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Le blog de Frédéric Delorca

Une ambiance à la Sissi impératrice hier en Biélorussie...

29 Décembre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous

Le président Loukachenko dansait la valse avec Miss Biélorussie 2018 au premier bal du Nouvel an républicain pour les jeunes au Palais de l'Indépendance à Minsk...

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Interview-tour d'horizon fin 2018 de F. Delorca pour "L'Arme et la Paix"

28 Décembre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #ICD, #Le monde autour de nous, #Colonialisme-impérialisme, #Les régimes populistes

Voici l'interview en forme de tour d'horizon de l'actualité internationale que j'ai accordée le 12 novembre 2018 pour le prochain numéro de la revue L'Arme et la Paix de l'association Initiatives Citoyenneté Défense. Je vous renvoie aussi à mes précédentes interviews de 2011, 2013, 2016 ici.

  • Quels éléments vous paraissent les plus marquants concernant l’actualité internationale des derniers mois ?
  • Concernant l’actualité mondiale, il semble qu’il faille toujours commencer par le Proche-Orient qui, bien que le pétrole n’ait plus l’importance stratégique d’autrefois, reste une zone géostratégique fondamentale pour le contrôle de l’Asie, et le nœud d’enjeux symboliques qui comptent pour beaucoup de gens de confession monothéiste dans les pays moins sécularisés que la France. On a l’impression que l’équilibre stratégique dans cette région est plus que jamais marqué par le paradoxe et la précarité. La suite de l'interview est ICI
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Déclaration des vice-présidentes du groupe parlementaire allemand Die Linke après leur rencontre avec Julian Assange

22 Décembre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous, #Débats chez les "résistants"

Initialement publié en français sur le site Le Grand Soir (qui en a assuré la traduction) :

Déclaration des vice-présidentes du groupe parlementaire allemand Die Linke après leur rencontre avec Julian Assange

Les députées allemandes Heike Hänsel et Sevim Dagdelen, vice-présidentes du groupe parlementaire DIE LINKE au Parlement allemand, ont rendu visite aujourd’hui à Julian Assange, éditeur et fondateur de WikiLeaks à Londres. Voici leur déclaration à la sortie de l’ambassade.

Chers représentants des médias,

1. Tout d’abord, nous tenons à remercier l’Ambassade de l’Equateur d’avoir rendu cette rencontre possible, et bien sûr Julian Assange pour avoir accepté une visite dans ces conditions difficiles.

2. Nous avons transmis à Julian Assange les salutations de solidarité du Parti Die Linke et la solidarité des nombreux Allemands. Les gens en Allemagne et dans le monde entier sont redevables à M. Assange. Il contribué à mettre en lumière les crimes de guerre en Irak et en Afghanistan, et les activités illégales des services secrets, en particulier de la CIA. Il a nous a ouvert les yeux sur le caractère sale et sanglant de ces guerres et sur la façon dont nous avons été trompés par nos gouvernements. Il mérite notre la solidarité.

3. Julian Assange a été très heureux de notre visite. Il s’agit de la première visite de Membres depuis mars après des mois de suspension [des visites par les autorités équatoriennes - NdT]. Nous aimerions beaucoup que davantage de collègues d’autres pays viennent à Londres pour oeuvrer à une solution humanitaire à cette situation. En tant que parlementaires, nous devrions demander à nos gouvernements d’agir. Malheureusement, le gouvernement allemand n’a jusqu’à présent rien fait pour trouver une solution. Nous avons exprimé nos regrets à Julian Assange.

En outre, nous appelons nos collègues députés du Royaume-Uni et de toute l’Europe à œuvrer en faveur d’une solution humanitaire.

4. La lutte pour la fin de l’emprisonnement de Julian Assange est en même temps une lutte contre la tentative du gouvernement américain et des autorités judiciaires de mettre la main sur un journaliste en Europe qui a publié en Europe. Nous nous opposons à cette persécution politique extraterritoriale au-delà des frontières internationales. Nous ne pouvons accepter que les États-Unis appliquent leurs lois contre les lanceurs d’alerte en Europe également.

5. Nous sommes très heureux que Julian Assange soit toujours optimiste et avec bon moral, malgré une situation aussi difficile depuis plus de six ans. Nous convenons que les gouvernements britannique et équatorien peuvent trouver une solution et fournir des assurances diplomatiques contre l’extradition vers les États-Unis.

Si les autorités équatoriennes mettent fin à l’asile de l’ambassade, Julian Assange pourrait être arrêté au Royaume-Uni et extradé vers les États-Unis, où il risque une longue peine de prison ou même la peine capitale.

Si une personne doit être extradée vers un pays où elle risque la mort en raison de ses activités politiques, il suffit sans aucun doute, en droit international, de lui accorder le statut de réfugié. L’article 33 de la Convention de Genève interdit expressément aux États signataires d’expulser ou de refouler un réfugié par-delà les frontières des territoires "où sa vie ou sa liberté serait menacée en raison de ses convictions politiques".

Nous tenons donc à remercier le gouvernement équatorien d’avoir accordé l’asile politique à Julian Assange dans son ambassade en 2012 pour défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. Nous espérons que le nouveau gouvernement du président Lenín Moreno continuera d’assurer la santé et la sécurité de Julian Assange dans l’ambassade.

Mesdames et messieurs,

6. Julian Assange et Wikileaks sont entrés dans l’histoire. Nous avons l’obligation morale de prévenir les crimes de guerre et de découvrir les crimes de guerre en informant. C’est ce que Assange et Wikileaks ont fait. Et pour cela, Assange mérite un prix, pas une persécution politique et un procès.

Nos prochaines initiatives dans cette affaire comprendront le renforcement de la solidarité internationale de parlementaires avec Julian Assange et donc avec la liberté de la presse. Parce qu’il ne s’agit pas de la personne d’Assange. Il s’agit du droit de publier des informations dans l’intérêt public. Il s’agit de notre démocratie.

Ainsi, 36 parlementaires d’une douzaine de pays européens ont écrit au Secrétaire général de l’ONU António Guterres, au Premier ministre britannique Theresa May et au Président équatorien Lenín Moreno.

7. Nous demandons au ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, de montrer son soutien et de défendre la santé et la sécurité de Julian Assange. En révélant des documents secrets, Julian Assange a rendu publics les crimes commis par l’armée américaine pendant la guerre en Irak, dont le gouvernement fédéral alors dirigé par le SPD et dirigé par le chancelier Gerhard Schröder avait également pris ses distances.

Merci beaucoup de votre attention.

