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Le blog de Frédéric Delorca

Articles avec #la droite tag

Sous le joug macronien. Acte 1.

13 Mai 2017 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La gauche, #Peuples d'Europe et UE, #Débats chez les "résistants", #La droite

Il faut parfois avoir, chevillé au corps, un sens de l'engagement pour le bien sur Terre comme l'avaient les quakers. Et donc, même si l'on sait le combat perdu d'avance (reportez vous à mes propos sur le slogan de Guillaume d'Orange il y a quelques années), dans cet esprit là on ne peut pas se taire.

Je vous sais, chers lecteurs, agacés devant le triomphalisme des atlantistes qui, si heureux de la victoire de Macron, disent tout et n'importe quoi. Le Monde de vendredi publiait un édito du New York Times qui commençait par "Le PC chinois est heureux de la victoire de Macron", façon de dire que le monde entier s'en réjouit (je suppose que le PCC avait juste pondu une dépêche diplomatique de circonstance, et de toute façon, quand bien même il y aurait de la joie dans ce parti, ce serait celle de son aile droite, alliée à Raffarin, celle qui a besoin de faire du business, puisque toute la société chinoise est de fait présente dans ce parti, y compris les milliardaires). On a du Macron à toutes les sauces. Et, c'est vrai, on l'a bien mérité. La France n'a pas su construire d'alternative à cette vague atlantiste.

A côté des petits groupes souverainistes obsédés parleur nombril, un opportuniste comme Mélenchon qui rallie derrière un symbole pythagoricien franc-maçon (le phi-nombre d'or) les mécontents de gauche (avec de beaux scores dans les quartiers bobos des grandes villes, dans les cités de banlieue et dans les vieilles terres du socialisme rural) mais pour mieux étouffer le PC (sa tentative pour voler à ce parti la moitié de ses députés sortants est honteuse, quoi qu'on pense de la bêtise et de la faiblesse idéologique du PCF des 20 dernières années). Un FN dont la candidate après son comportement médiocre (très "avocate sans envergure") au débat télévisé de l'entre-deux tours ne pouvait convaincre personne et qui va probablement se crisper sur des marottes anti-islamistes (à mon avis l'abandon de Marion Maréchal Le Pen est un trompe-l'oeil et c'est la marginalisation de la ligne anti-euro de Philippot qui est plus probable). Voilà l'opposition à Macron qui nous est proposée !

Je ne crois pas un seul instant que la gauche de la gauche puise remporter les législatives dans l'état de division qui est le sien. Et je pense qu'une victoire des Républicains serait la moins mauvaise des options. Celui-ci a un peu édulcoré le programme anti-social de Fillon. Il constitue au moins un vrai parti à la différence de cette mystérieuse bulle Macron visiblement poussée par des intérêts planétaires très louches.

Libération hier voulait faire taire Wikileaks en prétendant que les 1,5 % de donateurs les pus riches ne représentaient "que" 45 % du financement du macronisme ! "Que 45 %", elle est bien bonne ! Un correspondant attire mon attention sur le rôle de l'ASPEN, lobby néo-conservateur animé par Jouyet dans l'ascension de Macron. On connait aussi l'action d'Attali. Une de mes contacts voit dans la mise en scène du Louvre le soir de l'élection un clin d'oeil aux francs-maçons. Il est vrai que Macron est l'enfant de Hollande qui a rendu visite au Grand Orient deux fois pendant son mandat. Bon cela dit Macron n'a pas choisi complètement le Louvre puisqu'Anne Hidalgo lui avait refusé le Champ de Mars, mais quand même, il y avait d'autres endroits possibles, sans aller jusqu'à Fatima, ni même sans songé à Montmartre ou à la montagne Sainte Geneviève ! Au fait, Mr Macron a-t-il vraiment eu 66,06 % des voix hâtivement reconvertis pour les besoins de la cause dans les chiffres officiels en 66,10 % le lendemain ? On ne le saura jamais.

On a vu à travers les écrits du lanceur d'alerte Nicolas Grégoire comment la Grande Presse, y compris Médiapart et Le Canard Enchaîné (ceux qui ont lu mon livre sur la guerre du Kosovo de 1999 ne seront pas surpris), et pas seulement elle, était prête une fois de plus à se déshonorer plutôt que de "mouiller" un soutien de poids de Macron qu'était Bayrou (Macron le lui fait-il payer en lui refusant un groupe à l'assemblée en ce moment), donc il est normal que son soutien au macronisme demeure indéfectible. Mais on saura lire entre les lignes. L'européisme macronien n'a ni consistance ni avenir. C'est du travail d'amateur mené par des esprits superficiels. On ne peut pas éternellement se considérer comme une annexe de l'Allemagne et un territoire de conquête des fonds de pension américains. Et vraisemblablement Mr Micron, pardon, Macron, ne pourra pas si facilement comme il le prétend faire passer "par ordonnances" l'ubérisation de la France et son bâillonnement. Le cadavre de notre non-alignement, et de nos révolutions bouge encore...

