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Le blog de Frédéric Delorca

Articles avec #cinema tag

Un mot encore sur l'enfant au dhoti jaune et blanc

16 Mai 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Cinéma, #Grundlegung zur Metaphysik

En ces temps de "variant indien", dans un précédent billet sur Miley Cyrus j'évoquais l'enfant malade en dhoti (vêtement sacrificiel) blanc et jaune de  I Pet Goat II (2012 - résumé en anglais ici), l'animation ésotérique si interprétée même par ces musulmans (cf ici). EnterTheStars est revenu aujourd'hui dans une vidéo sur ce sujet qu'il avait abordé en 2013 et fait remarquer que dans cette animation on voit aussi une ovoscopie (le chauffage d'un oeuf qui joue un rôle dans la fabrication de certains vaccins) dans l'oeuf orphique, ainsi qu'au sol des comprimés et des seringues.

Le site de la compagnie canadienne Heliofant qui a réalisé I Pet Goat II précise que le personnage s'appelle Ludovic en ajoutant que le nom bien que d'origine germanique peut se découper en ludo-ovis - qui joue avec l'oeuf, et qu'il est inspiré par un sorcier, Drako - du nom de la constellation du dragon, draco - , qui veut le contrôler mentalement et contrôler le monde entier en jouant sur le mensonge, les opérations sous faux drapeau, le poison, la législation, l'exploitation de l'énergie des gens, la diffusion monétaire. Comme l'a noté Vigilantcitizen, Drako porte le slogan maçonnique "ordo ab chao" sous ses yeux, et la pyramide du billet d'1 dollar inversée sur le menton.

Je ne suis pas sûr qu'EnterTheStars ait la bonne lecture. Car il passe d'une interprétation à l'autre trop facilement - l'enfant est Miley Cyrus, puis ensuite seulement il s'intéresse à sa réelle identité, en inventant d'ailleurs des étymologies sans rien vérifier (il prétend qu'on trouve "covid" dans Ludovic et que "lu" veut dire "le" en français, ce qui est faux). Ensuite il passe sous silence le fait que l'animation est d'inspiration gnostique (elle appelle à l'ouverture du troisième oeil à travers Jésus). Le nom même du groupe de réalisateurs Heliofant rappelle "hiérophante" - les maîtres des mystères antiques : héliophante signifie découvreur du soleil. Le film est-il une apologie d'un christ "solaire" théosophique, ou une description de ce que va faire l'Antéchrist faussement décrit comme le suggère ce site ? Il se peut que les auteurs soient d'inspiration théosophique et, du coup, aient cru décrire clairement un Christ triomphant alors qu'ils décrivaient l'Antéchrist. D'ailleurs dans cette animation l'antéchrist contrôle aussi le génie Drako qui épuise la planète. EnterTheStars tourne peut-être en rond à trop essayer d'interpréter ce morceau de 3D.

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Send in the clowns

8 Janvier 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Les Stazinis, #Donald Trump, #Les régimes populistes, #Colonialisme-impérialisme, #Grundlegung zur Metaphysik, #Cinéma

Il est très important de rire de ce que vous présente la télévision. Non pas d'un rire désespéré, mais, nourri de votre foi, d'un rire sain, détaché, qui sait que le théâtre d'ombres médiatique est la plus ridicule des inventions destinée à ceux qui, au fond, victimes de leur peur, ont délibérément choisi de ne jamais rien savoir ni rien jamais comprendre.

J'ai bien ri ce matin en regardant cette vidéo de "A Call for an uprising" qui, à force d'être censuré par YouTube (comme je le suis moi-même : ma vidéo sur Soros sur TV Delorca - abonnez vous ! - a été détruite, et mon droit à publier suspendu pour deux semaines) ne publie plus que des séquences courtes et allusives, mais c'est comme avec les aphorismes : plus c'est court plus c'est drôle. De peur que même sa petite séquences soit censurée, et pour ceux d'entre vous qui ne comprennent pas l'anglais, je vous résume son propos : "Ha ha, de toutes les opérations psychologiques (psy ops) de la CIA celle-ci est vraiment la plus drôle. On pourrait l'appeler 'Send in the clowns'. Regadez ça : les gens rentrent dans ce bâtiment - la Capitole - sans dispositif policier, c'est comme entrer avec un bazooka dans un aéroport avec les félicitations du personnel de sécurité. Cette opération psychologique c'est 'Send in the clowns'. Regardez ces scènes surréalistes de types qui escaladent les murs comme des Spidermen. Quel citoyen ordinaire pourrait faire ça ?"

Et pour compléter cette présentation je vous mets ici (sur Dailymotion) le petit diaporama qu'il a fait sur la prise du Capitole par les partisans de Trump sur fond de "Send in the Clowns" (Faites entrer/envoyez les clowns), chanson interprétée jadis par Frank Sinatra (puis par Barbra Streisand et quelques autres).

Il est toujours délicat de devoir expliquer pourquoi quelque chose est drôle, mais il est clair qu'il faut avoir en tête une ou deux choses pour pouvoir apprécier le sel de cette lecture de l'actualité par "A Call for an uprising". Tout d'abord il faut savoir ce que c'est qu'une "psy op" de la CIA : c'est une opération de manipulation des foules : il y en a eu beaucoup au temps de la guerre froide (voyez cette video mainstream à ce sujet). On recrutait une équipe de psys avec un but particulier : désamorcer la résistance communiste dans tel ou tel pays (les Philippines, les Sud Vietnam, le Guatemala). Et on définissait un modus operandi : par exemple envoyer des agents sous des couvertures bidons (instituteurs, prêtres etc) pour aller convaincre les paysans des vertus du dictateur en place, ou monter une énorme intox contre un opposant. Ca marchait aussi dans les milieux intellectuels. Il a fallu du temps pour comprendre que ces psy ops étaient aussi menées chez les alliés (en France par exemple), et contre la population américaine elle-même. En fait tout le monde est la cible de ces opérations, comme tout le monde est la cible de l'espionnage comme l'a montré Snowden.

Bien sûr cette opération burlesque d'invasion du Capitole après un discours de Trump a toutes les apparences d'une "psy op" pour liquider ce qui reste du trumpisme.

Peu importe que ce soit la CIA elle-même qui l'ait conçu, ou toute autre officine privée, publique, parapublique, tout cet Etat profond américain et qui, en réalité n'est même pas américain (il est transnational au service des milieux financiers mondialistes). Tous ces organismes maintenant sont interchangeable : CIA, officine de sécurité israélienne ou turque, blackmatters, entreprise informatique française ou britannique, ONG artificielle : ce sont les mêmes managers qui naviguent de l'une à l'autre.

Connaissant l'état d'esprit des types qui dans ces organisations conçoivent la manipulation des foules, on imagine bien que l'un d'entre eux aurait pu se dire avec leur cynisme nihiliste habituel : "Appelons cela 'Send in the clowns' " . On ne saura peut être jamais qui a défini l'opération d'hier ni comment ils l'ont appelée, mais l'idée de A Call for an uprising à ce sujet cible au coeur même du réel, et le synthétise au mieux, car c'est au fond effectivement ce qu'ils ont fait : ils ont attrapé un paquet de clowns dans la manif de Trump pour les faire entrer au Pentagone. Tandis qu'en direct des abrutis de nos grands médias titraient "Coup d'Etat aux Etats-Unis". Tout cela est d'un ridicule achevé. "But the joke is on you" comme disent les Américains, la plaisanterie (joke) est sur vous et contre vous, comme un joug (yoke). En balançant ce genre de sketch aux spectateurs et en sachant que beaucoup y adhèreront, ces manipulateurs ne font que leur prouver qu'ils sont vraiment devenus un troupeau décérébré.

