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Le blog de Frédéric Delorca

Articles récents

L'ornière

23 Avril 2012 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Peuples d'Europe et UE

Je pense cet après-midi à tous ces déclassés, tout ce "lumpenproletariat" (comme disent des gens sur Facebook), qui est sorti d'on ne sait où hier pour aller clamer sa haine et voter FN plutôt que d'entendre les perspectives économiques, politiques et sociales assez élaborées que Mélenchon lui proposait.

 

engrenage.jpg

Comme me l'écrit une de mes correspondantes belges : "Je vous enviais tellement d'avoir un type comme lui (Mélenchon), capable de mobiliser les foules, de parler aux medias et aux citoyens, de répondre et expliquer et argumenter (avec humour en plus !), porteur d'une alternative que nous espérons et cherchons  depuis si longtemps, et cette occasion n'a pas été saisie !"

 

Il est certain qu'avec ce vote FN la France ne sort pas grandie aux yeux des autres peuples. Le "rayonnement" national en prend un coup.

 

Ces petits esprits qui ont voté Marine étaient-ils déjà sur le pont du bâteau depuis des semaines, sousestimés par les sondages, ou étaient-ils assoupis dans les cales pour se réveiller le jour "J" ? Ont-ils durablement enterré l'unique chance de "révolution citoyenne" à l'islandaise qui se présentait à nous ou l'histoire repassera-t-elle les plats ? J'ai un peu peur que la dynamique reste du côté du FN aux prochaines élections législatives puis européennes... La France de gauche s'est donné beaucoup d'espoirs éphémères, en 1995, en 2005, puis avec cette campagne. Mais notre pays retombe facilement dans les ornières. A tous les niveaux il a perdu beaucoup de sa force, de sa créativité, de son inventivité par rapport à ce qu'il était encore au XXe siècle (malgré les guerres mondiales). C'est un pays qui, d'une élection à l'autre, mobilise pour Chirac, pour Sarkozy, pour le Pen, dans une grande confusion, un pays qui ne sait plus qui il est ni ce qu'il veut, un pays qui ne réfléchit plus, en pleine errance.

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Les derniers cagots de Luz-Saint-Sauveur

22 Avril 2012 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Béarn

vall-e-d-ossau.jpgHier un de mes oncles qui vit en Béarn et qui a passé une partie de son enfance à Luz-Saint-Sauveur en Bigorre me disait se souvenir d'y avoir vu une famille de cagots qui vivaient derrière l'église, des personnes de petite taille, qui avaient une entrée spéciale dans les édifices religieux. Il paraît que France 2 en a parlé récemment en ressortant un reportage effectué par Le Figaro dans ce village en 1964. Les cagots, qui étaient rémunérés en nature surtout pour des travaux qu'ils faisaient pour les institutions chrétiennes, sont un peuple mystérieux qu'on a parfois dit descendant des wisigoths, parfois des extraterrestres (et examinés par certains savants comme Ambroise Paré, avec parfois des résultats étranges qui ont nourri le fantasme) ! Traités en parias au Moyen-Age, ils obtinrent l'égalité des droits avec les autres Français à la Révolution, puis disparurent progressivement. Ils étaient particulièrement nombreux en Béarn (2 500) mais il y en avaient aussi quelques uns dans d'autres régions y compris en Bretagne.

 

Sur le sujet on peut aussi se reporter à cet article et celui-ci. J'avais vaguement eu connaissance de sujet à 20 ans, mais je n'en avais pas mesuré toutes les dimensions, loin de là, et j'ignorais que des gens de ma famille en avaient connus.

 

 

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Premier tour de la présidentielle - Remarques à chaud sur les résultats

22 Avril 2012 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La gauche

Les estimations de 20 h en France - que les Belges nous ont communiquées auparavant montrent une avance de François Hollande sur Nicolas Sarkozy, ce qui est de bon augure pour le second tour. La France dans quelques semaines sera sans doute une fois de plus le pays le plus à gauche d'Europe (du fait qu'il aura voté contre la droite en pleine crise de la dette, et que le PS français reste plus à gauche que ses homologues européens), mais ça ne garantit nullement qu'il aura les moyens de résister aux puissances financières pour imposer une politique keynésienne (dont M. Hollande ne parle même pas).

 

Le FdG serait à quelques points derrière le FN. Jean-Luc Mélenchon pendant cette campagne aura fait sauter beaucoup de tabous autour des thèmes que soutient sa mouvance et qui sont maintenant mieux compris dans l'opinion publique. Selon un article du Canard Enchaîné de jeudi il n'attendrait pas grand chose des législatives (qui sont verrouillées pour que le FdG n'ait pas plus de 25 députés) mais espèrerait être premier aux élections européennes devant le PS (profitant sans doute du mécontentement que les hésitations de M. Hollande provoqueront), ce qui le placerait en bonne position pour la prochaine présidentielle.

