Praxis de la Grande Politique
3 Juillet 2015 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Débats chez les "résistants", #Ecrire pour qui pour quoi
Internet rend vraiment con au delà de ce qui est imaginable. Quand je vois les "eurocritiques" s'enfermer dans leurs petites marottes, et leurs jeux d'appareils minables, lancer leurs petites revues à 50 lecteurs etc, j'ai envie de dire à ces types (ou ces dames, mais il y en a moins dans ces milieux) : ouvrez vos fenêtres, vous ne faites pas de la politique, vous faites de la triste tambouille, de l'épicerie de bas étage, secouez vous, vous êtes en plein naufrage, et vous entraînez du coup le destin de votre pays dans vos impasses minables alors que l'espoir de l'humanité pourrait reposer sur vos épaules si vous vous dépassiez, un peu !
D'abord, ce qu'il ne faut pas oublier, c'est qu'il n'y a pas de Grande Politique (j'ose ce mot emprunté à Nietzsche), sans contact direct avec les grandes réalités humaines. Pour vous en persuader, relisez les chapitres de Chateaubriand sur la Révolution et l'Empire.
Les tristes sires du milieu "eurocritique" français croient que je ne fais plus de politique parce que je me désintéresse de leur petite cuisine. Quel aveuglement ! S'ils lisaient correctement ce blog, ils y trouveraient de la politique à chaque ligne, et pas seulement quand j'y rédige des billets sur la Transnistrie ou le Yémen !
Mais moi, je fais de la politique autour des grands enjeux humains, qui sont ceux qui nous montrent le vrai visage de notre époque, et nous donneront des clés pour trouver des idées qui vont au delà des problématiques "je vote pour tel parti" ou "je vote contre".
Par exemple le Kurdistan qui est le lieu de tous les héroïsmes en ce moment. J'insiste auprès de Nareen Shammo, qui est en Irak, pour qu'elle me donne des voies d'aide concrète aux femmes yézidi. Je suis en contact permanent avec un avocat kurde syrien, j'approuve à 100 % l'engagement de Graeber pour les Kurdes. Non pas pour faire de la "charité", mais parce que dans cette "praxis"-là comme diraient les marxistes, tout un chacun peut trouver autant d'idées et de force que j'en avais trouvé dans mon engagement aux côtés des Serbes en 1999 (voir mon livre là-dessus), et un vision qui m'empêchera de retomber dans les problématiques anecdotiques ou les impasses de mes camarades parisien. "La vertu est la santé de l'âme" disait Ariston de Chios, mais pour moi "ta praxis est la santé de ton engagement". Ne jamais enliser ses idées dans des propos de comptoir de bistrot.
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