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Le blog de Frédéric Delorca

Articles avec #le monde autour de nous tag

Négociations en Ukraine, sénilité de Biden

30 Mars 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Peuples d'Europe et UE, #Le monde autour de nous, #Les Stazinis, #Colonialisme-impérialisme

Toujours beaucoup de partialité parmi nos médias dans le traitement de l'invasion russe de l'Ukraine. La perspective d'un accord de paix russo-ukrainien qui pourrait donner lieu à référendum fait la "Une "du Jerusalem Post en Israel, mais reste ignorée ce soir par nos journaux et les chaînes de TV qui préfèrent se focaliser sur les victimes des crimes de guerre russes (comme les médias russes se polarisent sur les victimes du bataillon Azov ou sur la légèreté de Zelinsky).

Difficile de faire la part des choses cependant en ce qui concerne la réalité sur le terrain. On dit l'armée russe assez inefficace car reposant sur des troupes trop jeunes et peu motivées. Il est vrai que la volonté de "ménager" les Ukrainiens, alibi des pro-russes pour justifier la lenteur de la progression de leur camp au bout d'un mois, n'a pas l'air très crédible au vu des dégâts matériels et humains.

De même il est difficile de savoir quels sont les effets des sanctions. En Occident on nous annonce un fort impact sur le moral de la société russe, mais en Russie, on affiche la progression du cours du rouble en dollars depuis trois jours. Si la Russie vivait si mal les sanctions, l'Ossétie du Sud aurait-elle annoncé aujourd'hui son intention de faire adopter par référendum un projet d'absorption de son territoire par le voisin du Nord ?

En Europe, la guerre polarise les positions : après la Finlande, la Suède décide de rejoindre l'OTAN. Hors d'Europe, Moscou pour sa part peut se vanter de refédérer autour d'elle les anciens "BRICS" puisque l'Afrique du Sud, le Brésil et l'Inde se sont rapprochés de ses positions au cours des dernières semaines.

Je suis frappé de voir combien les grands trusts médiatiques occidentaux passent à Biden ce qu'ils n'auraient jamais toléré chez Trump. L'actuel président au cours des 10 derniers jours a quand même annoncé à tort un envoi de troupes américaines en Ukraine, une modification de la doctrine américaine sur l'emploi des armes chimiques, le choix d'une politique de "regime change" etc... Le tout a nécessité des démentis circonstanciés de ses conseillers atterrés, mais tout de même un tel degré d'irresponsabilité est inquiétant au seuil d'un possible conflit nucléaire. On dit qu'il est si différent de l'homme politique que les Etats-Uniens connurent à l'époque du mandat d'Obama qu'ils ne reconnaissent même pas sa voix. Tucker Carlson de Fox News le décrit comme atteint de colères caractéristiques d'un début de sénilité.  Comme on l'a parfois avancé à propos de l'irrationalité apparente de nos gouvernants pendant la crise du Covid, on en vient à se demander si des pouvoirs cachés ne prennent pas un malin plaisir à mettre à dessein sur le devant de la scène les politiciens les plus incompétents et les plus grotesques aux heures les plus critiques pour le sort de l'humanité. De ce point de vue là, les cas de Biden et Zelinsky sont assez caractéristiques. Ensuite le jeu consiste à faire passer les plus gros bobards, pour faire accepter la plus grande inversion. Le plus risible doit passer pour le plus héroïque, le plus fou pour le plus sage etc.

On aimerait en tout cas que ni Biden, ni aucun jusqu'au-boutisme ukrainien ou russe ne viennent torpiller la lueur de chance de paix qui a pu se dessiner aujourd'hui.

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Le témoignage d'un trotskyste à Kiev, et les répercussions globales de la guerre

24 Mars 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Peuples d'Europe et UE, #Colonialisme-impérialisme, #Le monde autour de nous

Au Venezuela, le site chaviste Aporrea comme certains de ses homologues européens vient de diffuser un appel d'Oleg Vernik, du syndicat Zakhist Pratsi (qui a l'air d'obédience trotskyste) et ancien assistant à la fac de droit de Kiev auquel des rivaux gauchistes reprochaient jadis ses liens avec Kadhafi (voir ici) ; il dénonce à la fois l'engagement de l'Ukraine dans le camp de l'OTAN, et la brutalité russe. Le point intéressant de l'appel est qu'il souligne que les populations russophones ne se sont pas massivement ralliées aux "libérateurs" armés... Sans doute Moscou dira-t-il que c'est parce que les néo-nazis les tiennent en otage, mais le mécanisme psychologique est sans doute plus complexe. Je m'étais déjà posé la question il y a quelques années quand on avait constaté que Kharkov et le Odessa ne s'étaient pas jointes à la cause du Donbass. Les Russes disaient "c'est parce que l'exemple des dizaines de personnes brûlées dans la  maison des syndicats à Odessa en 2014 les a réduites à la peur". On ne pouvait qu'y croire à moitié. Il est possible que les russophones aient un sentiment ambigu à l'égard de l'unité nationale ukrainienne et de son éventuel basculement du côté européen, notamment du fait des hausses de salaire que cela pourrait induire.

Dans une conférence en ligne du 14 mars le même Vernik expliquait que Kiev était encerclée sauf un corridor humanitaires mais que ces corridors étaient menacés parce que Moscou ne respectait pas ses engagements (autre son de cloche par rapport aux pro-russes qui mettent en cause les milices d'extrême-droite quand les corridors ne fonctionnent pas, il y a probablement un peu des deux). Il racontait également que 18 000 armes ont été distribuées à la défense territoriale pour défendre la ville. Il minimise aussi le poids de l'extrême-droite dans le pays réduite à 2 % des votes (mais alors pourquoi Kiev n'en a-t-il pas désarmé les milices ?). Son avis sur Zelensky a l'air d'être le même que celui de Bernard-Henry Lévy à l'issue de son voyage à Odessa : qu'il était un Coluche devenu Churchill, ou qu'en tout cas il s'est montré plus courageux que prévu, ce qui joue à son crédit, tandis que la Russie avance moins rapidement que prévu.

Devant cette stagnation, je vois poindre sur Twitter des rumeurs selon lesquelles une zone d'exclusion aérienne partielle pourrait être instaurée, ce qui augurerait d'une partition possible du pays. Je suppose que beaucoup d'options différentes sont sur la table. Les Russes parlent d'un déplacement des ressources bactériologiques en Moldavie via les réfugiés "bandéristes", ce qui est une "information" assez étrange. Il en circule de toutes sortes du même genre qui ne pourront être tranchées qu'après coup à froid par les historiens, comme la question de savoir si le bombardement de la maternité de Marioupol et de son théâtre qui ont ému nos médias sont des false flags operations.

On voit bien en tout cas qu'il serait dans l'intérêt de tous que Moscou et Kiev parviennent rapidement à un accord. Du côté russe, on s'inquiète de voir Renault qui fournissait un tiers du marché national en voiture s'en désengager à la demande de Zelensky (la Chine ne peut pas forcément la remplacer car elle redoute de subir elle aussi des sanctions), et au niveau mondial Macron, Biden et Scholz mettent en garde contre une crise alimentaire qui se profile (et dont d'ailleurs l'Afrique serait la première victime, voir le graphique ci dessous).

La crise alimentaire pourrait donc s'ajouter à la crise énergétique à l'heure où Moscou exige que les pays "inamicaux" paient leur gaz en rouble. Certains esprits mal tournées font remarquer que la pénurie de blé fera le jeu de Bill Gates qui a investi dans l'alimentation artificielle et du Forum Economique mondial qui l'a promue dans une vidéo récente sur son site...

