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Le blog de Frédéric Delorca

Articles récents

Derechef : comme c'est chic !

25 Mars 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Actualité de mes publications, #Abkhazie

Comme c'est chic ! Une phrase du livre de Frédéric Delorca "Abkhazie" est citée par le Wiktionnaire comme illustration de l'emploi du mot "derechef" aux côtés d'Honoré de Balzac, Alexandre Dumas et Paul Nizan...

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Remise de prix à l'UNESCO

13 Mars 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Proche-Orient, #Le quotidien, #Billets divers de Delorca

J'étais invité hier (parmi beaucoup de personnes) à une remise annuelle à l'UNESCO (à Paris) du Prix UNESCO-Roi Hamed Ben Isa Al-Khalifa pour l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans l’éducation, prix qui récompense des associations méritantes (voir vidéo ci-dessous). Je m'y suis donc rendu.

Je sais que la situation des droits de l'homme au Bahrein est plus que délicate, à l'encontre des militants chiites, et cela est dû à un contexte géopolitique très difficile depuis longtemps : Albert Londres déjà dans les années 1930 (dans Pêcheurs de perles), soulignait qu'une bonne partie de la population se considérait comme persane. Et je ne suis pas enthousiaste pour le pro-américanisme de ce royaume (qui héberge la Ve flotte étatsunienne), mais je ne suis pas sectaire, et donc je suis prêt à reconnaître les efforts constants de modernisation de la dynastie des Al Khalifa, qui d'ailleurs fête le centenaire de la première école pour garçons Al-Hidaya Al-Khalifia en 1919, comme l'expliquait l'exposition à l'entrée de l'auditorium de remise des prix. 

Il est frappant de lire justement dans Pêcheurs de perles dans quel état de misère se trouvait toute la péninsule arabique, jouet des impérialismes turc et anglais, avant le pétrole. Le Bahrein et ses pêcheurs de perles ne faisaient pas exception.

Evidemment il est facile de se développer quand on exporte des hydrocarbures, mais il est légitime qu'un pays mette en valeur ce qu'il a fait, et de toute façon, même si beaucoup de Chiites souhaiteraient être dans l'orbite iranienne, les Sunnites fidèles au souverain sont aussi nombreux. Peut-être même beaucoup de Chiites soutiennent-ils les Al-Khalifa aussi (mes recherches sur les dernières élections législatives m'avaient montré que beaucoup de Chiites étaient en fait empêchés de voter par des extrémistes violents). Rien n'indique donc que le gouvernement du Bahrein serait en soi illégitime, et, pour ma part, je n'ai rien vu à l'UNESCO qui mérite une désapprobation, même si la directrice générale Mme Azoulay, l'amie de François Hollande, ne m'est pas nécessairement sympathique.

Ce petit tour à l'UNESCO m'a rappelé mon passage à l'ambassade d'Ouzbékistan il y a onze ans. Il faut bien sortir un peu de ses livres de temps en temps...

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L'épouse de Bernard-Henri Lévy pond un film "inspiré"

9 Mars 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Grundlegung zur Metaphysik, #Débats chez les "résistants", #Cinéma

Une affiche digne des spectacles de Messmer (qui provoque parfois quelques effets secondaires "bizarres" chez leurs spectateurs) dans les familles, surmontée comme il se doit de l'oeil omnivoyant maçonnique. Et, dans la distribution, Asia Argento, co-fondatrice de Me-too, et surtout, fille d'un réalisateur de films d'horreur "initié", et elle-même très versée dans la sorcellerie et le rosicrucisme comme elle l'affiche sur les comptes de ses réseaux sociaux. C'est le dernier film d'Arielle Dombasle, l'épouse du propagandiste belliciste Bernard-Henri Lévy, « Alien Crystal Palace . "Mon film est complètement libre" a-t-elle déclaré sur Europe 1 le 27 janvier dernier. Quand on connaît un peu le monde des sociétés secrètes et de l'occultisme, avec une affiche pareille, on n'y mettrait pas sa main à couper...

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"Venezuela: empêchons d'urgence la nouvelle guerre annoncée !"

4 Mars 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La gauche, #Colonialisme-impérialisme

Une pétition que j'ai signée la semaine dernière et qui est en ligne ici et a aussi été publié à Bruxelles par le journal mainstream Le Soir (apparemment hélas elle n'est plus ouverte à la signature...)

Le Président Donald Trump a annoncé qu'il n'excluait pas une intervention militaire au Venezuela. La Colombie et le Brésil ont promis leur appui. M. Mike Pompeo vient d'annoncer que son pays allait "passer à l'action" et que les jours du Président Nicolas Maduro "étaient comptés". Nous sommes donc face à des menaces d'une nouvelle guerre qui peut enflammer toute la région, alors que l'on connaît bien le bilan désastreux des autres aventures guerrières soi-disant libératrices lancées par les Etats-Unis, avec la complicité de pays européens, en Afghanistan, en Irak, en Libye ou au Moyen-Orient, entre autres.

Pour éviter ce nouveau désastre humain et écologique, et quelles que soient les opinions des uns et des autres sur l'administration du pays par le Président Maduro et sur l'état de la démocratie au Venezuela, nous devons tout faire pour préserver la paix en exigeant le respect du droit international.

L'inacceptable embargo économique et financier du Venezuela est accompagné de menaces d'intervention militaire au Venezuela en violation flagrante du droit international. Il n'est pas du ressort des pays tiers, -en ce compris les Etats-Unis et les Etats membres de l'Union européenne-, de déterminer qui doit être le Président du Venezuela. Les pays reconnaissent des Etats et non des gouvernements, et le contrôle de l'Etat du Venezuela est clairement exercé par le Président Maduro. Les Etats-Unis et l'Europe appuient du reste des gouvernements dont la légitimité est bien plus discutable que celle de M. Maduro. Pensons au Honduras, où la réélection est interdite par la Constitution et des irrégularités graves ont été constatées par l'OEA lors des dernières élections; ou au Brésil où a eu lieu un impeachment express et donc illégal contre Mme Dilma Rousseff, présidente élue, ainsi qu'un procès monté de toutes pièces contre M. Lula da Silva, pour l'empêcher de se porter candidat à la présidence, alors que les sondages le donnaient gagnant.

Des canaux existent pour réclamer le respect des droits humains et l'amélioration de la démocratie dans les pays tiers. L'Union européenne était engagée dans de tels processus avec le Venezuela, mais sa position commune a été spectaculairement renversée en trois jours (entre le 23 et le 26 janvier 2019) sous l'influence de l'administration du Président Trump et sa reconnaissance aventureuse du député Juan Guaido qui s'est auto-proclamé président du Venezuela. Personne de sensé ne peut croire que l'action des Etats-Unis est motivée par une préoccupation sincère pour les droits humains, la démocratie, ou la situation économique et sociale des Vénézuéliens. Les déclarations de M. Bolton, conseiller à la sécurité nationale du président des États-Unis, prouvent qu'il s'agit avant tout de mettre la main sur les réserves de pétrole, de coltan, d'or et autres métaux rares que renferme le sous-sol de ce pays. La politique de défense des droits humains et de la démocratie de la Belgique et de l'UE ne peut conserver sa crédibilité que si elle ne se traduit pas par une approche à géométrie variable, appliquant deux poids deux mesures. A ce sujet il serait par exemple urgent d'enclencher la clause démocratique pour suspendre l'application provisoire du traité de libre-échange entre l'Union européenne et la Colombie, puisque dans ce pays il y a plus de 80.000 disparus, plus de 8 millions de paysans déplacés, et parce plus de 400 représentants des mouvements sociaux et 80 anciens guérilleros ont été assassinés depuis la signature des accords de paix entre le gouvernement et les FARC.

Monsieur Juan Guaido, député du parti le plus extrémiste de la droite, "Volonté populaire", est devenu député à l'Assemblée nationale lors d'élections organisées sous le gouvernement de M. Maduro. Il a ensuite été élu président du Parlement. Mais cela ne fait pas de lui le président du Venezuela. L'article 233 de la Constitution du Venezuela prévoit que le président de l'Assemblée nationale remplace le président de la République dans des cas très précis : en cas d'abandon de fonction, de décès, ou d'incapacité du président constatée par la Cour suprême. Ce n'est pas le cas. Si de telles circonstances devaient survenir, permettant au président de l'Assemblée nationale d'assurer par interim la fonction de chef de l'Etat, M. Guaido devrait obligatoirement convoquer des élections dans les 30 jours, ce qu'il n'a pas fait à la suite de son auto-proclamation comme Président.

Le gouvernement du Venezuela reconnaît qu'il passe par une situation économique difficile qui affecte gravement le bien-être de la population, et qui est due en grande partie à la chute spectaculaire du prix du pétrole et à l'embargo économique. Le prétexte de l'aide humanitaire ne doit en aucun cas être utilisé, -comme le font les Etats-Unis et la Colombie en ce moment-, comme moyen pour déstabiliser le gouvernement du pays que l'on prétend aider. La Comité international de la Croix-Rouge s'est prononcé clairement à ce sujet. Si l'on veut vraiment aider le Venezuela, il faut restituer à ce pays 1,6 milliards d'euros dérobés par la chambre de compensation EUROCLEAR basée à Bruxelles (impliquée aussi dans le vol des fonds libyens), ainsi que 1,2 milliards de dollars en réserves d'or du Venezuela volés par la Banque d'Angleterre au Venezuela, et les plus de 30 milliards de dollars provenant des comptes bancaires et des avoirs de l'Etat du Venezuela et des sociétés vénézuéliennes PDVSA et CITGO qui ont été récemment dérobés par les Etats-Unis.

