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Le blog de Frédéric Delorca

Articles avec #actualite de mes publications tag

"10 ans sur la planète" devient "Douze ans chez les résistants"

25 Juillet 2011 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Actualité de mes publications

Je remercie le "groupe d'experts" AEGE d'avoir bien voulu citer mon livre "10 ans" dans la bibliographie de leur rapport en ligne sur le modèle agroalimentaire américain.

 

J'en profite pour signaler que cet ouvrage est désormais publié chez Edilivres et en vente aussi sur Amazon.fr en version actualisée (1999-2011) sous le titre "Douze ans chez les 'résistants' "

Douze-ans-chez-les-r.jpg

 

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Comment la propagande de l’OTAN a remporté la bataille dans l’opinion publique française (1999)

25 Juillet 2011 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Actualité de mes publications

Voici un texte que j'ai publié sur le site Résistance (disparu en 2001) et qui se trouve désormais sur le support Calaméo. Je ne l'ai pas relu depuis 2000, mais il me paraît malgré tout utile qu'il soit en libre accès sur Internet.

 

 

 

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Flavia

25 Juillet 2011 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Actualité de mes publications

Les jeunes esprits révolutionnaires qui ont parfois fréquenté mon blog et qui étaient épris d'un idéal de gratuité m'ont convaincu : l'art doit être accessible à tous, spécialement en ces temps de développement des e-books et de mutation profonde du monde de l'édition. J'ai donc décidé de mettre à la disposition de mes lecteurs la nouvelle "Flavia" que j'ai écrite il y a deux ans.

 

Je ne prétends pas que c'est ce que j'ai écrit de mieux - encore que chacun valorise différemment les écrits en fonction de sa sensibilité propre. Mais cela fait au moins un texte accessible en ligne.

 

 

Publiez sur Calaméo ou explorez la bibliothèque.

 

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Stand du Temps des Cerises à Sevran demain soir

9 Mars 2011 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Actualité de mes publications

Le Temps des Cerises sera présent demain soir à partir de 20 h 30 au meeting de Jean-Luc Mélenchon, MG Buffet et Clémentine Autain à Sevran (Salle des fêtes).

 

Frédéric Delorca y sera donc avec des exemplaires du livre sur la résistante Denise Albert qu'il vient de publier. Peut-être même y aura-t-il quelques Atlas alternatif et Programme pour une gauche décomplexée qui traineront ici ou là s'il y a assez de place dans les cartons de l'éditeur.

 

Une occasion de se rencontrer. Venez donc nombreux !

 

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Qui suis-je ?

11 Février 2011 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Actualité de mes publications

Pour fournir une réponse-type rapide à cette question qui m'est souvent posée, voici un résumé de mon itinéraire que j'ai évoqué notamment dans "10 ans sur la planète résistante" (Ed Thélès).


Né dans une famille ouvrière béarnaise en 1970, petit fils de républicain espagnol, j'ai fait Sciences Po (IEP de Paris), et une autre grande école que, par respect de l'obligation de réserve, j'évite de citer habituellement, puis décroché un doctorat de sociologie, j'ai aussi une maîtrise de philo. Après avoir exercé des fonctions juridiques dont pendant quatre ans dans une structure ministérielle française (que par respect de mon obligation de réserve encore une fois je me garderai de citer), je suis maintenant chargé de mission auprès d'un maire divers gauche en région parisienne et chercheur associé dans une université de province.

Politiquement je me suis engagé sur Internet contre l'ingérence de l'OTAN en RF de Yougoslavie en 1998-99, puis, j’ai organisé la publication de l’Atlas alternatif dans la mouvance « gauche de la gauche » autour du Temps des Cerises, et le blog qui actualise ce livre collectif. J'ai aussi publié divers ouvrages (éditions L'Harmattan, éditions du Cygne) sous mon nom d'état civil et sous pseudonyme, dont un roman (qui en fait va bien au delà de la politique et même de la philosophie).