En attendant, la presse de gauche mexicaine (dans un pays qui subit des pressions pour durcir sa position à l'égard de la Russie), elle, alerte sur un phénomène dont on parle peu : les réfugiés russes interdits d'accès aux Etats-Unis. On peut cependant douter qu'il s'agisse d'un phénomène massif.

 

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Madeleine Albright, McKinseygate et autres thèmes

23 Mars 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #coronavirus-vaccination-big pharma, #Peuples d'Europe et UE, #Le monde autour de nous, #Débats chez les "résistants"

Je parcours les nouvelles en vrac. Une nouvelle âme a rejoint les enfers : celle de Madeleine Albright, ex-secrétaire d'Etat de Clinton, artisane de la dictature de Kagamé dans les Grands Lacs (avec tous les morts qui vont avec) et du bombardement de la Serbie en 1999, qui se réjouissait jadis de la mort de 500 000 enfants irakiens avec l'embargo (ou en tout cas les justifiait au nom de sa Realpolitik). Comme lors des décès de George Bush père, de Jacques Chirac ou de John McCain, il est difficile de se convaincre de prier pour leur salut dans l'au-delà. Il faut prier pour ses ennemis, mais ces gens ne sont pas mes ennemis. Ils sont ennemis de l'humanité comme tout homme peut l'être de lui-même. Il est seulement regrettable que les citoyens ordinaires - qui feraient la même chose qu'eux au pouvoir - les aient laissés gouverner avec une telle impunité, mais bon, je suppose que tout cela en quelque manière est voulu par décret divin. Cela fait partie de la coupe d'injustice, de souffrance et d'absurdités que nous tous devons avaler, collectivement. Ces gens en tout cas ne sont pas mes ennemis. Juste des incarnations du mal ordinaire, comme les journalistes de CNN et autres qui ont chanté leur louange des années durant. Je laisse donc seulement des gens plus convaincus de leurs mérites prier pour eux plutôt que moi. De toute façon si je le faisais ce serait sans conviction. Inutile donc d'ajouter à ce monde une hypocrisie supplémentaire.

 Une avocate engagée contre la vaccination obligatoire, notamment aux côtés d'un Comité Corona mis en place par Reiner Fuellmich, Me Araujo-Recchia, est en garde-à-vue depuis hier à la DGSI. Les grands médias disent qu'elle y serait avec 7 autres personnes liées à l'affaire Rémy Daillet.

Le cabinet McKinsey, concepteur de la dictature covidiste en France pour le compte de l'Exécutif, est pour sa part en difficulté devant l'opinion publique en ce moment, une commission sénatoriale ayant révélé qu'il pratiquait massivement depuis 10 ans l'évasion fiscale. Le cabinet a touché 10 millions d'euros des pouvoirs publics rien qu'en 2020. J'entendais hier le professeur Raoult faire l'éloge de McKinsey contre la Cour des Comptes qu'il juge trop politique. Voilà longtemps que ce chercheur n'avait pas dit un mot qui pût rendre service à la macronie. Mais sa parole n'est pas vaine. Elle a le mérite de rappeler que si ces sangsues internationales s'accaparent aujourd'hui de nos structures étatiques, c'est en partie largement parce que ces dernières faillissent dans leurs missions. Comme on rêve de journaux institutionnels véritablement honnêtes, on aimerait qu'existassent des corps d'inspection et de contrôle réellement équanimes. Je doute qu'une VIe République, toute inspirée de la IIIe, avec en prime des plébiscites populistes comme la recommande Mélenchon puisse parvenir à ce résultat. Un gouvernement des soviets avec des comités populaires dans les ministères non plus d'ailleurs... On pourrait cependant espérer et préconiser quelques améliorations dans ce domaine, s'il est encore temps... Si MM. Schwab, Gates et Mme Von Der Leyen n'ont pas déjà avalé la France toute crue.

A part cela Mr Asselineau dans une de ses dernières vidéos fait l'éloge de Diana Johnstone, que dans un de mes livres je maquille sous le pseudonyme de Barbara Locke. Dans la même vidéo, il affirme que l'Algérie a condamné à l'ONU l'agression russe en Ukraine, et que le Kenya s'est abstenu - un simple coup d'oeil au tableau ici montre que c'est faux - et il confond sur une carte l'Erythrée et l'Ethiopie... j'ignore s'il est vraiment enviable d'être porté aux nues par un tel Youtubeur...

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La souveraineté toujours entravée du Congo-RDC

16 Mars 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous, #Colonialisme-impérialisme

Dans le cadre du blog de l'Atlas alternatif jadis je dénonçais souvent les effets très meurtriers de la guerre civile à l'Est du Congo et l'action néfaste du Rwanda dans cette zone. Dix ou quinze ans après, les choses ne s'améliorent pas pour ce grand pays en quête de souveraineté réelle.

Je lis sur le blog de la journaliste belge Colette Braeckman ce constat d'il y a deux mois :

"Les  souverainistes relèvent que l’adhésion à la zone africaine de libre échange se traduit  surtout, pour la RDC, par la  fourniture de matières  premières brutes qui seront transformées hors des frontières (l’or en Ouganda et au Rwanda, le coltan au Rwanda, le cuivre en Zambie,  le cobalt en Chine après avoir transité par la  Tanzanie et l’Afrique du Sud…). En outre, les accords militaires se résument souvent à une sorte de libre circulation de troupes étrangères sur le territoire national,  moins pour rétablir la paix au bénéfice des Congolais que pour traquer divers groupes d’opposants menaçant les pays voisins et exploitant les richesses locales.  Les zones frontalières sont ainsi devenues des terrains d’opération pour des forces étrangères antagonistes : des militaires burundais traquent, dans le Sud Kivu, des groupes d’opposants eux-mêmes soutenus par Kigali pour affaiblir  le régime de Bujumbura tandis que des opposants rwandais du RNC (Congrès national rwandais) dirigés par le général  Kayumba Nyamwasa tentent de recruter dans les haut plateaux au dessus d’Uvira, ce qui entraîne la destruction des  villages et du bétail de Tutsis congolais Banyamulenge.

Au Nord Kivu, l’état de siège  décrété voici sept mois n’a pas empêché les  massacres de se poursuivre : malgré la suspension des  administrations civiles et le quartier libre donné aux militaires, 1300 personnes  ont péri sous les coups des ADF, ces milices islamistes affirmant s’opposer au président ougandais Museveni et relever de l’internationale djihadiste.  La Monusco, dont l’impuissance a été avérée après vingt ans de présence en RDC, a été mise à l’écart des opérations conjointes désormais menées par une armée congolaise dont les effectifs avaient été surestimés et par l’armée ougandaise qui a envoyé dans l’ Ituri ses meilleurs détachements, qui ont déjà remporté quelques succès.  Ce qui n’a pas empêché un groupe terroriste de mener une attaque suicide à Beni le jour de Noël.
Quant à la présence rwandaise, elle est plus mal vécue encore par les populations locales :  elles ont assisté, voici quelques semaines, à une « promenade » de l’armée de Kagame au nord de Goma,  tout le système de télécommunications congolais est désormais contrôlé au départ de Kigali, les avions Rwandair opèrent (avec succès et ponctualité)  sur l’ensemble du territoire national et, pour s’être opposé à une tentative de main mise rwandaise sur les  réseaux d’information, le directeur de la radio télévision congolaise Freddy Mulumba a été sèchement licencié. "

Un député du Nord Kivu vient de faire état d'une moyenne de 7 personnes tuées chaque jour au cours des 331 derniers jours dans cette province. Mais c'est comme de l'enfant yéménite qui meurt toutes les neuf minutes. Tous les Européens s'en fichent. C'est pourtant du Kivu que vient le coltan sans lequel vos téléphones portables ne marcheraient pas. C'est là que les clients des Clinton à Kigali ont semé le désordre pendant plus de vingt ans, et l'incapacité de Kinshasa à construire un Etat fort face à ses encombrants voisins au fond arrange bien tout le monde.

