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Le blog de Frédéric Delorca

Articles récents

Hugo Rafael Chavez Frias est mort

6 Mars 2013 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme

affiche-chavez.JPGLe président de la République bolivarienne du Venezuela est décédé. Comme vous le savez ce blog a toujours été favorable au processus révolutionnaire qu'il a courageusement organisé depuis 1999 et approfondi après la tentative de coup d'Etat dont il avait été victime. Il l'a dirigé pendant 14 ans avec un fort soutien populaire et au bénéfice des plus pauvres (ainsi qu'au bénéfice d'un rééquilibrage salutaire des relations internationales au niveau planétaire). Souhaitons que ce processus puisse survivre longtemps à celui qui sut généreusement le porter et l'incarner.

 

chavez et drapeau républicain

 

Ci dessus Chavez et le drapeau républicain espagnol.

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Le singe de Cléopâtre

2 Mars 2013 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Antiquité - Auteurs et personnalités

En 1991, Bourdieu au collège de France avait illustré la théorie de l'habitus clivé par une anecdote qu'il avait, disait-il, trouvée chez je ne sais plus quel auteur anglais, d'un singe qui se tenait très bien à table comme un parfait gentleman, fumait le cigare et jouait aux cartes, mais sursautait à chaque fois qu'il entandait casser une noir derrière lui, trahissant ainsi sa nature profonde.

Le pauvre plouc abruti que j'étais (et que je suis resté) ne pouvait qu'être touché par cette anecdote, et, dans l'amphithéâtre, se sentir lui-même un peu singe.

Bonobo.jpgEt puis voilà qu'aujourd'hui je tombe sur un opuscule de Lucien de Samosate, un auteur contemporain de Marc-Aurèle. Et de quoi parle-t-il ? Du singe de Cléopâtre, qui avait appris à danser et faire parfaitement la comédie, mais qui s'arrêtait net au milieu de son spectacle quand il voyait des figues au sol, retrouvant ainsi sa nature première.

Notez d'ailleurs que Lucien de Somosate était une illustration de l'habitus clivé, lui qui était né dans une famille de petits commerçants syriens dépourvue d'une fortune suffisante (et du rang) pour lui permettre la carrière d'écrivain et de haut fonctionnaire qui allait être la sienne (il s'en explique très bien dans ses textes).

Plusieurs possibilités : la mémoire de Bourdieu (qui improvisait souvent au Collège de France) avait peut-être été défaillante (les grands maîtres du structuralisme et du poststructuralisme étaient loins d'être infaillibles). Ou alors un auteur anglais a réellement réinventé l'histoire du singe sans indiquer qu'il plagiait Lucien de Samosate. Ce ne serait pas étonnant, quand on sait combien d'auteurs cardinaux de notre culture (Cervantès, Racine et tant d'autres) ont allègrement pillé l'esprit et la lettre des romans gréco-latins de l'époque hellénistique et impériale.

N'empêche que pour ma part je préfère l'original à la copie. Cette légende est touchante, comme cette autre qye rapporte Plutarque d'un homme qui chérissait tant son singe que César, le croisant sur son chemin, lui demanda si dans son pays il n'y avait point d'enfants pour devoir accorder ainsi leur affection aux bêtes. Cette anecdote là, montre que, contrairement à ce qu'affirment nos incultes sociologues, l'affection dans le cadre familial n'est pas une "invention" de la modernité bourgeoise. Et puis elle relie Cléopâtre et César autour d'histoires de primates. Les versions originales valent mieux que les remakes britanniques.

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Apology for the preceding epistle (p. 367)

"The same thing happened to you as to the celebrated Cleopetra's monkey. She had the creature taught to dance, they tell us, and the monkey really attained to such proficiency, that it danced the hymenaeus very featously according to rule and with much propriety and observance of the character it represented. But no sooner the anial descry a few figs or almonds (which a facetious spectator had thrown unperceived upon the stage) but in a twinkling the mask was torn off, and the monkey his innate voracity fell to munching, and farewel to the flutes, the songs and the dances !

http://fr.calameo.com/read/000107044c6c553abb3ae

 

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Bons points / mauvais points

1 Mars 2013 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous

Pour finir la journée en s'amusant, distribution des bons et des mauvais points

 

Mauvais points à

- La Cinq pour son documentaire ultra-kitsch (on en fait tant sur les intellectuels !) aujourd'hui à propos d'un personnage qui n'aura finalement été qu'une gérante de chapelle autoritaire pas ouverte à la contradiction ni aux idées nouvelles qui ont succédé à sa jeunesse, Elisabeth Roudinesco.

