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Le blog de Frédéric Delorca

Pane, amore, e...

18 Septembre 2014 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Cinéma

On se méfie souvent de la Provence et des Provençaux et l'on a bien raison... Cette terre recèle toutes les formes de fascisme des plus délicates aux plus massives.

 

Je préfère la Provence des Italiens, le Mezzogiorno, surtout telle que la filme Dino Risi dans "Pain, Amour, Ainsi soit-il" en 1955, à Sorrente. La version française a la très bonne idée de doubler avec l'accent marseillais toutes les répliques.

 

On y retrouve ce plaisir de la narration légère que j'évoque souvent à propos des contes de la Renaissance. C'est de l'humour fluide, sans effort, qui coule de source, affectueux pour ses personnages (l'affection a disparu des comédies françaises contemporaines, au profit de l'affectation...). C'est l'humanité dans sa simplicité, pas vraiment à son avantage, mais jamais condamnable. Sophia Lauren, qui va fêter ses 80 ans dans deux jours (comme Brigitte Bardot le fera dans dix jours et ma mère l'a fait il y a un mois) porte un charme populaire sans artifice (que l'accent du Sud en français ne gâte pas). Onfray trouverait sans doute cela "dionysiaque". Discrètement dionysiaque, comme la villa des Mystères à Pompéï.

 

Du dionysisme rural amoral mais sans projet subversif... Vu de notre XXIe siècle hypocrite, cynique, et obsédé par le profit (y compris le profit sexuel, sans l'innocente poésie enfantine des amourettes d'antan), cela ressemblerait presque à un petit Eden perdu...

 

 

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