 

L'UMP risque de rester tiraillée entre son aile droite et son aile gauche, Bayrou n'ayant pas disparu du paysage politique, et connaître une traversée du désert sur fond de guerre des chefs. Les Verts sans doute se referont une santé à la législative grâce à l'accord avec le PS mais leur indépendance en a pris un tel coup - car ils ne se sauvent que grâce au PS - qu'on peut se demander si leur électorat leur fera encore confiance (d'autant qu'ils ont sacrifié au passage une bonne partie de leur programme). Le FN a réussi la transition du père à la fille, et reste un problème dans le paysage électoral français car il tire l'UMP vers la xénophobie et entretient une partie de l'électorat dans l'illusion que les problèmes viennent des étrangers. Je crois que Mme Le Pen par tempérament est moins xénophobe que son père, mais le fond du discours reste ultrasécuritaire et fondé sur le refus d'altérité culturelle (celle de l'islam, même s'il est vrai que c'est un sujet complexe). Certains diront que l'européisme relatif (même si c'est un "altereuropéisme") du FdG contribue à empêcher l'électorat FN de rejoindre celui de Mélenchon. C'est un sujet assez compliqué. Mais en l'occurrence il faut voir aussi que, si le phénomène vote utile n'avait pas joué en faveur d'Hollande pour créer une dynamique anti-sarkozy dès le premier tour, le FdG aurait sans doute récupéré plus de voix ouvrières qui allaient autrefois au FN et à l'UMP et à l'abstention, tout cela indépendamment de la question de l'Europe sur laquelle les électeurs n'ont en général pas les idées claires. Il faut dire aussi qu'il y a eu une grande habileté de Mme Le Pen à se positionner en candidate anti-système financier dans la conjoncture actuelle. Le FN restera peut-être un problème pour longtemps encore.

 

Sur l'extrême gauche pas grand chose à dire, puisque la dynamique Mélenchon a phagocyté largement l'électorat d'LO et du NPA. DLR de M. Dupont-Aignan continuera sans doute à tenter d'occuper l'espace laissé par la disparition de ses rivaux (villiéristes, asselinistes etc) mais son chef manque de charisme (il se force à jouer les tribuns sans succès), baigne un peu trop dans l'improvisation (cf par exemple son ralliement à la sortie de l'UE en bout de course) et garde un discours trop à droite pour être rassembleur (cf par exemple ses sorties anti-chinoises sans aucune hauteur de vue à l'automne).

 

Tout au long de la campagne, je trouve que Mélenchon aura réussi une belle expérience alchimique. Il a composé une union de la gauche anti-libérale qui a plus de souffle que son homologue espagnole (que je connais bien) parce qu'elle puise aux racines d'une tradition républicaine révolutionnaire qui parle encore beaucoup aux Français (cf la thématique de la VIe République et son bonnet phrygien). Cela donne au mélange écologie-socialisme-république une consistance intéressante, avec des ouvertures sur la démocratie directe. Un effet de contagion sur l'Allemagne via Die Linke peut accentuer la crédibilité de son discours européen, à condition que les deux partis puissent coordonner une option d'Europe alternative crédible. A défaut de ce prolongement allemand, le FdG sera sans doute conduit - les crises de l'euro et la récession aidant - à se rapprocher du M'PEP. Pour le moment on est à la croisée des chemins.

 

 

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Après le meeting Porte de Versailles

19 Avril 2012 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La gauche

Voilà, le meeting Porte de Versailles est fini. J'étais bien content d'y être au fond. J'ai aussi signé le formulaire appelant à voter Mélenchon. Ce soir encore beaucoup d'idées fortes et généreuses ont été mobilisées pour remuer le coeur des gens. Mélenchon a beaucoup de souffle.

 

Du coup je dois dire que je suis déçu par les lecteurs de mon blog. A part Hadria, aucun  depuis 3 mois n'a pris la peine de laisser un commentaire favorable à Mélenchon. Je pense que la proportion des commentaires défavorables à Mélenchon, et de non-commentaires est assez révélatrice du profil des lecteurs moyens de ce blog (comme d'ailleurs des gens que j'ai croisés dans mon combat anti-impérialiste) : des gens qui au fond n'aiment pas beaucoup le peuple, ne sont pas sensibles à ses grands élans, préfèrent rester dans leur singularité et leur prudence.