Londres, le 20 décembre 2018

Heike Hänsel et Sevim Dagdelen

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Le Pacte de Marrakech

21 Décembre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Les régimes populistes, #Le monde autour de nous

La signature par la France cette semaine du Pacte de Marrakech sur les migrations suscite beaucoup de passions, y compris la colère publique de généraux à la retraite.

A vrai dire autant je comprends le souhait de gouvernements comme celui des Etats-Unis et de la Hongrie (qui n'ont pas signé le texte) de défendre leur frontière - un souci qui devrait animer aussi nos dirigeants - autant je trouve les polémiques contre ce traité (accessible en ligne, lisez le) assez vaines. Tout d'abord parce que ce pacte n'est pas juridiquement contraignant : il le proclame lui-même et ne crée aucune structure supranationale pour en garantir l'application. Ensuite parce qu'il a le mérite de reconnaître le droit aux Etats de faire la part entre immigration régulière et irrégulière, et entre migrants et réfugiés, ce qui clouera le bec des amis de Soros (notamment dans les milieux associatifs) qui, d'une manière démagogique, plaidaient pour l'abrogation de ces catégories au cours des dix dernières années. Enfin on ne peut pas lui reprocher de vouloir mettre fin aux filières clandestines, au traitement dégradant des migrants, et de vouloir favoriser leur retour dans leur pays d'origine, voire de prévenir leur migration par le co-développement.

Dans le cadre souple défini par ce texte, un gouvernement peut tout à fait légitimement, me semble-t-il, décider de limiter son quota de migrants à dix par an s'il le souhaite sans enfreindre les règles posées. Peut-être la notion de "consensus" qui est évoquée ici ou là dans ses pages est elle plus contestable car elle relativise la souveraineté du pays d'accueil. Mais un juriste pourrait bien l'arranger dans un sens qui vide cette notion de tout contenu opératoire.

Que lui reprochent ses adversaires au delà du procès d'intention ? De reconnaître un "droit à la migration" incompatible avec une immigration zéro ? Comme je le disais un tel droit serait respecté même en ne faisant venir que dix migrants par an, puisque sa portée reste subordonnée à la définition par chaque Etat des modalités de sa politique migratoire. Quant aux défenseurs de l'immigration zéro je leurs demanderais volontiers ce qu'ils font pour qu'eux mêmes ou leurs enfants puissent accepter des postes manuels de balayeurs des trottoirs, terrassiers sur les chantiers... Oeuvrent-ils concrètement pour que les nationaux assument d'occuper les emplois aujourd'hui attribués par défaut aux migrants ? Que celui qui se sente une vocation d'éboueur à Paris jette à ce texte la première pierre.

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Un bon édito sur les "gilets jaunes"

19 Décembre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La gauche, #Les régimes populistes, #Revue de presse

Un  bon édito, plein d'empathie, de ma camarade de la Sorbonne (elle a commencé son cursus de philo à Paris IV juste quand je terminais le mien, en 1992), Aude Lancelin, qui fait ressortir le fascisme de la bande à Macron-Castaner.

Ca change de la bouillie que Taddei et ses invités médiocres (Todd, Schneidermann) nous ont servie sur RT TV cette semaine... et des horreurs de Pascale Clark and co il y a 15 ans. Mais bon, sans surprise, c'est sur une webTV. En tout cas Lancelin résorbe l'antithèse entre la "Nuit Debout" (où s'était distingué son compagnon Lordon) et les "Gilets jaunes". Etre capable de franchir ce fossé est rare à gauche.

Ayons une pensée au passage pour les victimes de la brutalité policière, ceux qui ont perdu leur oeil, leurs dents, l'usage provisoire d'un membre, leur emploi parce qu'ils ont été mis "cyniquement" selon le bon mot de Lancelin en garde à vue pour avoir eu un masque à gaz dans leur sacoche...

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Global CST épinglée pour avoir armé les factions du Sud-Soudan

18 Décembre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous, #Colonialisme-impérialisme, #Abkhazie

Après avoir développé son influence en Amérique latine (Pérou-Colombie) et en Afrique (Guinée, Togo) au début des années 2010, le vendeur de mercenaires israélien, ancien général, Israel Ziv fait maintenant l'objet de sanctions du département du Trésor américain (confiscation d'avoirs et interdiction de transaction) pour avoir vendu illégalement des armes au Sud Soudan, tant au gouvernement qu'à l'opposition, pendant la guerre civile de 2013-2017 (qui a fait 400 000 morts) pour un montant de 150 millions de dollars sous couvert de faire de l'agribusiness.

Mawien Makol, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a qualifié ces nouvelles sanctions d'"injustifiées", ajoutant qu'elles avaient en réalité pour but de faire échouer le récent accord de paix signé au Soudan du Sud. Ziv clame son innocence. Mais ce n'est pas la première fois que ses activités troubles sont épinglées. Ainsi l'activiste israélien Eitay Mack  avait déjà dénoncé en 2017 les ventes d'armes d'Israel Ziv via sa société Global CST à la Birmanie où elles ont servi à persécuter les Rohingyas, les Shans et les Kachins. D'une manière générale si vous faites une recherche en tapant "Eitay Mack" sur Google vous aurez une vision générale de l'aide militaire israélienne à différents dictateurs du Tiers-monde.

Global CST avait aussi préalablement encadré les Géorgiens durant l'attaque contre l'Ossétie du Sud en 2008, puis aidé trois ans plus tard l'Abkhazie sécessionniste selon un article d'Haaretz du 5 mai 2011 et selon l'agence abkhaze Apsnipress, qui affirmait que sept membres de cette société, dont Israel Ziv et le major général Meir Klifi l'ancien secrétaire militaire de Netanyahou ont rencontré le premier ministre Sergueï Chamba à Soukhoumi en avril 2011. Ce n'était pas la première fois que cette société était accusée de double jeu, puisqu'en 2008 un interprète de cette société qui travaillait avec le gouvernement colombien, Shai Killman, avait vendu des secrets militaires à la guérilla des FARC.

La firme du général de réserve Israel Ziv n'est pas coupée de l'appareil militaire israélien. Outre Meir Klifi, elle compte aussi parmi ses dirigeants Ephraim Sneh , ancien vice-ministre travailliste de la défense. Il est étrange que, compte tenu de ses liens avec Netanyahou, l'administration Trump ait pris des mesures aussi radicales contre elle aujourd'hui.

