En 2005 Bricmont avait qualifié Foulloujah en Irak de "Guernika
sans Picasso" pour souligner combien dans le monde actuel les pires crimes pouvaient être commis dans l'indifférence et même l'ignorance générales. L'article http://www.rebelion.org/noticia.php?id=9
On avait peut-être conclu un peu trop vite au retour de l'Etat à la faveur de la
crise des subprimes, après des décennies de libéralisme effréné, de dérégulation et de déréglementation à tout-va, de privatisations non-stop. On avait peut-être crié un peu rapidement à la mort du
marché et à la résurrection du politique dans la vie des affaires.
On promettait un Etat fort et actif, on voit des gouvernements qui se dérobent ou qui renoncent. On prétendait reconstruire le capitalisme, on n'ose même pas se rendre à Gandrange. Dans le match
qui les opposait aux banques centrales, d'abord, les politiques ont perdu par KO. C'est à elles - à travers le Conseil de stabilité financière - qu'a été confiée la tâche de fixer les règles en
matière d'attribution des bonus des traders, à elles aussi le soin d'en vérifier la bonne application.
C'est aussi aux banques centrales indépendantes et à leurs techniciens que la nouvelle supervision bancaire et financière fait la part belle, au détriment des ministères des finances. Il n'y a
guère que le patron de la Banque mondiale, Robert Zoellick, ancien de l'équipe Bush, un comble, pour
s'émouvoir de cette démission du politique.
Il n'a pas fallu non plus six mois pour que les opinions publiques commencent à regretter le temps où le marché était sans doute trop libre et trop puissant, mais où l'Etat se montrait moins prédateur. Elles n'ont pas eu de mal à comprendre que le retour de l'Etat dans la vie des affaires, cela voulait dire d'abord et avant tout le retour des déficits. Et donc le retour des hausses d'impôts (comme en Espagne), du gel des salaires des fonctionnaires (comme en Grande-Bretagne), de leur baisse (comme en Irlande), l'allongement de l'âge du départ à la retraite (comme en Suède), etc. Partout, du sang, de la sueur et des larmes - sauf en France où le gouvernement tente de faire croire que le nuage radioactif des déficits ne franchira pas les frontières.
L'envolée des dettes publiques signifie que les grands pays industrialisés ont perdu, et pour longtemps, toute marge de manoeuvre budgétaire. Les arbitrages des lois de finances des prochaines
années, peut-être des décennies, se résumeront à ceci : savoir où faire des coupes, où dégager des économies, quelles catégories socioprofessionnelles sacrifier, quelles dépenses et quels
avantages supprimer, où trouver des recettes. Plus de place pour des mesures de relance supplémentaires ou de nouveaux cadeaux fiscaux, plus de place pour des avancées sociales coûteuses. Trop de
keynésianisme tue le keynésianisme et rend l'Etat impuissant.
Leurs endettements record vont ligoter les Etats et les livrer au bon vouloir des marchés financiers. Car il va bien falloir vendre et écouler tous ces emprunts du Trésor émis par milliers de
milliards de dollars. Et donc séduire ces financiers dont on avait pourtant cru se débarrasser une bonne fois pour toutes - traders, gestionnaires de hedge funds ou de fonds de pension, banquiers
sans foi ni loi.
Les gouvernements vont devoir leur donner des gages d'orthodoxie budgétaire ou leur offrir des rendements élevés. Ou les deux. Et malheur au pays dont les emprunts d'Etat ne trouveront pas grâce
aux yeux des investisseurs : les taux d'intérêt à long terme s'y envoleront, cassant la croissance. La "dictature" des marchés financiers a de beaux jours devant elle.
Surtout, la crise des subprimes a montré que les gouvernements n'avaient au fond, contrairement à ce qu'ils faisaient croire, aucune intention véritable de reprendre la main, aucune envie réelle
de voir la puissance publique reconquérir des parts de marché face au privé.
Ils avaient une occasion inespérée de le faire dans le secteur bancaire mais ils s'en sont bien gardés. Après avoir sauvé les banques du naufrage, leur avoir prêté et garanti tout l'argent dont
elles avaient besoin, les avoir aidés à renforcer leurs fonds propres, les Etats se retrouvaient en position de force inédite.