- La Newsring de Taddei (hé oui, ça existe encore) qui donne la parole à un publiciste africain qui dit à peu près n'importe quoi sur Gbagbo avec des mots très mal choisis, le qualifiant de "totalitaire" et son Etat de "criminalisé" (il a oublié son dictionnaire en cours de route)

- Les médias qui ne parlent pas du triste référendum d'Alsace du 7 avril prochain (ni non plus de la réforme des collectivités locales).

 

P1010148.JPG

Des bons points à

- Fakir (ça aussi ça existe encore) pour son article sur la défaite électorale de Monti en Italie.

- Bastamag pour son reportage sur le combat des ouvriers agricoles de Somonte en Andalousie

- François Asensi, député-maire de Tremblay, dont j'ai désapprouvé bien des méthodes et bien des actions naguère, mais qui a eu le mérite hier à l'assemblée nationale de mettre en garde contre le placement de l'opération française au Mali sous tutelle de l'OTAN.

- aux ouvriers de PSA (beaucoup habitent dans la circonscription d'Asensi) qui subissent une pression patronale très dure (cf Libé du 26.2)

 

latinoamer.jpg

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ANI, Loi d'amnistie sociale : un moment important du quinquennat

1 Mars 2013 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La gauche

hollandeVous avez vu sans doute la menace de Laurence Parisot de conseiller aux investisseurs étrangers de boycotter la France si l'accord national interprofessionnel (ANI) signé par le Medef et des syndicats minoritaires en janvier est modifié par le Parlement.  Une fois de plus le parti de l'argent en appelle aux puissances extérieures. Scénario classique quand le peuple se fait un peu trop entendre. Comme le dit le socialiste Filoche : "Le gouvernement s’illusionne sur la possibilité d’obtenir l’appui du Medef pour « inverser la courbe du chômage en 2013 » et relancer « la croissance »."  Ses deux grandes offres, les « 20 milliards de crédit d’impôt » et la « transcription fidèle et loyale » de l’ANI ne servent à rien.

 

Mélenchon en ce moment dénonce les traîtres dans le processus d'adoption de la loi d'amnistie sociale : la sénatrice socialiste Virginie Klès, Olivier Dartigolles (un communiste béarnais que je n'apprécie guère), des radicaux de gauche. Cela non plus n'est pas de bon augure.

 

Sur l'ANI il faut quand même saluer la campagne d'Emmanuel Maurel, de Marie-Noëlle Lienemann et de mon ex camarade de promo Jérôme Guedj pour remettre sur le métier l'ouvrage... Il faudrait un mouvement social pour soutenir cette aile gauche. Mais où est-il ? En ce qui me concerne je viens de signer la pétition contre l'ANI ici.

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François Hollande et la Syrie

1 Mars 2013 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #Proche-Orient

François Hollande est en Russie. Poutine réitère son offre de l'aider au Mali, en échange Hollande se montre plus compréhensif sur la perspective d'une issue politique (c'est-à-dire d'un compromis avec Assad) en Syrie.

 

Du coup, ça rue dans les brancard dans une partie de l'Armée syrienne libre. Voyez cette vidéo très instructive :

 

 

Il est probable que la France soit dans le double-langage en Syrie car au même moment on apprend que l'Union européenne assouplit le cadre légal qui empêche les livraisons d'armes à l'opposition armée et le secrétaire d'Etat Kerry annonce qu'il va doubler l'aide non militaire à l'opposition, et le lobby favorable à l'armement de l'opposition, comme le sénateur de Floride Marco Rubio devant un think tank pro-israélien, et le député démocrate Eliot Engel sur ABC, s'agite pour faire avancer cette cause. Le lobby néo-cons ne limite d'ailleurs pas son agressivité à la Syrie, puisque le président de la commission des affaires étrangères démocrate au Sénat Robert Menendez (D-NJ) et le sénateur républicain Lindsey Graham veulent faire passer une résolution indiquant que si Israël attaque l'Iran à titre d'autodéfense, les Etats-Unis se joindront à leur opération militaire...

 

Dans l'affaire syrienne on voit bien que l'Occident est piégé. Ou il soutient la rébellion et il approfondit la logique de confrontation avec l'axe chiite (Iran-Irak-Syrie), en menaçant au passage les puissances continentales qui soutiennent ce dernier (Chine-Russie), ou il ne le fait pas, et, sur le terrain, comme on le voit bien dans cette vidéo et dans le livre de Picchinin, ils favorisent la radicalisation dans un sens islamiste de l'insurrection (déjà en 2012 Al-Nosra malgré ses soutiens wahabbites passait pour plus honnête que l'ASL parce que moins empêtrée dans ses négociations avec l'Ouest). 