Cela fait longtemps (bien avant le film "le Joker") que dans le cinéma et les jeux, le système de la société du spectacle valorise le clown comme nouveau héros/anti-héros. Peut-être même la chanson de Sinatra participait-elle d'une programmation prédictive sur ce thème. C'est une façon de tourner en dérision l'humanité et de lui renvoyer en miroir sa propre folie, de lui montrer qu'elle n'est plus qu'un rat de laboratoire qui tourne dans sa roue (et qui, pour cette raison, est bonne pour la vaccination obligatoire, le masque et toutes sortes de dynamitages - voyez ce qu'en a dit Cathy O'Brien, elle a connu le sujet dans sa chair...).

Donc, oui, les clowns ont été envoyés au Capitole. Des partisans de Trump sur Twitter hier montraient que certains visages parmi eux avaient été aussi photographiés dans des manifestations d'antifas... C'est très probable (on a même dans la "troupe" un supporter du régime de Kiev que les grands médias font passer pour pro-russe). Mais ça n'a guère d'importance. Qu'ils soient trumpiens, antifas ou contorsionnistes dans des cirques, les gens qui sont employés dans ce genre de "performances" sont aussi polyvalents que leurs employeurs. Un jours ils sont ici. Un autre là.

Ils ont en tout cas ainsi parachevé le travail de sape du trumpisme, qu'avaient déjà bien développé pendant le mois de décembre l'establishment républicain lequel avait progressivement lâché le président sortant, ne laissant la place qu'à acharnés un peu ridicules façon Sydney Powell (la dame qui croyait que le fantôme de Chavez avait manipulé les résultats électoraux de 2020) intoxiqués par Qanon. L'opération a été ficelée comme les pires révolutions colorées de Géorgie ou d'Ukraine. On crée du spectacle télévisé, on verrouille les pouvoirs institutionnels. La Géorgie, aux mains des Républicains, bascule dans le camp démocrate pour livrer à ceux-ci le Sénat (ils ont ainsi les pleins pouvoirs). Ted Cruz et le dernier quarteron des résistants (même l'irréductible Rand Paul, le fils de Ron) doivent reconnaître la (fausse) victoire de Biden... End Game.

Après on fait le nettoyage... On veut provoquer un impeachment de Trump en le faisant passer pour fou, comme on a tenté de faire passer pour fous Fourtillan et Assange dans les attendus du jugement qui refuse son extradition en Amérique. Les vieilles recettes brejnéviennes ont séduit nos décideurs. Psychiatriser les gêneurs, c'est tellement plus facile. Et tant pis pour la fragilité des institutions : tant pis si un impeachment de Trump à quelques jours de la fin du mandat ouvrirait la voie à un précédent dangereux pour d'autres présidents ultérieurs. Seul le spectacle compte. Et tant pis aussi si cela plonge ses partisans dans toujours plus de désespoir et d'extrémisme. Tant pis s'ils fomentent des révoltes sporadiques ici ou là dans les années qui viennent. Le chaos est si agréable aux yeux de nos chefs... "Ordo ab chao" voilà leur slogan.

Devra-t-on regretter Trump ? On ignore quelle part de lui aura été sincère et laquelle relevait de l'illusionnisme ou même d'une dangereuse magie occultiste, pas seulement parce que son gendre avait acheté le 666 de la 5e avenue à New York. Je publierai prochainement des éléments sur la symbolique de sa campagne de vaccination qui risquent de vous sidérer. De toute façon il n'est pas fini. Ce genre de personnage est utile au système quoi qu'il advienne, et beaucoup de "bons esprits" peuvent le garder en réserve comme ils le font avec Sarkozy ou Hollande. Il faut des marionnettes pour le spectacle. Voyez combien le Parti démocrate américain est toujours sur le point d'imploser entre son aile gauche et son aile droite dès qu'il n'y a plus la haine commune de Trump pour le fédérer. Le ressortir des cartons de temps à autre sera toujours utile.

En tout cas n'investissez aucune passion dans les farces que vous présentent en boucles vos écrans. Ni dans les affects des médias mainstreams qui veulent vous mobiliser sur le thème "faites vous vacciner, obéissez nous, résistez au fascisme, au complotisme, au terrorisme", ni dans ceux des "alternatifs" sur Internet qui vous embrigadent dans des révoltes stériles lesquelles pourraient bien finir plus mal que la pantomime du Capitole (rappelez vous des LBD pour les Gilets Jaunes). Le plus important pour l'avenir du monde ne se joue pas dans ces théâtres d'ombres... mais d'abord dans vos coeurs !

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Donald Trump a-t-il un rapport avec le voyage dans le temps ?

21 Novembre 2020 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Donald Trump, #Christianisme, #Grundlegung zur Metaphysik, #Les Stazinis, #Les régimes populistes, #Cinéma

Casey Brown, le chrétien américain qui anime EnterTheStars sur You Tube n'est pas toujours facile à suivre, et la manière dont il intègre au canon le Livre d'Hénoch est un peu intrépide, mais je prends ses intuitions au sérieux depuis qu'il m'a montré divers aspects du culte de l'adrénochrome (voir ici) et qu'il m'a enseigné comment le logo du laboratoire de Wuhan figurait dans un jeu vidéo anticipant sur le Covid à travers notamment la figure du raton laveur "raccoon" (anagramme de c-corona) également utilisé par Microsoft (voir ).

Il est maintenant persuadé que, dans l'économie des sociétés secrètes et de l'ésotérisme, Trump est lié à Abraham Lincoln (sur le mode de Janus, du double), et que tout cela peut avoir un rapport avec le cuivre, la 5G et les machines à remonter le temps. Bien sûr, il n'a pas une thèse là dessus, mais il essaie de comprendre comme nous tous en tâtonnant. Mais je suis convaincu que sa méthode, fondée sur l'exégèse des productions culturelles de masse comme les séries hollywoodiennes, est pertinente et inspirée par Dieu. D'ailleurs il a des milliers d'abonnés aux Etats-Unis pour cette raison. Et ceux qui, en France, likent en masse en ce moment mon billet sur le rapport malsain de Joe Biden aux jeunes filles, feraient bien mieux de s'attacher à mes billets sur EnterTheStars, car ce sont eux qui peuvent les aider à sortir de la "matrice" culturelle dans laquelle Hollywood (saturée de sociétés secrètes) et les médias tentent de nous enfermer. Evidemment c'est un travail lent, ingrat, qui requiert de la patience et de l'humilité, mais je pense qu'il en vaut la peine (St Paul dit qu'il faut fixer le regard sur les choses éternelles).

J'en veux pour preuve le fait que récemment il est apparu que l'intuition d'EnterTheStars sur le lien Lincoln-Trump via l'inventeur serbe de Croatie Nikola Tesla (dont l'oncle de Trump a récupéré les papiers pour le FBI, ça c'est un fait historique) a été confirmée par un prédicateur évangélique dominicain, Lorenzo Soto Garcia, qui n'est pas du tout du même bord que Casey (Casey qui refuse maintenant le paradigme gauche droite était plutôt proche des républicains au départ alors que ce prédicateur comme beaucoup d'hispanos est de gauche), et qui n'avait aucun contact avec lui (c'est un abonné d'EnterTheStars qui a souligné la "synchronicité"). Je ne vous conseille pas du tout de lire la brochure "Tesla, Lincoln, Trump et la machine à remonter le temps", publiée en mai 2020 de Soto Garcia qui est mal écrite. Disons simplement qu'il y  raconte comment Nikola Tesla, ayant appris à construire une machine pour voyager à travers le temps, se téléporte à l'époque d'Abraham Lincoln, puis, va s'allier au "meilleur président républicain de l'histoire", pour empêcher Donald Trump de provoquer une guerre mondiale en 2022. Le point intéressant est que sa façon de relier Tesla-Lincoln-Trump et la machine à remonter le temps recoupe exactement, par la voie de l'imagination, ce que Casey pendant l'été 2020 a repéré au terme d'une étude serrée de diverses productions hollywoodiennes notamment celles qui mettaient en scène la Tour de Trump comme "Person of Interest".

