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Le blog de Frédéric Delorca

Loïc Chaigneau et le dialogue marxisme-christianisme

30 Septembre 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Philosophie et philosophes, #La gauche, #Christianisme, #Débats chez les "résistants"

Ma conversion et mon intérêt maintenant pour la sémiologie apocalyptique ne me font pas dédaigner complètement mes apprentissages antérieurs en philosophie et en sociologie. Il y a une raison profonde à cela. Un chrétien doit placer la Révélation scripturale au dessus des spéculations humaines, et donc aussi de la raison humaine, tout en laissant également une place à l'action de l'Esprit saint dans sa vie quotidienne pour l'éclairer. Mais ce principe ne saurait faire regarder comme vaine toute rationalité. Ce serait là céder à une facilité qu'apprécient les charismatiques mais qui peut faire verser dans un obscurantisme dangereux. Le Livre de la Sagesse dans l'Ancien Testament, la désignation de Jésus comme Logos dans l'Evangile de Jean, le fait que Saint Paul se soit donné la peine d'argumenter devant l'Aréopage d'Athènes sont une preuve que cette fonction rationnelle introduite par Dieu en l'homme n'est pas supposée être éradiquée, même s'il convient de fortement l'endiguer et d'empêcher sa fétichisation orgueilleuse.

L'histoire du christianisme occidental est celle de la difficile localisation de la place légitime de la raison, avec des poussées en sa faveur (dans la scolastique, dans le classicisme de Bossuet, dans le christianisme libéral français - quoique ce fût avec une coloration romantique très sulfureuse, comme pour les théologies de la Libération au siècle suivant) et des retours vers l'intuition charismatique en réaction (le mysticisme du XVII ème siècle, la charge de Léon Bloy contre les dominicains et contre le christianisme de salon à la fin du XIX ème siècle etc).

Un enjeu important de cette place à donner à la rationalité est de savoir quel poids il faut accorder aux lois de l'économie, car dans cette thématique se glisse toute la problématique de la pauvreté matérielle et culturelle, et celle du juste salaire qui est très importante déjà dans le Nouveau Testament (mais aussi dans l'Ancien), ce qui signifie qu'elle l'est aussi pour Dieu, ce que les chrétiens bourgeois évidemment évitent de prendre en considération en se contentant de diaboliser le communisme et les mouvements révolutionnaires. Si l'on est purement charismatique, on se borne à mener une action spontanée inspirée au service des pauvres comme l'a fait Savonarole à Florence avec tous les égarements apocalyptiques que cela a entraîné (car aucune inspiration n'est à 100 % exempte d'influence démoniaques). Si l'on laisse une place à la raison, il faut entretenir une forme de dialogue avec les sciences sociales athées (marxisme, bourdieusisme etc), sans se laisser prendre au piège de leurs présupposés antéchristiques mais en conservant seulement ce qui dans leur méthode d'analyse relève d'un exercice de la raison et d'une défense du bien commun conformes aux lois divines.

Dans le cadre de ce "maintien du dialogue", j'ai été intéressé par les prises de position du jeune Loïc Chaigneau, ancien professeur de philosophie de lycée, et membre du Parti communiste français, marxiste "classique", qui peut m'être sympathique à la fois parce qu'il défend une position réellement conforme aux intérêts des classes populaires françaises (refus du pass vaccinal anti-Covid, refus des mythes écologistes, défense de la démocratie directe et de la sortie de l'Union européenne), et parce qu'il adhère aussi dans le même mouvement au christianisme révolutionnaire.

Il faudrait prendre du temps pour discuter des thèmes qu'il traite dans ses vidéos et dans le cadre de son "Institut Homme Total". Je me contenterai simplement pour l'heure de brèves observations. Lorsqu'il instruit le procès du bourdieusisme ou du spinozo-bourdieusisme dans cette vidéo contre le salaire universel recommandé par Frédéric Lordon, il relance le vieux débat entre idéalisme et matérialisme dialectique, en reléguant Bourdieu clairement dans le premier camp (Bourdieu étant pour lui réduit à sa composante wébérienne), là où Marx permettrait de penser une praxis des classes populaires, beaucoup plus fondamentale et efficiente, par delà le jeu des catégorisations. Il s'agit là d'un procès ancien fait à Bourdieu qui néglige le fait que celui-ci entendait synthétiser à la fois Weber-Durkheim et Marx dans un structuralisme à la fois linguistique et pratique, pour intégrer en quelque sorte toutes les interactions ou inter-implications pourrait-on dire entre la structure et la superstructure. Bourdieu prétendait laisser toujours une place à la praxis, contrairement à ce que laisse entendre Loïc Chaigneau.

On peut penser qu'il le faisait insuffisamment parce qu'il laissait une place excessive au constructivisme néo-kantien qui réduit la réalité sociale à des représentations. C'est ce que j'ai développé il y a plus de dix ans maintenant dans mon article sur Bourdieu et Chomsky ici. Loïc Chaigneau combat cette dérive qu'il qualifie de "contre-révolutionnaire" au nom d'une philosophie de l'histoire (que l'on peut qualifier d'eschatologique) qui restitue à la praxis sociale son autonomie indépendamment du langage. La révolution devrait être pensée à partir de cette praxis seule, et à partir des contradictions systémiques qu'elle révèle. Je ne sais pas trop ce que cela peut signifier concrètement. Ce que je sais c'est que cette analyse du sens de l'histoire ne peut pas reposer sur un matérialisme dialectique, puisque la matière par elle-même ne pense pas. Sauf à la considérer sous l'angle du travail et la praxis le partenariat entre Dieu et l'âme humaine (l'idée promue par le Nouveau Testament que Jésus partage le joug avec ses disciples), dans la définition concrète au niveau du travail d'un horizon social nouveau. C'est peut-être ce que Loïc Chaigneau désigne quand il fait référence dans une autre de ses vidéos au fait que le Royaume de Dieu est à la fois à venir et toujours déjà. Mais cela pose un problème premièrement à l'égard du marxisme : car si c'est de la présence de Dieu qu'il s'agit, il n'est plus question ici d'une matière qui se donne à elle-même ses propres loi, et pourquoi devrait-on étudier les lois qui régissent les facteurs de production, si l'issue historique peut dépendre du lien privilégié de l'âme à Dieu, ou au diable d'ailleurs (comme on le voit souvent avec l'émergence des leaders providentiels ou démoniaques dans l'histoire des peuples) ? Le deuxième problème est à l'égard du christianisme : concevoir le Royaume de Dieu comme simplement un horizon d'émancipation sociale, c'est, comme Joaquim de Flore, intercaler un possible millénarisme avant la fin définitive des temps (ce que je retrouve aussi dans les prophéties catholiques sur le Grand Monarque). Mais intercaler des millénarismes, des sortes d'Age d'Or de Saturne, qui retardent la fin dernière, c'est possiblement désarmer les croyants qui sont censés veiller spirituellement, et au contraire les endormir sous un règne antéchristique (car George Soros et Bill Gates peuvent très facilement vous pondre un Grand Monarque ou une République communiste égalitaire dont ils tireront les fils en vous disant : voici le Royaume de Dieu sur Terre). Et c'est aussi ré-introduire la possibilité d'un temps cyclique chère au paganisme et à l'hindouïsme (et à sa synthèse New Age), dans lequel les apocalypses ne seraient que des événements périodiques sans que la regénérescence complète du monde matériel et spirituel ne soit vraiment envisageable.