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Christine Deviers-Joncour contre le NOM

16 Mars 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous

Sur OVALmedia - minute 55'03 Christine Deviers-Joncour : je me souviens d'un dîner en 1987 ou 88 chez M. Attali et on parlait de dépopulation. J'ai cru qu'il plaisantait... vous avez vu le joke où on est ?". En rappelle qu'en 1977 il évoquait un vaccin. "Ce qu'on vit là aujourd'hui c'est programmé depuis très très longtemps...". "Le Nouvel Ordre mondial c'était prévu depuis 50 ans... c'est du fascisme, mais ils ne pourront pas aller jusqu'au bout". Elle renvoie à Valérie Bugault.

Elle évoque aussi son parcours. Sa rencontre au lycée jésuite de Sarlat avec un homme qu'elle épousera et qui sera un ministre de Chirac, puis avec un directeur général d'une filiale de Thomson (futur Thales). En 1988, elle a été approchée par son ex-mari Joncour et Sirven pour pousser Roland Dumas, qui était lié à sa famille de profs (et pas d'instituteurs socialistes comme le prétend Wikipédia), à faire nommer Le Floch-Prigent à la tête d'Elf-Aquitaine (la grande société pétrolière créée par De Gaulle), malgré l'opposition du corps des Mines. Le Floch et Dumas ne s'entendant pas, elle a été recrutée en 1989 jusqu'en 1994, alors qu'elle dirigeait une petite boîte de communication, comme intermédiaire entre Elf et le Quai d'Orsay pour 11 000 F par mois.

Elle travaillait pour Sirven, DRH et numéro 2, bien qu'elle n'eût pas de bureau à Elf (organisant notamment des dîners) et évoque les coffres remplis de billets que Sirven distribuait à Paris.

Elle a été condamnée à trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis (qu'elle a purgés partiellement à Fleury-Mérogis en 1997), et 1,5 million de francs d'amende pour « recel d'abus de biens sociaux ».

En 1990, elle avait été approchée en Suisse alors que Sirven négociait avec une banque. La personne la sollicite à propos d'un contrat de ventre de frégates à Taïwan par Thomson. Trois jours après, selon elle, l'individu l'invite à déjeuner porte Maillot, puis l'amène en fait au restaurant du président de Thomson Alain Gomez. Six hommes sont à la table mais pas Gomez. Ils se plaignent de ne pas arriver à vendre les frégates qui pourraient sauver le chantier de Lorient à cause du véto de Roland Dumas (pour ne pas heurter Pékin). Sirven la presse d'accepter de faire du lobbying pour Thomson auprès de Dumas, ce qu'elle fait pendant un an. Le contrat est finalement signé en 1991.

Elf devait toucher 1 % sur le marché, mais ne les percevait pas. Dumas lui apprend que des milliards de francs sont payés sur ce contrat en France (à une quinzaine de personnes dont Deviers-Joncour a les noms, des gens qui n'ont joué aucun rôle) et à Taïwan (à Taïwan des militaires qui en ont bénéficié ont été condamnés, en France l'impunité a prévalu). Gomez ne voulant pas payer, Elf a porté plainte au tribunal arbitral de Genève et a obtenu gain de cause. Les huissiers sont arrivés à la Défense au siège de Thomson. Gomez a répliqué en saisissant pour tentative d'escroquerie la magistrate (et future leader écologiste) Eva Joly, ce qui lui a valu de voir reprocher d'avoir profité de cette vente, comme d'autres opérations troubles d'Elf (Les Echos en 2001 disaient qu'elle avait amassé un pactole de 64,5 millions de francs alors qu'elle soutiendra que ces sommes étaient destinées à d'autres personnes qui, elles, passèrent entre les mailles du filet). Eva Joly la surnomma la "putain de la République" et elle dut endosser ce titre en première page de son livre pour pouvoir payer ses frais d'amende. 

Elle commence à recevoir des menaces de mort, un contrat est mis sur sa vie en 1999. Elle vit avec un gilet pare-balles pendant 3 ans, met des couvertures sur ses sièges pour éviter les produits cancérigènes, les gens des services lui apprennent à tirer. Elle a le soutien du général Aussaresses qui assure sa protection. Dès la publication de son livre "Opération bravo" en 2000, elle avait reçu le soutien d'une loge maçonnique qui l'a mis en contact avec Thierry Imbot, fils d'un ancien patron de la DGSE, qui lui aussi connaissait tous les politiques qui ont bénéficié de l'affaire des frégates (il avait été en poste à Taïwan au moment de l'affaire). Il avait épousé une directrice de production de CNN (et non pas rédacteur en chef comme le dit Deviers Joncour) pressentie pour devenir porte-parole de la Maison-Blanche sous Clinton (mais elle l'avait refusé car elle était enceinte). Celui-ci lui proposa de dénoncer toute l'affaire de corruption sur CNN. Les fonds de pension américains contrôlaient déjà la majorité des fonds d'Elf. Elle pouvait obtenir de Jaffré, PDG d'Elf, le retrait de la plainte contre elle en échange du renoncement à des déclarations fracassantes sur CNN. Elle se donna trois jours de réflexion, mais elle refusa de trahir son pays, et ne put jamais recontacter Imbot. Le jour de sa mort en 2002, celui-ci s'apprêtait à livrer la liste des corrompus à un journaliste indépendant qui venait d'emprunter le gilet pare-balles de Deviers Joncour pour recueillir ses confidences. Elle souligne que Sirven aussi mourut assassiné.

A la minute 47'53 de son interview, Deviers Joncour n'hésite pas à dire qu'Eva Joly était payée par le cabinet Kroll lié à la CIA. A cause d'elle, dit-elle, l'américain Total a absorbé Elf alors que ça aurait dû être l'inverse.

La fiche Wikipédia rappelle que l'ex égérie d'Elf a aidé les russophones du Donbass. Dommage pour elle, cette dame est fan d'alchimie et de néo-paganisme scandinave...

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Spéculations caribéennes

16 Mars 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Grundlegung zur Metaphysik, #Le monde autour de nous

Lorsqu'on touche à la vie politique caribéenne, les spéculations et le rumeurs vont bon train. Il y a huit mois, le journal argentin Clarin s'intéressait à la montée en puissance des Delcy et Jorge Rodríguez, enfants de Jorge Antonio Rodríguez, militant socialiste historique mort en prison suite à des tortures. Jorge Rodríguez, est président de l'assemblée nationale en charge du dialogue avec l'opposition, et sa soeur Dulcy est vice-présidente de Maduro.