Il y a un mois, le 12 octobre, Casey dans une vidéo s'intéressait à une série tournée sur l'île natale de la mère de Donald Trump, l'île de Lewis au Nord de l'Ecosse : Outander.

Cette série, sortie en 2014, parle aussi du voyage dans le temps, mais ce n'est pas la seule bizarrerie que Casey y a dénichée...

Dans l'épisode 18 (saison 4) de Quantum Leap/Code Quantum (série parue en 1989), Justin Thompson joue le rôle de Donald Trump quand il avait 12 ans, le 10 mai 58 (46 ème anniversaire de sa mère). 58 est le parallèle nord qui passe par l'île de Lewis (et la tour de Trump à NY a 58 étages).

L'île de Lewis, où se passe Outlander, c'est l'île de Lugh. Lugh est le dieu ou le héros lumineux (assimilée par les Romains à Hermès-Mercure) qui tua une sorte de cyclope géant (en enfonçant son "troisième oeil" avec la pierre d'une fronde, comme David le fit avec Goliath). Selon des légendes locales de l'île de Lewis, les mégalithes (Callanish standing stones) étaient des géants qui ont refusé d'être convertis par Saint Kieran de Saighir (un des "douze apôtres" irlandais compagnons de St Patrick) et transformés en pierre à titre de punition. Le plus grand géant attesté de l'histoire non pathologique Angus MacAskill, 2,36 m né en 1825 (et mort un 8/8) était aussi originaire de Lewis. On peut aussi estimer que l'ile est liée aux Nephilim avec les "hommes bleus de Minch", créatures marines d'un détroit qui borde l'île.

La mère de Trump  (était-elle versée dans la sorcellerie ?) est née à une vingtaine de kilomètres des mégalithes de cette île qui sont mis en scène dans la série "Outlander" comme des instruments de voyage dans le temps. L'actrice principale d'Oustlander, l'irlandaise Caitriona Balfe, qui est née un 4 octobre (10/4) à 88 jours de la fin de l'année (8/8 est un chiffre souvent mis en scène dans les films qui parlent de voyage dans le temps). L'horloge de Doc Brown dans Back to the future (sorti en 1985) marque 10h04 quand commence le voyage dans le temps. Elle a donc été choisie dans le casting pour la connexion de sa date de naissance avec le voyage dans le temps. On peut se demander d'ailleurs si cela ne fait pas système avec le fait que la chanson phare de Back to the Future de 1985, "The Power of Love" ait été chanté par Huey... Lewis - un commentateur d'EnterTheStars rappelle qu'une autre chanson de Back to the future "Johny B. Goode" a été chantée par Chuck Berry en 1958, ce qui renvoie à Quantum Leap et au parallèle de l'Ile de Lewis...

L'actrice dans le film est une infirmière, Claire Randall, mais en fait on comprend à demi-mots qu'il s'agit d'une sorcière (on ne s'étonnera pas que la série dans le premier épisode de la deuxième saison en 2016 ait fait de la programmation prédictive, comme le laisse entendre le York Dispatch de juin dernier, ait fait de la programmation prédictive sur la fermeture des commerces pour éviter la propagation d'un virus, en faisant d'ailleurs allusion à l'alchimiste "comte de Saint Germain", qui a acquis l'éternité et voyage dans le temps lui aussi). Elle va donc utiliser les mégalithes pour voyager dans le temps, après un sacrifice rituel de samhain (le halloween gaélique). Casey va jusqu'à supposer qu'elle peut être une sorte d'analogue de la mère de Trump, y compris dans le fait qu'à un moment elle épouse un homme qui va grimper dans l'échelle sociale à travers la franc-maçonnerie, ce qui est peut-être aussi le cas du père de Trump.

EnterTheStars s'est aussi demandé si le lien entre Unilever (qui produit du savon et du papier toilettes, promeut des bains de bouche contre le Covid en ce moment, et a fait de l’argent sur le papier toilette via sa filiale Seventh Generation pendant le confinement) et Lewis ainsi qu'entre Unilever et Trump pouvait expliquer que la  carte "Jugement" du tarot en "Une" du magazine The Economist (des Rothschild occultistes) de 2017 aient représenté le président américain sur du papier toilettes, mais on peu en douter. Son argument est que sur cette image le président Trump porte à la main droite le globe emblématique des tweed Harris. Le fondateur d'Unilever, le vicomte William Lever a possédé l'île de Lewis, et cette île, dans sa partie nord appelée Harris, est bien le berceau des célèbres tweeds...

C'est en tout cas clairement vers l'île natale de la mère de Trump que The Economist a pointée en 2017.

Pendant la campagne électorale de 2016, 88 jours après le 88 ème jour de l'année, le 25 juin, Trump est allé parler au cours de golf qu'il possède à Aberdeen en Ecosse et déclarer qu'il se sentait complètement écossais. La référence à l'Ecosse dans une combinaison de chiffres 88 (176 ème jour du calendrier grégorien) pourrait souligner le rattachement de Trump aux prophéties gaéliques et à ce qu'il se joue de magie autour des mégalithes de l'île de Lewis.

Il faut aussi, pour comprendre ces voyages dans le temps, les penser à la lumière de Donnie Darko, film sorti le 9 janvier 2001 qui met en scène le 88 (cf image à gauche )et fait aussi système avec Quantum Leak, Back to The Future et Outlander. C'est un film  qui fait des références à "Back to the future" et opère une remontée dans le temps à travers des sacrifices. Il est en outre chargé de références prédictives au 11 septembre 2011 : la scène au ralenti d'un moteur à réaction déchirant un drapeau américain inversé au plafond de la chambre de Donnie Darko vers la fin du film, sauf que le crash de l'avion sur la maison du Middlesex a lieu le 1er novembre 1988 (toujours 88...) - il y a aussi des détails qu'on obtient par arrêt sur image, par exemple le 1:16 sous "Twin pines mall" (référence aux tours jumelles) qui à l'envers (non pas de droite à gauche, mais renversé) donne 9:11 (voir ici mn 36'11) ou encore quand le Dr Emmit Brown attend au Twin Pines Mall le 26 octobre 1985, et montre deux mini-horloges qui affichent 1:19 (ici min 41:07). Il est chargé de références à l'oeil d'Horus (la constellation Sirius), aux portails interdimensionnels, notamment la Porte du Lion du mois de juillet, aux éclipses qui peuvent avoir joué un rôle dans la préparation du 11 septembre (pour l'ouverture de possibilités d'accès aux mondes parallèles) comme dans la préparation de l'affaire du Covid (on en avait déjà parlé en mai dernier ici). EnterTheStars évoque un lien possible avec Trump à travers la mention "triumph" sur le T-Shirt du héros, ce qui renvoie aussi aux Arcs de Triomphe, portiques de communication avec les mondes invisibles, comme l'arche de Baal à Palmyre. Je ne développe pas... Il y a de nombreuses vidéos d'EnterTheSTars et de TheologyEd là dessus, qui utilisent d'ailleurs un peu les mêmes matériaux, notamment le court-métrage d'animation canadien "I, Pet Goat II" de 2012 (rempli aussi d'ésotérisme, et de programmation prédictive qui recoupe en partie les films précités) que vous pouvez parcourir si vous comprenez l'anglais. Je reviendrai sur le sujet quand j'aurai un peu avancé dans la recomposition de ce puzzle.