Si, comme le laisse entendre Loïc Chaigneau la révolution n'est pas seulement affaire de déterminations (ou de volonté divine) mais aussi de volonté humaine (de participation de nos âmes), ce qui est effectivement conforme à l'image du partage du joug dans l'Evangile que je citais plus haut, alors on peut penser aussi que l'Apocalypse finale ne peut être le fruit que d'une volonté conjointe de Dieu, des incroyants et des croyants. La somme des trois étant ce qui aboutit à la révélation de l'Antéchrist et au retour de Jésus. Mais si le Royaume est pensé en des termes économicistes marxistes sous la catégorie de la fin de l'exploitation (ou de la fin du néo-fascisme capitaliste actuel), je crois qu'on ne fera que retarder cette Apocalypse, et donc retarder la venue de ce que doit être réellement le Royaume de Dieu, un Royaume dont l'économie n'est qu'une  partie et non pas le centre.

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Piraterie internationale : libération de la numéro deux de Huawei

29 Septembre 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #Les Stazinis, #Peuples d'Europe et UE, #Le monde autour de nous

Dans le cadre d'un échange de prisonniers le Canada Meng Wanzhou, numéro deux (et fille du numéro un) du géant chinois des télécoms Huawei qui avait été placée en résidence surveillée par le gouvernement d'Ottawa dans l'attente de son extradition a été libérée. Le placement en résidence surveillée de l'intéressée procédait d'une application de la loi américaine aberrante au regard du droit international qui permet aux autorités judiciaires fédérales de poursuivre n'importe quelle société étrangère (principe d'extra-territorialité) faisant du commerce avec l'Iran. Les Chinois ont analysé à juste titre cette affaire comme une volonté de fausser la concurrence et d'exercer des pressions politiques sur Huawei. Pour eux la libération de leur ressortissante est une victoire diplomatique car elle avait mis un point d'honneur pour sa dignité et celle de son pays à refuser de plaider coupable (alors que le système américain  persuade en général la plupart des accusés y compris innocents à plaider coupable pour obtenir des réductions de peine).

La presse française souligne que l'arrestation avait eu lieu il y a trois ans sous pression de Trump, mais c'est une fois de plus une façon de dédouaner facilement l'establishment américain dans son ensemble, alors qu'on a vu de quoi il était capable à l'occasion de l'affaire des sous-marins australiens.

L'affaire Meng Wanzhou rappelle l'arrestation en 2013 à New York du cadre d'Alstom Frederic Pierucci qui avait permis aux Etats-Unis de mettre la main sur notre fleuron industriel national. La presse chinoise rappelle que 29 sociétés européennes ont dû payer à la justice américaine des amendes de plus de 100 millions de dollars du fait de l'extension extraterritoriale (impérialiste) de la portée du Foreign Corrupt Practice Act. La piraterie judiciaire de Washington n'épargne personne.

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Qui jette un oeuf...

29 Septembre 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous

Un oeuf dur lancé sur l'épaule du président à Lyon, et c'est l'internement d'office en hôpital psychiatrique à la demande du parquet. Il y a comme une petit parfum d'URSS dans cette affaire...

A Saint Vincent et les Grenadines, par contre, la répression se fait plus classique. Annama Lewis, la dame accusée d'avoir lancé une pierre au Premier ministre dans le cadre de la manifestation des soignants et enseignnts contre la vaccination a été libérée mais de nouvelles charges sont retenues contre elle en vue d'un nouveau procès. Il semble que la police n'ait pas toutes les preuves requises contre elle. D'autres arrestations controversées ont eu lieu : Deux cousins Adriana King, 41 ans, enseignante, et Kenson King, ancien officier de prison, ainsi que 9 autres personnes ont été arrêtés sur la base de leurs posts sur Facebook, puis en septembre Kay Bacchus-Baptiste, candidat à la députation,  un animateur de radio, ainsi que le secrétaire général du principal parti d'opposition. Les manifestations qui dégénèrent ça sert aussi à ça...

 

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La gauche pro-vaccin

26 Septembre 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #coronavirus-vaccination-big pharma, #La gauche, #Le monde autour de nous

Parmi les régimes qui revendiquent une alternative au capitalisme, seule la Corée du Nord a refusé le programme Covax (le dispositif mondial de distribution des vaccins anti-Covid) et les dons de vaccins anti-Covid chinois et sud-coréens. Le Nicaragua, lui, vient de recevoir des AstraZeneca via l'Espagne. Et Telesur au Venezuela vante le vaccin cubain, en utilisant la même symbolique de l'hexagone que le Forum économique mondial (voir à gauche).

La gauche est ici victime de son progressisme, qui nourrit sa foi aveugle en la science et lui fait assimiler les récents vaccins à l'ARN messager aux vaccins "classiques" contre la poliomyélite et autres sans questionner le détournement de la science par des grands laboratoires avides de profits à court terme et imprégnés d'une idéologie dépopulationniste. En France, les syndicats ont été partagés entre demande d'accès de tous aux vaccins et soutien aux soignants qui refusaient l'obligation vaccinale. Au niveau municipal, par deux notes des 20 et 25 août 2021, la mairie communiste de Nanterre n'a pas hésité à imposer la vaccination obligatoire à tous ses agents territoriaux sans que cela ne soit exigé par aucune loi. Ce n'est probablement pas la seule dans ce cas.