 

Ils font des procès au Front de Gauche sur la question de la nation, de l'Europe etc parce qu'ils ne veulent pas voir les dynamiques qu'il peut porter et les effets de contagion possibles (or en ce moment beaucoup de gens hors de nos frontières commencent à regarder vers la France avec intérêt). Cet excès d'intellectualisme et de prudence me paraît irresponsable à l'heure où des enjeux très importants se présentent comme l'anéantissement électoral du Front national et la construction d'une véritable alternative au capitalisme mondial. Je ne comprends pas l'égoïsme de ceux qui sont restés murés dans leur scepticisme à un moment si important de l'histoire collective. Mais c'est sans doute le sort d'un blog où l'on parlait de géopolitique et de Marguerite de Navarre que de n'attirer que des gens trop centrés sur eux-mêmes, et, au fond, pas militants pour deux sous. Ce blog se déploie dans un monde virtuel assez glacé à l'image des pires aspects de notre époque. C'est dommage.

 

En tout cas, voilà, le premier tour approche. Un Mélenchon au dessus de 20 % serait la source d'une dynamique importante pour les législatives et la dynamique sociale ultérieure. A15 % ce ne serait déjà pas si mal (n'oublions pas qu'il était donné à 6 % il y a 6 mois). A suivre...

 

 


 

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dernier meeting de meluche

19 Avril 2012 , Rédigé par Frédéric Delorca

NOUVELLE EXPERIENCE BLOGUESQUE. J ECRIS UN BILLET EN DIRECT DU MEETING DE MELENCHON PORTE DE VERSAILLES. LE CANDIDAT PARLE DANS UNE HEURE. LES LECTEURS PARISIENS QUI SOUHAITENT QU ON CAUSE 2 MN PEUVENT M ENVOYER UN MAIL (FORMULAIRE CONTACT EN BAS) AVEC LEUR TEL ET VENIR. ON S Y VERRA. L AMBIANCE EST CHAUDE. ET MUSICALE. DRAPEAUX FRANCAIS, GRECS ET REPUBLICAINS ESPAGNOLS EN PLUS DE CEUX DES PARTIS

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Le quart d'heure pour rire

19 Avril 2012 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le quotidien

J'espère, chers lecteurs que vous êtes tous admiratifs devant l'esprit de discipline et de sérieux avec lequel je défends, contre vents et marées depuis plusieurs mois, la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle, me faisant toujours plus d'ennemis parmi ceux qui se veulent "vraiment anti-impérialistes", "vraiment républicains", etc.

 

Rempli du sens du devoir, je ne faiblis pas ; je n'aurai pas une parole qui puisse affaiblir le FdG en ce moment, et surtout pas à trois jours de l'élection, même s'il y a ici et là, heum heum, des choses qui me froissent (tenez, par exemple la haine de Mme Autain à l'égard de l'hymne révolutionnaire qui fit la gloire de notre pays chez tous les opprimés du monde pendant des siècles - voyez dans Le Monde ici -, mais bon ce n'est que Mme Autain...)

 

Mais quand même m'autoriserez-vous à rire un peu en publiant cette brève interview d'un polémiste de droite connu pour sa défense de l'Education nationale, Jean-Paul Brighelli ?

 

Vous savez que je suis attaché aux humanités et à beaucoup d'aspects de la vieille école républicaine, même si un vieux fond rebelle en moi m'a toujours poussé à la combattre quand j'y étais (et me pousse encore à en désapprouver rétospectivement bien des aspects). Donc je ne peux que sourire en écoutant les détracteurs de l'école actuelle, comme je me réjouis toujours quand j'entends des gens trouver du mal à dire de journalistes sans cerveaux comme Pascale C., ou Marie D. ou encore de ce rappeur dont j'ai oublié le nom qui dans Paris Match la semaine dernière décrivait Juliette Greco et Marie D. justement comme des sortes de "pères spirituels" (vu que les pères sont souvent des mères maintenant)... enfin bref...

 

Voulez que je vous parle du Sciences Po de Richard Descoings auquel l'auteur fait allusion ? Je ne l'ai pas connu. De mon temps feu-Descoings n'était "que" directeur adjoint. On évoquera peut-être une autre fois ce sujet à vrai dire assez peu palpitant.

 

Bon, puisque l'heure est au sourire, encore un type de droite : Laurent Gerra. Il n'est jamais très subtil, mais sa petite imitation d'Haroun Tazieff (vulcanologue décédé il y a 14 ans que les jeunes ne peuvent connaître) m'a paru fort drôle, car elle résume à peu près tout ce que la gauche révolutionnaire suscite comme fantasmes (et bien sûr les fantasmes ne sont jamais complètement faux). Gerra a en plus des intonations justes pour imiter Hollande.