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Le sang de Prométhée et la plante magique de Médée

4 Septembre 2020 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Abkhazie, #Antiquité - Auteurs et personnalités, #Cinéma, #Divers histoire

Divertissons nous un peu des tristes nouvelles du moment. J'ai appris ceci en travaillant sur les mémoires d'un ancien combattant abkhaze pendant le confinement : non seulement le Caucase était connu pour être la patrie du titan Prométhée, mais il existe en Abkhazie une grotte de Prométhée dans laquelle se passent des phénomènes "spirituels" étranges. Or je regardais tantôt ce film de 1963 qui fit les délices de mes 11 ou de mes 12 ans, "Jason et les Argonautes" - film au demeurant très chrétien car, quoiqu'il mettre en scène très délicatement les jeux des Olympiens, il annonce aussi leur fin prochaine...

J'ai été étonné de voir que ce film à un certain moment évoque subtilement le lien de la Colchide (dont une partie est l'Abkhazie actuelle, ce dont, comme je l'avais évoqué dans mon livre il y a dix ans, même les observateurs russes présents avec moi il y a 10 ans avaient conscience) avec le Titan supplicié. C'est lorsque la sorcière-prêtresse Médée donne au héros Jason un baume magique issu du sang de Prométhée.

Quand on regarde d'où vient cette histoire de baume, on trouve Apollonios de Rhodes, le poète alexandrin exilé par Ptolémée II, qui, à 18 ans (encore un surdoué précoce, un peu comme Lucain sous Néron), composa les Argonautiques. Apollonios y décrit en détail ce remède et explique même comment la magicienne le recueillit "par ses enchantements" du suc d'une fleur née des gouttes du sang de Prométhée dans une coquille, "au bord de la Mer Caspienne". Il précise que pour ce faire elle s'est lavée sept fois dans des eaux "qui ne tarissent jamais" (comme l'âne d'Apulée s'immerge sept fois à la mode pythagoricienne dans la mer pour être sauvé par Isis) et a appelé sept fois sa nourrice d'enfance.

En 1961, Christian Lacombrade, helléniste de l'université de Toulouse, soulignait que toute cette affaire révélait "l'engouement du public (d'Apollonios de Rhodes) pour la magie", bien plus intense selon lui à l'époque hellénistique qu'à l'époque classique. Il remarquait aussi que, non seulement Apollonios s'inspirait, dans la description de la plante, de l'herbe magique que Circé donne à Ulysse dans l'Odyssée, mais aussi que le détail du rituel suivi par Médée pour la cueillir ressemble à ceux que Théophraste exposait à propos des fabricants de philtres, et que l'Alexandrin recopiait peut-être dans son poème un grimoire occultiste de son époque (voilà qui intéresserait sans doute les divers naturopathes et aromatothérapeutes qui se mobilisent contre le fascisme sanitaire en ce moment).

Dans ses "Coupeuses de racines" (ouvrage dont ne subsistent que quelques fragments) Sophocle décrivait Médée recueillant le suc des plantes (selon Macrobe). Apollonios a donc repris une longue tradition concernant la magicienne. Le tragédien rattachait-il déjà une plante de Médée au sang de Prométhée ? On ne le saura jamais avec certitude, mais dans une autre tragédie, "Les Colchidiennes", il mentionne Prométhée quand Médée conseille Jason devant une épreuve.

Moi qui vous ai souvent parlé des stoïciens avant ma conversion, y compris dans un billet d'août 2010, huit mois après mon voyage en Abkhazie, où j'abordais leur cas juste après celui des Argonautes (voir ici), je ne puis rester insensible au fait que le stoïcien Cléanthe (330-232 av JC) se serait lui aussi intéressé à la "plante prométhéenne" et aurait écrit selon un fragment analysé par l'exégèse allemande qu' "il pousse sur le Caucase,  une plante que l'on appelle prométhéenne. Médée la recueillit et la réduisit en poudre pour s'en servir contre les antipathies de son père". Lacombrade imagine même la possibilité d'une rencontre entre l'athénien Cléanthe et Apollonios à Alexandrie. En tout cas les deux naviguaient dans le sens des théories des grandes correspondances cosmiques qui allaient exalter le néo-platonisme au IIIe siècle de notre ère et qui connaissent un très grand succès de nos jours.

Pourquoi Sophocle et Cléanthe s'intéressèrent-ils tant à Médée et aux Argonautes ? On l'ignore.

Quoi qu'il en soit, pour ma part, je suis moins surpris de retrouver la sorcellerie des plantes et des astres (Médée est aussi la prêtresse qui fait tomber la Lune du ciel) autour des montagnes abkhazes qui en sont saturées (même le récit de mon ancien combattant en parlait) que de dénicher dans un peplum des années 60 une si grande fidélité érudite à un poème alexandrin des années 270 av JC... En tout cas jetez y un coup d'oeil si vous aimez les mythes et les origines de notre culture. Je le poste en lien ci-dessous.

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"Monsieur Vincent"

5 Juin 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Cinéma, #Christianisme, #1910 à 1935 - Auteurs et personnalités

Je regardais tantôt en DVD ce beau film de 1947 "Monsieur Vincent" que jadis les enfants du patronage catholique allaient voir car c'était du temps où le cinéma national (tout comme celui d'Hollywood - d'ailleurs le film reçut aux Etats-Unis l'Oscar du meilleur film en langue étrangère en 1949) se devait d'être chrétien, ou du moins de ne pas trop heurter les consciences catholiques, ce qui a changé dans les années 60.

Ce film présente d'une manière touchante le personnage de Saint Vincent de Paul, un des héros du renouveau spirituel français du XVIIe siècle.

Du coup, je me plonge cet après-midi dans quelques passages de la vie de ce saint prêtre gascon. Son enlèvement par les pirates sur la mer entre Marseille et Narbonne, sa vente à 29 ans comme esclave à Tunis d'abord à un pêcheur, ensuite à un médecin (de septembre 1605 à août 1606). Il précise dans une lettre que ce médecin était un alchimiste "spagirique , souverain tireur de quintessences, homme fort humain et traitable, lequel, à ce qu'il me disait, avait travaillé l'espace de cinquante ans à la recherche de la pierre philosophale, etc." Il précise : "Il m'aimait fort, et se plaisait de me discourir de l'alchimie, et puis de sa loi, à laquelle il faisait tous ses efforts de m'attirer, me promettant force richesses et tout son savoir. Dieu opéra toujours en moi une croyance de délivrance par les assidues prières que je lui faisais, et à la vierge Marie, par la seule intercession de laquelle je crois fermement avoir été délivré", de sorte que l'espérance de la délivrance (pour retrouver un certain M. de Commet avocat à d'Acqs et juge à Pouy qui l'avait fait entrer dans les ordres Mineurs) le fit s'intéresser plus au moyen de guérir la gravelle, pour laquelle il préparait les ingrédients et les administrait. Il avait la sagesse de fuir la sorcellerie et tout ce qui, dans cette veine, flatte l'Ego...

J'apprends que de 1619 à 1622 il fut aumônier des galères à Marseille. J'ai passé une nuit à l'hôtel Ibis qui est l'ancienne capitainerie des galères royales dans cette ville, en 2014, du temps où j'y menais une enquête sur les médiums. Qui sait si quelque chose de la présence du saint homme à l'époque ne m'avait point protégé des conséquences potentiellement très funestes que pouvaient avoir pour moi ces mauvaises fréquentations. Par la suite, j'ai croisé l'ordre de Saint Vincent de Paul en travaillant sur ces étranges apparition de la Vierge rue du Bac et la médaille miraculeuse qui leur fut consacrée en 1830, car cette affaire remit en scelle cette congrégation, à l'époque malmenée par le pouvoir civil. Notre siècle gagnerait à se pencher à nouveau sur tout cela.

