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Le blog de Frédéric Delorca

Articles récents

Le dernier voyage de Marguerite de Navarre à Cauterets

19 Mars 2014 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Renaissance - Auteurs et personnalités

vall-e-d-ossau.jpgAutant que mon état de santé me le permet, aux rares heures où mon esprit n'est pas complètement paralysé par les douleurs, je parcours Dernier Voyage de La Reine de Navarre, Marguerite D'Angouleme, Soeur de Francois Ier: Avec Sa Fille Jeanne D'Albret Aux Bains de Cauterets (1549) publié aux éditions Privat en 1897 commenté par Félix Frank, spécialiste de cette reine (et amateur des oeuvres de Flaubert), qui était décédé deux ans plus tôt. Le livre a été offert à l'université du Michigan par le professeur de littérature française Hugo Paul Thieme.

 

C'est un opuscule plein de charme écrit par un poête qui visiblement communie avec la sensibilité de la Marguerite des Princesses au seuil de son trépas - les seuils de trépas sont beaux, rappelez vous les Derniers jours d'Emmanuel Kant.

 

On y apprend que Marguerite mourut le jour du passage d'une comète qu'elle avait regardé. Surtout Frank relève les nombreuses références de Marguerite à l'Amour mystique : "Le seul Amour qui n'a bandeau ni arc", "divine amour et vive flamme", le "vray amour". Amour mystique qu'elle ne dissocie cependant pas de la passion amoureuse profane, ni, plus étrangement encore, des sentiments familiaux lorsqu'elle écrit à sa parente l'abbesse Louise de Bourbon :

"Chanter bien hault : Dieu est amour vrayment,

Et amour Dieu, qui rend niepce & tante

Deux cueurs en ung & chascune contante".

 

Félix Frank cite de jolis extraits sur la fascination de Marguerite pour les montagnes et pour le gave à Cauterets et à Odos. Cela me rappelle les émois de George Sand dans les Pyrénées encombrée par son mari indélicat dont j'ai déjà parlé sur ce blog.

 

Frank note que Bonaventure des Periers avait inventé un anagramme intéressant pour vérité nue : vertu née, dans ces vers qu'il dédie à Marguerite :

"Vive Vertu vivant en ceste vie

                                  ... Vertu née

De notre temps, divine & incarnée".

 

Bel univers que ce monde de poésie-là.

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Eine Frage

18 Mars 2014 , Rédigé par Frédéric Delorca

Jusqu'où saurons nous faire vivre l'idéal ?

 

 

 

 

 

 

 

 

auguste

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The Mourning Bride

16 Mars 2014 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #XVIIIe siècle - Auteurs et personnalités

Vous souvenez vous de cette chanson d'ABC "King without a crown" ? Elle vaut bien le "Formidable" de Stromae, en moins prétentieux... Elle a un peu des côtés "King Lear", je trouve (des côtés cromwelliens aussi, le tout début montre le mauvais souvenir laissé par le "Commonwealth" puritain).

 

- Au fait, le "re-Lear" de Godard ne tient pas du tout la route. Je le regardais récemment, vingt ans après le premier visionnage, et l'ai trouvé bien nul (à la différence de "Je vous salue Marie", qui recèle un génie impérissable), je referme la parenthèse -.

 

cerbyDans ce morceau d'ABC il y a cette fameuse sentence, si profonde : "Hell hath no fury like a woman scorned", extraite de "The Mourning Bride" (La fiancée en deuil) de William Congreve, un sympathique auteur de comédies victime des censures de son temps. Elle me fait penser à l'épisode de la vie d'Apollonios de Tyane où celui-ci démasque une Empuse (créature des enfers) que l'apprenti philosophe Ménippe s'apprêtait à épouser à Corinthe.

 

La citation intégrale est plus belle encore "Heav'n has no rage like love to hatred turned, Nor hell a fury like a woman scorned"... Le clip ci-dessous illustre ce que ça donne de nos jours. Le vers est si beau que beaucoup d'Anglais le croient de Shakespeare...

 

La pièce se passe à Grenade à l'époque des guerres avec le royaume de Valence, une sorte d'Orient onirique pour les Anglais, comme les Lettres persanes. C'est Zara, la reine captive, qui dit cela dans un accès de rage au noble prisonnier Osmyn (Osman) à la toute fin du troisième acte (scène VIII). Grâce à Google on peut la lire en ligne. Il faut penser à remplacer certains "f" pas des "s". Mon état de santé ne me permet que de lire une ou deux pages, mais on sent que cette pièce gagnerait à être traduite et jouée en France.

 

Si nous étions tous de vrais "européens" cela aurait été fait depuis longtemps.

 

Vade retro !