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Steph Curry et le débat sur l'alunissage

17 Décembre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Les Stazinis, #Grundlegung zur Metaphysik, #Christianisme, #Barack Obama

Il existe un débat intrigant dans la "communauté de la vérité"("truth community") sur la réalité de l'arrivée de l'homme sur la Lune en 1969. Je m'empresse de dire que je n'ai aucune opinion sur ce débat, mais le fait est que des gens comme Stanley Kubrick (qui aurait bien pu filmer l'alunissage en studio) avec son film Shining (voir le documentaire Room 237), et divers arguments techniques depuis la nature de l'éclairage, jusqu'à la taille de l'antenne de transmission, viennent mettre en doute l'authenticité de la scène retransmise à l'époque par les caméras du monde entier. Aujourd'hui 10 % des Américains ne croient pas que leurs compatriotes aient mis les pieds sur la Lune. Le débat a connu un rebondissement récemment avec l'étrange mise-en-scène de la NASA autour de l'arrivée d'un de ses robots sur Mars - où l'on ne voyait que des employés de l'agence (ou des acteurs) se réjouir avec des airs de jouer un sketch.

Le conspirationniste chrétien "A Call for an uprising" (ACFAU) dans une vidéo ci-dessous intitulée "The real truth about Steph Curry and the Moon Landing hoax" et postée hier note que CBS (la chaîne qui a l'oeil omnivoyant comme logo ésotérique) a eu une curieuse façon de rendre compte de ces débats il y a peu. Tout est parti d'une déclaration du joueur de basket Steph Curry (relayée en France par 20 minutes et Yahoo notamment le 12 décembre dernier) mettant en cause a réalité de l'alunissage de 1969. La NASA lui a répondu par la voix de l'astronaute Buzz Aldrin qui avait piloté le module lunaire Apollo 11, puis Curry s'est rétracté.

Ce que fait remarquer ACFAU c'est que Steph Curry est le type-même du sportif idolatré par les foules qui fait vraisemblablement partie de sociétés secrètes. D'où ACFAU tire-t-il ces éléments d'accusation ? Du fait que Curry arbore souvent le 666 (nombre de la Bête dans l'Apocalypse) devant son oeil, signe occultiste dont tous les gens au sommet du star system mondial (surtout américain) usent et abusent en public (comme des papillons monarques, des pyramides, des tenues et sols en noir et blanc, des colonnes jumelles etc, tout cela est maçonnique). Le sousentendu ici est qu'on ne peut pas être une star du sport aux USA avec une influence sur les masses sans avoir été intronisé par une société secrète qui contrôlera vos messages, ce recrutement pouvant avoir eu lieu à un moment quelconque de la formation du sportif ou de sa carrière alors qu'il était déjà à un niveau élevé. D'autres exemples que Curry sont souvent avancés par les milieux conspirationnistes, par exemple, le joueur de football américain Colin Kaepernick qui a mis un genou à terre pendant que l'on jouait l'hymne national et qui a fait un don récemment à une organisation de la galaxie Soros. La seconde preuve qu'ACFAU repère de l'appartenance de Curry à des sociétés secrètes (que certains nomment maçonniques, illuminati, paramaçonniques, les dénominations varient pour une réalité nécessairement difficile à cerner), c'est le clip qu'il a tourné avec l'ex-président Barack Obama. ACFAU fait remarquer que, dans ce clip, Obama se présente comme le mentor de Curry, il lui apprend tout, un peu comme il y a des "handlers", des "dresseurs" dans les sociétés secrètes. ACFAU fait remarquer que certains aspects de ce clip sont assez bizarres comme leur expérience chimique sur une maquette de volcan, ou la poignée de main jusqu'au bras que ACFAU compare à la "patte de lion" des loges maçonniques (mais c'est un peu tiré par les cheveux). Les liens occultistes d'Obama ont été mis au jour par les fuites de mails de l'ordinateur de Mme Clinton organisées par Wikileaks avec les expressions codées de ses collaborateurs autour des hot dogs et de la pizza, et Obama est souvent cité quand des choses bizarres interviennent  dans la mouvance d'adeptes de l'ésotérisme, comme par exemple autour des émissions du cuisinier décédé il y a six mois, Anthony Bourdain : Obama avait (sur un plateau TV où il avait aussi vanté devant lui les mérites du hot dog) de bon coeur participé aux expériences culinaires ésotériques menées par cette star de la gastronomie qui vivait avec une sorcière autoproclamée. Il n'est d'ailleurs pas exclu que la mise en scène autour du volcan soit une façon de montrer qu'Obama a initié Curry aux potentialités du système Haarp (High Frequency Active Auroral Research Program) du temps où il était à la mode, un programme dont le Dr David Walker, secrétaire adjoint à l'assistance scientifique et technologique de l'US Air Force lors d'une séance de la sous-commission des dépenses du Sénat (appropriation subcommittee) en juillet 2014 avait admis (vidéo ici) qu'il visait à injecter de l'énergie dans l'atmosphère pour modifier le climat. Le président vénézuélien Chavez avait accusé le programme d'avoir causé le tremblement de terre à Haïti et le président iranien Ahmadinejad en 2010 lui avait imputé les inondations du Pakistan. Les débats à ce sujet avaient été jusqu'au parlement européen. Si ça marche pour les tremblements de terre, pourquoi pas pour les volcans ? Mais le volcan peut aussi renvoyer à une toute autre symbolique.

L'hypothèse d'ACFAU est que Curry appartient au même cercle qu'Obama, et les stars du showbiz et de la politique. Dès lors, il n'a pas pu prendre de lui-même l'initiative de se faire le porte-parole d'une thèse "dissidente" sur l'arrivée de l'homme sur la Lune. Il était en service commandé, il l'a fait pour discréditer la thèse d'un alunissage fictif, en retirant sa déclaration juste après l'avoir faite. Tout cela serait juste destiné à montrer aux jeunes fans de basket qui pourraient trainer un peu trop devant des vidéos conspirationnistes sur le Net que cette mouvance n'avance que des théories bidon.

ACFAU fait remarquer que la NASA met en avant, face à Curry, le témoignage de Buzz Aldrin. Or Aldrin est lui-même un franc-maçon, donc potentiellement lié aux mêmes sociétés secrètes qu'Obama et Curry. Ce seraient les mêmes cercles qui auraient lancé la provocation de Curry, et organisé sa rétractation sous l'autorité docte de Buzz Aldrin. Comment sait-on qu'Aldrin est un maçon ? A la minute 9'39 ACFAU montre une copie de la carte de l'astronaute publiée sur le site de la loge 355 du Macario R. Ramos Memorial accessible ici. La maçonnerie revendique donc son appartenance à son ordre, comme celle de beaucoup d'autres astronautes célèbres (John Glenn, Edgar Mitchell, Paul Weitz etc).

L'hypothèse d'ACFAU est que nous avons donc  assisté ce mois-ci à une simple mise en scène orchestrée par la NASA ou ses patrons de "l'Etat profond" pour discréditer une opinion qui commence à se répandre un peu trop dans le monde. Celui qui s'y est collé pour jouer les "idiots utiles" fut Stephen Curry suivant une tradition interne aux loges qui veut que de temps en temps un des membres doive être humilié en public (voir par exemple le cas de Julia Roberts récemment sur un plateau TV).

