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Le blog de Frédéric Delorca

Articles avec #la gauche tag

Les partis politiques français sur la pente occultiste ?

15 Mai 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La gauche, #La droite, #Grundlegung zur Metaphysik, #Christianisme

Ce que l'on va exposer ici est complètement contre-intuitif, comme disent les scientifiques, et va heurter les esprits cartésiens attachés à la valeur du débat rationnel coupé de toute transcendance. Pour autant ce ne sont pas spéculations gratuites. Si l'on admet que les symboles dont les gens célèbres, les marques publicitaires etc nous bombardent à longueur de journées (l'œil omnivoyant, les cornutos, le 666 formé avec les doigts etc), hérités de l'occultisme - et probablement encore liés à celui-ci - ont une efficacité sur l'esprit humain et participent même à des rituels destinés à conditionner cet esprit, alors, il faut admettre aussi que, d'un point de vue spirituel, c'est à dire, du point de vue de l'association avec les forces invisibles à l'œuvre dans le monde, tous les partis politiques française, si l'on en juge par le langage visuel qu'ils utilisent, paraissent de plus en plus liés à l'occultisme, et, du point de vue des prophéties chrétiennes, ils sont à ce titre condamnés au regard des commandements divins.

J'ai déjà attiré votre attention par le passé sur le fait que les partis proches de la finance internationale ou du moins compatibles avec elle sont très liés à cette symbolique. On a parlé d'E. Macron s'exprimant devant la pyramide du Louvre, faisant un grand V avec les bras qui correspond au compas et à l'équerre lors de son investiture, puis l'an dernier de sa nomination comme "champion de la Terre" dans un happening organisé par Bill Gates à l'ONU où il posait aux côtés d'une jeune DJ presque "transgenre" (on va dire "gender neutral") ghanéenne dont la dernière chanson invoque les démons et affiche une pyramide dans son clip. On peut relever le pentagramme sur le sigle de l'UDI ou le geste de M. Wauquiez, leader des républicains, qui consiste à afficher deux "666" (nombre de la Bête) en parlant. Pendant longtemps j'ai pensé que cela pouvait être fortuit, mais cela, à la réflexion, est peu probable. Aux Etats-Unis, on a reproché au chroniqueur "complotiste" pro-Trump patron d'Infowar.com Alex Jones d'afficher ce signe. Celui-ci ne s'est pas défendu en disant "je le fais inconsciemment". Il a seulement dit : "Ca ne représente pas le 666 mais le 8 couché symbole de l'infini et de la victoire interdimensionnelle" (sic). Or la justification n'a convaincu personne car Alex Jones tient souvent un discours gnostique très anti-chrétien et a avoué dans un clip en octobre 2015 que sa famille était rosicrucienne (cette branche de la maçonnerie - certains diraient même que c'est le sommet même de la franc-maçonnerie - engagée dans le processus d'unification antéchristique du monde et de la divinisation de l'humain). Les symboles utilisés par Sarkozy, l'engagement au Grand Orient de France des membres du gouvernement Valls assumé par Hollande, ou le fait qu'Alain Juppé ait subventionné à Bordeaux une artiste occultiste en résidence maintenant au Centre européen de recherche nucléaire, tout cela en dit assez sur les accointances obscures des partis dominants avec les sociétés secrètes internationales.

Les signes que produisent beaucoup de partis "anti-système" sont tout aussi inquiétants. A gauche, on a déjà parlé ici de l'inspiration pythagoricienne du sigle Phi utilisé par La France Insoumise. J'ai été étonné de voir le Parti communiste français troquer la faucille et le marteau (inventée par les Macchabées de la Bible et remis au goût du jour par les artistes soviétiques) contre un pentagramme pythagoricien (encore et toujours Pythagore, le sage apprécié de la maçonnerie - même si bien sûr, on dira que l'étoile rouge représente depuis un siècle la conscience révolutionnaire, mais son origine est bien le pentagramme, et, vu son design rappelle plus l'étoile de l'UDI que celle du Kremlin). J'ai cru ce choix innocent... jusqu'à ce que je constate que ma cinéaste Josiane Balasko était la "star" du clip de campagne du parti communiste pour les élections européennes. Or peu de temps auparavant l'ex-actrice arborait un T-Shirt avec l'œil omniscient de la franc-maçonnerie. Il y a des limites à l'innocence... Toutes ces coïncidences ont quelque chose de suspect...

A droite, ce n'est guère mieux. On a découvert hier une étrange polémique autour d'un 666 effectué avec les doigts sur Twitter par la leader du Front national Marine Le Pen. Celle-ci est coutumière du fait. Elle l'a fait en Estonie, puis, bizarrement, les médias (l'Obs par exemple) le lui ont reproché parce que c'était un signe "suprémaciste blanc" (car au lieu d'un 666 ils voient un WP de "white power" - sauf que c'est oublier qu'avant d'être récupéré par cette mouvance le signe était archi-galvaudé par toutes les stars d'Hollywood l'arborent -pour moi c'est un signe occultiste, antéchristique, que tous les leaders de toutes tendances politiques liés aux sociétés secrètes arborent,en l'utilisant les suprémacistes cherchent à se rattacher à une souche ésotérique commune mais le fond est religieux). La femme politique s'est alors fendue d'une justification d'un plus bas niveau encore que celle d'Alex Jones annonçant qu'elle pensait que cela voulait dire "OK" , ce qui est justement l'explication que fournissent toujours les stars d'Hollywood (il est vrai que c'est le cas dans le langage des sourds-muets, sauf que son inventeur Charles-Michel de l'Epée était un franc-maçon et beaucoup de signes de cet alphabet empruntent à l'occultisme maçon donc la racine est ailleurs, et d'ailleurs pourquoi tout le monde dans le star système se mettrait-il à parler e langage des sourds-muets, notamment en combinant le soi-disnat OK avec l'oeil omnivoyant puisqu'ils le mettent aussi devant leur pupille ?). 

La polémique est très bizarre. On a le sentiment que les médias veulent alerter les gens, mais pas sur ce qu'ils dénoncent officiellement - une collusion avec les néo-nazis. C'est la logique du "hidden in plain sight" (caché mais visible par tous) comme on dit aux Etats-Unis : il faut montrer aux gens, pour qu'ils acquiescent, c'est nécessaire à l'efficacité du rituel, mais on ne leur dit pas vraiment ce qu'on leur a montré. Ici, sous couvert de prétendue collusion de Mme Le Pen avec le WP on leur a en réalité montré celle-ci faisant un 666 dans un pays assez... spécial dans le Nouvel Ordre mondial : l'Estonie. Cette nation balte est souvent louée dans les avant-gardes médiatiques  pour sa politique en faveur des LGBT et des transgenre, certains esprits malins suspectant même sa présidente d'en être une. Le transgenre est une thématique obligatoire de nos jours pour rétablir l'androgynie originelle et alchimique du mythique Adam originel et inverser le commandement biblique qui interdit le travestissement et l'homosexualité (cf Epitre de Paul 1 Cor 6:9 "Ne savez-vous pas que les injustes n'hériteront pas du royaume de Dieu? Ne vous y trompez pas : ni ceux qui vivent dans l'immoralité sexuelle, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les travestis, ni les homosexuels"). Lorsque l'Eglise catholique française s'est empressée de livrer au "Met Gala" de New York l'an dernier pour l'exposition "Heavenly bodies" les chasubles conçues par l'occultiste de Castelbajac pour le pape et les évêques en 1997, l'universitaire Alain Rauwel a remarqué, ironique : "L’enthousiasme de la hiérarchie ecclésiastique à promouvoir ces manifestations prête un peu à sourire. Tout se passe comme s’il n’y avait là qu’une aimable rencontre entre culture religieuse et culture profane. On voit bien pourtant que les enjeux dépassent les questions de vitrines. Ces hommes en robes fleuries dont les gants brodés et les menus souliers inspirent les tenues de soirée des élégantes ne parlent que du trouble dans le genre dont le catholicisme a été, en Occident, le principal vecteur" (Art critique sept 2018). La ligne de vêtements "gender neutral" (neutre du point de vue du genre) de Céline Dion (avec toute l'imagerie maçonnique qui allait avec sa promotion) et l'engagement du couple royal (de la famille Winsor très engagée dans la maçonnerie et l'occultisme) Harry et Meghan Markle à élever leur enfant d'une manière "fluide du point de vue du genre" en dit long sur la volonté d'imposer ce mot d'ordre aux masses.