La timidité de la gauche rappelle celle du temps où elle renonçait à organiser de grandes manifestations contre l'ingérence impériale en Serbie, en Libye, en Syrie.

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La matière noire des clips et le graphène

26 Septembre 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Grundlegung zur Metaphysik, #Le monde autour de nous, #coronavirus-vaccination-big pharma

Beaucoup de spéculations ont été développées sur la matière visqueuse noire qu'on voit sortir des visages et des corps des gens dans beaucoup de clips, par exemple dans la chanson de la sataniste Billie Eilish "When the party's over".

 

Ou Lady Gaga ici :

Ou le film Venom (2018) :

Certains ont rapproché cela de l'espèce de suie noire qui sort des sarcophages égyptiens. Mais d'autres explorent une autre piste (pas forcément exclusive d'ailleurs de la référence ésotérique à l'Egypte) : ces clips n'annonceraient-ils pas le graphène noir qui pourrait bien se trouver dans les vaccins, dont la formule chimique est symbolisées par des hexagones popularisés notamment par le programme Cyberpolygon du Forum économique mondiale. L'oxyde de graphène ou ferrofluide que l'on peut activer à distance avec un aimant a en effet des caractéristiques qui évoquent beaucoup cette suie.

Ce weekend, la nouvelle couverture du supplément dominical du Guardian accroît le soupçon. On y voit la jeune Greta Thunberg, icône de l'écologie - dont la dictature va de pair avec la dictature sanitaire, d'autant que Thunberg a été recrutée comme experte coronavirus par la chaine CNN au printemps 2020, souvenez-vous.... - couverte d'une sorte de glue sombre... Enfin... couverte à moitié... car la photo bien sûr s'arrange pour qu'un oeil reste ouvert, comme c'était déjà arrivé dans des photos antérieures, référence à l'oeil d'Horus des occultistes.

Bon, on nous dit qu'elle est recouverte de "pétrole". Mais nous ne sommes pas censés les croire. La matrice nous montre depuis des années cette matière noire, et les "marées noires" d'hydrocarbures figurent, elles, 10 000 fois moins dans les représentations collectives (dans la Matrice) que cette glue mystérieuse omniprésente dans le clips. De sérieux arguments plaident pour qu'en ces temps de grande tromperie (voyez l'analyse que j'avais faite du clip "deceiver"/trompeur de la DJ favorite d'Emmanuel Macron en septembre 2018, issue d'un pays qui vient d'introduire la biométrie sans contact dans le programme national de vaccination ) cette photo ne représente pas ce qu'elle prétend être et, seulement, vienne faire système avec un autre dispositif de représentation destiné à "engluer" notre inconscient dans la matière noire manipulable à distance, comme les vaccins sont en train d'engluer nos corps.

 

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Souvenirs d'une marginalisation

25 Septembre 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous, #Souvenirs d'enfance et de jeunesse, #coronavirus-vaccination-big pharma

Aujourd'hui, en songeant à toutes les discriminations et diabolisations que nous, les non-vaccinés, allons probablement subir dans les années qui viennent, je me suis souvenu d'une persécution bureaucratique que j'avais subie, le 20 décembre 1999 aux côtés d'une Belgradoise que j'avais accompagnée au consulat de France à Budapest quand son pays, la République fédérale de Serbie, était sous embargo, et n'avait plus de relations diplomatiques avec le nôtre. Voici le récit de cette journée d'humiliation, que j'avais à l'époque publié sur le site "Resistance.org". Des gens m'avaient alors objecté : "Oh vous savez, cela tous les Africains le vivent dans les consulats de France de leurs pays respectifs". J'en étais bien d'accord, mais pour les Serbes, il s'y ajoutait une dimension : c'est que les autorités morales du monde entier leur donnaient tort et leur disaient (à tort) qu'ils étaient responsables de ce qui leur arrivait (ce que personne n'eût eu l'idée de dire aux Africains). On se souvient de la « Une » du Courrier International du 18-24 février 1999 qui présentait un jeune nationaliste extrémiste au visage bariolé sous le titre « Les Serbes, comment une nation fabrique son malheur ». Ou encore, sous la plume de Bernard-Henri Lévy (Le Monde 8 avril 1999) : " les civils qui à Belgrade manifestent contre les frappes sans avoir un mot de protestation contre l'horreur de la purification ethnique... ils ont beau venir danser tous les soirs... ils se sont mis eux aussi, et pour longtemps, au ban de l'Europe et de ses valeurs ". La "purification ethnique", à l'époque, était bien sûr tout aussi imaginaire (voyez mon livre) qu'aujourd'hui "la pandémie très meurtrière", "l'impossibilité de la juguler par des traitements et par l'immunité collective", "la fiabilité des vaccins" etc. Et à l'époque il y avait tout autant de chiens enragés drogués par les médias pour demander toujours plus d'intervention militaire contre les Serbes, toujours plus de restrictions économiques, toujours plus de violence contre les boucs émissaires.

Bientôt les non-vaccinés seront eux aussi jugés responsables de leur marginalisation. Et je me dirai qu'au moins j'aurai eu un entraînement précoce, à 29 ans, en 1999, pour comprendre dans quel monde je vivais et me retrouver parmi les exclus de la civilisation...

                    Les Serbes au consulat
                        
Samedi 20 décembre 1999 – 11 heures - Marina, mon amie serbe d’origine juive, et moi, entrons dans le jardinet du consulat de France à Budapest. C’est une petite bâtisse dans le quartier des ambassades, à deux pas de la place des Héros. Les Yougoslaves qui veulent se rendre en France doivent réclamer leur visa ici depuis la rupture des relations diplomatiques entre les pays de l’Union européenne et Belgrade en février dernier.

C’est déjà la deuxième fois de la journée que Marina s’y rend. Elle a dû se présenter une première fois à 6 heures du matin, faire la queue pendant deux heures, puis elle a pu remettre son dossier de demande de visa – un gros dossier bourré d’attestations professionnelles et de pièces médicales qu’elles s’est démenée pour constituer à Belgrade. On lui a dit de repasser à 11 heures, sans autre explication. Elle ignore si elle aura ce qu’elle veut aujourd’hui ou si elle devra revenir encore.

