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Le blog de Frédéric Delorca

Articles avec #peuples d'europe et ue tag

Les trahisons de la gauche de la gauche sur l'Ukraine

20 Mai 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La gauche, #Peuples d'Europe et UE, #Colonialisme-impérialisme

Après notre inventaire des trahisons de la gauche de la gauche dans la lutte contre Big Pharma, voici quelques extraits celles concernant le combat pour la paix en Ukraine : trahisons délibérées ou simples naïvetés, on ne sait plus.

En France, le Tweet guerrier de Mélenchon du 18 mai (après une expulsion de diplomates qui pourtant ne faisait que répondre très normalement à la même expulsion préalable de diplomates russes) :  "En expulsant 34 diplomates français, 24 italiens et 27 espagnols, le gouvernement #Poutine provoque les nations de l'Europe du Sud. Il achève de s'exclure des nations qui cherchent la stabilité et la sécurité sur notre continent."

Le 7 avril sur BFM TV Fabien Roussel (PCF) estimait qu'il n'y a "pas assez" de sanctions contre la Russie.

Aux Etats-Unis, Bernie Sanders, Alexandria Ocasio Cortez, Ilhan Omar, et Rashida Tlaib (aile gauche du Parti démocrate) ont voté l'aide de 40 milliards à l'Ukraine  (dont une grande partie de missiles Stingers et Javelin qui vont encore prolonger inutilement cette guerre et dont une partie seront probablement revendus ou donnés par des mafias locales à des groupes extrémistes). Dans la même logique, en Espagne Yolanda Diaz ministre communiste du travail approuve les livraisons d'armes de son pays (dirigé par la gauche) à Zelinsky.

Pour le reste, comme pendant la guerre en Irak ou la guerre au Kosovo, les prises de positions de la gauche de la gauche européenne vont souvent dans le sens d'une vague déclaration de principe en faveur de la paix (voir la photo de l'association parlementaire pacifiste à la chambre des députés italienne ManifestA ci-dessous) sans guère relayer les informations occultées par les grands médias qui permettraient aux gens d'avoir une vision plus équilibrée du conflit ukrainien.

 

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Caucase : Pas de deuxième front en vue

14 Mai 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Abkhazie, #Peuples d'Europe et UE

Les lignes bougent, et pas vraiment dans le bon sens à la frontière nord de la Russie la Suède et la Finlande demandent à rejoindre l'OTAN (Moscou va du coup couper ses livraisons d'électricité à Helsinki, mais Erdogan a le non goût, pour l'instant, de s'opposer à ces adhésions, ce qui va lui valoir beaucoup de pressions de ses alliés). Cependant sur le front du Caucase, le choses paraissent plus stables, bien que  le nouveau président d'Ossétie du Sud, Alan Gagloiev, élu le weekend dernier, ait confirmé son intention qui était aussi celle de son prédécesseur d'organiser un référendum sur l'adhésion de son pays à la Russie (tout en signalant qu'il ne le fera qu'avec le feu vert de Vladimir Poutine).

On a déjà parlé ici des laboratoires militaires américains en Géorgie tandis que Moscou soumettait au Conseil de sécurité hier celle des laboratoires en Ukraine (la Chine a jugé inquiétantes les dernières preuves d'activité biologique publiées par la Russie). Depuis le début de la guerre d'Ukraine la Georgie a manifesté sa réticence à se joindre à la politique américaine de sanctions contre la Russie, ce qui lui a été amèrement reproché par le régime de Zelinsky. Tbilissi a demandé à rejoindre l'Union européenne mais pas l'OTAN, et seul le parti de l'ex-président Saakachvili, le Mouvement national uni (qui avait quand même vendu les infrastructures énergétiques géorgiennes à la Russie après la guerre de 2008), aujourd'hui dans l'opposition, demande d'ouvrir un "deuxième front" anti-russe en Géorgie en attaquant l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie. Le politologue Ghia Abashidze accuse ce parti de faire le jeu de Moscou car cela perturberait la voie d'approvisionnement énergétique alternative de l'Ukraine par le Caucase. "Notre peuple a déjà combattu trois fois contre la Fédération de Russie, nous avons enduré des milliers de problèmes - nous garantissons à la population qu'il n'y aura pas de guerre dans le pays", a déclaré hier le Premier ministre géorgien, Irakli Gharibashvili .

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Alerte en Transnistrie

27 Avril 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Transnistrie, #Peuples d'Europe et UE, #Le monde autour de nous

Le 25 avril dernier à 17h45, des inconnus, se trouvant à l'intersection des rues Manoilova et Karl Marx, ont tiré 3 fois sur le bâtiment du ministère de la Sécurité d'État à Tiraspol avec un lance-grenades antichar. Puis dans la nuit du 26 avril, un groupe de personnes non identifiées sont entrées dans le village de Mayak, district de Grigoriopol pour y déposer des mines, deux ont explosé à proximité des antennes régionales de radio, dix ont été neutralisées par les forces de l'ordre. Le 27 (aujourd'hui) des tirs sont signalés dans la zone des entrepôts de Kolbasna principal stock d'armes (20 tonnes) de la 14e armée interarmes (russe) stationnée sur les bords du Dniestr. Les autorités transnistriennes font aussi état d'une attaque aérienne par drone contre une unité militaire à Tiraspol. Des drones en provenance d'Ukraine auraient aussi été vus au dessus de Kobalsana.