En 2009 Mike Bara et Richard Hoagland, qui sont visiblement adeptes du New Age, ou quelque religion semblable, ont publié un livre Dark Mission: The Secret History of NASA (la mission obscure, l'histoire secrète de la NASA) qui fait remonter la création de la NASA à l'ingénieur Jack Parsons (mais sa place réelle dans la hiérarchie de la NASA est débattue), un proche du mage luciférien Aleister Crowley (une thèse assez répandue chez les conspirationnistes), dont le symbolisme est directement à l'origine de tous les yeux d'Horus et 666 que nous montre le showbiz à longueur de semaines. La NASA est régulièrement accusée par les partisans du New Age de cacher l'existence d'extraterrestres susceptibles de nous aider, et par les chrétiens au contraire de créer des programmes de contrôle mental de la population pour faire croire aux gens en leur existence (comme avec l'incident de Roswell). Dans ces milieux de la "truth community" il lui est reproché d'inventer des programmes de recherche et de mettre en scène leur succès simplement pour justifier le budget faramineux qui lui est attribué tous les ans, et dissimuler d'autres programmes, secrets ceux-là, au service de l'exploitation des peuples et des ressources de la planète et de son environnement immédiat.

La controverse sur les propos de Steph Curry s'inscrit dans ce contexte là. On ne peut guère en dire plus sur ce sujet à ce stade.

Voir aussi : Au printemps 2018 (article en ligne du 14 mars 2018),  le magazine trimestriel consacré à la publicité pour les montres basé à Singapour et au propriétaire inconnu Revolution faisait sa une Buzz Aldrin faisant l'oeil d'Horus avec une pyramide sur sa veste. L'article en ligne signé par Tracey Llewellyn, rédactrice en chef de Revolution-UK et collaboratrice du Telegraph (surtout sur la question des montres) : "Le 26 avril 2017, Omega a organisé le plus grand événement jamais organisé en Europe. Transformant la vaste galerie Turbine Hall de la Tate Modern de Londres en une station d'atterrissage lunaire avec une légion d'astronautes bordant l'entrée, le dîner célébrait les 60 ans de la montre spatiale par excellence: la Speedmaster. En plus de la troupe d’astronautes potentiels et d’un groupe de stars du mannequinat, de la musique et du cinéma, la capitale britannique a accueilli chaleureusement le dynamique PDG d’Oméga, Raynald Aeschlimann, le fervent hollywoodien George Clooney et l’homme du soir, le Dr Edwin "Buzz" Aldrin." L'article précisait que l'interview par Revolution datait du 25 avril 2017. Aldrin y parle de son père militaire et de sa mère Marion Moon Aldrin (1903-1968), mais sans préciser que l'un et l'autre sont morts suicidés (la mère par overdose de médicaments avec des antécédents de problèmes mentaux dans la famille - NY Times 21 juin 2009).

Starmen avec George Clooney et Buzz Aldrin

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Le langage corporel à l'enterrement de Bush Sr

15 Décembre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Les Stazinis

Une vidéo intrigante : qu'y avait-il dans cette enveloppe qu'ont reçue certaines personnalités présentes aux funérailles de G. Bush Sr et qui ait pu à ce point désarmer Jeb Bush quand sa belle soeur lui en montre le contenu, vers la fin de la cérémonie (si c'est bien du contenu des mêmes enveloppes qu'il s'agit) ?

A voir aussi une analyse amusante en termes de jeu de poker de la saynète précédente : le face-à-face entre Trump et les Clinton (n'oubliez pas que la question des poursuites judiciaires contre Hillary et sa Fondation est toujours sur la table).

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"L'énigme de Jurançon"

14 Décembre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Béarn

Une histoire qui fait la "une" du journal national "Le Journal" du 20 mars 1932 sous le titre "L'ÉNIGME de Jurançon reste impénétrable malgré toutes les enquêtes sur le mort mystérieux"

- DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL -

PAU, 19 mars. — Depuis ce matin, il y a des gendarmes au cimetière, car, de guerre lasse, M. Pedemenjou, maire de Jurançon, s'est finalement résolu, vendredi soir, à aviser le parquet de Pau en la personne de M. Bogue, substitut de M. Reynaud, procureur de la République.

D'un seul coup, l'apparition des gendarmes a fait passer l'affaire du domaine de la fantaisie à celui des choses sérieuses.

« Diable ! cela devient grave », se sont dit les habitants de Jurançon en apercevant les képis galonnés d'argent des représentants de l'autorité; et ceux qui avaient, jusqu'ici, bavardé en toute liberté, sont maintenant rentrés chez eux.

Pour les faire parler, ce ne sera pas facile. Au reste, que diraient-ils ?

Les plus anciens du bourg, parmi ceux qui l'habitaient en 1917. lorsque la macabre supercherie — s'il y a eu supercherie — fut commise, ne savent rien.

C'est ainsi que la chaisière de l'église, Mlle Iboz, qui, depuis 1916, a assisté à tous les enterrements, se perd en conjectures. Le vieux cantonnier, le père Fontebie, qui, malgré ses 80 ans, connaît son Jurançon sur le bout du doigt, et qui, de plus, avait un parent enterré près de la tombe mystérieuse, n'en connaît pas davantage ; M. Goore, qui était maire à cette époque, est mort. Le fossoyeur est mort également ; les menuisiers qui fournissaient d'ordinaire les cercueils étaient au front. Quant au vieux curé, l'abbé Hourcade, qui habite Jurançon depuis 28 ans et qui a pourtant vu passer par son église tous ceux qui sont enterrés dans le cimetière, il n'est pas mieux renseigné que les autres.

''Après tant d'années écoulées et tant de morts qu'il a pieusement conduits à leur dernière demeure depuis 28 Mis, il a quelque excuse de n'avoir que des souvenirs assez vagues. Paisible et calme, il a ouvert tout grands ses registres pour ces messieurs de la gendarmerie qui les ont longuement consultés. Après quoi, escortés de M. Pedemenjou, qui n'était pas mécontent de n'être plus qu'un curieux, les représentants de l'autorité sont aillés questionner le brave Eyto, lequel n'a pu que leur répéter, avec farce gestes et explications, ce qu'il avait déjà dit cent fois.
D'un grand trou. où elles étaient encore enfouies, le fossoyeur a retiré quelques planches et deux poignées garnies d'une couche de glaise noirâtre: puis il a montré les plumes et la croix.

— Vous êtes absolument certain, lui ont demandé les gendarmes, que le cercueil était vide ?