La journaliste en exil Ibéyse Pacheco n'a pas hésité à écrire un roman inspiré par ces deux personnages, "Les frères sinistres", paru en mai 2020. Le livre baigne dans une ambiance "gothique" où le vampirisme est très présent. Elle met aussi en scène dans ce roman un personnage qu'elle appelle JVR, journaliste cynique obsédé par le pouvoir, machiavélique, qui a formé politiquement les deux protagonistes. Interrogée en juin 2020 par Milagros Socorro  de La Gran Aldea, qui lui demandait :"- Le personnage de JVR, grand manipulateur et maître de l'intrigue, est habitué à consommer du sang humain. De quoi ce trait est-il une métaphore ?" Pacheco répondait "- C'est exactement comme ça. Il consomme du sang humain. Ce personnage le fait avec plaisir et avec des résultats qui l'ont maintenu en vie, selon certains médecins."

Difficile de savoir s'il s'agit là d'une simple fantaisie romanesque. On sait que la mise en scène de la consommation du sang humain ou de son utilisation pour des liftings est très à la mode de nos jours pour rester jeune, notamment du côté des Karsdashian

Ensuite il y a toutes sortes d'informations sur le rôle des babalaos cubains au Venezuela. Je tombais ce matin sur les affirmations de la romancière canadienne Peggy Blair dans "The Poisoned pawn" : "La santeria croit que les tambours ouvrent des portes aux orishas qui peuvent venir posséder le danseur. Les babalaos peuvent utiliser des poupées vaudoues pour faire changer un comportement. Par exemple pour les faire arrêter de fumer. Ou pour quitter leur maîtresse. Certains maîtres de vaudou affirment qu'ils peuvent attirer l'esprit de quelqu'un dans l'eau et le tuer en poignardant son reflet. L'eau rougit et la personne devient un zombie".

Le journaliste David Placer, sur la chaîne de Napoleon Bravo ici, tout en reconnaissant que la santeria ne pratique pas les sacrifices humains, laissait entendre que des enfants de la rue du Venezuela, où les babalaos cubains ont gagné beaucoup de pouvoir depuis vingt ans, étaient envoyés à Cuba pour des sacrifices. Il prétend aussi qu'ils auraient infiltré la contingents de médecins envoyés généreusement par La Havane à travers le monde.

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81 exécutions en Arabie Saoudite

14 Mars 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous

81 personnes (73 Saoudiens, 7 Yéménites et 1 Syrien.) ont été exécutées le 12 mars par décapitation par le régime saoudien, lequel soutient qu'il s'agissait de criminels et de terroristes. Les médias chiites soutiennent au contraire qu'il s'agissait pour la plupart de chiites de Qatif qui avaient participé à des manifestations pacifiques.

L'Arabie saoudite est connue pour employer des lois anti-terroristes pour condamner des innocents comme l'avait notamment dénoncé  l'ambassadrice de la suède devant le Conseil des droits de l'homme lors de sa 48e session, le 29 septembre dernier.

L'Organisation européenne saoudienne des droits de l'homme identifie 12 personnes parmi les 43 qui étaient connues comme étant condamnées à mort depuis quelques années. Cela signifie que 69 d'entre elles étaient non répertoriées dans ses fichiers.

En 2019 l'Arabie saoudite a décapité 37 de ses citoyens dont une majorité de chiites.

    « À propos de la peine de mort, avait déclaré dans le numéro d'avril 2022 à paraître de The Atlantic, le prince Mohammed ben Salmane, nous nous sommes débarrassés de la peine de mort, sauf d'une catégorie, et celle-ci est écrite dans le Coran, et nous ne pouvons rien y faire même si nous voulions faire quelque chose, car c'est un enseignement clair dans le Coran. Si quelqu'un a tué quelqu'un, une autre personne, la famille de cette personne a le droit, après avoir saisi le tribunal, d'appliquer la peine capitale, à moins qu'elle lui pardonne. Ou si quelqu'un menace la vie de nombreuses personnes, cela signifie qu'il doit être puni de la peine de mort » . Et dans Newsweek le 14 février dernier un analyste du Washington Institute for Near East Policy, vantait les réformes du régime comme l'abolition de la flagellation, et celle de l'exécution de mineurs et préfère braquer le projecteur sur les systèmes répressifs de l'Iran et de l'Egypte. L'ennui est que l'Arabie saoudite reste un de nos alliés privilégiés (voyez la visite de Macron à Djedda le 4 décembre dernier, et celle de Boris Johnson à Riyad dans quelques heures. Nous armons ce même pays pour écraser le Yémen dans une guerre qui a fait 377 000 morts dont deux tiers par la famine depuis 2014. En 2021, un enfant yéménite de moins de 5 ans mourait toutes les neuf minutes en raison du conflit selon le PNUD.

Le New York Times a bien voulu parler des 81 exécutions (on n'est plus à l'époque où Hillary Clinton était ouvertement financée par des intérêts saoudiens). Mais en ces temps où nous avons besoin des Saoudiens pour gérer les conséquences de l'explosion du cours du pétrole la semaine dernière, les chancelleries occidentales restent très discrètes sur le sujet.

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D'un labo américain l'autre : le Lugar Center à Tbilissi

12 Mars 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous, #Colonialisme-impérialisme, #Abkhazie, #Peuples d'Europe et UE, #coronavirus-vaccination-big pharma

Il n'y a pas que les bio-laboratoires américains en Ukraine qui suscitent des polémiques. La journaliste bulgare Dilyana Gaytandzhieva évoque ici (13e minute) au micro de Dan Cohen un investissement de 161 millions de dollars à Tbilissi (Georgie), un laboratoire parmi d'autres que Washington a implantés dans 25 pays.

Sur son site elle nous en dit plus. Il s'agit du Lugar Center, à 17 km de la base aérienne militaire de Vaziani, où Dilyana Gaytandzhieva a enquêté en septembre 2018.

Le Lugar Center est devenu célèbre ces dernières années pour ses activités controversées , ses incidents de laboratoire et ses scandales entourant le programme contre l'hépatite C du géant américain du médicament Gilead (qui avait fait parler de lui pour son funeste Remdesivir au début de la crise du Covid) en Géorgie, qui a entraîné la mort d'au moins 248 patients . La cause du décès dans la majorité des cas a été répertoriée comme inconnue, selon des documents internes .

Le projet géorgien GG-21 a été financé par DTRA et mis en œuvre par des scientifiques militaires américains d'une unité spéciale de l'armée américaine portant le nom de code USAMRU-G qui opère au Lugar Center. Ils ont reçu l'immunité diplomatique en Géorgie pour rechercher des bactéries, des virus et des toxines sans être inquiétés. Cette unité est subordonnée au Walter Reed Army Institute of Research (WRAIR).

Des documents obtenus du registre des contrats fédéraux américains montrent que l'USAMRU-G étend ses activités à d'autres alliés américains dans la région et "établit des capacités expéditionnaires" en Géorgie, en Ukraine, en Bulgarie, en Roumanie, en Pologne, en Lettonie et dans tous les emplacements futurs. Le prochain projet USAMRU-G impliquant des tests biologiques sur des soldats doit démarrer en mars de cette année à l'hôpital militaire bulgare de Sofia.

Les activités du DTRA en Géorgie et en Ukraine relèvent de la protection d'accords bilatéraux spéciaux. Conformément à ces accords, la Géorgie et l'Ukraine s'abstiendront de toute responsabilité, n'engageront aucune poursuite judiciaire et indemniseront les États-Unis et leur personnel, les sous-traitants et le personnel des sous-traitants en cas de dommages matériels, de décès ou de blessures à toute personne en Géorgie et en Ukraine, résultant de d'activités dans le cadre du présent accord. Si des scientifiques parrainés par DTRA causent des décès ou des blessures à la population locale, ils ne peuvent pas être tenus responsables.

