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Le blog de Frédéric Delorca

Une ambiance à la Sissi impératrice hier en Biélorussie...

29 Décembre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous

Le président Loukachenko dansait la valse avec Miss Biélorussie 2018 au premier bal du Nouvel an républicain pour les jeunes au Palais de l'Indépendance à Minsk...

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Interview-tour d'horizon fin 2018 de F. Delorca pour "L'Arme et la Paix"

28 Décembre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #ICD, #Le monde autour de nous, #Colonialisme-impérialisme, #Les régimes populistes

Voici l'interview en forme de tour d'horizon de l'actualité internationale que j'ai accordée le 12 novembre 2018 pour le prochain numéro de la revue L'Arme et la Paix de l'association Initiatives Citoyenneté Défense. Je vous renvoie aussi à mes précédentes interviews de 2011, 2013, 2016 ici.

  • Quels éléments vous paraissent les plus marquants concernant l’actualité internationale des derniers mois ?
  • Concernant l’actualité mondiale, il semble qu’il faille toujours commencer par le Proche-Orient qui, bien que le pétrole n’ait plus l’importance stratégique d’autrefois, reste une zone géostratégique fondamentale pour le contrôle de l’Asie, et le nœud d’enjeux symboliques qui comptent pour beaucoup de gens de confession monothéiste dans les pays moins sécularisés que la France. On a l’impression que l’équilibre stratégique dans cette région est plus que jamais marqué par le paradoxe et la précarité. La suite de l'interview est ICI
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Déclaration des vice-présidentes du groupe parlementaire allemand Die Linke après leur rencontre avec Julian Assange

22 Décembre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous, #Débats chez les "résistants"

Initialement publié en français sur le site Le Grand Soir (qui en a assuré la traduction) :

Déclaration des vice-présidentes du groupe parlementaire allemand Die Linke après leur rencontre avec Julian Assange

Les députées allemandes Heike Hänsel et Sevim Dagdelen, vice-présidentes du groupe parlementaire DIE LINKE au Parlement allemand, ont rendu visite aujourd’hui à Julian Assange, éditeur et fondateur de WikiLeaks à Londres. Voici leur déclaration à la sortie de l’ambassade.

Chers représentants des médias,

1. Tout d’abord, nous tenons à remercier l’Ambassade de l’Equateur d’avoir rendu cette rencontre possible, et bien sûr Julian Assange pour avoir accepté une visite dans ces conditions difficiles.

2. Nous avons transmis à Julian Assange les salutations de solidarité du Parti Die Linke et la solidarité des nombreux Allemands. Les gens en Allemagne et dans le monde entier sont redevables à M. Assange. Il contribué à mettre en lumière les crimes de guerre en Irak et en Afghanistan, et les activités illégales des services secrets, en particulier de la CIA. Il a nous a ouvert les yeux sur le caractère sale et sanglant de ces guerres et sur la façon dont nous avons été trompés par nos gouvernements. Il mérite notre la solidarité.

3. Julian Assange a été très heureux de notre visite. Il s’agit de la première visite de Membres depuis mars après des mois de suspension [des visites par les autorités équatoriennes - NdT]. Nous aimerions beaucoup que davantage de collègues d’autres pays viennent à Londres pour oeuvrer à une solution humanitaire à cette situation. En tant que parlementaires, nous devrions demander à nos gouvernements d’agir. Malheureusement, le gouvernement allemand n’a jusqu’à présent rien fait pour trouver une solution. Nous avons exprimé nos regrets à Julian Assange.

En outre, nous appelons nos collègues députés du Royaume-Uni et de toute l’Europe à œuvrer en faveur d’une solution humanitaire.

4. La lutte pour la fin de l’emprisonnement de Julian Assange est en même temps une lutte contre la tentative du gouvernement américain et des autorités judiciaires de mettre la main sur un journaliste en Europe qui a publié en Europe. Nous nous opposons à cette persécution politique extraterritoriale au-delà des frontières internationales. Nous ne pouvons accepter que les États-Unis appliquent leurs lois contre les lanceurs d’alerte en Europe également.

5. Nous sommes très heureux que Julian Assange soit toujours optimiste et avec bon moral, malgré une situation aussi difficile depuis plus de six ans. Nous convenons que les gouvernements britannique et équatorien peuvent trouver une solution et fournir des assurances diplomatiques contre l’extradition vers les États-Unis.

