Billets divers de Delorca

Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /2009 23:55

L'activité de ce blog est suspendue sine die. Je remercie celles et ceux qui l'ont lu, commenté et soutenu depuis sa date de création le 21 octobre 2006.

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Dimanche 13 septembre 2009 7 13 /09 /2009 09:22
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Vendredi 19 décembre 2008 5 19 /12 /2008 15:11
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Vendredi 19 décembre 2008 5 19 /12 /2008 13:37
Voici un extrait d'un texte important de l'ex-ministre et intellectuelle malienne Aminata Traore à propos du Zimbabwe :

" L'économie zimbabwéenne était florissante et Robert Mugabé fréquentable tant que la minorité de fermiers blancs d'origine britannique pouvaient faire travailler des centaines de milliers d'ouvriers agricoles noirs sur les millions d'hectares de terres agricoles qui étaient en leur possession. Le héros de l'indépendance, est devenu l'homme à abattre à partir du moment où face au refus de Tony Blair de respecter les termes de l'accord de Lancaster House, il a dû récupérer les terres des fermiers blancs. Tout a depuis lors été dit à propos de la
redistribution de ces terres qui n'aurait profité qu'aux proches de Robert Mugabé. La réalité est toute autre. Des milliers de familles sans terre jouissent aujourd'hui de leur droit à ce moyen de production. L'irrigation, les fertilisants, les prêts et la mécanisation sont autant d'efforts fournis dans le cadre de cette réforme agraire,avec les maigres moyens de l'Etat la priorité étant la couverture des besoins nationaux par l'agriculture nationale.

L'Europe, l'Amérique du Nord, l'Australie, la Nouvelle Zélande ont réagi dès la première procédure de retrait des terres, en 1997. Le dollar zimbabwéen a commencé à chuter et les sanctions économiques à pleuvoir : privation du pays de toute aide extérieure, de crédit, d'assistance de la part des institutions financières internationales et l'interdiction d'échanges commerciaux avec les entreprises américaines. Le pays de Robert Mugabé n'a bénéficié d'aucune aide en matière de balance des paiements depuis 1994 alors que jamais auparavant, il
n'avait été privé d'apports extérieurs. Il a fallu, faute de prêts assortis de conditions favorables procéder à des émissions monétaires.

L'ingérence et la subversion à la base consistent dans ces circonstances à créer la pénurie en privant l'Etat souverain de moyens et à soutenir des ONG et des opposants politiques qui s'attirent la sympathie des populations auprès desquelles ils interviennent.

Les conséquences de l'embargo et des sanctions économiques ont été aggravés par des sécheresses autrefois cycliques (à peu près tous les dix ans) mais désormais fréquentes du fait des perturbations climatiques."

La suite est sur http://www.letemps.sn/index.php?option=com_content&view=article&id=512:robert-mugabe-&catid=36:contribution&Itemid=62
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Lundi 15 décembre 2008 1 15 /12 /2008 21:53
Je signalais il y a dix jours l'audace Miguel d'Escoto Brockmann, président de l'Assemblée générale des Nations-unies qui avait comparé ouvertement Israël régime de l'apartheid en Afrique du Sud. On apprend aujourd'hui par Reuters que le vieux prêtre nicaragüayen a fait l'objet, de ce fait, de menaces de mort sur Internet, selon son porte-parole qui ajoute que "l'équipe de sécurité de l'ONU les prend au sérieux."
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Mardi 9 décembre 2008 2 09 /12 /2008 18:43
Je voulais consacrer ce billet, qui est le 300 ème depuis la création du blog, au drame que vivent les habitants de Gaza - j'avais été touché ce matin par l'article "Nous mourrons à petit feu" publié par Infopalestine (http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=5509). Et puis on apprenait dans la journée (AP) que 45 camions transportant de la nourriture et des fournitures médicales vont pouvoir passer la frontière israélienne, ainsi que des ravitaillements en gaz domestique et une livraison de fioul pour la centrale électrique de la Bande de Gaza. Cela ne change rien au problème politique et au jugement qu'il faut porter sur lui. Simplement on ne peut pratiquement jamais écrire d'articles "en temps réel" sur ce qui se passe à Gaza. La situation ne cesse de fluctuer. C'est un jeu pervers qui se joue entre l'occupant et les résistants. Un jeu dont on doit condamner le principe (celui du blocus, celui du refus des résultats électoraux qui ont donné la victoire au Hamas), mais dont les effets au jour le jour ne peuvent être relatés que par les professionnels du journalisme.