 


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Bhagavadgita

5 Mars 2014 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Philosophie et philosophes

Actualisation 2019 : Texte écrit à l'époque de mes échanges avec les médiums, largement renié depuis que je sais quelles forces sont à l'oeuvre dans tout cela.

Une amie hindoue me parlait de la Bhagavadgita il y a peu. Je l'ai achetée et y trouve exactement ce que je cherchais depuis cinq ans dans le stoïcisme : le principe du renoncement dans l'action.

  ml2.jpg

On y trouve à la fois le principe d'action (et surtout d'action rituelle) des Veda, et celui de renoncement ascétique des Upanisad. A 25 ans je prenais des notes sur ce genre de truc sans rien y comprendre, juste pour ma "culture générale". A 43 ça devient limpide.

 

Et comme me dit cette amie hindoue, "Jésus-Christ est un chef de guerre". La Bhagavadgita est écrite pour la caste des guerriers. Gandhi en a fait son livre de chevet, mais ce n'est pas l'usage qu'en fait Gandhi qui m'intéresse.

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Nouvelle suspension de ce blog

3 Mars 2014 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Billets divers de Delorca

Une nouvelle dégradation de mon état de santé m'oblige à nouveau à suspendre ce blog.

 

Je prie mes lecteurs de bien vouloir m'en excuser.

 

rideau

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Désaccord avec JP Chevènement

1 Mars 2014 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme

Sur l'Ukraine, je suis plutôt d'accord avec la position de Mélenchon sur son blog, même si elle manque un peu de précision.

 

En revanche je désapprouvre celle de JP Chevènement qui parle "d'auto-dissolution du gouvernement ukrainien" dont il faudrait prendre acte. Pour savoir si oui ou non il s'est agi d'un coup d'Etat il faut lire la constitution ukrainienne de 1996. Celle-ci prévoit pour la destitution du président sa mise en accusation devant la cour suprême et un vote du parlement au trois quarts des des députés. La cour suprême n'a pas été saisie, il a manqué dix députés pour atteindre les trois quarts, et Ianoukovitch n'a pas démissionné. Donc c'était bien un coup d'Etat.

 

Idem sur la Centrafique, je n'aime pas que M. Chevènement dise qu'il n'y a "jamais eu d'Etat solide" en Centrafrique (c'est vrai de tant de pays d'Afrique, et c'est manquer de respect à l'esrpit du non alignement que de le souligner quand il s'agit de justifier une intervention). Sa position sur la Centrafrique ressemble à celle sur la Libye en 2011. Ce n'est pas la mienne.

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Bruits de bottes en Ukraine

1 Mars 2014 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme

Nous entrons dans le mois de mars, mois de la guerre (les Romains lui avait donné le nom du dieu belliqueux parce que les conflits étaient gelés l'hiver jusqu'au redoux du printemps, jusqu'au mois de mars).

 

DSCN2714Et cela commence avec les communiqués sur la Crimée. Nos médias prennent tout de suite pour argent comptant les déclarations du nouveau gouvernement putschiste ukrainien qui, à Kiev, accuse la Russie d'envoyer 2 000 hommes en Crimée pour bloquer les aéroports. La vérité est que pour l'instant personne ne sait d'où viennent ces milices russophones dont la TV nous dit qu'elles parlent russe "sans accent" (la belle affaire, oui, il y a de vrais Russes en Ukraine).

 

Ce qui est sûr c'est que Ianoukovitch blâme la passivité de Poutine. En ce qui me concerne, je serais moins choqué de voir Moscou intervenir au soutien de ses ressortissants en Crimée (et de sa flotte), que je ne l'étais de voir Mc Cain soutenir les néo-nazis à Kiev en décembre. Que je sache l'Ukraine est quand même un petit peu plus loin de Washington que de Moscou, et je préfère les 6 000 manifestants d'Odessa scandant des slogans antifascistes dimanche dernier, aux nostalgiques de la Waffen SS qui ayant pris le pouvoir dans les rues à l'Ouest de l'Ukraine, prétendent que la Russie est "gouvernée par les youpins". L'Occident qui fait (à juste titre) la leçon à Dieudonné, pourrait ne pas oublier de la faire aussi à ses amis de Svoboda et Secteur droit en Ukraine...

 

Espérons qu'un sursaut de réalisme américano-russe remettra de l'ordre dans tout cela, comme précédemment dans l'affaire syrienne...

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Quod scripsi scripsi

28 Février 2014 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le quotidien

J'ai envoyé deux livres sur l'ingérence de l'OTAN à des amis de Tizi Ouzou qui me les demandaient. Quelques minutes sur la tombe des aïeux ce matin. Nettoyer le passé. "Quod scripsi scripsi" (ce qui a été écrit a été écrit), la belle phrase de Ponce Pilate. Je l'ai déjà citée dans ce blog. Je la confirme, pour chaque mot de ce blog, lumineux ou sombre.

