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Le blog de Frédéric Delorca

Articles avec #le monde autour de nous tag

Ca bouillonne

8 Avril 2013 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous

Après l'affaire Cahuzac, la droite se fait putschiste comme elle le fut déjà sous Mitterrand : le responsable du secteur économique de TF1 se répand en scénarios sur la démission de Hollande sur Atlantico.fr, un mystérieux sondage sort pour interroger les Français sur l'intérêt d'une dissolution. Et M. Mélenchon se refait populiste sur le thème du "tous pourris", alors que le PCF, à la veille des municipales aurait préféré se battre sur l'ANI, comme l'aile gauche du PS (et comme M. Filoche qui était venu à la TV pour parler de ça et fut interviewé de manière impromptue sur Cahuzac). Notons qu'il a quand même raison, car le thème de la VIe République est plus porteur devant les caméras que la simple défense tribunicienne des travailleurs (très belle expression quand on y songe, que celle de la fonction "tribunicienne" du PCF inventée par je ne sais plus quel prof de Sciences Po il y a quelques décennies, quand on sait ce qu'étaient les tribuns : des hommes de l'establishment investis d'un petit droit de veto pour protéger le peuple - au fait vous avez vu la dernière pub du PCF dans le genre "Je suis communiste et ça me fait du bien", comme au centre de thélassothérapie ?).

 

On se demande d'où viennent les fuites qui ont informé Médiapart usr la situation bancaire de Cahuzac (les amateurs de romans d'espionage parlent de la CIA, of course), et ce que valent les rumeurs sur M. Fabius.

 

Mme Joly rejoint M. Mélenchon. Ca bouge, ça tremble. Et la victoire du "non" en Alsace donne des ailes aux jacobins. Sommes nous au bord de "L'Insurrection" annoncée par le roman humoristique du journaliste Pierre Lévy ?

 

Les Femen, elles, se prennent les pieds dans le tapis, en brûlant un drapeau salafiste, geste interprété en Tunisie comme une volonté de brûler le drapeau de l'Islam : pourtant si j'ai bien compris l'un est noir et l'autre est vert. D'où vient la confusion ? En tout cas Amina Tyler pour qui les Femen brûlaient l'étendard a désapprouvé leur geste. Il est des subtilités maghrébines que les Femen n'ont pas comprises. Pas sûr que le topless "à moitié assumé seulement" de Caroline Fourest suffise à inverser la vapeur.

 

Les antifas reprennent du service contre le PRCF à Lille pour une conférence sur la Syrie (je croyais pourtant que ce petit groupe avait fourni un gros effort pour se dissocier de la "Guilt by association" avec l'extrême droite en retirant leur signature d'une pétition collective à l'automne, mais visiblement cela n'a pas suffi). Et l'ACRIMED soutient Schneidermann contre Cohen (dans le débat avec Taddei) sur la liberté d'expression. Côté liberté d'expression je pense que le PRCF pourrait obtenir l'annulation de la décision du maire de Lille devant un tribunal, mais ils n'en ont sans doute guère l'intention. Les juges sont mal vus à gauche (sauf chez les mouvementistes positionnés sur des sujets sociétaux).

 

Bon à part ça, ne comptez pas sur moi pour verser une larme sur Margaret Thatcher today (ps : laissons cela au FN).

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Quelques questions que je me pose

31 Mars 2013 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous

Je parcours le bouquin de Denoël "Les guerres secrètes du Mossad" qui évoque non seulement les connexion nucléaires récentes Corée-du-Nord-Iran-Pakistan-Syrie dans le domaine du nucléaire mais aussi, l'histoire ancienne : le temps où (sous la IVe République) la France contribua à la constitution du Mossad comme à l'armement atomique d'Israël.

 

Je me demande si aujourd'hui "l'autre France", la France "non-alignée", comme celle de De Gaulle jadis, a des chances de percer à nouveau. Et si un "autre Israël" aussi est possible (un Israël qui abandonne l'alliance avec Washington). Le Front de gauche donne le sentiment d'y croire. Mais la montée des périls nucléaires ne le favorise sans doute pas.

 

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Un contact m'explique qu'il redoute un geste désespéré des Nord-Coréens, quelque chose de suicidaire et de cataclysmique. Y aura-t-il encore une Corée du Nord cet été ?

 

Et puis il y a la fille de l'ex-président du Congo Kasa-Vubu qui expliquait dans une interview télévisée le 24 mars que le coup d'Etat à Bangui participait peut-être d'une nouvelle phase impérialiste en Afrique centrale. Elle n'a pas davantage sa pensée. Dommage. Complotisme ou vérité ? Il va falloir que je lise plus à ce sujet. Idem sur la lutte pour le contrôle des ressources du Myanmar (dont Asia Times nous rebat le oreilles toutes les semaines).