Il devrait aussi se pencher sur Maurice Cloche, le réalisateur du film, qui avait, douze ans plus tôt, surpris et ébloui le chroniqueur du journal Comoedia (20 février 1935) Jean Vincent-Bréchignac (et son successeur Fernand Lor l'année suivante, ainsi que beaucoup d'autres critiques qu'on peut trouver sur Gallica) avec un documentaire flamboyant sur le Mont Saint Michel, puis s'était spécialisé dans la mise en valeur des détails de l'existence quotidienne en province avec "Ces dames aux chapeaux verts" et à Paris avec "Sixième étage" (voir lé critique dans Le Matin du 28 juillet 1939 p.4). Neuf ans après Monsieur Vincent, en 1956, il allait revenir à la thématique chrétienne avec "Un missionnaire" (à propos de l'Algérie) à partir d'un témoignage authentique, mais que les milieux chrétiens de l'époque jugèrent maladroit.

Cloche n'était pourtant pas spécifiquement étiqueté catholique. Ses sujets ont été variés. A gauche les communistes ont vertement critiqué un de ses films sur l'enfance délinquante, mais Témoignage chrétien du 16 avril 1948 a signalé que "Monsieur Vincent" a été interdit aux Etats-Unis pour ses tendances communistes tandis que dans la revue du Parti communiste français La Pensée d'octobre 1948 (p. 106) le résistant Pol Gaillard lui reconnaissait le mérite d'avoir insisté sur l'importance des conditions matérielles de vie des pauvres et d'avoir montré que "l'expérience apprend de plus en plus à Vincent ce qu'il ne voulait pas admettre d'abord, qu'on ne peut rien tout seul, qu'on ne peut rien sans argent, qu'il faut organiser, organiser et que c'est là une tâche sociale et politique; il est contraint, bien qu'il y répugne, d'intervenir toujours plus haut, de s'adresser à l'Etat (car le dévouement des grandes dames ne va pas loin et l'on ne peut pas compter sur elles par exemple pour recueillir les enfants abandonnés".

Il semble que le PCF ne lui en voulait pas d'avoir terminé son scénario en 1943 sous l'Occupation, et d'avoir travaillé sous la botte allemande comme beaucoup d'autres cinéastes...

Extrait de la critique de Monsieur Vincent dans "La femme dans la Cité"  revue du Rassemblement féminin martiniquais de 1949, dont on peut supposer qu'elle reflétait le regard chrétien provincial (aussi bien qu'outre mer) sur ce film à l'époque :

"Une société a été créée il y a quelque temps :« L'Office Familial de documentation Artistique » ( OFDA ), dans le but de produire, non pas des films de propagande, mais des oeuvres fortes françaises, chrétiennes et profondément humaines. Elle a procédé par souscription dans la France entière. « Monsieur Vincent » est le premier résultat de son effort(*). Il ne faut pas hésiter à dire que c'est un chef-d'oeuvre. Mais n'allez pas voir ce film si vous êtes décidé à vous admirer vous-mêmes et à demeurer content de vous. On en sort comme honteux. Ce n'est pas la vie d'un homme charitable. C'est l'évocation même de la Charité. Et la Charité, comme tout ce qui est grand, est vouée à la solitude. Vincent de Paul a été seul, effroyablement seul. Seul quand il pénètre à Châtillon-en-Dombes, dont la population se calfeutre par crainte de la peste et lui jette des pierres pour qu'il s'en aille : ces gros souliers ferrés qui résonnent sur le pavé désert, ce visage de bonté qui se heurte à la dureté farouche de l'égoïsme . . . Seul sur ces galères, dont on l'a nommé aumônier général. Seul à sentir l'abîme de détresse de ces misérables qu'on traite pis que des bêtes. Seul dans des taudis de Clichy, où il écoute, en essayant de trouver le sommeil, les voix de la folie, du vice, de la maladie, les cent voix du mal qui crient vers lui de tous les murs. Seul aux prises avec l'Administration, qui ne lui pardonne pas d'avoir découvert la misère humaine, si bien couverte jusque là et qu'on avait loisir d'ignorer. Seul avec les "grandes dames de charité" qui refusent de se laisser entraîner au delà des papotages qu'elles avaient baptisé « charité ». Seul face à Richelieu, aux grands de la terre, aux malheureux aigris, à ses propres collaborateur (...)

Il a réussi ce tour de force de recréer intensément l'atmosphère d'une époque sans tomber dans le genre "reconstitution historique". Il a composé une oeuvre bouleversante profondément chrétienne sans rien de désagréablement "pieusard ", profondément humaine sans que Dieu soit laïcisé.

En France, dans toutes les villes où Monsieur Vincent a été projeté, on a signalé des actes de charité sortant de l'ordinaire dans les jours qui ont suivi. Telle cette dame de Lille, qui, rencontrant à sa sortie du Cinéma un malheureux étendu dans la rue, l'emmena chez elle et le soigna pendant plusieurs jours.

Je souhaite qu'il donne ici, à tous ceux qui le verront, des yeux plus chrétiennement ouverts sur la misère humaine. À la fin de sa vie, au cours d'une conversation qu'il a avec la vieille Reine de France, Vincent de Paul lui dit son regret d'avoir tant dormi, tant perdu de temps... Et la Reine de s'exclamer : " Mais alors que faut-il faire ?.. . " Et Saint Vincent en se levant péniblement, répond par ce simple, mot : " Davantage, Madame. .. "

Que vous ayez fait peu ou beaucoup pour vos semblables, j'espère qu'à votre tour, après avoir vu " Monsieur Vincent " et. vous disiez de même : " Il faut que je fasse davantage. (...)

Seul comme l'amour, quand il est vraiment l'Amour, avec ses terribles exigences et son impitoyable logique.

C'est pour cela que Pierre Fresnay est seul dans ce film. Les autres jouent admirablement leur rôle de comparses. Ils ont compris qu'ils devaient s'effacer devant cet homme un peu lourd, paysan, sans éloquence, qui a encore plus de coeur que de génie, qui parle mieux par ses yeux et par ses mains que par sa bouche. (...) Quant au dialogue de Jean Anouilh, il nous prouve qu'un vrai dramaturge est capable d'entendre, au-delà des voix rauques de la triste humanité, la voix humaine et divine de la sainteté. Les répliques entrent dans la chair; elles bouleversent ; elles font mal. Je pense à cette exclamation d'une dame de charité qui refuse de se charger des enfants trouvés, enfants du péché : « Est-ce que ce n'est pas la volonté de Dieu que de tels enfants meurent ?" -- La réponse arrive, lente, émouvante. : " Madame, quand Dieu veut que quelqu'un meure, pour le péché, il envoie son Fils ".  

(*) 80 millions de Francs, là où le budget ordinaire d'un film tournait autour de 10-12...

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L'épouse de Bernard-Henri Lévy pond un film "inspiré"

9 Mars 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Grundlegung zur Metaphysik, #Débats chez les "résistants", #Cinéma

Une affiche digne des spectacles de Messmer (qui provoque parfois quelques effets secondaires "bizarres" chez leurs spectateurs) dans les familles, surmontée comme il se doit de l'oeil omnivoyant maçonnique. Et, dans la distribution, Asia Argento, co-fondatrice de Me-too, et surtout, fille d'un réalisateur de films d'horreur "initié", et elle-même très versée dans la sorcellerie et le rosicrucisme comme elle l'affiche sur les comptes de ses réseaux sociaux. C'est le dernier film d'Arielle Dombasle, l'épouse du propagandiste belliciste Bernard-Henri Lévy, « Alien Crystal Palace . "Mon film est complètement libre" a-t-elle déclaré sur Europe 1 le 27 janvier dernier. Quand on connaît un peu le monde des sociétés secrètes et de l'occultisme, avec une affiche pareille, on n'y mettrait pas sa main à couper...

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"Auction of souls", "L'Arménie martyre" (1919)

1 Juin 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Cinéma, #Abkhazie, #1910 à 1935 - Auteurs et personnalités, #Christianisme

Il est une image qu'on trouve parfois sur des profils de militants chrétiens sur des réseaux sociaux, celle ci-dessous.