Au moment-même où le Conseil européen, le 8 décembre, sous l'impulsion de M. Sarkozy, a décidé d'oeuvrer à la revalorisation des relations UE-Israël, malgré un vote de report du Parlement, l'opinion publique doit manifester son désaccord. On trouvera ci-dessous une déclaration d'une euro-députée belge sur ce sujet ainsi qu'un modèle de lettre de protestation que les Belges adressent à leur ministre des Affaires étrangères. Les citoyens français sont invités à faire de même en remplaçant les mots "Karel de Gucht" par "Bernard Kouchner".

Il n'y a pas que la situation à Gaza qui soit difficile à suivre. J'ai continué à me renseigner sur ce que disent et font les avocats de la Russie et de son rôle à jouer en Europe. Je suis tombé sur un article qui évoque la création d'un Institut De La Démocratie Et De La Coopération annoncée par M. Poutine lors du sommet UE-Russie de Lisbonne de 2007, un institut destiné à explorer les problèmes que le système démocratique rencontre en Europe occidentale. Une bonne idée en soi, sauf que j'ai vu qu'il a été confié à Mme Natalia Narotnitcheskaïa, ex députée du parti Rodina, qui "défend une civilisation orthodoxe singulière fondée sur la prédominance des Russes ethniques" (http://alexandrelatsa.blogspot.com/2008/06/natalia-narotnitcheskaa-et-la-continuit.html). Voilà des idées qui ne me plaisent guère. En janvier dernier, Poutine avait nommé Dmitri Rogozine, président du parti Rodina, ambassadeur de la Russie auprès de l'OTAN (tandis qu'on apprenait mardi que Dmitri Medvedev avait proposé lundi soir Nikita Belykh, ex-chef du parti d'opposition Union des forces de droite (SPS), au poste de gouverneur de la région de Kirov, au nord-est de Moscou - http://fr.rian.ru/russia/20081209/118757911.html). 

Sauf qu'un lecteur moscovite m'explique que je n'y suis pas du tout, que la "prédominance des Russes ethniques" n'a rien à voir avec le racisme ni avec l'essentialisme ethnique, mais avec la défense de la diaspora russe dans les territoires ex soviétiques ; que ex-Rodina (puisque ce parti n'existe plus) est en fait un parti de centre-gauche, et que la religion orthodoxe est devenu une grande référence de la gauche patriotique en Russie (comme le christianisme est une grande référence religieuse de la gauche latino-américaine), enfin bref que la grille de lecture politique occidentale appliquée à la Russie ne fonctionne pas. Ce qui expliquerait que Jacques Sapir ait postfacé la version française du dernier livre de Natalia Narotnitcheskaïa... J'ai un gros travail d'analyse à faire là dessus dans les jours qui viennent.

FD


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Modèle de lettre

Lettre ouverte à  l’attention de Karel de Gucht,

Ministre des Affaires étrangères

 

 

 

Objet : Décision concernant le « rehaussement » des relations UE-Israël

 

Monsieur le Ministre,

 

Nous sommes consternés d’apprendre la décision que vous avez prise hier avec vos homologues européens, lors du Conseil des Ministres européens, d'accélérer la revalorisation du statut d'Israël sur le plan politique.

 

Il est sidérant qu’un tel avantage soit octroyé à un Etat qui viole de manière persistante le droit international, en développant continuellement la colonisation du Territoire palestinien occupé, y compris à Jérusalem-Est, en poursuivant la construction du Mur, reconnu illégal par la Cour internationale de Justice et l’Union européenne, et en commettant de nombreuses violations des droits de l'Homme et du droit international humanitaire à l’égard de la population palestinienne.

 

Ce mercredi 3 décembre,  le Parlement européen a voté pour le report du vote du protocole UE-Israël permettant une plus large participation d'Israël aux programmes communautaires européens. Ce report était justifié par l’absence totale, de la part du gouvernement israélien, d’allègements de la colonisation et de l’occupation des territoires palestiniens. Bien au contraire, on assiste à une aggravation dramatique de la situation sur le terrain particulièrement à Gaza où la population subit une punition collective inadmissible et contraire à toutes les conventions internationales.

 

Devons-nous vous rappeler qu’il pèse sur les Etats parties aux Conventions de Genève de 1949 et aux traités internationaux en matière de droits de l’Homme une obligation de faire respecter par les autres Etats les droits que consacrent ces instruments ?

 

Nous vous appelons à revenir sur cette décision qui ne pourrait être interprétée que comme une prime à la violation du droit international et un renoncement aux valeurs défendues par l’Union européenne.