 

Mais si je réinvestis sérieusement dans les lectures géopolitiques (et dans le blog de l'Atlas alternatif qui garde ses abonnés et un petit public potentiel) cela suppose que je sois prêt à me projeter dans une action "citoyenne" sur l'international comme je l'étais il y a sept ans. Or je suis beaucoup plus sceptique qu'à l'époque sur les possibilités d'action "intelligente" dans ce domaine, et la sottise des militants (surtout ceux qui se croyaient intellectuels) croisés en France est pour beaucoup dans cette désillusion.

 

De toute façon si je continue à à scribouiller un peu dans le domaine des relations internationales, ce sera nécessairement avec mille fois plus de modestie dans mes ambitions qu'il y a sept ans, et en acceptant d'être un peu tout seul dans mon coin d'Internet.

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Sortir L.Fabius de l'alignement atlantiste

14 Mars 2013 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous

faby.jpgEn Syrie, nous devons rester neutres, nous n'avons pas le choix. Entre Assad et Al Qaida il ne faut pas choisir. Mais quelle mouche pique alors M. Fabius de vouloir imposer au forceps (avec son homologue britannique), contre une Allemagne réticente, des livraisons d'armes à l'opposition ? Que veut-on ? L'éclatement de la Syrie entre régions alaouites et sunnites ?L'affaire ouvre en tout cas à l'ex-journaliste du Figaro Magazine Vernochet les portes de la radio iranienne.

 

Au Venezuela je trouve l'ambiance bizarre, entre la dévotion (la volonté d'embaumer Chavez, mais qui se manifeste trop tard paraît-il), la rumeur lancée par Maduro selon laquelle l'extrême droite floridienne veut flinguer l'opposant Capriles (cela rappelle celle sur le plan de Sarkozy pour tuer Chavez), et le attaques de Capriles justement contre la famille de Chavez. La politique n'a pas bon goût ni bonne odeur là-bas, je redoute un après-Chavez particulièrement délétère, d'autant que le pétrole va s'en mêler (Maduro a confirmé l'intention de réorienter le pétrole vénézuélien vers la Chine).

 

En Irak le régime de Maliki demande aux USA des Patriots, tout en signant des contrats pétroliers avec la Russie... Et en Afghanistan KarzaÏ insulte ses patrons américains.

 

Toutes ces sources d'instabilité devraient inciter la France à se dégager de son alignement sur les Etats-Unis pour construire une diplomatie originale... Au lieu de cela elle n'hésite pas à couvrir aujourd'hui la répression à Djibouti, comme elle l'a fait au Bahrein en 2011 poursuivant la logique de Realpolitik atlantiste qui nous aliène l'estime des puissances émergentes et de leur opinion publique. Comment faire sortir M. Fabius de cette ornière ?

  

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Touched by the hand of God

7 Mars 2013 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous

Le camarade Chavez reviendra-t-il à la fin des temps avec le Christ et le Mahdi pour juger les vivants et les morts comme l'a annoncé hier le président de la République islamique d'Iran Mahmoud Ahmadinejad ?(*)

 

partic.jpgLes amateurs d'Apocalypses peuvent en anticiper une prochaine de l'autre côté du globe en tout cas. Le site pro-nord-coréen en France chargé de propager la pensée du Juche http://juchefrance.org/ n'existe plus, malgré nos méritoires efforts en 2010 pour le faire connaître, mais il nous reste la presse nord-coréenne pour nous faire accéder directement à la pensée des dirigeants de ce pays.

 

Voyez cette dépêche, c'est beau comme la Chevauchée de Walkyries :

 