Elle est en fait extraite d'un film américain "Auction of souls" (ou "Ravished Armenia"), diffusé en France sous le titre "L'Arménie martyre". Une petite recherche sur Gallica nous en dit un peu plus sur ce film.

Par exemple la Revue Comoedia du 7 décembre 1919 :

Jeudi prochain 11 décembre, à la Salle Gaveau, sera projeté au profit des orphelins de l'Arménie un film qui constitue une noble — et douloureuse — propagande.

Mme la duchesse de Rohan patronne l'œuvre et le film sur lequel on nous donne les renseignements suivants:

Ce drame a déjà été donné sous le titre d'Auction of Souls (Ames vendues aux enchères) en Amérique, et à Londres, et a produit partout une profonde impression ; le martyre de l'Arménie y est représenté de la façon la plus émouvante.

Ce film a été établi d'après les témoignages publiés par lord Bryce et M. Henry Morgenthau, et notamment d'après les souvenirs personnels d'une Jeune Arménienne, Aurora Mardiganian, qui, après avoir fait l'infernal voyage des déportations, enlevée par les Turcs et enfermée dans un harem, a réussi à s'échapper et à se rendre en Amérique. Mlle Aurora Mardiganian est d'ailleurs l'héroïne du film. ALADIN.

La même revue un peu plus tôt 30 oct 1919 regrettait que la diffusion du film ait été interdite au moins jeunes mineurs dans l'Ontario. Paris aimait depuis longtemps, dans le domaine du spectacle, se poser en antithèse des Etats-Unis "puritains".

Sans surprise on notera que la Revue royaliste l'Action française 8 décembre 1919 en p. 4 synthétisait toutes les critiques positives de la presse anglaise à propos de ce film :

"Appréciations dans la presse anglaise, sur le film "L'Arménie martyre", qui sera donné jeudi 11 décembre à huit heures et demie du soir à la salle Gaveau

Bioscope - "ce film est le plus remarquable qui ait jamais été édité en Amérique"
Evening Standard - "Toute femme anglaise devrait se faire un devoir d'assister à la représentation d'Auction of Souls".
Evening News - "La production cinématographique la plus étonnante sous tous rapports que j'aie jamais vue."
Kinematograph Weekly - "Il n'a jamais été présenté sur l'écran de ce pays un film plus puissant,plus convaincant et plus poignant. Cette production est d'une technique et d'une habileté insurpassables"
B. Blais Esq. - "Je ne puis qu'exprimer un désir : c'est que ce film soit vu par chaque homme et chaque femme du monde civilisé"

Je ne sais pas trop si dans les cours d'histoire du cinéma aujourd'hui on parle beaucoup de ce film. La même année sortait à Paris "J'accuse" d'Abel Gance célèbre pour sa scène sur les fantômes des morts de la guerre qui hantent la conscience d'un poilu,et "Une idylle aux champs" de Charlie Chaplin.

Il avait été tourné en Californie, nous apprend la fiche Wikipedia.

Je me suis un peu intéressé à cette duchesse de Rohan qui patronnait la diffusion de l' "Arménie martyre" en France. C'était une poétesse, âgée à ce moment là de 66 ans. Elle venait de recevoir peu la légion d'honneur du maréchal Foch, en mai 1919, au cours d'une cérémonie dans son hôtel particulier près des Invalides, pour y avoir soigné les blessés de guerre (elle l'avait mis à la disposition de la Croix Rouge), et, le même mois, la croix de la reconnaissance italienne "en remerciement des mois passés dans les ambulances du front en Vénétie". Son mari, le duc était député de Ploërmel en Bretagne. Elle était fille d'un marquis du Périgord. Un de ses fils périt dans la Grande guerre à hardecourt.

Comment la duchesse a-t-elle été sensibilisée à la cause arménienne ?

La duchesse connaissait l'Europe de l'Est. En octobre 1909 (source la revue "Les modes") elle avait effectué un voyage dans le Caucase, en Crimée et en Roumanie, en compagnie de une de ses cinq enfants la princesse Marie qui épousa un descendant de Murat l'acolyte de Napoléon (la petite fille de cette dernière fut l'épouse du ministre de Chirac Albin Chalandon, le monde est petit). La presse de l'époque nous apprend qu'elle y avait rendu visite à la reine de Mingrélie SA la princesse Salomé Murat (à propos de la Mingrélie je vous renvoie à mon livre sur l'Abkhazie). Elle avait écrit une partie de son voyage dans son chalet Herminissia dans la montagne de Kuibia. Le récit fut publié en 1910 chez Calmann Lévy sous le titre "Les dévoilées du Caucase". Le journal "Gil Blas" du 17 juillet 1910 ironique le décrit comme "un voyage en famille minutieusement papoté. L'auteur eût oublié quelque part son ombrelle qu'elle n'aurait pas négligé de nous en faire part". La Croix du 22 juillet 1910, plus déférente le qualifiera de "si aimable, si varié de ton, si spirituel sans prétention et si noble de pensée". On peut supposer que ses attaches mingrèles, auprès de sa belle famille les Murat avait sensibilisé la duchesse à la cause arménienne. Mais on n'en sait pas plus au vu des archives disponibles sur le Net sur ce qu'elle en pensa précisément ni le cheminement précis qui permit au public parisien de découvrir "L'Arménie martyre" à la salle Gaveau.

Le film est in extenso ci dessous.

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L'honneur assassiné de Léontine de Villeneuve

21 Août 2017 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #XIXe siècle - Auteurs et personnalités, #Divers histoire, #Les rapports hommes-femmes, #La droite, #Cinéma

Dans le livre qu'il a écrit contre Deleuze "Apocalypse du désir" mais que je ne vous recommande pas car je le trouve un peu trop labyrinthique, Boutang voit dans le cavalier blanc du chapitre 6 de l'Apocalypse de Jean la figure du désir immédiatement adhérant à l'instant et sans but, désir pur et enfantin, à la différence du désir de guerre, du désir de mathématisation des rapports humains et du désir de néant qu'incarnent les trois autres cavaliers.

Châteaubriand éprouve à l'égard de cette forme de "désir pur" la même méfiance que Boutang. Il dit l'avoir vécu à 60 ans en 1829, dans sa vieillesse, sur le chemin de Cauterets (en Bigorre) et le compare au "repos inopiné" de Palinure dans l'Enéide qui s'était mal fini.

Il allait rencontrer dans la station thermale une de ses admiratrices de 26 ans, Léontine de Villeneuve, qui le lisait depuis deux lustres et entretenait une tendre correspondance avec lui depuis deux ans. Hélas pour le grand écrivain (que je soupçonne d'être un peu mythomane comme comme Malraux), celui-ci n'hésita pas à la diffamer dans ses Mémoires d'Outre-tombe en faisant croire qu'elle l'avait forcé à la raccompagner chez elle dans ses bras alors qu'elle n'avait que 16 ans (sic). Boutang dit que la plénitude de l'instant précède souvent un meurtre. Là c'est l'honneur de Mlle de Villeneuve (devenue ensuite comtesse de Castelbajac) que Châteaubriand tua.

La petite fille de Léontine a publié plus tard en 1925 ses lettres sous le titre Le roman de l'Occitanienne et de Chateaubriand, et tenté de rétablir la vérité.