Nous poussons une porte lourde. A ma surprise, quand je demande aux gendarmes où se trouve le service des visas, on me répond que, si Marina est déjà venue le matin à 6 heures, elle doit attendre près de la porte en bas de l’escalier de marbre. C’est un espace très réduit entre la porte et la première marche, avec un banc pour qui désire s’asseoir. Nous nous installons là. Au bout de quelques minutes déjà une dizaine de gens nous entourent. Ce sont tous des Yougoslaves, comme Marina, priés d’attendre au bas de l’escalier, non pas en file, ni dans aucun ordre précis. Et attendre pour quoi ? personne ne le sait. De temps en temps (tous les quarts d’heures) quelqu’un en haut des marches crie « deux personnes », « une personne ». Ainsi deux jeunes arrivés après nous nous grillent la priorité et foncent dans les escaliers. Marina prend les choses avec philosophie.

L’attente est interminable, surtout quand on ne sait pas pour quoi l’on attend, ni jusqu’à quand. Marina dit en anglais qu’il y a une autre file d’attente en haut, au premier étage, et qu’en fait on attend… d’avoir le droit d’attendre.

L’homme qui criait « deux personnes » descend les escaliers. C’est un type de 30 ans, brun vêtu de noir, à l’accent hongrois, aux cheveux courts façon SS. Il prend les gens à partie d’une voix autoritaire : « S’il vous plait ne restez pas derrière la porte ! asseyez vous là ! mettez vous sur le côté ! ». C’est un parfait nazi. Marina, qui est juive, a perdu une partie de sa famille dans les camps de concentration et d’extermination, et c’est aussi le cas probablement de la plupart des Serbes qui nous entourent (la Serbie est, avec la Pologne, le pays d’Europe qui a subi le plus de pertes civiles sous l’occupation allemande). J’ai honte que ce jeune Hongrois dont les ancêtres collaboraient probablement avec le régime fasciste de l’amiral Horthy pendant la guerre se permette aujourd’hui, au nom de la République française, d’adresser ces terribles injonctions aux Yougoslaves. J’ai honte pour mon pays, cela me rappelle les heures les plus sombres de ce siècle.

J’avais connu pareille expérience quand je m’étais rendu à Belgrade en minibus – le regard méprisant des douaniers hongrois posé sur les Serbes. Marina me dit que, quand elle est venue en Hongrie, le car serbe a eu droit à une fouille complète des bagages à la douane magyare. Tandis que je m’énerve et peste contre le jeune nazi, elle prend la chose avec humour, fièrement drapée dans son manteau de fourrure chic et bourgeois, telle un sénateur dans sa toge immaculée. Les gens autour de nous font preuve du même flegme. Il faut croire que l’humiliation est une affaire d’habitude et que les Serbes ont une sacrée longueur d’avance sur moi dans ce domaine. Plus ma consternation s’accroit et plus Marina en rit. « Que veux tu, me dit-elle. Nous avons le choix entre pleurer ou rire. J’opte pour le second parti. »

Quand le jeune nazi crie : « Encore deux personnes ! », nous nous élançons dans l’escalier. Comme Marina l’avait prévu, c’est une autre file d’attente que nous trouvons au premier étage, cette fois plus nombreuse, plus compacte. Le nazi hongrois est toujours là pour interdire aux gens de se tenir derrière les portes. Personne ne nous dit où aller ni que faire. Passées quelques minutes d’hésitation, Marina décroche un numéro. J’ignore comment elle l’a obtenu. Peut-être en demandant autour d’elle. A cet étage aussi les gens qui attendent sont en majorité serbes. Le fait d’avoir un numéro – le 62 – me rassure quelque peu, bien que j’ignore totalement si nous attendons à nouveau pour obtenir le droit d’attendre ou si nous attendons enfin pour quelque chose de concret. Cependant mon inquiétude croît encore quand, après avoir appelé le 57, un des bureaucrates aux guichets convoque le 29, puis le 65. Manifestement le consulat de France se veut kafkaïen jusqu’au bout. Aucune tension, aucune expression de la violence institutionnelle ni de son absurdité ne sont épargnées aux demandeurs de visa.

Enfin, je ne sais par quel miracle, après avoir évolué au hasard dans la cohue, Marina se retrouve devant un guichet où une Hongroise vulgaire, maquillée comme un carré d’as, lui demande de payer une grosse somme. Marina paie, on lui donne (sans lui restituer son passeport) un nouveau numéro avec la consigne suivante : « Repassez à 15 heures » . Pas d’autre explication. Inutile d’en demander. Marina serre dans sa main le petit papier portant le numéro tel une sainte relique. Lui accordera-t-on un visa ? elle l’ignore. Sera-ce aujourd’hui ? demain ? dans trois jours ? Elle a tant besoin de se rendre en Europe occidentale pour régler une affaire familiale qu’elle est prête à tout endurer.

Nous revenons quelques heures plus tard, à 15 heures. La foule est clairsemée. Nous n’en avons que pour quelques minutes. Le nazi en personne se dirige vers Marina pour lui remettre son passeport avec un sourire sadique. Il porte un visa Schengen de deux mois. Pour un peu la jolie Marina, transportée de bonheur, remercierait le garde-chiourme… et d’ailleurs elle le fait… Il est vrai qu’elle s’attendait à n’avoir qu’un visa de huit ou dix jours, sans plus. Elle est ivre de joie. La voilà désormais libre. Elle peut enfin voyager en Italie, en Allemagne, comme elle le faisait étant gosse, à l’époque de Tito. Dehors, une fille pleure. Elle devait partir en vacances avec quatre de ses amis. Ceux-ci ont obtenu leur visa mais pas elle. Pourquoi certains se voient-ils attribuer un visa et pas d’autres ? nul ne le sait. Il est clair que les dossiers de demande déposés le matin-même n’ont pu être examinés attentivement. Pourquoi certains ont-ils des titres de longue durée et d’autres de plus éphémères ? là encore mystère, tout comme était mystère la question de la durée d’attente et du but de l’attente à chacun des étages.

Au royaume de la transparence, les étrangers sont peu de choses.

Ainsi, une nouvelle fois, j’aurai été bétail parmi le bétail serbe, dans une zone de non-droit.

Il sera plus difficile à un Serbe d’entrer dans notre généreuse Europe qu’à un chameau de passer par le trou d’une aiguille, voilà la leçon de cette journée. Et ce n’est qu’une goutte d’eau dans le long océan de petites humiliations que ce peuple endure chaque jour.