J’ai toujours été engagé contre l'atlantisme et le néo-colonialisme. Je n'appartiens à aucun groupe et défends avant tout la liberté de penser et le débat rationnel dans le respect de ses interlocuteurs... et du réel !


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Bibliographie :

 

 Atlas alternatif (dir.), Le Temps des Cerises, 2006.

Programme pour une gauche française décomplexée , Le Temps des Cerises, 2007.

10 ans sur la planète résistante , Thélès, 2008 (épuisé).

 La révolution des montagnes (roman), Editions du Cygne, 2009.

Transnistrie, voyage officiel au pays des derniers Soviets, Editions du Cygne, 2009.

 

Incursion en classes lettrées, Editions du Cygne, 2009.

 

 Abkhazie : A la découverte d’une "République" de survivants, Editions du Cygne, 2010.

 

 Eloge de la liberté sexuelle stoïcienne, Editions du Cygne, 2011.

 

Denise Albert, une résistante à Sevran, Le Temps des Cerises, 2011.

 

(+ mes livres sous mon nom de sociologue non inclus dans cette liste)

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Encore un petit mot sur mon interview pour l'ICD

29 Janvier 2011 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Actualité de mes publications, #ICD

Comme vous avez pu le constater sur le blog de l'Atlas alternatif et sur ce blog, j'ai un peu anticipé sur la sortie de L'Arme et la Paix pour publier (avec l'autorisation de l'ICD) l'interview que j'ai réalisée avec cette association il y a 15 jours. C'est que mon interview qui anticipait un peu sur ce qui avait des chances de se passer en Egypte pouvait devenir obsolète quand les événements en auraient confirmé ou infirmé le sens (or ces événements viennent de débuter).

 

L'idée de l'ICD de m'interviewer est venue à point nommé pour redonner un petit souffle au blog de l'Atlas alternatif cinq ans après la parution du livre, et pour synthétiser ma vision des choses après avoir rédigé des dizaines d'articles sur la géopolitique contemporaine.

 

jeu_dames.jpg

Je ne me fais aucune illusion. Les internautes pressés ne liront pas les 16 longues pages de ce texte (en format Word police 12), et les "chefs de réseaux" militants dans leur logique égotique ne le diffuseront pas parce qu'il n'émane pas d'eux-mêmes ou de leurs amis proches. Je connais la chanson. Seules peut-être deux ou trois personnes feront exception. Mes vrais lecteurs seront les abonnés de L'Arme et la Paix, ceux qui lisent cette revue en version papier (pdf imprimé). Et cela me suffit amplement. Pas besoin de toucher des centaines de gens. Je pense que sur certains points j'ajoute une petite plus-value à la "doxa résistante" qui circule sur le Net, mais l'indifférence à l'égard de cette plus-value ne me gène pas.

 

En tout cas je suis heureux de voir l'Egypte, le Yémen et la Jordanie se soulever. J'espère que la donne va bouger un peu au Proche-Orient, même si nous n'aurons sans doute pas de nouveau Nasser au bout de ce processus. Croisons les doigts.

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Soirée Abkhazie à l'ICD

29 Janvier 2010 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Actualité de mes publications

P1020428.jpgSoirée Abkhazie aujourd'hui à l'Institut de la démocratie et de la coopération (ICD), sur le thème «L’état des négociations entre l’Abkhazie et la Géorgie : perspectives pour la stabilité et les droits de l’homme au Caucase ». A la table un diplomate abkhaze, le docteur Tchirikba, un ex diplomate français que je connais un peu, et puis le professeur Owen, tout ça sous la présidence de la belle ex députée préfacée par l'incontestable Sapir, Natalia Narotchnitskaïa. Dans le public de vieilles connaissances serbes qui ne me saluent même plus, des Russes, et puis deux jeunes Géorgiens (a guy, a girl) pugnaces qui ont le bon goût de contredire le docteur Tchirikba. Tous ces gens débattent, la discussion est courtoise (le patronnage very british de John Laughland y est pour quelque chose) et de haut niveau.