"Un rassemblement de l'armée populaire de Pyongyang  a eu lieu sur la place Kim Il Sung jeudi pour soutenir la déclaration d'un porte-parole du commandement suprême de l'Armée populaire coréenne (APC) [celle qui annonçait des frappes préventives nucléaires de la Corée du Nord sur les Etats-Unis].
     Etaient présents Kim Yong Nam, Choe Yong Rim et d'autres officiels majeurs du Parti et de l'Etat des responsables du parti, les forces armées et les organes du pouvoir, des organisations de travailleurs, des ministères, des institutions nationales et scientifiques, éducatives, littéraires et artistiques, de la santé publique et des médias , les personnes des services de l'APC et des forces du peuple coréen de sécurité intérieure et les fonctionnaires et les travailleurs des institutions, des établissements industriels et des fermes à tous les niveaux, des enseignants et des étudiants des universités et des collèges, ici, plus de 100 000 en tout.
     Présents là sur invitation se trouvaient aussi des délégations des Coréens d'outre-mer, des compatriotes, le chef de la mission à Pyongyang du front anti-impérialiste démocratique national, les agents diplomatiques et les membres des  corps des attachés militaires ici et d'autres invités étrangers.
     La déclaration a été lue et suivie par des discours.
     Les orateurs ont déclaré que la déclaration traduit la volonté de tous les militaires et des personnes civiles de remporter une victoire certaine au plus tôt dans la bataille finale décisive vo,tre les brigands américains
impérialistes qui travaillent dur pour usurper la dignité et la souveraineté de la RPDC (République démoratique populaire de Corée).
     Ils ont prévenu que les impérialistes américains et les fauteurs de guerre sud-coréens doivent bien comprendre qui est leur rival et quel sort misérable les attend, et être pleinement conscients du fait qu'ils n'ont pas le monopole du droit à une attaque nucléaire préventive.
     Si les États-Unis et leurs marionnettes de guerre  apportent les sombres nuages ​​de la guerre nucléaire et le font planer sur cette terre, l'armée et le peuple de la RPDC ne manqueront jamais l'occasion de balayer les agresseurs de la terre et de glorifier cette année qui marque le 60e anniversaire de la victoire dans la Guerre libération de la patrie comme une année historique de la réunification du pays, ont-ils souligné."  7 mars 2013

 

(*) il a été la star des funérailles d''Hugo Chavez deux jours plus tard voir ici

 

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Bons points / mauvais points

1 Mars 2013 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous

Pour finir la journée en s'amusant, distribution des bons et des mauvais points

 

Mauvais points à

- La Cinq pour son documentaire ultra-kitsch (on en fait tant sur les intellectuels !) aujourd'hui à propos d'un personnage qui n'aura finalement été qu'une gérante de chapelle autoritaire pas ouverte à la contradiction ni aux idées nouvelles qui ont succédé à sa jeunesse, Elisabeth Roudinesco.

- La Newsring de Taddei (hé oui, ça existe encore) qui donne la parole à un publiciste africain qui dit à peu près n'importe quoi sur Gbagbo avec des mots très mal choisis, le qualifiant de "totalitaire" et son Etat de "criminalisé" (il a oublié son dictionnaire en cours de route)

- Les médias qui ne parlent pas du triste référendum d'Alsace du 7 avril prochain (ni non plus de la réforme des collectivités locales).

 

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Des bons points à

- Fakir (ça aussi ça existe encore) pour son article sur la défaite électorale de Monti en Italie.

- Bastamag pour son reportage sur le combat des ouvriers agricoles de Somonte en Andalousie

- François Asensi, député-maire de Tremblay, dont j'ai désapprouvé bien des méthodes et bien des actions naguère, mais qui a eu le mérite hier à l'assemblée nationale de mettre en garde contre le placement de l'opération française au Mali sous tutelle de l'OTAN.

- aux ouvriers de PSA (beaucoup habitent dans la circonscription d'Asensi) qui subissent une pression patronale très dure (cf Libé du 26.2)

 

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Histoire locale, morale et politique, questions diverses

19 Février 2013 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous

Quelques séries de questions que je me pose aujourd'hui et que je vous pose :

lh-copie-1.jpg- Vous êtes vous demandé déjà qui vivait à l'endroit où vous habitez il y a cent ans, quel était le paysage dehors à ce moment-là ? ce qu'on y faisait ? Les fous se prennent plus souvent pour des réincarnations de Napoléon ou d'un pharaon, pas de l'arrière grand père d'un voisin. Est-ce qu'on se soucie de l'histoire d'un lieu auquel on est étranger ? Dès lors est-il utile qu'un journal municipal de banlieue parle chaque mois de l'histoire d'une ville dont la moitié de la population vivait ailleurs dix ans plus tôt ? est-il légitime et utile que l'Agence nationale de la rénovation urbaine ait une ligne de crédit pour l'histoire des HLM ? Les gens ont-ils besoin de ça ? L'histoire locale est-elle un moyen de donner des lettres de noblesse au vécu ordinaire des gens ou juste une façon de combler l'insuffisance du "grand récit national" (sa crise, en quelque sorte) et de tous les autres grands récits ?

 

csto-copie-1.png-  Questions autour de ce mot d'un ami tantôt : "je lis actuellement un ouvrage d'Henri Chambre (jésuite) sur le marxisme en Union soviétique (sa thèse principale : le poids majeur de la superstructure et de l'idéologie dans un système issu d'une "philosophie" mettant l'accent sur l'infrastructure économique). C intéressant de voir les répercussions de la transposition du marxisme dans une société donnée : disparition de la propriété privée au profit du concept de propriété individuelle, disparition de toute référence directe à la morale dans le code pénal : la responsabilité y étant exclusivement légale et sociale (où le juste et le bien cèdent le pas devant le socialement utile ou néfaste)..."

