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Le blog de Frédéric Delorca

Articles avec #cinema tag

Le couple Angelina Jolie-Brad Pitt, le vaudou et le vampirisme

15 Mars 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Grundlegung zur Metaphysik, #Les Stazinis, #Cinéma, #coronavirus-vaccination-big pharma

Les médias "people" vibrent au rythme des conséquences du divorce entre Brad Pitt et Angelina Jolie. Pas seulement les "people" d'ailleurs. Encore le mois dernier, le très sérieux magazine Le Point parlait d'un château acheté en Provence en 2008 pour 28,4 millions de dollars (où ils se sont mariés en 2014 et où beaucoup d'artistes anti-chrétiens ont enregistré des morceaux de musique à succès), Brad Pitt en possédait 60 %, contre 40 % pour son ex-femme, qui a décidé de vendre au profit de Yuri Shefler, un milliardaire russo-israélien connu notamment pour avoir fait fortune dans la vodka (qu'il n'a plus le droit de vendre en Russie car il est personna non grata là bas du fait de ses malversations), alors que lui souhaitait en faire hériter les deux derniers de ses six enfants Knox et Vivienne, nés sur la Côte d'Azur (lui-même a investi dans les vignobles français, avec la famille Perrin).

La vente de leur propriété en Provence n'est pas la seule à faire parler d'elle dans les médias qui évoquaient aussi en février celle de leur maison à plus de 5 millions de dollars dans le vieux quartier français de la Nouvelle-Orléans.

Pourquoi est-ce que cela devrait nous intéresser ? Parce que cette maison se situe dans la rue où a été tourné le film Entretien avec un Vampire (1994) dans lequel Brad Pitt jouait un rôle de premier plan (juste avant de tourner dans Twelve Monkeys dont on a évoqué ici la dimension prédictive par rapport à la guerre bactériologique actuelle). Le choix du lieu révèle pour le moins un "attachement" de l'acteur à ce souvenir...

Ce film est truffé d'occultisme comme on peut s'en douter. Sorti aux Etats-Unis un 11 novembre (11/11, c'est une date importante pour la frac-maçonnerie, et c'est pourquoi l'armistice de 1914 fut signé ce jour là), il a une durée de 121 minutes (11X11). Et d'ailleurs certains aspects du film croisent de façon intéressante la thématique du vampirisme avec celle de la politique sanitaire actuelle, et plus généralement du bio-pouvoir civil et militaire (il faut maintenant inclure à notre réflexion les laboratoires secrets d'Ukraine et de Géorgie), par exemple le fait que le héros du film, joué par Tom Cruise attaque ses victimes avec une aiguille au bout de son doigt. Cette aiguille est le Gom Jabbar, un dispositif fictif décrit dans le cycle de Dune, ce mot est l'acronyme de God's own medecine (le médicament de Dieu), jabbar voulant dire en arabe coercition. Lorsqu'il devient vampire Brad Pitt entre dans un quartier dévasté par la peste.

Dans le film les Noirs répondent au vampirisme des Blancs par du vaudou dont la Nouvelle-Orléans a été historiquement infestée, ce qui a beaucoup déteint sur sa musique (soul, jazz).

Vous savez qu'il existe, dans le jeu Illuminati, la carte appelée l'économie du vaudou (voodoo economics), une expression qui renvoie à la manière dont George Bush Père avait qualifié le programme de Ronald Reagan lors de la primaire le 10 avril 1980 (cf cette archive de NBC Universal).

J'ai déjà évoqué l'implication d'Angelina Jolie, membre du Council on Foreign relations, dans l'occultisme lorsque je signalais son rôle à l'Organisation des Nations Unies, et notamment ses prises de position en faveur des Yézidis.

Il faut y revenir d'un mot ici. Angelina Jolie est connue dans le milieu des "truthers" pour avoir été peut-être la célébrité qui a fait le plus d'aveux sur les sociétés secrètes.

Elle a par exemple expliqué le rôle des objets maudits dans les rituels sataniques (elle-même portait le sang de son ex-mari dans une fiole autour de son cou).

Ou encore le rôle des tatouages (je pourrais vous raconter une anecdote personnelle qui confirme cela, prenez garde si vous êtes tatoué ou si vous même êtes tatoué, ou si vous avez des tatoués dans votre entourage).

Il existe un dossier de presse fourni sur la question de savoir si Angelina Jolie, elle-même fille d'une créole- comme d'ailleurs Johnny Depp -, et qui a joué une sorcière vengeresse dans le film Maleficent, a usé du vaudou contre Brad Pitt. En septembre 2017, Star Magazine avait rapporté qu'Angelina "se tournait vers des rituels spirituels bizarres dans le but de réparer sa vie et de récupérer Brad". Elle avait d'ailleurs utilisé la magie pour pousser Brad Pitt à quitter Jennifer Aniston, laquelle elle-même pratique l'occultisme depuis sa jeunesse. Brad Pitt redoutait ses pratiques.

EnterTheStars fait remarquer que cet univers de buveurs de sang et de praticiens de la magie noire est interpénétré. Angelina Jolie révèle son rapport étrange au sang en portant celui de son ex-mari autour du  cou. Une vidéo mainstream de janvier 2022 indique que l'actrice Megan Fox et le rappeur Machine Gun Kelly ont bu mutuellement leur sang pour sceller leur alliance. Megan Fox a acheté une maison de Brad Pitt à Malibu - l'a-t-elle choisi du fait de ce que Brad Pitt a pu y pratiquer ?

J'ai déjà publié sur ce blog un billet qui parlait de l'adrénochrome, d'un film avec David Bowie et Catherine Deneuve sur le vampirisme. Je l'ai depuis lors supprimé. Et il est vrai que le vampirisme aussi bien que le vaudou hantent beaucoup de nos représentations culturelles. La chanson "Dance with me" du groupe sataniste "Lord of the New Church" y renvoie directement, dans le clip The Rapture, il y a un maître vaudou, Céline Dion est connue pour avoir relancé sa carrière avec un clip vaudou ("Pour que tu m'aimes encore", qu'elle a encore chanté il y a peu avec JJ Goldman) etc.

EnterTheStars estime que toute l'opération Covid-19 peut être un rituel vaudou géant, d'abord évoqué dans les scénarios d'Holllywood puis mis en pratique. Une preuve ? Sur cette fameuse couverture "prédictive" de The Economist de décembre 2018 qu'on avait déjà commentée à l'époque ici, sous le bras droit de l'homme de Vitruve (qui d'ailleurs l'ADN tatoué sur le bras, tiens donc ?), juste à côté du pangolin (le fameux pangolin du Covid 19) qu'y a-t-il ? "Mona Angelina", mais oui ! Angelina Jolie. Un hasard probablement...

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Un mot encore sur l'enfant au dhoti jaune et blanc

16 Mai 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Cinéma, #Grundlegung zur Metaphysik

En ces temps de "variant indien", dans un précédent billet sur Miley Cyrus j'évoquais l'enfant malade en dhoti (vêtement sacrificiel) blanc et jaune de  I Pet Goat II (2012 - résumé en anglais ici), l'animation ésotérique si interprétée même par ces musulmans (cf ici). EnterTheStars est revenu aujourd'hui dans une vidéo sur ce sujet qu'il avait abordé en 2013 et fait remarquer que dans cette animation on voit aussi une ovoscopie (le chauffage d'un oeuf qui joue un rôle dans la fabrication de certains vaccins) dans l'oeuf orphique, ainsi qu'au sol des comprimés et des seringues.

Le site de la compagnie canadienne Heliofant qui a réalisé I Pet Goat II précise que le personnage s'appelle Ludovic en ajoutant que le nom bien que d'origine germanique peut se découper en ludo-ovis - qui joue avec l'oeuf, et qu'il est inspiré par un sorcier, Drako - du nom de la constellation du dragon, draco - , qui veut le contrôler mentalement et contrôler le monde entier en jouant sur le mensonge, les opérations sous faux drapeau, le poison, la législation, l'exploitation de l'énergie des gens, la diffusion monétaire. Comme l'a noté Vigilantcitizen, Drako porte le slogan maçonnique "ordo ab chao" sous ses yeux, et la pyramide du billet d'1 dollar inversée sur le menton.

Je ne suis pas sûr qu'EnterTheStars ait la bonne lecture. Car il passe d'une interprétation à l'autre trop facilement - l'enfant est Miley Cyrus, puis ensuite seulement il s'intéresse à sa réelle identité, en inventant d'ailleurs des étymologies sans rien vérifier (il prétend qu'on trouve "covid" dans Ludovic et que "lu" veut dire "le" en français, ce qui est faux). Ensuite il passe sous silence le fait que l'animation est d'inspiration gnostique (elle appelle à l'ouverture du troisième oeil à travers Jésus). Le nom même du groupe de réalisateurs Heliofant rappelle "hiérophante" - les maîtres des mystères antiques : héliophante signifie découvreur du soleil. Le film est-il une apologie d'un christ "solaire" théosophique, ou une description de ce que va faire l'Antéchrist faussement décrit comme le suggère ce site ? Il se peut que les auteurs soient d'inspiration théosophique et, du coup, aient cru décrire clairement un Christ triomphant alors qu'ils décrivaient l'Antéchrist. D'ailleurs dans cette animation l'antéchrist contrôle aussi le génie Drako qui épuise la planète. EnterTheStars tourne peut-être en rond à trop essayer d'interpréter ce morceau de 3D.

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Bill Gates et Soylent Green

25 Février 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Bill Gates, #Grundlegung zur Metaphysik, #Les Stazinis, #Débats chez les "résistants", #Cinéma

Une fois n'est pas coutume, je vais essayer d'écrire ici un billet pédagogique, en prenant le temps, d'expliciter ce que d'habitude je mentionne sur un mode allusif, pour que les nouveaux lecteurs de ce blog et les nouveaux abonnés qui n'ont pas pris le temps de parcourir ses pages (ou d'acheter le livre du blog). Je m'en excuse auprès des habitués de mes billets qui me trouveront, pour le coup, un peu répétitif cette fois-ci. Ici je vais vous exposer une approche de la problématique de la révolution alimentaire qui se prépare à laquelle les médias ne vous ont pas habitués. Vous savez que je préfère travailler sur ces sujets de fond plutôt que de faire état des dernières polémiques suscitées par le professeur Raoult, Florian Philippot, Audrey Pulvar ou Francis Lalanne, parce que dans trois ans tout le monde aura oublié à quoi se référaient ces polémiques, alors que les questions de fond comme les habitudes alimentaires, la "distanciation sociale", l'intelligence artificielle qu'on veut nous imposer seront toujours présentes. 

Pour aborder ce sujet, je vais partir du film déjà mentionné sur ce blog "Soylent Green" ("Soleil vert" en français). Pourquoi partir d'un film pour comprendre le réel ? Parce que depuis qu'Internet nous permet de visionner très vite des tonnes de ressources audio-visuelles, et de les recouper avec des données documentaires diverses et variées, beaucoup de chercheurs indépendants honnêtes (prêts à rompre avec les certitudes sociales collectives, avec le "troupeau de moutons"), notamment dans le monde anglo-saxon (qui a une longueur d'avance sur nous en ce domaine), ont observé les faits suivants :

- 1) beaucoup de films hollywoodiens depuis les années 1970 affichent des symboles maçonniques : même un jeune youtubeur français pas complotiste du tout comme Mysteria le reconnaît dans cette vidéo, même s'il est bien loin d'être prêt à en tirer toutes les conséquences : ceci reflète un phénomène que certains auteurs ont remarqué dès les années 1930, à savoir que le cinéma de Hollywood est entre les mains de sociétés secrètes, une idée que les médias mainstreams ont mis des décennies à admettre et que certains journalistes des grandes chaînes de télévision françaises commencent à évoquer du bout des lèvres - par exemple l'auteure de ce livre.

- 2) ces films ne se contentent pas de nous gaver de signes généralement diffusés très vite pour qu'ils touchent notre inconscient de façon subliminale, mais il s'agit souvent de signes prédictifs. Il y a des prédictions évidentes que nos médias mainstream reconnaissent comme le fait que la série les Simpsons avait mis en scène longtemps avant que cela ne se produise l'élection de Donald Trump ou le fait qu'un artiste de cirque allait se faire dévorer par deux tigres blancs. Il en est de plus cryptées : par exemple quand dans "Retour vers le futur" (film de 1985) devant une enseigne qui évoque les tours jumelles, une horloge affiche 9h11: 11 septembre, ce qui se combine avec une autre scène où l'on voit un avion s'écraser avec le même type de référence cryptée à l'attentat qui allait se passer 16 ans plus tard à New York...  Ce genre de prédiction "amuse" nos médias mainstreams qui les évoquent sur un mode humoristique, dans la rubrique des faits insolites. Mais en réalité cela pose des questions très sérieuses sur l'anticipation : les producteurs ont-ils recours à des médiums ou à des processus de téléportation dans le temps, ou se réfèrent-ils à des "plans" (d'assassinat, d'attentat etc) que leur communiquent des services secrets etc ? L'autre question est : pourquoi ces films nous "servent"-ils ces anticipations ? Pourquoi faut-ils qu'ils montrent cela ? Et, quand on travaille sur la façon dont fonctionne la médiumnité, la sorcellerie, l'occultisme en général, on tombe sur la notion compliquée de programmation prédictive, qui implique que, pour qu'un acte de magie (de manipulation des esprits par des voies surnaturelles) fonctionne, il faut que l'objectif de l'acte soit affiché, pour qu'inconsciemment son public en accepte la possibilité, et, d'une certaine façon, entre ainsi à son insu dans la spirale spirituelle qui conduit à sa réalisation.