Donc c'est là que Mme Le Pen fait son 666. Est-ce un hasard ? Son acolyte qui fait le même signe, Ruuben Kaalep, sait parfaitement ce qu'il affiche avec ses doigts. Dans une conférence du 8 avril 2018 à Helsinki, organisée par des fascistes locaux, il déclarait dans une veine parfaitement ésotérique et occultiste : "Au plus profond de nous, nous connaissons la magie de notre peuple, de notre nation, de notre tribu, de notre race, de notre culture, de nos ethnies. Ce que nous sommes est magique, parce que toutes nos chansons folkloriques, légendes, mythologies, tous les mystères de nos ancêtres vont dans le sens de quelque chose" et sur Twitter le 3 octobre 2016 il accusait la nouvelle présidente européiste Kersti Kaljulaid d'être une sectatrice d'Amon-Ré. Impossible qu'un tel "initié" ne sache pas ce qu'est le signe du 666. Sa culture est bien plus du côté des trois siècles de franc-maçonnerie qui ont nourri aussi bien les Lumières françaises que le Ku-klux-klan, que dans le cercle étriqué du "white power" actuel. Et il est peu probable qu'il ait oublié de "briefer" Mme Le Pen avant de prendre cette photo. Une dialectique bizarre s'est nouée alors entre cette coterie et les grands médias qui ont feint de dénoncer un signe de ralliement d'extrême droite, alors qu'ils savent très bien - parce que leurs idoles et leurs patrons le font aussi - que c'est un signe maçonnique. Quel est le message caché ?

Au même moment, on apprend que le FN qui, dans les années 1980, était financé par la secte Moon, commence à recevoir les attentions bienveillantes de Steve Bannon, si l'on en croit un reportage d'Envoyé spécial qui suscite des polémiques depuis quelques jours. Qui est Steve Bannon ? Ex-conseiller de Trump, il a choqué aux Etats-Unis pour avoir cité Satan parmi ses sources d'inspiration. Il se réclame de l'ésotériste italien néo-païen Julius Evola et a apprécie le livre "Occult America" de Horowitz. On ne sait pas trop si cette affaire a un rapport avec le goût de Mme le Pen pour le 666. Y a t il une fraternité secrète entre tous ces gens qui a voulu se manifester à Tallin avec la complicité de la grande presse ? Je vous renvoie aussi à mes remarques sur les disciples du mage sataniste Aleister infiltrés dans l'extrême-droite. On ne peut jamais jurer qu'un leader politique est conscient des forces visibles et invisibles qu'il mobilise à son service, mais; à l'évidence, pas plus à droite qu'à gauche les partis "anti-système" ne sont spirituellement bien inspirés. 

En tout cas dans ce contexte trouble on ne saurait trop conseiller aux gens de rester à l'écart des bureaux de votes aux prochaines élections, histoire de ne pas se rendre complices de toutes ces stratégies sulfureuses. 

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Greta Thunberg, Marina Abramovic, l'oeil d'Horus, le réchauffement climatique et le forum de Davos

10 Mai 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Grundlegung zur Metaphysik, #Colonialisme-impérialisme, #La gauche, #George Soros

La presse nous a intoxiqués en janvier dernier avec cette nouvelle : "A Davos Greta Thunberg éclipse patrons et présidents". Cette Suédoise de 16 ans autiste Asperger a si bien défendu devant les grands banquiers et les politiciens de haut grade la cause du climat, et celle du végétarisme, nous expliquait-on.  Le 18 mars dans un temple protestant de Duisburg la députée verte de Thuringe Katrin Göring-Eckardt l'a comparée (malgré le scepticisme d'Angela Merkel) au prophète Amos (de l'Ancien Testament) et le grand magazine allemand Bild se met à son école (le 23 mars dernier) quand elle défend le nucléaire...

Tout d'abord ce que vous devez regarder pour comprendre qui est cette Greta Thunberg, ce sont les symboles qu'elle affiche, car les symboles sont une signature et un moyen de conditionner les masses. A commencer par l'oeil qui voit-tout, l'oeil d'Horus des sociétés secrètes (voir photo ci-contre). N'importe qui ne l'affiche pas. Greta le fait, comme son ami le chanteur Bono qui était aussi présent à Davos à ses côtés (cf à droite). 

Greta Thunberg est le produit d'un réseau identifiable. Comme l'a révélé le militant de Deep Green Resistance Nicolas Casaux les premières photos de cette personne diffusée sur le Web ont été prises par  Mårten Thorslund, responsable marketing de la start up  (créée en 2017)"We don't have time". Un des principaux fondateurs de cette start up Ingmar Rentzhog, a été formé par l’ONG «The Climate Reality Project» fondée par Al Gore, l'ex vice président de Bill Clinton à l'époque de l'ingérence en Yougoslavie et qui voulait mettre à ce moment là l'Amazonie sous tutelle internationale. Greta Thunberg a posé aux côtés de Gore sur Twitter. 

Le journaliste Andreas Henriksson a montré que Rentzhog a été nommé en mai 2017 président du think tank Global Utmaning, entièrement financé par la milliardaire "social démocrate" Kristina Persson, qui a été ministre de 2014 à 2016 (on est là dans le petit monde des thinks tanks capitalistes scandinaves financés par des industriels locaux ou - et souvent en lien avec - Soros, Rockefeller ou Bill Gates, comme on l'a vu en septembre dernier à propos du directeur du programme des Nations unies de l'environnement ex-ministre norvégien Erik Solheim).

Un détail que le site "Bon pour la Tete" qui reproduisait une partie de la recherche de Casaux ne précise pas : la mère, Malena Ernman de Greta Thunberg, est une célèbre chanteuse d’opéra suédoise, qui avait représenté le pays à l'Eurovision 2009, et une des héroïnes environnementales de l’année 2017 du WWF. Je vous renvoie au petit dossier que j'ai fait sur le WWF, structure colonialiste issue des services secrets britanniques, en mars qui a eu un petite succès sur la toile. Le WWF a aussi désigné Greta Thunberg parmi les trois nominées en septembre 2018 comme Jeune héroïne environnementale. Il est donc partie prenante de l'opération marketing.

Malena Ernman aussi aime l'imagerie de l'oeil unique (voir les photos). Elle a publié un livre sur sa vie avec la petite Greta juste après que celle-ci eût lancé son mouvement de grève scolaire des vendredis pour le climat "fridays for fututure" (phénomène qui a gagné toute l'Europe depuis lors) en août 2018.

Le père, Svante Thunberg (qui est en fait le producteur et manager de la maman selon Wikipedia), est un acteur suédois, et son grand-père, Olof Thunberg, est aussi un acteur très connu (il a notamment doublé des films de Disney en version locale) et réalisateur. Le père prétend être cousin au troisième degré de Svante Arrhenius qui fut physicien et décrocha le Prix Nobel en 1903 pour avoir découvert le rôle du dioxyde de carbone dans l'élévation de la température du globe. Une histoire de lignée ?