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Sociologie des ex-maos : Jean-Marc Rouillan au Havre

1 Mars 2013 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Débats chez les "résistants"

On parlait à l'occasion du décès d'Oscar Niemeyer en décembre du Volcan au Havre. Il semble toujours tenu par la CGT si l'on en croit le journal local, qui, hier, interviewait Jean-Marc Rouillan, ancien responsable d'Action Directe, qui s'y exprimera le 5 mars prochain. Cette visite suscite l'indignation du sous-préfet et du député-maire UMP, alors que selon l'intéressé celui-ci a pu parler librement au centre culturel contemporain de Barcelone et dans divers théâtres français sans susciter de polémique. Il interviendra en marge de la représentation de la pièce de théâtre d'Angela Dematté "J'avais un beau ballon rouge" sur la vie de Mara Cagol, épouse du fondateur et idéologue des Brigades Rouges en Italie (pour info Romane Bohringer et son père Richard Bohringer jouent dans la pièce qui a reçu de nombreux prix, cela fait un peu penser au film "Bonjour la nuit", avec Maia Sansa).

 

mao.jpgA propos de Rouillan, un ex-mao de sa génération resté proche du NPA écrit sur sa page Facebook : "Il évolue finalement comme pas mal d'anciens maos ( je ne parle pas de ceux qui font maintenant allégeance aux propriétaires du Monde) même s'il était de culture plus libertaire à l'origine. Jean Marc et ses copains faisaient des braquages pour imprimer des textes et les diffuser dans l’Espagne franquiste . Outre les classiques situationnistes comme le pamphlet de la misère, en milieu étudiant, il y avait des textes conseillistes et luxembourgistes, ainsi que le droit à la paresse de Lafargue, le gendre de Marx. Action Directe fut crée à partir d'un noyau libertaire et d'anciens de la gauche prolétarienne ayant refusés l’auto dissolution du groupe par Benny Levy, le secrétaire de Sartre et Gesmar. Je connaissais Toulouse vers les années 1976 77, et les copains objecteurs là bas me parlaient du flop de Benny Levy pour expliquer sur le terrain aux militants les raisons du sabordage de la GP. Ces militants rejoindront les GARY crées après l'assassinat de Salvator Puig Antich. La plupart des personnes qui rejoindront Rouillan étaient des filles ou fils de résistants et plus particulièrement liés à la FTP MOI. Je tiens aussi à préciser que nous vivions le début du chômage de masse et la fin des années utopiques liées à 68. Les copains qui, comme moi ; n'avaient pas de diplôme et qui refusaient l'horizon de l'enfermement dans l'usine réagissaient d'une manière plus viscérale . Ce sont les paysans du Larzac qui m'ont sauvé de ce qui fut finalement une impasse. Cela est une autre histoire . Toutefois Rouillan et ses potes restent des Camrades avec un grand C"


republica-espanola

Cela me rappelle qu'un de mes oncles, fils de républicain espagnol, était lié aux maoïstes dans les années 1970, notamment au FRAP, vu que le PCE les avait laissés tomber.

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"Le confort intellectuel" de Marcel Aymé

27 Février 2013 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #1910 à 1935 - Auteurs et personnalités

On trouvera cela surprenant de la part d'un admirateur de George Sand comme moi (du moins de l'autobiographie de George Sand à défaut d'aimer ses romans), mais je n'ai pas peur de rechercher la vérité à travers lalecture d'auteurs opposés et incompatibles entre eux.

Je lis donc ce soir "Le confort intellectuel" de Marcel Aymé. Il y a une thèse très forte dans son ouvrage : le romantisme du XIXème siècle (jusque dans ses déclinaisons dans Baudelaire) et le culte de la poésie ont perverti la bourgeoisie au point non seulement de nourrir en elle une sympathie pour les idéologies qui veulent sa destruction comme le communisme, mais encore de lui faire perdre le sens du réel.P1000086-copie-1.JPG

Vous savez que dans "Eloge de la liberté" je me confronte à la question du romantisme et de ses formes les plus populaires présentes dans la culture de masse des années 1980, sur le rôle qu'il a joué dans mon engagement en Yougoslavie.

