsor's tailbone (foreground), while in the background, a fully-burqa'd Egyptian woman drowns herself to avoid the shame of watching her daughter Go Russian."



Cela m'a fait penser à une fille serbe qui cherchait un "sponsor" sur le tournage du court-métrage de Vesna Bejic. Et aussi à l'article du journal Le Monde du 24 août 2008 qui disait ceci :

"Le Hamas instaure "décence" et "respectabilité" sur l'ancienne plage huppée de Gaza"

"De la vaste salle de réception qui marquait l'entrée de la plage huppée de Gaza, il ne reste qu'une charpente calcinée. L'endroit, surnommé "Chaléatte" ("chalets", en arabe) en référence aux bungalows alignés sur le sable, a fait les frais de la colère du Hamas. Parce les membres de la Force spéciale du Fatah, une escouade de miliciens à la brutalité notoire, l'avait transformé en caserne, ce complexe touristique a été détruit, le 14 juin, au moment où les ultimes policiers fidèles au président Mahmoud Abbas rendaient les armes.
 
Désormais réduit à sa belle plage de sable fin, "Chaléatte" a été rebaptisé "Istiraha Al-Aqsa" ("aire de repos Al-Aqsa") et a rouvert sous la houlette de la Jamaat Al-Salah, une association de charité liée au mouvement de la résistance islamique. A partir de 17 heures, quand la chaleur décline, des milliers de Palestiniens viennent y savourer le bon air du large. Tandis que les hommes et les adolescents jouent dans les vagues, les femmes, sagement voilées, veillent sur les plus petits. L'ex-fief de l'élite gazaouie est devenu une plage comme les autres, où le conservatisme naturel de la société palestinienne est désormais de rigueur. "L'ère du bikini est terminée", plastronne Abou Al-Abed, le chef de la sécurité.

L'endroit avait été créé au début du processus de paix par Souha Arafat, alors "première dame" de Palestine. Il attirait la nomenklatura du régime, nostalgique des plages de Tunis où elle avait vécu en exil auprès de Yasser Arafat. Le prix d'entrée, relativement sélectif - 20 shekels (3,5 euros) par personne - permettait à quelques rares audacieuses de se baigner en maillot, à l'écart des regards indiscrets. Le chanteur égyptien Mustafa Amar s'y était produit et la danseuse du ventre Fifi Abdou, reine des nuits cairotes, y était passée lors d'un séjour auprès de son mari palestinien.

De ce passé jugé "indécent", les nouveaux propriétaires ont fait table rase en abaissant le prix d'entrée à 10 shekels (1,7 euro) par famille. "Maintenant, ceux qui viennent ici sont des gens normaux, avec un comportement respectable", affirme Abou Al-Abed.

Kamal Hbeir, 58 ans, patron d'une petite entreprise de textile, est l'un d'eux. Assis sous un parasol, les pieds léchés par les vagues, il surveille sa petite fille qui barbote dans une bassine remplie d'eau. "Regardez son sourire, dit-il. Pour une bouchée de pain, toute la famille se paie une journée de détente formidable. Avant, ce lieu n'était pas honorable. Nous n'y allions jamais. Aujourd'hui, si des jeunes s'avisent de draguer une fille, la Force exécutive (la police du Hamas) arrive dans la minute." En retrait du rivage, un groupe de jeunes membres du Hamas achève une réunion. "Nous sommes venus faire une journée de formation et de détente ici, explique l'aîné, Mohamed Masri, 25 ans, employé du ministère de la santé. Depuis qu'Abbas et sa clique de débauchés sont partis à Ramallah, cette plage est ouverte à tout le monde. C'est un véritable progrès." Au programme de leur fin d'après-midi : baignade, partie de football et barbecue. Sans oublier la prière du coucher du soleil, célébrée, comme tous les jours, dans une tente dressée sur le sable. 
 

Benjamin Barthe"

D'un point de vue féministe, où est la véritable libération, la véritable dignité, de la femme ? dans l'invasion capitaliste qui a démultiplié la prostitution en Europe de l'Est, ou dans la censure morale des islamistes ? D'un point de vue de gauche où est le véritable progrès social : dans les plages seins-nus de la bourgeoisie de l'OLP, ou dans les plages populaires du Hamas où il faut garder le voile ? Réflexe naturel des intellectuels occidentaux sur ce sujet : "ni ni". Ni le foulard, ni la prostitution (cela vous rappelle un slogan n'est ce pas ?). Mais dans la vie réelle, au jour le jour, les peuples doivent choisir. La Troisième Voie idéale dont un maître de conf ou un journaliste bien nourris aiment à rêver dans un bureau n'a pas de moyens concrets de s'imposer dans les faits (ce serait justement au journaliste, au maître de conf, de travailler à sa voie de réalisation concrète s'il voulait y penser d'une manière responsable). Alors, où est le choix raisonnable ?

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Commenter cet article

S
<br /> <br /> Je dirais, aux messieurs, d'une tournure un peu leste et mal léchée : foutez-nous la paix. Faire le bonheur des femmes, ça commence à être un peu lassant. Je ne vais pas demander à une bonne<br /> soeur d'enlever sa cornette, à une musulmane d'enlever son voile, à une délurée de rallonger sa jupe, à une bourgeoise de se décoincer > on cause de 'femme' en général - et c'est là l'erreur<br /> et la violence. Toutes ces femmes ont des personnalités qui n'ont pas à être uniformes - à être respectées oui. Comme celles des hommes. Vous ne croyez pas ?<br /> <br /> <br /> <br />
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