— Sûr comme Je suis là.

Et. à moins que lui-même et son beau-père n'aient été en même temps victimes d'une hallucination invraisemblable, on ne voit pas pourquoi on pourrait mettre en doute ce qu'ils affirment.

Pour le reste, on en est toujours réduit aux hypothèses, et Dieu sait si l'on peut en faire !. Un point, cependant, semble établi.

"C'est bien une bière du pays". a constaté un vieux menuisier de Jurançon. le père Loustolot, après avoir vu les débris du cercueil. Et-à l'état, il y a longtemps qu'il devait être en terre.

Puis, ayant réfléchi, il a ajouté :

— Un cercueil de chêne, tout de même, il n'y en avait pas tellement. D'habitude, ceux qui sont enterrés dans la fosse commune, ce sont de pauvres gens, et on leur fait des bières en bols blanc.

Peut-être, est-ce là la seule réflexion importante qu'il convient de retenir de cette journée où, du maire au dernier des habitants, tout le monde s'est acharné à Jurançon à mettre un nom sur la tombe anonyme. -

Ce cercueil de chêne, aux poignées nickelées, n'était pas celui d'un pauvre. Et. pourtant, on l'a enfoui là où seuls les indigents sont enterrés. Pourquoi ?

Mais que de questions ne pourrait-on pas poser sans leur donner de réponse?

Jusque très tard dans la nuit, les gendarmes ont enquêté à Jurançon : ils sont allés de porte en porte et se sont efforcés de recueillir quelques indices pour alimenter le rapport qu'ils remettront aujourd'hui sans doute au substitut du procureur de la République.

Le parquet de Pau, qui a pris l'affaire en mains, réussira-t-il à tirer au clair cette histoire que tout semble à plaisir rendre indéchiffrable ? N'assurait-on pas, ce soir, que la croix qu'on avait trouvée sur la tombe avait fort bien pu appartenir à une autre sépulture, et qu'il était aussi vraisemblable qu'elle avait pu être grattée pour qu'un autre nom y fût inscrit.

J. PÉDRON.

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L'espion qui faisait croire que Bismarck voulait acheter un vignoble à Jurançon

13 Décembre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Béarn

Voici un récit d'Arthur Le Creps, un Normand orléaniste, aventurier, chasseur de lions, qui posséda de 1863 à 1867 un vignoble à Gelos près de Pau dans son livre "Pro patriâ ! Sus aux espions ! : pétition présentée au Parlement".

"En août 1868, après la bataille de Sadowa, arriva à Pau un jeune Hambourgeois de trente-cinq ans environ. Il portait le nom de Jonas, et il était le premier à rire de sa parenté biblique avec la baleine.

C'était un homme séduisant au possible, très instruit, parlant toutes les langues, excellent musicien, et riche' à pouvoir se passer d'avoir de l'esprit ; il n'en manquait pas, cependant.

C'était le fils d'un des plus gros armateurs de Hambourg. Je fis sa connaissance et tout Pau de ce temps l'a connu. Me Cassou, avocat à cette époque du barreau de cette ville, aujourd'hui membre de la Chambre des Députés, ne doit pas avoir oublié sa physionomie très saillante et il ne compte pas les poignées de main qu'il lui a rendues, comme à l'auteur de ces lignes d'ailleurs.

Jonas était venu à Pau, disait-il, parce que la vue d'un uniforme prussien lui donnait des attaques. Il avait en horreur le caporalisme berlinois, et rien ne paraissait plus sincère que sa haine teutonne, qui grattait déjà au bon endroit notre frivolité gauloise.

C'était le temps où M. Garette, membre du barreau de Pau, fondait l'Indépendant des Basses-Pyrénées. J'écrivais à cette époque dans plusieurs journaux et Jonas, qui m'avait ouvert la rédaction du journal la Situation qui se publiait à Paris avec une subvention du roi de Hanovre, venait chez moi lire les manuscrits de mes articles.

Le grand dada à la mode était alors celui du maréchal Niel voulant organiser sérieusement la garde nationale mobile. C'était le thème que je donnais le plus souvent à mes rabâchages, soutenant que la permanence de l'armée active était la cause du dépeuplement de nos communes rurales, où les soldats ayant goûté de la vie des villes ne voulaient plus revenir, peuplant les administrations de gendarmes, de cantonniers, de sergents de ville, tandis que leurs payses, fatiguées d'attendre, bifurquaient vers la prostitution.

On pense si ces articles écrits certes de bonne foi, signalés à Berlin par Jonas, y donnaient une note agréable.

En janvier 1867, je voulus vendre mon domaine de Gélos. J'étais dans le Calvados, mon département d'origine, quand je lus dans l'Indépendant des Basses-Pyrénées le fait-divers suivant :

« Le prince de Bismarck Schauenhausen, malade, veut se retirer de la direction des affaires étrangères de Prusse. On dit qu'il a l'intention d'acheter une propriété dans les environs de Pau. »

C'était immanquablement Jonas qui avait inspiré cette nouvelle.

Tous les ans, MM. de Bismarck et de Gortschakoff venaient à Biarritz ; ils passaient ensuite quelques jours ensemble à Pau, à l'hôtel de France, d'où l'on jouit de la plus belle vue sur la chaîne des Pyrénées, ayant devant les yeux l'élégant et majestueux pic du Midi d'Ossau, recouvert toujours de sa blanche crinière.

Je m'empressai, sur l'annonce des projets que l'on prêtait au chancelier de Prusse, de lui envoyer une description de Batz et je l'engageai à se faire rendre compte de mon petit domaine, d'une contenance de seize hectares. J'avais pour voisin, lui disais-je, le Ministre de la Guerre de Belgique, le général de Chazal, et d'autres grands personnages français et étrangers.

A vrai dire, je ne faisais pas grand fonds sur ma démarche ; aussi mon étonnement fut-il très grand quand je reçus au bout d'une dizaine de jours, à Caen, une longue lettré autographe d'une écriture très serrée, de M. de Goltz, ambassadeur de Prusse à Paris. Il m'écrivait par ordre du prince de Bismarck, et parlait de moi en termes élogieux qui me stupéfièrent. Quel homme charmant que ce M. de Goltz ! Aussi charmant, en vérité, que je fus naïf en ne voyant pas quelle main se cachait sous la sienne. Sa lettre, par ailleurs tournant à l'idylle, vantait le séjour enchanté de Pau, ses prairies en fleurs, ses cours d'eau délicieux, la fraîcheur de son éternel printemps. Le prince de Bismarck viendrait à la belle saison, il ne manquerait pas de faire ma connaissance, et patati et patata. Pour un ambassadeur en rupture de protocole, sa lettre était d'un abandon charmant. Je la montrai à Jonas, qui en attrapa une colère bleue de Prusse, et sacra pendant quinze jours tous ses jurons tudesques contre ces gueux de Prussiens.