Greta Thunberg, à qui Bill Gates aurait ouvert les portes du forum de Davos n'est qu'une des nombreux adolescents sortis du chapeau des réseaux des trusts financiers internationaux. Ses grandes interventions devant le sommet de la finance ne sont que des mises en scène pour les médias de la lecture d'un discours que ces financiers ont eux-mêmes conçu et mis en musique, avec pour arrière plan, la création d'un gouvernement mondial qui pousse l'humanité à la culpabilisation, à l'austérité et à la dépopulation, dans une ambiance apocalyptique. On trouvera ici en italien (mais vous pouvez utiliser le traducteur automatique) une démonstration minutieuse de la façon dont les discours de Greta Thunberg présentés par la presse comme "spontanés" sont en fait rodés dans des vidéos fabriquées par "We have no time", et quelles stratégies financières cela sert. Cela ne peut surprendre, du reste, compte tenu de la pathologie de la jeune fille. Un journaliste de Causeur, Marc Reisinger, a pu vérifier le mois dernier son incapacité à improviser quoi que ce soit devant un micro, ce qui se comprend vu son handicap. "Je me suis trouvé face à une petite fille éteinte, sans passion, manipulée par des gens inquiétants, enfant sous terreur"  a déclaré Reisinger.  Voilà qui évoque le "mind control"... Un site espagnol avait fait les mêmes remarques sur la mère et sur la fille précédemment, le 24 mars. Pour plus d'informations sur le thème vous pouvez aussi vous pencher sur l'allemande Louisa-Marie Neubauer (23 ans), qui cornaque souvent Greta Thunberg, et diffuse son slogan de grève scolaire pour le climat. Elle appartient à l'organisation "ONE foundation" qui regroupe plusieurs personnalités bien connues, notamment Bono et Bill et Melissa Gates, mais aussi le milliardaire George Soros...

Le lien entre la cause climatique et les stratégies financières est évident. Comme je l'ai expliqué dans mon livre "Les régimes populistes face au mondialisme" le milliardaire "George Soros a investi dans la Climate Policy Initiative (CPI), un think tank basé à San Francisco, Venise (où se trouve leur fondation), Rio de Janeiro, Hyderabad et Djakarta à raison de 10 millions de dollars par an pendant 10 ans.  Il a placé dans son bureau directeur Stewart J. Paperin, responsable du Soros economic development Fund et vice-président de l’OSF. La CPI fait un gros travail de lobbying. Elle fut très active au forum de la COP21 qui réunissait 194 pays à Paris en novembre-décembre 2015 dans le cadre de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques.

Le pouvoir d’influence de ce genre d’officine est très opaque, et suivre à la trace les rapports d’activité ou les CV des responsables ne permettra jamais de rendre compte de la manière précise dont des liens de socialisation se nouent entre banquiers, communicants institutionnels et journalistes, mais on peut repérer des « coïncidences » qui ne sont sans doute pas étrangères les unes aux autres. Ainsi on peut remarquer que la CPI depuis quelques années soutient un programme bancaire de financement de l’énergie solaire et éolienne. Dans un communique de presse du 8 août 2017  elle vantait sous le titre : « les fonds de pension et les assureurs pourraient accélérer la transition énergétique en diminuant le coût de l’électricité propre de 17 % ». Ce programme visait à attirer 4 000 milliards de dollars (sic) vers les énergies écologiques avec le soutien de la Fondation Rockefeller (qui a abandonné ses actifs pétroliers du XXe siècle)."

Moins compréhensible pour le grand public est le rapport avec l'oeil d'Horus. Là, pour le coup, il peut être éclairant de se tourner à ce sujet vers le cas de Marina Abramovic.

Abramovic est une occultiste (sorcière) new-yorkaise haut placée dans l'Establishment américain qui, sous couvert d'art, organise des rituels comme ses séances de "cuisine spirite" auxquels elle invite des célébrités elles aussi adeptes de l'oeil d'Horus comme Lady Gaga, le frère du chef de campagne d'H. Clinton Tony Podesta (lié au scandale de la sulfureuse pizzeria washingtonienne Comet Pingpong financée par Soros - voir les fuites de Wikileaks sur ce sujet il y a quelques années).

Pour sensibiliser les gens à la lutte contre le réchauffement climatique, elle lance une application qui montre un avatar d'elle-même entouré de calottes glaciaires en fusion, à l'intérieur d'un réservoir en verre qui se remplit lentement d'eau qu'elle présente depuis  le 7 mai à la galerie Ca 'Rezzonico de Venise...

Ce n'est pas la première fois que l' "artiste" occultiste met en scène une "oeuvre" pour dénoncer la fonte des glaces. Elle avait par le passé produit une oeuvre "Les lèvres de Thomas", où elle découpait.... un pentagramme dans la chair de son ventre avec une lame de rasoir, puis se fouettait  jusqu'à ce qu'elle ne ressente plus rien, mangeait un kilo de miel puis se couchait sur un lit de glace en forme de croix.

En réalité tout ce que ce monde compte de praticiens de la magie et de vénérateurs de la Terre-mère se réunit souvent pour "lutter" contre le réchauffement climatique. Le 22 avril 2015, une cinquantaine de "néo-païens" constituant un groupe fermé sur Facebook ont publié la « Déclaration de la communauté païenne sur l'environnement »,qui espérait selon le Huffpost du 21 avril 2016 atteindre les 10 000 signataires pour le Jour de la Terre douze mois après sa création. La déclaration a été traduite en 16 langues, du néerlandais à l'arabe, et signée par des personnes de plus de 80 pays donc des wiccans de haut grade.

Qui s'en étonnera quand on sait qu'un des pères fondateurs de la célébration (ça lui a valu une mention spéciale cinquième festival annuel de la Terre entière en 1974, de l'État de Californie) du Jour de la Terre (célébré pour la première fois le 22 avril 1970), le docteur José Argüelles (1939-2011), déclarait en 1999 au sommet de la paix du Costa Rica (World summit on peace and time) que le choix de la treizième lune dans le calendrier du temps naturel pour cette journée reconnue par l'ONU correspondait à une "application universelle aux mathématiques et à la cosmologie du calendrier maya... qui présente une opportunité profonde de changer les consciences". Aguelles se qualifiait lui même de "prophète et visionnaire" et s'affublait du nom païen de "Valum Votan" . Dans une interview au Magazine New Age ils avouait avoir eu des expérience visionnaires sous LSD (voir le livre "Phoenix Rising" de Donald G Lett p.470 - le LSD est une invention de la CIA, comme l'a reconnu Timothy Leary, but that's another story for another day). Et au Sommet de la terre de 1992 un groupe "transformaliste", les "gardiens de sagesse / wisdomkeepers" entretinrent un cercle de feu activé par des tambour et de la méditation pour entretenir l'énergie de la conférence inaugurée par le Dalai Lama (ibid). Depuis les années 1970 toutes ces initiatives baignent dans des croyances et des rituels New Age.

Et bien sûr le New Age se prolonge dans diverses structures obscurantistes plus savantes. Ainsi l'histoire officielle reconnaît que l’alarmisme climatique s’est intensifié en juin 1988 lorsque James Hansen, de l’Institut Goddard de la NASA a témoigné (suivant une mise en scène très soignée auprès des grands médias) devant le sénat américain. On sait que la NASA est un repaire de francs-maçons  - voir sur mon billet ici la copie extrait de la carte de l'astronaute Buzz Aldrin publiée sur le site de la loge 355 du Macario R. Ramos Memorial également accessible ici et le fait que la maçonnerie revendique donc son appartenance à son ordre, comme celle de beaucoup d'autres astronautes célèbres (John Glenn, Edgar Mitchell, Paul Weitz etc). En 2009 Mike Bara et Richard Hoagland, qui sont visiblement adeptes du New Age, ou quelque religion semblable, ont publié un livre "Dark Mission: The Secret History of NASA" (la mission obscure, l'histoire secrète de la NASA) qui fait remonter la création de la NASA à l'ingénieur Jack Parsons (mais sa place réelle dans la hiérarchie de la NASA est débattue), un proche du mage luciférien lui aussi adepte de l'oeil d'Horus Aleister Crowley. Hansen était-il un occultiste du type de Parsons ? on ne le saura probablement jamais, mais toujours est-il que ses prédictions d'il y a 20 ans sur le rythme de montée des mers sont aujourd'hui largement démenties - voir cette page en anglais. Je vous renvoie aussi à mes remarques sur l'occultisme des scientifiques à propos du CERN, ici et .