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Renouveaux nationaux, Equateur, The Empire Files

27 Février 2017 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #La droite, #Grundlegung zur Metaphysik, #Peuples d'Europe et UE, #Débats chez les "résistants", #Espagne

Les identités nationales relèvent la tête. En Grande-Bretagne UKIP ne veut plus recevoir de leçons d'anticolonialisme (c'est pourquoi je pense que Macron avec sa tirade sur l'Algérie a 10 ans de retard par rapport à l'histoire des idées, même s'il est exact que les crimes de guerre là bas furent atroces au 19e siècle comme dans les années 50-60). En Espagne dans El Pais du 27 février, l'universitaire andalouse María Elvira Roca Barea explique : L'Inquisition a tué 1 300 personnes en 140 ans, Calvin en a brûlé 500 en 20 ans. Elle se propose de lutter contre l'hispanophobie qui a inspiré l'intelligentsia européenne depuis le 18e siècle (un sujet que j'ai un peu abordé en parlant de Custine il y a 5 ans - déjà !).

Mon petit côté romanesque me fait m'intéresser à cette Clémentine Autain de droite qu'est la journaliste Charlotte d'Ornellas, née en 1986,visage de Jeanne d'Arc en 2002, qui avait en 2014 nourri les polémiques avec un article dans Boulevard Voltaire sur un viol avec actes de barbarie sur un Française de 18 ans par des jeune morveux proche-orientaux à Evry. L'hiver dernier elle se réjouissait de la libération d'Alep Est, puis publiait un livre sur les chrétiens d'Orient et fondait une revue qui chante la louange de Marion-Maréchal Le Pen. Un fossé m'a toujours séparé des catholiques conservateurs que j'ai connus au cours des trois dernières décennies, et plus encore maintenant que je commence à comprendre certains ressorts métaphysiques de ce monde (un sujet qu'hélas je ne peux pas trop aborder dans ce blog car je ne veux pas choquer les lecteurs laïques). Mais il est toujours intéressant de découvrir ce qui fait la chair et le sang des diverses tendances politiques, puisqu'il faut bien que les idées s'incarnent.

La lecture d'Emmanuel Berl me fait prendre du recul à la fois à l'égard de ce qui à fait la grandeur et la misère de l'internationalisme et de ce qui a fait et fera la grandeur et la misère des nationalismes. Le mouvement de balancier a l'air assez inévitable, même s'il est vrai que la technologie en complique la problématique ou en atténue la portée.

On s'inquiète en ce moment de la possible défaite au second tour de la présidentielle le 2 avril prochain du dauphin de Correa en Equateur. Le président sortant a un plan B pour provoquer une "mort croisée" de l'exécutif et du parlement (acquis à sa cause) un an plus tard. La constitution le lui permet. Mais en attendant c'est Assange qui en ferait les frais. Tout cela en partie à cause de la candidature au premier tour de Cinthia Viteri (cf ci dessous). Mais pas seulement bien sûr... La défaite de la gauche au 1er tour dans les zones orientales indigènes où sévit l'extraction pétrolière doit faire réfléchir...

A part ça, il y a des discussions dans les milieux anti-impérialistes anglo-saxons sur la série "The Empire Files" qui passe sur TeleSur English. Il paraît que c'est génial...

Je ne l'ai pas encore regardée. Voici l'épisode sur la Syrie. Je vous laisse vous faire votre propre opinion.

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Castro, Fillon, Clinton, Trepca, Alep Ouest

26 Novembre 2016 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #1950-75 : Auteurs et personnalités, #La droite, #Peuples d'Europe et UE, #Au coeur des mouvements anti-guerre

Combattants kurdes du YPG en Syrie rendant hommage à la révolution cubaine

Combattants kurdes du YPG en Syrie rendant hommage à la révolution cubaine

Le présumé babalao de la santeria Fidel Castro est décédé à l'âge de 90 ans. Toutes sortes de rigolos médiatiques ("hystrion" st un mot trop recherché pour leur niveau d'abjection) nous accablent de leurs réflexions minables sur l' affreux "dictateur" qu'il fut.Le peuple cubain est sans doute partagé entre d'une part, l'admiration pour le bonhomme, la gratitude pour le système de santé et d'éducation dont il a permis l'édification et la préservations, pour la fierté et l'indépendance nationales cubaines portées très haut (sauf dans la période de soumission à l'URSS entre la rupture sino-soviétique et l'effondrement du mur de Berlin), et, d'autre part, les peines de l'isolement, de l'entrave aux libertés individuelles, et l'écrasement bureaucratique. Difficile d'avoir un avantage sans ses inconvénients dans notre monde voué aux démons. En tout cas le Tiers-Monde, et donc l'humanité, lui doit beaucoup. Cuba a endigué l'apartheid en Afrique (Mandela l'a reconnu) en soutenant l'ANC, en sacrifiant ses fils dans la guerre d'Angola, elle a impulsé des forums de résistance comme le Mouvement des non alignés, sauvé les systèmes de santé que tout le monde négligeait dans les Caraïbes, en Afrique, au Timor. Je l'ai déjà dit mille fois, mais je me souviendrai toujours de la standing ovation pour le PC cubain de toutes les délégations diplomatiques du Tiers-Monde (y compris le représentant du Gabon assis à ma droite) au congrès d'Izquierda Unida à Madrid en 1994. Merci à Jeremy Corbyn d'avoir salué l'héroïsme de Castro... il n'est pas Hollande...

