Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog de Frédéric Delorca

Remarques économiques d'Edgar et prolongement géopolitique

12 Juin 2012 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Peuples d'Europe et UE

Je signale ici un intéressant article d'économie d'un des rares membres de la blogosphère qui parle parfois de mes travaux.

 

Je me garderai de commenter l'aspect économique de ce billet n'étant pas spécialiste. Sur le volet politique, le billet lance un appel à la préservation des espaces de discussion démocratiques, mais je doute que cet appel puisse avoir des effets. La mondialisation aurait pu être démocratique si le désarmement militaire avait eu lieu (comme c'était prévu dans la dynamique de discussion Est-Ouest sous Gorbatchev). Mais dans les années 1990 les USA n'ont cessé de s'armer et de s'inventer des ennemis-alibis, ce qui a provoqué les guerres (car l'armement doit servir comme l'a dit Mme Albright) ainsi que le réarmement des concurrents (russes, chinois, iraniens etc). Aujourd'hui l'heure est à la constitution de grand pôles militaires (occidental, russe, chinois etc) qui cohabitent dans un équilibre de la terreur (course à la conquête de l'espace, à la piraterie informatique etc) façon guerre froide, tempéré par l'échange commercial (un équilibre qui inclut le développement de guerres aux périphéries pourvoyeuses de matières premières - Proche Orient et Afrique en particulier). Dans ce dispositif, les pôles rivaux ne peuvent tolérer de débat démocratique que sur les sujets non vitaux, c'est-à-dire autres que les sujets qui sont les causes même de leur constitution et de leur surarmement. Ils peuvent débattre de "plus ou moins de social" "plus ou moins d'environnementalisme", mais pas sur la raison d'être de leur existence ni de leur rivalité avec les autres. C'est pourquoi même si l'Union européenne éclatait, elle serait remplacée par un autre système de hard ou soft power qui maintiendrait ses composantes sous le joug de l'idéologie occidentale et de ses principaux présupposés.

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article

Gilles 15/06/2012 21:13


Frédéric, ah, les blogs de la plate-forme overblog, vu comment les commentaires s'insèrent sur les blogs de ce type, cela doit être tout un poème !


 


Pourquoi n'achètes-tu pas un nom de domaine chez un hébergeur ? Il y a en plein qui groupent des offres contenant le nom de domaine, le blog, le site, les boîtes mails etc …


 


Regarde celle-là de gandi.net :


 


https://www.gandi.net/domaine


 


pour 13,45 € TTC annuel, tu as ton nom de domaine, ton blog DotClear2, 5 boîtes mail sécurisées https si le contenu de tes boîtes restent en dessous de 5 Mo, au-delà, le dépassement est payant, 2
pages gratuites pour un site web, etc . L'affichage du blog peut être très personnalisable.


 


Juste deux exemples : 


 


http://blog.monolecte.fr/


 


http://blog.chinoisfacile.fr/


 


J'ai souscrit à l'offre et je ne le regrette pas, bien que n'utilisant pour l"instant que la partie messagerie boîte mail.  


 


 


 


 


 


 


et si l'on parlait sérieusement de la sortie des traités de l'UE ? J'ai lu ce qui suit il y a quelques semaines et depuis cela me fait gamberger et me demander si ce n'est pas un début de
solution, plutôt que ces sempiternelles questions sur l'UE ( réformable ou pas ? ). 


 


Début de citation :


L’AELE – une alternative au traité de réforme de l’UE


 


par Titine Kriesi


 


 


 


L’Association européenne de libre-échange (AELE) a été fondée dans les années 60 pour favoriser la croissance économique, le plein emploi, l’augmentation de la productivité, la stabilité
financière et une constante amélioration du niveau de vie. Cela devait être atteint par la réduction des restrictions commerciales entre les Etats-membres. Aujourd’hui, il reste quatre
Etats-membres: la Suisse, la Norvège, l’Islande et la Principauté du Liechtenstein; les autres pays ont adhérés à l’UE. L’AELE n’a jamais aspiré à une fédération politique et a toujours été
strictement contre le principe de la supranationalité. C’est le contraire de l’UE, qui est aujourd’hui une construction antidémocratique et centraliste. Les Etats-membres de l’AELE se sont mis
d’accord sur une réduction progressive des tarifs sur les produits industrialisés sans renoncer à leur souveraineté. Depuis 1994, l’AELE a convenu, avec beaucoup de succès, des accords de
libre-échange avec les pays de l’ancien bloc soviétique, avec Israël et l’Autorité palestinienne. En outre, il existe des accords de coopération avec l’Albanie, l’Egypte et la Macédoine.
L’AELE n’a jamais voulu établir un marché commun, mais uniquement régler le libre-échange sur la base d’un commerce respectant des conditions de concurrence équitables. Les Etats-membres ont
exclu les produits agricoles, car la prise en compte des produits agricoles aurait contredit la structure fondamentale de l’AELE: la liberté des activités commerciales aurait également été
limitée.
Les Etats-membres de l’AELE reconnaissent le principe de l’autosuffisance comme un devoir national. L’AELE est une alternative crédible et éprouvée à l’UE. Grâce à la création d’une zone de
libre-échange en Europe, les pays de l’AELE ont pu préserver leurs propres intérêts et s’opposer à tout centralisme politique. Pour des pays comme la Suisse c’était d’une importance particulière,
parce que cela servait à sa propre sécurité et aidait à soutenir les exploitations traditionnelles et à petits espaces qui sont si typiques pour ce pays. En plus, il y a l’aspect humain: le
recours actif à ses propres moyens, l’autodétermination et le droit des pays de décider eux-mêmes de leurs besoins alimentaires. C’est une raison supplémentaire pour laquelle l’AELE est une
alternative utile et véritable à l’UE. 