Moi je pense à mon livre sur l'Abkhazie, celui que je suis en train d'écrire. Les gens qui sont là sont mon public naturel (l'ex diplomate ne m'a t il pas demandé d'ailleurs où il peut acheter mon livre sur la Transnistrie ?). Mais je sais qu'il ne peut plaire ni aux Abkhazes, ni aux Russes, ni aux Géorgiens. Il ne peut en fait plaire à personne, pour une bonne et simple raison : ce n'est pas un livre d'expert. J'ai souhaité qu'il ne le fût point. Il faut réintroduire de la littérature là où il y avait de la pseudo-expertise. Si possible de la bonne, façon Voyage au Congo de Gide, à la rigueur de la médiocre. Mais halte à l'expertise ! Le réel ne peut être découpé en messages calibrés pour cénacles de gens raisonnables. Ca n'a absolument aucun sens. Je préfère n'avoir aucun lecteur plutôt que d'écrire un livre raisonnable.

En réalité je suis tiraillé entre deux contraintes : une volonté de réhabiliter le style littéraire (et sa liberté) dans l'approche de l'histoire contemporaine, un devoir de délivrer magré tout des informations rigoureuses sur les conflits décrits (question de responsabiité et de respect à l'égard des protgonistes). Je ne sais pas trop comment tenir un équilibre.
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Le spécialiste dans les médias

25 Septembre 2009 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Actualité de mes publications

J'ai publié il y a un an un article Puppet on a string qui m'avait valu les foudres de JD à l'époque. J'ai déjeuné tantôt avec une fille qui présente les mêmes caractéristiques à quelques détails près que celle que je décrivais l'an dernier, dans le registre "femme d'influence, qui a fait sciences po" (quatre ans après celle de l'an dernier), qui se trouve à un noeud relationnel important au coeur du système capitaliste parisien et qui, mécontente de "faire la pute" au service de ce système dans la journée (ce sont ses propres mots), écrit des blog "dissidents" sous pseudos. La comparaison s'arrête là, car je crois que celle-ci a bien plus de valeur morale que la précédente. Je l'apprécie beaucoup en tout cas. Elle m'a donné des clés pour que je me vende aux grands médias comme spécialiste de l'anthropologie du corps. C'est étrange. Ca a l'air tout simple finalement. Tout simple, et en même temps cela fait un peu peur. On voit bien le truc : on devient un agent de communication comme un autre, dans un système où tout n'est que flux. On vend son image jusqu'à ce que le système s'en lasse et vous préfère d'autres "spécialistes". Entre temps vous aurez bénéficié de cette mélasse pour être publié par de plus grands éditeurs... dont les livres se distribuent par milliers.... et finissent au pilon... rien ne restera de cette aventure.

Je pourrais être tenté d'accepter, parce que je n'ai rien à perdre. J'ai mon statut de juriste, ma légitimité universitaire avec mes diplômes et mes livres qui dorment dans les réserves de Yale, Harvard, la Sorbonne. Le système peut se servir de moi comme d'un kleenex, je retrouverai toujours ma recherche personnelle in fine. C'est peut-être un coup à tenter pour comprendre mieux le monde où je vis...
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Mes livres dans les milieux parisiens

18 Septembre 2009 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Actualité de mes publications

J'ai été interviewé hier par une revue parisienne branchée sur un livre d'anthropologie sur la nudité que j'ai publié sous mon nom d'état civil à l'automne 2008. Bien sûr la moitié de mes réponses (que j'ai essayé de faire courtes) ont été coupées et réduites de moitié, et le journaliste a déclaré qu'il intègrerait le reste dans son propre article sur la nudité à la TV (nul n'est propriétaire de ses idées), mais cela ne me gène guère. L'important était que le journaliste ait lu mon livre (ce qui était visiblement le cas), et qu'on parle de l'ouvrage pour mon éditeur (je ne cherche pas à en vendre de tonnes mais juste un minimum pour qu'il pense n'avoir pas eu tort de m'accepter dans son catalogue).

Il s'agit d'une troisième mention dans les milieux parisiens après une bonne recension de la revue Sciences Humaines au printemps, et une interview sur le blog de Lili Castille (je devrais peut-être aussi compter l'interview dans Le Mague dans ce registre, mais je crois que ce magazine est girondin).