On voit qu'on entre là dans un domaine assez étranger à la rationalité habituelle, mais qui fonctionne ainsi depuis des millénaires, et qui explique finalement de façon assez satisfaisante les raisons de ce bombardement de signes subliminaux prédictifs qu'on constate dans les productions cinématographiques de masse depuis cinquante ans. Ajoutez à cela que ces signes font système avec les magazines papier, les sites Internet, les chansons, les jeux de société, etc. et vous avez la trame d'une véritable matrice. Il résulte de cela que l'industrie du divertissement ne doit pas être étudiée comme un simple exutoire des passions humaines, mais comme le moteur de la production par anticipation d'une réalité susceptible de nous frapper quelques lustres après leur mise en scène. On a par exemple montré sur ce blog, que le départ d'une pandémie planétaire à partir de laboratoires biopharmaceutiques avait été mis en scène aussi bien par des morceaux de rap que par des jeux vidéos longtemps avant le Covid 19, en jouant sur des symboles comme le roi Cyrus (associé à Donald Trump et au serpent couronné) ou le raton-laveur (raccoon-corona) qui n'ont ensuite cessé d'être répétés au tout début effectif de la pandémie par des producteurs culturels par ailleurs notoirement liés à l'occultisme comme l' "artiste" Marina Abramovic.

C'est dans cette logique que beaucoup se sont intéressés à "Soylent Green", film de 1973, inspiré du roman de science-fiction de 1966 Make Room! (Faites de la place!) qui dépeint un monde surpeuplé, souffrant de malnutrition et corrompu en 2022. Un scénario effrayant d'un monde unifié avec des centres d'euthanasie pour personnes âgées, infirmes ou suicidaires, dont les cadavres finissent par être recyclés sur un mode cannibale en constituant des ingrédients secrets des produits de «Soylent Green». Beaucoup se sont demandé si ce film dont le héros est Charlton Heston, star du film Ben Hur, mais aussi d'autres oeuvres à fort contenu d'anticipation comme La Planète des Singes, n'aurait pas quelque rapport avec un projet que certains voudraient réellement réaliser à l'horizon des années 2020-2030...

L'idée peut sembler farfelue. Sauf que l'on sait que dans les milieux occultistes, notamment dans la franc-maçonnerie rosicrucienne anglaise de la fin du XIXe siècle (qui se croyait à l'époque en position d'unifier le monde sous sa coupe à travers notamment le Groupe de la Table Ronde) l'idée de créer une société pyramidale spartiate avec à sa tête une élite "éclairée" et à sa base un peuple d'esclaves était tout à fait courante, ce dont Aldous Huxley, rejeton de cette aristocratie (voyez les pages du livre de Guy Boulianne sur la Société fabienne à son sujet), a témoigné dans son roman "Le meilleur des mondes". Et quand on voit le nombre de blagues pas du tout drôle sur les plateaux TV américains qui font référence à la consommation de chair humaine, on peut se poser des questions.

Lorsqu'il s'agit de voir, si ce genre de scénario ne serait pas en partie ou entièrement en train de se réaliser aujourd'hui, les chercheurs de vérité se tournent vers les grands pouvoirs mondiaux que l'on sait liés à des francs-maçonneries internationales et qui sont les descendants du rosicrucisme anglais. On pense en premier lieu aux Rockefeller, qui chapeautent depuis un siècle leur Conseil des Relations extérieures comme une société secrète (avec des grades d'initiation), lequel est d'ailleurs le pendant américain du Royal Institute for International Affairs (RIIA) britannique fondé par les rosicrusiens de l'Ordre de la Table ronde. Ils sont très engagés dans la lutte contre le gaspillage alimentaire au programme d'une réunion au Vatican le 11 novembre dernier. Beaucoup de regards se tournent aussi vers le pionnier de l'informatique domestique Bill Gates, enfant de l'empire informatique IBM (lui-même né du sein généreux de la CIA) et du lobby dépopulationniste maçonnique américain, dont la politique de vaccination dans le Tiers-Monde a amené, disons le comme cela, beaucoup de mortalité et de stérilité... inattendue... Bill Gates, dont le patch anti-Covid à base de luciférase inspira un billet de ce blog qui reste à ce jour le plus liké de tous ceux que j'ai écrits.

Qu'est-ce qui, aujourd'hui, pourrait laisser penser que Bill Gates puisse mettre ses pas dans un processus de type "Soylent Green" ?

En janvier dernier, plusieurs grands médias américains ont révélé que Bill Gates était le plus grand propriétaire de terres agricoles aux Etats-Unis, ce qui est plutôt bizarre pour un homme qui a fondé son empire sur l'informatique et non sur l'agro-alimentaire...

Il a des terres notamment en Arkansas, au Nebraska... et dans l'Etat de Washington. Certains esprits sûrement trop malveillants font remarquer que cet Etat fut le premier à légaliser l'utilisation des corps humains pour en faire du compost agricole naturel . Et l'Arkansas où Gates a aussi des terres est également en passe de légaliser cette pratique. Le mécanisme du passage du cadavre humain dans la nourriture des vivants est donc bien déjà amorcé par ce biais, ce qui recoupe aussi la banalisation du cannibalisme dans beaucoup de shows télévisés et même dans des films. Bien sûr on est loin avec ça de l'engagement du milliardaire dans un processus à la "soylent green", mais on commence à se rapprocher de cet univers mental là.

En outre, dans la même direction, le 9 février le Washington Post  annonçait que la société israélienne Aleph Farms (dont le PDG Didier Toubia est Franco-israélien) venait de mettre au point le premier steak de faux-filet au monde imprimé en trois dimensions (3D), cultivé à partir de tissus d'animaux vivants. Didier Toubia a commencé sa carrière israélienne en tant que coopérant chercheur au sein de l’Institut Volcani, un leader mondial en recherche agronomique. Co-inventeur de plus de 40 brevets il a levé 45 millions de dollars dans ses différentes aventures, nous apprend le site Israël Valley. On est là à la jonction de l'intelligence artificielle et des sciences du vivant, comme avec les dispositifs de traçage du Covid (avec les patchs quantiques à la luciférase) et de stockage de l'ADN humain...

Aleph Farms n'était pas seule dans la course à la nourriture artificielle. BlueNalu, basé à San Diego, a annoncé son intention de commercialiser des produits de la mer à base de cellules au second semestre de cette année; Future Meat Technologies, basée en Israël, et les sociétés hollandaises Meatable et Mosa Meat cherchent à mettre sur le marché des produits de ce type d'ici 2022.

Une enquête auprès de plus de 1000 adultes américains, menée par MRS Research pour la société agricole Proagrica, a montré que 39% des consommateurs américains ont envisagé de devenir végétarien ou végétalien depuis le début de la pandémie. La propagande médiatique autour des problèmes de santé (la peur du cholestérol et du cancer), du changement climatique (les gaz des vaches causeraient 3 % des émissions à effet de serre) et du bien-être animal est à la racine de cet engouement (le contrôle mental fonctionne toujours aussi bien).

Bill Gates est présent dans ces recherches. Avec Richard Branson, le britannique fondateur du groupe Virgin (et adepte comme Bill Gates des Lolita Express de l'occultiste Jeffrey Epstein), il a rejoint en 2017 un groupe d'investisseurs dans le cadre d'un cycle de financement de 17 millions de dollars pour Memphis Meats, l'entreprise de viande «propre» basée à San Francisco qui a déjà produit du bœuf, du poulet et du canard directement à partir de cellules souches.

Là encore pas de rapport apparent avec Soylent Green (tout comme les "exhausteurs" de goût de Senomyx ne sont peut-être pas directement des cellules foetales humaines mais ils les utilisent), du moins rien que la presse puisse nous révéler aujourd'hui. Mais un doute entoure tout de même ces cellules souches qui servent à la composition de la viande artificielle. En 2019, certains amis de la cause animale ont révélé qu'elles étaient cultivées avec du FBS (fetal bovine serum - sérum bovin foetal) prélevé sur du sang  de fœtus de vaches en gestation abattues.  Du FBS aux cellules de foetus humains déjà utilisées dans la recherche vaccinale et dans les cosmétiques il n'y a qu'un pas.

Quoi qu'il en soit, comme le soulignait un spécialiste des compléments alimentaires - Ronald Hoffman - en 2013, même s'ils ne nous conduisent pas (encore) à absorber à notre insu des cellules humaines, les projets de Bill Gates et de la grande industrie occidentale autour de la "viande propre" vont aboutir à la destruction de ce qu'il reste d'agriculture pastorale dans le monde. Ce qui est déjà une catastrophe humaine considérable. Et l'on peut douter de la capacité de l'ONU à s'opposer à cela après la nomination d'Agnes Kalibata, présidente de l'Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), financée par la fondation de Bill Gates, comme Envoyée spéciale du secrétaire général au Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires prévu pour septembre-octobre 2021.

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Cruella-Mélenchon, en noir et blanc

19 Février 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Cinéma, #Grundlegung zur Metaphysik, #Débats chez les "résistants"

Disney, la machine à fabriquer de la perversion et de l'engouement pour l'occultisme, sort une nouvelle version des 101 Dalmatiens, qui met à l'honneur la méchante Cruella (parce que maintenant on peut ouvertement faire l'apologie du vice, et de l'inspiration démoniaque, même plus besoin d'alibi pour cela). Evidemment le film permet de mettre  en scène abondamment le noir et blanc maçonnique, symbole de dualité, on n'en attendait pas moins de la firme Disney dont le fondateur a fait ses premières armes au Club De Molay (un ordre néo-templier).

Vous allez me trouver parano, mais je trouve étrange qu'à ce moment-là, le leader du parti La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, franc-maçon notoire, le 11 février se rende à l'émission "Balance ton post", pour y déclarer à propos de l'ex-premier ministre (lui aussi franc-maçon notoire) Edouard Philippe : « Vous avez vu monsieur Édouard Philippe, il est arrivé tout noir, il a fini comme le 101ème Dalmatien, à moitié noir, à moitié blanc ». Cela sort comme une boutade en réponse au présentateur qui lui demande si Mme Garrido, membre de son parti (et possiblement aussi elle-même franc-maçonne car elle a été proche de Force Ouvrière, syndicat lié aux loges, son conjoint Corbière fut disciple de Lambert, cacique du Grand Orient), pourrait devenir premier ministre. Tout cela va si bien avec le logo de la chaîne n'est-ce pas ? - logo créé par l'agence BETC comme celui de Canal +, si vous vous intéressez à l'auteur de l'habillage sonore, regardez la vidéo qu'il a produite sur Vimeo, "Le sacre de Gaïa" : yeux maçonniques, chouettes, pyramides, spirales, Saturne, les amis de l'occultisme s'y sentiront comme chez eux...

Faut-il donc chercher quelque chose au delà de la boutade de M. Mélenchon ?

La Tribune du Net ose une petite question "Mais que veut-il dire par là ?"

On sait qu'il existe des rituels maçonniques d'humiliation publique, et des jeux complexes de communication de signes à travers les médias (voire d'utilisation des plateaux de TV comme des espaces cérémoniels). Quand Mélenchon lance une boutade comme celle-là, elle se répand partout. Femme Actuelle, Gala, Paris Match, Le Figaro etc. il lance un symbole, une image, qui s'inscrit dans la matrice médiatique et va y résonner pendant des jours, entrant en écho avec la sortie du film dont on va matraquer les gens. Se peut-il qu'il y ait des mots d'ordres pour que telle ou telle célébrité relaie une imagerie de concert avec Hollywood en écho avec le noir et blanc maçonnique dont déjà tant de clips vidéos nous remplissent les yeux, dans tous les styles musicaux, à longueur d'années ? Ou bien est-ce simplement une "génération spontanée" de clins d'oeil simultanés qui se met ainsi en place dans l'inconscient collectif ?

Bon voilà. Je n'ai pas de thèse sur le sujet. Je pose seulement des questions. Quand on voit des symboles se répéter souvent jusqu'à faire système, dans l'industrie du divertissement, on finit par se demander si la plaisanterie même la plus ridicule n'est pas à double ou triple sens. Et si elle l'est, pourquoi tombe-t-elle à tel moment, avec telle personne ? Beaucoup trouveront inutile ce genre de question. J'y vois pour ma part un moyen de prendre des distances avec des signes chargés de sens qu'on ne nous explique jamais et qu'on nous impose sans nous demander notre avis. Et tant pis si l'interrogation ne mène nulle part.