Vous savez comment on attrape des mouches avec du miel, des merles avec de la glu, et des niais, comme je l'étais, avec de belles paroles !

En mai 1867, je vendis ma propriété à un Brésilien en l'étude de Me Rigoulet, notaire à Pau. Et oncques je n'entendis parler des projets du prince de Bismarck d'acheter un domaine sur les coteaux délicieux de Gélos ou de Jurançon.

Jonas resta dans les Basses-Pyrénées jusque dans les derniers jours qui précédèrent la déclaration de guerre. Il était là-bas la coqueluche de tout le monde, et dans ce milieu cosmopolite si accueillant,' si ouvert, il s'était fait une place à part. Reçu dans l'intimité du Préfet de l'époque, M. d'Auribeau recherché dans tous les salons de la société béarnaise, il ne pouvait pas, disait-il, supporter le désoeuvrement. C'est ainsi qu'il se fit attacher comme employé amateur à la préfecture des Basses-Pyrénées, puis, pendant de longs mois, à la Recette Générale (le Trésorier-Payeur général était alors M. O'Quin) ; enfin, à l'étude de Me Bonnemaison, avoué, près le Tribunal civil.

(...) Si l'on veut savoir ce que fit pour la Prusse ce farouche mangeur de Prussiens, qu'on lise les journaux belges de cette époque.

Le brillant cavalier de Pau, le séduisant meneur de cotillon, le désoeuvré charmant dépensant les loisirs de son temps dans les bureaux de nos administrations publiques, avait fait place à un administrateur ' à la poigne de fer, impitoyable aux vaincus et tenant à leur prouver qu'il ne se souvenait de notre hospitalité que pour avoir profité contre la France de ce qu'il avait appris chez elle."

 

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La paix par le glaive

12 Décembre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous, #Grundlegung zur Metaphysik

Je me disais il y a quelques jours : si je dirigeais des services de barbouzes, pour dynamiter le mouvement social des gilets jaunes j'organiserais une petite opération sanglante, un attentat. Quoi ? vous croyez que ça ne se fait pas ? Regardez un peu sur Internet toutes les zones d'ombre qui entourent le 11 septembre 2001, le Bataclan, Manchester, Las Vegas. Toutes les opérations montées de toute pièce de la fausse attaque de la baie du Tonkin à Racak. Recherchez tout cela sur Google. Alors une fusillade de plus une de moins. Cette fois ci à Strasbourg un "fichier S" qui venait juste de faire l'objet d'une perquisition... Et voilà, les bonnes âmes demandent une "trêve des manifestations". Ben voyons... Il y a des petits malins (toujours les mêmes) qui sauraient bien faire bouillir un peu plus la cocotte minute façon Italie des années 70, stratégie de la tension, opération Gladio, histoire que les gens en viennent à supplier nos élus d'instaurer un état d'urgence en bonne et due forme. Les Macroniens ou ceux qui les manipulent auraient tort de se gêner. Le parti de notre président est encore crédité de 20 % d'intentions de votes aux européennes.  On est loin des 5 % totalisés reçus par beaucoup de présidents sortants au service de banquiers internationaux quand ils ont tenté de se faire réélire. Avec 20 % d'intentions de votes et beaucoup d'idiots dans les grandes villes pour vous soutenir on peut se permettre encore beaucoup de manipulations pour intimider l'adversaire, le diviser. La base électorale est suffisante. De toute façon en face qu'a-t-on ? La "France de Johnny", dit-on, celle qui bouffe chaque jour une news (sur YouTube, MSN, etc) sur un chanteur décédé il y a plus d'un an - un type qui se vantait d'avoir vendu son âme au diable. Macron fait des cornutos avec Trump, les gilets jaunes consomment des produits occultistes. Pas sûr qu'on avance bien loin dans cette dialectique...

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La couverture de The Economist

9 Décembre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Grundlegung zur Metaphysik, #Les régimes populistes, #Débats chez les "résistants"

Comme tous les ans, la couverture de The Economist (la revue libérale anglaise qui appartient aux Rothschild), consacrée aux phénomènes phares inscrits à l'agenda de l'année à venir, du fait des  signes ésotériques qu'elle met en scène, nourrit beaucoup de spéculations. Certains avaient voulu voir dans celle pour 2015 une annonce de l'attentat du Bataclan. Voici aujourd'hui des réflexions sur celle de fin novembre 2018 qui fait sa "Une" sur le monde en 2019. Le luciférisme crève les yeux - les quatre cavaliers de l'Apocalypse, la référence à MeToo, la société sans monnaie, la manipulation de l'ADN. Certains éléments sont plus abscons. Voici par exemple dans la vidéo du 28 novembre ci-dessous une exégèse subtile (en anglais) des lettres qui entourent le portrait de Trump. L'auteure, "Relevant Truth" ("Vérité pertinente"), s'y lance dans une analyse de la signification de ces lettres en chimie pour rapprocher cela d'une possible politique de déversement de lithium contre la population visible dans les "chemtrails" aériens (une hypothèse sur laquelle j'ai déjà exprimé mon scepticisme il y a cinq mois dans ce billet).

On notera avec intérêt les nuances intéressantes apportées par les commentateurs de la vidéo sur You Tube.

"Je suis physicien, dit l'un, et je pense que vous confondez volatilité et réactivité. Le lithium est un métal alcalin et, comme tous les métaux alcalins (première colonne, tout en dessous de l'hydrogène dans le tableau périodique des éléments), il est très réactif. C'est pourquoi ces éléments ne se trouvent pas dans la nature et ne sont pas liés à quelque chose. Le lithium n'est pas volatil. S'il est vrai qu'on pulvérise dans le ciel du lithium ou des composés de lithium et d'autres métaux tels que le baryum, l'aluminium et le strontium, et il est fort probable que les rayons cosmiques soient absorbés et déviés lorsque nous descendons vers le Grand Minimum Solaire avec une faible protection contre les champs magnétiques. Et sans doute, il pourrait y avoir une intention à buts multiples. Le lithium aurait tendance à calmer la population et à la rendre plus docile quoi qu'ils aient prévu et quels que soient les niveaux de conscience au cours des prochaines semaines ou des prochains mois. (Effondrement économique, guerre, réinitialisation, cataclysmes à venir)"

Un autre plus radical et terre à terre note tout simplement : "La lettre signifie évidemment - C = chin menton (montrant son menton) M = mouth bouche (montrant sa bouche) N = nose nez (montrant son nez) E = eyes yeux (montrant ses yeux) H = hair cheveux (montrant ses cheveux) A = Arc P = Perspective, il s'agit d'une mesure de la profondeur utilisée classiquement par les artistes de la Renaissance. Je ne sais foutrement pas de quoi vous parlez avec votre p*tain de conspiration sur les antidépresseurs lmao"

Un cas d'école de surinterprétation contre-productive ?