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Une petite vidéo récapitulative censurée

24 Septembre 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Actualité de mes publications, #Grundlegung zur Metaphysik

Je voulais vous proposer, juste pour ceux d'entre vous qui préfèrent l'audiovisuel à l'écrit, une vidéo récapitulative de mes derniers billets en la postant sur YouTube sous le titre "Graphène, écologie, crise mondiale (sept 2021)". Mais cette plateforme l'a supprimé au bout de quelques heures...

"This video has been removed./Inappropriate content" : "vidéo supprimée, contenu inapproprié". Cette vidéo partait d'une critique qu'une médium (que je ne citais pas, car je ne discutais que de ses idées) faisait du "nouvel ordre mondial" en montrant que cette approche "new age" était incohérente pour s'attaquer à la racine du problème que pose la dictature écolo sanitaire. La vidéo de la médium est toujours en ligne. La mienne ne l'est plus. On voit pour quel parti pris YouTube opte dans ce genre de débat.

Du coup, comme tous les "mauvais élèves" d'Internet, j'ai essayé de la publier sur Odysee.com, mais les incidents techniques à répétition m'empêchent de le faire. Grâce aux excellents conseils d'un abonné de ce blog (Franck), j'ai finalement choisi de poster la vidéo sur Rumble.com. Comme je n'ai pas l'option premium sur Overblog je ne peux pas l'importer dans ce billet, mais vous pouvez y accéder en cliquant ici.

 

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Soros contre BlackRock sur la Chine

22 Septembre 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #George Soros, #Le monde autour de nous, #Colonialisme-impérialisme

 

Blackrock la plus grosse société de gestion d'actifs et d'investissements au monde (dans tous les domaines : armement, énergie verte etc) avec près de 9 500 milliards, dirigée par un ancien conseiller de Trump (et qui impose aux entreprises la neutralité carbone)  lance un ensemble de fonds communs de placement et produits d’investissement pour les consommateurs chinois. Cela fait d'elle la première société à capitaux étrangers à exploiter une entreprise en propriété exclusive dans le secteur des fonds communs de placement en Chine. Ils estiment "pouvoir aider la Chine à faire face à sa crise croissante des retraites en fournissant une expertise, des produits et des services en matière de système de retraite" (comme en France où ils font aussi pression pour obtenir la privatisation de notre système de retraite.

Le 7 septembre le milliardaire Soros écrit dans le Wall Street Journal que le projet de BlackRock en Chine comme une « erreur tragique » qui « porterait atteinte aux intérêts de sécurité nationale des États-Unis et d’autres démocraties ». Le 30 août le patron de l'Open society avait aussi, dans le Financial Times, estimé que les investisseurs dans la Chine de Xi Jinping étaient confrontés à un “réveil brutal” depuis qu'il a pris des mesures défavorables à leur encontre, ce qui montrait qu’il “ne comprend pas l’économie de marché”. Il s'est appuyé sur la faillite du géant de la construction chinois Evergrande pronostiquer une crise économique sévère à court terme dans ce pays (ce qu'il avait déjà fait en 2016).

La chaîne de TV chinoise Global Times dès le 4 septembre avait répondu à Soros en le qualifiant de "terroriste économique global" notamment parce qu'il finance le  "Rupert Murdoch d'Asie", Jimmy Lai, à Hong Kong (voir aussi ceci). Quatre jours plus tard elle ajoutait : "Compte tenu du fait que la société d'investissement de Soros a récemment liquidé ses positions dans un certain nombre de sociétés chinoises cotées aux États-Unis telles que Tencent Music Entertainment, Baidu Inc et Vipshop Holdings, sa dernière critique contre la Chine ressemble davantage à une évacuation de sa frustration face aux lourdes pertes d'investissement". Mais reconnaissait aussi que l'alarmisme de Soros pourrait provoquer des paniques sur les marchés comme il l'avait déjà fait contre les bourses asiatiques à la fin des années 1990.

Le journaliste indépendant  spécialisé dans l'ingérence des ONG F. William Engdahl dans New Eastern Outlook, de son côté, penche plutôt pour l'alarmisme de Soros : "La Chine, écrit-il, possède déjà la plus grande étendue de voies ferrées à grande vitesse du monde et celles-ci perdent de l’argent. L’initiative « Belt Road » s’enlise dans des dettes que les pays sont incapables de rembourser et les banques chinoises ont fortement réduit les prêts aux projets de route de la soie, qui passeront de 75 milliards de dollars en 2016 à 4 milliards de dollars en 2020. La crise démographique signifie que le flux ininterrompu de main-d’œuvre rurale bon marché qui construisait cette infrastructure est en forte baisse. La classe moyenne est profondément endettée pour avoir acheté des voitures et des maisons neuves lorsque la conjoncture était favorable. En 2020, la dette totale des ménages, y compris les prêts hypothécaires et les prêts à la consommation pour les voitures et les appareils ménagers, représentait 62 % du PIB. L’Institute of International Finance (IIF) a estimé que la dette intérieure totale de la Chine atteindrait 335 % du produit intérieur brut (PIB) en 2020." BlackRock viendrait jouer les pompiers de l'incendie de la dette en Chine, et ouvrir la voie à d'autres investisseurs américains, pour éviter qu'un effondrement chinois ne provoque une crise mondiale comparable à celle de 2008...

BlackRock dans le rôle du pompier, et Soros dans celui du pyromane sur les marchés ? Affaire à suivre...

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Recul de Russie Unie aux élections législatives russes

20 Septembre 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Peuples d'Europe et UE, #Le monde autour de nous

Selon le secrétaire du Conseil général de Russie unie, Andrei Turchak, les résultats provisoires des élections législatives qui se sont déroulées sur trois jours du 17 au 18 septembre indiquent que les membres du parti présidentiel Russie Unie peuvent compter sur 120 mandats sur la liste du parti et 195 sièges sur la base des résultats des élections dans les circonscriptions uninominales et totaliserait 49,8 % des voix. Ce n'est pas assez pour atteindre la majorité constitutionnelle des deux tiers.