Je ne suis pas du tout du genre à rechercher le statu quo, et j'ai souvent salué notamment ce que le romantismefidel-castro.jpg révolutionnaire (mâtiné il est vrai de beaucoup de réalisme bureaucratique) a pu apporter à un petit pays comme Cuba en terme de dignité humaine et de progrès social.

chomskynotebook.pngMais en bon chomskyen adepte du cartésianisme (et contributeur du Cahier de l'Herne sur Chomsky, je me dois de le rappeler ici pour que mes nouveaux lecteurs aient une vision un peu complète de mes travaux), je me défie aussi de toutes les facilités intellectuelles, et de tous les "fashionable nonsenses" qui font stagner l'humanité dans des rêveries stériles. Je ne sais pas trop si aujourd'hui le romantisme travaille encore notre monde, si, par exemple, on le trouve dans l'islamisme ou dans le chavisme (je suppose que oui). Mais nul n'ignore qu'il apporta à l'humanité du bien (la révolution de 1848), comme du mal (le nationalisme allemand).

Une des forces du livre de Marcel Aymé est de montrer le romantisme (et le goût de la poésie) à l'oeuvre dans l'évolution concrète d'une famille bourgeoise de province. Une autre est de rappeler que cette révolution littéraire aurait pu être tuée dans l'oeuf, comme celle des "Précieuses" et du "roman fleuve" au XVIIe siècle. Marcel Aymé ne fut pas le premier ni le dernier à instruire le procès de cette tendance de l'histoire occidentale. Il y apporte en tout cas une pièce très importante.

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"Le Travail pornographique " de Mathieu Trachman

26 Février 2013 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Lectures

P1000726-copie-1.jpgPour info, Parutions.com vient de publier mon compte-rendu du livre du sociologue Mathieu Trachman "Le Travail pornographique - Enquête sur la production de fantasmes" ici.

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"L'ordre et la morale" de Mathieu Kassovitz

23 Février 2013 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Cinéma

Vu ce soir en DVD "L'ordre et la morale", un bon film, très prenant, très bien fait, auquel je reconnais notamment la vertu de rendre hommage aux hommes de terrains, à ceux qui font l'histoire au péril de leur vie, alors que les politiciens et les intellectuels se contentent de commenter, ou de récupérer les fruits de leur action (félicitons notamment Mathieu Kassovitz de ne pas sombrer dans un antimilitarisme sommaire, trop répandu à l'extrême gauche, et d'avoir su rendre hommages aux valeurs du soldat, même s'il est plus dur à l'égard de l'armée de terre que de la gendarmerie, l'effort de réalisme et de respect de la chose militaire tranche notamment avec la bouffonnerie d'un film comme "Indigènes" hélas bien mieux récompensé par la profession). Qui plus est ce film a eu le mérite de me rappeler le temps (dans les années 84-88, mais ce temps n'a jamais vraiment cessé) où je débordais de sympathie pour la cause kanake et suivais très assidument les "événements de Nouvelle-Calédonie", comme on disait alors.

gazBien sûr comme beaucoup de contestataires (et vous savez que j'en ai connus quelques uns, et de très près) Kassovitz a le défaut de prendre un peu trop de libertés avec la complexité du réel, et de manipuler à son tour tout en prétendant dénoncer les manipulations des puissants, et ce souvent au mépris des faits authentiques. Sans doute idéalise-t-il un peu trop Legorjus (au point d'en travestir la personnalité), et les preneurs d'otage Kanak (au point de mentir d'ailleur sur des éléments humainement importants comme le mode d'exécution de quatre gendarmes tués). Mais ce sont là des licences artistiques qu'il faut accorder à un artiste passionné qui suit son chemin propre, et utilise l'histoire au service de ses interrogations personnelles. Mais il faut admettre une bonne fois pour toute que le cinéma en particulier, et l'audiovisuel en général, ne sont pas de bons vecteurs de vérité. La vérité ce sont toujours des dossiers, avec des pièces écrites à charge et à décharge (pour autant que le réel puisse trouver son chemin dans l'écriture), et des cerveaux qui tentent des synthèses plus ou moins justes. L'image véhicule un lyrisme qui lui est propre, elle a besoin de lyrisme. Il faut laisser les créateurs suivre une inspiration personnelle à travers le langage audiovisuel, aller voir leurs films (quel dommage que le public et les médias aient largement boycotté ce film) sans jamais confondre l'artiste avec l'historien, voilà tout.

Quant à Mathieu Kassovitz j'espère qu'il reprendra bientôt la voie de la fiction, qui, à mon sens, est la voie la plus noble pour faire entendre la vérité dans l'art.