 


 

 

 

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La fin des anti-impérialistes

17 Avril 2012 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme

mélenchonEntendu Mélenchon à Marseille. Pas très convaincant sur l'histoire du lieu (ses envolées lyriques sur Marseille terre de mélanges depuis 2 600 ans - alors qu'on sait que les Grecs qui fondèrent et administrèrent cette ville pendant au moins six siècles furent toujours le peuple le moins enclin aux mélanges ethniques, à la différence des Romains), mais plus persuadif sur le présent : son thème de la coopération avec le Maghreb, sur le refus d'une France "occidentale" et sur la nécessité de chasser la flotte de guerre américaine en Méditerranée (qui redeviendrait le mare nostrum des Européens et des Africains - mais il n'a pas parlé des Russes, qui envoient un navire de guerre en Syrie en ce moment alors que les bruits de bottes contre l'Iran reprennent).

 

Peut-être un cycle est-il en train de se refermer. Le petit groupe que les historiens nommeront peut-être les "anti-impérialistes" qui, de 1990 à 2010 en gros, tenta d'incarner à gauche une forme de résistance intransigeante face à l'expansion de l'OTAN, est peut-être aujourd'hui en passe d'être dépassé par les accents un peu néo-gaulliens (y compris dans les intonations lors des meetings) de Mélenchon et le monde qu'il draine avec lui. Ce sera peut-être là que les choses se joueront. Dans la capacité ou non du Front de Gauche à infléchir la politique de Hollande à l'égard des Etats-Unis, du Qatar etc.

 

Pas sûr que la tentative d'inflexion aboutisse car la société française reste très américanophile et très effrayée par les puissances continentales eurasiatiques (Chine et Russie). Nous verrons bien.

 

f_te_de_l__huma_2006_008.jpgEn tout cas, je ne crois pas que les "anti-impérialistes" (Bricmont, Collon etc) joueront un rôle quelconque dans ce processus. En partie par leur faute d'ailleurs, puisqu'ils ont préféré être les prophètes au désert, y compris en s'arc-boutant sur des thématiques un peu glissantes comme le sionisme qu'ils ne traitaient pas toujours avec pertinence.

 

En ce qui me concerne, je ne pense pas non plus avoir de véritable rôle à jouer dans ce nouveau cycle qui s'ouvre. J'ai rédigé le programme de politique étrangère dont je parlais récemment, mais je prévois qu'il ne trouvera aucun écho dans les appareils du Front de Gauche. Je l'ai fait plus par acquis de conscience qu'autre chose.

 

Je crois que ceux qui, comme moi, ont combattu l'atlantisme au cours des douze dernières années, ont surtout eu un rôle de témoignage sur la possibilité de garder une forme d'intransigeance face aux discours lénifiants, et sur la nécessité de fournir une information alternative. Nous eûmes, au fond, surtout une fonction morale, plus que politique.

 

Il faut maintenant songer à s'effacer du paysage. Et c'est pourquoi aussi je rechigne à écrire encore aussi bien sur ce blog que sur celui de l'Atlas alternatif (alors pourtant qu'il y aurait des choses à raconter, sur le Mali, sur la Syrie etc.). Si demain une guerre éclatait, par exemple contre l'Iran, des forces plus considérables que des petits blogs se déchaîneraient dans le sens des Etats-Unis et contre eux, aussi bien dans le monde (des experts sur Ria Novosti ce matin disaient que Moscou aiderait peut-être Téhéran) qu'en France. Je pense que, quelle que soit l'hostilité (en grande partie justifiée) des dirigeants du FdG à l'encontre du régime des mollahs, la conscience des enjeux géostratégiques y serait malgré tout assez élevée pour provoquer un mouvement anti-guerre (même si, c'est vrai, ce mouvement a fait défaut sur la Libye), et le succès électoral prévisible de Mélenchon aiderait à son développement. Et si, dans la pire des hypothèses, le FdG malgré sa nouvelle sensibilité géopolitique capitulait devant le discours médiatique dominant (ce que je n'ose croire), ce ne sont pas, de toute façon, les petits blogs isolés qui rattrapperaient la déroute. Quoi qu'il en soit et quoi qu'il advienne, donc, les grands mouvements sont sur les rails, et la fonction morale symbolique des petits blogs "anti-impérialistes" est désormais dépassée.

 

Voilà qui personnellement m'autorise à lever un peu le pied sur Internet, à disparaître de cette scène où mes propos risqueraient fort sinon de n'être plus qu'un radotage solitaire...

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Les îles du Pacifique et l'Abkhazie

17 Avril 2012 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Abkhazie

abkhazieA signaler (et c'est d'une importance capitale pour la France !!!!!) une interview du ministre des affaires étrangères d'Abkhazie dans Ria Novosti aujourd'hui.

 

On y aP1020569pprend que Nauru, Tuvalu et Vanuatu ont reconnu l'Abkhazie et que les îels Fidji pourraient suivre (notez que l'évolution de ces pays est très étrange, Fidji en ce moment fait l'objet de très forts investissements chinois, je me demande si l'Oncle Sam n'est pas en train de perdre le Pacifique). On y apprend aussi que les négociations sont plus difficiles avec les pays de l'Alba (seuls le Venezuela et le Nicaragua avaient franchi le cap en 2009)

 

Bon qui est volontaire pour aller mener une expérience politique utopique  au Vanuatu ou à Nauru ?