L'argument selon lequel le soviétisme a aboli le sens moral des russes et les a rendus utilitaristes est très répandu chez les anticommunistes, et j'y ai remarqué un fond de vérité quand je suis alléeen russie. Mais il est toujours dur de savoir si les causalités sont politiques ou anthropologiques. A propos de la Russie, on peut aussi soutenir qu'un pays de serfs jusqu'en 1880, qui a connu tant de guerres (avec le phénomène des veuves qui élèvent leurs enfants seules dans le dépit et la nécessité) ne peut pas se forger de grandes morales familiales bien ancrées et bien transmises. Il faudrait comparer cela avec Cuba par exemple. En tout cas évidemment je conçois qu'on se demande (sans jamais pouvoir trouver de réponse claire) quelle part un système politique peut jouer dans la disparition d'une morale, directement,ou indirectement par les guerres civiles qu'il provoque (je pense notamment à la Chine, où là aussi l'utilitarisme est roi, d'où la nécessité de retourner parfois à de vieilles morales confucéennes plus désintéressées). Le moralisme assumé du républicanisme français, lui, limite peut-être le risque de la dérive utilitaire, mais le moralisme produit aussi de l'anti-moralisme réactionnel, source d'anomie. Et puis les réacs façon Bernanos diraient que le moralisme républicain est un moralisme au rabais parce qu'il valorise les combines plus que l'héroïsme, à la différence de la sainte monarchie traditionnelle. Y a-t-il une morale politique qui puisse vraiment le sortir de l'utilitarisme sans l'asservir à du pharisianisme ?

Au fait en parlant des réacs vous avez vu comme on essaie de nous vendre en ce moment l'idée d'un retour de la monarchie en Libye ?Les années 60 dans le monde arabe avec leur élan socialiste sont vraiment mortes. Cela dit je veux bien croire que les monarchies sont plus inoffensives aujourd'hui qu'hier parce qu'elles ne sont plus solidaires des féodalités locales (encore que, en Libye, cela tende à revenir). Mais bon, une monarchie vaut mieux qu'une dictature clanique qui surfait sur l'héritage de la rhétorique socialiste pour imposer un règne du n'importe quoi (la libéralisation arbitraire de l'économie sans les garde-fous de l'Etat de droit).

 

- Gérard Filoche, de l'aile gauche du PS, pleure sur la mort annoncée de l'inspection du travail sous la forme d'une réforme vendue à Sapin par le haut fonctionnaire social libéral directeur du travail qui était déjà en poste sous Sarkozy. Comment diffuser cette idée ? Autre nouvelle : Julian Assange croit échapper à l'encerclement londonien en se faisant élire député en Australie. N'est-ce pas tout de même un peu naïf ? Mais il est vrai que ce garçon n'a pas 10 000 cartes à jouer... ni la protection active de Correa (brillamment réélu en Equateur) ni les frappes dans le dos amicales mais inutiles de Mélenchon ne peuvent le sortir de sa sourcière...

Bon allez assez de questions pour aujourd'hui. Je ferme la boutique jusqu'à demain.

 

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Infidélité et ingratitude en politique : Loïk Le Floch Prigent et Tarek Aziz

10 Février 2013 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous

A Pau, lorsque je montais des bandes informatiques sur les gros ordinateurs du centre de recherche d'Elf Aquitaine (très puissant dans la région) en 1989 pour financer mes leçons de permis de conduire, pendant les vacances, je me suis trouvé, en fin de stage, à serrer la paluche d'un certain Loïk Le Floch-Prigent, PDG du groupe à l'époque, qui rendait visite aux locaux palois. On connaît les démêlées judiciaires que le personnage a affrontées en France du temps où Mme Joly enquêtait sur l'affaire Elf (une affaire de corruption terrible, qui, nous assure-t-on, appartient définitivement au passé, mais je soupçonne la République d'avoir été encore touchée de la même façon par les pétrodollars de Libye puis du Qatar).

 

Aujourd'hui j'apprends que cet homme, dont je ne sais rien à part ce qu'on lit dans la presse, atteint d'un cancer de la peau à l'âge de 69 ans, vient d'être incarcéré dans un poste de gendarmerie au Togo (une grand démocratie issue de la Françafrique...) dans le cadre d'une sombre affaire d'escroquerie d'un riche émirati. Certains opposants togolais crient à la mascarade. Un comité de soutien appelle à ce qu'il bénéficie de la même sollicitude de la part de M. Hollande que Florence Cassez. En France une petite partie de la presse de droite critique la façon dont le nouveau gouvernement pour des questions d'image, de pub, renie ses anciens amis (car Le Floch Prigent était un pur mitterrandien) au mépris des considérations humanitaires les plus basiques.