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Réforme cantonale : le redécoupage technocratico-féministe

22 Février 2013 , Rédigé par Frédéric Delorca

Encore une mesure qui tourne délibérément le dos à deux siècles d'histoire de notre pays au nom d'une conjugaison d'impératifs technocratiques et de combat pour la révolution des rapports entre les "genres" : le nombre de cantons en France va être divisé par deux pour permettre la mise en place d'un scrutin binominal paritaire, c'est à dire l'élection systématique d'un homme et d'une femme comme "conseillers départementaux", nouveau nom des conseillers généraux. Un délire de plus qui va nécessiter des redécoupages aventureux d'entités territoriales qui existent depuis le consulat.

 

hollandeEvidemment un scrutin proportionnel départemental aurait mieux valu si l'on voulait valoriser les grandes villes et servir la cause de l'engagement politique des femmes (quitte ensuite à ce qu'on attribue dans chaque canton rural à un maire élu la fonction de conseiller consultatif : cela au moins eût maintenu une réalité physique aux entités cantonales sans coûter plus cher à la République). C'est au nom de l'attachement à la proportionnelleque le PC s'est abstenu au Sénat (les radicaux ne prenant pas part au vote), ce qui a fait échouer le vote en première lecture. Il a bien fait.

 

La base technocratique projet avait été posée par la droite, puis teintée de féminisme par la gauche à l'issue d'états généraux de la démocratie locale dont personne n'a entendu parler. Le projet est en débat cette semaine à l'assemblée nationale.

 

En pratique  la création d'un binôme égalitaire de deux élus sur un même territoire laisse sceptique : qui gérera quels dossiers ? Et si les deux ne s'entendent plus ? Quelle légitimité si l'un est vice-président du Département et pas l'autre ?

 

1couv_montagnes-copie-1.jpgDans mon département c'est l'occasion de rallumer la guerre entre Basques et Béarnais. Le canton basque de Saint-Palais, à l'issue de la publication d'une simulation dans le journal La République des Pyrénées du 22 janvier dernier s'insurge à l'idée de pouvoir fusionner avec Iholdy (basque), mais aussi avec les cantons béarnais de Sauveterre-de-Béarn et Navarrenx. Mëme crainte de regroupement dans les deux cantons de Soule (Mauléon et Tardets).

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Histoire locale, morale et politique, questions diverses

19 Février 2013 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous

Quelques séries de questions que je me pose aujourd'hui et que je vous pose :

lh-copie-1.jpg- Vous êtes vous demandé déjà qui vivait à l'endroit où vous habitez il y a cent ans, quel était le paysage dehors à ce moment-là ? ce qu'on y faisait ? Les fous se prennent plus souvent pour des réincarnations de Napoléon ou d'un pharaon, pas de l'arrière grand père d'un voisin. Est-ce qu'on se soucie de l'histoire d'un lieu auquel on est étranger ? Dès lors est-il utile qu'un journal municipal de banlieue parle chaque mois de l'histoire d'une ville dont la moitié de la population vivait ailleurs dix ans plus tôt ? est-il légitime et utile que l'Agence nationale de la rénovation urbaine ait une ligne de crédit pour l'histoire des HLM ? Les gens ont-ils besoin de ça ? L'histoire locale est-elle un moyen de donner des lettres de noblesse au vécu ordinaire des gens ou juste une façon de combler l'insuffisance du "grand récit national" (sa crise, en quelque sorte) et de tous les autres grands récits ?

 

csto-copie-1.png-  Questions autour de ce mot d'un ami tantôt : "je lis actuellement un ouvrage d'Henri Chambre (jésuite) sur le marxisme en Union soviétique (sa thèse principale : le poids majeur de la superstructure et de l'idéologie dans un système issu d'une "philosophie" mettant l'accent sur l'infrastructure économique). C intéressant de voir les répercussions de la transposition du marxisme dans une société donnée : disparition de la propriété privée au profit du concept de propriété individuelle, disparition de toute référence directe à la morale dans le code pénal : la responsabilité y étant exclusivement légale et sociale (où le juste et le bien cèdent le pas devant le socialement utile ou néfaste)..."