 

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de nos salutations distinguées.

 

 

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Communiqué de presse de  Véronique De Keyser,  Députée européenne belge (PS)

 

"Une décision hâtive et une erreur politique de la Présidence française" déclare la députée européenne Véronique de Keyser.

 

La décision prise ce lundi par la Présidence française de  brusquer le rehaussement du statut d'Israël est une erreur lourde commise par le Président Sarkozy, déclare Véronique De Keyser.

"Des centaines de mails  nous sont parvenus ces derniers jours manifestant l'incompréhension des citoyens européens devant cette décision .

Le Parlement européen n'a pas de droit de regard sur la revalorisation politique  d'un pays, il ne peut se prononcer que sur la participation de ce pays aux programmes communautaires.  Et sagement, dans le respect de ce que les citoyens européens, le Parlement avait décidé d'ajourner son vote jusqu'à ce que les choses changent sur le terrain" déclare Véronique De Keyser.

Le Conseil, divisé sur la question, mais pressé par l'équipe du Président Sarkozy, a foncé et pris le mors aux dents.

Le Secrétaire d'Etat, Pierre Jouyet, avait déclaré en séance plénière du Parlement: " Nous aurons ainsi plus d'influence sur Israël pour apporter des améliorations sur le terrain".

Si l'histoire ne lui donne pas raison - et l'impasse dans laquelle se trouve le processus d'Annapolis ne plaide pas en sa faveur. On aura signé un chèque en blanc à Israël, et pas nécessairement à ceux qui, dans ce pays, veulent la paix. En attendant, le blocus de Gaza continue!

 

 

 

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Mardi 9 décembre 2008 2 09 /12 /2008 10:26
Il se passe des choses étranges en Grèce. Athènes est en flammes.L'assassinat d'un jeune manifestant  par la police samedi aurait mis le feu aux poudres. Une grève générale se prépare.La dépêche AFP de 9 h 55 ne nomme pas les instigateurs des violences (http://news.fr.msn.com/monde/article.aspx?cp-documentid=11703954). Tournons nous vers les agences étrangères. EFE (Espagne) à 9 h 37 aujourd'hui non plus, mais précise que 4 000 anarchistes (sic) se seraient joint à la manifestation pacifique de 10 000 personnes organisées par le "petit parti Alliance des Radicaux de gauche" SYRIZA (http://www.elmundo.es/elmundo/2008/12/09/internacional/1228795928.html?a=52033a1068c7d80c11fdf43611543699&t=1228814476 )" Syriza est une coalition de 11 partis et organisations de gauche (divers groupes trotskistes ou maoïstes, des scissions du parti social-démocrate Pasok ou du parti communiste KKE, des altermondialistes et beaucoup d’inorganisés). En août dernier ce parti était crédité de 13 % d'intentions de vote. Ces voix cumulées à celles du PC font 25 %, un poids qui ne pouvait qu'inciter la Pasok à basculer plus à gauche (http://www.lsp-mas.be/mas/archives/2008/08/19/grece.html). Le corps enseignant et les directeurs d'université sont profondément opposés au gouvernement, et en particulier à la politique de "privatisation" des facultés" lit-on dans Le Monde (http://fr.news.yahoo.com/64/20081209/twl-avec-les-jeunes-grecs-au-coeur-de-l-acb1c83.html ).

On a l'impression que la situation insurrectionnelle en Grèce est à la fois le résultat partiel d'un glissement de l'opinion publique grecque vers la gauche depuis deux ans (en ce sens que les violences se greffent sur des manifestations organisées par la gauche de la gauche), et que, en même temps, elle pourrait favoriser la droite, ou le parti de centre-gauche "socialiste" qui pourraient du coup se présenter comme les garants de l'ordre public et de la sécurité des personnes... Un jeu à somme nulle ?

Autre aspect intéressant : les similitudes avec la France - la lassitude des gens devant les politiques néolibérales, l'incapacité du parti socialiste, et même de la gauche institutionnelle en général à incarner l'alternative (d'où la création de la coalition SYRIZA). Les dirigeants politiques français n'ont pas réagi pour le moment.