Je ne pense pas que ce succès relatif auprès des médias nuise à mon image dans l'université (où je suis mal implanté, je n'ai même pas eu le courage de postuler pour la qualif). Celle-ci connaît une telle crise. L'étudiante (doctorante) qui m'invite à la conférence de Cannes paraissait trouver plus intéressants mes textes que ceux qu'elle avait lus sous la plume de certains universitaires sûr le même sujet. Beaucoup de profs ne croient plus en ce qu'ils font et la qualité de la recherche s'en ressent. Dès lors un outsider comme moi n'est plus aussi handicapé pour mener une recherche indépendante, d'autant que beaucoup de moyens d'information indépendants (notamment Internet), me permettent de constituer progressivement un public. J'attends néanmoins beaucoup de la conférence de Cannes où, d'après l'organisatrice, je serai devant un public de chercheurs qui ont besoin de cadres de pensée pour leurs travaux. Sera-ce la première et dernière fois où je serai conduit à infuencer de très près des chercheurs ?

En tout cas, je n'ai toujours pas trouvé le moyen de faire le lien entre mon livre sur la nudité et mes livres politiques. J'ai proposé avant la Fête de l'Humanité un opuscule sur socialisme et érotisme au Temps des Cerises, mais ceux-ci n'ont pas l'air chaud pour me répondre.
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Delorca à la Fête de l'Humanité

25 Août 2009 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Actualité de mes publications

Frédéric Delorca dédicacera ses ouvrages "Atlas alternatif" (ouvrage collectif), "Programme pour une gauche française décomplexée", "Transnistrie", "La Révolution des Montagnes" et "10 ans sur la planète résistante" à la fête de l'Humanité le dimanche 13 septembre 2009 au stand "jeunesse" du Temps des Cerises à 16 h et au stand "Cité du livre" du Temps des Cerises à 17 h, venez nombreux !
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Chomsky Notebook

21 Août 2009 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Actualité de mes publications

L'ouvrage sur Chomsky dans lequel figure mon article sur Bourdieu et Chomsky vient de paraître en anglais aux Etats-Unis.


The book on Chomsky in which I wrote an article about Bourdieu and Chomsky has just been publihed in English in the USA.

Frédéric Delorca

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Fin de journée

18 Mai 2009 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Actualité de mes publications

Une journée de plus à avoir bossé sur un ordinateur, avec tout ce que ça comporte de malsain. Les allers-retours, d'une fenêtre l'autre, entre les dossiers et Facebook... Facebook.... Encore une invention dont l'humanité se serait bien passée. Indigestion de toutes ces considérations des gens qui pêchent, ici et là, qui un article, qui une vidéo, et en abreuvent leur "réseau". A quoi bon ?

En fin d'après-midi j'ai fait un saut au magasin de photocopies de mon quartier. Je suis un bon client : je passe du temps à imprimer de vieux textes et les faire relier pour pouvoir les relire et les retravailler stylo rouge à la main. Un type comme moi qui n'est inséré ni dans les réseaux universitaires, ni dans les milieux militants, ni dans des dispositifs éditoriaux solides, est contraint de prouver le mouvement en marchant, c'est-à-dire composer des livres, expliciter le plus possible sa pensée dans des bouquins, en priant pour que ça ne finisse pas à compte d'auteur.

A vrai dire tout ce que j'avais d'important à écrire est déjà publié, ce pourquoi je suis assez serein au seuil de la quarantaine. Mais je voudrais encore faire paraître deux ou trois trucs avant de me lancer dans ma mission dionisienne (en Seine Saint Denis). Tout d'abord le récit d'une histoire incongrue qui m'est arrivée il y a 10 ans, histoire de m'en débarrasser. Le texte est déjà bien nourri, il me faudra l'amincir un peu, les weekends, ou cet été. Je voudrais aussi publier un petit bilan de mon itinéraire intellectuel, pour mieux faire sentir l'arrière plan de mes témoignages. Mais c'est un peu plus compliqué à faire. Enfin, en troisième lieu, je suis tenté par la reprise d'un roman que j'écrivais en septembre dernier. Un roman qui pourrait être plus surprenant encore que la Révolution des Montagnes.