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Les chemtrails et les stupéfiants

12 Janvier 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Grundlegung zur Metaphysik, #Cinéma, #Les Stazinis, #coronavirus-vaccination-big pharma

Il y a deux ans et demi, j'ai soulevé très prudemment la question des chemtrails (ces rejets des avions de ligne que certains estiment potentiellement toxiques) et du projet Cloverleaf, puis en mai dernier celle des épandages. Ensuite en octobre je me suis aventuré à examiner le rapport de certains membres des élites internationales à l'ayahuasca, à rapprocher aussi de l'engagement de Soros sur le cannabis (sans aller jusqu'à suivre Gérard Fauré dans ses témoignages sur la cocaïne).

J'ai aussi expliqué en quoi les mises-en-scènes de Hollywood, des jeux vidéos, des jeux de société ou des clips musicaux peuvent avoir valeur de programmation prédictive ou en tout cas révéler en cachant (selon des mécanismes classiques en sorcellerie) qui disent sur le mode de la plaisanterie et du divertissement quelque chose de profond sur ce qui se passe ou va se passer dans la réalité.

Parmi les vidéos "tendance" sur You Tube en ce moment (déjà 2 millions de vues en 21 heures), s'en trouve une qui fait converger sur un mode apparemment léger mais instructif les chemtrails, les drogues, et la possession démoniaque (que favorisent les enthéogènes - c'est à dire des stupéfiants qui mettent en contact avec des entités - comme le LSD et l'ayahuasca).

Cette vidéo, qui s'adresse aux adolescents, s'appelle "Chemtrails Over the Country Club" de Lana Del Rey (une vidéo d'ailleurs valorisée par la très démoniaque revue "Rolling Stones").

Chemtrails au dessus du countryclub. Les paroles sont troublantes :

"There's nothing wrong contemplating God
Under the chemtrails over the country club"

(Il n'y a rien de mal à contempler Dieu/ Sous les chemtrails au dessus du Country club)

"LSD, normality settles down over me
I'm not bored or unhappy, I'm still so strange and wild"

(le LSD, la normalité qui s'installe en tombant sur moi/ Je ne m'ennuie pas, je ne suis pas malheureuse, je me sens pourtant si bizarre et folle)

"My Cancer is sun and my Leo is moon" (Mon Cancer est soleil, mon Lion est lune - il faut peut-être penser à l'opposition soleil-lune dans la représentation du Baphomet)

Les images sont aussi très parlantes. Beaucoup de références au coronavirus : les masques, la ventilation... Beaucoup d'occultisme très classique : les chaises de jardin en noir et blanc couleurs maçonniques (minute 1'50), le volatile noir et blanc à la minute 2'08, la robe rouge de la prostituée de Babylone (ou du Babalon work, dans la magie noire, c'est d'autant plus malsain ici qu'il s'agit d'une fillette) devant le miroir (min 2'30) - le miroir étant une référence classique dans la recherche du dialogue avec les entités et le voyage dans l'autre monde, pas seulement dans Alice au Pays des Merveilles -, la consommation (un peu particulière, sans le peler) du citron, symbole lunaire dans l'occultisme (minute 2'51). Vous noterez qu'à la minute 3'07, au milieu d'images sexuelles très rapides presque subliminales, qui deviendront plus explicites ensuite, la pleine lune apparaît (toujours propice aux exercices de magie sexuelle crowleysienne). Puis à la minute 3'07 quand le citron a été consommé, les entités de l'au-delà font leur apparition, puis les loups (toute l'imagerie du loup-garou à la pleine lune dans le paganisme, peut-être aussi à rapprocher des expériences de Castaneda sous enthéogènes qui lui faisaient voir un coyote). Minute 3'38, les yeux brillants évoquent clairement la possession. Les sorcières lesbiennes retournent à l'état de nature. A la minute 4'32 le miroir est traversé.

Bon, vous ne serez pas étonnés d'apprendre que la chanteuse Lana Del Rey (qui a 10 millions d'abonnés sur YouTube) joue à peu près tout le temps dans sa carrière avec l'imagerie de la sorcellerie (une façon de vous dire, comme Asia Argento, Rose McGowan ou Stevie Nicks dans la génération antérieure) qu'elle la pratique aussi, et donc qu'elle est réellement une sorcière. Voyez la en "une" de Rolling Stones de juillet 2014 montrer l'oeil d'Horus à côté d'un chat noir. Elle n'a pas caché avoir fait un rituel contre Trump en 2017.

En janvier 2016 elle donnait un concert dans le Temple maçonnique de Detroit. Et dans "Happiness is a butterfly", elle vous faisait savoir qu'elle était liée aux papillons monarques et au programme du même nom qui régit le contrôle mental dans certains milieux... Donc dites vous bien que rien de ce qu'elle produit (comme la plupart des stars internationales dans les années 2010-2020) n'est gratuit, spontané, et dénué d'arrières-pensées manipulatrices.

Une fois cet exposé terminé, vous pouvez vous faire votre propre opinion et penser, soit que cette vidéo n'est qu'une petite création artistique sans importance, soit qu'elle est destinée à faire fantasmer les ados sur la possession et les drogues d'une façon certes malsaine mais sans autre intention, ou qu'au contraire elle annonce un réel de diffusion de drogues enthéogènes sur les populations et cherche à préparer la jeunesse à cela en le valorisant sur un mode positif. L'avenir le dira, mais ceux qui auront eu tendance à minimiser la gravité de ce genre de vidéos sont aussi ceux qui, demain, trouveront naturel l'épandage d'enthéogènes si cet épandage se réalise. 

En tout cas, il est pour le moins curieux qu'une vidéo aux accents très occultistes promeuve ainsi positivement les chemtrails, vous ne trouvez pas ? Bien sûr on peut dire qu'elle cherche seulement à tourner en dérision les "complotistes" qui croient en leur existence. Je le croirais si elle n'affichait pas par ailleurs tout cet ésotérisme. Ca ne sent pas le simple "surréalisme", l'humour au second ou troisième degré. Ca sent la manipulation, la volonté de faire accepter le chemtrail sous un angle particulièrement inquiétant. Et donc après ce genre de chose, comme après ce qu'on avait vu en 2020 avec la programmation prédictive autour de Wuhan et du raton laveur à propos du coronavirus, il devient très difficile d'écarter l'hypothèse "haute" des conspirationnistes (c'est à dire celle de l'existence d'un projet machiavélique autour du phénomène).

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Send in the clowns

8 Janvier 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Les Stazinis, #Donald Trump, #Les régimes populistes, #Colonialisme-impérialisme, #Grundlegung zur Metaphysik, #Cinéma

Il est très important de rire de ce que vous présente la télévision. Non pas d'un rire désespéré, mais, nourri de votre foi, d'un rire sain, détaché, qui sait que le théâtre d'ombres médiatique est la plus ridicule des inventions destinée à ceux qui, au fond, victimes de leur peur, ont délibérément choisi de ne jamais rien savoir ni rien jamais comprendre.

J'ai bien ri ce matin en regardant cette vidéo de "A Call for an uprising" qui, à force d'être censuré par YouTube (comme je le suis moi-même : ma vidéo sur Soros sur TV Delorca - abonnez vous ! - a été détruite, et mon droit à publier suspendu pour deux semaines) ne publie plus que des séquences courtes et allusives, mais c'est comme avec les aphorismes : plus c'est court plus c'est drôle. De peur que même sa petite séquences soit censurée, et pour ceux d'entre vous qui ne comprennent pas l'anglais, je vous résume son propos : "Ha ha, de toutes les opérations psychologiques (psy ops) de la CIA celle-ci est vraiment la plus drôle. On pourrait l'appeler 'Send in the clowns'. Regadez ça : les gens rentrent dans ce bâtiment - la Capitole - sans dispositif policier, c'est comme entrer avec un bazooka dans un aéroport avec les félicitations du personnel de sécurité. Cette opération psychologique c'est 'Send in the clowns'. Regardez ces scènes surréalistes de types qui escaladent les murs comme des Spidermen. Quel citoyen ordinaire pourrait faire ça ?"

Et pour compléter cette présentation je vous mets ici (sur Dailymotion) le petit diaporama qu'il a fait sur la prise du Capitole par les partisans de Trump sur fond de "Send in the Clowns" (Faites entrer/envoyez les clowns), chanson interprétée jadis par Frank Sinatra (puis par Barbra Streisand et quelques autres).

Il est toujours délicat de devoir expliquer pourquoi quelque chose est drôle, mais il est clair qu'il faut avoir en tête une ou deux choses pour pouvoir apprécier le sel de cette lecture de l'actualité par "A Call for an uprising". Tout d'abord il faut savoir ce que c'est qu'une "psy op" de la CIA : c'est une opération de manipulation des foules : il y en a eu beaucoup au temps de la guerre froide (voyez cette video mainstream à ce sujet). On recrutait une équipe de psys avec un but particulier : désamorcer la résistance communiste dans tel ou tel pays (les Philippines, les Sud Vietnam, le Guatemala). Et on définissait un modus operandi : par exemple envoyer des agents sous des couvertures bidons (instituteurs, prêtres etc) pour aller convaincre les paysans des vertus du dictateur en place, ou monter une énorme intox contre un opposant. Ca marchait aussi dans les milieux intellectuels. Il a fallu du temps pour comprendre que ces psy ops étaient aussi menées chez les alliés (en France par exemple), et contre la population américaine elle-même. En fait tout le monde est la cible de ces opérations, comme tout le monde est la cible de l'espionnage comme l'a montré Snowden.

Bien sûr cette opération burlesque d'invasion du Capitole après un discours de Trump a toutes les apparences d'une "psy op" pour liquider ce qui reste du trumpisme.

Peu importe que ce soit la CIA elle-même qui l'ait conçu, ou toute autre officine privée, publique, parapublique, tout cet Etat profond américain et qui, en réalité n'est même pas américain (il est transnational au service des milieux financiers mondialistes). Tous ces organismes maintenant sont interchangeable : CIA, officine de sécurité israélienne ou turque, blackmatters, entreprise informatique française ou britannique, ONG artificielle : ce sont les mêmes managers qui naviguent de l'une à l'autre.

Connaissant l'état d'esprit des types qui dans ces organisations conçoivent la manipulation des foules, on imagine bien que l'un d'entre eux aurait pu se dire avec leur cynisme nihiliste habituel : "Appelons cela 'Send in the clowns' " . On ne saura peut être jamais qui a défini l'opération d'hier ni comment ils l'ont appelée, mais l'idée de A Call for an uprising à ce sujet cible au coeur même du réel, et le synthétise au mieux, car c'est au fond effectivement ce qu'ils ont fait : ils ont attrapé un paquet de clowns dans la manif de Trump pour les faire entrer au Pentagone. Tandis qu'en direct des abrutis de nos grands médias titraient "Coup d'Etat aux Etats-Unis". Tout cela est d'un ridicule achevé. "But the joke is on you" comme disent les Américains, la plaisanterie (joke) est sur vous et contre vous, comme un joug (yoke). En balançant ce genre de sketch aux spectateurs et en sachant que beaucoup y adhèreront, ces manipulateurs ne font que leur prouver qu'ils sont vraiment devenus un troupeau décérébré.

Cela fait longtemps (bien avant le film "le Joker") que dans le cinéma et les jeux, le système de la société du spectacle valorise le clown comme nouveau héros/anti-héros. Peut-être même la chanson de Sinatra participait-elle d'une programmation prédictive sur ce thème. C'est une façon de tourner en dérision l'humanité et de lui renvoyer en miroir sa propre folie, de lui montrer qu'elle n'est plus qu'un rat de laboratoire qui tourne dans sa roue (et qui, pour cette raison, est bonne pour la vaccination obligatoire, le masque et toutes sortes de dynamitages - voyez ce qu'en a dit Cathy O'Brien, elle a connu le sujet dans sa chair...).

Donc, oui, les clowns ont été envoyés au Capitole. Des partisans de Trump sur Twitter hier montraient que certains visages parmi eux avaient été aussi photographiés dans des manifestations d'antifas... C'est très probable (on a même dans la "troupe" un supporter du régime de Kiev que les grands médias font passer pour pro-russe). Mais ça n'a guère d'importance. Qu'ils soient trumpiens, antifas ou contorsionnistes dans des cirques, les gens qui sont employés dans ce genre de "performances" sont aussi polyvalents que leurs employeurs. Un jours ils sont ici. Un autre là.