Ils auraient pu choisir de rester durablement au capital de ces établissements pour les contraindre à distribuer du crédit, pour contrôler les risques pris sur les marchés financiers ou encadrer étroitement les rémunérations des traders. Des esprits peu suspects de dérive gauchisante, tels Thomas Hoenig, patron de la Fed de Kansas City, avaient même légitimé idéologiquement des nationalisations bancaires, arguant des risques spécifiques du secteur.
Au lieu de cela, les Etats se sont empressés de se désengager des banques dès que celles-ci ont été en mesure de rembourser les aides publiques qu'elles avaient reçues. Les "nationalisations"
bancaires n'ont été que de courtes parenthèses, vite refermées, sans que personne ne s'en offusque.
De façon irréelle, on a même vu les socialistes français reprocher au gouvernement de ne pas avoir spéculé sur la hausse des titres bancaires et de ne pas avoir "fait" assez d'argent dans ces
opérations ! Pauvre Karl ! Vingt ans après la chute du mur de Berlin, c'est bien la deuxième mort du socialisme,
avec la crise des subprimes, à laquelle on assiste.
L’exercice de la revue de presse peut s’avérer intéressant à l’occasion. Il permet de commenter certaines sottises de notre époque. Ayant lu quelques journaux dans l’avion cet après-midi, j’y trouve l’inspiration pour ce bref billet.
Prenez Courrier international par exemple, un journal naguère lié au groupe Vivendi et dont j’ai souvent dénoncé le ton belliciste dans mes livres : je parcours p. 11 un article sur l’Ukraine qui tournent en dérision les « coups de gueule » de la Russie. Pour moi, l’article fait écho au "débat" (p. 42) sur la soi-disant responsabilité de Staline dans le déclenchement de la seconde guerre mondiale. Tous les propos antirusses sont ridicules et le plus "drôle" est que la presse bourgeoise occidentale trouve toujours un journaliste ukrainien ou russe pour les tenir (vous savez ? de ces clients de l’occident qui grenouillent aux cocktails de nos ambassades). Sur le pacte germano-soviétique, mon point de vue est grosso celle de l’historienne Annie Lacroix-Riz (dont je n’approuve pourtant pas certains raccourcis sur la famine ukrainienne pu sur le rôle des grands patrons dans le gouvernement de la France de l’entre-deux guerre) : oui, c’est évident, le patronat occidental a fait échouer l’alliance franco-russe voulue par Louis Barthou et joué la carte « plutôt Hitler que les soviets ». Staline n’avait donc d’autre choix que de signer en pacte avec Hitler pour gagner du temps. Et il est malhonnête de voir dans ce pacte la cause de la guerre. Mais le révisionnisme le plus idéologiquement orienté est à la mode sur ce point. Il va bien avec le forcing des pays de l’Est pour criminaliser le communisme mis sur le même plan que le nazisme (mais pourquoi avons-nous accepté ces pays dans l’Union européenne ? qu’y avons-nous gagné ?). Il y avait ce matin sur Russia Today un bon reportage sur les meetings «culturels » lettons et estoniens où l’on fait l’apologie des divisions SS et où l’on crache sur les russes.
Je voulais aussi dire un mot de l’article du même magazine consacré à la recrudescence du mouvement naxaliste (maoïste) au Bengale occidental pourtant gouverné par les communistes. Mais j’y consacrerai peut-être un article plus tard. De même je parlerai un jour peut-être de la commune de Marinaleda en Espagne, où, nous dit Courrier international, une politique « marxiste » est appliquée qui fait l’admiration du New York Times (sic).
Je lis dans le Monde beaucoup de choses sur les Verts (ils séduisent le PS mais plus Taubira). Au Brésil une rivale de Lula mise sur le parti Vert de son pays (comme la Bête-en-cour naguère). Mais cette mouvance ne m’intéresse décidément pas. Très bon en revanche l’article de Mohamed Ali Al-Ahasi qui compare les sociétés iranienne, turque et égyptienne, et souligne l’occidentalisation accélérée, du point de vue de l’évolution démographique, de la première.