Des analystes russes estiment que les forces armées ukrainiennes qui ont perdu le plus grand entrepôt de Balakliya (région de Kharkiv/Kharkov), pourraient être tentées de vouloir compenser leurs pertes par la conquête de Kobalsana voire de la totalité de la Transnistrie, pour peu que le gouvernement moldave leur accorde son feu vert.

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Moldavie-Transnistrie : les rapports se tendent

19 Avril 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Transnistrie, #Peuples d'Europe et UE

Bien qu'elle ait proclamé sa neutralité entre l'OTAN et la Russie (neutralité inscrite dans sa constitution), la Moldavie (qui dépend entièrement de Moscou pour son énergie), à mesure que le conflit ukrainien s'éternise, durcit sa position çà l'égard de la Russie (interdiction de la lettre Z, du ruban de Saint-Georges, symbole de la victoire soviétique sur le nazisme, des fêtes du 9 mai) impose des contraintes économiques croissantes à l'entité sécessionniste transnistrienne (Pridnestrovie).

La direction de l'usine métallurgique moldave (Uzina Metalurgică Moldovenească SA), la plus grande entreprise de Transnistrie (redevenue rentable en 2017 seulement grâce à la fourniture de gaz russe à prix cassés), a demandé à l'UE d'influencer Chisinau, qui a interdit l'exportation et l'importation de ses produits.  L'usine est l'une des principales sources de revenus de la Pridnestrovie, ses recettes en devises représentent environ la moitié du budget de la république (dans un commerce structurellement déficitaire).

Tiraspol (qui a accueilli 30 500 réfugiés ukrainiens, ce qui représente un dixième de la population de l'entité, même proportion qu'en Moldavie où il y en a 360 000) a également fait appel à l'OMS pour se plaindre du manque de médicaments, car Chisinau "refuse de délivrer des permis pour l'importation de nouveaux lots de médicaments et retarde les marchandises qui ont déjà atteint la frontière".

Les observateurs et les experts notent que le changement de position des responsables moldaves a suivi immédiatement la visite à Chisinau de la représentante américaine à l'ONU Linda Thomas-Greenfield , qui a promis que les États-Unis fourniraient une aide supplémentaire à la Moldavie d'un montant de 50 millions de dollars.

Le ministre des Affaires étrangères et de l'Intégration européenne moldave Niku Popescu a cependant eu la sagesse de préciser que son pays ne demandait pas d'armes à l'OTAN pour ne pas augmenter les tensions dans la zone. Le président de Moldovagaz affirme que la Russie en représailles contre le nouveau positionnement de Chisinau a doublé le tarif de son gaz en avril, de sorte que la Roumanie (qui livre des armes à l'Ukraine) tente en ce moment de compenser le manque à gagner pour ce pays, en complément d'une assistance financière internationale déjà significative obtenue début avril à Berlin.

Par ailleurs, pour mémoire, conformément à l'hystérie anti-russe ambiante, l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, l'APCE, a adopté le 15 mars une résolution dont un des amendements désigne  la région séparatiste moldave de Transnistrie comme territoire occupé par la Russie (qu'elle a expulsée de son organisation), alors qu'elle avait toujours manifesté plus de réalisme sur la complexité du sécessionnisme transnistrien. Un élu centriste alsacien a participé à la présentation de cet amendement lamentable. Aucun élu de cette assemblée ne s'y est opposé. Dans cette enceinte aussi la bêtise est très contagieuse.

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Mon livre sur l'agression de l'OTAN contre la Serbie à la Librairie du Globe

4 Avril 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Actualité de mes publications, #Peuples d'Europe et UE, #Colonialisme-impérialisme, #Le monde autour de nous

La russophobie hystérique d'aujourd'hui et les spéculations gratuites de nos grands médias sur la "folie" de Vladimir Poutine, au mépris de toute réflexion critique sur le rôle des Occidentaux dans l'affaire ukrainienne (et au mépris d'une information honnête sur la situation de terrain), rappellent l'excitation anti-serbe unanimiste et totalitaire de 1999 - du temps où je fréquentais les salons de Régis Debray et faisais circuler des pétitions signées par Bourdieu, Chomsky et quelques autres -, ce que je raconte dans mon livre "L'Ingérence de l'OTAN en Serbie" paru en 2014. Cet ouvrage est maintenant en vente sur les étals de la librairie russophone la "Librairie du Globe",  67 boulevard Beaumarchais dans le 3ème arrondissement de Paris. Elle est tenue par deux jeunes gens très sympathiques qui affichent leur refus de tout bellicisme (y compris du bellicisme moscovite) et qui ont besoin de votre soutien en cette période de manichéisme imbécile.

Je leur ai rendu visite vendredi dernier, n'hésitez pas à faire de même !

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Transfert de données : l'alignement de la Commission européenne sur les Etats-Unis

1 Avril 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Peuples d'Europe et UE, #Colonialisme-impérialisme, #Les Stazinis

L'Union européenne ne se contente pas de devenir l'otage de Washington sur le plan énergétique en décidant de se dégager des livraisons de gaz russe (ce qu'il n'est pas sûr qu'elle parvienne à faire à court terme) après avoir gelé (pardon volé) une partie des réserves bancaires de Moscou : il y a une semaine (le 25 mars) la présidente de la commission européenne a conclu un accord de partage des données informatiques des citoyens européens avec les Etats-Unis.