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Le contrôle citoyen sur l'appareil de défense et la politique étrangère

14 Avril 2012 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Atlas alternatif

L'association Initiative citoyenneté défense a bien voulu me demander de fournir mon analyse des programmes électoraux des principaux candidats à l'élection présidentielle en matière de défense nationale et de lien entre les citoyens et l'appareil de défense. Malheureusement il me semble que la demande arrive un peu tard, à huit jours du scrutin, et je ne serai sans doute pas en mesure de fournir un travail pertinent en temps utile.

 

Je trouve cependant l'idée très bonne et il est clair qu'il faudra continuer à soumettre nos politiques à un contrôle rigoureux sur ce thème, même après les élections.

 

En ce moment je tente de transmettre aux cadres du Front de gauche, mes propositions de politique étrangère. Sans doute sont-ils trop occupés pour les lire en ce moment, mais j'aimerais quand même que ce texte se fraie un chemin après le scrutin car je crois que certains paragraphes posent quelques problèmes nouveaux, des questions auxquelles la gauche républicaine se doit de répondre.

 

Tout cela est dans le droit fil de ce que je fais depuis sept ans dans le cadre de l'Atlas alternatif et que j'avais notamment formulé dans un article paru dans l'Humanité Dimanche le 16 mai 2007 (cf ci -dessous). Les choses n'avancent que très lentement, mais il faut garder le cap.

 

L'Humadimanche

 

 

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Antisthène et Clemenceau

12 Avril 2012 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Philosophie et philosophes

"Ne vous étonnez pas des pierres qui tombent dans votre jardin. Je ne sais plus quel ancien se voyant, un jour, applaudir à outrance, s'écria : "Ai-je donc dit quelque sottise ?" C'est dans cet esprit que je voudrais vous voir accueillir tous vos ennuis. Quand on fait mieux que les autres, il faut savoir d'avance que cela ne vous sera pas aisément pardonné".

 

Lettre de Georges Clemenceau au vigneron Antoine Cristal, 11 juillet 1924. (L'ancien était le cynique Antisthène) 

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Contributeurs étrangers de l'Atlas alternatif qui appellent à voter Mélenchon

12 Avril 2012 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La gauche

P1020404-copie-1.jpgPour information, dans la liste des soutiens étrangers à Jean-Luc Mélenchon publiée ici on compte deux contributeurs de l'ouvrage collectif "Atlas alternatif" que j'ai dirigé en 2006 (ce qui ne signifie pas bien sûr que tous les autres contributeurs, étrangers ou français, sont sur la même ligne, même si beaucoup en France le sont).
 
- Samir Amin, économiste, Président du Forum mondial des alternatives, Egypte
 
- Emir Sader, secrétaire général du Conseil latino-américain de sciences sociales (CLACSO) et membre du Conseil international du FSM, Brésil
 
 

 
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Mon journal de 1997

10 Avril 2012 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Ecrire pour qui pour quoi

saint jeromeJe m'en excuse auprès des lecteurs qui ne consultent ce blog que pour lire des considérations politiques ou sociologiques, mais il me faut aussi parler à ceux d'entre eux (même s'ils sont rares), qui prennent au sérieux ma prétention à faire de la philosophie, je veux dire à penser le sens de l'existence humaine, du rapport à l'autre etc, ceux qui, par exemple, ont lu  La Révolution des Montagnes et ne l'ont pas pris juste pour un divertissement. Ceux là ont beaucoup de mérite car je ne leur facilite pas la tâche. Et je ne la leur facilite pas, parce qu'on ne me la facilite pas non plus. Peut-être parce qu'à 20 ans j'ai fait Sciences Po plutôt que Normale Sup, parce que je n'ai jamais eu le confort de l'enseignant dont on loue le brio et dont on attend le écrits, je n'ai pu faire de la philosophie qu'à temps partiel, par intervalles, entre deux trains, sur le fil du rasoir. Je n'ai pas pu soigner mon style de pensée comme je le voulais, faute de temps, mais aussi faute d'avoir derrière moi des éditeurs importants qui croient en moi (puisque je n'ai jamais eu l'occasion de développer de réseaux solides dans ces milieux-là).