On ne s'étonnera pas non plus de voir que le pape, de plus en plus transformé depuis quelques années en grand sorcier de la religion mondiale unifiée voulue par les banquiers mondialistes, ait rejoint cet agenda climatique occultiste (il a rencontré la marionnette Greta Thunberg le 17 avril dernier). Une fuite de Wikileaks a montré qu’en avril 2015, Soros avait versé 650 000 dollars à deux organisations catholiques américaines engagées dans la défense de causes de gauche, pour influencer la visite du Pape François aux États-Unis prévue pour le mois de septembre. Le but de Soros était d’infléchir le Pape sur la question du contrôle des naissances (qui sur certains plans a aussi un impact écologique). À cette occasion, la procureur Elizabeth Yore qui a servi d’intermédiaire entre l’Establishment démocrate et le Pape en avril 2015 a souligné que Soros avait aussi influencé le Pape pour obtenir de lui un soutien à la Cop21 sur la "résistance" au changement de climat. On ne s'étonnera pas d'apprendre dans ces conditions que le 2 mai dernier, dans un discours devant l'Académie pontificale des sciences sociales du Palais apostolique du Vatican dans le cadre d'un colloque sur les nations, le pape François ait appelé à la création d'un organe supranational juridiquement constitué pour faire respecter les objectifs de développement durable des Nations Unies et mettre en œuvre des politiques de «lutte contre le changement climatique» (après quoi les médias du monde entier - cf Lisa Haven - se sont tous déchainés du New York Times au Monde en même temps autour du 6 mai pour souligner les dangers que la présence. humaine fait peser sur l'équilibre naturel et la biodiversité).

La religion sur la responsabilité de l'être humain dans le réchauffement climatique, qu'on impose à nos enfants dans les écoles, est une croyance irrationnelle alors que 97 % des émissions de gaz à effets de serre proviennent d'une condensation naturelle et que le réchauffement climatique, comparable à celui que la Terre avait connu avant le refroidissement du bas Moyen-Age, ne correspond probablement qu'à une phase du rayonnement solaire. Cette croyance vise à culpabiliser l'humanité, lui faire peur, et lui faire accepter une gouvernance mondiale opaque entre les mains de pantins de sociétés secrètes. Rien qui serve l'intérêt commun...

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"Venezuela: empêchons d'urgence la nouvelle guerre annoncée !"

4 Mars 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La gauche, #Colonialisme-impérialisme

Une pétition que j'ai signée la semaine dernière et qui est en ligne ici et a aussi été publié à Bruxelles par le journal mainstream Le Soir (apparemment hélas elle n'est plus ouverte à la signature...)

Le Président Donald Trump a annoncé qu'il n'excluait pas une intervention militaire au Venezuela. La Colombie et le Brésil ont promis leur appui. M. Mike Pompeo vient d'annoncer que son pays allait "passer à l'action" et que les jours du Président Nicolas Maduro "étaient comptés". Nous sommes donc face à des menaces d'une nouvelle guerre qui peut enflammer toute la région, alors que l'on connaît bien le bilan désastreux des autres aventures guerrières soi-disant libératrices lancées par les Etats-Unis, avec la complicité de pays européens, en Afghanistan, en Irak, en Libye ou au Moyen-Orient, entre autres.

Pour éviter ce nouveau désastre humain et écologique, et quelles que soient les opinions des uns et des autres sur l'administration du pays par le Président Maduro et sur l'état de la démocratie au Venezuela, nous devons tout faire pour préserver la paix en exigeant le respect du droit international.

L'inacceptable embargo économique et financier du Venezuela est accompagné de menaces d'intervention militaire au Venezuela en violation flagrante du droit international. Il n'est pas du ressort des pays tiers, -en ce compris les Etats-Unis et les Etats membres de l'Union européenne-, de déterminer qui doit être le Président du Venezuela. Les pays reconnaissent des Etats et non des gouvernements, et le contrôle de l'Etat du Venezuela est clairement exercé par le Président Maduro. Les Etats-Unis et l'Europe appuient du reste des gouvernements dont la légitimité est bien plus discutable que celle de M. Maduro. Pensons au Honduras, où la réélection est interdite par la Constitution et des irrégularités graves ont été constatées par l'OEA lors des dernières élections; ou au Brésil où a eu lieu un impeachment express et donc illégal contre Mme Dilma Rousseff, présidente élue, ainsi qu'un procès monté de toutes pièces contre M. Lula da Silva, pour l'empêcher de se porter candidat à la présidence, alors que les sondages le donnaient gagnant.

Des canaux existent pour réclamer le respect des droits humains et l'amélioration de la démocratie dans les pays tiers. L'Union européenne était engagée dans de tels processus avec le Venezuela, mais sa position commune a été spectaculairement renversée en trois jours (entre le 23 et le 26 janvier 2019) sous l'influence de l'administration du Président Trump et sa reconnaissance aventureuse du député Juan Guaido qui s'est auto-proclamé président du Venezuela. Personne de sensé ne peut croire que l'action des Etats-Unis est motivée par une préoccupation sincère pour les droits humains, la démocratie, ou la situation économique et sociale des Vénézuéliens. Les déclarations de M. Bolton, conseiller à la sécurité nationale du président des États-Unis, prouvent qu'il s'agit avant tout de mettre la main sur les réserves de pétrole, de coltan, d'or et autres métaux rares que renferme le sous-sol de ce pays. La politique de défense des droits humains et de la démocratie de la Belgique et de l'UE ne peut conserver sa crédibilité que si elle ne se traduit pas par une approche à géométrie variable, appliquant deux poids deux mesures. A ce sujet il serait par exemple urgent d'enclencher la clause démocratique pour suspendre l'application provisoire du traité de libre-échange entre l'Union européenne et la Colombie, puisque dans ce pays il y a plus de 80.000 disparus, plus de 8 millions de paysans déplacés, et parce plus de 400 représentants des mouvements sociaux et 80 anciens guérilleros ont été assassinés depuis la signature des accords de paix entre le gouvernement et les FARC.

Monsieur Juan Guaido, député du parti le plus extrémiste de la droite, "Volonté populaire", est devenu député à l'Assemblée nationale lors d'élections organisées sous le gouvernement de M. Maduro. Il a ensuite été élu président du Parlement. Mais cela ne fait pas de lui le président du Venezuela. L'article 233 de la Constitution du Venezuela prévoit que le président de l'Assemblée nationale remplace le président de la République dans des cas très précis : en cas d'abandon de fonction, de décès, ou d'incapacité du président constatée par la Cour suprême. Ce n'est pas le cas. Si de telles circonstances devaient survenir, permettant au président de l'Assemblée nationale d'assurer par interim la fonction de chef de l'Etat, M. Guaido devrait obligatoirement convoquer des élections dans les 30 jours, ce qu'il n'a pas fait à la suite de son auto-proclamation comme Président.

Le gouvernement du Venezuela reconnaît qu'il passe par une situation économique difficile qui affecte gravement le bien-être de la population, et qui est due en grande partie à la chute spectaculaire du prix du pétrole et à l'embargo économique. Le prétexte de l'aide humanitaire ne doit en aucun cas être utilisé, -comme le font les Etats-Unis et la Colombie en ce moment-, comme moyen pour déstabiliser le gouvernement du pays que l'on prétend aider. La Comité international de la Croix-Rouge s'est prononcé clairement à ce sujet. Si l'on veut vraiment aider le Venezuela, il faut restituer à ce pays 1,6 milliards d'euros dérobés par la chambre de compensation EUROCLEAR basée à Bruxelles (impliquée aussi dans le vol des fonds libyens), ainsi que 1,2 milliards de dollars en réserves d'or du Venezuela volés par la Banque d'Angleterre au Venezuela, et les plus de 30 milliards de dollars provenant des comptes bancaires et des avoirs de l'Etat du Venezuela et des sociétés vénézuéliennes PDVSA et CITGO qui ont été récemment dérobés par les Etats-Unis.

Nous appelons les démocrates belges et européens de tous bords, à tout mettre en oeuvre et à se mobiliser pour éviter cette nouvelle guerre qui serait dévastatrice, en exigeant le respect du droit international et de la souveraineté des Etats, et à exiger que cesse immédiatement l'embargo économique et financier afin de permettre au gouvernement du Venezuela de subvenir rapidement aux besoins urgents de la population.