Dans une vidéo publiée par Al Mayadeen : des riverains comme Albert Nurbekyan et Eteri Gogitidze du village d'Aleweevka témoignent qu'il y a de la fumée rouge, noire, verte qui se dégage de ce centre pendant la nuit, avec une odeur chimique d'oeuf pourri. Deux travailleurs philippins sont morts par empoisonnement lors de la construction du centre. La rivière voisine a été aussi polluée. De quoi inquiéter l'Abkhazie voisine...

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Nuland aux Chinois : "La neutralité n'est pas une option"

10 Mars 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #Peuples d'Europe et UE, #Le monde autour de nous, #coronavirus-vaccination-big pharma

Evidemment, en situation de guerre, comme disait Kipling, la vérité est toujours la première victime. Donc quel crédit faut-il accorder à cette information que je lisais ce matin sur Al-Mayadeen : « Le ministère russe de la Défense a annoncé aujourd'hui, jeudi, que "des laboratoires biologiques américains établis en Ukraine ont mené des expériences sur le coronavirus". Il accuse aussi les USA d' "étudier la propagation des maladies par les oiseaux migrateurs entre l'Ukraine et la Russie ».

80 tonnes d'ammoniac auraient été expédiées au village de Zolochev, au nord-ouest de Kharkov, par des nationalistes ukrainiens (qui par ailleurs empêchent les habitants de quitter Marioupol encerclée). Les Etats-Unis ont démenti.

Difficile de faire la part du vrai et du faux. Sur Twitter la journaliste bulgare Dilyana Gaytandzhieva (ancienne employée du journal mainstream Труд ) rappelle qu'en mars 2018 elle avait été expulsée du Parlement européen pour avoir tenté de demander au Secrétaire adjoint américain à la santé Robert Kadlec qui le visitait pourquoi Washington finançait 25 laboratoires biologiques autour de la Russie, de l'Iran et de la Chine. Un officiel chinois a surenchéri : "Les États-Unis ont 336 laboratoires dans 30 pays sous leur contrôle, dont 26 rien qu'en Ukraine. Il devrait rendre compte de ses activités militaires biologiques dans son pays et à l'étranger et se soumettre à une vérification multilatérale." Comme souvent Tulsi Gabbard a eu des mots justes sur cette affaire des laboratoires US dans le monde.

Ce qui est certain en tout cas, c'est cette déclaration de la pitoyable sous-secrétaire d'État américain aux Affaires politiques Victoria Nuland : « Les Chinois aiment dire qu'ils sont neutres dans ce conflit... Le chancelier [allemand] [Olaf] Scholz et le président [français] [Emmanuel] Macron ont parlé au [président chinois] Xi Jinping juste aujourd'hui pour faire comprendre aux Chinois que la neutralité n'est pas une option ici ».

Nuland, épouse du néo-conservateur Robert Kaga, conseillère de Dick Cheney au moment de l'invasion de l'Irak sous l'administration Bush, s'était distinguée au moment du coup d'Etat de Maïdan en 2014 par son célèbre "fuck Europe" intercepté dans une conversation où elle préconisait d'imposer les hommes de Washington au pouvoir à Kiev, elle était alors sous-secrétaire d’État pour les Affaires européennes et eurasiatiques d'Obama.

La neutralité sur le conflit ukrainien est pourtant l'option adoptée par les pays les plus peuplés du monde, et 17 pays africains (ainsi que, plus généralement, tous les pays qui n'ont pas une base américaine sur leur sol). C'est la seule option pour pouvoir servir d'intermédiaire entre Russes et Ukrainiens et parvenir le plus vite possible au retour de la paix.

Nuland aux Chinois : "La neutralité n'est pas une option"
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Petit retour sur la question des laboratoires bactériologiques en Ukraine

5 Mars 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Peuples d'Europe et UE, #Le monde autour de nous, #Colonialisme-impérialisme, #Débats chez les "résistants"

Comme je le disais ici il y a 8 jours, seuls les historiens pourront déterminer si V. Poutine a eu des raisons objectives de pas limiter son intervention en Ukraine à la simple défense du Donbass.

Les gens qui tombaient sur mon blog en cherchant des informations sur les laboratoires américains d'armes bio-chimiques en Ukraine, m'ont semblé faire fausse route s'ils tentaient d'y voir la cause stratégique de l'invasion vu la source de cette rumeur, l'ex-député Alexey Zhuravko (Alexeï Jouravko).

Et puis voilà qu'un auteur anonyme, Julien G (est-ce si dangereux d'écrire sous son vrai nom en ce moment en matière géostratégique ?), sur le site du Courrier des stratèges, hier, a publié un article tentant de creuser cette hypothèse sous le titre "Pourquoi les États-Unis financent-ils des bio-laboratoires militaires en Ukraine?"

Il y explique que « L’opération militaire russe en Ukraine a "coïncidé" avec le lancement prévu de bio-laboratoires militaires américains à Kiev et à Odessa.» Tout en ajoutant que « L’ambassade des États-Unis en Ukraine a depuis supprimé de son site Internet les documents relatifs aux 11 laboratoires biologiques financés par le Pentagone en Ukraine. » Pas de chance...

Alors que reste-t-il comme élément de preuve si l'ambassade a tout supprimé d'un clic de souris ? Un accord  sur la « lutte contre les agents pathogènes hautement dangereux » en Ukraine figurant sur un site officiel américain. En fait ce contrat est un amendement à un contrat antérieur, signé dans le cadre de la Réduction coopérative des menaces (en anglais Cooperative Threat Reduction  - CTR).

Quand on regarde un peu l'historique on se rend compte que cette affaire de coopération pour la réduction des menaces remonte à au moins 2005 (juste après la Révolution orange) date à laquelle l'Arms Control Association écrivait :

"La coopération américaine avec l'Ukraine dans le cadre du programme Nunn-Lugar Cooperative Threat Reduction (CTR) a été élargie le 29 août avec un accord d'utilisation des fonds américains du CTR pour améliorer la sécurité des agents pathogènes stockés dans les établissements de recherche biologique et de santé de l'ancienne république soviétique.

En vertu de l'accord, les fonds du CTR iront pour la première fois directement à des projets visant à sécuriser les souches pathogènes et les connaissances biologiques sensibles en Ukraine. Les États-Unis s'efforceront également d'améliorer les capacités ukrainiennes à détecter, diagnostiquer et traiter les épidémies de maladies infectieuses, ainsi qu'à déterminer si les épidémies sont naturelles ou le résultat du bioterrorisme.

L'accord a été signé lors de la visite à Kiev d'une délégation américaine de haut niveau conduite par le président de la commission sénatoriale des relations étrangères Richard Lugar (R-Ind.) et le sénateur Barack Obama (D-Ill.).

Parmi les installations en Ukraine destinées à recevoir des mises à niveau de sécurité figurent celles autrefois liées au réseau anti-peste de l'ère soviétique, qui continuent de stocker des bibliothèques d'agents pathogènes naturels à des fins de recherche et de santé publique. Andy Fisher, porte-parole de Lugar, a déclaré à Arms Control Today le 15 septembre que les installations anti-peste "étaient des menaces et ce sont des menaces", étant donné le risque qu'une mauvaise sécurité puisse permettre aux terroristes d'accéder à des agents pathogènes. Fisher a également évoqué la possibilité que des procédures d'exploitation et des équipements obsolètes puissent entraîner la fuite involontaire d'agents pathogènes de ces installations, mettant en danger la santé publique de la région.