Nous appelons les démocrates belges et européens de tous bords, à tout mettre en oeuvre et à se mobiliser pour éviter cette nouvelle guerre qui serait dévastatrice, en exigeant le respect du droit international et de la souveraineté des Etats, et à exiger que cesse immédiatement l'embargo économique et financier afin de permettre au gouvernement du Venezuela de subvenir rapidement aux besoins urgents de la population.

Premiers signataires:

Pierre Galand, ancien Sénateur et président du Mouvement de la Paix / Rafael Correa, économiste, ancien président de la République de l'Equateur / Anne Morelli, Historienne, Professeure honoraire de l'U.L.B. / Céline Delforge, députée de la Région Bruxelloise (ECOLO) / Alexis Deswaef, avocat au Barreau de Bruxelles et à la CPI, président d'honneur de la Ligue des droits humains / Jean-Marie Dermagne, Avocat, ancien bâtonnier, porte-parole du 'Syndicat des avocats pour la démocratie' / Eric David, Professeur émérite de droit international public de l'ULB, Président du Centre de droit international de l'ULB / Jean-François Tamellini, Secrétaire fédéral de la FGTB / Nico Cué, dirigeant syndical, candidat à la présidence de la Commission européenne pour le Parti de la Gauche Européenne / Maria Arena,, députée européenne (S&D) / Felipe Van Keirsbilck, secrétaire général CNE  / Ludo De Brabander, porte-parole, Vrede vzw / Estelle Ceulemans, Secrétaire générale de la FGTB Bruxelles / Claude Rolin, député européen (PPE) / Riccardo Petrella, Professeur émérite Université Catholique de Louvain / Marco Van Hees, député fédéral (PTB) / Maité Mola, co-président du Parti de la Gauche Européenne / Anne-Marie Andrusyszyn, Directrice du CEPAG (Centre d'éducation populaire André Genot) / Olivier Bonfond. Economiste au CEPAG / Pierre Eyben, conseiller communal (Liège) et porte-parole du Mouvement DEMAIN / Muriel Di Martinelli - Secrétaire fédérale CGSP - ALR / Gregory Mauzé, journaliste et politologue, membre de la revue Politique / Franco Carminati et Christine Pagnoulle, pour ATTAC Wallonie Bruxelles / Matthieu de Nanteuil, professeur à l'Université Catholique de Louvain (UCL) / Bernard Duterme, secrétaire général du CETRI / Rudy JANSSENS, Secrétaire général de la CGSP-Bruxelles / Yannick Bovy, journaliste-réalisateu / Ronnie Ramirez, réalisateur de cinéma, ZIN-TV / Guido De Schrijver, Réseau des Comités Oscar Romero / Marie France Deprez (Festival du Cinéma d'Attac) /Eric Toussaint, docteur en sciences politiques (Université de Liège et Paris VIII), militant internationaliste" / Nicole Tonneau, cinéaste / Olivier Renard, coordinateur CGSP Bxl - Gazelco / Pol D'Huyvetter, Member ICAN - International Campaign to Abolish Nuclear weapons / Jean-Claude Englebert, ancien 1er échevin de la Commune de Forest/Pierre Vermeire, journaliste, syndicaliste FGTB / Josy Dubié, ex-journaliste RTBF, sénateur honoraire (ECOLO)/ Alain Adriaens, député régional honoraire, porte-parole des objecteurs de croissance./ Marleen Bosmans, vakbondsafgevaardigde ACOD-AMiO/Baudouin-Luc Bolssens, Rom en Rom ASBL/Paula Andrea Polanco , présidente d' INTAL/Laurent DERY, syndicaliste FGTB-CGSP-Bruxelles./Claudine Pôlet, citoyenne,militante du Comité Surveillance Otan/Ralph Coeckelberghs Ancien Secrétaire Général des asbl de Solidarité Socialiste/Kurt Sissau, Federale secretaris ACOD/CGSP AMiO/Michèle DEHAEN, militante syndicale CGSP/ALR-BRU/Laurent Lardinois, secrétaire régional cgsp Amio Irb..../Jorge Magasich, historien, professeur à l'IHECS/Jean Van Hees, ASBL Dialogue des Peuples/Isabelle Vanbrabant, Présidente Cubanismo.be/Robert Tangre, Président, Secours populaire Wallonie-Bruxelles/Belén Omaira Torres Cardenas, colombo-belge, défenseure des Droits Humains/Alain Ruscio, écrivain et historien/Bruno Drweski, Professeur de l'INALCO (Université de Paris-Sorbonne)/Jean Flinker, responsable d'Attac-Bruxelles/Paul-Emile Dupret, juriste, Membre du Collectif Venezuela 13 Avril et du Comité pour les droits humains "Daniel Gillard"/Vladimir Caller, rédacteur en chef du Drapeau Rouge/Jean-Jacques Heirwegh, professeur d'histoire émérite à l'ULB/Luc Verton, Directeur des éditions Memogrames/Jean Pierre Michiels, ancien conseiller communal à La Louvière, Président du Club Achille Chavée/Marie-José Body, Militante syndicale CGSP/Isabelle Verhaegen, juriste/Marie-Jeanne Jouan-Dalgalian, Attac Bruxelles/Michel Collon, journaliste, Investg'action/Marie-Françoise Cordemans, enseignante/Thierry Delforge, citoyen/Valérie Demeulemeester, Déléguée syndicale/Paulette Keutgen, citoyenne/Manuel Versaen, enseignant/Julie Jaroszewski metteuse en scène, Autrice et chanteuse./Vincent Engel, Professeur UCLouvain et écrivain/Daniel Apelbaum, citoyen/Frédéric Delorca, Essayiste/Monique Lermusiaux, militante pensionnée CGSP-ALR/Robin Delobel, journaliste CADTM/Andrea Nève, citoyenne/Georges Pierseaux, citoyen/Christine Pauporté, ASBL Le Moteur des Cent Sans/Pierre Gehain, citoyen/Christelle Verlsuys, Membre de la Ligue des Droits Humains/Anne Toussaint, citoyenne/Colette Sancy, citoyenne/Daniele Comberiati, citoyenne/Jocelyne Urbain, citoyenne/Yves Pierseaux, chercheur à l'ULB/Irene Zeilinger, sociologue et féministe/Philippe Buchet,, militant syndical FGTB.

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Le Venezuela assiégé résiste

26 Février 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #La gauche, #Le monde autour de nous

Le secrétaire du Conseil de sécurité de la Russie, Nikolai Patrushev, a  dénoncé aujourd'hui les récents l'arrivée en Colombie de troupes américaines ainsi que de forces spéciales à Porto Rico dans le but de renverser le président légitime du Venezuela, Nicolás Maduro, tandis que le Vatican (qui pèse lourd dans la région) joue ouvertement le jeu de Trump dans cette affaire. Le secrétaire d'Etat Mike Pompeo dimanche dernier avait affirmé que les jours de Maduro étaient comptés.

Néanmoins le communiqué approuvé lundi par les pays membres du Groupe de Lima, comme l'Union ruropéenne, rejette le recours à la force militaire contrairement à ce qu'avait demandé le soi-disant président autoproclamé Juan Guaido. Le vice-président brésilien, et général à la retraite Hamilton Mourão, a déclaré lundi sur Globo News que son pays ne permettrait en aucun cas aux États-Unis d'intervenir militairement au Venezuela depuis le territoire brésilien. 

Une bonne nouvelle pour le gouvernement de Caracas, qui s'ajoute à l'échec de la provocation organisée par Washington autour de l'aide humanitaire le 23 février où des camions étaient alignés à la frontière colombienne flanqués de  bandes de guarimberos (l'extrême droite violente responsable de meurtres au Venezuela). Les guarimberos ont fait pleuvoir une pluie de roches et de cocktails Molotov sur des gardes nationaux vénézuéliens tenant la ligne de front contre les camions de l'agence USAID tandis qu'un journaliste de la chaîne anti-gouvernementale privée NTN24affirmait sans preuves que les forces de sécurité vénézuéliennes avaient provoqué les incendies avec des gaz lacrymogènes, ce qui est matériellement impossible comme l'explique le journaliste Max Blumenthal. Au contraire la journaliste de Telesur, Madelein Garcia, a publié sur Twitter des photographies montrant un guarimbero avec une bouteille de gaz à côté d'un des camions en feu. Dans le même temps, la Croix-Rouge internationale a  publié une déclaration condamnant les militants de l'opposition vénézuélienne qui se déguisaient en travailleurs de la Croix-Rouge en violation du protocole humanitaire. Les camions de l'aide humanitaire humanitaire d' USAID ont en tout cas échoué à franchir la frontière (alors que Caracas a reçu l'aide humanitaire russe acceptée par le gouvernement), et les efforts pour inciter les forces de sécurité vénézuéliennes à déserter ont largement échoué. Une poignée de fantassins de la Garde nationale sont passé en Colombie, mais la Garde nationale a tenu bon, même sous une pluie de pierres et de flammes.