Pour mémoire la Cour de justice de l’UE en juillet 2020 avait estimé, en se référant aux programmes d'espionnage de l'Agence nationale de sécurité américaine Prism (révélé par le transfuge Snowden) et Upstream  que le « Privacy Shield », utilisé par 5 000 entreprises américaines, dont les géants comme Google ou Amazon, ne protégeait pas de possibles « ingérences dans les droits fondamentaux des personnes dont les données sont transférées » (et en juin 2020, j'avais moi-même posé la question concernant le transfert aux GAFA du Health data hub créé par le gouvernement français - le thème s'est invité dans la campagne électorale récemment). L’affaire avait été initiée par une plainte contre Facebook de l'activiste autrichien Max Schrems, qui maintenant fait remarquer que cet accord claironné dans les grands médias acquis aux grands groupes financiers internationaux est pour l'heure une simple entente verbale obtenue sans que Washington fasse la moindre concession puisque le Privacy Shield ne sera pas révisé et que les Etats-Unis ont simplement annoncé qu'ils renforceront les garde-fous applicables au SIGINT (renseignement électronique) probablement sous la forme d'un ordre exécutif intégrant la notion de « nécessaire et proportionné » qui guide la jurisprudence européenne (mais sans garantie sur le contenu de cet ordre exécutif) et la mise en place d'une instance judiciaire ad hoc pour les litiges, avec un risque qu'elle soit d'accès restreint pour les justiciables comme l'actuelle Cour de Surveillance du Renseignement Étranger des États-Unis (FISA).

La récente jurisprudence FBI c. Fazaga de la Cour suprême américaine du 4 mars 2022 rend peu probable un durcissement des règles en matière d'espionnage outre-atlantique. Cette affaire concernait une enquête mené par un informateur du FBI en 2006 et 2007,  dans les plus grandes mosquées du comté d'Orange, en Californie. L'informateur du FBI a recueilli sans distinction les noms, numéros de téléphone et adresses électroniques, ainsi que des informations sur les croyances religieuses et politiques de centaines d'Américains musulmans. Après que les plaignants – un imam et deux fidèles – ont intenté une action en justice, le gouvernement a fait valoir que le « privilège des secrets d'État » obligeait le tribunal à rejeter les allégations selon lesquelles le FBI avait illégalement ciblé des membres de leur communauté musulmane à des fins de surveillance en raison de leur religion. La cour d'appel a rejeté cet argument, estimant que le procès pouvait continuer sur la base des procédures spéciales mandatées par le Congrès il y a des décennies, qui obligent les tribunaux à examiner les preuves sensibles à huis clos dans les affaires d'espionnage. Mais la Cour suprême ne l'a pas suivie et étend ainsi l'opposabilité de la notion de secret d'Etat dans les affaires d'espionnage.

Tout ce que l'on peut constater donc à ce stade c'est que les Etats-Unis ont cyniquement exploité la guerre d'Ukraine pour obtenir un renoncement de la commission européenne aux acquis de la décision de la Cour de justice de 2020, ce qui ne fera de toute façon qu'aboutir à de nouveaux combats judiciaires si les défenseurs des droits des citoyens de ce côté-ci de l'Atlantique ne désarment pas.

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Négociations en Ukraine, sénilité de Biden

30 Mars 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Peuples d'Europe et UE, #Le monde autour de nous, #Les Stazinis, #Colonialisme-impérialisme

Toujours beaucoup de partialité parmi nos médias dans le traitement de l'invasion russe de l'Ukraine. La perspective d'un accord de paix russo-ukrainien qui pourrait donner lieu à référendum fait la "Une "du Jerusalem Post en Israel, mais reste ignorée ce soir par nos journaux et les chaînes de TV qui préfèrent se focaliser sur les victimes des crimes de guerre russes (comme les médias russes se polarisent sur les victimes du bataillon Azov ou sur la légèreté de Zelinsky).

Difficile de faire la part des choses cependant en ce qui concerne la réalité sur le terrain. On dit l'armée russe assez inefficace car reposant sur des troupes trop jeunes et peu motivées. Il est vrai que la volonté de "ménager" les Ukrainiens, alibi des pro-russes pour justifier la lenteur de la progression de leur camp au bout d'un mois, n'a pas l'air très crédible au vu des dégâts matériels et humains.

De même il est difficile de savoir quels sont les effets des sanctions. En Occident on nous annonce un fort impact sur le moral de la société russe, mais en Russie, on affiche la progression du cours du rouble en dollars depuis trois jours. Si la Russie vivait si mal les sanctions, l'Ossétie du Sud aurait-elle annoncé aujourd'hui son intention de faire adopter par référendum un projet d'absorption de son territoire par le voisin du Nord ?

En Europe, la guerre polarise les positions : après la Finlande, la Suède décide de rejoindre l'OTAN. Hors d'Europe, Moscou pour sa part peut se vanter de refédérer autour d'elle les anciens "BRICS" puisque l'Afrique du Sud, le Brésil et l'Inde se sont rapprochés de ses positions au cours des dernières semaines.

Je suis frappé de voir combien les grands trusts médiatiques occidentaux passent à Biden ce qu'ils n'auraient jamais toléré chez Trump. L'actuel président au cours des 10 derniers jours a quand même annoncé à tort un envoi de troupes américaines en Ukraine, une modification de la doctrine américaine sur l'emploi des armes chimiques, le choix d'une politique de "regime change" etc... Le tout a nécessité des démentis circonstanciés de ses conseillers atterrés, mais tout de même un tel degré d'irresponsabilité est inquiétant au seuil d'un possible conflit nucléaire. On dit qu'il est si différent de l'homme politique que les Etats-Uniens connurent à l'époque du mandat d'Obama qu'ils ne reconnaissent même pas sa voix. Tucker Carlson de Fox News le décrit comme atteint de colères caractéristiques d'un début de sénilité.  Comme on l'a parfois avancé à propos de l'irrationalité apparente de nos gouvernants pendant la crise du Covid, on en vient à se demander si des pouvoirs cachés ne prennent pas un malin plaisir à mettre à dessein sur le devant de la scène les politiciens les plus incompétents et les plus grotesques aux heures les plus critiques pour le sort de l'humanité. De ce point de vue là, les cas de Biden et Zelinsky sont assez caractéristiques. Ensuite le jeu consiste à faire passer les plus gros bobards, pour faire accepter la plus grande inversion. Le plus risible doit passer pour le plus héroïque, le plus fou pour le plus sage etc.