Jusqu'à preuve du contraire, j'ai quand même tendance à penser que cette thématique des "chemtrails" rend un peu fous tous ceux qui l'abordent. Certains n'ont pas hésité à avancer qu'aux obsèques de George Bush Sr il y a peu les chaussettes enfilées sur les pieds du cadavre (en hommage à ses années de service dans l'armée de l'air - il y avait des bombardiers dessus) y faisaient implicitement référence...

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Uchronie

9 Décembre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Ecrire pour qui pour quoi, #La Révolution des Montagnes, #Grundlegung zur Metaphysik

Le blogueur qui n'a aucun lecteur ne doit pas se poser trop de questions, car ce qu'il écrit n'a aucun impact. Celui qui a mille lecteurs par jour non plus car il doit se percevoir lui-même comme une sorte d'institution et ne pas trop se soucier de son auditoire. Les choses sont un peu plus compliquées, je trouve, qui, comme moi, n'ont ni un lectorat insignifiant, ni un public devenu abstrait du fait de son volume. Mon blog garde un peu aux yeux de son auteur le caractère d'une lettre adressée personnellement à des individus potentiellement identifiables, même si leurs visages sont perdus dans l'anonymat des statistiques d'Overblog, et donc on ne fait jamais totalement l'économie de la question "qui donc va me lire ?". Et au delà de cette question, il y en a une autre : "quel billet vont-ils lire ?".

Car à ce sujet il y a souvent des surprises. Le 15 novembre dernier, un individu qui a l'air d'être une femme (d'après le style de son intervention, mais je peux me tromper), sous le pseudonyme "44cesserdenuire9" est allé déterrer, pour le commenter, un mien article du 29 mai 2011 "L'affaire Tron et l'Eros municipal". J'avais oublié l'existence de ce billet, qui lui-même renvoyait à mon passage à Draveil, le 14 novembre 2009, pour un concours de roman dans lequel était présenté mon terrible "La Révolution des Montagnes". La lectrice avait dû trouver cet article sous l'empire de la dictature des médias qui, en ce mois de novembre 2018, nous bombardait à nouveau avec l'affaire Tron. Comme je ne crois plus au hasard, j'ai songé que ce commentaire était là pour me faire penser à cet enfer dans lequel est tombé ce pauvre M. Tron. Enfer de l'ambition politique et du désir charnel, cela va souvent ensemble (voir le livre Sexus Politicus). A supposer même qu'il n'ait pas harcelé ses employées, on voit bien qu'il était englué dans des ambiances où les stratégies sexuelles, les convoitises, et les accusations étaient monnaie courante. J'ai connu cela aussi à Brosseville. C'est monnaie courante dans l'univers du pouvoir municipal, comme, je suppose, au sommet de l'Etat. Qui plus est M. Tron était dans les marécages de la réflexologie plantaire, un monde que j'ai un peu connu aussi vers lequel je ne conseillerais à personne de se tourner tant il est spirituellement très trouble...

Donc, oui, disais-je, on ne sait jamais qui lira quoi. Et l'on ne sait jamais jusqu'à quel point il faut délaisser parfois l'actualité (les gilets jaunes, Trump, la marche du monde), pour revenir un peu à des considérations plus personnelles, en précisant notamment pour les nouveaux venus on est encore d'accord ou pas avec ce qu'on écrivait il y a 5 ans, il y a 11 ans. Tenir ce blog pourrait être un travail à temps plein, mais, à suppose que le loisir m'en fût donné, je suppose que j'ennuierais bien mes lecteurs avec toute ma philosophie, et ce serait peut-être en pure perte car la plateforme Overblog peut fermer demain et je n'ai pas gardé de sauvegarde de tous mes textes. Les blogs sont un art de l'éphémère comme la sculpture sur glace. Les livres aussi, d'ailleurs, en un sens, quiqu'à une autre échelle temporelle. Combien de livres publiés il y a 20 ans sont-ils aujourd'hui introuvables.

Qu'est devenu M. Tron ? Qu'est devenue sa collaboratrice qui prêtait sa voûte plantaire ? qu'est devenu le lecteur ou la lectrice anonyme qui en novembre avaient à coeur de demander justice dans cette étrange affaire municipale ? Le monde de décembre n'est plus celui du mois précédent. M. Tron n'intéresse plus personne devant les blocages des routes par les Français jaunes canaris. Et les gens vont chez leurs réflexologues sans se poser trop de questions. Lecteurs tenez vous tout de même à l'écart de ces chinoiseries...

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Le Mexique, la légalisation de la drogue et Soros

4 Décembre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Les régimes populistes, #La gauche, #Colonialisme-impérialisme, #Le monde autour de nous, #George Soros

En septembre 2013, George Soros et David Rockefeller rencontraient à New York le président uruguayen de gauche et ancien guérillero, Pepe Mujica. Parallèlement il finançait via l’Open society à hauteur de 60 % une campagne publicitaire à 100 000 dollars en faveur de la légalisation la production et la vente de Marijuana  et envoyait une experte américaine auprès du parlement uruguayen . Trois mois plus tard le pays légalisait cette commercialisation et la consommation à hauteur de 40 grammes par personnes par mois soit deux « joints » par jour , tandis que commence à émerger un marché de ce produit pour lequel apparaissent des sociétés de fabrication cotées en bourse . Le sénateur d’opposition Pedro Bordaberry ne s’est pas privé de citer à cette occasion des reportages de journalistes uruguayens selon lesquels l’accord entre Soros et Mujica sous couvert de couper l’herbe sous le pied des mafias de narco-traficants, pourrait être lié à un projet du groupe Monsanto (dont Soros était en 2014 le deuxième principal actionnaire) pour diffuser une semence de marihuana génétiquement modifiée mise au point par GW Pharmaceuticals (avec toutes les menaces que cela peut faire planer sur les petits paysans de la région).

Il semble que le Mexique, dont le nouveau président de gauche Andrés Manuel López Obrador vient d'être intronisé officiellement, soit sur le point d'emboîter le pas de l'Uruguay. Le bras droit du nouveau président est l'avocate Olga Sanchez Cordero, une ancienne hippie qui soutient l'avortement et le mariage gay. En 1995 le président Ernesto Zedillo l'a nommée Ministre de la Cour Suprême. Coïncidence frappante : le 24 septembre dernier Zedillo a refait surface en se rendant à Mexico pour demander publiquement la dépénalisation de la drogue. Aujourd'hui il est directeur du Centre d'études sur la mondialisation et professeur d'économie et de politique internationales à l'Université de Yale. Le projet du Centre sur la réforme de la politique mondiale en matière de drogue est financé par The Open Society Foundations, dirigé par George Soros (voir l'article d'Hector Moreno sur Actuall.com ).