A l'intérieur du pays la mobilisation idéologique se poursuit. Du 16 au 22 février  plus de 200 membres de la Brigade Internationaliste « Che Guevara » en provenance d' Amérique du Nord, d'Amérique centrale, des Caraïbes, d'Amérique du Sud, d'Afrique subsaharienne Afrique , du monde arabe, d'Europe et d'Asie ont visité le Venezuela en solidarité avec la Révolution bolivarienne. Puis du 23 au 27 février ils participent à l'Assemblée internationale des peuples à Caracas. Des milliers de personnes ont aussi défilé dans la ville aujourd'hui pour exiger le respect de leur souveraineté et leur soutien au président Nicolás Maduro face à l'ingérence du gouvernement des États-Unis.

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Spéculations autour de l'Adrenochrome, des EpiPen et d'Hillary Clinton

24 Février 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Grundlegung zur Metaphysik, #Les Stazinis, #Débats chez les "résistants", #Le monde autour de nous, #Cinéma, #George Soros

Voici une affaire qui agite beaucoup le Web américain : une possible politique de grande envergure pour rendre les gens dépendants à l'adrénochrome.

Commençons tout d'abord par ce qu'un site français très "mainstream", Openminded, en dit :

"L’Adrénochrome est un composé d’adrénaline qui a fait l’objet de plusieurs études dans les années 1950 et 1960 et plusieurs hypothèses sont nées à ce sujet. Certains pensent qu’il est issu d’un rituel satanique, d’autres parlent d’un composé pour schizophrènes qui procure des effets hallucinogènes hors norme, d’autres pensent qu’il est tout simplement issu d’une drogue fictive présente dans le film Las Vegas Parano (NDLR : un grand moment de la filmographie de l'occultiste Johnny Depp). Et puis il y a le documentaire « Adrénochrome »  qui nous fait part de cette substance mystérieuse et de son utilisation chez la société secrète des Illuminatis…"

Le site ajoute, pour apaiser les foules, en citant l'AFP (l'AFP qui a régulièrement véhiculé les pires intoxs pendant la guerre du Kosovo, celle d'Irak, celle de Syrie etc) : " Je n’ai jamais entendu parler de cas d’intoxication à l’Adrénochrome. C’est un mythe. Un mythe complet.”, explique Laurent Karila, psychiatre et addictologue à l’hôpital Paul Brousse, interrogé par l’AFP. Le site Erowid recense des témoignages de personnes ayant tenté de se défoncer à l’Adrénochrome. Un utilisateur rapporte l’avoir avalée, sniffée et fumée : “Les trois tests m’ont donné exactement les mêmes effets, qui étaient très légers et vraiment inintéressants”."

A la différence de ces chiens de garde dont le souci est toujours de tuer dans l'oeuf la moindre recherche de vérité à grands coups d'arguments d'autorité de grandes "agence de presse" et de soi-disant "scientifiques", je me contenterai d'exposer ici certains éléments de discussion avancés en ce moment.

Tout d'abord il ne faut pas perdre de vue que l'adrénochrome est associée depuis très longtemps à l'imagerie des vampires. Un groupe punk californien, The Groovie Ghoulies (les Vampires Cools) a sorti un album en 1989 rempli de connotations sataniques comme un morceau repris de l'album "Their Satanic Majesties Request" des Rolling Stones. Son titre "Appetite for Adrenochrome" ("Soif d'Adrénochrome"). Le groupe "Sisters of Mercy" a aussi composé en 1982 une chanson, Adrenochrome, qui dit notamment "Les filles catholiques maintenant/Austères dans leur noir et blanc, terrifiées dans le monochrome/ Les soeurs de la miséricorde/ Marée haute /Les  yeux écarquillés / Précipitées sur l'adrénochrome / Pour les sœurs de la miséricorde / Remplies de panique dans leurs yeux " (pour avoir une idée de l'imagerie des Sisters of Mercy on peut aussi voir ce clip).

Le morceau a été repris sur leur album "Some girls wander" dont le nom renvoie à la chanson du chanteur occultiste Léonard Cohen de 1967 "Teachers" qui disait "Certaines filles s'égarent/ dans les problèmes que causent les scalpels /Etes vous les enseignants de mon coeur ?" (le nom des Sisters of Mercy lui-même vient de Leonard Cohen). Quand on sait que l'adrenochrome pourrait être prélevé du coeur d'une victime sacrificielle arraché à sa poitrine juste après la peur de la mort...

Il peut sembler étrange que le mot scalpel soit à prendre au premier degré le mot ici, mais n'oublions pas qu'à la même époque personne n'aurait pensé qu'on pouvait saisir aussi au premier degré la couverture des Beatles sur les bébés coupés en morceaux (aujourd'hui le lien avéré de ce groupe avec l'occultisme fait considérer les choses différemment).

Tous ces morceaux sont très marqués par la couleur rose (dont les immeubles de New York ont été recouverts récemment pour célébrer le changement de la législation sur l'avortement).

En 1983, le film "The Hunger" (Les Prédateurs) avec David Bowie (un fan du mage sataniste Aleister Crowley), Catherine Deneuve (habituée de la thématique anti-chrétienne de Bunuel et Polanski jusqu'au "Tout nouveau Testament" de 2015, qui a chanté en duo avec Malcom McLaren en 1994, McLaren était le père du punk, il avait, selon le styliste JC de Castelbajac, l'anneau de Crowley - voir ce livre p. 57 - pas mal pour une des pionnières du "coming out" sur l'avortement en 71) et Susan Sarandon (qui organise maintenant des cérémonies en hommage à Timothy Leary, prophète du transhumanisme, à l'époque elle venait de faire scandale dans Pretty Baby/La Petite, film sur une enfant de 12 ans qui se prostitue) était aussi un film sur le vampirisme. Bowie et Deneuve y jouaient des rôles de vampires. Il faisait beaucoup référence au ping-pong (quand on sait à quoi renvoie aujourd'hui le Cosmet Ping-pong à Washington DC financé par Soros...). Le titre "The Hunger"peut être saisi comme une condensation de "The Hunger for adrenochrome", et il peut s'agir de "programmation prédictive" pour préparer les esprits à ce qui viendrait vingt ans plus tard.

L'étude de ce film qui n'eut pas un succès phénoménal lors de sa sortie (et fut vertement critiqué en Angleterre), d'autant que Bowie ne l'a pas vraiment défendu (peut-être parce qu'il était plutôt programmé pour marquer les esprits sur le long terme ?), mériterait à elle seule un billet tant il est métaphysiquement suggestif.

La journaliste Isabelle Giordano dans son livre "Catherine Deneuve film par film" paru chez Gallimard en octobre dernier, fait remarquer que son réalisateur Tony Scott, qui n'avait pas encore tourné Top Gun, était surtout perçu comme un ancien collaborateur de Stanley Kubrick, connaisseur intime des sociétés secrètes. Catherine Deneuve était habillée par le couturier auteur de la BD sataniste sur les sacrifices humains "La vilaine Lulu" Yves Saint Laurent. Depuis lors, la scène lesbienne entre Catherine Deneuve et Susan Sarandon est devenue une icône parmi ceux qui se nomment "la communauté gay". Isabelle Giordano note que Thomas Baurez de l'Express a insisté sur le caractère "prémonitoire"  des "images récurrentes de sang" car "la même année l'Institut pasteur le Pr Luc Montagnier identifiait des cellules à l'origine du SIDA semblables à celles que montrait le film"... Mais il est vrai que dans le registre de la "programmation prédictive" c'est moins spectaculaire que des scènes prédictives des Simpson... Certains évidemment diraient que cela n'avait rien de "prémonitoire" si, comme le suggérait jadis le professeur canadien Donald W Scott les autorités américaines ont inventé le SIDA dans les années 1960 et l'ont inoculé dans des vaccins dans les années 1970, auquel cas aussi bien les images de "The Hunger" que la médiatisation du Pr Montagnier ne seraient qu'une mise en scène pour aveugler les masses, mais c'est là encore un autre sujet épineux sur lequel il n'existe que peu d'éléments tangibles...

En fait l'article de Baurez auquel fait allusion sans trop de précision Giordano est encore en ligne et date du 29 janvier 2009. Intitulé "Il était une fois... les prédateurs", il permet d'en savoir encore plus sur le satanisme du film, en précisant notamment  que la musique d'arrière plan est "Bela Lugosi's Dead", "hymne satanique par le groupe postpunk Bauhaus" : une chanson sortie en 1979 en l'honneur de l'acteur toxicomane qui avait joué Dracula dans un film de 1931 (n'oubliez pas que films et rituels sont entremêlés - voir le témoignage de Christopher Lee à ce sujet en 1975). Là encore on pourrait tirer ce fil très loin car Lugosi était un occultiste. Cindy Lee (nièce du producteur de film d'horreurs Frank Robert Saletri assassiné en 1982 dans l'ancienne maison de Lugose, elle habite à Phoenix Arizona), dans un documentaire "Deadly Possessions" de Zak Bagans datant de 2016, explique qu'elle possède le miroir qu'il utilisait pour ses rituels et la voyance qui a causé tant de problèmes à sa famille qu'elle l'a donné au musée de Zak Bagans à Las Vegas. Passer ce genre de musique dans un film ne peut pas avoir des effets anodins.

Aujourd'hui le film "A cure for life" ("A cure for wellness" outre-Atlantique) sur la recherche du sang humain pour prolonger la vie, ferait écho à "The Hunger" de même que les passages des Nouvelles aventures de Sabrina sur le cannibalisme, la sorcière Kim Kardashian qui en décembre 2015 se vante de consommer son propre placenta, etc.