"Il a fallu l'étrange passage des Mémoires de M. de Chateaubriand pour troubler mes souvenirs, écrivait à plus de 40 ans Léontine après être tombée sur cet extrait des mémoires dans  un journal. En présence de ce vrai et de ce faux.ainsi mêlés, et je puis ajouter ainsi travestis, l'effroi m'a saisie (*). Je me suis demandé si je me trouvais réellement vis-à-vis de moi-même dans cette personne dont je ne reconnaissais pourtant ni les sentiments, ni les actions. Mais ma fierté a pu se relever lorsque j'ai traduit chaque ligne de cette page au tribunal de l'exacte vérité. "

Elle expliquait plus loin que la différence d'âge (puisqu'il pouvait être "deux fois son père") l'avait poussée à vivre à Cauterets en toute innocence son amitié avec le grand homme et lui faire lire sa poésie, elle qui ne voulait vivre que de cet imaginaire là, et pour cette raison n'était toujours pas mariée. Chateaubriand qui apprit à ce moment-là qu'il était évincé du pouvoir, fit miroiter à Léontine la perspective qu'elle pourrait intégrer à titre permanent le cercle d'amis qu'il comptait fonder à Rome. Après avoir refusé cela parce qu'elle devait tout de même à son père de se marier, Léontine, le lendemain même, propose quand même d'aller attendre l'écrivain à Rome tandis qu'il irait règler des questions politiques à Paris. L'attendre, mais en tout bien tout honneur, pour intégrer ce groupe d'amis qu'il voulait réunir. Car, elle le dit dans son texte, elle est légitimiste, et politiquement plus à droite que Châteaubriand (trop libéral à son goût). Et dans ce milieu là on ne badine pas avec l'honneur !

"Vous me retrouverez entre les murs d'un couvent, sous la sauvegarde de la protection religieuse. Là, ma réputation sera mise à l'abri... Je ne parle pas de mon honneur : personne n'aura jamais le pouvoir d'y porter atteinte. Vous pourrez venir me voir tous les jours dans cet asile où nous nous donnerons hautement le nom d'amis, même en présence de Mme de Chateaubriand. Et, plus tard, lorsque les années seront venues pour moi comme pour vous, pourquoi ne deviendrais-je pas une nièce d'adoption qui se consacrerait à soigner et à consoler votre vieillesse?" lui aurait-elle dit... Et Chateaubriand refusa ce beau projet sacrificiel puis quitta Cauterets. Ils allaient s'écrire plusieurs fois encore (alors que dans ses Mémoires Chauteaubriand fait comme s'il connaissait à peine la jeune sylphide). Ils se revirent même en 1838 à Cauterets, puis rue du Bac à Paris juste avant la mort de l'auteur du Génie du christianisme. La correspondance publiée montre bien que la version de Léontine était la bonne.

Notre époque qui aime ajouter le crime au crime, le mensonge au mensonge, en 2008, sortit le film "L'Occitanienne",  dans lequel Châteaubriand et Léontine s'enlacent et se caressent longuement au milieu d'images suggestives du flot rageur du gave qui roule ses galers (j'aurais encore préféré une version avec Rocco Siffreddi et Clara Morgane...). Tant pis pour ce qu'était réellement Léontine de Villeneuve, son idéalisme littéraire, et sa vertu royaliste rigide. L'important n'est pas de rendre justice aux gens du passé, à ce qu'ils ont vécu ni ce en quoi ils ont cru. Léontine n'est plus ici qu'une jeune fille de notre époque qui aurait abusé d'une correspondance sur Facebook, et, arrivée dans la chambre de l'écrivain auquel elle était prête à se donner et même à qui elle voulait donner un enfant (ce qui, suivant les critères du XIXe siècle, est le comportement d'une catin...) réaliserait que tout est plus compliqué qu'elle ne l'avait initialement pensé. Notre époque n'aime pas rendre justice aux êtres, ni au passé... seulement idolâtrer ses propres valeurs, sa propre médiocrité...

Le réalisateur du film a le culot d'écrire en postface du film dans le générique que Léontine fut profondément blessée de "l'entrefilet" que Châteaubriand lui consacra dans ses mémoires ! (comme si lui, l'homme de notre époque, prétendait lui rendre justice et réparer l'offense faite à la jeune femme de 1829 en lui versant à son tour un pot de chambre sur la tête). Mais qu'eût elle dit du film alors ! Léontine n'avait pas été blessée du peu de place que l'écrivain lui accordait dans son livre mais du fait qu'il ait laissé entendre qu'elle voulait coucher avec lui, comme une fée des forêts un peu follette, alors que, comme ils étaient membres de la bonne société aristocratique tous les deux, et ayant de nombreux amis en commun (elle y insiste pour éclairer l'arrière-plan de leur rencontre), elle avait placé leur complicité littéraire à un tout autre niveau... Est-ce si dur à comprendre de nos jours ?

(NB : je n'ai pas le temps de développer ce point, mais il faut bien voir que notre temps aveuglé par sa fascination pour le désir charnel, et soucieux de rendre justice aux femmes - mais pas à la femme idéaliste, seulement à la femme sexuellement disponible, et mécontente de n'avoir pas assez de pages dédiée à son égo dans les mémoires d'un écrivain - non seulement ne comprend rien à l'honneur aristocratique et la vertu chrétienne qui le soutenait - à la différence de l'aristocrate romaine païenne antique qui selon Paul Veyne se donnait au noble le plus offrant dans un adultère sans état d'âme -, mais encore ne comprend rien à toute la beauté dont l'art littéraire se parait au début du XIXe siècle, beauté que Châteaubriand ne croyait pas ternir en se vantant d'avoir séduit une sylphide, mais qu'une aristocrate encore vierge aurait bien sûr anéantie en vautrant sa délicate poésie dans une sombre coucherie prénuptiale avec l'idole de son tabernacle épistolaire).

(*) c'est moi qui souligne

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Purimfesten

15 Décembre 2016 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Grundlegung zur Metaphysik, #Le quotidien, #Cinéma

Du temps où un type (un médium), à ma table, devina l'année de la mort de mon grand grand père et toutes sortes de détails sur mon enfance "au nom des esprits", c'est-à-dire au printemps 2014, je m'étais livré à des petits jeux de pistes sur ce blog, autour de la "statue de sel" qui avaient conduit certains de mes lecteurs à faire des commentaires spontanés qui avaient eu un impact très étrange sur mes relations avec mon entourage. Peu de temps après, le 30 septembre 2014, j'avais posté un billet sur l'actrice Irène Jacob et la "Double vie de Véronique". Six jours plus tard un fidèle lecteur de ce blog m'avouait qu'il était... le cousin germain d'Irène Jacob...

En ce moment je travaille sur le messianisme juif en lisant entre autres le livre (pas très bon ni très rigoureux, mais instructif pour un Béotien comme moi, car il a des sources intéressantes) d'un certain Youssef Hindi. Et cette semaine... je découvre qu'une jeune dame, cantatrice, qui est donc le double de la Véronique incarnée par Irène Jacob (qui était une histoire de double) s'est abonnée à mon blog (euh, quelle était la probabilité pour qu'une artiste en chant lyrique s'abonne à ce blog bassement politique)... et chante dans un opéra très lié à la thématique de mes lectures. Le nom de famille de la dame est celui d'un saint avec lequel un de mes aïeux espagnols, tertiaire franciscain, avait fait des rituels magiques comme il y en avait hélas trop dans l'Espagne catholique d'autrefois (j'ai découvert cela en septembre dernier)... Et le diminutif de son prénom est celui d'une journaliste qui anime une webTV... sur les médiums...

Et bien sûr, le rationalisme de bon aloi dans la société lettrée me commande de ne voir dans tout cela qu'une série de "coïncidences" amusantes... Mais comme je suis bête et indiscipliné, de mon côté je vais quand même garder mon petit fil conducteur à ce sujet dans un coin de ma tête...