En France, il faut dire un mot de la primaire. Je n'aimais pas Juppé l'atlantiste, je n'aime pas Fillon le thatchérien même s'il peut apporter la paix avec la Russie. 500 000 postes de fonctionnaires en moins, c'est une fragilisation de la société, notamment de l'espace rural qui dépend cruellement des services publics. Mais la messe n'est pas dite, si j'ose dire : si Bayrou se présente, si avec la multiplicité des candidatures tout le monde plafonne à 15 % qui peut dire qui de Bayrou, de Fillon, de Mélenchon, du candidat socialiste ou de Macron se qualifiera pour le second tour ? Et qui sait si Mme Le Pen se qualifiera elle-même si son père se présente aussi, si sa nièce (ardente représentante des valeurs chrétiennes mais quand même divorcée au bout de deux ans de mariage, mauvais début pour une figure christique) fait défection, ou encore si Dupont-Aignan parvient à lui prendre des voix ? Ce qui est bien avec les élections, n'en déplaise à Jacques Attali, c'est que quand même par moments (disons une fois tous les 20 ans) le champ des possibles recommence à s'ouvrir.

Bon, après je sais que le boboïsme de centre gauche est toujours prêt à tout pour combler la brèche laborieusement ouverte. Tony Blair l'homme aux mains souillées du sang serbe, afghan et irakien, sort de sa tanière pour essayer de faire enterrer le Brexit. H. Clinton appelle à l'insurrection et l'écolo Jill Stein (peut-être stipendiée pour cela) tente de faire recompter les voix dans le Wisconsin et d'autres Etats où Trump a gagné de peu mais oublie de le demander dans les Etats où Clinton a gagné de justesse (celle-ci n'avait-elle pas quasiment traité Trump de facho quand il menaçait de faire de même en cas de défaite ?). Dès que le peuple fait entendre sa voix, l'odeur de la guerre civile se fait sentir...

Belle déclaration du ministre des affaires étrangères serbe au Conseil de l'Europe cette semaine. Il a rappelé les agressions contre les minorités non-albanaises au Kosovo, et dénoncé la privatisation de la mine de Trepca au Kosovo. Celle-ci constitue en effet un acte de piraterie commerciale de grande envergure. Je me souviens du temps où Collon et Stojlikovic enquêtaient sur ces mines il y a 15 ans. 38 % des familles serbes du Kosovo dépendent directement ou indirectement des emplois dans ces mines qui appartiennent juridiquement à l'Etat serbe, et qui, déjà illégalement étaient passé en 1999 sous tutelle de la MINUK. Aujourd'hui Pristina les privatise sans sourciller. Où sont les associations de défense des minorités pour dénoncer l'oppression ? Heureusement de nombreux Etats (Vietnam, Madagascar etc) ont confirmé leur refus de reconnaître l'indépendance du Kosovo.

A l'ONU Samantha Fox, euh non Power, l'âme damnée d'Obama comme on eût dit dans les dessins animés de mon enfance, menace 12 généraux d'Assad d'être traduits devant la justice internationale et de finir comme Milosevic. Je pense plutôt que ce sont elle et ses acolytes qui méritent ce sort pour avoir provoqué la guerre en Syrie en 2011.

Voici des copies d'enfants d'Alep Ouest que l'association humanitaire à laquelle participe Pierre Le Corf dont j'ai parlé il y a 6 jours a publiées sur Twitter. Voilà la réalité dont Sam Power, H. Clinton and co sont responsables.

 

Castro, Fillon, Clinton, Trepca, Alep Ouest

Traduction :

Question : qu'est-ce qui me rend triste/joyeux/me fait peur ?