Et les restaurants "Spin Ping pong" de Susan Sarandon à Londres et aux Etats-Unis organisent une sorte de culte inconscient en l'honneur de The Hunger (voir vidéo- ci-dessous). La spirale (spin) est un symbole de pedocriminalité dans les codes du FBI.

C'est dans ce contexte qu'il faut comprendre toutes les discussions sur l'Adrénochrome et les Epipen (stylos auto injecteurs d'adrénaline).

Sous l'administration Obama, le jour d'Halloween 2013 exactement, le Sénat américain a adopté une loi obligeant toutes les écoles des Etats-Unis à administrer en tant que de besoin sans l'autorisation des parents aux enfants de l'Epipen, un stimulant du système cardiovasculaire cardiaque, pour soigner les problèmes d'allergies. D'autres pays allaient imiter les Etats-Unis à ce sujet.

L'EpiPen est un médicament à base d'épinéphrine (de l'adrénaline) qui, au contact de l'oxygène... devient de l'adrénochrome de couleur rose...

En 2016 EpiPen a attiré l'attention des revues économiques parce que son fabriquant Mylan a tiré profit de sa position de trust pour faire flamber les prix. Ses profits ont aussi doublé quand la Food drug Administration (FDA) a recommandé aux médecins de prescrire deux doses par personne, au cas où la première injection ne serait pas suffisante (Mylan ne les vend plus que par paires). Hillary Clinton a fait mine de s'en émouvoir sur Twitter, mais l'indignation était peu crédible : les archives de la Fondation Clinton indiquait également que Mylan lui avait versé entre 100 000 et 250 000 dollars. Il y a donc un partenariat bien établi entre les Clinton et Mylan. Quand on sait ce que les mails d'H. Clinton ont révélé sur le pizzagate et de possibles trafics d'enfants, on peut se demander si la problématique de la législation sur l'EpiPen ne se rattache pas à cette banalisation de l'adrénochrome à laquelle les films et les chansons sur le vampirisme dans les années 1980 avaient déjà ouvert la porte...

La question est devenue d'autant plus sérieuse quand certains bons esprits ont remarqué que le logo de la firme Mylan était, comme celui de la bière Monster (qui avait pour slogan "Libérez la Bête") un triple vav, lettre hébraïque dont la valeur numérique est 6, soit, 666, nombre de la Bête dans l'Apocalypse. Les relents satanistes sont évidents...

Le cumul de facteurs triple "M", abus de position dominante sous Obama, financement de la campagne de Clinton a même conduit certaines personnes à se demander si dans les mails codés du directeur de campagne d'Hillary Clinton, John Podesta l'expression "walnut sauce" (sauce de noix) pourrait désigner l'adrénochrome des enfants noirs car walnut/noix y est souvent synonyme de "noirs". Sur les 2 060 premiers mails fuités de la collection Podesta, 47 comportent le mot "noix". Par exemple quand on lui écrit : "We know you're a true master of cuisine and we have appreciated that for years ... But walnut sauce for the pasta? Mary, plz tell us the straight story, was the sauce actually very tasty" Les Noirs produisent (tout comme les Asiatiques) de l'adrénochrome calcifié plus dense, et donc les satanistes rechercheraient surtout leur adrénochrome. Du coup toute une littérature se développe sur la recherche de sang d'enfants noirs par l'élite proche du parti démocrate... Des suppositions qui se développent à partir de recoupements sémantiques, mais qui, bien sûr, à ce jour, n'ont pas reçu de confirmations factuelles. Beaucoup d'électeurs de Trump spéculent sur de possibles "mandats secrets d'inculpation" ("sealed indictments") que l'administration présidentielle garderait sous le coude contre Podesta, Clinton et de riches financiers qui pourraient un jour (quand le FBI sera "nettoyé") donner lieu à enquête fédérale et démontrer la véracité de ces suppositions. Mais, pour l'heure, les annonces du groupe Q (Qanon) sur la prochaine divulgation de ces mandats ont toujours été démenties.

En France les "Epipens" sont en concurrence avec les Anapens et Jext produits par Bioprojet Pharma et ALK.

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L'Adrenochrome dans le film "Leech Woman" en 1960

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Des nouvelles du catholicisme américain

16 Février 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Les Stazinis, #Christianisme, #Les régimes populistes, #Donald Trump, #Avortement

Soi-disant en réaction contre la droitisation de la cour suprême fédérale sur les questions sociétales, le 22 janvier 2019, les représentants de l'Etat de New York ont adopté la Reproductive Health Act a été  adoptée par 38 voix contre 28, promulguée par le gouverneur catholique de New York, Andrew Cuomo. La loi dispose que "toute personne qui tombe enceinte a le droit fondamental de choisir de mener la grossesse à terme, de donner naissance à un enfant ou de subir un avortement", même jusqu'à la naissance de l'enfant...

La loi supprime également l'avortement de la définition de l'homicide et du code pénal de New York. Auparavant, la loi new-yorkaise considérait l'assassinat d'un enfant à naître au troisième trimestre de son existence comme une infraction pénale passible d'une peine pouvant aller jusqu'à sept ans de prison.

Un projet de loi visant à supprimer de la même façon les restrictions à l’avortement en Virginie avec le soutien du gouverneur démocrate de l'Etat provoque une vive polémique. 

Réponse de Trump le 31 janvier à cette vague en faveur des avortements de dernière minute : "Les démocrates sont devenus le parti des avortements tardifs, des impôts élevés, des frontières ouvertes et du crime”.

Le pape n'a pas réagi, et le cardinal Dolan, archevêque de New York, sur Fox News a rejeté comme "contreproductive" la demande des traditionalistes d'excommunier Cuomo. 

Le même cardinal s'était distingué en mai dernier, en parrainant en ces termes le Met gala "Heavenly bodies" du Metropolitan Museum en ces termes : "C’est parce que l’église et l’imagination catholique s’articulent autour de trois choses: vérité, bonté et beauté. C'est pourquoi nous avons d'excellentes écoles et universités pour enseigner la vérité. C'est pourquoi nous aimons servir les pauvres pour faire le bien. Et c’est la raison pour laquelle nous aimons l’art, la poésie, la musique, la liturgie et, oui, même la mode, remercier Dieu pour le cadeau de la beauté." Beaucoup doutent du côté purement "second degré" ou artistique de ce gala qui a mobilisé beaucoup de symboles lucifériens.

En 2017 le New York Times avait attaqué le cardinal Dolan en ne le trouvant pas assez "progressiste" sur la question de l'homosexualité et laissait entendre que le pape lui avait collé un nouveau cardinal Joseph Tobin, à Newak, de l'autre côté du fleuve Hudson pour mettre en valeur un homme plus proche de ses idées, notamment sur le voeu de pauvreté (le pape aurait dit qu'il voulait des pasteurs "qui sentent le mouton" - "Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs." Matth 7-15) . Le cardinal Dolan avait un "handicap" à remonter à l'égard des puissants (à moins que le NY Times n'ait voulu le présenter comme le "bad guy" face au "good guy" comme le faisait la presse jadis des Rolling Stones face aux Beatles ou de Prince face à Michael Jackson, alors que les deux avaient le même discours).

Nul doute que tout cela n'a pas fini de rebondir avec la montée en puissance du mouvement "Me Too" des religieuses, auxquelles le pape a donné un coup de pouce le 10 février denier en reconnaissant que beaucoup de nonnes ont été victimes d'esclavage sexuel (sur Time's up et MeToo voir ici). La condition féminine et la pédophilie sont des angles d'attaque habituels de l'Eglise catholique par les médias (alors que la pédophilie dans d'autres religions et institutions est passée sous silence), tandis que les catholiques conservateurs voudraient aussi pousser le pape à condamner l'homosexualité dans l'Eglise, répandue selon eux notamment chez les Jésuites et au Vatican, celle-ci étant clairement condamnée comme un crime par la Bible (La question de savoir si l'Eglise catholique peut encore se référer légitimement à la Bible est analogue à celle de savoir si les partis communistes peuvent encore parler de lutte des classes) . L'an dernier le cardinal archevêque de Washington DC McCarrick est tombé (il a dû démissionner, alors que Francis l'avait couvert et avait annulé les sanctions de Benoit XVI contre lui) à la suite de l'abus d'un jeune de 16 ans, non pour homosexualité mais pour pédophilie (alors que cette qualification juridique pour une relation avec un jeune de cet âge prête à débat).

Pour revenir à la question de l'avortement, le catholique New Age Paul Romano cette semaine se demandait pourquoi dans les mails fuités de Wikileaks la collaboratrice d'H. Clinton avait écrit en 2009 : ""En croisant les doigts, la patte du vieux lapin hors de la boite dans l’attique, je vais sacrifier un poulet au Moloch dans la cour"... Pourquoi la référence au dieu cananéen auquel on sacrifiait des enfants ? demandait-il ingénument... D'autant  que l'acteur John Cusack le 10 février 2018 a mentionné encore Moloch et les sacrifices d'enfants sur Twitter.

Etrange polarisation du débat autour du corps des bébés à naître. Au même moment,en France,on propose la "faiseuse d'anges" Simone Veil pour représenter Marianne. Olivier Dahan, chouchou d'Hollywood oscarisé, tourne un film sur elle avec  Elsa Zylberstein  dans le rôle. Le téléfilm hagiographique sur le sujet avec Emmanuel Devos n'était pas suffisant.