 

Pourtant je continue de penser que ma recherche philosophique, tâtonnante, maladroite, reste plus importante que tout le reste. Prenez le thème de la non-ingérence dans les relations internationales par exemple. C'est un thème qui est souvent défendu sans subtilité aussi bien par l'extrême droite que par l'extrême gauche, les uns parce qu'ils fantasment sur des "communautés" fermées sur elles-mêmes, les autres parce que simplement ils n'aiment pas le système capitaliste. Or la vraie légitimité de la non-ingérence, elle se trouve dans la dignité des hommes : incompatible avec la prétention de nos bourgeois à prendre des décisions et même donner des conseils au mépris de l'histoire et de la sensibilité de ceux qui vivent à 3 000 km de là. Mais pour poser correctement cet enjeu de dignité, il faut tout prendre en compte (sans naïveté ni paternalisme) et notamment le besoin de ces gens à 3 000 km de croire par moments en la légitimité, voire en la nécessité, de l'intervention du bourgeois (quel pays, quel mouvement depuis 30 ans n'a pas un jour voté en faveur d'une intervention occidentale ?).

 

Pour bien prendre en compte ces enjeux, il faut un style d'approche de l'humain, du sens du devenir collectif etc qui est nécessairement philosophique. C'est pourquoi j'ai été furieux qu'aucun éditeur, pour des raisons commerciales, ne publie mon "Douze ans", alors que n'importe quel compte rendu d'escapade en Abkhazie bien moins important avait droit de cité dans le domaine de l'édition. "Douze ans", dont Edilivre a hérité, est le livre dans lequel je traite avec le plus de subtilité et de profondeur le rapport à l'altérité dans un contexte de guerre (dans l'idéal le livre devrait être lu avec mon "Eloge de la liberté").

 

"Douze ans" et "Eloge de la liberté" sont deux livres qui tournent autour de 1999-2000 et de mon expérience serbe. Malgré leurs insuffisances propres, leurs maladresses, leurs égarements même, ces deux livres sont précieux car c'était une "one shot experience", un vécu qui, dans son rapport aux sentiments et à l'écriture (et donc à la philosophie), ne pouvait être éprouvé qu'une fois. Je veux dire que si j'avais eu 29 ans pendant la guerre de Libye plutôt que pendant la guerre de Serbie, je n'aurais jamais pu en tirer des livres comme ces deux-là, tout simplement parce qu'en 2011, le rapport de toute notre société à l'écriture, à l'altérité, et au devenir historique n'est plus du tout le même qu'en 1999. Tout est beaucoup plus froid, plus tourné vers des objectifs matériels concrets, que douze ans auparavant. Même si j'avais rencontré en Libye des personnages aussi troublants que ceux que la Serbie m'offrit, l'équation de l'écriture et des sentiments de 2011 au niveau macrosocial ne permettait tout simplement plus l'investissement de 1999. Ne serait-ce d'ailleurs que parce que le terrain était moins vierge qu'en 1999 : il était désormais encombré de la prose de Meyssan,  des contrefeux du souvenir de la guerre d'Irak, pas aussi abandonné à l'hubris de l'occidentalisme que la guerre de 1999.

 

Mais dans l'ordre de la philosophie, il y a plus important encore dans mon itinéraire que 1999 qui est une année déjà chargée de  considérations pragmatiques, de besoin d'utiité et d'efficacité (à cause notamment des illusions de vitesse que crée Internet). Plus importante pour moi fut 1997, année beaucoup plus dense en contacts humains, plus riche en expérimentations, et en même temps moins bousculée et moins déterminée (moins susceptible de déboucher sur des objectifs clairs). J'ai retrouvé non seulement mon journal vidéo de 1997, mais aussi le livre-journal que j'avais rédigé alors - et dont un type de Canal Plus l'année suivante suggéra que je fisse un scénario de film, mais cela n'aboutit à rien au final. Je ne cesse depuis deux mois de retravailler ce journal, tout en me demandant par quel biais je pourrais le présenter aux éditeurs, sous quelle identité, dans quelle perspective. J'y repère bien des sottises, mais aussi deux ou trois choses que je trouve littéralement sublimes (et bien supérieures à ce que je serais capable d'écrire, penser et vivre aujourd'hui, des choses elles-aussi solidaires d'une époque, l'époque d'avant Internet...). Il faut que je continue à retourner ce texte dans tous les sens. Je sais que je ne pourrai jamais être un écrivain à plein temps qui explicite tout. Et donc ma philosophie il faudra la deviner, entre les lignes, par combinaison entre les livres, en fonction des échos qu'on y entend d'un titre à l'autre. Mais pour qu'on y comprenne quelque chose, il faut nécessairement que ce journal de 1997 sorte. Oui, mais comment ? Chez quel éditeur ? Dans quelle perspective ? Je retourne ces questions sans réponses. Et je n'ai plus que trois mois. Dans trois mois plus une seule minute ne me sera accordée pour réfléchir à cela.