Premiers signataires:

Pierre Galand, ancien Sénateur et président du Mouvement de la Paix / Rafael Correa, économiste, ancien président de la République de l'Equateur / Anne Morelli, Historienne, Professeure honoraire de l'U.L.B. / Céline Delforge, députée de la Région Bruxelloise (ECOLO) / Alexis Deswaef, avocat au Barreau de Bruxelles et à la CPI, président d'honneur de la Ligue des droits humains / Jean-Marie Dermagne, Avocat, ancien bâtonnier, porte-parole du 'Syndicat des avocats pour la démocratie' / Eric David, Professeur émérite de droit international public de l'ULB, Président du Centre de droit international de l'ULB / Jean-François Tamellini, Secrétaire fédéral de la FGTB / Nico Cué, dirigeant syndical, candidat à la présidence de la Commission européenne pour le Parti de la Gauche Européenne / Maria Arena,, députée européenne (S&D) / Felipe Van Keirsbilck, secrétaire général CNE  / Ludo De Brabander, porte-parole, Vrede vzw / Estelle Ceulemans, Secrétaire générale de la FGTB Bruxelles / Claude Rolin, député européen (PPE) / Riccardo Petrella, Professeur émérite Université Catholique de Louvain / Marco Van Hees, député fédéral (PTB) / Maité Mola, co-président du Parti de la Gauche Européenne / Anne-Marie Andrusyszyn, Directrice du CEPAG (Centre d'éducation populaire André Genot) / Olivier Bonfond. Economiste au CEPAG / Pierre Eyben, conseiller communal (Liège) et porte-parole du Mouvement DEMAIN / Muriel Di Martinelli - Secrétaire fédérale CGSP - ALR / Gregory Mauzé, journaliste et politologue, membre de la revue Politique / Franco Carminati et Christine Pagnoulle, pour ATTAC Wallonie Bruxelles / Matthieu de Nanteuil, professeur à l'Université Catholique de Louvain (UCL) / Bernard Duterme, secrétaire général du CETRI / Rudy JANSSENS, Secrétaire général de la CGSP-Bruxelles / Yannick Bovy, journaliste-réalisateu / Ronnie Ramirez, réalisateur de cinéma, ZIN-TV / Guido De Schrijver, Réseau des Comités Oscar Romero / Marie France Deprez (Festival du Cinéma d'Attac) /Eric Toussaint, docteur en sciences politiques (Université de Liège et Paris VIII), militant internationaliste" / Nicole Tonneau, cinéaste / Olivier Renard, coordinateur CGSP Bxl - Gazelco / Pol D'Huyvetter, Member ICAN - International Campaign to Abolish Nuclear weapons / Jean-Claude Englebert, ancien 1er échevin de la Commune de Forest/Pierre Vermeire, journaliste, syndicaliste FGTB / Josy Dubié, ex-journaliste RTBF, sénateur honoraire (ECOLO)/ Alain Adriaens, député régional honoraire, porte-parole des objecteurs de croissance./ Marleen Bosmans, vakbondsafgevaardigde ACOD-AMiO/Baudouin-Luc Bolssens, Rom en Rom ASBL/Paula Andrea Polanco , présidente d' INTAL/Laurent DERY, syndicaliste FGTB-CGSP-Bruxelles./Claudine Pôlet, citoyenne,militante du Comité Surveillance Otan/Ralph Coeckelberghs Ancien Secrétaire Général des asbl de Solidarité Socialiste/Kurt Sissau, Federale secretaris ACOD/CGSP AMiO/Michèle DEHAEN, militante syndicale CGSP/ALR-BRU/Laurent Lardinois, secrétaire régional cgsp Amio Irb..../Jorge Magasich, historien, professeur à l'IHECS/Jean Van Hees, ASBL Dialogue des Peuples/Isabelle Vanbrabant, Présidente Cubanismo.be/Robert Tangre, Président, Secours populaire Wallonie-Bruxelles/Belén Omaira Torres Cardenas, colombo-belge, défenseure des Droits Humains/Alain Ruscio, écrivain et historien/Bruno Drweski, Professeur de l'INALCO (Université de Paris-Sorbonne)/Jean Flinker, responsable d'Attac-Bruxelles/Paul-Emile Dupret, juriste, Membre du Collectif Venezuela 13 Avril et du Comité pour les droits humains "Daniel Gillard"/Vladimir Caller, rédacteur en chef du Drapeau Rouge/Jean-Jacques Heirwegh, professeur d'histoire émérite à l'ULB/Luc Verton, Directeur des éditions Memogrames/Jean Pierre Michiels, ancien conseiller communal à La Louvière, Président du Club Achille Chavée/Marie-José Body, Militante syndicale CGSP/Isabelle Verhaegen, juriste/Marie-Jeanne Jouan-Dalgalian, Attac Bruxelles/Michel Collon, journaliste, Investg'action/Marie-Françoise Cordemans, enseignante/Thierry Delforge, citoyen/Valérie Demeulemeester, Déléguée syndicale/Paulette Keutgen, citoyenne/Manuel Versaen, enseignant/Julie Jaroszewski metteuse en scène, Autrice et chanteuse./Vincent Engel, Professeur UCLouvain et écrivain/Daniel Apelbaum, citoyen/Frédéric Delorca, Essayiste/Monique Lermusiaux, militante pensionnée CGSP-ALR/Robin Delobel, journaliste CADTM/Andrea Nève, citoyenne/Georges Pierseaux, citoyen/Christine Pauporté, ASBL Le Moteur des Cent Sans/Pierre Gehain, citoyen/Christelle Verlsuys, Membre de la Ligue des Droits Humains/Anne Toussaint, citoyenne/Colette Sancy, citoyenne/Daniele Comberiati, citoyenne/Jocelyne Urbain, citoyenne/Yves Pierseaux, chercheur à l'ULB/Irene Zeilinger, sociologue et féministe/Philippe Buchet,, militant syndical FGTB.

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Le Venezuela assiégé résiste

26 Février 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #La gauche, #Le monde autour de nous

Le secrétaire du Conseil de sécurité de la Russie, Nikolai Patrushev, a  dénoncé aujourd'hui les récents l'arrivée en Colombie de troupes américaines ainsi que de forces spéciales à Porto Rico dans le but de renverser le président légitime du Venezuela, Nicolás Maduro, tandis que le Vatican (qui pèse lourd dans la région) joue ouvertement le jeu de Trump dans cette affaire. Le secrétaire d'Etat Mike Pompeo dimanche dernier avait affirmé que les jours de Maduro étaient comptés.

Néanmoins le communiqué approuvé lundi par les pays membres du Groupe de Lima, comme l'Union ruropéenne, rejette le recours à la force militaire contrairement à ce qu'avait demandé le soi-disant président autoproclamé Juan Guaido. Le vice-président brésilien, et général à la retraite Hamilton Mourão, a déclaré lundi sur Globo News que son pays ne permettrait en aucun cas aux États-Unis d'intervenir militairement au Venezuela depuis le territoire brésilien. 

Une bonne nouvelle pour le gouvernement de Caracas, qui s'ajoute à l'échec de la provocation organisée par Washington autour de l'aide humanitaire le 23 février où des camions étaient alignés à la frontière colombienne flanqués de  bandes de guarimberos (l'extrême droite violente responsable de meurtres au Venezuela). Les guarimberos ont fait pleuvoir une pluie de roches et de cocktails Molotov sur des gardes nationaux vénézuéliens tenant la ligne de front contre les camions de l'agence USAID tandis qu'un journaliste de la chaîne anti-gouvernementale privée NTN24affirmait sans preuves que les forces de sécurité vénézuéliennes avaient provoqué les incendies avec des gaz lacrymogènes, ce qui est matériellement impossible comme l'explique le journaliste Max Blumenthal. Au contraire la journaliste de Telesur, Madelein Garcia, a publié sur Twitter des photographies montrant un guarimbero avec une bouteille de gaz à côté d'un des camions en feu. Dans le même temps, la Croix-Rouge internationale a  publié une déclaration condamnant les militants de l'opposition vénézuélienne qui se déguisaient en travailleurs de la Croix-Rouge en violation du protocole humanitaire. Les camions de l'aide humanitaire humanitaire d' USAID ont en tout cas échoué à franchir la frontière (alors que Caracas a reçu l'aide humanitaire russe acceptée par le gouvernement), et les efforts pour inciter les forces de sécurité vénézuéliennes à déserter ont largement échoué. Une poignée de fantassins de la Garde nationale sont passé en Colombie, mais la Garde nationale a tenu bon, même sous une pluie de pierres et de flammes.