L'argument selon lequel le soviétisme a aboli le sens moral des russes et les a rendus utilitaristes est très répandu chez les anticommunistes, et j'y ai remarqué un fond de vérité quand je suis alléeen russie. Mais il est toujours dur de savoir si les causalités sont politiques ou anthropologiques. A propos de la Russie, on peut aussi soutenir qu'un pays de serfs jusqu'en 1880, qui a connu tant de guerres (avec le phénomène des veuves qui élèvent leurs enfants seules dans le dépit et la nécessité) ne peut pas se forger de grandes morales familiales bien ancrées et bien transmises. Il faudrait comparer cela avec Cuba par exemple. En tout cas évidemment je conçois qu'on se demande (sans jamais pouvoir trouver de réponse claire) quelle part un système politique peut jouer dans la disparition d'une morale, directement,ou indirectement par les guerres civiles qu'il provoque (je pense notamment à la Chine, où là aussi l'utilitarisme est roi, d'où la nécessité de retourner parfois à de vieilles morales confucéennes plus désintéressées). Le moralisme assumé du républicanisme français, lui, limite peut-être le risque de la dérive utilitaire, mais le moralisme produit aussi de l'anti-moralisme réactionnel, source d'anomie. Et puis les réacs façon Bernanos diraient que le moralisme républicain est un moralisme au rabais parce qu'il valorise les combines plus que l'héroïsme, à la différence de la sainte monarchie traditionnelle. Y a-t-il une morale politique qui puisse vraiment le sortir de l'utilitarisme sans l'asservir à du pharisianisme ?

Au fait en parlant des réacs vous avez vu comme on essaie de nous vendre en ce moment l'idée d'un retour de la monarchie en Libye ?Les années 60 dans le monde arabe avec leur élan socialiste sont vraiment mortes. Cela dit je veux bien croire que les monarchies sont plus inoffensives aujourd'hui qu'hier parce qu'elles ne sont plus solidaires des féodalités locales (encore que, en Libye, cela tende à revenir). Mais bon, une monarchie vaut mieux qu'une dictature clanique qui surfait sur l'héritage de la rhétorique socialiste pour imposer un règne du n'importe quoi (la libéralisation arbitraire de l'économie sans les garde-fous de l'Etat de droit).

 

- Gérard Filoche, de l'aile gauche du PS, pleure sur la mort annoncée de l'inspection du travail sous la forme d'une réforme vendue à Sapin par le haut fonctionnaire social libéral directeur du travail qui était déjà en poste sous Sarkozy. Comment diffuser cette idée ? Autre nouvelle : Julian Assange croit échapper à l'encerclement londonien en se faisant élire député en Australie. N'est-ce pas tout de même un peu naïf ? Mais il est vrai que ce garçon n'a pas 10 000 cartes à jouer... ni la protection active de Correa (brillamment réélu en Equateur) ni les frappes dans le dos amicales mais inutiles de Mélenchon ne peuvent le sortir de sa sourcière...

Bon allez assez de questions pour aujourd'hui. Je ferme la boutique jusqu'à demain.

 

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"La Bataille d’Alep" de Pierre Piccinin da Prata

15 Février 2013 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Lectures

books.gifA propos de la guerre en Syrie, on peut lire sur Parutions.com mon compte-rendu du livre-témoignage de Pierre Piccinin da Prata, publié chez L'Harmattan, en ligne ICI.

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Bras de fer : Afghanistan, Mali, Corée du Nord, Syrie

13 Février 2013 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #Proche-Orient

Pas terrible les infos de ce jours. Des reliquats des années 2000 qui tournent en bras de fer aux quatre coins du monde :

 

L'Agence russe d'exportation d'armements (Rosoboronexport) livre des systèmes de défense antiaérienne à la Syrie, apprend-on dans la presse russe aujourd'hui. Sans doute une conséquence du raid israélien.

 

La Corée du Nord effectue un essai nucléaire. Moscou, tout en condamnant, fait remarquer à juste titre qu'on n'en serait pas là si Washington n'avait cessé de menacer ce pays (et d'autres "Etats voyous").

 

CSONU.jpgAu Mali les islamistes se sont infiltrés à Gao en traversant le Niger à la faveur de l'obscurité, les insurgés ont combattu toute la journée de dimanche les troupes maliennes et françaises, preuve que le scénario que j'envisageais (un retrait de la France avant même la reconquête des montagnes du Nord-Est) n'est même plus envisageable puisque l'arrière de la ligne de front n'est pas sécurisé. Vraiment mauvaise pioche pour la France. Où en est le projet d'interposition des forces africaines ? Si j'étais M. Hollande je pense que j'investirais davantage sur le dialogue bilatéral avec les seuls pays à même de fournir des contingents pour sécuriser le Mali : les trois puissances militaires que sont le Nigéria, l'Afrique du Sud et l'Angola. Ou peut-être même, si nécessaire, avec la Russie, qui avait proposé ses avions de transports de troupes. Bon le revers de la médaille nous le connaissons : quand on partage le fardeau il faut aussi partager les ressources : et donc l'uranium du Niger, il faudrait aussi songer à le partager... Et les mouvements progressistes maliens, quelle stratégie alternative proposent-ils pour reconquérir leur souveraineté, aussi bien face aux islamistes, que face à la CEDEAO et à la France ?