1ère rédaction : "Il y a beaucoup de choses qui me rendent heureux comme jouer du cello, du piano, tous les instruments en général mais le celllo est mon instrument principal. J'aime aussi écouté la musique, tous les genres de musique. J'adore le sport, le tennis de table me rend heureux, j'aime aussi le football, le basket, le tennis et le badminton. Bien sûr trainer avec mes amis me fait beaucoup plaisir, j'adore mes amis, je pense qu'ils sont la dernière chose bien qui nous soit laissée dans cette guerre, mais comme je l'ai dit précédemment je suis un mec positif, j'essaie de voir le bon côté des choses, j'espère que cette guerre finira bientôt, ça me rendra vraiment heureux.
Ah ! pour la tristesse... Beaucoup de choses me rendent triste, dans le fait que mon ami est mort la semaine dernière. Je n'oublierai jamais le regard de son père, ça a brisé mon coeur ! C'était n bon ami, je le connaissais depuis le CE1. Jusqu'à maintenant je n'arrive toujours pas à intégrer l'idée qu'il est mort. Je suis bien sûr triste mais je sais qu'il est parti vers un meilleur endroit qu'on appelle LE CIEL !!! Je suis triste du fait que ma vie a été si ennuyeuse ces derniers temps. Cette routine de tous les jours me gave !
Vous nous avez demandé de vous dire ce qui nous fait peur, eh bien, j'ai peur de la solitude. J'ai des amis géniaux mais cette migration m'effraie !
J'ai aussi peur de mourir, en fait je n'ai peur de rien (sauf de la solitude). Je commence à perdre l'espoir.
Je respecte les efforts de mecs comme toi (les volontaires) que Dieu vous bénisse !"

2ème rédaction  "27/10 Bonjour, mon nom est ** et voici l'histoire de ma vie. J'ai 13 ans, je suis né(e ?) à Alep en décembre. Avant la guerre tout était bien et nous menions une vie normale comme n'importe qui dans le monde. Mais quand la guerre a commencé, tout a changé.Nous vivons dans la peur depuis 2011. La première chose qui a été détruite fut mon adorable école et ça nous a forcé à en changer. Beaucoup de gens ont émigré à cause de la peur de la mort. La guerre nous a enseigné que rien ne dure pour toujours. Nous avons perdu beaucoup de gens à cause des roquettes. Nous avons beaucoup pleuré mais notre espérance en Dieu est plus grande que tout. Nous croyons que cette guerre va finir tôt ou tard.
Je n'oublierai pas le moment où une roquette est tombée devant ma maison. J'ai hurlé et j'avais peur pour ma famille.
J'ai passé mon temps libre à dessiner et écouter de la musique parce qu'ils me font tout oublier autour de moi. J'espère qu'un jour, quand la guerre sera finie, je serai un(e ?) peintre célèbre, un grand médecin et quelqu'un d'inoubliable qui aura un grand effet sur ce grand monde en aidant des gens."

 

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A droite toute...

12 Septembre 2015 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La gauche, #La droite

A droite toute...

Après avoir dit que la sortie de l'euro était une option "maréchaliste", M. Mélenchon twitte aujourd'hui que le "plan B" c'est "toutes les options pour sortir de la domination allemande, y compris la sortie de l'euro" - c'est à dire aussi bien le fédéralisme de l'Europe sociale que la sortie de l'euro. Allez comprendre...

M. Attali appelle à faire "comme le patronat belge", et soutenir l'accueil maximal d'immigrés : c'est à dire piller les "ressources humaines" des pays pauvres, les surexploiter en Europe, baisser les salaires de la population "de souche" et détruire nos Etats pour le plus grand profit des banques.

En attendant, impossible de voir clair sur la situation des réfugiés. Qui sont-ils ? Mme Le Pen affirme que ce sont en majorité des hommes, et des migrants économiques. La presse de centre gauche prétend qu'elle ment, mais comme la presse de centre-gauche s'est spécialisée dans le mensonge depuis 15 ans, on ne sait plus qui croire. La jeune syrienne qui à Belgrade (voir vidéo plus bas) disait que les réfugiés de son pays avec l'argent des passeurs pourraient s'offrir une maison en zone sûre le long de l'axe Damas-Alep a-t-elle raison ?

Si nous renonçons à nos frontières cet été pour 300 000 migrants, n'aurons-nous pas un million de réfugiés vrais ou faux supplémentaires dans 3 mois, d'autres pays, qui auront compris comment prendre d'assaut une gare ou un poste de police ?

La Hongrie habituée à être à la charnière des invasions dans l'histoire, commence vraiment à s'affoler. Elle n'a pas tort. M. Sarkozy appelle à remettre en cause Schengen, redresser les frontières et recréer des camps d'accueil dans les pays périphériques de l'Europe, sur le modèle de ceux de M. Kadhafi qu'il a fait renverser...

La Pravda en anglais, journal communiste russe, se réjouit de la victoire prochaine de la droite dure en France (Sarkozy ou Le Pen) qui selon elle va casser l'axe atlantiste. Les communistes russes n'attendent plus rien de la gauche de la gauche française. Il est vrai que pour croire en celle-ci il faut vraiment avoir la foi du charbonnier.

Le retour de Sarkozy a de quoi inquiéter. Je ne lui ai trouvé d'appréciable pendant son mandat que son attitude modérée à l'égard de la Russie. Mais il est clair que l'atlantiste Juppé ne ferait que poursuivre la politique de Hollande dans l'alignement sur Washington (et le Washington belliqueux de H. Clinton, pas celui d'Obama) et l'affaiblissement de l'Etat en France.

J'ai voté Mélenchon au premier tour de 2012 et me suis abstenu au second tour. Je crois que si en 2017 le choix est entre Sarko, Le Pen, Hollande, Mélenchon (qui a fort mal évolué) et Juppé, je m'abstiendrai dès le premier tour.

