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Le blog de Frédéric Delorca

Amours russes

9 Novembre 2010 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Les rapports hommes-femmes

Je lis ce matin par hasard dans Ria Novosti :

 

"Un ... de mes vieux amis, un journaliste télé de 33 ans, m'a récemment parlé d'une collègue qu'il aimait bien. Il lui a demandé de sortir avec lui à l'ancienne, un mercredi pour le vendredi. Et il le lui a demandé en personne, pas par Facebook ou par sms. Il avait déjà pensé à son restaurant favori auquel il voulait l'emmener. " Pourquoi ne va-t-on pas simplement chez toi ou chez moi pour coucher ensemble ?", répondit la fille. Horrifié, mon ami a abandonné l'idée complètement. " Dans ces conditions, cela n'avait aucun attrait pour moi ", dit-il. " Je voulais d'abord la connaître".

  russiancultureckash-copie-1.jpg

Je ne sais pas exactement ce qui a motivé la conduite de cette fille – s'il s'agissait d'un appétit sexuel vorace ou du fait que, tout simplement, elle n'était pas intéressée par mon ami sauf bizarrement pour coucher immédiatement avec lui.

 

Quoi qu'il en soit, je pense qu'au fond d'elle-même, cette fille tout comme les autres consommateurs de relations rapides, recherchent l'amour et rêvent de trouver LA bonne personne. En réalité, aujourd'hui, nous recherchons l'amour plus que jamais dans l'histoire de l'humanité quand l'amour n'était pas un ingrédient du mariage et que les gens avaient de faibles attentes et un choix drastiquement réduit.

 

Peut être aussi est-il vrai que ma génération est un peu perdue sans entremetteuses de confiance autour de nous à l'exception des réseaux sociaux et de leur myriades de gens (seulement virtuellement) disponibles."

 

Dans ce pays où la natalité est en berne, on se torture beaucoup l'esprit sur le thème "est-ce qu'il y a de l'amour chez nous ?", ou "est-ce qu'on a la bonne façon de s'aimer ?". A preuve encore ce sondage de février 2009, et les multiples articles sur la disparition ou la réapparition de l'amour entre le Dniestr et Sakhaline. Signe aussi du fait qu'ils se demandent encore quelle est la "bonne attitude" à adopter devant le monde de la consommation et du libéralisme qu'ils connaissent depuis moins longtemps que nous. Ils veulent des cours là-dessus, du coaching, ils ont peur d'avoir faux. Ils se demandent comment font les Français, et les autres occidentaux. Le symptome d'une faiblesse intrinsèque. Les Etatsuniens, eux, ne se posent pas ce genre de question. Ils font du consumérisme décomplexé (du moins sur les campus des facs, pour le prolo du Mississipi ou pour le quadra en famille ça doit être plus compliqué, mais eux non plus ne se demandent pas comment font les Russes et les Français).

 

Un géographe qui voudrait se faire nom devrait publier un Atlas de l'amour dans le monde, si ça n'a déjà été fait.

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S
<br /> <br /> Je viens de lire cette histoire qui aurait pu être jolie et qui finit en eau de boudin. Votre ami est un gentleman, il devrait renouveler l'expérience, toutes les femmes ne se comportent<br /> pas ainsi.<br /> <br /> <br /> <br />
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