Ils ont en tout cas ainsi parachevé le travail de sape du trumpisme, qu'avaient déjà bien développé pendant le mois de décembre l'establishment républicain lequel avait progressivement lâché le président sortant, ne laissant la place qu'à acharnés un peu ridicules façon Sydney Powell (la dame qui croyait que le fantôme de Chavez avait manipulé les résultats électoraux de 2020) intoxiqués par Qanon. L'opération a été ficelée comme les pires révolutions colorées de Géorgie ou d'Ukraine. On crée du spectacle télévisé, on verrouille les pouvoirs institutionnels. La Géorgie, aux mains des Républicains, bascule dans le camp démocrate pour livrer à ceux-ci le Sénat (ils ont ainsi les pleins pouvoirs). Ted Cruz et le dernier quarteron des résistants (même l'irréductible Rand Paul, le fils de Ron) doivent reconnaître la (fausse) victoire de Biden... End Game.

Après on fait le nettoyage... On veut provoquer un impeachment de Trump en le faisant passer pour fou, comme on a tenté de faire passer pour fous Fourtillan et Assange dans les attendus du jugement qui refuse son extradition en Amérique. Les vieilles recettes brejnéviennes ont séduit nos décideurs. Psychiatriser les gêneurs, c'est tellement plus facile. Et tant pis pour la fragilité des institutions : tant pis si un impeachment de Trump à quelques jours de la fin du mandat ouvrirait la voie à un précédent dangereux pour d'autres présidents ultérieurs. Seul le spectacle compte. Et tant pis aussi si cela plonge ses partisans dans toujours plus de désespoir et d'extrémisme. Tant pis s'ils fomentent des révoltes sporadiques ici ou là dans les années qui viennent. Le chaos est si agréable aux yeux de nos chefs... "Ordo ab chao" voilà leur slogan.

Devra-t-on regretter Trump ? On ignore quelle part de lui aura été sincère et laquelle relevait de l'illusionnisme ou même d'une dangereuse magie occultiste, pas seulement parce que son gendre avait acheté le 666 de la 5e avenue à New York. Je publierai prochainement des éléments sur la symbolique de sa campagne de vaccination qui risquent de vous sidérer. De toute façon il n'est pas fini. Ce genre de personnage est utile au système quoi qu'il advienne, et beaucoup de "bons esprits" peuvent le garder en réserve comme ils le font avec Sarkozy ou Hollande. Il faut des marionnettes pour le spectacle. Voyez combien le Parti démocrate américain est toujours sur le point d'imploser entre son aile gauche et son aile droite dès qu'il n'y a plus la haine commune de Trump pour le fédérer. Le ressortir des cartons de temps à autre sera toujours utile.

En tout cas n'investissez aucune passion dans les farces que vous présentent en boucles vos écrans. Ni dans les affects des médias mainstreams qui veulent vous mobiliser sur le thème "faites vous vacciner, obéissez nous, résistez au fascisme, au complotisme, au terrorisme", ni dans ceux des "alternatifs" sur Internet qui vous embrigadent dans des révoltes stériles lesquelles pourraient bien finir plus mal que la pantomime du Capitole (rappelez vous des LBD pour les Gilets Jaunes). Le plus important pour l'avenir du monde ne se joue pas dans ces théâtres d'ombres... mais d'abord dans vos coeurs !

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Donald Trump a-t-il un rapport avec le voyage dans le temps ?

21 Novembre 2020 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Donald Trump, #Christianisme, #Grundlegung zur Metaphysik, #Les Stazinis, #Les régimes populistes, #Cinéma

Casey Brown, le chrétien américain qui anime EnterTheStars sur You Tube n'est pas toujours facile à suivre, et la manière dont il intègre au canon le Livre d'Hénoch est un peu intrépide, mais je prends ses intuitions au sérieux depuis qu'il m'a montré divers aspects du culte de l'adrénochrome (voir ici) et qu'il m'a enseigné comment le logo du laboratoire de Wuhan figurait dans un jeu vidéo anticipant sur le Covid à travers notamment la figure du raton laveur "raccoon" (anagramme de c-corona) également utilisé par Microsoft (voir ).

Il est maintenant persuadé que, dans l'économie des sociétés secrètes et de l'ésotérisme, Trump est lié à Abraham Lincoln (sur le mode de Janus, du double), et que tout cela peut avoir un rapport avec le cuivre, la 5G et les machines à remonter le temps. Bien sûr, il n'a pas une thèse là dessus, mais il essaie de comprendre comme nous tous en tâtonnant. Mais je suis convaincu que sa méthode, fondée sur l'exégèse des productions culturelles de masse comme les séries hollywoodiennes, est pertinente et inspirée par Dieu. D'ailleurs il a des milliers d'abonnés aux Etats-Unis pour cette raison. Et ceux qui, en France, likent en masse en ce moment mon billet sur le rapport malsain de Joe Biden aux jeunes filles, feraient bien mieux de s'attacher à mes billets sur EnterTheStars, car ce sont eux qui peuvent les aider à sortir de la "matrice" culturelle dans laquelle Hollywood (saturée de sociétés secrètes) et les médias tentent de nous enfermer. Evidemment c'est un travail lent, ingrat, qui requiert de la patience et de l'humilité, mais je pense qu'il en vaut la peine (St Paul dit qu'il faut fixer le regard sur les choses éternelles).

J'en veux pour preuve le fait que récemment il est apparu que l'intuition d'EnterTheStars sur le lien Lincoln-Trump via l'inventeur serbe de Croatie Nikola Tesla (dont l'oncle de Trump a récupéré les papiers pour le FBI, ça c'est un fait historique) a été confirmée par un prédicateur évangélique dominicain, Lorenzo Soto Garcia, qui n'est pas du tout du même bord que Casey (Casey qui refuse maintenant le paradigme gauche droite était plutôt proche des républicains au départ alors que ce prédicateur comme beaucoup d'hispanos est de gauche), et qui n'avait aucun contact avec lui (c'est un abonné d'EnterTheStars qui a souligné la "synchronicité"). Je ne vous conseille pas du tout de lire la brochure "Tesla, Lincoln, Trump et la machine à remonter le temps", publiée en mai 2020 de Soto Garcia qui est mal écrite. Disons simplement qu'il y  raconte comment Nikola Tesla, ayant appris à construire une machine pour voyager à travers le temps, se téléporte à l'époque d'Abraham Lincoln, puis, va s'allier au "meilleur président républicain de l'histoire", pour empêcher Donald Trump de provoquer une guerre mondiale en 2022. Le point intéressant est que sa façon de relier Tesla-Lincoln-Trump et la machine à remonter le temps recoupe exactement, par la voie de l'imagination, ce que Casey pendant l'été 2020 a repéré au terme d'une étude serrée de diverses productions hollywoodiennes notamment celles qui mettaient en scène la Tour de Trump comme "Person of Interest".

Il y a un mois, le 12 octobre, Casey dans une vidéo s'intéressait à une série tournée sur l'île natale de la mère de Donald Trump, l'île de Lewis au Nord de l'Ecosse : Outander.

Cette série, sortie en 2014, parle aussi du voyage dans le temps, mais ce n'est pas la seule bizarrerie que Casey y a dénichée...

Dans l'épisode 18 (saison 4) de Quantum Leap/Code Quantum (série parue en 1989), Justin Thompson joue le rôle de Donald Trump quand il avait 12 ans, le 10 mai 58 (46 ème anniversaire de sa mère). 58 est le parallèle nord qui passe par l'île de Lewis (et la tour de Trump à NY a 58 étages).

L'île de Lewis, où se passe Outlander, c'est l'île de Lugh. Lugh est le dieu ou le héros lumineux (assimilée par les Romains à Hermès-Mercure) qui tua une sorte de cyclope géant (en enfonçant son "troisième oeil" avec la pierre d'une fronde, comme David le fit avec Goliath). Selon des légendes locales de l'île de Lewis, les mégalithes (Callanish standing stones) étaient des géants qui ont refusé d'être convertis par Saint Kieran de Saighir (un des "douze apôtres" irlandais compagnons de St Patrick) et transformés en pierre à titre de punition. Le plus grand géant attesté de l'histoire non pathologique Angus MacAskill, 2,36 m né en 1825 (et mort un 8/8) était aussi originaire de Lewis. On peut aussi estimer que l'ile est liée aux Nephilim avec les "hommes bleus de Minch", créatures marines d'un détroit qui borde l'île.

La mère de Trump  (était-elle versée dans la sorcellerie ?) est née à une vingtaine de kilomètres des mégalithes de cette île qui sont mis en scène dans la série "Outlander" comme des instruments de voyage dans le temps. L'actrice principale d'Oustlander, l'irlandaise Caitriona Balfe, qui est née un 4 octobre (10/4) à 88 jours de la fin de l'année (8/8 est un chiffre souvent mis en scène dans les films qui parlent de voyage dans le temps). L'horloge de Doc Brown dans Back to the future (sorti en 1985) marque 10h04 quand commence le voyage dans le temps. Elle a donc été choisie dans le casting pour la connexion de sa date de naissance avec le voyage dans le temps. On peut se demander d'ailleurs si cela ne fait pas système avec le fait que la chanson phare de Back to the Future de 1985, "The Power of Love" ait été chanté par Huey... Lewis - un commentateur d'EnterTheStars rappelle qu'une autre chanson de Back to the future "Johny B. Goode" a été chantée par Chuck Berry en 1958, ce qui renvoie à Quantum Leap et au parallèle de l'Ile de Lewis...

L'actrice dans le film est une infirmière, Claire Randall, mais en fait on comprend à demi-mots qu'il s'agit d'une sorcière (on ne s'étonnera pas que la série dans le premier épisode de la deuxième saison en 2016 ait fait de la programmation prédictive, comme le laisse entendre le York Dispatch de juin dernier, ait fait de la programmation prédictive sur la fermeture des commerces pour éviter la propagation d'un virus, en faisant d'ailleurs allusion à l'alchimiste "comte de Saint Germain", qui a acquis l'éternité et voyage dans le temps lui aussi). Elle va donc utiliser les mégalithes pour voyager dans le temps, après un sacrifice rituel de samhain (le halloween gaélique). Casey va jusqu'à supposer qu'elle peut être une sorte d'analogue de la mère de Trump, y compris dans le fait qu'à un moment elle épouse un homme qui va grimper dans l'échelle sociale à travers la franc-maçonnerie, ce qui est peut-être aussi le cas du père de Trump.

EnterTheStars s'est aussi demandé si le lien entre Unilever (qui produit du savon et du papier toilettes, promeut des bains de bouche contre le Covid en ce moment, et a fait de l’argent sur le papier toilette via sa filiale Seventh Generation pendant le confinement) et Lewis ainsi qu'entre Unilever et Trump pouvait expliquer que la  carte "Jugement" du tarot en "Une" du magazine The Economist (des Rothschild occultistes) de 2017 aient représenté le président américain sur du papier toilettes, mais on peu en douter. Son argument est que sur cette image le président Trump porte à la main droite le globe emblématique des tweed Harris. Le fondateur d'Unilever, le vicomte William Lever a possédé l'île de Lewis, et cette île, dans sa partie nord appelée Harris, est bien le berceau des célèbres tweeds...

C'est en tout cas clairement vers l'île natale de la mère de Trump que The Economist a pointée en 2017.

Pendant la campagne électorale de 2016, 88 jours après le 88 ème jour de l'année, le 25 juin, Trump est allé parler au cours de golf qu'il possède à Aberdeen en Ecosse et déclarer qu'il se sentait complètement écossais. La référence à l'Ecosse dans une combinaison de chiffres 88 (176 ème jour du calendrier grégorien) pourrait souligner le rattachement de Trump aux prophéties gaéliques et à ce qu'il se joue de magie autour des mégalithes de l'île de Lewis.

Il faut aussi, pour comprendre ces voyages dans le temps, les penser à la lumière de Donnie Darko, film sorti le 9 janvier 2001 qui met en scène le 88 (cf image à gauche )et fait aussi système avec Quantum Leak, Back to The Future et Outlander. C'est un film  qui fait des références à "Back to the future" et opère une remontée dans le temps à travers des sacrifices. Il est en outre chargé de références prédictives au 11 septembre 2011 : la scène au ralenti d'un moteur à réaction déchirant un drapeau américain inversé au plafond de la chambre de Donnie Darko vers la fin du film, sauf que le crash de l'avion sur la maison du Middlesex a lieu le 1er novembre 1988 (toujours 88...) - il y a aussi des détails qu'on obtient par arrêt sur image, par exemple le 1:16 sous "Twin pines mall" (référence aux tours jumelles) qui à l'envers (non pas de droite à gauche, mais renversé) donne 9:11 (voir ici mn 36'11) ou encore quand le Dr Emmit Brown attend au Twin Pines Mall le 26 octobre 1985, et montre deux mini-horloges qui affichent 1:19 (ici min 41:07). Il est chargé de références à l'oeil d'Horus (la constellation Sirius), aux portails interdimensionnels, notamment la Porte du Lion du mois de juillet, aux éclipses qui peuvent avoir joué un rôle dans la préparation du 11 septembre (pour l'ouverture de possibilités d'accès aux mondes parallèles) comme dans la préparation de l'affaire du Covid (on en avait déjà parlé en mai dernier ici). EnterTheStars évoque un lien possible avec Trump à travers la mention "triumph" sur le T-Shirt du héros, ce qui renvoie aussi aux Arcs de Triomphe, portiques de communication avec les mondes invisibles, comme l'arche de Baal à Palmyre. Je ne développe pas... Il y a de nombreuses vidéos d'EnterTheSTars et de TheologyEd là dessus, qui utilisent d'ailleurs un peu les mêmes matériaux, notamment le court-métrage d'animation canadien "I, Pet Goat II" de 2012 (rempli aussi d'ésotérisme, et de programmation prédictive qui recoupe en partie les films précités) que vous pouvez parcourir si vous comprenez l'anglais. Je reviendrai sur le sujet quand j'aurai un peu avancé dans la recomposition de ce puzzle.