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Fonte

24 Mars 2015 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La droite

SAM 2467-001Un vieux monsieur dans un bistrot disait hier : "Dix-neuf tonnes de fonte volées au château de Versailles, les canalisatons des fontaines, c'était dans le Parisien,  la presse nationale n'en a pas dit un mot, un réseau de cambrioleurs roms a été démantelé le mois dernier en Moselle. Il est soupçonné d’avoir volé environ 15 tonnes en Lorraine. L'histoire de Versailles au moins aurait dû faire la 'une' du journal TV. Ce n'est pas le cas. Preuve que le journal TV sur toutes les grandes chaînes est de gauche".

 

La gauche trouve la TV de droite, la droite trouve la TV de gauche.

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Le sarkozysme selon Camille Pascal

24 Avril 2013 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La droite

sarko.jpgDans mon milieu professionnel de juriste, un de mes chefs à lancé dans un repas il y a quinze jours : "Lisez 'Scènes de la vie quotidienne' à l'Elysée de Camille Pascal, c'est très marrant, et c'est très bien écrit, comme deu Saint-Simon moderne". Par souci de changer mes lectures habituelles, j'ai acheté le livre.

A la différence de mon interlocuteur, je n'ai pas été fan du côté "chronique d'un monde de courtisans", ni de ces tableaux de la vie des conseillers du pouvoir que, personnellement, je préfère lire en BD dans Quai d'Orsay (peut-être d'aileurs cette BD a-t-elle définitivement disqualifié la littérature comme outil de témoignage dans ce domaine allez savoir). 

J'ai préféré trouver chez Camille Pascal (ancien prof à l'EHESS qui était une des plumes de Sarko dans le domaine culturel) la vision du sarkozysme que pouvaient avoir les rares intellectuels comme lui et Patrick Buisson placés au coeur de la machine élyséenne. Pas le sarkozysme comme moment de l'exercice du pouvoir présidentiel, mais le sarkozysme comme vision de la France. J'ai combattu la philosophie du président de l'époque dans ce qu'elle avait d'hystériquement néo-libéral, de foncièrement populiste en tant que refus absolu des corps intermédiaires (et de la justice). Et je l'ai dénoncée, qui plus est, comme une trahison du gaullisme et de l'intérêt national avec la réintégration humiliante de la France dans l'OTAN (juste après notre flamboyante opposition à la guerre d'Irak), l'envoi de troupes dans les zones de combat en Afghanistan, et une réhabilitation ubuesque du néocolonialisme (en Guinée, au Burkina, en Cote d'Ivoire, en Iran, en Libye, et en Syrie, juste après le soutien ridicule de Sarko à Ben Ali et Kadhafi) au mépris des règles fixées par l'ONU (notamment la résolution sur la "no-fly zone" en Libye).

Certes sur le volet politique étrangère j'ai aussi su reconnaître quelques timides signes de non alignement dans le rapprochement (en pointillé) avec Poutine, avec Chavez, ou dans son vote de dernière minute à l'UNESCO pour la reconnaissance de la Palestine mais je n'aurais jamais cru quun type comme Camille Pascal pourrait ensuite écrire un livre exposant le sarkozysme comme une authentique expérience gaulliste !

Au fond le gaullisme, ils le trouvent surtout dans la vaine ostentation de l'expérience libyenne (on sait en vérité ce qu'il faut en penser) et plus profondément, dans le "courage" qu'aurait eu Sarkozy de renouver avec les racines chrétiennes de la France en inversant l'idéologie post-soixante-huitarde. La France ne pouvant être sauvée, selon Pascal, comme selon Buisson, qu'en assumant l'héritage catholique que ces auteurs connaissent sur le bout des doigts. Moi cela ne me gène pas qu'il existe une droite catholique, une droite qui ne veut pas faire d'aggiornamento, qui veut lire Bossuet et qui connaît son catéchisme. Moi je ne laisse pas "les morts enterrer les morts" comme dit l'évangile, et je ne décris pas le christianisme comme un simple égarement de l'humanité. Mais que ces proches de Sarko aient cru que, simplement parce qu'ils rappelleraient à la République sa dette culturelle à l'égard de l'Eglise, ils "sauvaient" la France et participaient à son redressement, cela me dépasse complètement. J'ai de ce point de vue préféré Villepin qui plaçait le redressement dans les actes, c'est à dire dans l'opposition à l'hégémonisme atlantiste, davantage que dans les références culturelles. C'était peut-être nietzschéen, mais cela parlait plus au monde. C'était une autre France qui était portée là.