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Mélenchon et Todd

9 Avril 2012 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Débats chez les "résistants"

Je n'aime pas beaucoup Emmanuel Todd. Son anthropologie pour moi est fausse (et c'est un docteur en sociologie, et qui a eu pas mal d'anthropologie dans son cursus, qui vous parle). Sa volonté de rechercher dans les structures parentales des causes des systèmes politiques ne tient pas debout. Et la façon dont il ressort sa théorie des structures familiales pour expliquer que la culture française est de la même famille que celle des Etats-Unis me paraît tout simplement ridicule (comme l'argument qu'il avance en seconde ligne de la parenté de vocabulaire qui, comme chacun sait, naît du règne de Guillaume le Conquérant sur l'Angleterre et ne crée pas en soi de communauté de valeurs). Je vous livre néanmoins le débat entre Todd et Mélenchon ici. Car Todd a un point fort dans son argumentation : les classes moyennes n'ont peut-être pas les moyens psychologiques, économiques etc de mener une révolution, et on peut gagner du temps à convaincre les hauts fonctionnaires plutôt qu'à miser sur l'audace de la classe juste en dessous. Je n'ai pas d'avis définitif sur la question, car mon expérience (directe) de la haute fonction publique, comme celle de la classe en dessous (classes moyennes et moyennes inférieures - profs, petits fonctionnaires etc) m'ont laissé sceptique sur les deux volets. En ce moment, je veux miser sur la possibilité de changement qu'incarne Mélenchon, mais les arguments de Todd ne sont pas complètement erronés.

 

 


 

 

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Anatole France et l'idéal esthétique

7 Avril 2012 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #1910 à 1935 - Auteurs et personnalités

 

035--1995--14.1.95-6.9.95--083.jpgAnatole France fait partie de ces auteurs qu'il est difficile de lire aujourd'hui parce qu'ils ont baigné dans un idéal littéraire qui n'est plus le nôtre. De ce point de vue il ressemble à Romain Rolland. Sauf que Romain Rolland fut plus à gauche toute sa vie durant. France, lui, ne devint socialiste que progressivement, et finit à proximité du Parti communiste mais sans se rendre en Russie ni aller trop loin dans le soutien à Moscou (au Congrès de Tours il n'avait pas voulu choisir entre SFIO et SFIC).

 

Il existe un vieux bouquin de Nicolas Ségur, "Dernières conversations avec Anatole France" qui fut publié chez Eugène Fasquelle éditeurs en 1927.

 

Difficile de savoir dans quelle mesure Nicolas Ségur, qui prétend avoir pris en note les propos du maître le soir-même après chaque conversation est fidèle au mot près à la pensée qu'il reconstitue, et ce que valent les propos oraux. Mais il est possible que certaines phrases comme celle-ci soit authentique : "Un idéal et une religion, la réalisation d'une vraie république et d'un vrai christianisme - voilà ce que sera, ce que sera le socialisme" (p. 80). Une phrase qui fait penser aux sandinistes et à Chavez aujourd'hui même s'ils n'eussent pas parlé de République (*).Ou encore celle-ci : "Notre [science] physique agonisait, commençait à sentir le cadavre. On prévoyait, on avait besoin d'Einstein. Et le Mesise est venu" (p. 103). Mélange de scientisme, de catholicime, de marxisme et de spinozisme spiritualisé qu'on trouvait aussi chez Romain Rolland.

 

Mais je suis surtout intrigué par le chapitre intitulé "Le cinéma et les Américains" (deux thèmes très liés entre eux à l'époque, les USA venant d'introduire en Europe la société de spectacle de masse) et particulièrement un phassage (p. 136) : "Les Américains sont des fils éloignés de l'Angleterre, de l'Espagne et de la France. Ils ont des atavismes et ce ne sont pas les grands hommes que je leur marchande, en ce moment. Quant à l'idéal qu'à juste titre vous leur accordez, il est d'ordre moral et psychique. Mais il ne s'agit ici que de l'idéal esthétique, et de cette beauté que crée et façonne lentement la culture. Je crois qu'ils en manquent."

 

A la page précédente France avait évoqué l'absence d'idéal des Américains. Ségur avait objecté Poe, Hawthorne et Whitman, puis France tout en admettant qu'il connaissait mal le sujet (sic) avait corrigé le tir en se plaçant sur le terrain de l'esthétique pure. Aujourd'hui on s'agacerait sans doute d'une telle prétention à parler d'une culture quelconque sans même en connaître les principaux écrivains, et cette façon ensuite de se replier derrière des considérations vagues sur l'esthétique, thème qui, par excellence interdit toute discussion (puisque "des goûts et des couleurs..."). Il y a sans doute chez France un anti-américanisme très sommaire que partageaient la plupart de ses contemporains (sauf bizarrement certains esprits comme Georges Clemenceau qui avaient fait l'effort de franchir l'Atlantique plus d'une fois). Mais peut-être à un autre niveau y a-t-il quand même quelque chose de juste dans le propos de France qui décrit un peu plus loin le côté enfantin des soldats américains qu'il a vu débarquer en France en 1917 ou encore quand remarque ceci à propos des Etats-Unis (p. 137) : "Ils jugent digne d'apothéose des acteurs de cinéma les acteurs de cinéma et il les traitent comme jamais, hélas ! on n'a traité Homère, Michel-Ange, Shakespeare, ou même Talma. C'est naïf mais c'est charmant. Les peuple crédules et qu'on berne par les images tiennent l'avenir."