La coopération dans le cadre du nouvel accord ne se limitera pas à la sécurité physique vis-à-vis des agents pathogènes. Des fonds seront également disponibles pour l'emploi pacifique de scientifiques dont les compétences et l'insécurité financière pourraient en faire des cibles potentielles pour les États ou les groupes indépendants cherchant à acquérir des capacités d'armes biologiques. En outre, l'accord comprend des dispositions pour la coopération entre les laboratoires épidémiologiques américains et ukrainiens dans le diagnostic des épidémies. À cette fin, les agents pathogènes des établissements de santé et de recherche ukrainiens seront partagés avec des laboratoires partenaires américains. Dans le cadre d'un accord CTR avec l'Azerbaïdjan, les États-Unis ont également reçu le mois dernier un transfert d'agents pathogènes provenant d'installations similaires dans cette ancienne république soviétique."

A première vue tout cela était censé être purement pacifique. Mais revenons à l'article de Julien G. Il explique précisément que dans le cadre de cet accord, en juin 2010, a été ouvert à l’Institut de recherche Mechnikov Anti-Peste à Odessa en présence de l’ambassadeur américain John Tefft, le premier centre biologique d’Ukraine.

Il cite ensuite les propos du secrétaire du Conseil de sécurité russe, Nikolai Patrushev dans l’hebdomadaire Argumenty I Fakty en septembre 2021 repris par l'agence Tass, "Les laboratoires biologiques que Washington met en place à travers le monde mettent en péril la santé de dizaines de millions de personnes, violant ainsi leurs droits".

Puis Julien G nous oriente vers les propos du  directeur américain du programme Cooperative Threat Reduction Program, Robert Pope, le 26 février dernier qui estime que l'offensive russe met en péril la sécurité des installations ukrainiennes (11 laboratoires) aménagées dans le cadre des programmes CTR notamment en cas de coupure d'électricité en ce qui concerne les virus stockés dans les réfrigérateurs. Cela dit Robert Pope se sentait obligé de préciser que des experts extérieurs ont reconnu que ses investissements dans les laboratoires ex-soviétiques n'étaient pas des "opérations camouflées pour créer des armes biologiques" (not a covert bioweapons operation). Qui croire ?

Tout cela était en tout cas d'autant plus inquiétant pour les Russes, nous dit Julien G, que la « Defense Threat Reduction Agency » (DTRA), du Département de la Défense, qui finance les 11 laboratoires entretient la confusions en externalisant son activité auprès d'organismes privés dont les employés jouissent par ailleurs de l'immunité diplomatique.

Propagande contre propagande. On sent bien qu'il sera aussi difficile de savoir ce qu'il se passe dans ces 11 laboratoires qu'il le sera de deviner ce qui s'est passé en 2019 dans le laboratoire P4 de Wuhan supposé être à l'origine de la diffusion du SRAS-Cov-2. Mais c'est quand même un élément de réflexion utile à apporter au débat sur l'invasion russe de l'Ukraine.

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L'heure est à la russophobie

1 Mars 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Peuples d'Europe et UE, #Débats chez les "résistants", #Le monde autour de nous

Au Conseil de sécurité de l'ONU, les pays les plus peuplés du monde (Chine, Inde) se sont abstenus de condamner l'invasion de l'Ukraine, de même que les Emirats arabes unis. Mais le sommet de la pyramide mondialiste, lui, veut attiser le conflit. Kira Rudik députée ukrainienne le déclare sur Fow News (minute 1'51 de la vidéo) : "We don't only fight for Ukraine, we fight for this New World Order". C'est donc bien ce fameux "nouvel ordre mondial" qui est en jeu. Le World Economic Forum (le forum de Davos) a d'ailleurs manifesté son soutien à Kiev.

Un peu tous les sorciers de haut vol (je ne parle pas des petits bricoleurs locaux, mais de ceux qui étaient aussi dans l'opération Covid 19 au niveau mondial) sont d'ailleurs maintenant sous la bannière ukrainienne, à commencer par Marina Abramovic (souvenez vous) dans une vidéo récente, Lady GagaMadonna...

L'ostracisme anti-russe croissant rappelle la folie anti-allemande avant 1914, dénoncée par Benda dans la Trahison des clercs quand il soulignait que les intellectuels organiques français en venaient à dénier tout intérêt à la philosophie ou à la musique allemande par pur conformisme chauvin. Même processus aujourd'hui à l'égard de la Russie la Philharmonie de Paris annule des concerts d'un chef d'orchestre accusé d'être "pro-Poutine"

Et les mondialistes ne reculent devant aucune mauvaise foi. "J'ai soutenu que lorsque vous envahissez une nation souveraine, c'est un crime de guerre", disait le journaliste Harris Faulkner sur Fox News le 27 février devant l'ex-secrétaire d'Etat de Bush Condoleezza Rice, qui hochait la tête en signe d'accord apparent. "Je veux dire, je pense que nous sommes juste à un point réel, basique, basique là-bas." "- Eh bien, c'est certainement contraire à tous les principes du droit international et de l'ordre international", a répondu celle-ci. Pour mémoire Rice fut une des architectes de la conquête de l'Irak en 2003. Ces gens prennent vraiment leur public pour des gogos. Ce sont les mêmes d'ailleurs qui ont soutenu le bombardement la Serbie pendant deux mois pour obtenir la sécession du Kosovo, les champions de l'ingérence tous azimuts dans toutes les zones géopolitiques clés.

On retiendra aussi la déclaration du premier ministre ukrainien Denys Shmyhal demandant aux Occidentaux le 25 février d'interdire le ciel ukrainien aux russe, au risque d'entraîner une confrontation directe. Les pressions pour une guerre ouverte avec la puissance nucléaire russe sont nombreuses sur les plateaux de télévision de la part de ceux qui ont déjà leur place dans des bunkers sécurisés. Un sondage de Gallup de 2015 montrait qu'une minorité de gens en Europe occidentale sont prêts à prendre les armes pour leur pays. Les peuples sont toujours plus sages... surtout quand le risque est l'anéantissement de toute la planète...

Je suis personnellement assez impressionné de voir la présidente de la commission européenne - un personnage que personne n'a élu, et qui est corrompu jusqu'à l'os comme l'a montré l'affaire des commandes de vaccins anti-Covid et de ses textos avec le PDG de Pfizer - annoncer un gel des avoirs de la banque centrale russe au risque de compromettre l'accès des citoyens de ce pays à leur épargne et à la production de monnaie. « Immobiliser la banque centrale d’un pays majeur est complètement fou, et sans précédent », a écrit sur Twitter, Steven Hamilton, professeur à l’université américaine George-Washington et ancien du Trésor australien. Se livrer à ce genre d'expérimentation sur une puissance nucléaire est effectivement aussi fou que de forcer des dizaines de millions de gens à accepter un vaccin non homologué face à une maladie qui cause 0,05 % de mortalité. Nos dirigeants n'ont plus de limites dans le délire destructeur.

Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères le 28 février a eu une remarque intéressante sur Telegram : "La fourniture d'armes aux héritiers idéologiques du complice nazi Stepan Bandera nous amène, que cela nous plaise ou non, à poser une question rhétorique - dans quelle mesure le processus de dénazification en Allemagne elle-même a-t-il été complet après la défaite de la Seconde Guerre mondiale ? ". La même question s'était posée dans les années 1990 du temps où l'Allemagne soutenait des nostalgiques de la SS en Croatie (chez les nationalistes catholiques) et en Bosnie (y compris dans les rangs des Musulmans), et quand on sait ce que fut l'ambiguïté de l'Union européenne sous le magistère allemand dans les années 2000 à l'égard des révisionnistes baltes, on peut penser que le débat que suggère Zakharova à ce sujet n'est pas complètement absurde. Mais ce débat n'aura pas lieu sur les plateaux de télévision, et les sources d'information alternative, comme pendant la guerre du Kosovo et celles qui ont suivi, comme pendant la dictature covidiste (qui d'ailleurs n'est pas terminée, on aura l'occasion d'y revenir) sont marginalisées voire censurées (voyez ce qu'il arrive à RT et Sputnik).