On aimerait en tout cas que ni Biden, ni aucun jusqu'au-boutisme ukrainien ou russe ne viennent torpiller la lueur de chance de paix qui a pu se dessiner aujourd'hui.

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Le témoignage d'un trotskyste à Kiev, et les répercussions globales de la guerre

24 Mars 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Peuples d'Europe et UE, #Colonialisme-impérialisme, #Le monde autour de nous

Au Venezuela, le site chaviste Aporrea comme certains de ses homologues européens vient de diffuser un appel d'Oleg Vernik, du syndicat Zakhist Pratsi (qui a l'air d'obédience trotskyste) et ancien assistant à la fac de droit de Kiev auquel des rivaux gauchistes reprochaient jadis ses liens avec Kadhafi (voir ici) ; il dénonce à la fois l'engagement de l'Ukraine dans le camp de l'OTAN, et la brutalité russe. Le point intéressant de l'appel est qu'il souligne que les populations russophones ne se sont pas massivement ralliées aux "libérateurs" armés... Sans doute Moscou dira-t-il que c'est parce que les néo-nazis les tiennent en otage, mais le mécanisme psychologique est sans doute plus complexe. Je m'étais déjà posé la question il y a quelques années quand on avait constaté que Kharkov et le Odessa ne s'étaient pas jointes à la cause du Donbass. Les Russes disaient "c'est parce que l'exemple des dizaines de personnes brûlées dans la  maison des syndicats à Odessa en 2014 les a réduites à la peur". On ne pouvait qu'y croire à moitié. Il est possible que les russophones aient un sentiment ambigu à l'égard de l'unité nationale ukrainienne et de son éventuel basculement du côté européen, notamment du fait des hausses de salaire que cela pourrait induire.

Dans une conférence en ligne du 14 mars le même Vernik expliquait que Kiev était encerclée sauf un corridor humanitaires mais que ces corridors étaient menacés parce que Moscou ne respectait pas ses engagements (autre son de cloche par rapport aux pro-russes qui mettent en cause les milices d'extrême-droite quand les corridors ne fonctionnent pas, il y a probablement un peu des deux). Il racontait également que 18 000 armes ont été distribuées à la défense territoriale pour défendre la ville. Il minimise aussi le poids de l'extrême-droite dans le pays réduite à 2 % des votes (mais alors pourquoi Kiev n'en a-t-il pas désarmé les milices ?). Son avis sur Zelensky a l'air d'être le même que celui de Bernard-Henry Lévy à l'issue de son voyage à Odessa : qu'il était un Coluche devenu Churchill, ou qu'en tout cas il s'est montré plus courageux que prévu, ce qui joue à son crédit, tandis que la Russie avance moins rapidement que prévu.

Devant cette stagnation, je vois poindre sur Twitter des rumeurs selon lesquelles une zone d'exclusion aérienne partielle pourrait être instaurée, ce qui augurerait d'une partition possible du pays. Je suppose que beaucoup d'options différentes sont sur la table. Les Russes parlent d'un déplacement des ressources bactériologiques en Moldavie via les réfugiés "bandéristes", ce qui est une "information" assez étrange. Il en circule de toutes sortes du même genre qui ne pourront être tranchées qu'après coup à froid par les historiens, comme la question de savoir si le bombardement de la maternité de Marioupol et de son théâtre qui ont ému nos médias sont des false flags operations.

On voit bien en tout cas qu'il serait dans l'intérêt de tous que Moscou et Kiev parviennent rapidement à un accord. Du côté russe, on s'inquiète de voir Renault qui fournissait un tiers du marché national en voiture s'en désengager à la demande de Zelensky (la Chine ne peut pas forcément la remplacer car elle redoute de subir elle aussi des sanctions), et au niveau mondial Macron, Biden et Scholz mettent en garde contre une crise alimentaire qui se profile (et dont d'ailleurs l'Afrique serait la première victime, voir le graphique ci dessous).

La crise alimentaire pourrait donc s'ajouter à la crise énergétique à l'heure où Moscou exige que les pays "inamicaux" paient leur gaz en rouble. Certains esprits mal tournées font remarquer que la pénurie de blé fera le jeu de Bill Gates qui a investi dans l'alimentation artificielle et du Forum Economique mondial qui l'a promue dans une vidéo récente sur son site...

En attendant, la presse de gauche mexicaine (dans un pays qui subit des pressions pour durcir sa position à l'égard de la Russie), elle, alerte sur un phénomène dont on parle peu : les réfugiés russes interdits d'accès aux Etats-Unis. On peut cependant douter qu'il s'agisse d'un phénomène massif.