 

Cela rappelle les conditions dans lesquelles les chiraquiens dans les années 2000 ont laissé tomber leurs anciens amis du Baas irakien, notamment Tarek Aziz, condamné à mort en 2010 alors qu'il n'a jamais eu de responsabilités directes dans les crimes de Saddam Hussein. Victime de deux crises cardiaques, il a demandé en 2011à être exécuté, puis à nouveau en ce début d'année. Les cercles français dénoncés à Bagdad comme autrefois proches du régime baassistes sont restés muets. Chevènement et Galloway lui avaient été plus fidèles.

 

Tout cela a un côté un peu romain. On s'attendrait à lire ces histoires indécente d'infidélité politique dans la chronique des règnes des julio-claudiens de Suétone. Mais notre époque est aussi faite de ce bois-là...

 

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Pétition des descendants de républicains espagnols, Corcuff, mort de Chokri Belaïd, actu perso

7 Février 2013 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous

Bon, on se promène un peu dans l'actualité ? Quelques petits sujets au hasard.

 

republica-espanola

Tenez par exemple cette pétition née dans le Tarn-et-Garonne pour répliquer à des propos idiots de M. Harlem Désir, secrétaire national du PS, sur la France "terre d'accueil" des Républicains espagnols en exil. En tant que petit fils de républicain, j'approuve à 300 % bien sûr.

 

Un sujet encore plus petit : le départ de Corcuff du NPA. Ce parti lui avait offert une revue (comme le PCF avait offert "Regards" à Autain), les gens qui ont connu les journaux "PLPL" et "Le Plan B" se souviennent de leurs comptes-rendus amusés des analyses très superficielles de Corcuff et de ses reniements périodiques. L'homme poursuit sa route vers d'autres horizons, mais, comme Onfray, sans que cela n'intéresse plus grand monde.

 

Plus grande histoire : L'UGTT appelle à la grève générale demain en Tunisie pour les funérailles de Chokri Belaïd, secrétaire général du Parti des Patriotes démocrates unifiés et leader du Front de Gauche, de tendance marxiste et panarabe, qui avait refusé la formation d'un gouvernement de "technocrates", assassiné par balles hier. Il y a cinq jours Chokri Belaid, avait accusé des éléments appartenant à la mouvance salafiste et des nahdhaouis d’avoir attaqué la réunion de son parti au Kef. Le choc entre laïques et islamistes devient de plus en plus frontal dans tous les pays arabes.

 

Bon, je vous parle un peu de mon "actu" personnelle ? La revue jésuite Etudes vient de refuser de publier une petite main tendue que j'avais adressée aux catholiques sur la base d'un texte de Pasolini. Cela ne m'étonne guère. Je publierai peut-être ici ce texte à l'occasion, c'est philosophique à souhait.pasolini.jpg

 

Le responsable d'une collection sociologique chez L'Harmattan me renvoie un de mes manuscrits : "Pas assez sociologique". Je lui écris : "Mais ce n'était qu'un petit compte-rendu d'expérience personnelle, il y a bien des collections consacrées aux témoignages chez vous non ?" Réponse : "Ah oui, mais vous auriez dû l'indiquer sur l'enveloppe". Je découvre que j'ai perdu 2 occasions de publication en 12 mois parce que je n'ai pas spécifié une collection-cible sur mes enveloppes, et que les manuscrits ne sont pas transmis en interne d'une collection à l'autre. C'est rageant. On perd une énergie folle avec ces bêtises bureaucratiques. Vous allez me dire que l'enjeu est faible puisque les livres publiés chez l'Harmattan restent confidentiels. Mais il est vital pour moi, à 42 ans,de placer tous mes écrits avec un numéro ISBN, et qu'une ou deux biblis universitaires ou autres les achètent. Je n'aurai pas ça avec Edilivres.

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Le PC russe ami de Depardieu

16 Janvier 2013 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous

Il faut quand même rire un peu au milieu d'une actualité internationale qui n'est pas rose.

 

Je lis ceci  : "Le Parti communiste russe (KPRF) a appelé l'acteur français naturalisé russe Gérard Depardieu à rejoindre ses rangs, a fait savoir vendredi le premier secrétaire du bureau moscovite du KPRF Valeri Rachkine./ "Oui, j'ai envoyé à M.Depardieu en France une lettre officielle l'invitant à adhérer au KPRF (…). Je crois qu'il éprouve un grand respect envers son père, qui était membre du parti communiste, et qu'il partage ses opinions", a déclaré M.Rachkine à RIA Novosti."