La pente de l'humanité vers l'instinct guerrier, la bêtise et la tyrannie est vraiment admirable. L'humain est très doué pour livrer le pire de lui-même.

 

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Covid, Ukraine : Edouard Philippe savait-il dès 2018 ?

27 Février 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Grundlegung zur Metaphysik, #Le monde autour de nous

J'ai signalé ici une bizarrerie autour de l'ex-premier ministre français Edouard Philippe et du noir et blanc maçonnique.

En voici une autre que relève un magazine de programme TV lequel traite le sujet sur un mode anecdotique ("circulez y a rien à voir"), mais selon moi cela a probablement quelque chose à voir avec de la programmation prédictive à laquelle on se livre... au sommet de la pyramide...

"En 2018, trois ans avant que le Covid-19 ne change nos vies, Édouard Philippe accorde une interview à son ami Laurent Cibien. Dans celle-ci, le maire du Havre va se faire une étonnante réflexion : "Peut-être que dans cinq ans on me reprochera de ne pas avoir augmenté les efforts dans la recherche médicale parce qu’il y aura un virus qu’on n’a pas vu venir ?", se demande-t-il. Mais ça ne s’arrête pas là. Après avoir imaginé une pandémie mondiale, une autre crainte d'Édouard Philippe prend un tout autre sens aujourd’hui : "Peut-être que dans cinq ans, on viendra me dire : 'Vous n’aviez pas vu que la Russie allait envahir la Pologne ?'" Face à l’étonnement du réalisateur, le président d'Horizons se justifie : "Je dis n’importe quoi", lance-t-il. Quatre ans après le tournage de ces images, alors que les affrontements entre l’armée russe et les Ukrainiens font rage, on se dit, qu'au contraire, il avait vu juste".

Interview de Delorca sur BBC Afrique en août 2014

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Quelques questions autour de l'intervention russe en Ukraine

25 Février 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Grundlegung zur Metaphysik, #Le monde autour de nous, #Débats chez les "résistants", #Peuples d'Europe et UE

Le 24 février, le président russe Vladimir Poutine a lancé une opération militaire en vue de la "dénazification et de la démilitarisation" de l'Ukraine, qui semble devoir aller au delà de la défense des deux républiques auto-proclamées du Donbass.

Personnellement, j'ai toujours dit depuis 2014 (voir mon article "Le viole de l'Ukraine"), que le régime ukrainien issu du coup d'Etat d'Euromaidan n'était pas une démocratie. La manière dont ce gouvernement d'oligarques a interdit des partis politiques au motif qu'ils étaient soi-disant pro-russes (le parti de région, le parti des régions), tout en soutenant l'action de milices bandéristes contre les populations russophones, a suffi à en révéler la nature. Pendant des années il a refusé d'appliquer les accords de Minsk, qui impliquaient un échange de prisonnier avec les républiques auto-proclamées  et la reconnaissance de leur autonomie, tandis que les Etats-Unis ne cessaient d'armer Kiev. La tournée du secrétaire d'Etat Blinken en Géorgie pour encourager l'Ukraine et la Géorgie a rejoindre l'OTAN était la goutte qui a fait déborder le vase. Et la Russie, ayant échoué à obtenir des engagements clairs de la part des Occidentaux (lesquels depuis 1991 n'ont pas respecté leur promesse de ne pas étendre l'OTAN à l'Est et ont transformé en 1999 cette alliance en structure offensive), il y avait quelque légitimité de la Russie à défendre ses intérêts géostratégiques avec force.

Poutine est-il allé trop loin ? Beaucoup de ceux qui ont recherché la conciliation avec lui, comme le président de la République tchèque, ou certains opposants français, en sont venus à cette conclusion. La "finlandisation" de l'Ukraine par la force en détruisant son armée de l'air et sa marine dès le premier jour, option qui certes permet de minimiser les pertes militaires russes, n'était-elle pas quelque peu disproportionnée ? Certes c'est le genre d'option devant lequel aucun pays occidental n'a reculé à l'égard de ses ennemis, en Irak, en Libye etc. Le dernier acte de piraterie internationale que constitue le détournement des avoirs de la banque centrale d'Afghanistan le 11 février qui frappe un pays très pauvre est du même acabit. Mais la Russie qui prétendait faire preuve de plus de dignité morale aurait peut-être dû faire preuve de plus de retenue. Sans doute un débat d'historien devra-t-il s'engager un jour à froid sur son choix militaire du 24 février.

Cette première question en entraîne nécessairement une seconde : le choix de l'action disproportionnée ne participe-t-il pas d'une stratégie de la tension orchestrée au niveau mondial ? Autrement dit, Biden ayant choisi de provoquer la Russie en 2021 par son projet d'extension de l'OTAN à l'Ukraine, Poutine ne fait-il pas le jeu des Etats-Unis en leur répondant dans le même registre ? 

Cette seconde interrogation nous oblige à réfléchir au degré d'intégration de Vladimir Poutine dans la gouvernance mondiale oligarchique. On sait que Moscou en théorie n'est pas d'accord avec le système de valeur promu par des financiers comme Rockefeller ou Soros jusqu'au sein des instances internationales en faveur des minorités sexuelles par exemple. Et l'on ne peut nier que dans le cadre de son alliance avec la Chine, la Russie a tenté de créer un bloc séparé du système occidental, en particulier sur le plan monétaire, du fait des sanctions imposées à Moscou à partir de 2014.

Pour autant Poutine est-il extérieur au système de gouvernance mondiale ou bien y participe-t-il sur le mode de la fausse opposition ou de l'opposition superficielle ? On a vu pendant la crise du Covid que, si Moscou tentait de promouvoir un vaccin alternatif, il adoptait par ailleurs largement les codes du masque rituel obligatoire, et la logique de contrôle de la population par le pass sanitaire. Et l'on n'a pas observé d'action significative de la Russie au soutien des dissidents d'aucun pays ni dans le domaine sanitaire, ni dans d'autres. Vladimir Poutine s'est-il indigné par exemple de l'atmosphère totalitaire qui régnait en Australie et en Autriche cet hiver (et peut régner à nouveau l'hiver prochain dans ces pays ou dans d'autre si les "élites" restaurent, comme elles l'ont laissé sous-entendre, leur tyrannie à la prochaine résurgence de l'épidémie) ou quand la police néerlandaise tirait à balle réelle sur les manifestants. La Russie, comme la Chine, collabore avec Big Pharma, participe au règne de la 5G sur les populations, et à toutes les expérimentations lancées par les oligarques sur leur dos.

On ne sait quel crédit il faut accorder à ce propos de Gioele Magaldi, qui se disait Grand Maître de l'Orient Démocrate (organisation maçonnique "progressiste" dissidente du Grand Orient d'Italie) et président du Mouvement Roosevelt, dans un livre intitulé "Massoni" (les Maçons)  publié par Chiarelettere à la fin de 2014, selon lequel le président russe, ami de Kissinger (du Council on Foreign Relations) serait intégré au système mondial via une loge maçonnique "Golden Eurasia". Il y a aussi cette bizarrerie d'un Poutine qui s'était montré avec un oeil gauche au beurre noir, comme à d'autres moments le pape, ou le prince Philip d'Angleterre, ou le président Obama et d'autres célébrités.