 

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Madeleine Albright, McKinseygate et autres thèmes

23 Mars 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #coronavirus-vaccination-big pharma, #Peuples d'Europe et UE, #Le monde autour de nous, #Débats chez les "résistants"

Je parcours les nouvelles en vrac. Une nouvelle âme a rejoint les enfers : celle de Madeleine Albright, ex-secrétaire d'Etat de Clinton, artisane de la dictature de Kagamé dans les Grands Lacs (avec tous les morts qui vont avec) et du bombardement de la Serbie en 1999, qui se réjouissait jadis de la mort de 500 000 enfants irakiens avec l'embargo (ou en tout cas les justifiait au nom de sa Realpolitik). Comme lors des décès de George Bush père, de Jacques Chirac ou de John McCain, il est difficile de se convaincre de prier pour leur salut dans l'au-delà. Il faut prier pour ses ennemis, mais ces gens ne sont pas mes ennemis. Ils sont ennemis de l'humanité comme tout homme peut l'être de lui-même. Il est seulement regrettable que les citoyens ordinaires - qui feraient la même chose qu'eux au pouvoir - les aient laissés gouverner avec une telle impunité, mais bon, je suppose que tout cela en quelque manière est voulu par décret divin. Cela fait partie de la coupe d'injustice, de souffrance et d'absurdités que nous tous devons avaler, collectivement. Ces gens en tout cas ne sont pas mes ennemis. Juste des incarnations du mal ordinaire, comme les journalistes de CNN et autres qui ont chanté leur louange des années durant. Je laisse donc seulement des gens plus convaincus de leurs mérites prier pour eux plutôt que moi. De toute façon si je le faisais ce serait sans conviction. Inutile donc d'ajouter à ce monde une hypocrisie supplémentaire.

 Une avocate engagée contre la vaccination obligatoire, notamment aux côtés d'un Comité Corona mis en place par Reiner Fuellmich, Me Araujo-Recchia, est en garde-à-vue depuis hier à la DGSI. Les grands médias disent qu'elle y serait avec 7 autres personnes liées à l'affaire Rémy Daillet.

Le cabinet McKinsey, concepteur de la dictature covidiste en France pour le compte de l'Exécutif, est pour sa part en difficulté devant l'opinion publique en ce moment, une commission sénatoriale ayant révélé qu'il pratiquait massivement depuis 10 ans l'évasion fiscale. Le cabinet a touché 10 millions d'euros des pouvoirs publics rien qu'en 2020. J'entendais hier le professeur Raoult faire l'éloge de McKinsey contre la Cour des Comptes qu'il juge trop politique. Voilà longtemps que ce chercheur n'avait pas dit un mot qui pût rendre service à la macronie. Mais sa parole n'est pas vaine. Elle a le mérite de rappeler que si ces sangsues internationales s'accaparent aujourd'hui de nos structures étatiques, c'est en partie largement parce que ces dernières faillissent dans leurs missions. Comme on rêve de journaux institutionnels véritablement honnêtes, on aimerait qu'existassent des corps d'inspection et de contrôle réellement équanimes. Je doute qu'une VIe République, toute inspirée de la IIIe, avec en prime des plébiscites populistes comme la recommande Mélenchon puisse parvenir à ce résultat. Un gouvernement des soviets avec des comités populaires dans les ministères non plus d'ailleurs... On pourrait cependant espérer et préconiser quelques améliorations dans ce domaine, s'il est encore temps... Si MM. Schwab, Gates et Mme Von Der Leyen n'ont pas déjà avalé la France toute crue.

A part cela Mr Asselineau dans une de ses dernières vidéos fait l'éloge de Diana Johnstone, que dans un de mes livres je maquille sous le pseudonyme de Barbara Locke. Dans la même vidéo, il affirme que l'Algérie a condamné à l'ONU l'agression russe en Ukraine, et que le Kenya s'est abstenu - un simple coup d'oeil au tableau ici montre que c'est faux - et il confond sur une carte l'Erythrée et l'Ethiopie... j'ignore s'il est vraiment enviable d'être porté aux nues par un tel Youtubeur...

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L'étoile rouge de Belgrade chante une chanson de Lennon

21 Mars 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #Grundlegung zur Metaphysik, #Peuples d'Europe et UE

Les supporteurs de l'Etoile Rouge de Belgrade, le club de foot serbe, ont cru intelligent la semaine dernière de rappeler les guerres américaines (listées sur des banderoles) en entonnant la chanson de Lennon" Give Peace a Chance". Personne ne leur a expliqué que Lennon avait vendu son âme au diable de son propre aveu (voir aussi The Lennon Prophecy: A New Examination of the Death Clues of The Beatles de Joseph Niezgoda ). Souvenez vous d'une autre chanson qui fut l'hymne des covidistes, Allan Rich avait dit quelques vérités sur l'omniprésence de cette chanson dans les écoles françaises en novembre 2015, je vous renvoie aussi à ma vidéo sur les Beatles, et à cette page sur les Beatles et la FM.

A part ça, un sondage au Canada montre sans surprise que les moutons vaccinés sont aussi ceux qui sont les plus enthousiastes pour la confrontation avec la Russie (le système fabrique des moutons enragés, qui seront assimilés aux boucs à la fin des temps).

 

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En marge de la guerre d'Ukraine, le business de la GPA continue

18 Mars 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #GPA, #Peuples d'Europe et UE

Retour sur la question de la Gestation pour autrui (GPA) déjà évoquée ici à l'heure où la mairie de Paris n'hésite pas à jouer les intermédiaires entre les candidats potentiels et le big business international sur ce sujet - voir la réunion publique qu'elle organise demaine (prix moyen du contrat 30 000 à 60 000 dollars les juristes essaient de faire reconnaître cela comme de la vente d'enfants par l'ONU).