A l'intérieur du pays la mobilisation idéologique se poursuit. Du 16 au 22 février  plus de 200 membres de la Brigade Internationaliste « Che Guevara » en provenance d' Amérique du Nord, d'Amérique centrale, des Caraïbes, d'Amérique du Sud, d'Afrique subsaharienne Afrique , du monde arabe, d'Europe et d'Asie ont visité le Venezuela en solidarité avec la Révolution bolivarienne. Puis du 23 au 27 février ils participent à l'Assemblée internationale des peuples à Caracas. Des milliers de personnes ont aussi défilé dans la ville aujourd'hui pour exiger le respect de leur souveraineté et leur soutien au président Nicolás Maduro face à l'ingérence du gouvernement des États-Unis.

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Justice ou injustice : des Kurdes au Botswana...

29 Janvier 2017 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Grundlegung zur Metaphysik, #Le monde autour de nous, #La gauche, #Peuples d'Europe et UE

Justice divine, justice terrestre... Moi qui travaille beaucoup sur l'histoire des religions en ce moment, je ne peux manquer de m'interroger sur l'articulation entre les deux. Prenez les Kurdes : du point de vue terrestre leurs cause paraît juste, et d'autant plus depuis qu'ils remportent de belles victoires militaires contre Daech. Pourtant bien des éléments les condamne au regard des textes sacrés. Leurs sites sur Internet à la gloire de Marx ont des liens avec des sites pornos (si si, j'ai vu ça il y a huit jours !). L'activiste Nurcan Baysal (dont on a déjà parlé ici) écrivait la semaine dernière sur le site T24 un billet contre l'atteinte au patrimoine historique de la capitale du Kurdistan turc Dyarbekir / Amed que représenterait le projet d'Erdogan de réaménager la ville à la mode ottomane. L'article défend les statues assyriennes de lions à tête humaine, tout comme beaucoup de sites kurdes irakiens prônent le retour au zoroastrisme. Voilà qui place Erdogan dans le sillage abrahamique et les Kurdes dans le camp de l'idolâtrie... Tout comme la promesse de Mélenchon d'inscrire le droit à l'avortement dans la constitution ne doit pas le placer très haut dans l'échelle de la justice divine, c'est le moins qu'on puisse dire, même si sa défense des pauvres le situe haut dans la justice terrestre... Cela me rappelle les mots de Claudel qui reconnaissait dans son journal que les bolchéviques malgré leurs horreurs anti-chrétiennes avaient au moins rêglé son compte au démon de l'argent comme le catholicisme n'avait jamais pu le faire...

Notez que, du point de vue de la seule justice terrestre elle-même, on peine aussi à faire la part du bon et du mauvais. Prenez la cause sahraouie. Le Maroc qui a quitté l'Union africaine (ou son ancêtre) en 1984 à cause de cette question postule à une réintégration malgré l'hostilité de l'Algérie et de l'Afrique du Sud. Est-ce une cause juste ? Presque tous les Marocains pensent de bonne foi que les Sahraouis ne sont pas un peuple, comme les Israéliens considèrent que les Palestiniens n'en sont pas un. Qu'est-ce qu'un peuple ? Les Californiens allergiques à Trump prétendent de plus en plus en être un et l'on parle de sécession à San Francisco. Le patron de Facebook qui a exproprié des indigènes d'Hawaï avait l'air de ne pas considérés les pactes ancestraux qui régissaient leurs terres comme émanant d'un "peuple" sujet de droit...

Question complexe que celle du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Bertrand Russell dans un livre d'histoire des idées, rappelait que Wilson n'avait pas été jusqu'à le reconnaître aux habitants d'un quartier qui prétendaient faire sécession de leur pays pour ne plus y payer d'impôts... Cette semaine le Petit Quotidien, journal pour les enfants, bourre le crâne de nos chères petites têtes blondes en faisant sa "une" sur une info de la plus haute importance "un cerf mange du maïs dans une forêt au Kosovo". Le seul but de l'info apparemment est d'apprendre aux enfants où se trouve le Kosovo et leur faire croire que c'est bien un Etat. Promis si vous m'élisez président un jour j'obligerai le Petit Quotidien à faire se "Une" sur les belettes de Transnistrie...

En parlant de Transnistrie, avez-vous vu que le nouveau président socialiste moldave dont on a déjà parlé dans ces pages, en visite à Moscou cette semaine, laisse entendre qu'il pourrait dénoncer le traité d'association avec l'Union européenne en 2018 après les élections législatives ? La Moldavie regarde vers l'Est, Trump dénonce le traité trans-pacifique et soutient le Brexit, le Kenya s'apprête à emboiter le pas de la Gambie, du Burundi et de l'Afrique du Sud dans le retrait de la cour pénale internationale (CPI). Les institutions transnationales pro-occidentales ont du plomb dans l'aile. Même si Soros arrivait à renverser Trump ou Poutine il n'est pas sûr que cela suffirait à inverser la tendance.

Bien sûr ce n'est pas parce que l'on dynamite ces bureaucraties ou ces clubs inféodés à l'oligarchie que le monde ira mieux. La manie des murs des populistes au pouvoir à Washington et à Budapest n'annonce pas forcément des lendemains meilleurs pour l'humanité, bien au contraire. Mais on ne sait plus à quelle info se fier pour l'évaluation des bienfaits des politiques publiques. Un institut privé cette semaine publie un palmarès de la corruption et prétend que les régimes populistes nationalistes sont plus atteints par ce fléau que les pays sous contrôle des organismes internationaux. Elle explique qu'en Afrique le pays le plus vertueux est le Botswana... Comme par hasard c'est "l'élève" le plus pro-occidental du continent avec le Sénégal (notamment sur la question de la coopération internationale). Pour savoir si le Botswana est vraiment très intègre et si les régimes "populistes" ne le sont pas, il faudrait peut-être savoir si Soros (ou un de ses semblables) a financé ce palmarès. Mais même si le palmarès est acheté (donc corrompu) est-il faux pour autant ? De même un régime réputé corrompu comme celui de la Biélorussie (dont les syndicats étaient en visite à Cuba cette semaine) est-il nécessairement injuste alors qu'il maintient, par exemple, des niveaux de loyer très bas pour les pauvres ?

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Nils Andersson "Mémoire éclatée"

19 Décembre 2016 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #Lectures, #La gauche, #1950-75 : Auteurs et personnalités

Nils Andersson est une autorité morale de la gauche française et suisse, proche de la mouvance du Monde Diplomatique, connu notamment pour avoir publié en 1958 dans la maison d’édition qu’il dirigeait à l’époque La Question d’Henri Alleg.

L’ouvrage, dans un style élégant et paisible, promène le lecteur dans la Lausanne de l’enfance de l’auteur, dans la caserne de son service militaire en Suède (car il est né suédois et le restera toute sa vie)... Il commence par des témoignages intéressants sur la répression anti-communiste pendant la Guerre froide. Il expose la manière dont l’auteur lui-même fut classé à gauche par la police helvétique à un moment où il n’était pas encore engagé, il évoque l’appel au lynchage d’un historien de l’art communiste après l’invasion soviétique en Hongrie, la chasse aux sorcières contre les participants suisses au VIe festival de la jeunesse suisse en 1957. La persécution que subit l’auteur dans le cadre de son soutien aux militants du FLN algérien et à leurs alliés français s’inscrit dans le prolongement logique de cette intolérance de la société bien-pensante qui était comme une chape de plomb sur la jeunesse de l’époque. La suite est sur Parutions.com ici

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Venezuela : Courrier de Maurice Lemoine à Radio France

16 Novembre 2016 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #La gauche, #Débats chez les "résistants", #Revue de presse

Bon allez, je sais que ça ne sert pas à grand chose, mais bon, comme je n'ai pas moi-même l'énergie de dénoncer chaque jours les inepties que nous sortent les grandes chaines de TV, les stations de radio, les grands journaux et les agences de presse, il faut bien que je signale de temps en temps les efforts que fournissent d'autres personnes pour remettre les pendules à l'heure.Dans cette série voici un courrier désabusé mais vigoureux de Maurice Lemoine à Radio France à propos du Venezuela.