Je trouve absurde l’éviction de Tariq Ramadan de la mairie de Rotterdam à cause de son émission à la télévision officielle iranienne (rapportée par Libération). Absurde aussi toutes ces pages des médias sur Clotilde Reiss. Tout cela est absolument dépourvu de tout intérêt. Mais je suis d’accord avec M. Kouchner (pour une fois) quand il dit (dans Le Monde) que les manifs des bourgeois iraniens contre Ahmadinejad ne sont pas dues aux actions de nos espions mais à l’attrait du capitalisme anglosaxon sur ces gens.
Idem les papiers sur les élections afghanes, des élections, qui, dans un pays aussi peu libre, ne légitiment rien du tout (comme en Irak).
Du côté de l'Amérique latine, Castro écrit sur la grippe aviaire, interroge la responsabilité de la multinationale Granjas Carroll et plus encore celle du
gouvernement néo-libéral mexicain qui a si considérablement affaibli son système de santé. Le journal mexicain de gauche la Jornada se fait l'écho de sa lettre. Les relations
cubano-mexicaines sont mauvaises. Mais par delà cette circonstance conjoncturelle, dans la lettre de Castro, se profile une déception profonde à l'égard d'une évolution "droitière" d'un
Mexique qui, tout au long du 20 ème siècle, à la suite de la révolution d'Emiliano Zapata, était devenu, malgré tout (malgré les compromis passés avec le bourgeoisie) un des pays les plus
sociaux-démocrates du sous-continent.
Dans le Quotidien du peuple chinois on apprend qu'un ancien diplomate français Lionel Vairon a le vent en poupe en Chine du fait de
son livre qui tente de désamorcer les peurs anti-chinoises en France (j'avoue que j'ignorais l'existence de son livre). Et Ria
Novosti en Russie nous apprend que Moscou va livrer des avions de transport militaire au Sri Lanka, à l'heure où l'opinion publique occidentale semble toujours fort embarrassée par le sort des
civils tamouls qui entourent la guérilla des Tigres dans la jungle. Toujours à titre de curiosité, j'ai regardé ce que les communistes indiens, qui jouent souvent un rôle modérateur du nationalisme de
ce pays, pensaient de la crise du Sri Lanka. La position du PCI(Marxiste) consiste à demander à l'Inde de faire pression sur le Sri Lanka pour qu'il suspende ses opérations militaires, tout en
demandant aux Tigres tamouls de mettre fin à leur "résistance futile". Une position "ni-ni" un peu irréaliste car le cessez-le-feu unilatéral serait évidemment exploité par les Tigres pour
reconstituer leurs forces, et non pour rendre les armes. Le premier ministre indien Manmohan Singh paraît aussi défendre une
position assez mesurée sur la situation sri lankaise.
De même sur le Tibet, le
sénateur Mélenchon a avancé des arguments profonds sur la théocratie du Dalai Lama, mais les arguments, mais les arguments n'intéressent guère.
M. Obama qui durcit les
bombardements aériens en Afghanistan et au Pakistan, planifierait avec l'Inde une intervention
militaire au Sri Lanka officiellement pour évacuer 200 000 civils tamouls suite aux succès du gouvernement de
Columbo contre la guérilla sécessionniste. L'idée viendrait de Washington et l'Inde serait contrainte et forcée d'y souscrire pour des questions d'image et de crédit dans la région. Washington veut
agir "en coalition". La France sarkozyenne aurait déjà approuvé l'idée. Le gouvernement srilankais considère que les civils (70 000
selon ses chiffres) sont otages des Tigres (LTTE) et qu'ils doivent rendre les armes pour que les civils puissent être évacués. Le Sri-lanka qui mène une politique active de
non-alignement et de souveraineté nationale bénéficie du soutien diplomatique de la Russie.
La chanteuse israélienne a dû se retirer de la scène du Théâtre Victoria Eugenia, à Donostia,
après l’intervention de militants du comité pour la solidarité internationale Askapena."A peine le concert de Noa commencé, quatre personnes membres du comité pour la solidarité internationale Askapena sont montées sur scène, jeudi à Donostia, pour protester contre la situation au Proche- Orient, drapeaux palestiniens en main et une pancarte indiquant "Israël ? Ez, eskerrik asko" ("Israël ? Non, merci ").
La chanteuse israélienne a dû se retirer de la scène du Théâtre Victoria Eugenia.