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Dimanche 7 décembre 2008 7 07 /12 /2008 10:42
C'était dans Le Monde hier :

Après un dîner convivial, jeudi, avec le premier ministre tchèque Mirek Topolanek et une partie de son équipe gouvernementale, les eurodéputés sont vaillamment partis le lendemain pour affronter le plus dur  le  président Vaclav Klaus... (...) "Quelles sont vos relations politiques avec Declan Gaynley ?" (lui) demande Daniel Cohn-Bendit. Vaclav Klaus se tourne vers Hans-Gert Pöttering  : "Pouvez-vous interrompre M.Cohn-Bendit et donner la parole à un autre député ?" Le président du Parlement n'en fait rien. "M. le président, vous avez pris position publiquement en Irlande en faveur de Declan Ganley, cette question est légitime." Extraits du dialogue qui suit  : Vaclav Klaus  : "Personne ne jamais parlé ici sur ce ton. Vous n'êtes pas sur les barricades de Paris. Je n'ai jamais entendu quelque chose d'aussi insolent dans cette salle !" Dany Cohn-Bendit  : "Forcément, c'est la première fois que vous me rencontrez dans cette salle..." Vaclav Klaus  : "Si je vous demandais comment les Verts se financent, on en apprendrait de belles." Dany Cohn-Bendit  : "Je ne vous ai pas demandé comment vous vous financiez mais quelles étaient vos relations politiques avec Declan Ganley. 

Question : ce parti "Vert" qui a soutenu le bombardement de Belgrade en 1999, qui approuvait la constitution européenne néolibérale, qui en septembre 2008 s'est opposé à l'action de la Géorgie pour protéger les Ossètes du Sud (http://www.verts-europe-sinople.net/Georgie-Les-Verts-au-PE-sont-favorables-a-un-partenariat-privilegie-avec-la), et défendent une politique de la tension pour faire éclater la Chine (http://www.aujourdhuilachine.com/informations-chine-daniel-cohn-bendit-il-faut-foutre-le-bordel-a-pekin--6242.asp?1=1), ce parti qui, à Montreuil, à Bagnolet, à Nanterre sert de cheval de Troie des classes privilégiées pour renverser "en douceur" les bastions du PCF, qui le finance ? Peut-être un journaliste courageux ira-t-il interroger M. Klaus sur les révélations qui s'apprêtait à faire... (à moins évidemment que tout cela ne soit que du bluff, mais cela vaut quand même une petite enquête non ?)
 
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Vendredi 5 décembre 2008 5 05 /12 /2008 23:34
Il s'appelle Miguel d'Escoto Brockmann. C'est un vieux prêtre nicaraguayen (né en 1933), adepte de la théologie de la libération, et sandiniste. Il a été nommé en juin 2008 par acclamation président de l'Assemblée générale des Nations-unies.

Il est devenu cette semaine la coqueluche des milieux résistants pour avoir brisé un tabou diplomatique au cours de la 57e réunion (il y a 10 jours) sur la question de la Palestine en décrivant la politique d'Israël dans les territoires palestiniens occupés comme étant semblable à celle du défunt régime de l'apartheid en Afrique du Sud.

Une pétition de soutien à Miguel d'Escoto Brockmann circule (http://www.ipetitions.com/petition/IJAN_Brockmann_BDS/) après la réaction virulente de l'Anti-Defamation League états-unienne.

Après l'action de la Russie contre Ban Ki-Moon soupçonné de pactiser en secret avec l'OTAN en octobre, c'est en six mois la seconde entrave au ronron diplomatique habituel de cette noble enceinte.
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Samedi 29 novembre 2008 6 29 /11 /2008 22:55

Il y a sans doute plusieurs façons de résister à l'uniformisation capitaliste actuelle. L'anthropologue canadien Ian McKenzie a choisi la sienne en recueillant les dernières traces de la culture en voie de disparition des Penan, une ethnie de chasseurs-cueilleurs du nord de Bornéo.

 

La TV lui consacrait un reportage ce soir. Ce qu'il fait est bien plus que soutenir moralement quelques milliers d'individus voués à la marginalité, à la folie, à la mort, depuis que les sociétés forestières ont détruit leur cadre de vie. Il sauve leurs mots, leurs gestes, leurs valeurs, une dernière fois, les grave dans le marbre, pour la postérité. Il le fait avec la conscience aigue d'être le porte-voix d'une diversité humaine vouée à fusionner dans le fleuve monotone de la globalisation. Il le fait sans illusion, en portant le terrible fardeau d'être le seul à pouvoir transmettre la mémoire de ce petit peuple sans écriture. C'était la première fois que je voyais un anthropologue parler devant une caméra avec des sanglots dans la voix. Et parler toujours avec des mots justes, sobres, profonds. Il n'y a pas de photo de ce garçon sur le Net, du moins je n'en ai pas trouvé. Cela aussi plaide en sa faveur.