En marge de la guerre d'Ukraine, l'agence de GPA Biotex montre des bébés de quelques heures traités comme des marchandises qui ont été arrachés à leur mère porteuse et amenés dans des lieux de stockage où ils sont mis en batterie. On n'est plus très loin des bébés fabriqués dans des utérus artificiels pour naître plus vite que nous prépare Elon Musk. Dans l'ordre du mépris pour l'être humain, c'est la même logique.

Et les mères, elles, sont oubliées. Une pétition circule là-dessus. "Les ukrainiennes ne sont pas des utérus sur pattes. " rappelle l'ex-FEMEN Marguerite Stern, qui stigmatise les potentiels parents occidentaux qui viennent se plaindre à la TV de ce que leurs bébés-marchandises ne sont pas livrés. 

Beaucoup de femmes utilisées comme des utérus sur patte sont des réfugiées du Donbass.

Voici encore ce qu'écrivait le 24 février la militante féministe Ana-Luana Stoicea-Deram :

A Kiev il y a quinze jours des mères porteuses pour satisfaire leur riche clientèle occidentale étaient coincées par des GPA commandées "séparées de leur famille, maintenues de force dans les hôpitaux en attendant d’accoucher, sans la possibilité de fuir", tandis que BioTexCom (un quart du marché mondial de la maternité de substitution en 2018 et 70 % du marché ukrainien), dirigé par un moldavo-allemand ex patron de boîte de nuit, relançait cyniquement sa pub en plein conflit sur Twitter sous le slogan "Make babies not war". La firme, outre la fraude fiscale, s'est vue reprocher entre autres en 2020 de promouvoir une technique de fécondation in vitro controversée à coup de stimulation ovarienne dangereuse pour la santé des femmes.

Comme avec le coltan de nos téléphones portables pour lequel sont sacrifiées des milliers de vies de Congolais, l'égocentrisme stupide des bobos occidentaux (pourtant donneurs de leçons sur les réseaux sociaux), ceux qui ont décrété qu'ils/elles ont un "droit" absolu à la parentalité, est la principale raison de ce gâchis immense. Ces gens, lecteurs du Monde et de Libé, imbus d'eux-mêmes, décérébrés par la culture dominante, et coupés de tout sens du devoir à l'égard de l'humanité font de ce monde un enfer.

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D'un labo américain l'autre : le Lugar Center à Tbilissi

12 Mars 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous, #Colonialisme-impérialisme, #Abkhazie, #Peuples d'Europe et UE, #coronavirus-vaccination-big pharma

Il n'y a pas que les bio-laboratoires américains en Ukraine qui suscitent des polémiques. La journaliste bulgare Dilyana Gaytandzhieva évoque ici (13e minute) au micro de Dan Cohen un investissement de 161 millions de dollars à Tbilissi (Georgie), un laboratoire parmi d'autres que Washington a implantés dans 25 pays.

Sur son site elle nous en dit plus. Il s'agit du Lugar Center, à 17 km de la base aérienne militaire de Vaziani, où Dilyana Gaytandzhieva a enquêté en septembre 2018.

Le Lugar Center est devenu célèbre ces dernières années pour ses activités controversées , ses incidents de laboratoire et ses scandales entourant le programme contre l'hépatite C du géant américain du médicament Gilead (qui avait fait parler de lui pour son funeste Remdesivir au début de la crise du Covid) en Géorgie, qui a entraîné la mort d'au moins 248 patients . La cause du décès dans la majorité des cas a été répertoriée comme inconnue, selon des documents internes .

Le projet géorgien GG-21 a été financé par DTRA et mis en œuvre par des scientifiques militaires américains d'une unité spéciale de l'armée américaine portant le nom de code USAMRU-G qui opère au Lugar Center. Ils ont reçu l'immunité diplomatique en Géorgie pour rechercher des bactéries, des virus et des toxines sans être inquiétés. Cette unité est subordonnée au Walter Reed Army Institute of Research (WRAIR).

Des documents obtenus du registre des contrats fédéraux américains montrent que l'USAMRU-G étend ses activités à d'autres alliés américains dans la région et "établit des capacités expéditionnaires" en Géorgie, en Ukraine, en Bulgarie, en Roumanie, en Pologne, en Lettonie et dans tous les emplacements futurs. Le prochain projet USAMRU-G impliquant des tests biologiques sur des soldats doit démarrer en mars de cette année à l'hôpital militaire bulgare de Sofia.

Les activités du DTRA en Géorgie et en Ukraine relèvent de la protection d'accords bilatéraux spéciaux. Conformément à ces accords, la Géorgie et l'Ukraine s'abstiendront de toute responsabilité, n'engageront aucune poursuite judiciaire et indemniseront les États-Unis et leur personnel, les sous-traitants et le personnel des sous-traitants en cas de dommages matériels, de décès ou de blessures à toute personne en Géorgie et en Ukraine, résultant de d'activités dans le cadre du présent accord. Si des scientifiques parrainés par DTRA causent des décès ou des blessures à la population locale, ils ne peuvent pas être tenus responsables.

Dans une vidéo publiée par Al Mayadeen : des riverains comme Albert Nurbekyan et Eteri Gogitidze du village d'Aleweevka témoignent qu'il y a de la fumée rouge, noire, verte qui se dégage de ce centre pendant la nuit, avec une odeur chimique d'oeuf pourri. Deux travailleurs philippins sont morts par empoisonnement lors de la construction du centre. La rivière voisine a été aussi polluée. De quoi inquiéter l'Abkhazie voisine...

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Où est la France ?

10 Mars 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Philosophie et philosophes, #Débats chez les "résistants", #Lectures, #Peuples d'Europe et UE

Leroux blâmait la France carthaginoise et anglicisée qu'avait porté dans ses bagages la défaite de Napoléon. Cette France-là nous ne l'avons jamais quittée. Et la réélection de Macron la parachève dans tout son cynisme et son totalitarisme.