Moi-même j'ai été parolier de politiciens à Brosseville, je sais combien on peut s'enfermer dans les mots qu'on leur fait prononcer et quel fossé ensuite sépare ces mots de ce qu'est leur politique réelle. Pascal est un type qui s'enferme doublement, dans son rôle d'auteur de discours, et dans son rôle d'intellectuel abstrait qui croit poursuivre à l'Elysée ce qu'il faisait à l'EHESS : apprendre à la France son histoire. En pensant transformer Sarko en prof d'histoire il croyait servir le pays et faire du "gaullisme" alors qu'il n'offrait qu'un cache-sexe dérisoire au lâche alignements sur la politique des plus forts et des plus riches. Sa "scholastic view" est une erreur répandue dont bien d'autres aussi, au service d'autres souverains, devront à l'avenir se méfier dans leur propre pratique.

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Les "postures bourgeoises et atlantistes version guerre froide" de M. Hollande

13 Août 2012 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La droite

p1000121.jpgC'est l'ancien Premier ministre M. Fillon qui le dit aujourd'hui dans  Le Parisien à propos de la politique de M. Hollande en Syrie :

 

"«Que notre président normal comprenne qu'il n'y a rien de normal dans le monde dont il est désormais l'un des principaux responsables. Qu'il prenne des risques, qu'il abandonne ses postures bourgeoises et atlantistes version guerre froide», insiste-t-il. Au passage, l'ancien Premier ministre se démarque de Nicolas Sarkozy, qui a récemment fait un rapprochement entre la situation en Syrie et celle en Libye avant la chute de Kadhafi, semblant privilégier une intervention étrangère. «J'ai toujours pensé qu'une telle intervention militaire serait une très grave erreur stratégique», écrit  François Fillon qui craint «un nouvel Irak»."

 

Fillon chasserait-il sur les terres de Villepin désormais ?

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Quelques vidéos : Woerth-Bettencourt, Minc-Mathieu

18 Octobre 2010 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La droite

Woerth-Bettencourt, une petite vidéo qui fait rire jaune. Minc-Mathieu c'est carrément glauque : surtout la façon dont Minc interrompt Mathieu (qui ne lui avait pas coupé la parole) et cherche à le prendre de haut jusqu'au bout. Bourdieu toujours d'actualité sur ce coup là. Heureusement le syndicaliste a du répondant.

 

Je ne sais pas pourquoi ça me fait penser au film "Hors la loi" que j'ai vu récemment et qui a beaucoup de qualités mais un défaut : il place sur un pied d'égalité la violence de la police française en 1960 et celle du FLN. Or il y avait une hiérarchie du mépris entre la France et les Algériens de l'époque, qui condamnait les dominés à la violence. Les dominants eux, avaient d'autant moins le droit d'entrer dans la spirale - par le biais de paramilitaires - que leur police était justement censée être gardienne de la loi... Tenir la balance égale entre le FLN et la police française est aussi peu correct que le "ni ni" appliqué à la Palestine et à tant d'autres situations d'injustice dans le monde...

 

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Vous avez dit démocratie parlementaire ?

15 Septembre 2010 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La droite

Aujourd'hui le président de l'assemblée nationale décide de ne plus appliquer le règlement intérieur de son assemblée, et de faire comme bon lui semble, au nom d'un "principe constitutionnel" sorti de son chapeau. M. Accoyer se prend pour le conseil constitutionnel. Je propose donc aussi que le président de la République, le gouvernement, les autorités administratives et les élus locaux cessent, de la même façon, d'appliquer les lois et règlements au nom de leur interprétation des principes constitutionnels qui régissent notre République. De même les citoyens ordinaires : cessez d'appliquer la loi, et référez vous à votre propre interprétation des droits de l'homme !

 

Décidément on aura tout vu !

 

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Grève et manif

24 Juin 2010 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La droite

Bien sûr il faut faire grève aujourd'hui, et manifester (le gouvernement a dit qu'il ne se sentirait inquiété que si 2 millions de gens descendaient dans les rues), et dénoncer la malhonnêteté de nos gouvernants (épluchez les dernières affaires parues ces dernières semaines dans la presse, et qui, comme par hasard, touchent les plus libéraux de nos ministres). Il faut dénoncer cette réforme des retraite envisagée seulement pour rassurer les marchés financiers, et, ainsi, combattre à travers elle la dictature des banques et des traders sur nos sociétés.

 

Journaux-3-2.jpg

Je suis juste étonné de voir qu'après avoir expliqué à tout le monde combien cette réforme des retraites était inéluctable (refrain connu, seriné à propos de chaque réforme néo-libérale depuis 30 ans) la grande presse en viendrait presque à appeler les gens à manifester (voir par exemple les gros titres de lemonde.fr ce matin, qui fait comme s'il allait de soi qu'il y aura beaucoup de monde dans la rue aujourd'hui). Il est rare que des grands journaux cautionnent des manifs. J'ai vu cela en 2003 pour les manifs anti-guerre en Irak soutenues par Chirac, en 2006 avec les manifs anti-CPE (quand la presse jouait contre Villepin avec les applaudissements de Sarkozy), et aujourd'hui. Pourquoi ? est-ce juste par anti-sarkozysme primaire ? Quand je vois Le Point faire sa "une" sur une photo du président de la République avec pour sous-titre "Est-il nul ?" je me dis que les journalistes et lecteurs du Parti de la Presse et de l'Argent (comme disaient nos amis) se cherchent en effet un nouveau fondé de pouvoir pour garantir leurs placements en actions (qui dans le rôle du prochain fondé de pouvoir ? Villepin ? Strauss-Kahn ? Aubry ? qui sera leur Obama français ?).

