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Le blog de Frédéric Delorca

Les cabinets de conseil dévorent nos Etats

17 Juillet 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Peuples d'Europe et UE, #Le monde autour de nous, #Les Stazinis, #George Soros, #coronavirus-vaccination-big pharma

Je parle plus souvent dans ce blog des causes spirituelles de l'asservissement mondial généralisé et des symboles sur lesquels il s'appuie, ainsi que des sociétés secrètes auquel il renvoie, que des phénomènes économiques dont le mécanisme n'est qu'une des conséquences de ces racines spirituelles, parce que cette dimension-là, plus facile à comprendre, est traitée par beaucoup de personnes, notamment des hommes/femmes politiques. J'avais évoqué l'an dernier la concentration économique entre les grands trusts. Son corolaire est la destruction des organismes publics placés en théorie au service des peuples.

Un des symptômes de cette destruction est en France la marginalisation des grands corps d'inspection formés par l'ENA (que le gouvernement Castex envisage même de supprimer) au profit de cabinets d'audit internationaux basés aux Etats-Unis qui viennent vendre à notre gouvernement des solutions clés en main complètement étrangères aux traditions de notre service public. La tendance s'est accélérée sous le mandat de Macron. avec par exemple 11 millions d'euros aux cabinets de conseil privés (28 contrats) pour la gestion de la dictature sanitaire en France, dont 4 au cabinet McKinsey. La revue Challenges a tenté d'avoir une vision d'ensemble du phénomène.  les services du Premier ministre mettent en avant une enveloppe annuelle de 65 millions d’euros pour tous les ministères, ce qui exclut les audits informatiques et les conseils juridiques. La cour des comptes en 2014 en les incluant comptaient 150 millions. Le ministère de l'économie représenterait un tiers de l'enveloppe, celui des armées un sixième, puis vient celui de l'intérieur. En 2018, le méga-appel d’offres plafonné à 100 millions d’euros sur quatre ans lancé pour accompagner les réorganisations administratives a ainsi été partagé entre seulement huit entités "mandataires": Roland Berger, EY, McKinsey, Wavestone, BCG, Eurogroup, INOP’s et Capgemini. En ce qui concerne les armées en 2014 ce ministère a adopté une stratégie d’achat ministérielle selon le jargon technocratique "spécifique au conseil qui prévoit la mise en place d’un accord-cadre ministériel multi-attributaire".  Ces cabinets se nourrissent très grassement sur l'argent public et dans une totale opacité, pour la plupart du temps proposer des solutions de privatisation inefficaces et coûteuses (voir le cas de la privatisation de la maintenance des bâtiments de défense côtière aux Etats-Unis,  qui promet de donner les mêmes résultats en France pour le soutien en service des systèmes pétroliers de l'armée).

Macron connaît bien ce petit monde : en 2007, alors inspecteur des finances à 29 ans, il est nommé rapporteur général adjoint de la commission Attali, dont le rôle était de proposer des réformes économiques au président Nicolas Sarkozy. Emmanuel Macron impressionne l'assistance. Parmi les membres présents : Eric Labaye, alors dirigeant de McKinsey en France. Lorsqu'il a  lancé sa campagne en avril 2016, une dizaine de salariés de ce cabinet se sont mis à plancher sur des propositions pour lui. Un ex de ce cabinet, Guillaume Liegey a été chargé de faire le rapport quand le futur président a parcouru la France pour soi-disant écouter les gens avant de se faire élire. Des anciens de Mc Kinsey ont été nommés dans des cabinets ministériels et à LREM, tandis que les patron des "Jeunes avec Macron" a rejoint le cabinet McKinsey en 2020.

Mais évidemment, la France n'est pas la seule "victime" de ce genre d'oiseau de proie.

L'actuelle présidente de la commission européenne Ursula von der Leyen lorsqu'elle dirigeait le ministère allemand de la Défense  a accumulé les problèmes de gestion, les dizaines de millions d'euros dilapidés sans contrôle pour payer des consultants, conseillers et autre sous-traitants privés. "Il y en a pour près de 100 millions" d'euros affirme le site allemand Focus dans un article du 24 juin dernier. Elle est aujourd'hui rattrapée par ce scandale, une  mauvaise nouvelle pour cette politicienne dont on apprend aussi que son mari est Heiko von der Leyen, qui occupe la fonction de Directeur Médical chez Orgenesis, entreprise de biotechnologie spécialisée dans les thérapies géniques. Thérapies géniques que l’on retrouve dans les “vaccins” expérimentaux anti-Covid (pas forcément la meilleure position pour passer des contrats de centaines de millions de doses de vaccins Moderna sans conflits d'intérêt)…

Bien sûr vous ne serez pas surpris d'apprendre que la commission européenne qu'elle préside engloutit elle aussi avec l'argent de nos impôts des millions d'euros dans les cabinets de conseil privés. Entre 2016 et 2019 , la Commission a dépensé plus de 462 millions d'euros dans PwC, Deloitte, KPMG et EY, connus sous le nom de « Big Four ». L'exécutif européen a également signé divers accords de plusieurs millions avec d'autres entreprises, dont McKinsey et Accenture. Les enveloppes explosent, soi disant en raison du programme d'assistance technique aux États membres pour préparer des réformes structurelles...

Ces sangsues sont parfois épinglées pour jouer ouvertement contre le bien commun : ainsi McKinsey a été récemment accusé d'avoir "contribué à la crise dévastatrice des opiacés aux États-Unis en donnant des conseils marchands aux géants pharmaceutiques au détriment de la santé des citoyens" (il s'agit de la prescription d'opiacés addictifs). Des actes graves, puisque "plus de deux millions de personnes dépendantes" étaient "comptabilisées en 2018 et 400.000 décès enregistrés en moins de vingt ans". La firme s'est engagée à payer 573 millions de dollars de réparation. Vous serez aussi intéressés d'apprendre qu'une des directrices de la gestion des risques chez McKinsey est une ancienne de la CIA (les services secrets américains), Dawn Scalici, après que cet organisme a versé 10 millions de dollars à ce cabinet d'audit pour sa propre restructuration. Cet élément concerne aussi notre propre sécurité intérieure puisque la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) s'appuie désormais sur de les logiciels de traitement des données de la société californienne Palantir, une excroissance de la CIA (dans laquelle, signalons le au passage, George Soros avait jusqu'à très récemment des intérêts... tout est lié...).

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