 

Surtout je trouve quelque chose de potentiellement puissant dans cette manière de détacher l'idéal moral de l'idéal esthétique (ce qui ne signifie pas forcément pour autant que l'on verse dans l'art pour l'art, même si dans sa jeunesse France avait été sur cette ligne là). Qu'il n'y ait pas d'éthique viable sans esthétique est une idée que notre époque a beaucoup de mal à concevoir et qui allait davantage de soi dans l'élite du début du XXe siècle.

 

France, comme Max Weber ou Musil, est le témoin d'une époque désenchantée. "Nous avons appris que l'Amour, au point de vue philosophique est une ruse de la nature qui veut nous forcer à procréer (...) Nous avons découvert que tout est mensonge, tout et illusion, et, dès lors, la vie est devenue mortellement ennuyeuse" (p. 149). Il dénonce l'emprise des médias, le règne de l'argent et de people : "Autrefois (...) c'étaient la vertu, la gloire, qui excitaient l'envie, la jalousie. Aujourd'hui, modistes et ménagères sont empêchées de dormir par les lauriers de boursiers heureux et des courtisanes qui se marient avec des princes. Tant l'auréole louche de la célébrité, créée par les journaux, magnétise tous les yeux" (p. 164) "Tandis que Pathé détrône Racine, le Petit Parisien ou les Lectures pour tous tiennent lieu de Montaigne et de Voltaire, et, si nous n'avons pas encore une femme électrique fabriquée par Edisson comme l'avait imaginé Villiers de l'Isle Adam, nous avons substitué aux Neuf Muses divines des muses mécaniques" (p. 167) (il faudrait faire un historique de cet idéal de femme-machine-virtuelle que nous avons réalisée avec Lara Croft et qui naîtra peut-être dans le réel sous forme d'androïde un jour).

 

Cette crainte du pouvoir des médias, pousse même France à trouver plus libre l'époque du Second Empire : "L'époque de Renan était différente de la nôtre. on pouvait encore écrire, penser, on pouvait aimer son pays comme on voulait**. C'était l'Empire, mais comparativement, c'était la liberté quand même. Il y avait surtout un niveau intellectuel moins corrompu par les journaux, et on sentait encore la présence de grands hommes" (p. 18).

 

C'est donc sous ce ciel mélancolique que France cultive une sorte de nostalgie pour l'élégance esthétique d'antan, tout en misant politiquement sur le socialisme pour ne pas s'enliser dans le passéisme. Mais ce faisant, c'est quand même un grand basculement dans l'inconnu qu'il propose, comme si la réconciliation avec l'avenir n'était possible qu'au prix d'une sorte de saut dans un brasier ou dans un précipice.

 

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(*) Vidéo : sermon de Chavez messe dominicale avril 2012

 

 

(**) France fait référence au fait qu'on lui avait reproché pendant la guerre de prôner une attitude clémente de l'Allemagne en cas de victoire. Il rapproche sa situation face à la nouvelle bêtise collective nationaliste d'une anecdote survenue à Leibnitz où celui-ci, sur un bâteau pris dans la tempête sur l'Adriatique ,dut sortir un chapelet et "l'égrener , tout en répétant liturgiquement des calculs en guise de prière" pour apaiser les passagers italiens, lesquels soupçonnaient le philosophe taciturne vêtu de noir d'être un hérétique qui avait attiré la bourrasque et complotaient dans leur langue de le balancer par dessus bord.

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Mélenchon toujours sur la bonne ligne

1 Avril 2012 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La gauche

Mélenchon a prononcé un bon discours à Grigny aujourd'hui. Il continue de suivre la bonne voie. Beaucoup de radicaux n'aiment pas son républicanisme. Ils ont tort. C'est par là qu'il rassemble largement à gauche et crée une dynamique fédératrice. Il puise aux ressources les plus fécondes des symboles de l'histoire du peuple français. Jusqu'ici c'est un parcours sans faute. Les esprits étriqués feraient mieux d'essayer d'intégrer le mouvement qu'il suscite plutôt que de le dénigrer avec arrogance. Les progrès du Front de gauche sont la meilleure nouvelle politique depuis la victoire du "non" au référendum sur la "constitution" européenne.

 

 


 

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