
Vu la dame du groupe politique dont je vous parlais ce matin (nous
pourrions l'appeler Zénobia)... Aïe, aïe, comment parler de cela ? Je le voudrais, dans l'intention de faire connaître à tout un chacun les gens qui combattent dans les milieux dissidents, et pour
que l'information ne soit point cantonée aux milieux parisiens. C'est dans cet esprit d'ailleurs que j'avais publié mon
10 ans sur la planète... Oui, mais voilà, éventer la confidentialité
de nos conversations, ce serait compromettre nos possibilités d'action conjointe ultérieure... Et pourtant l'envie me brûle les lèvres tant cette entrevue, le lieu où elle se déroula, la manière
dont chacun de nous deux se positionna, ce que chacun de nous dit ou ne dit pas, demanda ou ne demanda pas, me paraissent instructifs pour la connaissance des milieux militants. Mais
non allons. Motus et bouche cousue, nous garderons cela pour nos mémoires.
Beaucoup de gens aujourd'hui ont lu mon article sur l'arrestation de Ceku sur le blog de l'Atlas alternatif, des connexions de Grèce, de Russie, de Suède, du Sénégal, d'Oman, de Californie... et
même (mais oui !) de Bethléem en Palestine occupée... Des recherches par mots clés qui ne fidélisent pas le lecteur je suppose. Un correspondant mulhousois réfléchit à l'idée de créer un forum
antiimpérialiste en appendice du blog de l'Atlas, ce qui me paraît être une excellente idée, toujours dans l'esprit de fédérer les énergies.
Au fait, pour ceux qui s'intéressent encore à l'Iran, un article de Meyssan qui satisfait en partie le voeu que j'avais formé de voir naître une analyse sociologique des
révolutions colorées : disons qu'ici on peut trouver un historique et un inventaire des organismes, c'est déjà bien.
1 n'oublions pas que Khomeiny a agi depuis la France, donc avec l'appui, nécessairement, de personalités, et que, par ailleurs, il fut, avant de tomber en disgrâce, aux côtés du Shah. Il n'est donc pas pertinent selon moi, de mettre sur un même plan ledit Khomeiny et Mossadegh.
2 Afin d'encourager les jeunes Iraniens à se jeter dans la guerre contre l'Irak, le pouvoir leur promettait une place à l'université ( médecine, droit, ...). Et cela a marché, au détriment cependant, d'une majorité de ces jeunes qui, ne pouvant pas suivre les cours, abandonnaient, malgré une baisse de niveau de l'enseignement. Que sont devenus ces jeunes, issus des classes populaires? Sans doute sont-ils allés grossir les effectifs des pasdarans...
Le concours de moralité politique sont toujours délicat. Mais il est clair qu'au Top 50, Mossadegh, Lumumba et Che Guevara sont très au dessus de Khomeiny, Saddam Hussein et Ortega (pour prendre seulement quelques exemples). Il n'empêche que, sur un plan fonctionnel, en ce qui concerne la souveraineté nationale de l'Iran face aux grandes puissances, Mossadegh et Khomeiny ont joué un rôle analogue. Je ne suis pas un inconditionnel de Meyssan, ni de Collon et autres conférenciers à succès dans les milieux anti-impérialistes, mais son ébauche sur les révolutions de couleur est une base intéressante pour une étude plus rigoureuse (universitaire - mais quelle université a eu le courage de créer un laboratoire d'études anti-impérialistes ?) de l'ingérence occidentale, et donc une compression du monde où nous vivons qui aille au delà du spectacle d'une jeune femme qui meurt sur le bithume ("tuée" nous dit-on par les pasdaran comme on nous l'a montrée sur You tub il y a peu) - je dis cela parce qu'une amie ethnoogue italienne communiste m'a dit hier qu'elle soutenait Moussavi "à cause des images" (fichue civilisation de l'image).