 


Fin de citation


 


Frédéric, si nous récapitulons finalement les directives et principes de l'UE sur la Poste, l'énergie, les services aux collectivités locales, la monnaie, la liberté de circulation des capitaux,
la libre concurrence, l'indépendance de la banque Centrale et sa lutte uniquement contre l'inflation sans objectif en terme d'emploi ne nous conviennent pas, bref la quasi-totalité des traités
centralisés à l'échelle du sous-continent européen ne nous conviennent pas, la critique de gauche de la « construction » européenne existe depuis Pierre Mendès-France, mais force est de
reconnaître qu'elle n'a que très marginalement infléchi le cours anti-social et anti-démocratique de cette expérience idéologique, retirons-nous donc des traités de l'Union Européenne et adhérons
aux traités de l'Association Européenne de Libre-échange. C'est une idée qui m'est venue à la lecture de l'article de Titine Kriesi, pour l'instant, je n'en sais très peu sur l'AELE, ils sont
très discrets, et finalement, c'est bon signe, peut-être un peu moins mégalomanes que les huiles haut-placés de l'UE et plus près des réalités de terrain. Ce qui bloquerait cette évolution qui me
paraît souhaitable de prime abord, ce sont les raisons de géopolitique impérialiste que tu invoques dans ton billet. 

Frédéric Delorca 16/06/2012 12:41



Salut gilles, tu as raison sur le premier point : si je prenais sérieusement en charge mon boulot d'info alternative j'achèterais un nom de domaine pour ce blog et celui de l'atlas alternatif, je
paierais à temps plein un secrétaire pour placer "12 ans chez les résistants" chez un éditeur sérieux ou sur Calameo avec un bon référencement, je me lancerais dans la rédaction d'un nouveau
livre, la constitution d'une association antiingérence, je soignerais mes rapports avec les quelques groupuscules les moins éloignés de mes idées comme je l'ai fait pendant 5 ans etc. Mais bon,
tout ça je le ferais si j'étais à la tête d'une petite structure sérieuse, avec un budget défini et de bonne chances de développement sur 5 ans. Mais comme je n'ai rien de tout cela, je n'ai
aucune raison de prendre au sérieux ces problèmes d'intendance, et je m'occupe juste de jeter quelques réflexions sur ce blog quand l'envie me prend. Et ne rêvons pas, ça ne changera pas dans les
5 ans qui viennent, tant pis pour le Maliens, les Syriens ou les Algériens qu'on aurait pu encourager et aider !


Sur l'AELE on m'enseignait ça quand j'étais à Sciences Po, l'Autriche en faisait partie quand elle n'était pas encore dans l'UE. Bien sûr c'est une structure intéressante si on ne veut pas de
fédéralisme politique. Mais le problème n'est pas de savoir quelle structure on propose aux gens. La première difficulté c'est "est ce qu'il y a le moindre avenir pour un non-alignement français
hors de la compétition militaire et politique des grands pôles qui ont émergé dans le années 2000 - Occident, Russie, Chine, Inde, et deux ou trois autres en fromation ?" Personnellement je ne
crois plus guère aux chances de la France de jouer sa propre partition dans ce concert comme en ont rêvé à divers moments Asselineau ou Mélenchon. Je sais que le camarade Edgar a balayé ma
conviction sur ce point en la qualifiant de méprisabe "croyance", mais ma "croyance" est étayée par pas mal d'éléments quand même...



bobforrester 13/06/2012 00:11


sans mort "apparemment" cf le Rwanda où la lutte
des intérêts anglo saxons et français s'est  soldée par un génocide ! quant à l'atlantisme de Mitterrand , il y était contraint cf les "mémoires" de D.Mitterrand . De toute façon les
intérêts économiques sont à la base de toutes les guerres chaudes, froides ou tièdes !LOL


. http://www.voltairenet.org/La-Syrie-est-a-la-fois-le-noeud-du


 Selon un
document secret qu’Al-Watan a pu consulter, les experts du nouveau président lui conseillent de réorganiser la politique étrangère en fonction du droit international et des intérêts nationaux,
autour du dossier syrien et en partenariat avec la diplomatie russe.

bobforrester 12/06/2012 23:26


bonsoir


D'après certaines informations un collège d'experts socialistes proposeraient l'instauration de rapports nouveaux avec la Russie . On ne peut sous estimer les contradictions inter impérialistes n
'en déplaise à mr Attali qui après Kautsky nous ressert l'utopie du "superimpérialisme" sous le vocable mystificateur de "gouvernance mondiale" . N'oublions pas le jugement de Mitterrand 


"« La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique.


Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort   apparemment.


Oui, ils sont très durs les américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde.


C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort. »

Frédéric Delorca 12/06/2012 23:51



bonsoir et merci pour la référence au groupe d'expert que je ne connaissais pas (qui sont-ils ?). La phrase de Mitterrand est connue en effet, mais cette "guerre permanente" est purement
économique, sans effet sur les alliances militaires (c'est pourquoi Mitterrand était atlantiste) .


Je signale que la discussion avec Edgar sur l'inféodation de l'Europe aux USA s'est poursuivie sur son blog "la lettre volée". J'ai ajouté une ou deux précisions (si toutefois overblog parvient à
publier le second commentaire que j'ai publié sur son blog).