Mais en ce qui concerne les scrutins de liste qui font aussi partie pour moitié du processus électoral le parti communiste (18,9 %) réalise de bons scores et passe devant Russie Unie dans diverses régions : le territoire de  Khabarovsk en extrême orient, en Iakoutie en Sibérie, dans la République des Komis, près du cercle polaire ou l'oblast d'Oulianovsk sur la Volga.

Les médias occidentaux attribuent la progression des communistes à l'appel du pro-américain Alexeï Navalny au "vote intelligent" ("smart vote") en faveur des partis les mieux à même de tenir en échec Russie Unie. Quelques cas d'arrestation temporaires de ses partisans sont avérés, mais il est peu probable que son influence soit si grande - une manifestation qu'il avait organisée n'avait réuni que 1 500 personnes à Moscou en mai 2018. L'Union européenne a dénoncé hier un « climat d'intimidation » et des irrégularités dans ces élections. Le 4 août l'OSCE avait refusé d'envoyer des observateurs car elle désapprouvait le contingent insuffisant d'émissaires que Moscou lui accordait.

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Doconomy et Aspiration Zero : deux outils de la future dictature écolo-sanitaire

18 Septembre 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Grundlegung zur Metaphysik, #Le monde autour de nous

Une start-up suédoise a inventé une application qui calcule en temps réel le carbone émis par nos achats. Selon une étude de l’ADEME, réalisée en 2016, explique la propagande, un français émet en moyenne près de 11,9 tonnes de CO² par an, dont 75 % sont liées à sa consommation courante. Or, pour atteindre la neutralité carbone, il devrait émettre moins de deux de tonnes. L'application inventée par Doconomy qui accompagne la carte bancaire "Do Back" suit l'émission de carbone qu'implique vos achats et même peut les bloquer quand un certain seuil est atteint. Mastercard a signé un partenariat avec Doconomy, dans le cadre de son initiative Priceless Planet Coalition, ce qui devrait lui permettre prochainement de dépasser le cadre suédois. Les titulaires de la carte bancaire qui se montrent "écologiquement vertueux" reçoivent des récompenses, comme du cashback et des facilités pour obtenir des prêts étudiants.

 

Même principe avec la carte Aspiration Zero qui fait une évaluation en termes de développement durable des entreprises avec lesquels les clients engagent des transactions, et plante des arbres avec les commissions perçues sur ces transactions. La société Aspiration à l'origine de cette carte a été fondée par un diplômé d'Harvard qui fut jadis le plus jeune auteur des discours de Bill Clinton,  Andrei Cherny. Elle a choisi cet été comme figure de proue parmi ses influenceurs engagés dans la promotion de sa carte de crédit "écologique" le chanteur à la croix inversée (satanique, toute sa gestuelle va avec : voir à droite) Drake.

On a là les instruments de la future dictature écolo-sanitaire globale qui permettra d'encadrer et orienter les dépenses de tous les individus de la planète.

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La crise des sous-marins australiens

18 Septembre 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #Les Stazinis

Longtemps en France (avant que les grands médias pro-américains n'imposent leur "pensée unique") les Etats-Unis (comme le Royaume-Uni) ont eu la réputation d'être un pays de businessmen cyniques qui ne tenaient jamais leur parole. Dans la Revue des races latines de janvier 1861, l'historien catholique Lazare-Maurice Tisserand présentait cette nation comme un « peuple de navigateurs et de marchands, de colons qui volent, de squatters qui égorgent, d'aventuriers qui courent les rivières et les savanes à la recherche d'un placer, de financiers qui font périodiquement banqueroute et menacent sans cesse l'Europe de leurs "crises monétaires" ».

Le pays vient de retrouver cette image aux yeux de notre diplomatie en poussant l'Australie à torpiller un contrat de 56 milliards d’euros d'achat de sous-marins et adopter plutôt un  nouveau pacte de sécurité entre avec Washington et Londres (nommé Aukus, comme « Australia, United Kingdom, United States ») incluant une livraison de sous-marins nucléaires. Paris (qui après avoir évoqué un "coup de poignard dans le dos") vient de rappeler ses ambassadeurs à Washington et Camberra) été sensible à l'inélégance du procédé consistant à ne l'avoir prévenu que quelques heures avant la divulgation du pacte Aukus dans la presse. Les anti-impérialistes, eux, se soucient du contexte de course à l'armement que cette affaire déclenche dans l'Océan pacifique face à la Chine, alors pourtant que des pays limitrophes comme la Nouvelle-Zélande en théorie prohibent les sous-marins à propulsion nucléaire dans leurs eaux territoriales. L'Indonésie a d'ailleurs exprimé hier diplomatiquement son "malaise". Pékin (qui n'a pas une doctrine de première frappe nucléaire contrairement aux Américains) dénonce une violation du traité de non-prolifération nucléaire.

Ainsi après son fascisme sanitaire, l'Australie se distingue par son militarisme, qu'elle avait d'ailleurs déjà déployé en Afghanistan (avec les crimes de guerre commis par ses forces spéciales), mais aussi en adoptant dès les années 2000 une doctrine de la "souveraineté limitée" de ses voisins (voir l'article de Jean Duval dans l'Atlas alternatif) et en annexant indument une partie des eaux  territoriales du Timor oriental.

Les souverainistes français protestent, Jean-Luc Mélenchon demande une sortie de l'OTAN. Hélas ce sont des voix dans le désert. Commentaire du journaliste de Grayzone Benjamin Norton : "La France apprend à ses dépens que l'empire américain n'a pas d'alliés, que des laquais -- comme l'a fait l'Allemagne lorsque Washington l'a menacée de sanctions pour son gazoduc North Stream 2 avec la Russie".

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Solidarité avec les soignants non-vaccinés

15 Septembre 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #coronavirus-vaccination-big pharma, #Le monde autour de nous

Solidarité avec les 300 000 soignants français non-vaccinés qui sont suspendus (au risque d'une désorganisation totale de notre système de soin, car cela va s'ajouter aux démissions en séries de début 2021 et aux arrêts de maladie) alors qu'il y a très peu de cas Covid en réanimation en ce moment et que l'on sait que les vaccins ne protègent pas des variants. J'espère qu'une caisse de solidarité sera mise en place pour les aider à affronter les conséquences économiques de cette suspension, du moins pour ceux qui n'auront pas choisi de changer de travail. Inutile que je vous dise ce que je pense du gouvernement. On sait à quel univers il se rattache. Il a dû renoncer à la vaccination des soignants aux Antilles. Certains lui promettent quelques problèmes quand les vaccinés l'hiver prochain devront "soigner en urgence la thrombose créée par le vaccin"... Personnellement, je ne suis pas très optimiste : Soros, Gates and co ont encore beaucoup de ressources pour avancer de nouvelles stratégies du choc qui feront oublier aux moutons l'effondrement de l'hôpital public, ou en feront peser la responsabilité sur les non-vaccinés diabolisés.