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Vladivostok-Denver

1 Février 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Les Stazinis, #Grundlegung zur Metaphysik, #Colonialisme-impérialisme

Dans le documentaire "Vladivostok, l'aube se lève sur la Russie" réalisé par "Philippe Mac Gaw tourné en 2018 (durée 0h52) et diffusé sur la chaîne "Voyage".  Vladimir Kossenko, architecte et peintre, raconte comment il a trouvé l'inspiration pour participer au concours pour assurer la décoration de la gare de Vladivostok dans les années 1990. Il dit qu'il alors que des Italiens travaillaient déjà à la restauration des murs lui devait décorer le plafond en huit mois, il a trouvé l'idée de ses fresques en entendant un ouvrier chanter Kalinka en souriant : la fête russe, "une fête où tu n'as rien préparé, où tu viens comme tu es, en toute simplicité". Il a représenté les ouvriers italiens dans une fête, avec l'hôtesse qui leur offre un oiseau symbole de liberté. "Il s'agissait de créer une oeuvre à partir de rien pour un spectateur qui n'était pas préparé parce que nous ne sommes pas dans une galerie d'art, explique-t-il. Il fallait représenter quelque chose de positif pour ces voyageurs qui sont tous dans un état d'esprit différent, d'où ces variations de couleurs et de thèmes représentés de façon un peu primitive, enfantine, pour imprégner l'inconscient du voyageur (...). Lorsque le voyageur entre dans cet édifice, avec l'humeur et les soucis qui lui sont propres, il faut d'abord qu'il retrouve  la sérénité pour être amené à regarder et à admirer cette architecture. Et l'art qu'il voit ici doit l'influencer dans ce sens de sorte qu'il se sente bien".

 

A Denver, au Colorado, les auteurs de la fresque qui orne l'aéroport international n'ont pas eu exactement la même inspiration. Ils ont préféré peindre l'image angoissante d'un militaire à tête de mort qui fait régner la terreur sur le monde.

 

Il faut dire que l'inspiration vient de loin puisque l'aéroport exhibe aussi une plaque maçonnique sous laquelle se trouve un message pour les générations futures.

 

Une des fresques montre une petite fille chrétienne (elle porte la Bible) morte dans son cercueil. Il y a aussi dans un coin de l'aéroport une affreuse statue de gargouille.

A l'évidence les auteurs n'avaient pas le même souci d'apaiser les coeurs des voyageurs que leur homologue russe. La fresque du Colorado suscite tant de polémiques sur You Tube depuis quelques années qu'elle a été récemment recouverte par une affiche ironique qui à la fois signale des travaux et se moque des détracteurs de l' "oeuvre".

Ces chers "humanistes" américains feraient mieux de retrouver un peu le sens de la sérénité et de la bienveillance, quitte à aller les chercher aux frontières de la Sibérie et de la Chine...

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La programmation prédictive : une application au cas "Donald Trump"

27 Janvier 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Les régimes populistes, #Débats chez les "résistants", #Grundlegung zur Metaphysik, #Les Stazinis, #Donald Trump

La programmation prédictive (en anglais "predictive programming") consiste à utiliser les films de science-fiction, les livres et autres médias pour implanter, par l’inconscient, un système de croyance. La Youtubeuse "Hacking the Headlines" (détourner les gros titres) le 19 janvier dernier expliquait qu'il s'agit d'une forme de magie utilisée autrefois dans la sorcellerie

Plusieurs exemples illustrent la réalité du phénomène. Par exemple dans Futility, un feuilleton écrit par Morgan Robertson en 1898 on trouve un avant-goût étrange du naufrage du Titanic survenu quatorze ans plus tard (même le "sérieux" Time Magazine en-ligne du 14 avril 2012 s'en était étonné), ou le fait que les Simpsons avaient attiré l'attention sur le 11 novembre (9/11 en anglais) par l'image ci dessous en 1997 (comme vous le voyez on voit les tours jumelles qui forment le 11 de 9/11).

La finalité en serait de faire accepter aux gens l'idée d'un destin écrit en avance, leur inconscient ayant admis par avance sa possibilité et du coup aussi d'en faire peser la responsabilité sur la passivité des citoyens alors qu'en quelque manière la vérité des choses leur avait déjà été montrée.

Ce qui intrigue beaucoup d'internautes, c'est que diverses oeuvres de fiction ont aussi fait référence, longtemps auparavant, au personnage de Donald Trump et à son élection.

En 1893, Ingersoll Lockwood, avocat et écrivain américain, publiait un roman pour enfant, Baron Trump's Marvellous Underground Journey (Le Merveilleux Voyage sous terre de Baron Trump). Barron est aussi le prénom du fils de Trump. L'histoire commençait en Russie dans une caverne de l'Oural. Là pour le coup même le Figaro en France en a parlé en 2017. Trois ans plus tard, en 1896, Lockwood publie un roman "Le dernier président" ("The Last president") sur une insurrection anarchiste contre l'ultime président élu. Un membre de son gouvernement s'appelle Lafe Pence, ce qui fait penser à l'actuel vice-président Mike Pence. Il imagine un monde d'hommes qui mesurent 6 pieds et deux pouces de hauteur, ce qui est la taille de Trump (et de Nikola Tesla, le savant à qui un oncle de Trump doit sa carrière et auquel on prête l'invention de la machine à remonter le temps). Et l'insurrection de la foule à New York commence à l'hôtel de la Cinquième avenue qui serait l'emplacement de l'actuelle Trump Tower. Le voyage au centre de la terre est un thème occultiste classique, et Lockwood a lui-même publié un livre "Laconics of Cult" révélant sa connaissance de l'ésotérisme, ce qui laisse entendre qu'il a peut-être canalisé ses livres. L'auteur n'avait pas vieilli en trente ans, note un autre youtubeur,

En 1958, un Western télévisé décrivait dans un épisode appelé "la fin du monde" un escroc du nom de Trump qui voulait construire un mur autour de la ville et menaçait les gens (c'est le Huffington Post en ligne, lui aussi un média dominant, entre autres qui l'a reconnu le 19 janvier 2017).

"Back to the future II" sorti en 1989 présente un candidat républicain à la présidence qui a fait fortune dans le business des casinos et qui est élu. Bob Gale qui avait écrit l'histoire a admis dans le Daily Beast le 21 octobre 2015 que le personnage dans son esprit dès 1989 était Trump.

Les Simpsons, en 2000 (voyez le Guardian en ligne du 10 nov 2016) dans un épisode intitulé "Bart to the future" (qui évoque "Back to the future"), Bart imagine ses prochaines années et voit sa soeur Lisa Simpson devenue "la première femme présidente des États-Unis" qui déclare "Comme vous le savez nous avons hérité d'un fardeau budgétaire considérable du président Trump." D'une façon un peu moins claire on attribue aux Simpsons d'avoir prévu en 2012 la performance de la chanteuse Lady Gaga au spectacle des Super Balls et la mort du chanteur Prince. Très troublante en revanche est la révélation selon laquelle les Simpsons ont publié dans un épisode de 1998, «La dernière invention d’Homer» (The Wizard of Evergreen Terrace), la formule de la masse du boson de Higgs qui a été découverte par le Sr Simon Singh quatorze ans plus tard (là aussi beaucoup de grands médias ont feint de s'en étonner en 2015). Certaines sources précisent que ce n'est pas la formule elle-même mais seulement une formule approchante fournie par un amie du scénariste qui connaissait bien la littérature scientifique sur ce thème.

 

Le jeu de cartes Illuminati-New World Order sorti en 1995, comporte une carte "Assez c'est assez" (Enough is enough) qui porte un visage semblable à Trump et qui renvoie à une citation à venir de Trump "Faire partir des gagnants c'est savoir quand assez c'est assez"

 

Enfin, une animation pour enfants de Disney Junior "Sheriff Callie’s Wild West" montre juste avant l'élection un sheriff élu après avoir fraudé aux élections qui se retrouve en prison "grâce à" une sheriff féminine qui évoque H. Clinton. Et en 2014, un jeu de Légo comportait un "Président Business" qui a volé et les élections, veut construire des murs et a une coiffure bizarre?

Quatre hypothèses : 1) Ce sont des coincidences (mais ça en fait quand même beaucoup).

2) C'est de la canalisation de médiums. L'hypothèse n'est pas exclue s'agissant par exemple de l'écrivain occultiste du XIXe siècle : le caractère approximatif de ses visions sur Barron Trump plaident dans ce sens. Se peut-il que tous les créateurs qui ont eu des anticipations comme le scénariste de "Retour vers le futur" ou des "Simpsons" aient travaillé avec des voyants ? Ce n'est pas impossible quand on sait tous les signes occultistes que ce milieu expose au public en permanence.

3) Hypothèse plus sophistiquée et technologique : ces gens ont pu voyager dans le temps (par exemple grâce à des trouvailles de Nicolas Tesla restées secrètes). Cette possibilité (peu probable à mes yeux) nourrit aussi l'idée que Trump par son oncle aurait pu lui-même voyager dans le temps et prévoir en avance son élection. A l'arrière plan de cette idée, il y a celle selon laquelle Trump serait un faux résistant à l'ordre du gouvernement mondial qui se prépare, ce que suggèrent aussi certains signes qu'il expose devant les caméras (des cornutos) ou le fait que le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu ait avoué qu'il connaissait son gendre Jared Kushner depuis longtemps. Trump serait un "insider" qui a accès à des secrets technologiques de "l'élite".