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Le sang de Prométhée et la plante magique de Médée

4 Septembre 2020 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Abkhazie, #Antiquité - Auteurs et personnalités, #Cinéma, #Divers histoire

Divertissons nous un peu des tristes nouvelles du moment. J'ai appris ceci en travaillant sur les mémoires d'un ancien combattant abkhaze pendant le confinement : non seulement le Caucase était connu pour être la patrie du titan Prométhée, mais il existe en Abkhazie une grotte de Prométhée dans laquelle se passent des phénomènes "spirituels" étranges. Or je regardais tantôt ce film de 1963 qui fit les délices de mes 11 ou de mes 12 ans, "Jason et les Argonautes" - film au demeurant très chrétien car, quoiqu'il mettre en scène très délicatement les jeux des Olympiens, il annonce aussi leur fin prochaine...

J'ai été étonné de voir que ce film à un certain moment évoque subtilement le lien de la Colchide (dont une partie est l'Abkhazie actuelle, ce dont, comme je l'avais évoqué dans mon livre il y a dix ans, même les observateurs russes présents avec moi il y a 10 ans avaient conscience) avec le Titan supplicié. C'est lorsque la sorcière-prêtresse Médée donne au héros Jason un baume magique issu du sang de Prométhée.

Quand on regarde d'où vient cette histoire de baume, on trouve Apollonios de Rhodes, le poète alexandrin exilé par Ptolémée II, qui, à 18 ans (encore un surdoué précoce, un peu comme Lucain sous Néron), composa les Argonautiques. Apollonios y décrit en détail ce remède et explique même comment la magicienne le recueillit "par ses enchantements" du suc d'une fleur née des gouttes du sang de Prométhée dans une coquille, "au bord de la Mer Caspienne". Il précise que pour ce faire elle s'est lavée sept fois dans des eaux "qui ne tarissent jamais" (comme l'âne d'Apulée s'immerge sept fois à la mode pythagoricienne dans la mer pour être sauvé par Isis) et a appelé sept fois sa nourrice d'enfance.

En 1961, Christian Lacombrade, helléniste de l'université de Toulouse, soulignait que toute cette affaire révélait "l'engouement du public (d'Apollonios de Rhodes) pour la magie", bien plus intense selon lui à l'époque hellénistique qu'à l'époque classique. Il remarquait aussi que, non seulement Apollonios s'inspirait, dans la description de la plante, de l'herbe magique que Circé donne à Ulysse dans l'Odyssée, mais aussi que le détail du rituel suivi par Médée pour la cueillir ressemble à ceux que Théophraste exposait à propos des fabricants de philtres, et que l'Alexandrin recopiait peut-être dans son poème un grimoire occultiste de son époque (voilà qui intéresserait sans doute les divers naturopathes et aromatothérapeutes qui se mobilisent contre le fascisme sanitaire en ce moment).

Dans ses "Coupeuses de racines" (ouvrage dont ne subsistent que quelques fragments) Sophocle décrivait Médée recueillant le suc des plantes (selon Macrobe). Apollonios a donc repris une longue tradition concernant la magicienne. Le tragédien rattachait-il déjà une plante de Médée au sang de Prométhée ? On ne le saura jamais avec certitude, mais dans une autre tragédie, "Les Colchidiennes", il mentionne Prométhée quand Médée conseille Jason devant une épreuve.

Moi qui vous ai souvent parlé des stoïciens avant ma conversion, y compris dans un billet d'août 2010, huit mois après mon voyage en Abkhazie, où j'abordais leur cas juste après celui des Argonautes (voir ici), je ne puis rester insensible au fait que le stoïcien Cléanthe (330-232 av JC) se serait lui aussi intéressé à la "plante prométhéenne" et aurait écrit selon un fragment analysé par l'exégèse allemande qu' "il pousse sur le Caucase,  une plante que l'on appelle prométhéenne. Médée la recueillit et la réduisit en poudre pour s'en servir contre les antipathies de son père". Lacombrade imagine même la possibilité d'une rencontre entre l'athénien Cléanthe et Apollonios à Alexandrie. En tout cas les deux naviguaient dans le sens des théories des grandes correspondances cosmiques qui allaient exalter le néo-platonisme au IIIe siècle de notre ère et qui connaissent un très grand succès de nos jours.

Pourquoi Sophocle et Cléanthe s'intéressèrent-ils tant à Médée et aux Argonautes ? On l'ignore.

Quoi qu'il en soit, pour ma part, je suis moins surpris de retrouver la sorcellerie des plantes et des astres (Médée est aussi la prêtresse qui fait tomber la Lune du ciel) autour des montagnes abkhazes qui en sont saturées (même le récit de mon ancien combattant en parlait) que de dénicher dans un peplum des années 60 une si grande fidélité érudite à un poème alexandrin des années 270 av JC... En tout cas jetez y un coup d'oeil si vous aimez les mythes et les origines de notre culture. Je le poste en lien ci-dessous.

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"Monsieur Vincent"

5 Juin 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Cinéma, #Christianisme, #1910 à 1935 - Auteurs et personnalités

Je regardais tantôt en DVD ce beau film de 1947 "Monsieur Vincent" que jadis les enfants du patronage catholique allaient voir car c'était du temps où le cinéma national (tout comme celui d'Hollywood - d'ailleurs le film reçut aux Etats-Unis l'Oscar du meilleur film en langue étrangère en 1949) se devait d'être chrétien, ou du moins de ne pas trop heurter les consciences catholiques, ce qui a changé dans les années 60.

Ce film présente d'une manière touchante le personnage de Saint Vincent de Paul, un des héros du renouveau spirituel français du XVIIe siècle.

Du coup, je me plonge cet après-midi dans quelques passages de la vie de ce saint prêtre gascon. Son enlèvement par les pirates sur la mer entre Marseille et Narbonne, sa vente à 29 ans comme esclave à Tunis d'abord à un pêcheur, ensuite à un médecin (de septembre 1605 à août 1606). Il précise dans une lettre que ce médecin était un alchimiste "spagirique , souverain tireur de quintessences, homme fort humain et traitable, lequel, à ce qu'il me disait, avait travaillé l'espace de cinquante ans à la recherche de la pierre philosophale, etc." Il précise : "Il m'aimait fort, et se plaisait de me discourir de l'alchimie, et puis de sa loi, à laquelle il faisait tous ses efforts de m'attirer, me promettant force richesses et tout son savoir. Dieu opéra toujours en moi une croyance de délivrance par les assidues prières que je lui faisais, et à la vierge Marie, par la seule intercession de laquelle je crois fermement avoir été délivré", de sorte que l'espérance de la délivrance (pour retrouver un certain M. de Commet avocat à d'Acqs et juge à Pouy qui l'avait fait entrer dans les ordres Mineurs) le fit s'intéresser plus au moyen de guérir la gravelle, pour laquelle il préparait les ingrédients et les administrait. Il avait la sagesse de fuir la sorcellerie et tout ce qui, dans cette veine, flatte l'Ego...

J'apprends que de 1619 à 1622 il fut aumônier des galères à Marseille. J'ai passé une nuit à l'hôtel Ibis qui est l'ancienne capitainerie des galères royales dans cette ville, en 2014, du temps où j'y menais une enquête sur les médiums. Qui sait si quelque chose de la présence du saint homme à l'époque ne m'avait point protégé des conséquences potentiellement très funestes que pouvaient avoir pour moi ces mauvaises fréquentations. Par la suite, j'ai croisé l'ordre de Saint Vincent de Paul en travaillant sur ces étranges apparition de la Vierge rue du Bac et la médaille miraculeuse qui leur fut consacrée en 1830, car cette affaire remit en scelle cette congrégation, à l'époque malmenée par le pouvoir civil. Notre siècle gagnerait à se pencher à nouveau sur tout cela.

Il devrait aussi se pencher sur Maurice Cloche, le réalisateur du film, qui avait, douze ans plus tôt, surpris et ébloui le chroniqueur du journal Comoedia (20 février 1935) Jean Vincent-Bréchignac (et son successeur Fernand Lor l'année suivante, ainsi que beaucoup d'autres critiques qu'on peut trouver sur Gallica) avec un documentaire flamboyant sur le Mont Saint Michel, puis s'était spécialisé dans la mise en valeur des détails de l'existence quotidienne en province avec "Ces dames aux chapeaux verts" et à Paris avec "Sixième étage" (voir lé critique dans Le Matin du 28 juillet 1939 p.4). Neuf ans après Monsieur Vincent, en 1956, il allait revenir à la thématique chrétienne avec "Un missionnaire" (à propos de l'Algérie) à partir d'un témoignage authentique, mais que les milieux chrétiens de l'époque jugèrent maladroit.

Cloche n'était pourtant pas spécifiquement étiqueté catholique. Ses sujets ont été variés. A gauche les communistes ont vertement critiqué un de ses films sur l'enfance délinquante, mais Témoignage chrétien du 16 avril 1948 a signalé que "Monsieur Vincent" a été interdit aux Etats-Unis pour ses tendances communistes tandis que dans la revue du Parti communiste français La Pensée d'octobre 1948 (p. 106) le résistant Pol Gaillard lui reconnaissait le mérite d'avoir insisté sur l'importance des conditions matérielles de vie des pauvres et d'avoir montré que "l'expérience apprend de plus en plus à Vincent ce qu'il ne voulait pas admettre d'abord, qu'on ne peut rien tout seul, qu'on ne peut rien sans argent, qu'il faut organiser, organiser et que c'est là une tâche sociale et politique; il est contraint, bien qu'il y répugne, d'intervenir toujours plus haut, de s'adresser à l'Etat (car le dévouement des grandes dames ne va pas loin et l'on ne peut pas compter sur elles par exemple pour recueillir les enfants abandonnés".

Il semble que le PCF ne lui en voulait pas d'avoir terminé son scénario en 1943 sous l'Occupation, et d'avoir travaillé sous la botte allemande comme beaucoup d'autres cinéastes...

Extrait de la critique de Monsieur Vincent dans "La femme dans la Cité"  revue du Rassemblement féminin martiniquais de 1949, dont on peut supposer qu'elle reflétait le regard chrétien provincial (aussi bien qu'outre mer) sur ce film à l'époque :

"Une société a été créée il y a quelque temps :« L'Office Familial de documentation Artistique » ( OFDA ), dans le but de produire, non pas des films de propagande, mais des oeuvres fortes françaises, chrétiennes et profondément humaines. Elle a procédé par souscription dans la France entière. « Monsieur Vincent » est le premier résultat de son effort(*). Il ne faut pas hésiter à dire que c'est un chef-d'oeuvre. Mais n'allez pas voir ce film si vous êtes décidé à vous admirer vous-mêmes et à demeurer content de vous. On en sort comme honteux. Ce n'est pas la vie d'un homme charitable. C'est l'évocation même de la Charité. Et la Charité, comme tout ce qui est grand, est vouée à la solitude. Vincent de Paul a été seul, effroyablement seul. Seul quand il pénètre à Châtillon-en-Dombes, dont la population se calfeutre par crainte de la peste et lui jette des pierres pour qu'il s'en aille : ces gros souliers ferrés qui résonnent sur le pavé désert, ce visage de bonté qui se heurte à la dureté farouche de l'égoïsme . . . Seul sur ces galères, dont on l'a nommé aumônier général. Seul à sentir l'abîme de détresse de ces misérables qu'on traite pis que des bêtes. Seul dans des taudis de Clichy, où il écoute, en essayant de trouver le sommeil, les voix de la folie, du vice, de la maladie, les cent voix du mal qui crient vers lui de tous les murs. Seul aux prises avec l'Administration, qui ne lui pardonne pas d'avoir découvert la misère humaine, si bien couverte jusque là et qu'on avait loisir d'ignorer. Seul avec les "grandes dames de charité" qui refusent de se laisser entraîner au delà des papotages qu'elles avaient baptisé « charité ». Seul face à Richelieu, aux grands de la terre, aux malheureux aigris, à ses propres collaborateur (...)

Il a réussi ce tour de force de recréer intensément l'atmosphère d'une époque sans tomber dans le genre "reconstitution historique". Il a composé une oeuvre bouleversante profondément chrétienne sans rien de désagréablement "pieusard ", profondément humaine sans que Dieu soit laïcisé.