Il m'est arrivé souvent, quand le réel m'exaspérait, de rédiger trois ou quatre pages qui faisaient office d'amorce d'un roman, puis je les abandonnais. Le test de la viabilité d'une oeuvre de fiction, c'est, je crois, le nombre de fois où l'on revient vers elle. Or je traverse en ce moment la troisième période d'envie d'écrire cette histoire. Signe qu'elle fait résonner quelque chose de profond en moi. Peut-être y a-t-il une chance que je la mène à son terme. Trois livres "in the making". A défaut d'attirer l'attention du public, il faut continuer d'avancer. "Fais ce que dois", comme disait l'autre.
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Diffusion des oeuvres et des idées

30 Avril 2009 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Actualité de mes publications

Dans le domaine de l'édition, comme dans celui du militantisme politique, je suis un outsider : je ne connais pas les personnes influentes, je n'ai jamais cherché à les courtiser, je fonctionne "au feeling", ce qui me conduit à sympathiser plutôt avec d'autres outsiders, des francs-tireurs de l'université, des petits éditeurs mal diffusés etc. Je ne m'en plains pas du reste, car au moins je n'ai pas le sentiment d'avoir "forcé mon naturel" pour obtenir plus que ce qui devait me revenir dans l'état actuel de la société (je vous renvoie d'ailleurs à mon "10 ans sur la planète" pour le récit de la seule fois où j'ai failli réellement plaire à des insiders en me forçant, du temps où la Serbie était au bord de la guerre civile).

Installé dans ma petite marge, j'en apprends et j'en découvre chaque jour sur les mécanismes de production (comment on fabrique un livre, comment il est bien ou mal relu) et de diffusion des oeuvres (comment le livre atteint-il ou n'atteint-il jamais les étagères des libraires, les bureaux des journalistes). Au début c'est toujours une source d'agacements (on croit avoir écrit un livre iimportant, et on se rend compte qu'il reste inconnu parce qu'une attachée de presse "amateur" n'a pas daigné l'envoyer au journal que vous lui aviez indiqué, ou parce qu'au moment de son exposition à la vente dans un salon important il est resté au fond des cartons). C'est ainsi que j'ai passé tout l'année 2007 à pester contre toutes les entraves que je décelais à la notoriété de l'Atlas alternatif dont je pensais qu'il était un ouvrage important (parce que certains lecteurs le qualifiaient comme tel). La semaine dernière, dans la même veine, le Dissident internationaliste se plaignait aussi de ce que son éditeur ait refusé d'informer les 40 librairies musulmanes de la région parisienne de la publication d'un livre sur l'Irak.

Aujourd'hui, je suis beaucoup plus fataliste. Je ne sais plus trop si ce que je publie est important ou non. J'observe des réactions très contrastées face à mes textes. Une réfugiée serbe du Kosovo recommande mon livre à un type à Moscou, et, le même mois, un anti-OTAN crache sur le livre dans une revue qui pourtant était censée être un peu proche de certaines de mes positions. Untel a trouvé mon roman très bon, un autre s'est ennuyé à sa lecture... Les goûts et les couleurs... Et quand bien même ce que j'écris serait bon, quel mal y aurait-il à ce que personne ne sache que cela existe ? Je n'ai pas le génie suffisant pour écrire une Critique de la Raison pure ou des Nourritures terrestres. Qu'un livre mineur, bon ou mauvais, soit connu ou inconnu n'a donc en soi guère d'importance. Par conséquent je me borne à parler de mes activités sur ce blog, pour nouer quelques sympathies autour d'elles, et faire avancer une ou deux idées, mais sans autre prétention. Cet état d'esprit me fait du coup considérer avec beaucoup de sérénité, et un brin de curiosité, disons une curiosité d'entomologiste, tout ce que je découvre au jour le jour sur les mécanismes de la diffusion des idées dans les marges éditoriales où je me trouve.