4) Les sociétés secrètes auraient prévu de longue date l'élection de Trump et en auraient fait accepter l'idée aux gens par des signes glissés dans les romans, films et dessins animés. Là encore cela suggèrerait que Trump fait partie de leur "programme" et ne serait qu'une étape vers le Nouvel Ordre mondial. Cette hypothèse n'est pas exclusive des précédentes en ce sens que les élites des précédentes générations ont pu, pour mener à bien leur programme, avoir recours à des anticipations de médiums qui leur ont parlé du Trump des années 2000-2010, voire (c'est moins probable) voyagé dans le temps. C'est une idée qui insiste plus sur la volonté humaine collective, la planification par des instances occultes.

 Pour ma part, sous réserve de recherches complémentaires, je ne crois pas à l'hypothèse conspirationniste "forte" selon laquelle quelque force maléfique aurait planifié l'élection de Trump suivant une orchestration où Trump se serait borné à jouer docilement sa partition. Je ne crois pas non plus au voyage dans le temps, même si les spéculations autour du boson de Higgs justement (la particule qui défie les lois de la nature) ou de l' "effet Mandela" vont parfois dans ce sens. Je crois qu'il y a surtout pas mal de médiumnité et des secrets d' "insiders" partagés par les créateurs de divertissements et divers "sachants". Ce petit milieu nous balance certains clins d'oeil sur l'avenir à la fois pour préparer nos inconscients, mais aussi pour nous montrer qu'ils en savent plus que nous, et, de ce point de vue, même les spéculations des complotistes sur leur compte les mettent en valeur et servent leurs intérêts (c'est pourquoi d'ailleurs les grands médias s'en font l'écho). Sur Trump, on a l'impression qu'ils l'ont intégré depuis longtemps comme un moment négatif de leur dialectique (au sens de Hegel). C'est ce que montrent ces films et dessins animés. Un moment qui sera dépassé par le "female power" de Lisa Simpson, Hillary Clinton (dont une certaine presse évoque le retour possible en 2020 comme chez nous Sarkozy), Nancy Pelosi ou Asia Argento.

C'est leur option, mais il se pourrait bien que leurs médiums se trompent à ce sujet ...

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Une ambiance à la Sissi impératrice hier en Biélorussie...

29 Décembre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous

Le président Loukachenko dansait la valse avec Miss Biélorussie 2018 au premier bal du Nouvel an républicain pour les jeunes au Palais de l'Indépendance à Minsk...

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Interview-tour d'horizon fin 2018 de F. Delorca pour "L'Arme et la Paix"

28 Décembre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #ICD, #Le monde autour de nous, #Colonialisme-impérialisme, #Les régimes populistes

Voici l'interview en forme de tour d'horizon de l'actualité internationale que j'ai accordée le 12 novembre 2018 pour le prochain numéro de la revue L'Arme et la Paix de l'association Initiatives Citoyenneté Défense. Je vous renvoie aussi à mes précédentes interviews de 2011, 2013, 2016 ici.

  • Quels éléments vous paraissent les plus marquants concernant l’actualité internationale des derniers mois ?
  • Concernant l’actualité mondiale, il semble qu’il faille toujours commencer par le Proche-Orient qui, bien que le pétrole n’ait plus l’importance stratégique d’autrefois, reste une zone géostratégique fondamentale pour le contrôle de l’Asie, et le nœud d’enjeux symboliques qui comptent pour beaucoup de gens de confession monothéiste dans les pays moins sécularisés que la France. On a l’impression que l’équilibre stratégique dans cette région est plus que jamais marqué par le paradoxe et la précarité. La suite de l'interview est ICI
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Déclaration des vice-présidentes du groupe parlementaire allemand Die Linke après leur rencontre avec Julian Assange

22 Décembre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous, #Débats chez les "résistants"

Initialement publié en français sur le site Le Grand Soir (qui en a assuré la traduction) :

Déclaration des vice-présidentes du groupe parlementaire allemand Die Linke après leur rencontre avec Julian Assange

Les députées allemandes Heike Hänsel et Sevim Dagdelen, vice-présidentes du groupe parlementaire DIE LINKE au Parlement allemand, ont rendu visite aujourd’hui à Julian Assange, éditeur et fondateur de WikiLeaks à Londres. Voici leur déclaration à la sortie de l’ambassade.

Chers représentants des médias,

1. Tout d’abord, nous tenons à remercier l’Ambassade de l’Equateur d’avoir rendu cette rencontre possible, et bien sûr Julian Assange pour avoir accepté une visite dans ces conditions difficiles.

2. Nous avons transmis à Julian Assange les salutations de solidarité du Parti Die Linke et la solidarité des nombreux Allemands. Les gens en Allemagne et dans le monde entier sont redevables à M. Assange. Il contribué à mettre en lumière les crimes de guerre en Irak et en Afghanistan, et les activités illégales des services secrets, en particulier de la CIA. Il a nous a ouvert les yeux sur le caractère sale et sanglant de ces guerres et sur la façon dont nous avons été trompés par nos gouvernements. Il mérite notre la solidarité.

3. Julian Assange a été très heureux de notre visite. Il s’agit de la première visite de Membres depuis mars après des mois de suspension [des visites par les autorités équatoriennes - NdT]. Nous aimerions beaucoup que davantage de collègues d’autres pays viennent à Londres pour oeuvrer à une solution humanitaire à cette situation. En tant que parlementaires, nous devrions demander à nos gouvernements d’agir. Malheureusement, le gouvernement allemand n’a jusqu’à présent rien fait pour trouver une solution. Nous avons exprimé nos regrets à Julian Assange.

En outre, nous appelons nos collègues députés du Royaume-Uni et de toute l’Europe à œuvrer en faveur d’une solution humanitaire.

4. La lutte pour la fin de l’emprisonnement de Julian Assange est en même temps une lutte contre la tentative du gouvernement américain et des autorités judiciaires de mettre la main sur un journaliste en Europe qui a publié en Europe. Nous nous opposons à cette persécution politique extraterritoriale au-delà des frontières internationales. Nous ne pouvons accepter que les États-Unis appliquent leurs lois contre les lanceurs d’alerte en Europe également.

5. Nous sommes très heureux que Julian Assange soit toujours optimiste et avec bon moral, malgré une situation aussi difficile depuis plus de six ans. Nous convenons que les gouvernements britannique et équatorien peuvent trouver une solution et fournir des assurances diplomatiques contre l’extradition vers les États-Unis.

Si les autorités équatoriennes mettent fin à l’asile de l’ambassade, Julian Assange pourrait être arrêté au Royaume-Uni et extradé vers les États-Unis, où il risque une longue peine de prison ou même la peine capitale.

Si une personne doit être extradée vers un pays où elle risque la mort en raison de ses activités politiques, il suffit sans aucun doute, en droit international, de lui accorder le statut de réfugié. L’article 33 de la Convention de Genève interdit expressément aux États signataires d’expulser ou de refouler un réfugié par-delà les frontières des territoires "où sa vie ou sa liberté serait menacée en raison de ses convictions politiques".

Nous tenons donc à remercier le gouvernement équatorien d’avoir accordé l’asile politique à Julian Assange dans son ambassade en 2012 pour défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. Nous espérons que le nouveau gouvernement du président Lenín Moreno continuera d’assurer la santé et la sécurité de Julian Assange dans l’ambassade.

Mesdames et messieurs,

6. Julian Assange et Wikileaks sont entrés dans l’histoire. Nous avons l’obligation morale de prévenir les crimes de guerre et de découvrir les crimes de guerre en informant. C’est ce que Assange et Wikileaks ont fait. Et pour cela, Assange mérite un prix, pas une persécution politique et un procès.

Nos prochaines initiatives dans cette affaire comprendront le renforcement de la solidarité internationale de parlementaires avec Julian Assange et donc avec la liberté de la presse. Parce qu’il ne s’agit pas de la personne d’Assange. Il s’agit du droit de publier des informations dans l’intérêt public. Il s’agit de notre démocratie.

Ainsi, 36 parlementaires d’une douzaine de pays européens ont écrit au Secrétaire général de l’ONU António Guterres, au Premier ministre britannique Theresa May et au Président équatorien Lenín Moreno.

7. Nous demandons au ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, de montrer son soutien et de défendre la santé et la sécurité de Julian Assange. En révélant des documents secrets, Julian Assange a rendu publics les crimes commis par l’armée américaine pendant la guerre en Irak, dont le gouvernement fédéral alors dirigé par le SPD et dirigé par le chancelier Gerhard Schröder avait également pris ses distances.

Merci beaucoup de votre attention.

Londres, le 20 décembre 2018

Heike Hänsel et Sevim Dagdelen

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Global CST épinglée pour avoir armé les factions du Sud-Soudan

18 Décembre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous, #Colonialisme-impérialisme, #Abkhazie

Après avoir développé son influence en Amérique latine (Pérou-Colombie) et en Afrique (Guinée, Togo) au début des années 2010, le vendeur de mercenaires israélien, ancien général, Israel Ziv fait maintenant l'objet de sanctions du département du Trésor américain (confiscation d'avoirs et interdiction de transaction) pour avoir vendu illégalement des armes au Sud Soudan, tant au gouvernement qu'à l'opposition, pendant la guerre civile de 2013-2017 (qui a fait 400 000 morts) pour un montant de 150 millions de dollars sous couvert de faire de l'agribusiness.