En Grande-Bretagne Boris Johnson, lui, a la sagesse de reculer sur la vaccination des 12-15 ans et sur le passe sanitaire (provisoirement peut-être comme ça avait été le cas l'an dernier sur le confinement). Les Etats-Unis eux, généralisent de plus en plus le passe dans diverses professions, divers Etats, et pourraient prochainement l'imposer sur les lignes aériennes intérieures comme le demande le mafieux Fauci.

 

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Le chef du gouvernement de Victoria vous explique l'économie du 666

8 Septembre 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Christianisme, #Le monde autour de nous, #coronavirus-vaccination-big pharma, #Bill Gates, #George Soros

Il y a deux jours, Daniel Andrews, un travailliste qui dirige le gouvernement de Victoria (Australie), a expliqué : "Pour protéger le système de santé dans lequel on confinait (locked down) les gens, on va évoluer vers une situation où l'on expulse (lock out) les gens qui ne sont pas vaccinés. Si vous faites le choix de ne pas être vacciné, alors vous faites le mauvais choix.(...) Ce sera une économie de vaccinés (it's gonna be a vaccinated economy), et vous pourrez y participer seulement si vous êtes vaccinés".

Ca ne peut pas être plus clair : l'économie du Grand Reset, du monde interconnecté, du transhumanisme où chacun aura en lui des nanoparticules traçables et manipulables à distance, passe par le vaccin et les substances bizarres qu'on inocule avec chaque dose. Ceux qui n'accepteront pas cela seront en dehors de l'économie, "locked out".

Apocalypse 13.15-17 : "elle eut le pouvoir de donner vie à  l’image de la bête, afin que l’image de la bête non seulement parle, mais qu’elle fasse que tous ceux qui n’adoraient pas l’image de la bête soient tués. Et elle fait que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et asservis, reçoivent une marque en leur main droite, ou sur leurs fronts. Et qu’aucun homme ne puisse acheter ou vendre, sauf celui qui avait la marque ou le nom de la bête, ou le nombre de son nom".

Une performance pleine de programmation prédictive - 20+20 dancers, the masks, the crown (corona), the Eye, the last song, the riots with broken statues (BLM)

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Les chefs religieux vendent le troupeau au 666

7 Septembre 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Christianisme, #Grundlegung zur Metaphysik, #coronavirus-vaccination-big pharma, #Vatican

Dimanche dernier, une voisine me raconte, catastrophée : "Ma fille, qui a 14 ans, est dans une institution privée. Le jour de la rentrée, la prof principale s'est permise de demander aux élèves s'ils étaient vaccinés contre le Covid, sous prétexte qu'il y aura un pèlerinage à Lourdes, qui sera leur unique sortie scolaire de l'année". Cette voisine n'est pas croyante, mais, en tant qu'ancienne infirmière, elle se méfie des vaccins et elle veut protéger la fertilité de sa fille, ce qui est bien légitime. Or c'est par la main des structures religieuses que se profile dans sa vie le spectre de la violation du secret médical et des menaces de discrimination contre sa fille. Notre Dame de Lourdes n'en est sûrement pas fière... Et l'on ne compte plus les prêtres qui dans leurs homélies se permettent de se moquer ouvertement des manifestants anti-passe.

Le pape présente la vaccination comme un "acte d'amour" et l'Eglise catholique l'impose dans certains séminaires, et pour tous les Jésuites (ça n'étonnera personne), malgré la présence de répliques de cellules de foetus dans les vaccins. Aux Etats-Unis avant-hier Yahoo faisait le constat qu' "aucune grande religion organisée ne s'oppose aux vaccins, et les dirigeants catholiques romains et autres dirigeants chrétiens, juifs et musulmans ont conseillé à leurs fidèles de se faire vacciner", ce qui pourrait justifier que la clause d'exemption religieuse ne puisse plus justifier le refus de se faire vacciner.

Dans ce contexte, les amateurs de peopleries ne s'étonneront pas d'apprendre que l’icône "pop" du catholicisme 666, Katy Perry, chanteuse adepte de l'oeil d'Horus qui spolie les nonnes avec l'aval du pape, et a ses entrées au Vatican, a signé, aux côtés de la sataniste Billie Eilish (voyez le décodage de son clip "Good Girls Go To Hell" ou de "Bury a friend"), en juin une lettre ouverte de l'UNICEF (dont on a vu les belles pubs en Norvège) qui exhorte les pays du Groupe des Sept (G7) à faire don de vaccins contre le coronavirus à l'initiative mondiale d'équité en matière de vaccins COVAX. Dans ce marécage sulfureux, le leader nord-coréen Kim Jong-Un qui vient de refuser un don chinois de 3 millions de vaccins Sinovac, après avoir décliné en juin l'offre sud-coréenne de 2 millions de doses d'AstraZeneca, ferait presque figure de parangon de vertu...

Le soufre n'atteint évidemment pas seulement les milieux religieux en ce moment. Aussi, les militants anti-pass laïques devraient-ils se méfier un peu plus de l'ambiance culturelle et spirituelle dans laquelle ils font baigner leur action. Dans cette vidéo d'une manifestation anti-pass sanitaire du 4 septembre 2021 à Paris, en minute 1'36 on voit un politicien s'exprimer sur fond d'une musique de Laurent Voulzy, qui insère à un moment un refrain des Rolling Stones (lesquels fêteront l'an prochain leurs 60 ans) - ceux qui ne voient pas le problème que cela pose dans l'ordre spirituel peuvent se reporter à ce petit topo de 4 minutes sur le sujet.

La grande presse a annoncé il y a 2 semaines la mort du batteur de ce groupe. Il s'était joint en 1962 à Mick Jagger, dont les affinités satanistes étaient connues, ainsi que Keith Richards, bras droit de Kenneth Anger, le co-fonfateur de l'Eglise de Satan (cité dans “Rolling Stones in their own words” de David Dalton et M. Farren, 1983). Inutile de détailler les éléments obscurs de cette vieille saga (par exemple leur installation dans un ancien siège de la Gestapo sur la Côte d'Azur). Rappelons seulement que Mick Jagger a sorti au printemps dernier une chanson "Easy sleazy" pour se moquer des anti-vaccins.