Si les autorités équatoriennes mettent fin à l’asile de l’ambassade, Julian Assange pourrait être arrêté au Royaume-Uni et extradé vers les États-Unis, où il risque une longue peine de prison ou même la peine capitale.

Si une personne doit être extradée vers un pays où elle risque la mort en raison de ses activités politiques, il suffit sans aucun doute, en droit international, de lui accorder le statut de réfugié. L’article 33 de la Convention de Genève interdit expressément aux États signataires d’expulser ou de refouler un réfugié par-delà les frontières des territoires "où sa vie ou sa liberté serait menacée en raison de ses convictions politiques".

Nous tenons donc à remercier le gouvernement équatorien d’avoir accordé l’asile politique à Julian Assange dans son ambassade en 2012 pour défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. Nous espérons que le nouveau gouvernement du président Lenín Moreno continuera d’assurer la santé et la sécurité de Julian Assange dans l’ambassade.

Mesdames et messieurs,

6. Julian Assange et Wikileaks sont entrés dans l’histoire. Nous avons l’obligation morale de prévenir les crimes de guerre et de découvrir les crimes de guerre en informant. C’est ce que Assange et Wikileaks ont fait. Et pour cela, Assange mérite un prix, pas une persécution politique et un procès.

Nos prochaines initiatives dans cette affaire comprendront le renforcement de la solidarité internationale de parlementaires avec Julian Assange et donc avec la liberté de la presse. Parce qu’il ne s’agit pas de la personne d’Assange. Il s’agit du droit de publier des informations dans l’intérêt public. Il s’agit de notre démocratie.

Ainsi, 36 parlementaires d’une douzaine de pays européens ont écrit au Secrétaire général de l’ONU António Guterres, au Premier ministre britannique Theresa May et au Président équatorien Lenín Moreno.

7. Nous demandons au ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, de montrer son soutien et de défendre la santé et la sécurité de Julian Assange. En révélant des documents secrets, Julian Assange a rendu publics les crimes commis par l’armée américaine pendant la guerre en Irak, dont le gouvernement fédéral alors dirigé par le SPD et dirigé par le chancelier Gerhard Schröder avait également pris ses distances.

Merci beaucoup de votre attention.

Londres, le 20 décembre 2018

Heike Hänsel et Sevim Dagdelen

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Global CST épinglée pour avoir armé les factions du Sud-Soudan

18 Décembre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous, #Colonialisme-impérialisme, #Abkhazie

Après avoir développé son influence en Amérique latine (Pérou-Colombie) et en Afrique (Guinée, Togo) au début des années 2010, le vendeur de mercenaires israélien, ancien général, Israel Ziv fait maintenant l'objet de sanctions du département du Trésor américain (confiscation d'avoirs et interdiction de transaction) pour avoir vendu illégalement des armes au Sud Soudan, tant au gouvernement qu'à l'opposition, pendant la guerre civile de 2013-2017 (qui a fait 400 000 morts) pour un montant de 150 millions de dollars sous couvert de faire de l'agribusiness.

Mawien Makol, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a qualifié ces nouvelles sanctions d'"injustifiées", ajoutant qu'elles avaient en réalité pour but de faire échouer le récent accord de paix signé au Soudan du Sud. Ziv clame son innocence. Mais ce n'est pas la première fois que ses activités troubles sont épinglées. Ainsi l'activiste israélien Eitay Mack  avait déjà dénoncé en 2017 les ventes d'armes d'Israel Ziv via sa société Global CST à la Birmanie où elles ont servi à persécuter les Rohingyas, les Shans et les Kachins. D'une manière générale si vous faites une recherche en tapant "Eitay Mack" sur Google vous aurez une vision générale de l'aide militaire israélienne à différents dictateurs du Tiers-monde.

Global CST avait aussi préalablement encadré les Géorgiens durant l'attaque contre l'Ossétie du Sud en 2008, puis aidé trois ans plus tard l'Abkhazie sécessionniste selon un article d'Haaretz du 5 mai 2011 et selon l'agence abkhaze Apsnipress, qui affirmait que sept membres de cette société, dont Israel Ziv et le major général Meir Klifi l'ancien secrétaire militaire de Netanyahou ont rencontré le premier ministre Sergueï Chamba à Soukhoumi en avril 2011. Ce n'était pas la première fois que cette société était accusée de double jeu, puisqu'en 2008 un interprète de cette société qui travaillait avec le gouvernement colombien, Shai Killman, avait vendu des secrets militaires à la guérilla des FARC.