Mais ce n'est pas le seul problème, nous avons une France Anglo-saxonne (aucun jeune ne sait faire deux phrases sans un mot anglais au milieu), mais dans une Europe allemande. Boutang, allergique à la culture d'Outre-Rhin, au détour de ses Réflexions sur la féodalité d'après Cournot relève sous la plume de Hegel dans ses Leçons sur la philosophie de l'Histoire cette phrase : "L’esprit germanique est l’esprit du monde moderne qui a pour fin la réalisation de la vérité absolue en tant que détermination autonome infinie de la liberté, cette liberté qui a pour contenu sa forme elle-même". Pour lui cette conception n'est que l'affirmation d'un Moi aussi innocent, comme chez Rousseau, que dictatorial car il ne se reconnaît aucun intérêt pour les choses extérieures, ayant pour principe le Gemüt "cette totalité voilée et indéterminée de l'esprit, selon la formule de Hegel...où l'homme a en lui-même sa satisfaction d'une manière aussi générale et indéterminée". Cette conception perdure dans la nouvelle Allemagne européiste : "La facilité avec laquelle l'Allemagne accepte l'idée de l'Europe, la ruine de ses anciennes fins illimitées, la suppression des anciennes frontières, explique-t-il, a sa cause directe dans le rêve complaisant qu'elle peut faire, où son moi n'est pas lié à une terre, aliéné par des frontières, mais égale à l'Europe, en attendant l'univers "d'une manière générale et indéterminée" ". Chacun devrait garder cela à l'esprit à l'heure où nous acceptons que l'ancienne ministre de la défense allemande, présidente de la commission européenne, engluée dans des conflits d'intérêt non seulement commande neuf doses de vaccins Covid pour chacun d'entre nous mais aussi interdise sans fondement juridique en lieu et place de notre gouvernement RT et Sputnik sur notre territoire, et menace de guerre la Russie.

Admettons donc, en combinant Leroux (que Boutang ne désavouerait pas sur ce point) et Boutang lui-même, que la France soit tombée sous le joug de deux démons - ou princes des nations, pour parler un vocabulaire biblique - celui de l'Angleterre pour le négociantisme, et celui de l'Allemagne pour l'universalisme égotique - pour la construction de la nouvelle Babel antéchristique.

Où la France peut-elle trouver ses ressources de résistance. Les disciples de Maurras comme Boutang diraient "dans sa terre", son attachement à des frontières, à son hexagone, enracinement terrestre d'où découla l'ordre féodal, porteur de plus de vraies libertés selon cet écrivain (parce qu'il y avait encore du rapport interpersonnel, même avec le paysan) que l'ordre soi-disant démocratique des deux derniers siècles (et singulièrement des deux dernières décennies où la boîte vocale remplace partout même l'agent du guichet, et remplace même désormais vos gouvernants - tapez sur la touche 1 si vous acceptez la servitude, et sur 2 si vous ne la refusez pas, sinon merci de raccrocher)...

Je ne sais qu'en penser. Y a-t-il encore une terre française depuis qu'elle est labourée par des tracteurs, chargée de pesticides, envahie d'éoliennes et sillonnée d'autoroutes ? Il y a peut-être un hexagone dans la tête des gens. Il existait en tout cas chez les Gilets jaunes éborgnés (dommage seulement qu'il ait été gâché par l'esprit de Johnny Hallyday...). Cet esprit je le retrouve chez Anne-Laure Bonnel (qui avait filmé le mouvement populaire de fin 2018) avec sa légère impertinence sur BFM TV, et sa grande générosité aux côtés des familles de mineurs du Donbass (les nouveaux damnés de la Terre, comme les Serbes de la mine de charbon de Strepca au Kosovo en 1999, soyez sûr que France Info-Radio Paris ne tendra pas de micro à ces gens là). Mais les Gilets jaunes sans la Sainte Ampoule peuvent-ils faire autre chose qu'un feu d'artifice à la 1848 ou à la 1871 ?

Les Français font la Sécurité sociale autogestionnaire en 1946, et la rémunération attachée à la personne et non à production grâce au militantisme de la cégète, continuons dans cette lignée sans rien attendre de l'Etat, nous dit la catholique communiste Friot, que je soupçonne de réintroduire du personnalisme chrétien dans le marxisme. Hé, y a-t-il une base sociale pour cela quand même la majorité des fonctionnaires votent pour Macron ? Chez les abstentionnistes ? On se demande bien quelle action surnaturelle les remobiliserait quand les LBD de Castaner les ont durement dispersés. Inutile de refaire de chimériques "convois de la liberté" si le projet politique derrière n'est pas prêt, ni la stratégie restauratrice non plus.

Il semble qu'il faille à nouveau avant tout réfléchir, toujours plus, à ce qu'est ce pays des hommes libres, les francs, ce qu'est sa liberté, d'où elle vient pour qu'elle puisse encore aller quelque part. On ne peut se satisfaire du constat de la juriste Valérie Bugault selon lequel la langue française ne figure pas sur les Georgia Guidestones. C'est peut-être vrai, et c'est peut-être un signe, mais au delà du signe, il nous faut travailler. Retrouver l'essence métaphysique de la liberté française, la comprendre dans son histoire concrète ancienne et récente, si l'on veut qu'elle soit autre chose qu'une devise de campagne ou un slogan publicitaire.