 

Apparemment sécuriser une zone menacée par des islamistes n'est pas une tâche insurmontable. L'ennui est qu'on ne sait jamais ce qui se produira quand les occupants se seront retirés. L'Afghanistan est typique de cette problématique. En ce moment les Américains l'occupent avec 68 000 hommes, et jurent que les forces afghanes assurent 90 % des opérations militaires (on aimerait pouvoir en dire autant des forces maliennes). Obama promet d'en retirer 34 000 d'ici février 2014. Ce qui n'en laisserait que 34 000 pour contrôler le pays pendant l'élection présidentielle d'avril, puis quelques milliers en 2015, mais il semble que beaucoup de généraux ne croient pas que 34 000 hommes suffisent pour sauver le régime de Karzaï... Là comme ailleurs l'Occident cherche à sauver les meubles, à un coût qu'il peut de moins en moins payer. Et personne ne se prépare mentalement au grand rééquilibrage du partage des ressources auquel il faudra bien songer quand Paris, Londres, Washington devront partager avec Moscou, Pékin, Prétoria et Brasilia le coût de la répression des milices rebelles sur tous les continents...

 

Je voyais récemment une étude sur le gaz de schiste réalisée par un think tank américain qui concluait approximativement "grâce au gaz de schiste les USA alliés à l'Australie reprendront un jour le leadership mondial" (car ces deux pays seraient les plus gros détenteurs de réserve). On ne peut jamais exclure qu'une nouvelle donne au niveau des matières naturelles ou des technologies inverse soudainement les rapports de forces, mais pour l'heure on est encore loin du compte...

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L'esthétique de la rupture responsable

13 Février 2013 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Philosophie et philosophes

Un type comme moi, vous ne le verrez pas à la TV, ni chez Taddeï ni ailleurs, parce que je ne cherche pas à écrire des livres de spécialiste qui éclairent un sujet à un moment donné. J'essaie de dessiner une trajectoire qui puisse faire sens sur 20 ou 30 ans comme illustration de ce que pourrait être une façon raisonnable de se tenir dans une époque comme la nôtre. Par conséquent tous les livres que j'ai écrits forment une seule et même oeuvre, où les parties se renvoient les unes aux autres. Je pense qu'on le voit bien dans le livre sur le stoïcisme où l'on passe pour ainsi dire de Belgrade à la Stoa sans transition. J'ai essayé de ne négliger aucun aspect important (les relations internationales, la technologie, les moeurs intimes etc). Et j'ai en permanence précisé ma position à l'égard des diverses modes - celles des dominants : de BHL à Caroine Fourest - celles des opposants - de Meyssan à Bouteldja - pour éviter aux lecteurs les contre-sens sans pour autant passer mon temps à me définir par rapport aux uns et aux autres.

 

J'ai défendu des options de rupture, mais toujours responsables, en tenant compte du réel, des faiblesses de la société humaine, de la nécessité de garder, au moins à titre provisoire - mais peut-être pour certaines à titre définitif - des institutions solides, des systèmes de défense etc (je pense par exemple que vous aurez trouvé dans ma prise de position sur le Mali par exemple un aspect de ce souci de responsabilité, parce qu'il faut toujours chercher à rester crédible, penser en l'air, au milieu de fantasmes personnels, ne mène à rien).

P1020711

Pour des raisons structurelles (j'avais écrit "structurales", mais abandonnons le langage des années 60) liées à mon itinéraire et à ma personnalité (les deux s'influençant mutuellement), je ne pouvais pas gagner à ma vision des choses un public large. Et, parce que mon public était restreint, je suis demeuré dans une spirale descendante : une vie professionnelle extrêmement aliénante, des petits éditeurs confidentiels etc. Et cette conjoncture négative était entretenue par la structure terriblement moutonnière de nos sociétés qui condamnent tous les opposants à une marginalité stérile (si je prends le cas des "anti-impérialistes" par exemple, ce ne sont plus aujourd'hui que des individualités isolées et fragiles qui se font la guerre entre elles).

 

Aujourd'hui j'ai encore 3 ou 4 manuscrits à caser chez des éditeurs du type L'Harmattan. Il faudra peut-être quatre ou cinq ans avant que je parvienne à les publier chez cet éditeur ou chez un autre, et je sais que chacun aura au maximum trente lecteurs. Le temps où je plaçais un livre par an chez des éditeurs est révolu, et je ne fais d'une certaine façon que conclure cette phase-là en terminant par ces 3 ou 4 livres.