Réaction envoyée par le journaliste Maurice Lemoine le 16/11/2016 au médiateur de Radio France, suite au traitement de la crise vénézuélienne dans la matinale (16/11) de France Culture / invitée : Paula Vasquez (EHESS / CNRS).

PODCAST > https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins/venezuela-bresil-la-democratie-en-crise

 

Au nom de la droite et de l'extrême droite vénézuéliennes, merci à M. Guillaume Erner pour son traitement de la crise vénézuélienne, à travers une seule intervenante, représentante (assez caricaturale, je vous l'accorde, mais universitaire, vous avez eu raison de le souligner) de l'opposition.

 

Merci d'avoir caché les responsabilités bien réelles de cette opposition dans la crise – en particulier dans le report (et non l'interdiction) du Référendum révocatoire.

Merci d'avoir occulté que se déroule actuellement un "dialogue", sous les auspices d'individus extrêmement douteux – M. Ernesto Samper, secrétaire général de l'Union des nations sud-américaines (Unasur) ; les ex-présidents panaméen et dominicain Martin Torrijos et Leonel Fernandez ; l'ex-chef du gouvernement espagnol José Luis Zapatero ; le représentant du Pape, Mgr Emil Paul –, dialogue auquel s'oppose la partie la plus "droitière" de l'opposition, représentée ce matin sur votre plateau.

Merci d'avoir innocemment introduit une petite séquence "Jean-Luc Mélenchon" dans votre lynchage des présidents Chavez et Maduro.

Merci encore de ne pas avoir mentionné, en évoquant les "pénuries" et la "famine", les similitudes étonnantes qu'elles présentent avec le  phénomène constaté au Chili durant les mois qui ont précédé le renversement de Salvador Allende.

Merci surtout d'avoir laissé raconter qu'on ne trouve plus un journal dans les rues de Caracas – les occasions de rire sont tellement rares que, lorsqu'il s'en présente une, il faut en profiter à fond.

Merci, mille fois merci, de participer à l'affaiblissement du service public en lui ôtant toute crédibilité – ceux qui rêvent de le démanteler vous en seront gré.

Maurice Lemoine *

Journaliste indépendant, spécialiste de l'Amérique latine - ancien rédacteur en chef du Monde Diplomatique

 

* Auteur de "Les enfants cachés du général Pinochet. Précis de coups d'Etat modernes et autres tentatives de déstabilisation" (ed. Don Quichotte, 2015). 

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Daniel Ortega réélu

12 Novembre 2016 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #La gauche

Eclipsée par les élections américaines, la belle victoire du président sortant sandiniste Daniel Ortega au Nicaragua mérite d'être soulignée. L'opposition (le FAD) avait appelé au boycott, mais 68 % des électeurs se sont rendus aux urnes et 72,5 % ont réélu M. Ortega dès le premier tour, de sorte que celui-ci va entamer son troisième mandat, de quoi faire pâlir d'envie François Hollande avec ses 4 % de popularité.

La recette de ce succès politique : une croissance économique constante depuis dix ans (une des meilleures du continent en 2016), une réduction de la dette publique de 85 à 48 % en 9 ans. Mais n'allez pas croire qu'il s'agisse là du résultat de recettes néolibérales : les programmes sociaux "Faim zéro", "Plan Toiture", "Usure zéro", "Goûter à l'école", "Tickets productifs" et "Maisons pour le peuple" ont fait reculer la pauvreté de 42 à 29 %. Le tout sur fond de collaboration avec Cuba et le Venezuela. Ainsi ce petit pays qui fut martyr de la guerre froide à l'époque de Reagan montre qu'il n'y a pas de fatalité au recul de la gauche en Amérique Latine après le retour de l'Argentine et du Brésil dans le giron de la droite.

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Les questions sociétales menacent le processus de paix en Colombie

12 Octobre 2016 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Les rapports hommes-femmes, #La gauche, #Le monde autour de nous

Les questions sociétales menacent le processus de paix en Colombie

Voici un point qui devrait faire réfléchir la gauche sur sa trop grande polarisation sur les questions sociétales, non seulement au détriment des questions de classes, mais aussi au détriment de la paix.

Je lisais ce matin dans le journal espagnol "El Pais" intitulé "Le vote évangélique clé de la victoire du «non» lors du référendum en Colombie" qui expliquait que si le 2 Octobre dernier, le référendum n'a pas validé les accords de paix négociés pendant quatre ans avec les FARC à La Havane, ce n'est pas seulement à cause de l' ouragan Matthew qui a empêché de nombreux électeurs sont allés voter (ouragan dans lequel les croyants verront la main de Dieu), mais surtout parce que le président Juan Manuel Santos n'a pas réussi à convaincre les 10 millions de chrétiens évangéliques du pays (selon la estimations du ministère de l' Intérieur), que l'accord ne mettait pas « en danger la famille traditionnelle". Un peu plus de 12 millions de Colombiens se sont rendus aux urnes, plus de six étaient ont voté l'accord. «Je n'ai pas de chiffres officiels, mais si quatre millions de chrétiens évangéliques sont allés voter, peut-être la moitié d'entre eux ont rejeté les accords», déclare à El Pais Edgar Brown, président de la Confédération évangélique de Colombie. "99% de nos fidèles ont dit« non », surenchérit même Hector Pardo, membre du Conseil évangélique de Colombie et représentant de la Confédération de la liberté Interfaith (Confilerec). Deux jours après le référendum, ces deux pasteurs étaient à la table du président Santos.

La cause de cette dissidence : beaucoup de chrétiens en Colombie n'aiment pas la politique du gouvernement en matière sociétale tels que le mariage homosexuel, l'adoption pour les couples de même sexe, la loi de l'avortement et des initiatives d'éducation inclusive. Ils considèrent également que les accords avec la guérilla favorisent la communauté LGBTI (lesbiennes, gays, bi, trans, intersexués).

La puissance de ces croyants a été sous-estimée dans les enquêtes d'opinions qui prévoyaient la victoire du «oui» ajoute l'article. Or déjà en août dernier des milliers de croyants sont descendus dans les rues de plusieurs villes en Colombie contre"l'endoctrinement hégémonique sur l'identité de genre" exercée selon eux par le ministère de l'éducation nationale. L'Eglise catholique aurait même rejoint le pasteur.

L’accord a été rédigé avec les FARC en "langage inclusif"; selon la novlang actuelle : il parle « des guérilleros et des guérilleras », « des paysans et des paysannes », de « tous et toutes ». Il prévoit des mesures spécifiques pour les femmes et évoque les droits de la communauté LGBTI . Le 24 juillet, la communauté internationale avait célébré « le premier accord de paix au monde qui prend en compte la perspective de genre ». Il n'y a donc pas qu'en France que le Najat Vallaud-Belkacemisme pose problème... On sait que les thématiques sociétales prennent aussi une part croissante dans la rhétorique de la gauche kurde. Au lieu de s'en tenir au vocabulaire classique de la lutte contre les discriminations (sexisme, racisme etc), les organisations de gauche adoptent un vocabulaire qui évoque de plus en plus les excès de la théorie du genre de Judith Butler, et braquent les populations en plaçant de plus en plus souvent au coeur de leur identité la défense des minorités sexuelles au point de les faire parfois passer avant l'égalité économique et même avant la paix. Une forme d'intellectualisme, de scholastic view, qui contribue aussi, ensuite, à la montée des populismes de droite (et en Colombie le principal bénéficiaire en sera Uribe, comme Erdogan l'est au Kurdistan où les votes en sa faveur ont augmenté au cours des dernières années). On ne s'écriera pas "well done old mole !"

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Pierre Jacquemain, Ils ont tué la gauche, Fayard 2016

30 Septembre 2016 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Lectures, #La gauche

Après la mobilisation sociale contre la loi El-Khomri au premier semestre de cette année, beaucoup de militants de gauche ont dû attendre avec intérêt la publication de ce témoignage de Pierre Jacquemain, qui fut au cabinet de la ministre du travail Myriam El-Khomri et sut claquer la porte à temps pour ne pas être associé à cette modification du code du travail qui passe pour une des plus grandes trahisons de l’électorat de gauche par François Hollande et Manuel Valls. Beaucoup s’y intéresseront, mais beaucoup seront aussi déçus. La suite de ma recension est ici.