 

 


A-ha - Hunting High And Low  (à quelques centaines de km à l'ouest d'Helsinki)

 

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Alba Gonzalez Camacho

27 Février 2014 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La gauche

Une statue de sel. Elle a 21 ans et se surnomme la "Louve Rouge". Elle a été condamnée par la justice espagnole pour avoir publié sur Tweeter : "J'ai le cœur noir comme la nuit, mais mon âme est rouge comme le sang." "Avec le Parti populaire on voit bien que le Grapo est indispensable."

Loba.jpg


Beaucoup de jeunes républicains espagnols dans les années 70 ont fini dans les bras du Grapo. Elle a le drapeau républicain sur sa photo. Elle est des nôtres. Le courage de Marie Madeleine au pied de la croix du Christ. Rien à voir avec les Femen !

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La statue de sel

27 Février 2014 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Grundlegung zur Metaphysik

La Bible valorise la femme qui s'est retournée sur le désastre et s'est transformée en statue de sel pour le bien de l'humanité.

 

Certains cependant pensent que la femme n'aurait pas dû se retourner et aurait surtout dû sauver sa peau.

 

Demandez aux enfants laquelle des deux interprétations ils préfèrent, et vous saurez ce que vaudra l'humanité de demain.

 

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PS : suite au commentaire brillantissime de Jeff le 2 mars, je rajoute ça (regardez à la minute 2'30) - le film n'est pas sur Youtube, seulement les impressions de Danielle Darrieux.

 

 

 

 

 


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Soy Ucrania

24 Février 2014 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Actualité de mes publications

P1000984.JPGVous trouverez ci-dessous un nouvel article que j'ai consacré à l'actuelle crise ukrainienne sur le site Espritcors@ire :

 

L'Ukraine est-elle encore gouvernable ?

 

En Ukraine les coalitions politiques ne sont pas stables, c’est le moins que l’on puisse dire. A l’issue de la spectaculaire « révolution orange » de 2004, les partisans enthousiastes du rattachement du pays à l’Union européenne, voire à l’OTAN (on était alors au temps du bushisme triomphant), avaient dû rapidement déchanter quand le nouvel exécutif a commencé à dériver en d’interminables luttes claniques entre les partisans de Viktor Iouchtchenko et ceux de Ioulia Timochenko, une native de Dniepropetrovsk (dans l’Est du pays) de plus en plus proche de Vladimir Poutine (avec lequel elle finit même par signer un contrat gazier des plus contestables, ce qui lui valut plus tard d’être emprisonnée).


Cette semaine c’est à l’éclatement du parti qui a renversé la coalition orange pro-occidentale, le Parti des régions, que l’on a assisté sous la pression de la rue

  La suite est ici

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Viernes santo

24 Février 2014 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le quotidien

cerbyCet hiver sans froidure ne m'inspire plus que colère et écoeurement. Gros échec, petites bonnes nouvelles infinitésimales qui ne compensent rien. Terre brûlée, désastre.

 

Inutile de tenter de donner un sens à tout cela. C'est Hegel terrassé par le choléra, comme disait Kierkegaard. Entre la peste et le choléra je me demande si je n'ai pas tout reçu d'un coup. L'absurdité a rarement été si complète.

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"Mr Peabody and Sherman"

23 Février 2014 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Cinéma

Vous pourriez être tenté d'amener vos enfants voir ce film pour les initier à l'histoire du monde....

 

Mais non n'y allez pas... Vocabulaire incompréhensible, esbroufe toutes les deux minutes, et surtout horrible impérialisme dans la logique : "le passé c'étaient des barbares sauf Léonard de Vinci, les valeurs de notre époque sont les seules intéressantes, surtout celles de la Côte Est des Etats-Unis". Ce n'est pas avec ce film que vos enfants apprendront à aimer la diversité humaine, ni à respecter le monde d'avant.

 

 

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Philhellène

23 Février 2014 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Philosophie et philosophes

Les livres ne sont rien de plus que des lettres écrites à des amis, c'est à dire quelque chose, mais au fond pas grand chose, juste des étapes. Que ceux qui veulent les faire circuler le fassent, mais il ne faut pas s'en soucier. Aller vers les Grecs, la terre féconde, le travail rigoureux. Porter son père sur son dos. Athènes au dessus du Proche-Orient antique, Zénon le phénicien qui se fait stoïcien grec. En Grèce presque tout est pythagoricien, puisque presque tout vient de Platon, tout est pythique, apollinien, tout a à voir avec les déesses mères. Mais on ne gaspille pas sa semence. Aussi l'importance de la bonne musique. Pas celle des empuses ni de Néron. Apollonios de Tyane au préfet de police de Néron : "J'ai plus d'estime que vous pour votre empereur : vous l'estimez quand il chante, moi je l'estime quand il ne chante pas."