 

Le PC russe accueille à bras ouvert un millionnaire exilé fiscal....

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Les mots de la guerre

2 Janvier 2013 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous

Tout le monde n'a pas les mots justes pour décrire la guerre. Vous voulez vous en convaincre ? Allez lire ce texte qu'une certaine Peggy Sastre (à la demande de qui ?) a eu la mauvaise idée de traduire en français. Tout le mauvais goût et la lourdeur américains sont là-dedans.

 

Ce n'est pas affaire de positionnement politique (pour ma part je ne suis ni pour les Assad ni pour les islamistes qui les affrontent), c'est une affaire de sensibilité : notre époque met à l'honneur les propagandes les plus lourdingues. L'intelligence n'en sort pas grandie. Que tous ces gens aillent voir avec quels mots nos écrivains de l'entre-deux-guerres décrivaient les horreurs dont ils furent témoins, cela avait une autre allure. Pourquoi ? Parce que ces hommes avaient le sentiment d'écrire pour un public exigeant, qui avait besoin tout autant de ressentir que de réflechir. Ces auteurs savaient qu'on ne leur verserait pas 100 000 dollars pour simplement écrire "beurk c'est moche, y a du sang et des ruines, c'est la faute de ce salaud de dictateur".

 

Je lis des anecdotes amusantes en ce moment, sur Jaurès déclarant au lendemain de la condamnation de Dreyfus que le capitaine a bénéficié d'un "privilège de classe" parce qu'il fut exilé dans une île confortable quand de pauvres pioupious de base étaient condamnés à mort pour avoir jeté un bouton au visage d'un officier. Le genre de déclaration qu'il a dû regretter puis gommer de son histoire officielle comme Philippe Seguin se repentant dans l'AFP d'une autre phrase de bon sens contre l'attaque de la Serbie par nos bombardiers en 1999. Sur ces Républicains espagnols qui n'étaient pas fondés à se plaindre de ce que les généraux leurs fissent ce qu'ils avaient fait au régime monarchique cinq ans plus tôt. Tant d'autres choses. Et puis notre Georges Clemenceau national ("carabin provincial aux paumettes de mongol" comme disait la droite) n'était-il pas le Bernard Tapie de son époque ? Notre monde a toujours été gouverné par quelques aventuriers rocambolesques qui s'imposaient sur le terreau d'une lâcheté très largement partagée. Et il n'y a que quelques anarchistes dans notre littérature qui aient pu révéler tout le grotesque de cette comédie humaine...

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Les individus...

31 Décembre 2012 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous

Chavez_reelu_dimanche_AFP_-2-copie-1.jpgLes hommes, les hasards de leur vie individuelle, l'impact sur le collectif. Chavez avec ses complications respiratoires, suite à une opération longue à Cuba, Chavez entre la vie et la mort. La révolution vénézuélienne peut-elle survivre à ça ?

Dans l'histoire de notre République, nos "grands hommes" vus par l'écrivain de droite que je lis en ce moment (un écrivain monarchiste, qui croit en son ieu en son roi), pour qui ceux-ci ne sont que de cyniques aventuriers : Gambetta (le "pirate"), Clemenceau (le "carabin provincial", "dandy nihiliste aux paumettes de Mongol") etc. Sous un certain angle la IIIe République etait un régime héroïque, seule république d'Europe, qui éduquait ses masses etc, sous un autre un ramassis de corrompus prêts à tous. Le sort de tout régime, de toute aventure humaine, individuelle ou collective. Sous un certain angle méritant, sous un autre fautif et dérisoire.

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Bali

25 Décembre 2012 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous

bali.jpgVijay Prashad le rappelle dans son livre "Les nations obscures" : 8 % de la population de Bali ont été tués au cours de la grande répression anti-communiste de 1964 (avec les armes et la bénédiction occidentales), tout autour des hôtels de luxe. Si j'étais un écrivain reconnu, payé pour voyager et armé de réseaux relationnels qui relaieraient ce que je fais, je prendrais un caméraman avec moi (puisque "la vidéosphère a remplacé la graphosphère"), et j'irais enquêter auprès de la population de Bali, pour en connaître tous les aspects et en éclairer les diverses strates. Je ferais parler les vieux à propos de la répression de 64, et les jeunes à propos de l'exploitation capitaliste actuelle (de l'islamisme aussi car l'île est une des rares d'Indonésie à ne pas être majoritairement musulmane, je crois, ce qui lui vaut quelques problèmes).