Mawien Makol, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a qualifié ces nouvelles sanctions d'"injustifiées", ajoutant qu'elles avaient en réalité pour but de faire échouer le récent accord de paix signé au Soudan du Sud. Ziv clame son innocence. Mais ce n'est pas la première fois que ses activités troubles sont épinglées. Ainsi l'activiste israélien Eitay Mack  avait déjà dénoncé en 2017 les ventes d'armes d'Israel Ziv via sa société Global CST à la Birmanie où elles ont servi à persécuter les Rohingyas, les Shans et les Kachins. D'une manière générale si vous faites une recherche en tapant "Eitay Mack" sur Google vous aurez une vision générale de l'aide militaire israélienne à différents dictateurs du Tiers-monde.

Global CST avait aussi préalablement encadré les Géorgiens durant l'attaque contre l'Ossétie du Sud en 2008, puis aidé trois ans plus tard l'Abkhazie sécessionniste selon un article d'Haaretz du 5 mai 2011 et selon l'agence abkhaze Apsnipress, qui affirmait que sept membres de cette société, dont Israel Ziv et le major général Meir Klifi l'ancien secrétaire militaire de Netanyahou ont rencontré le premier ministre Sergueï Chamba à Soukhoumi en avril 2011. Ce n'était pas la première fois que cette société était accusée de double jeu, puisqu'en 2008 un interprète de cette société qui travaillait avec le gouvernement colombien, Shai Killman, avait vendu des secrets militaires à la guérilla des FARC.

La firme du général de réserve Israel Ziv n'est pas coupée de l'appareil militaire israélien. Outre Meir Klifi, elle compte aussi parmi ses dirigeants Ephraim Sneh , ancien vice-ministre travailliste de la défense. Il est étrange que, compte tenu de ses liens avec Netanyahou, l'administration Trump ait pris des mesures aussi radicales contre elle aujourd'hui.

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Steph Curry et le débat sur l'alunissage

17 Décembre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Les Stazinis, #Grundlegung zur Metaphysik, #Christianisme, #Barack Obama

Il existe un débat intrigant dans la "communauté de la vérité"("truth community") sur la réalité de l'arrivée de l'homme sur la Lune en 1969. Je m'empresse de dire que je n'ai aucune opinion sur ce débat, mais le fait est que des gens comme Stanley Kubrick (qui aurait bien pu filmer l'alunissage en studio) avec son film Shining (voir le documentaire Room 237), et divers arguments techniques depuis la nature de l'éclairage, jusqu'à la taille de l'antenne de transmission, viennent mettre en doute l'authenticité de la scène retransmise à l'époque par les caméras du monde entier. Aujourd'hui 10 % des Américains ne croient pas que leurs compatriotes aient mis les pieds sur la Lune. Le débat a connu un rebondissement récemment avec l'étrange mise-en-scène de la NASA autour de l'arrivée d'un de ses robots sur Mars - où l'on ne voyait que des employés de l'agence (ou des acteurs) se réjouir avec des airs de jouer un sketch.

Le conspirationniste chrétien "A Call for an uprising" (ACFAU) dans une vidéo ci-dessous intitulée "The real truth about Steph Curry and the Moon Landing hoax" et postée hier note que CBS (la chaîne qui a l'oeil omnivoyant comme logo ésotérique) a eu une curieuse façon de rendre compte de ces débats il y a peu. Tout est parti d'une déclaration du joueur de basket Steph Curry (relayée en France par 20 minutes et Yahoo notamment le 12 décembre dernier) mettant en cause la réalité de l'alunissage de 1969. La NASA lui a répondu par la voix de l'astronaute Buzz Aldrin qui avait piloté le module lunaire Apollo 11, puis Curry s'est rétracté.

Ce que fait remarquer ACFAU c'est que Steph Curry est le type-même du sportif idolatré par les foules qui fait vraisemblablement partie de sociétés secrètes. D'où ACFAU tire-t-il ces éléments d'accusation ? Du fait que Curry arbore souvent le 666 (nombre de la Bête dans l'Apocalypse) devant son oeil, signe occultiste dont tous les gens au sommet du star system mondial (surtout américain) usent et abusent en public (comme des papillons monarques, des pyramides, des tenues et sols en noir et blanc, des colonnes jumelles etc, tout cela est maçonnique). Le sousentendu ici est qu'on ne peut pas être une star du sport aux USA avec une influence sur les masses sans avoir été intronisé par une société secrète qui contrôlera vos messages, ce recrutement pouvant avoir eu lieu à un moment quelconque de la formation du sportif ou de sa carrière alors qu'il était déjà à un niveau élevé. D'autres exemples que Curry sont souvent avancés par les milieux conspirationnistes, par exemple, le joueur de football américain Colin Kaepernick qui a mis un genou à terre pendant que l'on jouait l'hymne national et qui a fait un don récemment à une organisation de la galaxie Soros. La seconde preuve qu'ACFAU repère de l'appartenance de Curry à des sociétés secrètes (que certains nomment maçonniques, illuminati, paramaçonniques, les dénominations varient pour une réalité nécessairement difficile à cerner), c'est le clip qu'il a tourné avec l'ex-président Barack Obama. ACFAU fait remarquer que, dans ce clip, Obama se présente comme le mentor de Curry, il lui apprend tout, un peu comme il y a des "handlers", des "dresseurs" dans les sociétés secrètes. ACFAU fait remarquer que certains aspects de ce clip sont assez bizarres comme leur expérience chimique sur une maquette de volcan, ou la poignée de main jusqu'au bras que ACFAU compare à la "patte de lion" des loges maçonniques (mais c'est un peu tiré par les cheveux). Les liens occultistes d'Obama ont été mis au jour par les fuites de mails de l'ordinateur de Mme Clinton organisées par Wikileaks avec les expressions codées de ses collaborateurs autour des hot dogs et de la pizza, et Obama est souvent cité quand des choses bizarres interviennent  dans la mouvance d'adeptes de l'ésotérisme, comme par exemple autour des émissions du cuisinier décédé il y a six mois, Anthony Bourdain : Obama avait (sur un plateau TV où il avait aussi vanté devant lui les mérites du hot dog) de bon coeur participé aux expériences culinaires ésotériques menées par cette star de la gastronomie qui vivait avec une sorcière autoproclamée. Il n'est d'ailleurs pas exclu que la mise en scène autour du volcan soit une façon de montrer qu'Obama a initié Curry aux potentialités du système Haarp (High Frequency Active Auroral Research Program) du temps où il était à la mode, un programme dont le Dr David Walker, secrétaire adjoint à l'assistance scientifique et technologique de l'US Air Force lors d'une séance de la sous-commission des dépenses du Sénat (appropriation subcommittee) en juillet 2014 avait admis (vidéo ici) qu'il visait à injecter de l'énergie dans l'atmosphère pour modifier le climat. Le président vénézuélien Chavez avait accusé le programme d'avoir causé le tremblement de terre à Haïti et le président iranien Ahmadinejad en 2010 lui avait imputé les inondations du Pakistan. Les débats à ce sujet avaient été jusqu'au parlement européen. Si ça marche pour les tremblements de terre, pourquoi pas pour les volcans ? Mais le volcan peut aussi renvoyer à une toute autre symbolique.

L'hypothèse d'ACFAU est que Curry appartient au même cercle qu'Obama, et les stars du showbiz et de la politique. Dès lors, il n'a pas pu prendre de lui-même l'initiative de se faire le porte-parole d'une thèse "dissidente" sur l'arrivée de l'homme sur la Lune. Il était en service commandé, il l'a fait pour discréditer la thèse d'un alunissage fictif, en retirant sa déclaration juste après l'avoir faite. Tout cela serait juste destiné à montrer aux jeunes fans de basket qui pourraient trainer un peu trop devant des vidéos conspirationnistes sur le Net que cette mouvance n'avance que des théories bidon.

ACFAU fait remarquer que la NASA met en avant, face à Curry, le témoignage de Buzz Aldrin. Or Aldrin est lui-même un franc-maçon, donc potentiellement lié aux mêmes sociétés secrètes qu'Obama et Curry. Ce seraient les mêmes cercles qui auraient lancé la provocation de Curry, et organisé sa rétractation sous l'autorité docte de Buzz Aldrin. Comment sait-on qu'Aldrin est un maçon ? A la minute 9'39 ACFAU montre une copie de la carte de l'astronaute publiée sur le site de la loge 355 du Macario R. Ramos Memorial accessible ici. La maçonnerie revendique donc son appartenance à son ordre, comme celle de beaucoup d'autres astronautes célèbres (John Glenn, Edgar Mitchell, Paul Weitz etc).

L'hypothèse d'ACFAU est que nous avons donc  assisté ce mois-ci à une simple mise en scène orchestrée par la NASA ou ses patrons de "l'Etat profond" pour discréditer une opinion qui commence à se répandre un peu trop dans le monde. Celui qui s'y est collé pour jouer les "idiots utiles" fut Stephen Curry suivant une tradition interne aux loges qui veut que de temps en temps un des membres doive être humilié en public (voir par exemple le cas de Julia Roberts récemment sur un plateau TV).