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Amour et écriture

22 Février 2014 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Grundlegung zur Metaphysik

"L'homme est la somme de ses actes" disait Hegel. Hegel est très loin d'avoir eu raison sur tout, et on peut se demander s'il a même entièrement raison sur cette phrase. Néanmoins on sent bien que sans actes, l'humain est vide, pure chimère.


saint jeromeQuand je regarde en arrière je vois bien ce que j'ai fait et ce que je n'ai pas fait. Il y a mon ascension sociale, mes diplomes, il y a les causes au service desquelles  tout cela a été mis, l'ouverture au monde, le combat contre les guerres etc. Je pense qu'on peut me créditer d'avoir plutôt bien servi la cause de la Vérité, y compris en prenant des distances à l'égard des "élites" et quelques risques comme celui de me rendre dans des pays "qui n'existent pas" ou si peu, ainsi que d'avoir défendu l'idée même de vérité avec toute une analyse philosophique, ancrée sur des données scientifiques récentes, qui, à défaut d'être complètement aboutie, constitue une ébauche épistémologique qui va au delà de la simple opinion personnelle.

 

Je ne suis pas toujours à 100 % dans la vérité - qui pourrait prétendre l'être ? - mais on peut me créditer de quelques actes "atypiques", et d'une oeuvre (quoi qu'elle vaille) au service de celle-ci.

 

J'ai toujours pensé qu'il n'y avait point de vérité sans un certain amour, et qui n'est pas seulement l'amour de soi-même, ni l'amour pur d'une vérité abstraite (même si ces deux amours-là sont des composantes nécessaires de la vérité). Vous ne pouvez pas écrire sur une personne, morte ou vivante, ou sur un peuple etc, sans une sincère volonté de le ou la faire connaître, de promouvoir ses possibilités d'exister socialement, ni sans une certaine empathie qui vous fait comprendre comment ces gens percevaient et ressentaient les choses, sans aimer, ne serait-ce qu'à titre provisoire (en prenant ensuite le recu intellectuel nécessaire pour critiquer et resituer dans un ensemble global cohérent) leur univers, leur imaginaire, leurs affects, leurs aspirations, leur sensibilité etc.

 

Cette prise en compte de l'amour m'a conduit à écrire des textes comme mon livre "Eloge de la liberté". J'y conserve au concept d'amour un sens très vague, sans préciser s'il est charnel ou pas, passionnel ou plus posé, amical, sacerdotal ou autre, car de toutes façon les frontières entre les affects sont poreuses. Et je continuerai toujours de penser que la problématique de la vérité doit toujours être entretenue en parallèle avec celle de l'amour.

 

Cependant je souhaiterais préciser ce soir que l'amour que l'on mobilise dans l'écriture et dans le travail intellectuel, même si je prends ces activités dans leur sens le plus exigeant, n'est toutefois pas aussi fort, ni aussi sincère que celui que déploient des tas de gens "non intellectuels" dans la vie quotidienne. Essentiellement à cause d'un rapport à la temporalité.

 

L'amour dans les relations réelles avec les personnes suppose une patience dont je suis admiratif (songez par exemple aux gens qui se dévouent chaque semaine dans des actions caritatives au sein d'associations) et dont je suis personnellement incapable : je suis l'impatience incarnée, encore aujourd'hui malgré mon grand âge, même si j'arrive encore à dompter à peu près cette impatience dans le travail de lecture ou dans l'écriture des ouvrages.

 

Aussi, si je continue à souligner l'importance de l'amour, le plus dévoué, et le plus honnête possible, dans le travail intellectuel pour éviter que celui-ci ne dérive vers l'imposture (c'est à dire, vers ce que nous servent 90 % des figures de proue du système médiatique), je le ferai toujours avec une infinie prudence et modestie, en soulignant que les habitués de l'écriture de ma sorte doivent rester conscients du fait qu'ils sont, la plupart du temps, beaucoup moins capables d'un amour réel concret, c'est à dire notamment d'un amour patient comme tout amour doit l'être ou devrait l'être, que ne le sont beaucoup de personnes étrangères à l'écriture. Et cela se comprend : le choix de l'écriture résulte souvent de la prise de conscience, dès l'enfance, d'une difficulté à être aussi "aimant" dans le réel qu'on ne l'aurait voulu...

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