Voici ma dernière découverte en date. Jusqu'ici tous mes éditeurs m'avaient dit qu'il était plus facile de défendre un essai qu'un roman. Plus personne n'achète plus de roman - et surtout plus les jeunes filles en attente d'un mari - sauf les superproductions consacrées par les grands médias ou les romans de gare préformatés (Arlequin, San Antonio). Quand vous écrivez sur la Transnistrie, vous pouvez espérer que quelques personnes en France aient envie de connaître ce pays. Et donc on leur dit "déboursez 15 euros et votre soif de connaissance sur ce sujet sera en partie étanchée". Le même discours est difficile à tenir en ce qui concerne les romans. "Sortez 15 euros de votre porte-monnaie et vous découvrirez l'univers d'un auteur qui vous séduira", c'est un peu comme demander de signer un chèque en blanc. Il n'y a pas de garantie que cet univers vaille vraiment le détour, et les gens ont d'autres chats à fouetter que d'entrer dans la fantasmagorie d'autrui. A tout prendre ils préfèrent encore une tranche de savoir positif pêchée dans un essai sur un sujet précis.

Voilà ce que j'avais cru comprende jusqu'ici. Mais il y a aussi un autre versant de cette réalité. C'est que les institutions, du moins certaines d'entre elles, mettent un point d'honneur à soutenir la création romanesque. Je ne sais pas trop pourquoi. Peut-être quelqu'un quelque part pense-t-il qu'un pays qui perd son art de la fiction perd un peu de son âme. Et donc ce matin mon éditeur a reçu un courriel d'une fonctionnaire de la mairie de Paris, qui lui expliquait que depuis 1997, les bibliothèques de la Ville de Paris par l’intermédiaire de 7 bibliothèques "constituent des fonds riches en premiers romans et entraînent les 46 autres bibliothèques du réseau et leurs lecteurs à s'intéresser aux textes de ces nouveaux auteurs, particulièrement ceux qu'ils ont remarqués. Le groupe acquiert systématiquement un exemplaire de tous les premiers romans qui paraissent, mais pour multiplier lectures et avis nous avons besoin d’un second exemplaire. Cette année 10 des 30 lauréats ont été reçus au Salon du Livre, sur le stand de la Ville de Paris, pour un échange enrichissant et très suivi des lecteurs." Aussi lui demandait-elle de lui adresser un "service de presse" de trois premiers romans qu'il a publiés récemment dont La Révolution des Montagnes.

J'ai été un peu surpris car jusqu'ici les bibliothèques parisiennes n'ont jamais commandé mes essais, à la différence de celles de Lille, Nantes, Lyon et Marseille, ce qui était une anomalie à mes yeux. Ainsi donc il se peut que ce soit par l'intermédiaire de mon roman que les abonnés de ces bibliothèques auront les moyens de connaître d'autres aspects de mes productions. Voilà un cas où le volontarisme public inverse un déséquilibre : celui qui persiste entre romans et essais. C'est une bonne nouvelle pour ce petit roman que la région qui l'a inspiré (le Béarn) continue de bouder ostensiblement (son principal journal local a refusé de publier un article à son sujet la semaine dernière, seul le site Internet Alternatives Paloises, a bien voulu en dire un mot). Espérons qu'il y en aura d'autres.

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Nouvelle publication

14 Mars 2009 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Actualité de mes publications

C'est allé très vite. J'avais dit en janvier que je ferais une pause sur le front des publications. Et puis en février j'ai parlé de la Transnistrie avec un copain et sa femme. Ils étaient intéressés. Je me suis dit que peut-être je devrais ressortir de mon tiroir mon compte-rendu de voyage dans ce pays, pour en faire profiter d'autres personnes. Je l'ai envoyé à tout hasard à Patrice Kanoszai qui a publié mes derniers livres. Il a été emballé, car la Transnitrie le passionne.