En France, dans toutes les villes où Monsieur Vincent a été projeté, on a signalé des actes de charité sortant de l'ordinaire dans les jours qui ont suivi. Telle cette dame de Lille, qui, rencontrant à sa sortie du Cinéma un malheureux étendu dans la rue, l'emmena chez elle et le soigna pendant plusieurs jours.

Je souhaite qu'il donne ici, à tous ceux qui le verront, des yeux plus chrétiennement ouverts sur la misère humaine. À la fin de sa vie, au cours d'une conversation qu'il a avec la vieille Reine de France, Vincent de Paul lui dit son regret d'avoir tant dormi, tant perdu de temps... Et la Reine de s'exclamer : " Mais alors que faut-il faire ?.. . " Et Saint Vincent en se levant péniblement, répond par ce simple, mot : " Davantage, Madame. .. "

Que vous ayez fait peu ou beaucoup pour vos semblables, j'espère qu'à votre tour, après avoir vu " Monsieur Vincent " et. vous disiez de même : " Il faut que je fasse davantage. (...)

Seul comme l'amour, quand il est vraiment l'Amour, avec ses terribles exigences et son impitoyable logique.

C'est pour cela que Pierre Fresnay est seul dans ce film. Les autres jouent admirablement leur rôle de comparses. Ils ont compris qu'ils devaient s'effacer devant cet homme un peu lourd, paysan, sans éloquence, qui a encore plus de coeur que de génie, qui parle mieux par ses yeux et par ses mains que par sa bouche. (...) Quant au dialogue de Jean Anouilh, il nous prouve qu'un vrai dramaturge est capable d'entendre, au-delà des voix rauques de la triste humanité, la voix humaine et divine de la sainteté. Les répliques entrent dans la chair; elles bouleversent ; elles font mal. Je pense à cette exclamation d'une dame de charité qui refuse de se charger des enfants trouvés, enfants du péché : « Est-ce que ce n'est pas la volonté de Dieu que de tels enfants meurent ?" -- La réponse arrive, lente, émouvante. : " Madame, quand Dieu veut que quelqu'un meure, pour le péché, il envoie son Fils ".  

(*) 80 millions de Francs, là où le budget ordinaire d'un film tournait autour de 10-12...

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Le Da Vinci Code et l'androgynie

22 Mai 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Divers histoire, #Grundlegung zur Metaphysik, #Philosophie et philosophes, #Christianisme, #Cinéma

Si un jour l'envie vous prend de mieux comprendre certains facteurs occultes de l'histoire du monde et de ses développements contemporains, je vous conseille de jeter un oeil à ce long texte en plusieurs parties de la prédicatrice américaine Barbara Aho (en anglais, il faudrait que quelqu'un le traduise en français un jour) qui s'employait il y a quinze ans à "remettre sur leurs pieds" divers mensonges du best seller de Dan Brown "Da Vinci Code". Tout n'est pas exact dans cet exposé (ne serait-ce que sur le plan factuel), mais c'est très intéressante : sur la tribu de Dan, les Mérovingiens, les Templiers, les Jésuites, les Rothschild, la couronne britannique et le Vatican ça décape.

Très modestement je vais me contenter aujourd'hui de vous présenter ici ce que dit dans cette vidéo postée hier (21 mai) en anglais un youtubeur ("Transapocalypse Now") à propos du film de Ron Howard (de 2006) avec Tom Hanks, Audrey Totou et Jean Reno tiré du roman de Dan Brown. Il s'y trouve des clés de compréhension importantes de l'ingénierie sociale actuelle.

Au delà de la simple thèse "hétérodoxe" selon laquelle Jésus et Marie-Madeleine auraient été à l'origine d'une lignée royale secrète gardée par les Mérovingiens et les Templiers, le film renvoie surtout au principe alchimique (au fondement des plus hauts degrés de la franc-maçonnerie actuelle) de la divinité androgyne - c'est ce que représentent Jésus et Madeleine - source de libération pour l'humanité.

Robert Langdon, professeur de symbologie, dès les premières images du film esquisse une poignée de main maçonnique et il fera le même signe à la fin du film, quand il aura découvert le secret, ce qui montre bien dans le cadre de quelle "initiation" le film se situe. Sur le feuillet qu'il ouvre (minute 1'40 de la vidéo) s'affiche le symbole de Saturne, familier de l'illuminisme contemporain, puis  le dieu égyptien Horus nourri par Isis. Horus est une figure androgyne qui réunit Isis et Osiris. Une encyclopédie de la franc-maçonnerie d'Albert Mackey de 1916, explique le youtubeur, décrit Horus comme l'hypoténuse du triangle rectangle dont les côtés sont formés par Isis et Osiris. Horus mélange les principes masculin et féminin, une combinaison qui se retrouve dans la svastika hindoue (qui à travers le groupe de Thulé inspira les nazis) et dans les deux triangles, l'un pointé vers le haut, l'autre pointé vers le bas, qu'on retrouve dans l'étoile de David (l'hexagramme, symbole occultiste dans la sorcellerie médiévale que l'on retrouve d'ailleurs dans les églises anciennes) et dans l'équerre et le compas de la maçonnerie. Howard les met en scène dans l'architecture du Louvre (minute 4'28 de a vidéo).

Le film montre aussi l'homme de Vitruve dans le cadavre maculé de sang (minute 4'35) aussi représenté par Léonard de Vinci dans une esquisse célèbre. Le youtubeur nous en montre une utilisation récente par le chanteur sataniste Marilyn Manson. On voit comme cet homme se trouve placé par la tradition occultiste au centre d'un X qui comme l'hexagramme représente l'Adam androgyne originel de la kabbale, Adam Kadmon dans lequel se réalise la divinité (luciférienne) de l'homme.

Le youtubeur explique ensuite que la pentagramme dessiné sur le professeur assassiné (joué par Jean-Pierre Marielle récemment décédé récemment qui jouait le rôle d'un franc-maçon dans "Mon oncle" inspiré de Maupassant et l'était probablement) est aussi le symbole de la réunion du masculin et du féminin. Howard dans le film, par la bouche de Tom Hanks le présente comme le symbole de Vénus - parce que le divin féminin doit conduire à l'androgynisme. Le plan suivant montre Mona Lisa et l'on explique que la gauche est féminine, la droite masculine dans le pythagorisme, et chacun sait en effet que la Joconde est androgyne, représentant deux personnages en un.

Le film insiste sur le tableau "La Cène" de Léonard de Vinci. Non seulement Madeleine est à la droite de Jésus, et le professeur de symbologie souligne "remarquez comme Jésus et Marie-Madeleine paraissent soudés par la hanche". Cela renvoie à l'androgyne bicéphale de l'alchimie (minute 9'37).

Et c'est Sophie (jouée par Audrey Tautou), la Sophia des Gnostiques qui se révèlera être la descendante de cet androgyne. Cette lignée est représentée par le rose-ligne (le méridien de Paris qui passe par Saint Sulpice qui a eu son début d'incendie juste avant Notre Dame cette année).

Le Youtubeur affirme (au vu de ses épaules et de sa pomme d'Adam) que la fille du réalisateur du film Ron Howard, Bryce Dallas Howard, née en 1981 (qui avait donc 25 lors de la sortie du film), qui a joué dan Jurassic World et La Couleur des Sentiments, serait un transgenre qui a suivi en cela l'initiation de son père.

Jessica Chastain et Bruce Dallas Howard sont souvent assimilées l'une à l'autre. Selon le Youtubeur cela procèderait d'une mise en scène de com pour montrer que l'androgynie peut se dupliquer comme dans une lignée. On ne peut peut-être pas le suivre jusque là.

Mais la vidéo a le mérite de rappeler que l'androgynie est fondamentale dans l'ésotérisme de la franc maçonnerie et le rôle de certains films dans la préparation du public au programme d'unité alchimique à l'arrière plan de tout cela.

Le youtubeur conclut par une référence à la nomination de Wonder Woman par l'ONU comme ambassadeur de l' "empowerment" des femmes. Wonder Woman est la déesse Diane dit-il. Dans la BD Wonder Woman est Diana Prince, et donc certaines spéculations peuvent relier tout cela au culte de Diane au fondement de l'antique sorcellerie (voir "Le Sabbat des Sorcières" de Ginzburg) voire au Baphomet comme le fait le Youtubeur mais là encore on est sur un terrain glissant...

Notons qu'Audrey Tautou est une figure importante de l'androgynie. Dans son exposition Superfacial elle porte une moustache. "Elle quitte plus, sa coupe à la garçonne, qui lui donne des airs de coco Chanel et affirme son physique androgyne" notait le Journal des Femmes 7 juillet 2016. Le magazine Elle relevait qu'elle avait le même "charme androgyne" qu'Audrey Hepburn. Il ne lui reste plus qu'à faire le même signe que celle-ci (voir photo ici à droite). 

Pour mémoire nous avons en France de nombreux occultistes qui banalisent le culte du Baphomet, dont  Anton Parks un ancien employé du rayon musique du Virgin Mégastore de Paris, adepte de la sorcellerie (il a avoué sa dette à la médium toulousaine Anna Zu'u en 2014) et du culte de la déesse-mère (donc de Lilith) qui a besoin d'une casquette pour se protéger des visions qu'il reçoit depuis ses 14 ans : il canalise des informations sur Sumer, l'Atlantide et les extra-terrestres et prétend que le Baphomet serait une déesse égyptienne heureusement importée en Europe par les Templiers.

 

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L'épouse de Bernard-Henri Lévy pond un film "inspiré"

9 Mars 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Grundlegung zur Metaphysik, #Débats chez les "résistants", #Cinéma

Une affiche digne des spectacles de Messmer (qui provoque parfois quelques effets secondaires "bizarres" chez leurs spectateurs) dans les familles, surmontée comme il se doit de l'oeil omnivoyant maçonnique. Et, dans la distribution, Asia Argento, co-fondatrice de Me-too, et surtout, fille d'un réalisateur de films d'horreur "initié", et elle-même très versée dans la sorcellerie et le rosicrucisme comme elle l'affiche sur les comptes de ses réseaux sociaux. C'est le dernier film d'Arielle Dombasle, l'épouse du propagandiste belliciste Bernard-Henri Lévy, « Alien Crystal Palace . "Mon film est complètement libre" a-t-elle déclaré sur Europe 1 le 27 janvier dernier. Quand on connaît un peu le monde des sociétés secrètes et de l'occultisme, avec une affiche pareille, on n'y mettrait pas sa main à couper...

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Spéculations autour de l'Adrenochrome, des EpiPen et d'Hillary Clinton

24 Février 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Grundlegung zur Metaphysik, #Les Stazinis, #Débats chez les "résistants", #Le monde autour de nous, #Cinéma, #George Soros

Voici une affaire qui agite beaucoup le Web américain : une possible politique de grande envergure pour rendre les gens dépendants à l'adrénochrome.

Commençons tout d'abord par ce qu'un site français très "mainstream", Openminded, en dit :

"L’Adrénochrome est un composé d’adrénaline qui a fait l’objet de plusieurs études dans les années 1950 et 1960 et plusieurs hypothèses sont nées à ce sujet. Certains pensent qu’il est issu d’un rituel satanique, d’autres parlent d’un composé pour schizophrènes qui procure des effets hallucinogènes hors norme, d’autres pensent qu’il est tout simplement issu d’une drogue fictive présente dans le film Las Vegas Parano (NDLR : un grand moment de la filmographie de l'occultiste Johnny Depp). Et puis il y a le documentaire « Adrénochrome »  qui nous fait part de cette substance mystérieuse et de son utilisation chez la société secrète des Illuminatis…"

Le site ajoute, pour apaiser les foules, en citant l'AFP (l'AFP qui a régulièrement véhiculé les pires intoxs pendant la guerre du Kosovo, celle d'Irak, celle de Syrie etc) : " Je n’ai jamais entendu parler de cas d’intoxication à l’Adrénochrome. C’est un mythe. Un mythe complet.”, explique Laurent Karila, psychiatre et addictologue à l’hôpital Paul Brousse, interrogé par l’AFP. Le site Erowid recense des témoignages de personnes ayant tenté de se défoncer à l’Adrénochrome. Un utilisateur rapporte l’avoir avalée, sniffée et fumée : “Les trois tests m’ont donné exactement les mêmes effets, qui étaient très légers et vraiment inintéressants”."

A la différence de ces chiens de garde dont le souci est toujours de tuer dans l'oeuf la moindre recherche de vérité à grands coups d'arguments d'autorité de grandes "agence de presse" et de soi-disant "scientifiques", je me contenterai d'exposer ici certains éléments de discussion avancés en ce moment.