La firme du général de réserve Israel Ziv n'est pas coupée de l'appareil militaire israélien. Outre Meir Klifi, elle compte aussi parmi ses dirigeants Ephraim Sneh , ancien vice-ministre travailliste de la défense. Il est étrange que, compte tenu de ses liens avec Netanyahou, l'administration Trump ait pris des mesures aussi radicales contre elle aujourd'hui.

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L'espion qui faisait croire que Bismarck voulait acheter un vignoble à Jurançon

13 Décembre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Béarn

Voici un récit d'Arthur Le Creps, un Normand orléaniste, aventurier, chasseur de lions, qui posséda de 1863 à 1867 un vignoble à Gelos près de Pau dans son livre "Pro patriâ ! Sus aux espions ! : pétition présentée au Parlement".

"En août 1868, après la bataille de Sadowa, arriva à Pau un jeune Hambourgeois de trente-cinq ans environ. Il portait le nom de Jonas, et il était le premier à rire de sa parenté biblique avec la baleine.

C'était un homme séduisant au possible, très instruit, parlant toutes les langues, excellent musicien, et riche' à pouvoir se passer d'avoir de l'esprit ; il n'en manquait pas, cependant.

C'était le fils d'un des plus gros armateurs de Hambourg. Je fis sa connaissance et tout Pau de ce temps l'a connu. Me Cassou, avocat à cette époque du barreau de cette ville, aujourd'hui membre de la Chambre des Députés, ne doit pas avoir oublié sa physionomie très saillante et il ne compte pas les poignées de main qu'il lui a rendues, comme à l'auteur de ces lignes d'ailleurs.

Jonas était venu à Pau, disait-il, parce que la vue d'un uniforme prussien lui donnait des attaques. Il avait en horreur le caporalisme berlinois, et rien ne paraissait plus sincère que sa haine teutonne, qui grattait déjà au bon endroit notre frivolité gauloise.

C'était le temps où M. Garette, membre du barreau de Pau, fondait l'Indépendant des Basses-Pyrénées. J'écrivais à cette époque dans plusieurs journaux et Jonas, qui m'avait ouvert la rédaction du journal la Situation qui se publiait à Paris avec une subvention du roi de Hanovre, venait chez moi lire les manuscrits de mes articles.

Le grand dada à la mode était alors celui du maréchal Niel voulant organiser sérieusement la garde nationale mobile. C'était le thème que je donnais le plus souvent à mes rabâchages, soutenant que la permanence de l'armée active était la cause du dépeuplement de nos communes rurales, où les soldats ayant goûté de la vie des villes ne voulaient plus revenir, peuplant les administrations de gendarmes, de cantonniers, de sergents de ville, tandis que leurs payses, fatiguées d'attendre, bifurquaient vers la prostitution.

On pense si ces articles écrits certes de bonne foi, signalés à Berlin par Jonas, y donnaient une note agréable.

En janvier 1867, je voulus vendre mon domaine de Gélos. J'étais dans le Calvados, mon département d'origine, quand je lus dans l'Indépendant des Basses-Pyrénées le fait-divers suivant :

« Le prince de Bismarck Schauenhausen, malade, veut se retirer de la direction des affaires étrangères de Prusse. On dit qu'il a l'intention d'acheter une propriété dans les environs de Pau. »

C'était immanquablement Jonas qui avait inspiré cette nouvelle.

Tous les ans, MM. de Bismarck et de Gortschakoff venaient à Biarritz ; ils passaient ensuite quelques jours ensemble à Pau, à l'hôtel de France, d'où l'on jouit de la plus belle vue sur la chaîne des Pyrénées, ayant devant les yeux l'élégant et majestueux pic du Midi d'Ossau, recouvert toujours de sa blanche crinière.

Je m'empressai, sur l'annonce des projets que l'on prêtait au chancelier de Prusse, de lui envoyer une description de Batz et je l'engageai à se faire rendre compte de mon petit domaine, d'une contenance de seize hectares. J'avais pour voisin, lui disais-je, le Ministre de la Guerre de Belgique, le général de Chazal, et d'autres grands personnages français et étrangers.