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L'extrême centre

2 Mai 2009 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La droite

Longtemps j'ai cru que la nouvelle orientation du Modem n'était qu'un rideau de fumée, comme le décrit Marianne2 cette semaine. En même temps l'aspiration à une "radicalité centriste", l' "extrême-centre", malgré sa légèreté idéologique, promue depuis 30 ans par Jean-Fançois Kahn, a parfois donné de bons résultats : elle nous a soustraits à la dictature belliciste en 1999 par exemple. Je n'ai jamais voulu caricaturer les phénomènes politiques, de l'extrême-gauche à l'extrême-droite, ni les concevoir trop facilement comme de vulgaires pièges, car ce serait prendre les gens qui s'y engouffrent pour des abrutis. Je m'interdis ce genre de mépris facile. Quand une catégorie de gens révoltés choisissent une option, on peut espérer qu'ils ne feront pas qu'épuiser leur énergie dans ladite option mais aussi parviendront à l'infléchir dans le sens du projet social qu'ils veulent mettre en oeuvre. Voilà pourquoi en ce moment les anti-systèmes du Modem (ceux qui le sont sincèrement) m'intriguent. Je m'intéresse à ce qu'ils pourront éventuellement faire de leur mouvement.
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La caravane gaulliste

24 Mars 2009 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La droite

M. Dupont-Aignan lance une caravane gaulliste à travers le pays. En lisant cette nouvelle j'ai pensé à Caton d'Utique : un homme jeune qui arrive dans les années 60 av JC comme une bénédiction pour une aristocratie romaine conservatrice qui ne croyait plus elle-même en ses propres valeurs.

Sauf que Caton avait un talent, un charisme, que n'a pas Dupont-Aignan. Mais le profil de jeunesse dans la maison de retraite des vieux gaullistes que présente ce dernier fait un peu cet effet-là. Je doute donc qu'il puisse contrecarrer la sarkozysation de la droite. Car que représente le gaullisme pour les jeunes générations ? Certains en défendent tel ou tel aspect (même Bayrou a tenté de capter une part de l'héritage récemment). Mais pour ce qui est du message dans son ensemble, personne n'en peut rien faire. Le gaullisme sans de Gaulle était déjà bien peu de chose (comme le bonapartisme sans Napoléon), le gaullisme sans les barons du gaullisme n'est plus rien du tout.

Il y a peu j'ai eu une conversation avec Edgar du blog la Lettre volée, qui, en ces temps d'intégration du commandement de l'OTAN, en serait presque à troquer son mendésisme pour le gaullisme. Lui aussi présente peut-être un aspect "catonien". J'ai remarqué notamment combien il voulait croire en un gaullisme émancipateur des peuples, ce que la doctrine du général n'a jamais été. Elle était encore impériale et coloniale à l'époque de la guerre du Biafra, et, à l'intérieur des frontières, le mythe du héros salvateur n'a jamais émancipé personne.

Voilà donc où en sont mes considérations devant l'initiative de M. Aignan. Mais peut-être les militants de DLR démentiront-ils mon sombre pronostic sur l'avenir de leurs croyances.
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Choc des civilisations : l'UMP s'allie au laïcisme turc

16 Décembre 2008 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La droite

Je vous conseille la lecture de http://www.tlaxcala.es/pp.asp?lg=fr&reference=6586, à propos de la proposition de loi 1080 « visant à interdire le port de signes ou de vêtements manifestant ostensiblement une appartenance religieuse, politique ou philosophique à toute personne investie de l'autorité publique, chargée d'une mission de service public ou y participant concurremment » du groupe de 65 députés (dont 63 UMP ). Un sujet compliqué sur lequel j'ai déjà dit un mot dans mon bouquin. Le regain d'intérêt de l'UMP pour la Turquie à cette occasion est intéressant à noter.
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Une émission sur de Gaulle sur France culture

12 Août 2008 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La droite

Ce matin une émission sur De Gaulle sur France Culture (d'autant plus facile à faire que l'option gaulliste en France est morte et reléguée au registre de la nostalgie).

Ce que ces productions apologétiques nous font oublier, c'est que De Gaulle, en tant que possibilité sociologique, est un phénomène banal dans n'importe quel pays doté d'une certaine tradition étatique, et même dans ceux qui n'en ont pas. Le phénomène De Gaulle, au départ, à la racine, c'est la figure de l'officier rebelle, idéaliste, qui, au nom d'une vision patriotique différente de celle que cultive le reste de l'armée, prend une initiative personnelle.