Tout d'abord il ne faut pas perdre de vue que l'adrénochrome est associée depuis très longtemps à l'imagerie des vampires. Un groupe punk californien, The Groovie Ghoulies (les Vampires Cools) a sorti un album en 1989 rempli de connotations sataniques comme un morceau repris de l'album "Their Satanic Majesties Request" des Rolling Stones. Son titre "Appetite for Adrenochrome" ("Soif d'Adrénochrome"). Le groupe "Sisters of Mercy" a aussi composé en 1982 une chanson, Adrenochrome, qui dit notamment "Les filles catholiques maintenant/Austères dans leur noir et blanc, terrifiées dans le monochrome/ Les soeurs de la miséricorde/ Marée haute /Les  yeux écarquillés / Précipitées sur l'adrénochrome / Pour les sœurs de la miséricorde / Remplies de panique dans leurs yeux " (pour avoir une idée de l'imagerie des Sisters of Mercy on peut aussi voir ce clip).

Le morceau a été repris sur leur album "Some girls wander" dont le nom renvoie à la chanson du chanteur occultiste Léonard Cohen de 1967 "Teachers" qui disait "Certaines filles s'égarent/ dans les problèmes que causent les scalpels /Etes vous les enseignants de mon coeur ?" (le nom des Sisters of Mercy lui-même vient de Leonard Cohen). Quand on sait que l'adrenochrome pourrait être prélevé du coeur d'une victime sacrificielle arraché à sa poitrine juste après la peur de la mort...

Il peut sembler étrange que le mot scalpel soit à prendre au premier degré le mot ici, mais n'oublions pas qu'à la même époque personne n'aurait pensé qu'on pouvait saisir aussi au premier degré la couverture des Beatles sur les bébés coupés en morceaux (aujourd'hui le lien avéré de ce groupe avec l'occultisme fait considérer les choses différemment).

Tous ces morceaux sont très marqués par la couleur rose (dont les immeubles de New York ont été recouverts récemment pour célébrer le changement de la législation sur l'avortement).

En 1983, le film "The Hunger" (Les Prédateurs) avec David Bowie (un fan du mage sataniste Aleister Crowley), Catherine Deneuve (habituée de la thématique anti-chrétienne de Bunuel et Polanski jusqu'au "Tout nouveau Testament" de 2015, qui a chanté en duo avec Malcom McLaren en 1994, McLaren était le père du punk, il avait, selon le styliste JC de Castelbajac, l'anneau de Crowley - voir ce livre p. 57 - pas mal pour une des pionnières du "coming out" sur l'avortement en 71) et Susan Sarandon (qui organise maintenant des cérémonies en hommage à Timothy Leary, prophète du transhumanisme, à l'époque elle venait de faire scandale dans Pretty Baby/La Petite, film sur une enfant de 12 ans qui se prostitue) était aussi un film sur le vampirisme. Bowie et Deneuve y jouaient des rôles de vampires. Il faisait beaucoup référence au ping-pong (quand on sait à quoi renvoie aujourd'hui le Cosmet Ping-pong à Washington DC financé par Soros...). Le titre "The Hunger"peut être saisi comme une condensation de "The Hunger for adrenochrome", et il peut s'agir de "programmation prédictive" pour préparer les esprits à ce qui viendrait vingt ans plus tard.

L'étude de ce film qui n'eut pas un succès phénoménal lors de sa sortie (et fut vertement critiqué en Angleterre), d'autant que Bowie ne l'a pas vraiment défendu (peut-être parce qu'il était plutôt programmé pour marquer les esprits sur le long terme ?), mériterait à elle seule un billet tant il est métaphysiquement suggestif.

La journaliste Isabelle Giordano dans son livre "Catherine Deneuve film par film" paru chez Gallimard en octobre dernier, fait remarquer que son réalisateur Tony Scott, qui n'avait pas encore tourné Top Gun, était surtout perçu comme un ancien collaborateur de Stanley Kubrick, connaisseur intime des sociétés secrètes. Catherine Deneuve était habillée par le couturier auteur de la BD sataniste sur les sacrifices humains "La vilaine Lulu" Yves Saint Laurent. Depuis lors, la scène lesbienne entre Catherine Deneuve et Susan Sarandon est devenue une icône parmi ceux qui se nomment "la communauté gay". Isabelle Giordano note que Thomas Baurez de l'Express a insisté sur le caractère "prémonitoire"  des "images récurrentes de sang" car "la même année l'Institut pasteur le Pr Luc Montagnier identifiait des cellules à l'origine du SIDA semblables à celles que montrait le film"... Mais il est vrai que dans le registre de la "programmation prédictive" c'est moins spectaculaire que des scènes prédictives des Simpson... Certains évidemment diraient que cela n'avait rien de "prémonitoire" si, comme le suggérait jadis le professeur canadien Donald W Scott les autorités américaines ont inventé le SIDA dans les années 1960 et l'ont inoculé dans des vaccins dans les années 1970, auquel cas aussi bien les images de "The Hunger" que la médiatisation du Pr Montagnier ne seraient qu'une mise en scène pour aveugler les masses, mais c'est là encore un autre sujet épineux sur lequel il n'existe que peu d'éléments tangibles...

En fait l'article de Baurez auquel fait allusion sans trop de précision Giordano est encore en ligne et date du 29 janvier 2009. Intitulé "Il était une fois... les prédateurs", il permet d'en savoir encore plus sur le satanisme du film, en précisant notamment  que la musique d'arrière plan est "Bela Lugosi's Dead", "hymne satanique par le groupe postpunk Bauhaus" : une chanson sortie en 1979 en l'honneur de l'acteur toxicomane qui avait joué Dracula dans un film de 1931 (n'oubliez pas que films et rituels sont entremêlés - voir le témoignage de Christopher Lee à ce sujet en 1975). Là encore on pourrait tirer ce fil très loin car Lugosi était un occultiste. Cindy Lee (nièce du producteur de film d'horreurs Frank Robert Saletri assassiné en 1982 dans l'ancienne maison de Lugose, elle habite à Phoenix Arizona), dans un documentaire "Deadly Possessions" de Zak Bagans datant de 2016, explique qu'elle possède le miroir qu'il utilisait pour ses rituels et la voyance qui a causé tant de problèmes à sa famille qu'elle l'a donné au musée de Zak Bagans à Las Vegas. Passer ce genre de musique dans un film ne peut pas avoir des effets anodins.

Aujourd'hui le film "A cure for life" ("A cure for wellness" outre-Atlantique) sur la recherche du sang humain pour prolonger la vie, ferait écho à "The Hunger" de même que les passages des Nouvelles aventures de Sabrina sur le cannibalisme, la sorcière Kim Kardashian qui en décembre 2015 se vante de consommer son propre placenta, etc.

Et les restaurants "Spin Ping pong" de Susan Sarandon à Londres et aux Etats-Unis organisent une sorte de culte inconscient en l'honneur de The Hunger (voir vidéo- ci-dessous). La spirale (spin) est un symbole de pedocriminalité dans les codes du FBI.

C'est dans ce contexte qu'il faut comprendre toutes les discussions sur l'Adrénochrome et les Epipen (stylos auto injecteurs d'adrénaline).

Sous l'administration Obama, le jour d'Halloween 2013 exactement, le Sénat américain a adopté une loi obligeant toutes les écoles des Etats-Unis à administrer en tant que de besoin sans l'autorisation des parents aux enfants de l'Epipen, un stimulant du système cardiovasculaire cardiaque, pour soigner les problèmes d'allergies. D'autres pays allaient imiter les Etats-Unis à ce sujet.

L'EpiPen est un médicament à base d'épinéphrine (de l'adrénaline) qui, au contact de l'oxygène... devient de l'adrénochrome de couleur rose...

En 2016 EpiPen a attiré l'attention des revues économiques parce que son fabriquant Mylan a tiré profit de sa position de trust pour faire flamber les prix. Ses profits ont aussi doublé quand la Food drug Administration (FDA) a recommandé aux médecins de prescrire deux doses par personne, au cas où la première injection ne serait pas suffisante (Mylan ne les vend plus que par paires). Hillary Clinton a fait mine de s'en émouvoir sur Twitter, mais l'indignation était peu crédible : les archives de la Fondation Clinton indiquait également que Mylan lui avait versé entre 100 000 et 250 000 dollars. Il y a donc un partenariat bien établi entre les Clinton et Mylan. Quand on sait ce que les mails d'H. Clinton ont révélé sur le pizzagate et de possibles trafics d'enfants, on peut se demander si la problématique de la législation sur l'EpiPen ne se rattache pas à cette banalisation de l'adrénochrome à laquelle les films et les chansons sur le vampirisme dans les années 1980 avaient déjà ouvert la porte...

La question est devenue d'autant plus sérieuse quand certains bons esprits ont remarqué que le logo de la firme Mylan était, comme celui de la bière Monster (qui avait pour slogan "Libérez la Bête") un triple vav, lettre hébraïque dont la valeur numérique est 6, soit, 666, nombre de la Bête dans l'Apocalypse. Les relents satanistes sont évidents...

Le cumul de facteurs triple "M", abus de position dominante sous Obama, financement de la campagne de Clinton a même conduit certaines personnes à se demander si dans les mails codés du directeur de campagne d'Hillary Clinton, John Podesta l'expression "walnut sauce" (sauce de noix) pourrait désigner l'adrénochrome des enfants noirs car walnut/noix y est souvent synonyme de "noirs". Sur les 2 060 premiers mails fuités de la collection Podesta, 47 comportent le mot "noix". Par exemple quand on lui écrit : "We know you're a true master of cuisine and we have appreciated that for years ... But walnut sauce for the pasta? Mary, plz tell us the straight story, was the sauce actually very tasty" Les Noirs produisent (tout comme les Asiatiques) de l'adrénochrome calcifié plus dense, et donc les satanistes rechercheraient surtout leur adrénochrome. Du coup toute une littérature se développe sur la recherche de sang d'enfants noirs par l'élite proche du parti démocrate... Des suppositions qui se développent à partir de recoupements sémantiques, mais qui, bien sûr, à ce jour, n'ont pas reçu de confirmations factuelles. Beaucoup d'électeurs de Trump spéculent sur de possibles "mandats secrets d'inculpation" ("sealed indictments") que l'administration présidentielle garderait sous le coude contre Podesta, Clinton et de riches financiers qui pourraient un jour (quand le FBI sera "nettoyé") donner lieu à enquête fédérale et démontrer la véracité de ces suppositions. Mais, pour l'heure, les annonces du groupe Q (Qanon) sur la prochaine divulgation de ces mandats ont toujours été démenties.

En France les "Epipens" sont en concurrence avec les Anapens et Jext produits par Bioprojet Pharma et ALK.

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L'Adrenochrome dans le film "Leech Woman" en 1960

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"Auction of souls", "L'Arménie martyre" (1919)

1 Juin 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Cinéma, #Abkhazie, #1910 à 1935 - Auteurs et personnalités, #Christianisme

Il est une image qu'on trouve parfois sur des profils de militants chrétiens sur des réseaux sociaux, celle ci-dessous.

Elle est en fait extraite d'un film américain "Auction of souls" (ou "Ravished Armenia"), diffusé en France sous le titre "L'Arménie martyre". Une petite recherche sur Gallica nous en dit un peu plus sur ce film.

Par exemple la Revue Comoedia du 7 décembre 1919 :

Jeudi prochain 11 décembre, à la Salle Gaveau, sera projeté au profit des orphelins de l'Arménie un film qui constitue une noble — et douloureuse — propagande.

Mme la duchesse de Rohan patronne l'œuvre et le film sur lequel on nous donne les renseignements suivants:

Ce drame a déjà été donné sous le titre d'Auction of Souls (Ames vendues aux enchères) en Amérique, et à Londres, et a produit partout une profonde impression ; le martyre de l'Arménie y est représenté de la façon la plus émouvante.

Ce film a été établi d'après les témoignages publiés par lord Bryce et M. Henry Morgenthau, et notamment d'après les souvenirs personnels d'une Jeune Arménienne, Aurora Mardiganian, qui, après avoir fait l'infernal voyage des déportations, enlevée par les Turcs et enfermée dans un harem, a réussi à s'échapper et à se rendre en Amérique. Mlle Aurora Mardiganian est d'ailleurs l'héroïne du film. ALADIN.

La même revue un peu plus tôt 30 oct 1919 regrettait que la diffusion du film ait été interdite au moins jeunes mineurs dans l'Ontario. Paris aimait depuis longtemps, dans le domaine du spectacle, se poser en antithèse des Etats-Unis "puritains".