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Elections régionales au Venezuela

25 Décembre 2012 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous

concentrSur la situation au Venezuela, je vous recommande la lecture (en français) de ce petit billet, non pas tellement pour son thème principal (les scores du tout petit Parti communiste vénézuélien qui, en soi, n'ont guère d'importance) que pour ce qu'il révèle de la complexité de la situation de ce pays : on y apprend que certains gouverneurs pro-Chavez mènent des politiques anti-sociales et anti-communistes. Les choses ne sont décidément pas simples dans ce pays. A part ça intéressant aussi le score du PSUV.

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Fourberies républicaines, terrorisme de droite, Torreton/Depardieu, libertarisme des Femen

23 Décembre 2012 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous

Bon, je continue de visiter les règlements de compte de Bernanos avec la droite "bien-pensante" de 1870 à 1937 (car j'ai aussi acheté son "Les grands cimetières sous la lune"). Je laisse le côté de l'anti-sémitisme qui, un jour, méritera un commentaire spécifique. Ces livres soulèvent d'importante questions : qu'eût été le monde si une sorte d'ultra-monarchisme "intègre" dont rêvait Bernanos avait réussi sa restauration ? Je me suis posé des questions similaires dans l'autre sens en 2009 quand je me demandais ce qu'aurait donné une république communiste en France. Il faut toujours se demander ces choses-là, car ces questions vous guérissent de l'impression de "Weltgeschichte ist Weltgeright" qui s'impose à nous à travers les catégories scolaires. Quand Bernanos dit que la bourgeoisie à partir de la Révolution a privatisé les droits et socialisé les devoirs (en faisant peser sur l'Etat l'obligation d'éduquer le peuple par exemple), je trouve que c'est une parole forte, mais, en même temps, je ne vois pas bien comment le ultra, eux, avec leurs écoles catholiques, auraient réussi une aussi complète élévation de la paysannerie à la culture que ne le fit Jules ferry (et ce quoi que l'on pense de cette culture républicaine qui était loin d'être totalement honnête...)

 

Il y a toujours du bon à lire ses adversaires. J'apprécie de trouver sous la plume de Bernanos le portait d'un Jaurès en universitaire démagogue qui rallia la classe populaire au dreyfusisme (identifié par la droite à la trahison des clercs), comme j'aimais lire sous la plume de Romain Rolland une présentation d'un Jaurès faible, trop jovial, trop enclin au compromis. Il faut connaître toutes les facettes des icônes historiques, toutes les façons dont elles ont pu être considérées en leur temps, sans pour autant adhérer à aucun des points de vue. Et je vais même vous dire : alors que ma famille fut victime du franquisme espagnol (puisque mon grande père, qui fit partie des gardes civils républicains lui fit la guerre et s'exila, sans quoi je serais né aragonais), j'aime à lire ce jugement de Bernanos selon lequel les républicains ne sont pas fondés à se plaindre de ce que des généraux fêlons fussent instrumentalisés par la réaction, puisqu'eux-mêmes n'avaient pas hésité à utiliser la trahison d'autres généraux pour renverser la monarchie en 1931. Et j'aime d'autant mieux cela que le propos émane d'un écrivain ultra qui a le courage de dénoncer l'essence terroriste du franquisme (avec d'ailleurs des lignes lumineuses aussi sur le terrorisme catholique espagnol en Flandre au XVIe siècle) et le risque (avéré en 1940) que la droite française capitule complètement devant ce terrorisme-là. Oui, il faut entendre quand on nous dit certaines vérités désagréables sur les partis de gauche, républicains ou autres. La politique n'est jamais menée par des enfants de coeur, et la question est de savoir jusqu'où un intellectuel doit valider la Realpolitik, surtout celle de son camp. Bernanos a un argument fort : la peur ne peut pas légitimer une politique, et ce aussi bien lorsqu'elle est le moteur de compromis iniques que celui du terrorisme.

 

Ce voyage dans le passé bien sûr éclaire le temps présent : cette triste aventure de notre gouvernement Ayrault-Hollande, frêle esquif embarqué sur les eaux d'une société où l'égoïsme, la lâcheté conformisme, la bêtise en un mot (grand thème de Bernanos) gouverne aussi sûrement les coeurs que les grandes banques le porte-feuille.  L'affaire Depardieu cristallise l'ultime volonté d'un peuple de croire qu'il pourrait vouloir être solidaire. L'ultime "volonté de volonté". L'appel de Torreton dans Libé et les morsures que lui infligent en retour les vedettes du show-biz (Lucchini, Gad Elmaleh, Deneuve) en disent aussi long sur la difficulté de dire encore quelque chose "de gauche" dans ce pays, que les grands moulinets dans le vide du camarade Montebourg.