En 2009 Mike Bara et Richard Hoagland, qui sont visiblement adeptes du New Age, ou quelque religion semblable, ont publié un livre Dark Mission: The Secret History of NASA (la mission obscure, l'histoire secrète de la NASA) qui fait remonter la création de la NASA à l'ingénieur Jack Parsons (mais sa place réelle dans la hiérarchie de la NASA est débattue), un proche du mage luciférien Aleister Crowley (une thèse assez répandue chez les conspirationnistes), dont le symbolisme est directement à l'origine de tous les yeux d'Horus et 666 que nous montre le showbiz à longueur de semaines. La NASA est régulièrement accusée par les partisans du New Age de cacher l'existence d'extraterrestres susceptibles de nous aider, et par les chrétiens au contraire de créer des programmes de contrôle mental de la population pour faire croire aux gens en leur existence (comme avec l'incident de Roswell). Dans ces milieux de la "truth community" il lui est reproché d'inventer des programmes de recherche et de mettre en scène leur succès simplement pour justifier le budget faramineux qui lui est attribué tous les ans, et dissimuler d'autres programmes, secrets ceux-là, au service de l'exploitation des peuples et des ressources de la planète et de son environnement immédiat.

La controverse sur les propos de Steph Curry s'inscrit dans ce contexte là. On ne peut guère en dire plus sur ce sujet à ce stade.

Voir aussi : Au printemps 2018 (article en ligne du 14 mars 2018),  le magazine trimestriel consacré à la publicité pour les montres basé à Singapour et au propriétaire inconnu Revolution faisait sa une Buzz Aldrin faisant l'oeil d'Horus avec une pyramide sur sa veste. L'article en ligne signé par Tracey Llewellyn, rédactrice en chef de Revolution-UK et collaboratrice du Telegraph (surtout sur la question des montres) : "Le 26 avril 2017, Omega a organisé le plus grand événement jamais organisé en Europe. Transformant la vaste galerie Turbine Hall de la Tate Modern de Londres en une station d'atterrissage lunaire avec une légion d'astronautes bordant l'entrée, le dîner célébrait les 60 ans de la montre spatiale par excellence: la Speedmaster. En plus de la troupe d’astronautes potentiels et d’un groupe de stars du mannequinat, de la musique et du cinéma, la capitale britannique a accueilli chaleureusement le dynamique PDG d’Oméga, Raynald Aeschlimann, le fervent hollywoodien George Clooney et l’homme du soir, le Dr Edwin "Buzz" Aldrin." L'article précisait que l'interview par Revolution datait du 25 avril 2017. Aldrin y parle de son père militaire et de sa mère Marion Moon Aldrin (1903-1968), mais sans préciser que l'un et l'autre sont morts suicidés (la mère par overdose de médicaments avec des antécédents de problèmes mentaux dans la famille - NY Times 21 juin 2009).

Starmen avec George Clooney et Buzz Aldrin

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L'espion qui faisait croire que Bismarck voulait acheter un vignoble à Jurançon

13 Décembre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Béarn

Voici un récit d'Arthur Le Creps, un Normand orléaniste, aventurier, chasseur de lions, qui posséda de 1863 à 1867 un vignoble à Gelos près de Pau dans son livre "Pro patriâ ! Sus aux espions ! : pétition présentée au Parlement".

"En août 1868, après la bataille de Sadowa, arriva à Pau un jeune Hambourgeois de trente-cinq ans environ. Il portait le nom de Jonas, et il était le premier à rire de sa parenté biblique avec la baleine.

C'était un homme séduisant au possible, très instruit, parlant toutes les langues, excellent musicien, et riche' à pouvoir se passer d'avoir de l'esprit ; il n'en manquait pas, cependant.

C'était le fils d'un des plus gros armateurs de Hambourg. Je fis sa connaissance et tout Pau de ce temps l'a connu. Me Cassou, avocat à cette époque du barreau de cette ville, aujourd'hui membre de la Chambre des Députés, ne doit pas avoir oublié sa physionomie très saillante et il ne compte pas les poignées de main qu'il lui a rendues, comme à l'auteur de ces lignes d'ailleurs.

Jonas était venu à Pau, disait-il, parce que la vue d'un uniforme prussien lui donnait des attaques. Il avait en horreur le caporalisme berlinois, et rien ne paraissait plus sincère que sa haine teutonne, qui grattait déjà au bon endroit notre frivolité gauloise.

C'était le temps où M. Garette, membre du barreau de Pau, fondait l'Indépendant des Basses-Pyrénées. J'écrivais à cette époque dans plusieurs journaux et Jonas, qui m'avait ouvert la rédaction du journal la Situation qui se publiait à Paris avec une subvention du roi de Hanovre, venait chez moi lire les manuscrits de mes articles.

Le grand dada à la mode était alors celui du maréchal Niel voulant organiser sérieusement la garde nationale mobile. C'était le thème que je donnais le plus souvent à mes rabâchages, soutenant que la permanence de l'armée active était la cause du dépeuplement de nos communes rurales, où les soldats ayant goûté de la vie des villes ne voulaient plus revenir, peuplant les administrations de gendarmes, de cantonniers, de sergents de ville, tandis que leurs payses, fatiguées d'attendre, bifurquaient vers la prostitution.

On pense si ces articles écrits certes de bonne foi, signalés à Berlin par Jonas, y donnaient une note agréable.

En janvier 1867, je voulus vendre mon domaine de Gélos. J'étais dans le Calvados, mon département d'origine, quand je lus dans l'Indépendant des Basses-Pyrénées le fait-divers suivant :

« Le prince de Bismarck Schauenhausen, malade, veut se retirer de la direction des affaires étrangères de Prusse. On dit qu'il a l'intention d'acheter une propriété dans les environs de Pau. »

C'était immanquablement Jonas qui avait inspiré cette nouvelle.

Tous les ans, MM. de Bismarck et de Gortschakoff venaient à Biarritz ; ils passaient ensuite quelques jours ensemble à Pau, à l'hôtel de France, d'où l'on jouit de la plus belle vue sur la chaîne des Pyrénées, ayant devant les yeux l'élégant et majestueux pic du Midi d'Ossau, recouvert toujours de sa blanche crinière.

Je m'empressai, sur l'annonce des projets que l'on prêtait au chancelier de Prusse, de lui envoyer une description de Batz et je l'engageai à se faire rendre compte de mon petit domaine, d'une contenance de seize hectares. J'avais pour voisin, lui disais-je, le Ministre de la Guerre de Belgique, le général de Chazal, et d'autres grands personnages français et étrangers.

A vrai dire, je ne faisais pas grand fonds sur ma démarche ; aussi mon étonnement fut-il très grand quand je reçus au bout d'une dizaine de jours, à Caen, une longue lettré autographe d'une écriture très serrée, de M. de Goltz, ambassadeur de Prusse à Paris. Il m'écrivait par ordre du prince de Bismarck, et parlait de moi en termes élogieux qui me stupéfièrent. Quel homme charmant que ce M. de Goltz ! Aussi charmant, en vérité, que je fus naïf en ne voyant pas quelle main se cachait sous la sienne. Sa lettre, par ailleurs tournant à l'idylle, vantait le séjour enchanté de Pau, ses prairies en fleurs, ses cours d'eau délicieux, la fraîcheur de son éternel printemps. Le prince de Bismarck viendrait à la belle saison, il ne manquerait pas de faire ma connaissance, et patati et patata. Pour un ambassadeur en rupture de protocole, sa lettre était d'un abandon charmant. Je la montrai à Jonas, qui en attrapa une colère bleue de Prusse, et sacra pendant quinze jours tous ses jurons tudesques contre ces gueux de Prussiens.

Vous savez comment on attrape des mouches avec du miel, des merles avec de la glu, et des niais, comme je l'étais, avec de belles paroles !

En mai 1867, je vendis ma propriété à un Brésilien en l'étude de Me Rigoulet, notaire à Pau. Et oncques je n'entendis parler des projets du prince de Bismarck d'acheter un domaine sur les coteaux délicieux de Gélos ou de Jurançon.

Jonas resta dans les Basses-Pyrénées jusque dans les derniers jours qui précédèrent la déclaration de guerre. Il était là-bas la coqueluche de tout le monde, et dans ce milieu cosmopolite si accueillant,' si ouvert, il s'était fait une place à part. Reçu dans l'intimité du Préfet de l'époque, M. d'Auribeau recherché dans tous les salons de la société béarnaise, il ne pouvait pas, disait-il, supporter le désoeuvrement. C'est ainsi qu'il se fit attacher comme employé amateur à la préfecture des Basses-Pyrénées, puis, pendant de longs mois, à la Recette Générale (le Trésorier-Payeur général était alors M. O'Quin) ; enfin, à l'étude de Me Bonnemaison, avoué, près le Tribunal civil.

(...) Si l'on veut savoir ce que fit pour la Prusse ce farouche mangeur de Prussiens, qu'on lise les journaux belges de cette époque.

Le brillant cavalier de Pau, le séduisant meneur de cotillon, le désoeuvré charmant dépensant les loisirs de son temps dans les bureaux de nos administrations publiques, avait fait place à un administrateur ' à la poigne de fer, impitoyable aux vaincus et tenant à leur prouver qu'il ne se souvenait de notre hospitalité que pour avoir profité contre la France de ce qu'il avait appris chez elle."

 

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