Il convient donc de garder un bon fossé de distance entre cette matrice culturelle et nous.

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L'Etat policier australien

5 Septembre 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #coronavirus-vaccination-big pharma, #Bill Gates, #Grundlegung zur Metaphysik, #Le monde autour de nous

L'Australie n'en finit pas de dériver vers un régime dictatorial. Le pays a opté au cours des derniers mois pour une politique de confinement strict. Melbourne, par exemple, a vécu plus de 200 jours de confinement au cours des deux dernières années, au nom de l'objectif "Zéro Covid" (alors pourtant que le pays avait assez peu de cas, presque tous concentrés autour de Sydney et Melbourne - c'est seulement cette semaine que le pays a atteint son 1 000 ème décès pas Covid, avec une population de 25 millions d'habitants, il est le dernier pays du G20 dans ce cas cette semaine). Dans ce pays . Dans la logique des camps de concentration prévus par la FEMA (l'Agence fédérale américaine des situations urgence) dont parle Celeste Solum, le pays devrait bientôt se couvrir de sortes de complexes hôteliers amovibles (des "quarantine hubs") où seront parqués les malades en quarantaine : les constructions débuteront à l'automne.

Les gens qui rentrent chez eux plutôt que de vivre dans un de ces hôtels de quarantaine en Australie du Sud (Nouvelle Galles du Sud et Victoria) doivent être vaccinés et télécharger une application de suivi avec technologie de reconnaissance faciale qui les oblige à prouver leur emplacement dans les 15 minutes suivant un test aléatoire. S'ils ne répondent pas, la police les géolocalise et débarque à leur domicile.

Les fugitifs sont traqués sans pitié. L'amende pour l'infraction aux règles de la quarantaine est de 5 000 dollars - 4 000 euros - en Nouvelle-Galles du Sud. Un jeune homme de 27 ans, Anthony Karam, a fait la Une des journaux pour s'être enfui de sa quarantaine obligatoire, et avoir été en cavale pendant dix jours alors qu'il était positif au test de Covid. Il lui est reproché d'avoir éternué dans un lieu public (sic !) comme ont pu en attester des caméras de vidéo-surveillance.

Les gens qui tentent d'organiser des manifestations sont arrêtés en amont pour infraction aux règles sanitaires. Du coup, ils craquent seuls chez eux en silence : le SOS Amitié australien chargé de la prévention des suicides (Lifeline Australia) a enregistré 3 500 appels le jeudi 19 août, et les violences domestiques explosent.

Cela n'a pas suffi au gouvernement australien qui feint de découvrir qu'il ne sera jamais possible de n'avoir aucun cas de Covid et en tire prétexte pour lancer une grande campagne vaccinale (36 % des Australiens sont vaccinés contre 80 % au Royaume-Uni, 70 % au Danemark qui vient de renoncer à son passe sanitaire). Des unités militaires mobiles vaccinent de force gens dans des jardins publics (voir la vidéo ici).

Mais il faut bien voir que la dictature ne concerne pas seulement le volet sanitaire : ce volet n'est qu'un prétexte à la réduction de tous en esclavage et à la destruction de la vie privée.

Le gouvernement de Canberra vient d'adopter un projet de loi portant modification de la législation sur la surveillance (Identify and Disrupt) confère à la Police fédérale australienne (AFP) et à la Commission australienne du renseignement criminel (ACIC) trois nouveaux pouvoirs pour lutter contre la criminalité en ligne :

- Mandat d'interruption de données : donne à la police la possibilité de « perturber les données » en les modifiant, les copiant, les ajoutant ou les supprimant.

- Mandat d'activité de réseau : permet à la police de recueillir des renseignements à partir d'appareils ou de réseaux qui sont utilisés, ou susceptibles d'être utilisés, par les personnes faisant l'objet du mandat

- Mandat d'usurpation de compte : permet à la police de prendre le contrôle d'un compte en ligne (par exemple les réseaux sociaux) dans le but de collecter des informations pour une enquête.

"Il s'agit désormais d'un régime en Australie où nous avons conféré aux forces de l'ordre le pouvoir de pirater les ordinateurs des Australiens et potentiellement des personnes étrangères, de prendre en charge les comptes et de modifier et supprimer les données de ces comptes", a déclaré l'avocat Angus Murray, président de l'équipe politique d'Electronic Frontiers Australia à Information Age.

Ces mises en garde n'effraient de toute façon pas la classe politique. Mardi, le député travailliste Andrew Giles a fait savoir à la chambre basse que le projet de loi avait obtenu le soutien de l'opposition parce que « les cyber-capacités des réseaux criminels se sont étendues, et nous savons qu'ils utilisent le dark web et la technologie d'anonymisation pour faciliter les crimes graves. , ce qui crée des défis importants pour les forces de l'ordre. Autrement dit les principaux partis de la majorité et de l'opposition voteront pour ce projet de loi.

Quand on voit le ministre du numérique du gouvernement de Nouvelle Galles du Sud, Victor Dominello, s'afficher le 23 août avec, sur l'oeil droit, un cache-oeil de pirate façon Madonna en "Madame X", on peut soupçonner que ce genre de personnage qui joue sur une symbolique chère aux sociétés secrètes a quelque chose à vous dire de ce qui se joue en coulisse derrière cette politique répressive. L'intéressé a justifié cela par une paralysie de la moitié droite du visage (paralysie de Bell), que certains rattachent d'ailleurs à sa vaccination à l'AstraZeneca (mais pourquoi s'afficherait-il avec ce cache-oeil s'il devait simplement attendre que son syndrome facial provisoire s'estompe ?).

Qu'on rattache cette photo à ses pratiques occultes ou à son état de  santé, force est de constater que tout cela ne donne pas envie de vivre en Australie. Et il se pourrait bien que l'expérience australienne, comme celle du macronisme en France, ne soit qu'un laboratoire des gens qui nous gouvernent au niveau mondial... un laboratoire dont le cabinet McKinsey étendra les pratiques à l'hémisphère nord cet hiver en fonction du bilan estival de l'écrasement des antipodes...

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