 

Son site est sur http://www.rimba.com/.

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Vendredi 28 novembre 2008 5 28 /11 /2008 18:32

Ce soir comme  tous les mois, je lisais Paris-Match chez mon coiffeur. Je lisais un article sur Tiqqun. Le gosse de riches de Rueil-Malmaison, élève de l'ESSEC, qui achète des locaux à Paris, une ferme en Corrèze pour créer une communauté alternative. Bref il réalise avec ses potes un rêve que nous avons tous fait à 27 ou 30 ans. Un mien ami dont je parle dans mon bouquin est allé comme ça retaper une maison d'une congrégation religieuse en Ardèche. Sortir du circuit, de l'ordre social. Nous en avons rêvé,ils l'ont fait. Jusque là pas de problème (au fait quelqu'un a-t-il lu la thèse de Bernard Lacroix sur les communautés soixante-huitarde ? Moi pas, mais j'aiemrais bien).

 

Et puis un beau jour les flics les arrêtent. Pourquoi ? A cause du passage dans le livre de leur chef "L'insurrection qui vient", sur le sabotage des TGV. Au fait - je l'ignorais - mais il parait que leur chef a inspiré le Black Block - preuve que la gauche amerloque continue de lire les Français, je ferme la parenthèse. Cette histoire du passage de "L'insurrection qui vient" m'avait échappé.

 

Première remarque : ça rend plus compréhensible l'intervention de la police. Et cela prouve aussi qu'on ne peut pas appeler à saboter des trains sans encourir un risque. Ca me rappelle la déclaration de Chomsky selon laquelle la liberté d'expression doit aller jusqu'au point où on dit a quelqu'un qui tient un flingue "appuie sur la gachette", là c'est la limite. Est-ce que "sabotez la SNCF" entre encore dans le champ de la liberté d'expression ou est-ce que cela revient à dire "appuyez sur la gâchette", je n'en sais fichtre rien. Mais il est presque logique qu'ensuite le jour où les TGV ne fonctionnent plus, la police s'intéresse à vous. A leur place, j'aurais sans doute pris le maquis corse au premier TGV arrêté plutôt que d'attendre trois jours que la police débarque.

 

Reste un problème - je suppose que j'enfonce là des portes ouvertes, tout le monde a dû le dire depuis 10 jours, mais je n'ai pas voulu suivre ça de près - : le mobile. Pourquoi après avoir appelé à saboter des TGV les gars de Tiqqun l'auraient fait ? Pour un coup de pub ? Avantage bien maigre comparé au 25 ans de prison. Il faudrait être idiot. Auraient-ils disjoncté ? L'enfermement dans l'ambiance communautaire leur aurait-il fait perdre le sens de leurs propres intérêts ? C'est douteux.

 

Alors qui a fait le coup sinon eux ? Un groupe AZF quelconque comme celui que tout le monde a déjà oublié ? Mais pour qui, pour quoi ? Pour obtenir une nouvelle rançon ? Ou alors quelque ami de Sarko comme l'a écrit un commentateur sur ce blog ? Mais pour quoi ? pour entretenir la psychose sécuritaire ? Un peu débile tout de même, d'autant que ça n'entretient rien du tout : les TGV roulent à nouveau, et tout le monde a déjà oublié Tiqqun avec le flot de l'actualité (le duel Royal-Aubry l'a remplacé). Pour qu'il reste une trace au fond de l'hypothalamus de chacun ? Pour que demain on nous fasse accepter une présence plus massive de la police le long des voies, et que la gauche "laxiste" (déjà bien laminée) perde les prochaines élections ? Ca fait quand même beaucoup d'efforts pour pas grand chose. J'ai un peu de mal à croire au complot sarkozyste sur ce coup-là.

 

 

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Mercredi 26 novembre 2008 3 26 /11 /2008 12:08
Si le Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV) avait perdu les élections municipales dimanche cela aurait fait la "Une" de vos journaux qui auraient fait leur titre sur le "déclin de Chavez". Manque de chance pour eux, c'est une victoire chaviste dans 77% des régions, 81% des communes, 18 des 24 capitales d'Etats. Notamment le PSUV n'a pas perdu le fief de Caracas et cumule 5,5 millions de voix (http://larepublica.es/spip.php?article13490) Le journal Le Monde, qui se console comme il peut, préfère parler des quelques localités qui basculent dans le camp de l'opposition (les chavistes dominaient jusque là l'écrasante majorité des institutions locales - par exemple 20 des 22 régions en 2004 suite au boycot partiel du scrutin par l'opposition).
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