Sans surprise on notera que la Revue royaliste l'Action française 8 décembre 1919 en p. 4 synthétisait toutes les critiques positives de la presse anglaise à propos de ce film :

"Appréciations dans la presse anglaise, sur le film "L'Arménie martyre", qui sera donné jeudi 11 décembre à huit heures et demie du soir à la salle Gaveau

Bioscope - "ce film est le plus remarquable qui ait jamais été édité en Amérique"
Evening Standard - "Toute femme anglaise devrait se faire un devoir d'assister à la représentation d'Auction of Souls".
Evening News - "La production cinématographique la plus étonnante sous tous rapports que j'aie jamais vue."
Kinematograph Weekly - "Il n'a jamais été présenté sur l'écran de ce pays un film plus puissant,plus convaincant et plus poignant. Cette production est d'une technique et d'une habileté insurpassables"
B. Blais Esq. - "Je ne puis qu'exprimer un désir : c'est que ce film soit vu par chaque homme et chaque femme du monde civilisé"

Je ne sais pas trop si dans les cours d'histoire du cinéma aujourd'hui on parle beaucoup de ce film. La même année sortait à Paris "J'accuse" d'Abel Gance célèbre pour sa scène sur les fantômes des morts de la guerre qui hantent la conscience d'un poilu,et "Une idylle aux champs" de Charlie Chaplin.

Il avait été tourné en Californie, nous apprend la fiche Wikipedia.

Je me suis un peu intéressé à cette duchesse de Rohan qui patronnait la diffusion de l' "Arménie martyre" en France. C'était une poétesse, âgée à ce moment là de 66 ans. Elle venait de recevoir peu la légion d'honneur du maréchal Foch, en mai 1919, au cours d'une cérémonie dans son hôtel particulier près des Invalides, pour y avoir soigné les blessés de guerre (elle l'avait mis à la disposition de la Croix Rouge), et, le même mois, la croix de la reconnaissance italienne "en remerciement des mois passés dans les ambulances du front en Vénétie". Son mari, le duc était député de Ploërmel en Bretagne. Elle était fille d'un marquis du Périgord. Un de ses fils périt dans la Grande guerre à hardecourt.

Comment la duchesse a-t-elle été sensibilisée à la cause arménienne ?

La duchesse connaissait l'Europe de l'Est. En octobre 1909 (source la revue "Les modes") elle avait effectué un voyage dans le Caucase, en Crimée et en Roumanie, en compagnie de une de ses cinq enfants la princesse Marie qui épousa un descendant de Murat l'acolyte de Napoléon (la petite fille de cette dernière fut l'épouse du ministre de Chirac Albin Chalandon, le monde est petit). La presse de l'époque nous apprend qu'elle y avait rendu visite à la reine de Mingrélie SA la princesse Salomé Murat (à propos de la Mingrélie je vous renvoie à mon livre sur l'Abkhazie). Elle avait écrit une partie de son voyage dans son chalet Herminissia dans la montagne de Kuibia. Le récit fut publié en 1910 chez Calmann Lévy sous le titre "Les dévoilées du Caucase". Le journal "Gil Blas" du 17 juillet 1910 ironique le décrit comme "un voyage en famille minutieusement papoté. L'auteur eût oublié quelque part son ombrelle qu'elle n'aurait pas négligé de nous en faire part". La Croix du 22 juillet 1910, plus déférente le qualifiera de "si aimable, si varié de ton, si spirituel sans prétention et si noble de pensée". On peut supposer que ses attaches mingrèles, auprès de sa belle famille les Murat avait sensibilisé la duchesse à la cause arménienne. Mais on n'en sait pas plus au vu des archives disponibles sur le Net sur ce qu'elle en pensa précisément ni le cheminement précis qui permit au public parisien de découvrir "L'Arménie martyre" à la salle Gaveau.

Le film est in extenso ci dessous.

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L'honneur assassiné de Léontine de Villeneuve

21 Août 2017 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #XIXe siècle - Auteurs et personnalités, #Divers histoire, #Les rapports hommes-femmes, #La droite, #Cinéma

Dans le livre qu'il a écrit contre Deleuze "Apocalypse du désir" mais que je ne vous recommande pas car je le trouve un peu trop labyrinthique, Boutang voit dans le cavalier blanc du chapitre 6 de l'Apocalypse de Jean la figure du désir immédiatement adhérant à l'instant et sans but, désir pur et enfantin, à la différence du désir de guerre, du désir de mathématisation des rapports humains et du désir de néant qu'incarnent les trois autres cavaliers.

Châteaubriand éprouve à l'égard de cette forme de "désir pur" la même méfiance que Boutang. Il dit l'avoir vécu à 60 ans en 1829, dans sa vieillesse, sur le chemin de Cauterets (en Bigorre) et le compare au "repos inopiné" de Palinure dans l'Enéide qui s'était mal fini.

Il allait rencontrer dans la station thermale une de ses admiratrices de 26 ans, Léontine de Villeneuve, qui le lisait depuis deux lustres et entretenait une tendre correspondance avec lui depuis deux ans. Hélas pour le grand écrivain (que je soupçonne d'être un peu mythomane comme comme Malraux), celui-ci n'hésita pas à la diffamer dans ses Mémoires d'Outre-tombe en faisant croire qu'elle l'avait forcé à la raccompagner chez elle dans ses bras alors qu'elle n'avait que 16 ans (sic). Boutang dit que la plénitude de l'instant précède souvent un meurtre. Là c'est l'honneur de Mlle de Villeneuve (devenue ensuite comtesse de Castelbajac) que Châteaubriand tua.

La petite fille de Léontine a publié plus tard en 1925 ses lettres sous le titre Le roman de l'Occitanienne et de Chateaubriand, et tenté de rétablir la vérité.

"Il a fallu l'étrange passage des Mémoires de M. de Chateaubriand pour troubler mes souvenirs, écrivait à plus de 40 ans Léontine après être tombée sur cet extrait des mémoires dans  un journal. En présence de ce vrai et de ce faux.ainsi mêlés, et je puis ajouter ainsi travestis, l'effroi m'a saisie (*). Je me suis demandé si je me trouvais réellement vis-à-vis de moi-même dans cette personne dont je ne reconnaissais pourtant ni les sentiments, ni les actions. Mais ma fierté a pu se relever lorsque j'ai traduit chaque ligne de cette page au tribunal de l'exacte vérité. "

Elle expliquait plus loin que la différence d'âge (puisqu'il pouvait être "deux fois son père") l'avait poussée à vivre à Cauterets en toute innocence son amitié avec le grand homme et lui faire lire sa poésie, elle qui ne voulait vivre que de cet imaginaire là, et pour cette raison n'était toujours pas mariée. Chateaubriand qui apprit à ce moment-là qu'il était évincé du pouvoir, fit miroiter à Léontine la perspective qu'elle pourrait intégrer à titre permanent le cercle d'amis qu'il comptait fonder à Rome. Après avoir refusé cela parce qu'elle devait tout de même à son père de se marier, Léontine, le lendemain même, propose quand même d'aller attendre l'écrivain à Rome tandis qu'il irait règler des questions politiques à Paris. L'attendre, mais en tout bien tout honneur, pour intégrer ce groupe d'amis qu'il voulait réunir. Car, elle le dit dans son texte, elle est légitimiste, et politiquement plus à droite que Châteaubriand (trop libéral à son goût). Et dans ce milieu là on ne badine pas avec l'honneur !

"Vous me retrouverez entre les murs d'un couvent, sous la sauvegarde de la protection religieuse. Là, ma réputation sera mise à l'abri... Je ne parle pas de mon honneur : personne n'aura jamais le pouvoir d'y porter atteinte. Vous pourrez venir me voir tous les jours dans cet asile où nous nous donnerons hautement le nom d'amis, même en présence de Mme de Chateaubriand. Et, plus tard, lorsque les années seront venues pour moi comme pour vous, pourquoi ne deviendrais-je pas une nièce d'adoption qui se consacrerait à soigner et à consoler votre vieillesse?" lui aurait-elle dit... Et Chateaubriand refusa ce beau projet sacrificiel puis quitta Cauterets. Ils allaient s'écrire plusieurs fois encore (alors que dans ses Mémoires Chauteaubriand fait comme s'il connaissait à peine la jeune sylphide). Ils se revirent même en 1838 à Cauterets, puis rue du Bac à Paris juste avant la mort de l'auteur du Génie du christianisme. La correspondance publiée montre bien que la version de Léontine était la bonne.

Notre époque qui aime ajouter le crime au crime, le mensonge au mensonge, en 2008, sortit le film "L'Occitanienne",  dans lequel Châteaubriand et Léontine s'enlacent et se caressent longuement au milieu d'images suggestives du flot rageur du gave qui roule ses galers (j'aurais encore préféré une version avec Rocco Siffreddi et Clara Morgane...). Tant pis pour ce qu'était réellement Léontine de Villeneuve, son idéalisme littéraire, et sa vertu royaliste rigide. L'important n'est pas de rendre justice aux gens du passé, à ce qu'ils ont vécu ni ce en quoi ils ont cru. Léontine n'est plus ici qu'une jeune fille de notre époque qui aurait abusé d'une correspondance sur Facebook, et, arrivée dans la chambre de l'écrivain auquel elle était prête à se donner et même à qui elle voulait donner un enfant (ce qui, suivant les critères du XIXe siècle, est le comportement d'une catin...) réaliserait que tout est plus compliqué qu'elle ne l'avait initialement pensé. Notre époque n'aime pas rendre justice aux êtres, ni au passé... seulement idolâtrer ses propres valeurs, sa propre médiocrité...

Le réalisateur du film a le culot d'écrire en postface du film dans le générique que Léontine fut profondément blessée de "l'entrefilet" que Châteaubriand lui consacra dans ses mémoires ! (comme si lui, l'homme de notre époque, prétendait lui rendre justice et réparer l'offense faite à la jeune femme de 1829 en lui versant à son tour un pot de chambre sur la tête). Mais qu'eût elle dit du film alors ! Léontine n'avait pas été blessée du peu de place que l'écrivain lui accordait dans son livre mais du fait qu'il ait laissé entendre qu'elle voulait coucher avec lui, comme une fée des forêts un peu follette, alors que, comme ils étaient membres de la bonne société aristocratique tous les deux, et ayant de nombreux amis en commun (elle y insiste pour éclairer l'arrière-plan de leur rencontre), elle avait placé leur complicité littéraire à un tout autre niveau... Est-ce si dur à comprendre de nos jours ?

(NB : je n'ai pas le temps de développer ce point, mais il faut bien voir que notre temps aveuglé par sa fascination pour le désir charnel, et soucieux de rendre justice aux femmes - mais pas à la femme idéaliste, seulement à la femme sexuellement disponible, et mécontente de n'avoir pas assez de pages dédiée à son égo dans les mémoires d'un écrivain - non seulement ne comprend rien à l'honneur aristocratique et la vertu chrétienne qui le soutenait - à la différence de l'aristocrate romaine païenne antique qui selon Paul Veyne se donnait au noble le plus offrant dans un adultère sans état d'âme -, mais encore ne comprend rien à toute la beauté dont l'art littéraire se parait au début du XIXe siècle, beauté que Châteaubriand ne croyait pas ternir en se vantant d'avoir séduit une sylphide, mais qu'une aristocrate encore vierge aurait bien sûr anéantie en vautrant sa délicate poésie dans une sombre coucherie prénuptiale avec l'idole de son tabernacle épistolaire).

(*) c'est moi qui souligne

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Purimfesten

15 Décembre 2016 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Grundlegung zur Metaphysik, #Le quotidien, #Cinéma

Du temps où un type (un médium), à ma table, devina l'année de la mort de mon grand grand père et toutes sortes de détails sur mon enfance "au nom des esprits", c'est-à-dire au printemps 2014, je m'étais livré à des petits jeux de pistes sur ce blog, autour de la "statue de sel" qui avaient conduit certains de mes lecteurs à faire des commentaires spontanés qui avaient eu un impact très étrange sur mes relations avec mon entourage. Peu de temps après, le 30 septembre 2014, j'avais posté un billet sur l'actrice Irène Jacob et la "Double vie de Véronique". Six jours plus tard un fidèle lecteur de ce blog m'avouait qu'il était... le cousin germain d'Irène Jacob...

En ce moment je travaille sur le messianisme juif en lisant entre autres le livre (pas très bon ni très rigoureux, mais instructif pour un Béotien comme moi, car il a des sources intéressantes) d'un certain Youssef Hindi. Et cette semaine... je découvre qu'une jeune dame, cantatrice, qui est donc le double de la Véronique incarnée par Irène Jacob (qui était une histoire de double) s'est abonnée à mon blog (euh, quelle était la probabilité pour qu'une artiste en chant lyrique s'abonne à ce blog bassement politique)... et chante dans un opéra très lié à la thématique de mes lectures. Le nom de famille de la dame est celui d'un saint avec lequel un de mes aïeux espagnols, tertiaire franciscain, avait fait des rituels magiques comme il y en avait hélas trop dans l'Espagne catholique d'autrefois (j'ai découvert cela en septembre dernier)... Et le diminutif de son prénom est celui d'une journaliste qui anime une webTV... sur les médiums...

Et bien sûr, le rationalisme de bon aloi dans la société lettrée me commande de ne voir dans tout cela qu'une série de "coïncidences" amusantes... Mais comme je suis bête et indiscipliné, de mon côté je vais quand même garder mon petit fil conducteur à ce sujet dans un coin de ma tête...

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