Hier j'ouvre le site du
Monde (L'Immonde, comme l'appelait De Gaulle), et tombe, une fois de plus sur une chronique antibolivarienne intitulée "Chavez-Lula, le match est joué" qui
félicite Lula, et condamne Chavez. Un article stupide, mesquin, perdu dans des ratiocinations, comme le soi-disant centre-gauche européen les aime tant. Apologie de la voie centriste, refus de
toute forme de socialisme. Surtout que rien ne change. Surtout que personne ne tente rien. Administrons tranquillement le capitalisme. Il faut parfois admettre que l'on n'a plus rien en commun avec
ses concitoyens, admettre qu'on n'a rien en commun avec ceux qui écrivent dans
Le Monde, et avec ceux qui le lisent. Tous ces bons administrateurs "prudents", frileux, insensibles au sort
du plus grand nombre, au
crime permanent commis contre le plus grand nombre.
Chavez, lui, malgré ses maladresses folkloriques, a toujours des mots forts. La semaine dernière encore contre Merkel dont il a rappelé qu'elle était l'héritière d'une droite allemande qui a porté
Hitler au pouvoir. Une évidence simple, mais que tout le monde oublie après des années passées à entendre décrire le "totalitarisme" nazi comme un Mal métaphysique qui serait tombé
du ciel. Je dois écrire demain un article sur le sommet ALC-UE de Lima pour
BRN. J'y dirai quelques mots de la voyoucratie des multinationales en Amérique latine, que couvrent les
ridicules fanfaronnades pro-Lula de M. Le Boucher, et les imprécations anti-Chavez des technostructures de nos "démocraties occidentales".
par Frédéric Delorca
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