A vrai dire, je ne faisais pas grand fonds sur ma démarche ; aussi mon étonnement fut-il très grand quand je reçus au bout d'une dizaine de jours, à Caen, une longue lettré autographe d'une écriture très serrée, de M. de Goltz, ambassadeur de Prusse à Paris. Il m'écrivait par ordre du prince de Bismarck, et parlait de moi en termes élogieux qui me stupéfièrent. Quel homme charmant que ce M. de Goltz ! Aussi charmant, en vérité, que je fus naïf en ne voyant pas quelle main se cachait sous la sienne. Sa lettre, par ailleurs tournant à l'idylle, vantait le séjour enchanté de Pau, ses prairies en fleurs, ses cours d'eau délicieux, la fraîcheur de son éternel printemps. Le prince de Bismarck viendrait à la belle saison, il ne manquerait pas de faire ma connaissance, et patati et patata. Pour un ambassadeur en rupture de protocole, sa lettre était d'un abandon charmant. Je la montrai à Jonas, qui en attrapa une colère bleue de Prusse, et sacra pendant quinze jours tous ses jurons tudesques contre ces gueux de Prussiens.

Vous savez comment on attrape des mouches avec du miel, des merles avec de la glu, et des niais, comme je l'étais, avec de belles paroles !

En mai 1867, je vendis ma propriété à un Brésilien en l'étude de Me Rigoulet, notaire à Pau. Et oncques je n'entendis parler des projets du prince de Bismarck d'acheter un domaine sur les coteaux délicieux de Gélos ou de Jurançon.

Jonas resta dans les Basses-Pyrénées jusque dans les derniers jours qui précédèrent la déclaration de guerre. Il était là-bas la coqueluche de tout le monde, et dans ce milieu cosmopolite si accueillant,' si ouvert, il s'était fait une place à part. Reçu dans l'intimité du Préfet de l'époque, M. d'Auribeau recherché dans tous les salons de la société béarnaise, il ne pouvait pas, disait-il, supporter le désoeuvrement. C'est ainsi qu'il se fit attacher comme employé amateur à la préfecture des Basses-Pyrénées, puis, pendant de longs mois, à la Recette Générale (le Trésorier-Payeur général était alors M. O'Quin) ; enfin, à l'étude de Me Bonnemaison, avoué, près le Tribunal civil.

(...) Si l'on veut savoir ce que fit pour la Prusse ce farouche mangeur de Prussiens, qu'on lise les journaux belges de cette époque.

Le brillant cavalier de Pau, le séduisant meneur de cotillon, le désoeuvré charmant dépensant les loisirs de son temps dans les bureaux de nos administrations publiques, avait fait place à un administrateur ' à la poigne de fer, impitoyable aux vaincus et tenant à leur prouver qu'il ne se souvenait de notre hospitalité que pour avoir profité contre la France de ce qu'il avait appris chez elle."

 

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La paix par le glaive

12 Décembre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous, #Grundlegung zur Metaphysik

Je me disais il y a quelques jours : si je dirigeais des services de barbouzes, pour dynamiter le mouvement social des gilets jaunes j'organiserais une petite opération sanglante, un attentat. Quoi ? vous croyez que ça ne se fait pas ? Regardez un peu sur Internet toutes les zones d'ombre qui entourent le 11 septembre 2001, le Bataclan, Manchester, Las Vegas. Toutes les opérations montées de toute pièce de la fausse attaque de la baie du Tonkin à Racak. Recherchez tout cela sur Google. Alors une fusillade de plus une de moins. Cette fois ci à Strasbourg un "fichier S" qui venait juste de faire l'objet d'une perquisition... Et voilà, les bonnes âmes demandent une "trêve des manifestations". Ben voyons... Il y a des petits malins (toujours les mêmes) qui sauraient bien faire bouillir un peu plus la cocotte minute façon Italie des années 70, stratégie de la tension, opération Gladio, histoire que les gens en viennent à supplier nos élus d'instaurer un état d'urgence en bonne et due forme. Les Macroniens ou ceux qui les manipulent auraient tort de se gêner. Le parti de notre président est encore crédité de 20 % d'intentions de votes aux européennes.  On est loin des 5 % totalisés reçus par beaucoup de présidents sortants au service de banquiers internationaux quand ils ont tenté de se faire réélire. Avec 20 % d'intentions de votes et beaucoup d'idiots dans les grandes villes pour vous soutenir on peut se permettre encore beaucoup de manipulations pour intimider l'adversaire, le diviser. La base électorale est suffisante. De toute façon en face qu'a-t-on ? La "France de Johnny", dit-on, celle qui bouffe chaque jour une news (sur YouTube, MSN, etc) sur un chanteur décédé il y a plus d'un an - un type qui se vantait d'avoir vendu son âme au diable. Macron fait des cornutos avec Trump, les gilets jaunes consomment des produits occultistes. Pas sûr qu'on avance bien loin dans cette dialectique...

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