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Solidarité

26 Mai 2016 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La gauche

Solidarité totale avec le mouvement social, les grévistes, les étudiants, notamment ceux qui sont victimes de la répression policière (par exemple l'étudiante d'Amiens poursuivie en justice pour avoir jeté un micro à un policier qui frappait un de ses camarades).

Le gouvernement aux ordres des marchés financiers fait le choix de la précarité pour tous, notamment pour la génération qui vient. La société est en état de légitime défense.

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Le gouvernement de la France en ce début d'année, le débat sur l'ingérence

9 Février 2016 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La gauche, #Colonialisme-impérialisme

Il ne vous aura pas échappé que je demeure discret sur la situation actuelle, mais ceux qui connaissent mes ouvrages devinent sans doute ma position. Le gouvernement actuel n'a plus comme repère qu'une politique sécuritaire au nom de la défense de la République - j'ai entendu M. Le Drian il y a peu placer celle-ci à l'avant de son identité, bien au dessus de l'idée d'avoir un programme de gauche. Cela rappelle Clemenceau : "A l'intérieur, je fais la guerre etc".

Cette politique n'a pas une base électorale très large pour la soutenir (au sein même du parti socialiste elle est controversée comme l'a montré le débat sur la constitutionnalisation de l'état d'urgence hier), mais elle dispose d'une forte base sociologique susceptible de l'accepter - en gros toutes les classes moyennes de gauche et de droite.

Bien sûr cette politique ne mène nulle part puisqu'elle ne règle au fond aucun problème. Museler les moyens d'expression collective ne fait qu'aggraver les tensions, comme on l'a vu à Calais où les migrants en attente de leur passage en Angleterre font régner la crainte et le désordre.

Notre politique extérieure complètement alignée sur les Etats-Unis - comme on le voit avec notre réconciliation avec l'Iran et Cuba après les années de surenchère néo-conservatrices de nos "élites" politico-médiatiques - suit aujourd'hui la voie de la modération relative d'Obama (très relative car elle ne s'applique pas partout, notamment pas dans l'imposition des traités de libre échange transpacifique et transatlantique aux alliés des Etats-Unis), et peut reprendre des accents bellicistes si Mme Clinton ou quelqu'autre va-t-en-guerre arrive au pouvoir à Washington.

Après la politique atlantiste brouillonne de M. Sarkozy matinée de sympathie pour la Russie, après le vide intellectuel enrobé d'arrogance et de dogmatisme sécuritaire du tandem Valls-Hollande, notre pays se dirige tout doucement vers un quinquennat Juppé, tout aussi atlantiste et dépourvu d'idées pour l'avenir de la France et l'équilibre mondial. On comprendra que cela ne donne pas envie d'écrire trop dans ce domaine.

Cependant il faut bien savoir que ce règne du vide autoritaire est très largement accepté par les gens qui n'ont pas envie de constituer une alternative crédible. Il n'y a aucun mouvement social en France susceptible de s'opposer au consensus atlantiste actuel. Ni le Front de gauche (qui a de fait éclaté) ni le Front national ou DLF ne présentent un programme d'opposition sérieuse, et ne sont susceptibles de fournir le moindre espoir de réorientation du destin de la France et de l'Europe.

Pour finir je signale qu'un mouvement anti-intervention militaire s'est constitué sur les réseaux sociaux. Comme je l'ai précisé dans mon livre sur les mouvements anti-guerre, je suis anti-ingérence mais non anti-intervention militaire. Etre anti-ingérence c'est être contre l'intervention militaire NON VOULUE par le gouvernement légal du pays concerné en revanche le respect de l'amitié nous oblige d'aider les gouvernements amis à combattre le terrorisme ou lutter contre diverses catastrophes humanitaires (et nous aurait obligé en 1936 à agir en Espagne), lorsque ceux-ci nous le demandent, sauf les cas où l'on peut prouver que le gouvernement légal a été établi par nos soins pour valider nos ingérences. Rappelez vous le débat, je soutenais l'action militaire française,malgré les efforts de certains anti-impérialistes pour démontrer que le gouvernement légal malien était issu du putsch pro-américain et que l'action militaire n'avait pour finalité que le contrôle des ressources. Selon moi même le gouvernement démocratique malien renversé et ses soutiens souhaitaient l'opération française, qui n'était pas plus illégale que l'intervention russe en Syrie aujourd'hui. Toute intervention militaire n'est pas par définition nocive et illégitime, même si, comme toute initiative humaine, elle recèle en elle-même les principes de sa perversion.

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Dernier discours de Cristina Kirchner en Argentine et mobilisation au Vénézuela

10 Décembre 2015 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La gauche, #Colonialisme-impérialisme

Ce soir discours de la présidente sortante Cristina Fernández de Kirchner devant les personnalités empreint d'une certaine mélancolie, patriotique, rempli du souvenir de la lutte contre l'accord de l'ALCA (marche unique américain soutenue par George W Bush). Un hommage à Nestor Kirchner (qui n'avait été élu qu'avec 22 % des voix au premier tour), au Paris de mai 68 (celui de "l'imagination au pouvoir") aujourd'hui blessé par le djihadisme takfiriste, à Evo Morales président de Bolivie, à feu Hugo Chavez, au pape (autour de la 40ème minute de la vidéo ci-dessous).

"Nous avons moins d'idéologie que nos adversaires, la preuve c'est que nous avons importé plus des USA au cours des douze dernières années qu'auparavant". Félicitations à ses ministres qui ont subi la calomnie : "Etre ministre d'un gouvernement populaire ce n'est pas la même chose que d'être ministre d'un gouvernement médiatique".

Puis discours devant le peuple sur la place de Mai noire de monde : "les douze dernières années avec tous les médias hégémoniques contre nous, et les principales corporations économiques et financières nationales et internationales contre nous, douze ans et demi de persécutions permanentes" "malgré tant d'obstacles nous avons fait tant pour le peuple argentin". Après 12 ans et demi nous pouvons regarder tous les Argentins dans les yeux". "Je demande à Dieu une seule chose : que ceux qui nous succèdent par la volonté populaire...dans quatre ans puissent devant une place comme celle-ci dire à tous les Argentins qu'ils peuvent aussi les regarder dans les yeux. Que chacun des 42 millions d'Argentins ait un dirigeant en lui même, et sache prendre son drapeau s'il se sent trahi par ses dirigeants".

Sous Menem (dans les années 1990), 54 % des Argentins étaient sous le seuil de pauvreté, 40 % en 2004, 4,7 % aujourd'hui. 900 000 logements ont été construits en 10 ans. Les réserves en devises sont passé de 10 milliards de dollars en 2002, à 52 milliards en 2010. Des politiques d'aides sociales et de soutien à l'éducation publique ont été menées. Le taux de chômage est passé de 17,3 % en 2003 à 6,9 % en 2014. Les amnisties des généraux tortionnaires ont été annulées. Les renationalisations ont permis de remettre à flot la compagnie pétrolière publique, renforcer la compagnie aérienne nationale sur les lignes intérieures, restaurer les infrastructures, lancer les deux premiers satellites argentins.

Très beau et très grand moment que ces deux discours qui tournent une page de l'histoire de l'Argentine et de la gauche anti-impérialiste patriote latino-américaine, mais en ouvre aussi une nouvelle d'opposition au nouveau pouvoir libéral.

Pas de résignation non plus au Venezuela où les partisans du président Maduro sont dans la rue.

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Au diable les libertés !

29 Novembre 2015 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous, #La gauche

Au diable les libertés !

COP21 : l’université Paris-Diderot fermée par crainte de débordements. C'est dans le Parisien ...

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NOUVEAU : en ligne "le Programme pour une gauche française"

17 Octobre 2015 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Programme pour une gauche décomplexée, #La gauche, #Peuples d'Europe et UE, #Colonialisme-impérialisme

Publié au Temps des Cerises en 2007. Mais puisqu'ils ne le vendent plus en format papier, le voici in extenso :

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