 

Alors ont-ils raison de vouloir déplacer le combat sur le terrain "sociétal" nos camarades socialistes ? Oui et non. Cette dictature grossière des "théories du genre" qui veulent interdire aux petites filles de jouer à la poupée et aux petits garçons les jeux de guerre constitue, comme l'a noté à juste titre Pinker, une queue de comète du stalinisme dont on se serait bien passé... Queue de comète sur le mode de la répétition comique de tragédies anciennes, avec la nonne Clémentine Autain dans le rôle du nouveau Jdanov. Et cependant tout n'est pas à jeter dans cet effort pour réformer les moeurs. Prenez les Femen par exemple : en regardant la prose de ce mouvement, qui jusqu'ici se bornait à imposer la violence phallique de corps d'Amazones transformées (avec plus ou moins de succès) en Robocop, je vois émerger ça et là en leur sein (quoique souvent honteusement, et sans doute sous l'éteignoir des bonnes soeurs intégristes de leur club) d'intéressants appels à la liberté sexuelle, dont l'Egyptienne Alia Elmahdi, qui manifestait avec elles en Suède cette semaine, se fait l'avocate (maladroite certes, mais bon). On aurait tort de ne voir là que des manipulations de la Fondation Soros. Cette liberté là ne viendra peut-être pas complètement à bout du pouvoir des banques, mais elle en sera toujours un frein, car, même si Cohn-Bendit est trop sot pour le voir, elle reste incompatible avec le productivisme libéral. C'est pourquoi je reste proche à certains égards de la mouvance écologiste, plus que ne le furent les staliniens de la mouvance anti-impérialiste qui n'y voyaient que des alliés "verts de gris" de l'autoritarisme de l'OTAN. Le nouvel ordre écologique et le libertarisme sexuel restent des instruments très importants de la réforme sociale à venir.

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Telesur exagère et le PCF du Havre oublie Niemeyer

6 Décembre 2012 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous

Je regardais Telesur ce soir, cette chaîne de télévision vénézuélienne qui a suscité tant d'espoirs dans les milieux altermondialistes dans les années 2005-2006. Elle parlait de la loi contre la concentration des médias en Argentine (une loi comme en font ou tentent d'en faire passer d'ordinaire les gouvernements de gauche, comme en France sous Mitterrand en 83 ou 84). Telesur titrait "Reporters sans frontières RSF condamne cette loi". Quand on va sur le site de cette ONG on se rend compte qu'il n'en est rien : elle juge la loi positive tout en dénonçant le climat de "polarisation" qu'elle suscite (polarisation à laquelle contribue le gouvernement argentin selon elle, mais pas seulement). D'ailleurs on se rend compte que RSF est souvent assez niniste : en Argentine elle renvoie dos-à-dos gouvernement et opposition, en Syrie elle critique les meurtres ciblés de journalistes par l'armée loyaliste et par les rebelles... Le ninisme n'est pas toujours une attitude intelligente, mais c'est parfois un pis-aller acceptable.

 

Du coup je me dis que, sans doute, le Venezuela et Telesur ont souvent exagéré leurs vitupérations contre les ONG occidentales du type Reporter sans frontière (surtout à l'époque - autour de 2007-2008 - où tout le monde était obsédé dans les milieux antiimpéralistes par le "révolution colorées" et le "soft power"), RSF à laquelle on peut certes reprocher beaucoup de choses (son indifférence au sort des journalistes de médias "ennemis" de l'Occident, son antichavisme primaire etc) mais dont il ne faut pas noircir outre-mesure les partis pris.

 

volcan.jpgPuisque nous parlons de l'Amérique latine, saluons ce soir la mémoire d'Oscar Niemeyer, grand architecte brésilien décédé à l'âge de 104 ans. Le journal cubain Granma cite aujourd'hui Eduardo Galeano à son sujet : "Niemeyer détestait autant le capitalisme que l'angle droit. Contre l'imperialisme, il ne pouvait pas faire grand chose. Mais contre l'angle droit, oppresseur de l'espace, son architecture triomphe, libre et sensuelle et légère comme les nuages". Le Parti communiste du Havre, lui, est bêtement silencieux sur la mort de Niemeyer alors que la ville lui doit pourtant son fameux pot de yaourt ou "volcan" à l'époque où le PC la gouvernait (le journal local Paris-Normandie et la municipalité actuelle de droite du Havre sont plus rapides à réagir). Heureusement le PCF, dont le siège national est aussi l'oeuvre de cet architecte, se fend d'un communiqué éloquent et l'Humanité d'un dossier spécial. L'honneur est sauf.

 

Rien à voir ou peut-être :

 


La liberté, c’est de dire la vérité, avec des précautions terribles, sur la route où TOUT se trouve (René Char)

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