Selon Moreno, pendant près de dix ans, Zedillo et d’autres anciens présidents latino-américains, tels que César Gaviria (Colombie) et Fernando Henrique Cardoso (Brésil) , ont encouragé la légalisation des drogues par l’intermédiaire de la Commission latino-américaine sur la drogue et la démocratie, également financée par Soros. Les lobbyistes de Soros pour cette cause au Mexique seraient Olga Sánchez Cordero, Esteban Moctezuma Barragán, nouvelle secrétaire à l'Education, et Elba Esther Gordillo, une militante féministe célèbre dans son pays récemment libérée après avoir été condamnée à de la prison pour le détournement de 2 milliards de pesos.

Soros a investi beaucoup dans la défaite électorale du président sortant Enrique Peña Nieto.  Par le biais de l'Open Society et de Human Rights Watch (qu'il finance également), le milliardaire a parrainé des enquêtes qui ont accusé les forces armées mexicaines d'avoir commis des crimes contre l'humanité dans la guerre contre les cartels du narcotrafic (dans l'affaire des étudiants de l'école d'Ayotzinapa notamment), avec les mêmes méthodes qu'il a tenté aux Etats-Unis de discréditer la police à travers la propagande du groupe Black Lives Matter.

C'est peut-être la raison pour laquelle, juste avant la fin de son mandat, le président sortant Peña Nieto a remis au gendre de Donald Trump Jared Kushner l'ordre de l'aigle aztèque en signe de "reconnaissance pour le travail constructif et visionnaire de M. Kushner" au service du rapprochement entre les deux pays. Une façon de dire : "M. Trump, continuez à nous aider à sortir de l'emprise de l'Open Society Foundation" ?

Les amis de Soros sont aujourd'hui au pouvoir. Des lobbys de droite comme l'Union nationale des pères de famille demandent que le nouveau président ne prenne pas de mesure en matière de dépénalisation sans recours au référendum. Il n'est pas sûr qu'ils soient entendus.

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Yann Moix sur M Pokora : un commentaire à double sens ?

3 Décembre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Grundlegung zur Metaphysik, #Christianisme

Vous voulez mon avis ? Cette vidéo virale de Yann Moix, le poulain de Bernard-Henri Lévy, reprise par Yahoo, Voici, GQ etc, s'exprimant sur la couverture de l'album (très occultiste, sur fond de pyramide) du chanteur M Pokora (l'homme au pentagramme tatoué sur la main gauche et aux références rosicruciennes sur le cou)  à l'émission Les Terriens du samedi 1er décembre

"C’est un croisement foireux entre Freddie Mercury, un tripier de feu les abattoirs de La Villette et le professeur Choron. Le tout dans une veste un peu Michael Jackson ventripotent… »", s’est "moqué" Yann Moix. Avant d'enchaîner avec la pochette de l’album, révélée le 23 novembre dernier. "C’est un mélange de couverture de manuel de scientologie, de pochette d’album d'Iron Maiden, de jaquette de cyber porno et d’affiche de bowling karaoké au centre commercial de Vélizy 2. " Y. Moix a fait mine de croire aussi qu'il y avait dans cette vidéo une référence aux origines égyptiennes du chanteur Claude François. "La grande différence, c'est que Claude François a été électrocuté alors que M. Pokora, il faudrait peut-être le débrancher " a-t-il conclu.

Moix aligne exactement une série d'artistes connus pour leurs liens avec les cultes sataniques M. Jackson, Iron Maiden, F. Mercury et glisse une opportune référence à la Scientologie fondée par un disciple d'Aleister Crowley. Qui peut croire qu'il s'agit d'un hasard ? Il se peut que cette critique "assassine" ait été un message à l'intention de certains "petits camarades" de M. Moix un peu comme l'humiliation rituelle de Julia Roberts à l'émission d'Ellen Martha Stewart aux USA la veille, le 30 novembre. Ces clashes publics rituels sont monnaie courante dans les sociétés secrètes, et celui de Yann Moix rassemblait des références trop précises pour être  pris pour une simple critique "classique" d'un écrivain ou un journaliste "ordinaires" sur un artiste "ordinaire". Tout cela est visiblement codé. Les amateurs d'énigme pourront essayer de deviner ce que Vélizy fait au milieu de tout cela. Il est très probable que les références aux tripiers de la Villette et à Vélizy 2 soient vraiment de l'humour, mais les autres éléments de comparaison sont trop bien choisis pour pouvoir être anodins.

Bien sûr on peut aussi plaider qu'en France l'occultisme est moins présent qu'aux Etats-Unis dans les médias. Et donc par exemple quand le groupe féminin L E J (elijay - euh, comme Elijah ?) affiche des cornutos sur la pochette de son album, s'habille en noir et blanc ou chante sur un damier maçonnique après avoir gravi un escalier initiatique (clip de Can't hold us) c'est sans savoir les connotations de cette symbolique, et que donc la pub que leur fait Yann Moix à "On n'est pas couché" en 2015 est "naturelle", et indépendante de connivences "d'arrière cour". Mais il faudrait creuser. Les LEJ sont sous contrat avec Live Nation Entertainment basé à Beverly Hills qui investit dans une salle de spectacle à la façade très suggestive, le Big night Live, à Boston (voir ci-contre) et reprend des hits de stars américaines versées dans les symboles occultistes comme Major Lazer et Rihanna. Les liens de tous ces gens avec les réseaux internationaux sont peut-être sousestimés.

Moix a déclaré dans la revue de BHL, « La Règle du jeu » en 2007 : " Ce que j’aime aussi dans le judaïsme, c’est l’absence de Dieu. Dans le judaïsme, c’est d’abord l’athéisme que j’adore ! ". Une tirade très "hollywoodienne" que son ami Polanski a sans doute applaudie, et pas mal de cercles frankistes aussi.

On me dira : à supposer qu'il y ait un double sens dans les critiques de M. Moix à la TV, quel est l'intérêt d'en avancer l'hypothèse, au demeurant indémontrable ? Hé bien, s'il est vrai que l'occultisme tire sa force de son aptitude à s'afficher aux yeux de tous sans éveiller la réprobation de quiconque, peut-être commencer à jeter un regard soupçonneux sur les gens qui en manipulent les signes et les références sur les plateaux de nos grands médias peut-il nous aider à nous protéger de ses effets.

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