En pleine agression des forces israélienne à Gaza, Noa avait rendu publique une lettre afin de soutenir les soldats israéliens, alors qu’un millier de Palestiniens avaient péri sous les bombes
et balles israéliennes.
Quelques minutes avant le concert de jeudi, la chanteuse avait déclaré à une agence espagnole que "les fanatiques palestiniens avaient réussi à tromper les européens". "Israël est un état
démocratique qui a le droit de se défendre face aux bombes palestiniennes qu’elle subit depuis huit ans" avait-elle déclaré.
Avant d’arriver au Pays Basque, ses concerts à Barcelone et Séville avaient également été boycottés (http://www.paysbasqueinfo.com/fr/component/content/article/56-culture/1009-la-chanteuse-noa-contrainte-dannuler-le-concert-a-donostia.html).
On peut se reporter au site de la Capjpo, entre autres, pour les autres actions de solidarité avec la Palestine.
Je découvre aussi d'un site l'autre une campagne de signatures d'une pétition pour le retrait du Hamas de la liste
européenne des organisations terroristes . On y retrouve des noms connus, y compris d'ex-parrains de l'Atlas alternatif (du moins des parrains "sur le papier", même s'ils se sont bien
gardés ensuite de soutenir le livre, mais ça c'est la loi du milieu : les vieilles "stars" n'aident pas les jeunes initiatives, certains de mes jeunes amis qui font des trucs au Vénézuéla
ont en ce moment le même problème avec des pontes altermondialistes).
A noter aussi l'interview du journaliste libanais Walid Charara sur Gaza :
Certains se sont
demandés naguère qui avait financé la campagne électorale de Nicolas Sarkozy concoctée par le Boston
Consulting Group.
Maintenant Kouchner est sur le grill, avec des accusations de
commissions reçues de chefs d'Etat africains. Evidemment, comme nous sommes en France, Martine Aubry, secrétaire générale du principal parti d'opposition, a tout de suite dit qu'elle n'entrerai
pas dans la polémique ni ne chercherait à savoir si notre ministre des affaires étrangères a des choses à se reprocher ou pas.
Et Ségolène... Mon ami Edgar, récemment se demandait qui "l'aidait" à s'afficher à Santiago, à Washington. C'est aujourd'hui
Eric Woerth, ministre du budget, qui s'interroge. Affaire à suivre...
Difficile de dire ce qu'il y a eu de plus con dans les dépêches d'aujourd'hui.
Est-ce celle-ci de l'AFP "Obama induit en erreur en récitant son serment d'investiture" dans laquelle s'exprime toute la vacuité de cette non-information bruyante qui entoure l'investiture
d'Obama ?
"Moi, Barack Hussein Obama, je jure solennellement de remplir les fonctions de président des États-Unis fidèlement, et, dans toute la mesure de mes moyens, de sauvegarder, protéger et
défendre la Constitution des États-Unis", a déclaré le 44e président, répétant petit à petit les mots prononcés par le président de la Cour suprême, John Roberts.
Mais ce dernier a commis une petite erreur en employant le mot "fidèlement" après "président des Etats-Unis", alors que ce terme doit précéder "les fonctions de président".
Constatant apparemment la bourde, Barack Obama s'est interrompu pendant un bref instant de gène, avant que M. Roberts ne répète le morceau de phrase, à nouveau dans le désordre. Le nouveau président a dû obtempérer et finir son serment tel qu'il l'avait entendu.
La foule de 2 millions de personnes rassemblée devant le Capitole a ressenti le malaise, une femme criant "Oh non, non, non, non!", couvrant le murmure des spectateurs.
Interrogé par l'AFP, le professeur de droit constitutionnel Jeffrey Rosen a toutefois assuré que le faux-pas du président de la Cour suprême n'entachait en rien la validité de l'investiture de M. Obama.
Durant le déjeuner qui a suivi la cérémonie, M. Roberts a paru s'excuser auprès de M. Obama qui a ri et lui a serré la main.
Ou encore celle-là, dans laquelle s'exprime une autre vacuité, celle de notre président bien aimé, qui n'a plus qu'un don : celui d'escamoter les négations de la langue française.