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Alep, Snowden, Assange

14 Décembre 2016 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Proche-Orient, #Colonialisme-impérialisme, #Cinéma

Est-il vrai qu'à Alep-Est les soldats du régime d'Assad liquident des gens dans leurs propres maisons comme le soutiennent des opposants sur le Net ? Depuis 2011 en Syrie la guerre des propagandes fait rage. On ne doit pas croire les médias occidentaux, mais on ne doit pas non plus faire une confiance aveugle aux médias russes et à leurs alliés. Comme je l'ai indiqué dans mon livre "Au coeur des mouvements anti-guerre", je n'ai pas de contacts directs en Syrie comme j'ai pu en avoir en Serbie ou ailleurs. Donc je me garde bien de prétendre connaître, comme le font nos médias, la vérité sur chaque aspect de cette sale guerre. Quand les Occidentaux ont monté de toutes pièces le massacre de la Goutha pour déclencher leur ingérence, j'ai mentionné sur le blog de l'Atlas alternatif l'excellente contre-enquête de Seymour Hersh qui a démasqué la supercherie. Mais sur Alep je n'ai aucune vérité pré-établie : les 80 000 personnes confinées dans les derniers quartiers tenus par les islamistes sont-elles des "opposants" ou des "boucliers humains" et dans quelle proportion ? Je n'en sais fichtre rien.

Tout ce que je sais c'est que ce sont les Turcs et non Assad qui ont empêché nos parlementaires d'aller voir. Et qu'il y a beaucoup de pharisaïsme dans tout cela. Pour ne parler que de la Turquie : " Si seulement les Turcs qui manifestent pour Alep, écrivait hier sur Twitter la journaliste Aylina Kilic, élevaient une toute petite voix en faveur des Kurdes qui ont la même citoyenneté qu'eux. Plus de 150 personnes tuées dans les caves de Cizre". On peut dire la même chose du silence assourdissant de nos politiques (sauf Asensi du Front de Gauche lors du débat sur le génocide des minorités à l'Assemblée) à propos de la destruction du Yémen...

Je souhaite au peuple syrien que la guerre se termine rapidement et à nos peuples qu'ils évincent au plus vite les politiciens qui ont entretenu cette guerre, comme le peuple américain l'a fait.

Hier soir je suis allé voir le film "Snowden" d'Oliver Stone. Un fort bon petit morceau de cinéma.

 

Il paraît que Stone prépare un film sur l'Euromaidan ukrainien. J'ai hâte qu'il sorte. Sauf que peut-être le jour où il sortira je serai un SDF qui ne pourra pas se payer sa place de cinoche, car je suis vraiment écoeuré par mon taff, et comme mon téléphone ne sonne jamais et personne ne me propose jamais rien (n'est ce pas mes chers éditeurs et tous les gens que j'ai embarqués avec moi à bord de mes blogs, de mes livres collectifs, tel ou tel que j'ai aidés à se faire connaître de telle ou telle "figure de proue" du microscopique monde des "résistants" ?), c'est bien ainsi que tout cela se finira sans doute.

Si vous comprenez l'anglais vous pouvez regarder cette interview récente de Snowden où il parle notamment de Trump (qui avait demandé sa mort).

 

Si vous comprenez l'anglais regardez aussi cet entretien entre deux grands combattants de la liberté d'expression de notre époque : John Pilger et Julian Assange.

 

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"Sauve qui peut la vie" de Godard

21 Décembre 2015 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Cinéma

Je regarde "Sauve qui peut la vie" de Godard (1979). Quand j'arrive à regarder un film de Godard, c'est que j'atteins un moment de liberté suprême. Je n'ai plus rien à apprendre, plus rien à comprendre. Je sais que je vais avoir une suite de tableaux devant moi et c'est tout. Le film parle de la campagne, de Castro, des pubis des filles, des merles qui envahissent les villes (c'est piqué dans Kundera je crois). Il n'y aura rien à en tirer, et, en même temps, on aimerait bien que la vie soit comme dans le film.

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Bizarreries historiques

5 Août 2015 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Cinéma

Il y a des bizarreries historiques. Par exemple j'apprenais cet après midi que les Fleurs du Mal, déjà soutenues par Louis Barthou à la fin du XIXe siècle, finirent par bénéficier d'une sorte de loi d'amnistie votée à l'initiative ... du groupe communiste à l'assemblée nationale en 1946 dont l'exposé des motifs défendait le patriotisme littéraire et s'en prenait à la morale réactionnaire !

C'était du temps ou l'on pouvait ne pas désespérer du PCF...

Et ci dessous un film qui agaça Pékin en 1973 et qui ferait rire la Chine aujourd'hui...

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"Pattes blanches" de Grémillon

17 Juillet 2015 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Cinéma

"Pattes blanches" de Grémillon

Vu « Pattes blanches » de Grémillon, un cinéma toujours aussi surprenant sur le plan technique : des images très rapides, une narrativité nerveuse, avec des plans arrêtés qui ponctuent le récit de moments expressifs. L’histoire est belle. Dans la Bretagne profonde des années 30 ou 40, le prolétariat (une servante de bar) ramène la vieille noblesse à la vertu, au bord du précipice de la modernité bourgeoise. Le capitalisme bourgeois ce n’est pas le riche banquier. C’est le petit tenancier de l’auberge du village, et sa poule de Saint-Brieuc, celle qui passe de main en main depuis l’enfance (« j’en ai marre que les hommes me touchent et me sentent » dit-elle peu avant de mourir), de braves gens qui n’ont guère qu’un défaut : celui d’avoir placé l’envie au dessus de l’honneur (« Plutôt mourir que faillir », dit la devise de l’aristocrate). L’attachante servante moche et bossue, elle, n’a que des envies pures, parce qu’elle n’a rien à perdre, même pas l’honneur, comme elle l’explique au noble dont elle est tombée amoureuse.

Bien avant la publication en France des livres de Marcuse, Grémillon et Anouilh (le scénariste) avaient compris que l’embourgeoisement (et l’avilissement moral qui va avec) passait par la femme et l’amour. Il fait système au détriment des personnages et les broie. L’humour n’est pas absent, notamment sous la forme d’un clin d’oeil rapide quand, au moment du mariage de l’aubergiste, quelqu’un propose de chanter le Temps des Cerises mais personne ne le connaît (l’espoir du dépassement par le socialisme est résolument absent). Le chamanisme non plus en la personne de la vieille sorcière qui cueille des « simples ». Sa disparition comme par enchantement investit le récit d’une connotation surnaturelle. On peut croire qu’elle et son fils, le « corniaud » demi-frère du comte, orchestrent la malédiction, dans la pure veine de la vengeance privée, façon Antigone (une justice dont le comte était adepte depuis le Moyen-Age). L’ange rédempteur est la petite boniche, celle qui ne « faillit » pas.

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"Une brève histoire d'amour"

22 Avril 2015 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Cinéma

J'ai bien aimé "Une brève histoire d'amour" de Kieslowski, un film très délicat et très juste de 1988 qui avait les saveurs de cette Europe orientale à l'époque très différente de la nôtre. Une approche intéressante du pouvoir positif et bienveillant du regard, très éloignée du très anglo-saxon "Fenêtre sur cour" fondé sur la culpabilité. L'héroïne s'appelle "Magda" diminutif de Magdalena, ça lui va bien. Le voyeur Thomas... Une commentatrice du DVD note que le nom du héros Thomas évoque en anglais "Peeping Tom"... Il manque juste une pièce au puzzle de son propos : Thomas, c'est celui dans l’Évangile qui a besoin de voir... Je n'avais jamais songé au rapport entre la légende de Peeping Tom et Saint Thomas, pourtant évident... Thomas face à Madeleine. Personne ne pousse l'analyse jusque là. Pourtant un esprit mystique comme Kieslowski y a forcément pensé. Et même s'il n'y a pas pensé, quelque chose en lui y a pensé, comme à la thématique du lait, à celle des mains etc qui sont mobilisées dans le film.

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JLG

29 Mars 2015 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Cinéma

 

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