Il y a sans doute une raison nouvelle pour les gens de ma génération de s'intéresser à ce petit pays. D'abord parce que c'est un territoire dissident. C'est si rare de nos jours. Et puis le regard sur l'URSS n'est plus le même qu'il y a 15 ans. Birino me disait le mois dernier qu'un prof d'histoire polonais vient de sortir un livre qui revoit à la baisse les chiffres de la terreur rouge dans les années 1920 et 1930 en Russie, et la ramène en dessous des chiffres de la terreur blanche. Beaucoup de gens voient de plus en plus que le monde capitaliste a sousestimé les catastrophes qu'il en engendrées tout en gonflant artificiellement celles du camp opposé. Sans éprouver de nostalgie pour le système soviétique qui a partiellement échoué, les gens le jugent moins durement et sont prêts à considérer avec sympathie un petit peuple qui choisit d'y vivre quand tout autour de lui (la Moldavie, l'Ukraine) est voué au au libéralisme sauvage et au règne des mafias.

Mais je suis conscient que mon programme de publication ne suit pas ce que j'avais prévu initialement. Je pensais que j'aurais d'abord à défendre mon roman sur le Béarn avant de republier des livres politiques.

Ca ne se passe pas ainsi parce que je suis dans une impasse : politique, intellectuelle, existentielle. Toutes mes publications s'écrasent sur un mur. Le mur de silence du monde. Personne n'en parle. Or, moins mes livres font parler d'eux, moins j'ai de chances de convaincre les éditeurs de publier mes prochains textes, car je deviens pour eux un gouffre financier.

Pourquoi ce silence ? Pourquoi est-ce que lorsque j'écris un roman sur le Béarn même le plus insignifiant des journalistes locaux de ce coin ne trouve pas de raison pour mentionner mon livre ? Je n'ai pas de réponse à cette question. La faiblesse du service de presse et des réseaux de diffusion de mes éditeurs ne peut pas tout expliquer.

Pourtant je sais que certains lecteurs apprécient beaucoup mes livres. J'ai reçu par exemple cette semaine un écho très favorable d'une lectrice italienne à propos de mes "10 ans sur la planète". La loi de l'indifférence est mystérieuse. Mais je ne peux pas m'arrêter à ça. D'une certaine façon, continuer à publier malgré cette chape de plomb est une façon de me prouver à moi-même que j'existe, et de faire circuler en contrebande des choses que je sais et que peu de gens savent : par exemple qui peut se vanter de savoir ce qu'il se passe en Transnistrie, pays boycotté par nos médias et sur lequel on a fait courir tant de rumeurs infâmantes ?

Je l'ai dit : à moyen terme j'ai l'intention de sortir de mon impasse personnelle autrement que par les publications - en changeant de job, en m'intéressant à l'anti-impérialisme municipal. Parce qu'il faut que je retrouve la chair du monde. Celle qui aussi redonnera du corps à mes mots, à mes pensées. Mais dans l'attente de cela, tant pis, je continue de publier, comme le petit Poucet semait des cailloux. Et donc vous trouverez prochainement sur le marché mon petit livre sur la Transnistrie.

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Livres

5 Décembre 2008 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Actualité de mes publications

Je n'ai jamais été doué pour la tactique éditoriale. On m'explique en ce moment qu'avoir publié chez Thélès n'était pas une très bonne idée, parce que c'est, dit-on, un éditeur un peu "cheap" en termes d'image. En plus le livre est un peu cher (24 euros). Peut-être va-t-il devenir une pièce de collection, qui sait (car il est d'apparence fort belle). Je n'ai pas trop la tête à réfléchir à nouveau à la diffusion. Je suis occupé à corriger mon roman qui paraîtra en janvier. Je devrais trouver un attaché de presse pour penser à ça à ma place...

Je voudrais écrire un nouveau livre maintenant. Une sorte de remise en perspective du travail accompli avec une analyse philosophique de la condition humaine. Mais rien n'indique que je puisse trouver le temps de le faire à côté de mon boulot, notamment si Mme Dmitrienko maintient son idée de me faire écrire sur la Russie. Tout cela devient problématique...

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