En tout cas force est de constater que ce bras de fer Biden-Poutine autour de l'Ukraine, qui menace aujourd'hui de fragiliser encore plus l'économie mondiale ne tombe pas forcément mal pour les élites globalistes au moment où le Forum économique mondial, cette sympathique organisation qui a eu la bonne idée de tracer un demi-cercle à travers ses trois "O" pour en faire un 666 (et qui selon Karl Schwab lui-même a compté Poutine parmi ses "Young Learders"), nous annonce un grand "reset" qui liquidera les monnaies nationales (dont le dollar), et par la même occasion la propriété privée pour tous nous connecter à Big Brother. Déjà pour elle le Covid 19 avait été présenté comme une "chance" pour tout recommencer à zéro. L'explosion du prix du gaz, le regain de la propagande autour des "hackers russes" (qui peuvent être aussi bien des opérations sous faux drapeau menées par nos propres services secrets) censés venir semer le chaos dans nos économies, tout cela va dans le sens des projets de ces nihilistes.

Allez, pour finir une petite chanson dans l'ordre de la "programmation prédictive", d'un groupe allemand en 1985 qui ne se produisait sur scène que vêtus en noir et blanc ou en vert et noir tenue des disciples du dieu égyptien Harpocrate (on se demande bien pourquoi...). Le but final est la révélation du serpent (qui vient bien sûr avec le champagne et les mets raffinés, le plaisir matériel...) comme on nous le montre au début du clip, par l'asservissement à la machine (l'intelligence artificielle, l'Internet des objets etc). "Welcome to the pleasure dome" comme dirait l'autre.

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Des erreurs à ne pas commettre

30 Janvier 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Débats chez les "résistants", #coronavirus-vaccination-big pharma, #Le monde autour de nous, #Grundlegung zur Metaphysik

J'ai essayé de réfléchir un peu, au cours des 15 derniers jours, de prendre un peu de recul. J'ai notamment pensé à la programmation prédictive. Il est utile de la regarder pour essayer d anticiper sur certains mauvais coups.  Mais ce peut être contreproductive aussi. Prenez cette histoire du volcan de la Palma. C'était une occasion de réfléchir aux projets de géo-ingénierie des "élites " mais ceux qui, sur la base de "I pet goat 2", ont cru pouvoir annoncer un tsunami réel avant le début de l'année chinoise du tigre se sont trompés (c'est plus le tsunami omicron qui est d actualité). Le gain intellectuel de ce travail d'exégèse est finalement bien faible. Je conseillerais aux gens de ne s'intéresser à la programmation prédictive qu'en pointillés. 

Le second point d erreur que j ai repéré chez beaucoup de "dissidents" tient à leur manque d'intérêt pour la vérité.  Vers mi-janvier un journaliste canadien m'a invité à un débat anticovidiste. Je n ai pu y participer. Ce débat sur YouTube fut de haute tenue et je salue le talent d'organisateur de ce journaliste. Il y eut cependant un point noir : un astrologue au propos passionnant qui expliquait que les globalistes satanistes appliquaient l'agenda sanitaire en fonction d'un zodiaque faussé depuis le 9e siècle. Tout cela me paraissait fascinant mais je préférai vérifier l'information auprès d un astrologue chrétien très sérieux que je connais depuis 5 ans et celui-ci n eût pas de peine à m expliquer que cette thèse du faux zodiaque était bidon. Je le signalais au journaliste canadien qui répondit qu il faut laisser à chacun sa liberté de parler... Liberté certes mais comment fait on avec l auditeur qu on laisse sans moyen de vérifier vraiment les choses, si on le renvoie d'un mensonge à un autre dans la folie  d'Internet ? Seule la vérité libère disait Jésus.  Combien en ce moment de contrevérités avons nous dans l'assiette, de la part des dissidents - je pense aux approximations de M. Delgado sur les nanoparticules dans les vaccins par exemple. 

Le journaliste canadien devrait peut-être prendre 2 minutes pour une mise au point vidéo sur l'astrologie qui ne laisserait pas ses auditeurs dans l'ambiguïté plutôt que de poursuivre son surinvestissement youtubique dans divers domaines - il couvre par exemple le convoi de trucks anticovidiste, convoi prévu par les Simpsons et par un jeu de cartes sur les illuminati dont on peut se demander s'il ne fait pas le jeu du système. Qui n'est pas fidèle à la vérité dans les petites choses ne peut l'être dans les grandes.

Voilà qui me dissuade moi-même d'en faire trop. Je renonce donc à vous parler de l histoire bizarre sur les singes malades retrouvés il y a peu sur le bord d'une autoroute américaine (encore un thème très annoncé dans les films hollywoodiens) qui pourrait augurer d un nouveau mauvais coup sanitaire, et aussi des rumeurs de guerre en Ukraine. Je préfère humblement pour l'heure resserrer mes boulons spirituels, ou du moins essayer de le faire. 

 

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Une ambiance délétère

11 Janvier 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #coronavirus-vaccination-big pharma, #Le monde autour de nous

Un ami non vacciné à Paris m'écrit qu'il est coincé, que pour faire tourner la boîte qu'il dirige jusqu'ici il se faisait tester parce qu'il est obligé d'organiser des repas d'affaire assez souvent, et là ça ne sera plus possible. D'autres me font savoir qu'ils se heurtent à la haine des vaccinés contre eux. Une amie franco-algérienne en Ile-de-France me dit "ceux qui sont vaccinés, ils sont contre nous, ils nous poussent à nous vacciner en nous traitant même d’irresponsables et que c’est à cause de nous, anti vax qui leur donnons le covid. Je crois que les amis, il y en a plus!! Ils sont d’un égoïste !!! On est vraiment dans un climat délétère, on se croirait, presque en 39-45. Beaucoup de personnes sont avec Macron malgré ses dires catastrophiques!! Mais, c’est incroyable!! " Tout à l'heure chez mon coiffeur en province un type à côté de moi pérore : "j'ai eu un Covid à 41 degrés de fièvre l'an dernier, j'en ai marre qu'il y ait des non vaccinés, c'est eux qui encombrent les hôpitaux, si ça se trouve il y en a même dans ce salon de coiffure - moi j'ai vu un type dans le bus qui avait baissé son masque sous le menton tout à l'heure, je lui ai dit 'soit vous le remontez soit vous ne montez pas dans ce bus' ".

Les majoritaires se croient tout permis...
Un sondage en dit long sur le cynisme de la société, spécialement chez les partisans du président.

Une ambiance délétère

Un type sur Internet montre qu'avec du jus d'orange il peut rendre un test anti-Covid positif... La nouvelle année comporte son nouveau lot de décès suspects de célébrités des deux côtés de l'Atlantique.

Outre-Atlantique justement le New-York Times commence à avoir des mots durs pour notre président (peut-être pour lui préférer son sosie politique féminin Mme Pécresse comme l'avait laissé entrevoir Jacques Attali ?).

Certains petits malins décortiquent la couverture de "The Economist" de fin 2021, comme cela fut fait de celle de 2019, pour essayer de comprendre à quelle sauce on veut nous manger. C'est assez clair désormais. Objectifs de l'année 2022 : échapper aux massacres de masse organisés par le gouvernement.

Une ambiance délétère
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