"Sarkozy: "J'écoute mais je tiens pas compte""
Nicolas Sarkozy s'est rendu mardi à Sourdun, près de Provins (Seine-et-Marne), commune durement touchée par le départ du 2e régiment de hussards. Les 900 hommes du régiment sont en voie de
transfert à Haguenau (Bas-Rhin). En compensation, le site doit abriter dès la rentrée 2009 un internat d'excellence, accueillant quelque 150 élèves boursiers venus de la région parisienne dans le
cadre du plan "espoir banlieue". Ils devraient être 500 en septembre 2010.
Doivent également s'y installer d'ici 2010 les 330 personnels du Service d'étude sur les transports, les routes et leurs aménagements (SETRA), actuellement basés à Bagneux (Hauts-de-Seine). Un transfert que contestent les intéressés.
"Ils ont tort", a rétorqué Nicolas Sarkozy lors d'une table ronde. "Ce transfert, il se fera. Et je suis désolé, c'est un magnifique cadre". "Dès que je veux changer quelque chose, toutes les forces du conservatisme se mobilisent pour l'empêcher", a-t-il déploré. "J'étais préparé à ça. J'écoute mais je tiens pas compte", a-t-il lancé.
Nicolas Sarkozy a plus largement défendu sa volonté de poursuivre les réformes en France. "Sur la ligne, sur la stratégie, sur la volonté d'aller de l'avant, on n'a pas d'états d'âme, parce qu'il n'y a pas d'autre stratégie", a-t-il affirmé. "En plus, je dois le faire en maintenant la cohésion sociale", a-t-il ajouté. "C'est très difficile. C'est pour ça que je verrai les banquiers cet après-midi. J'ai deux ou trois choses à leur dire".
La crise est "une opportunité pour en sortir plus forts" et "j'ai pas été élu pour subir", a martelé Nicolas Sarkozy. "Je veux changer les choses. Je ne suis pas là pour commenter les problèmes mais pour essayer de les résoudre".
La réforme de la justice? Elle fait "un petit peu débat", mais "y a-t-il une personne qui pense que ça va tellement bien qu'il faut rien changer?". La réforme de l'audiovisuel? "Tout le monde est content maintenant. On se demande qui a eu l'idée". Les radars? "Je l'ai fait deux ans et demi avant l'élection présidentielle" et "on a quasiment divisé par deux le nombre de morts sur les routes".
Dans le cadre de l'adoption du nouveau Livre blanc redéfinissant les objectifs de la défense française, le gouvernement a annoncé en juillet dernier la fermeture de 83 sites militaires, dont 11 dès 2009, le quart Nord-Est de la France subissant de véritables coupes claires.
Le départ des militaires a eu "une conséquence catastrophique sur les finances locales", avec la perte "d'un tiers du budget", a souligné le maire de Sourdun Eric Torpier. Il signifie aussi la "fermeture possible de deux classes". Et "pour nos commerçants, (c'est) une baisse en moyenne de 30% de leur chiffre d'affaire".
Le président PS du conseil général de Seine-et-Marne Vincent Eble a dénoncé la faiblesse de l'aide de l'Etat pour son bassin d'emploi, de 10 millions d'euros. "C'est la qualité des projets qui nous intéresse (...) Ca se fait pas au poids!", a rétorqué Nicolas sarkozy. "Et elle veut un rôti de combien, la petite dame? C'est pas ça!".
"Il fallait revoir la carte militaire", a martelé le chef de l'Etat, qui a rappelé que l'armée comptait 471 sites en France. "Il y avait des régiments français en charge de s'assurer que nous
ne serions pas envahis par l'Italie", a-t-il ironisé. "Ils ont fait un boulot remarquable. On voulait pas l'armée italienne, on a eu Carla (Bruni-Sarkozy, NDLR). C'est quand même plus agréable,
notamment pour moi". AP
Tout ce que l'on peut souhaiter à l'humanité, c'est qu'un jour elle retrouve suffisamment d'intelligence pour avoir le tournis devant la vacuité de notre époque, quand elle en étudiera les
productions, et notamment les dépêches...
Déclaration du chef de la Défense antiaérienne de l'Armée de terre Mikhaïl Krouch le
jour de Noël à propos de la guerre russo-géorgienne en août dernier : "Le plus désagréable est le fait que l'Ukraine ait fait la guerre contre la Fédération de Russie pour la première fois de
l'histoire moderne" (http://fr.rian.ru/world/20081225/119165770.html)
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