 

La nouvelle phase d'écriture qui s'ouvre à moi aujourd'hui est une phase plus complexe. Je vais tenter d'écrire une sorte de livre ultime que je rédigerai dans une indifférence totale à l'égard des perspectives de publication et du lectorat potentiel. Cette écriture devrait avoir pour finalité de préparer ma rupture personnelle définitive à l'égard de mon mode de vie et du milieu où j'évolue. Pourquoi le faire avec et par l'écriture ? Parce que l'écriture est une garantie d'universalité et de responsabilité. Quand j'écris pourquoi et comment je veux rompre, je m'assure la garantie que cette rupture reste en phase avec l'idée de l'humanité que je me fais, que je ne suis pas dans le caprice superficiel. Ce travail de rupture, je souhaite l'élaborer à travers une réflexion sur un philosophe antique, pas n'importe lequel (et cependant je suis prêt à parier qu'aucun d'entre vous n'a jamais entendu son nom car notre époque ne lui fait aucune publicité, pour des raisons que je serai amené à décrire sans doute). La philosophie ne sert à rien si elle ne débouche pas sur des actes, et, réciproquement, il faut croire qu'il n'y a pas d'acte véritable possible sans recherche philosophique. J'entends aujourd'hui entrelacer pensée et acte autour de la rédaction de ce livre tout au long des cinq ans qui viennent. Voilà comment je compte donc préparer mon entrée dans la vieillesse, dont j'espère qu'elle sera aussi une entrée dans la rupture finale.

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Les temps difficiles de la lutte anti-ingérence

10 Février 2013 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Débats chez les "résistants"

Vous voyez où en est la Tunisie ? Avec la gauche qui crie "Au secours la France" et les islamistes "France Dégage" ? Ily a une séquence de l'impérialisme qui s'est ouverte avec la guerre de Bosnie et qui s'est close avec la guerre de Libye.

 

Pendant cette phase s'opposer à la violation de la souveraineté des peuples, au détournement des résolutions de l'ONU etc était un combat juste pour défendre les Etats issus de la victoire sur le nazisme (la Yougoslavie) ou de la décolonisation (tant pis d'ailleurs pour ceux qui - c'est à dire là grande majorité des gens - ont vécu cette période sans comprendre qu'il y avait un enjeu important à prendre fait et cause contre les excès des Occidentaux). La phase actuelle (qui en réalité a été préparée depuis 2005 par la montée en puissance des pays émergents, l'arrivée au pouvoir des islamistes en Afrique du Nord etc, les équations sont devenues terriblement complexes. Cette complexité, je l'ai souligné dans mes livres, existait avant aussi, quand par exemple en 2000 l'opposition serbe à Milosevic nous mettait en garde contre un soutien trop actif aux simplifications de Michel Collon par exemple. Mais aujourd'hui, où, en Egypte, en Tunisie et sans doute ailleurs vous aurez une moitié de la population, au pouvoir, qui suivra les journ-e-de-la-jupe.jpgprédicateurs du Qatar et d'Arabie Saoudite, quand une autre priera Saint Obama ou Saint Hollande pour sa survie, il sera difficile de crier "non ingérence", "non ingérence". Bien sûr on pourra toujours pointer le double jeu de l'Occident, son soutien caché à certains islamistes, ses simplifications sur la situations sociales des pays, son action globale qui affaiblit les Etats du Sud, etc. Mais des problématiques très compliquées, comme celles de la laïcité, de la libération des femmes, etc, qui sont des problématiques philosophiques, nées de mauvaises directions prises par toute une époque, l'imbrication entre le sort des pays d'Afrique et celui des diasporas en France, toute cette évolution typique des années 2010 vont nécessairement retenir l'ardeur des opposants aux ingérences, sauf bien sûr la frange complotiste et délirante pour qui, évidemment, tout n'est que théâtre d'ombre (et donc tout est facile à vomir et à rejeter).

 

Pour avancer sur un sol plus solide, il faudrait que les pétromonarchies disparaissent (encore que M. Guaino nous dira qu'elles stabilisent un jeu qui serait autrement dangereux s'il n'y avait que des bandes rebelles livrées à elles-mêmes de la Mauritanie au Pakistan). Il faudrait surtout que l'Occident repense les droits des individus, les rapports hommes-femmes etc, pour ne plus donner prise à l'opposition modernité-tradition, laïcité-religion. Ne plus investir de réflexes arrogants, d'esprit de croisade, dans notre défense des "droits de l'homme", dont d'ailleurs le contenu lui aussi serait à revoir. Le pouvons-nous ? Il n'est pas trop tard pour s'y mettre, en tout cas.

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