Je le répète, le phénomène est banal, et c'est l'absence du phénomène qui est presque anormale  - on notera que le monde anglosaxon a été relativement épargné, transformant plutôt ses militaires en politiciens civils (Dwight David Eisenhower, Westley Clark) à cause de sans doute du fait qu eces pays n'ont jamais été véritablement vaincus ni humiliés sur leur propre territoire.

Les pays arabes, les Japonais, les latino-américains ont eu des De Gaulle. En 1941 quand la Serbie attaquée par les Allemands fut prête à signer l'Armistice, un groupe d'officier a pris le pouvoir à Belgrade pour l'en empêcher. Ces gens étaient des De Gaulle. J'ai même appris que la République espagnole, humiliée par les fascistes et les libéraux occidentaux, a eu son propre De Gaulle, le général José Riquelme, gouverneur de la place de Barcelone en 1939, qu, en octobre 1944,i appela, sans le feu vert gouvernemental à la reconquête de l'Espagne par le Val d'Aran (un épisode vite enterré par les Occidentaux et le PC pour cause de logique des blocs).

Ces généraux sont dits "visionnaires" quand ils gagnent, et "fêlons" quand ils perdent. Mais toutes les armées en produisent. Ils sont le produit même de l'ethos militaire comme disent les sociologues. Si De Gaulle n'avait pas existé, peut-être la France en eût elle produit d'autres, en 1942, en 1944, pourvu que l'Angleterre et les Etats-Unis encouragent un peu le mouvement. De Gaulle était surtout et avant tout cela, au début, une des réalisations parmi tant d'autres de la figure de l'officier idéaliste rebelle. Le hasard a fait aussi que c'était par ailleurs un homme de culture, assez intelligent pour saisir les occasions offertes, et assez constant dans sa vision politique (sauf sur les colonies, et quelques autres sujets). Mais le 18 juin 1940 n'est pas un phénomène si exceptionnel qu'on le pense.

Plus étrange (et cela surprend les Anglosaxons) est justement la propension française à idéaliser l'événement, puis à idéaliser son auteur, comme ils l'avaient fait avec Jeanne d'Arc. Ce besoin du sauveur. La France a toujours été un pays étrange, prompt à diviniser son chef (le roi ou l'empereur) comme à le renverser au nom de l'Egalité. Voyez même le silence respectueux du peuple parisien (si révolutionnaire pourtant) au passage de la charette de Marie-Antoinette vers l'échaffaud (un silence qui embarrassa tant Robespierre). La France fut toujours ainsi : à la fois la Commune de Paris, et le Sacré Coeur expiatoire, non pas tant "deux Frances" juxtaposées que deux Frances entremêlées, plus entremêlées qu'on n'a pu le croire, au coeur même de chaque Français. Je parle bien sûr de la France historique, celle d'avant les journaux télévisés et les supermarchés, la France où les gens se parlaient encore et avaient l'impression de partager une réalité commune.

De la France d'aujourd'hui j'ai du mal à penser quoi que ce soit. Ce matin je voyais dans la vitrine d'un libraire un livre co-écrit par Ségolène Royal et Alain Touraine. Savez-vous qu'Alain Touraine fut l'homme qui soutint tous les interventionnismes dans les années 1980-90 : en 1989 il appelait à l'envoi de troupes françaises en Roumanie (mais oui !), en 1991 il approuvait la guerre américaine contre l'Irak, comme guerre pour la défense de la "société civilie" (sic - on voit quelle société civile l'interventionnisme a produit à parti de 2003 !). Mme Royal amie d'Alain Touraine, ou Nicolas Sarkozy ami de George W. Bush, choisissez votre camp !

Pour revenir à nos généraux fêlons, il semble qu'il n'y en ait plus en France, non seulement en acte, mais même en pensée ou en intention, la lettre du groupe Solon publiée contre Sarkozy et le reformatage des armées n'étant qu'un embryon de fêlonnerie qui ne mérite guère qu'on s'y attarde. Le premier militaire qui s'efforcerait de penser quelque chose contre l'état actuel de son pays serait immédiatement désavoué par son épouse, ses enfants, ses amis, ses collègues, si bien qu'il n'ose plus guère le faire, même s'il est à la retraite (les officiers à la "général Gallois" sont bien rares). Il préféra se faire historien des temps anciens. Il y a peu un général (je crois le gouverneur militaire de la place de Paris) expliquait dans Paris Match que les militaires français sont de grands sentimentaux qui ont besoin de sentir qu'on les aime. Telle est la victoire de la société (c'est-à-dire du libéralisme) sur la "Grande Muette".

FD
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Villepin chez Chavez

27 Juin 2008 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La droite

On lit dans Aporrea aujourd'hui que Villepin est en visite privée chez Chavez au Vénézuéla. Pourquoi ?

On lit aussi qu'il n'y aurait pas eu un suicide sur le tarmac de l'aéroport israélien au moment du départ de Sarkozy, que c'était en réalité un assassinat, dixit le Service de la Sécurité Fédérale de la Fédération de Russie. Mais je doute du bien fondé de cette information.
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