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Nuland aux Chinois : "La neutralité n'est pas une option"

10 Mars 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #Peuples d'Europe et UE, #Le monde autour de nous, #coronavirus-vaccination-big pharma

Evidemment, en situation de guerre, comme disait Kipling, la vérité est toujours la première victime. Donc quel crédit faut-il accorder à cette information que je lisais ce matin sur Al-Mayadeen : « Le ministère russe de la Défense a annoncé aujourd'hui, jeudi, que "des laboratoires biologiques américains établis en Ukraine ont mené des expériences sur le coronavirus". Il accuse aussi les USA d' "étudier la propagation des maladies par les oiseaux migrateurs entre l'Ukraine et la Russie ».

80 tonnes d'ammoniac auraient été expédiées au village de Zolochev, au nord-ouest de Kharkov, par des nationalistes ukrainiens (qui par ailleurs empêchent les habitants de quitter Marioupol encerclée). Les Etats-Unis ont démenti.

Difficile de faire la part du vrai et du faux. Sur Twitter la journaliste bulgare Dilyana Gaytandzhieva (ancienne employée du journal mainstream Труд ) rappelle qu'en mars 2018 elle avait été expulsée du Parlement européen pour avoir tenté de demander au Secrétaire adjoint américain à la santé Robert Kadlec qui le visitait pourquoi Washington finançait 25 laboratoires biologiques autour de la Russie, de l'Iran et de la Chine. Un officiel chinois a surenchéri : "Les États-Unis ont 336 laboratoires dans 30 pays sous leur contrôle, dont 26 rien qu'en Ukraine. Il devrait rendre compte de ses activités militaires biologiques dans son pays et à l'étranger et se soumettre à une vérification multilatérale." Comme souvent Tulsi Gabbard a eu des mots justes sur cette affaire des laboratoires US dans le monde.

Ce qui est certain en tout cas, c'est cette déclaration de la pitoyable sous-secrétaire d'État américain aux Affaires politiques Victoria Nuland : « Les Chinois aiment dire qu'ils sont neutres dans ce conflit... Le chancelier [allemand] [Olaf] Scholz et le président [français] [Emmanuel] Macron ont parlé au [président chinois] Xi Jinping juste aujourd'hui pour faire comprendre aux Chinois que la neutralité n'est pas une option ici ».

Nuland, épouse du néo-conservateur Robert Kaga, conseillère de Dick Cheney au moment de l'invasion de l'Irak sous l'administration Bush, s'était distinguée au moment du coup d'Etat de Maïdan en 2014 par son célèbre "fuck Europe" intercepté dans une conversation où elle préconisait d'imposer les hommes de Washington au pouvoir à Kiev, elle était alors sous-secrétaire d’État pour les Affaires européennes et eurasiatiques d'Obama.

La neutralité sur le conflit ukrainien est pourtant l'option adoptée par les pays les plus peuplés du monde, et 17 pays africains (ainsi que, plus généralement, tous les pays qui n'ont pas une base américaine sur leur sol). C'est la seule option pour pouvoir servir d'intermédiaire entre Russes et Ukrainiens et parvenir le plus vite possible au retour de la paix.

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Petit retour sur la question des laboratoires bactériologiques en Ukraine

5 Mars 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Peuples d'Europe et UE, #Le monde autour de nous, #Colonialisme-impérialisme, #Débats chez les "résistants"

Comme je le disais ici il y a 8 jours, seuls les historiens pourront déterminer si V. Poutine a eu des raisons objectives de pas limiter son intervention en Ukraine à la simple défense du Donbass.

Les gens qui tombaient sur mon blog en cherchant des informations sur les laboratoires américains d'armes bio-chimiques en Ukraine, m'ont semblé faire fausse route s'ils tentaient d'y voir la cause stratégique de l'invasion vu la source de cette rumeur, l'ex-député Alexey Zhuravko (Alexeï Jouravko).

Et puis voilà qu'un auteur anonyme, Julien G (est-ce si dangereux d'écrire sous son vrai nom en ce moment en matière géostratégique ?), sur le site du Courrier des stratèges, hier, a publié un article tentant de creuser cette hypothèse sous le titre "Pourquoi les États-Unis financent-ils des bio-laboratoires militaires en Ukraine?"

Il y explique que « L’opération militaire russe en Ukraine a "coïncidé" avec le lancement prévu de bio-laboratoires militaires américains à Kiev et à Odessa.» Tout en ajoutant que « L’ambassade des États-Unis en Ukraine a depuis supprimé de son site Internet les documents relatifs aux 11 laboratoires biologiques financés par le Pentagone en Ukraine. » Pas de chance...

Alors que reste-t-il comme élément de preuve si l'ambassade a tout supprimé d'un clic de souris ? Un accord  sur la « lutte contre les agents pathogènes hautement dangereux » en Ukraine figurant sur un site officiel américain. En fait ce contrat est un amendement à un contrat antérieur, signé dans le cadre de la Réduction coopérative des menaces (en anglais Cooperative Threat Reduction  - CTR).

Quand on regarde un peu l'historique on se rend compte que cette affaire de coopération pour la réduction des menaces remonte à au moins 2005 (juste après la Révolution orange) date à laquelle l'Arms Control Association écrivait :

"La coopération américaine avec l'Ukraine dans le cadre du programme Nunn-Lugar Cooperative Threat Reduction (CTR) a été élargie le 29 août avec un accord d'utilisation des fonds américains du CTR pour améliorer la sécurité des agents pathogènes stockés dans les établissements de recherche biologique et de santé de l'ancienne république soviétique.

En vertu de l'accord, les fonds du CTR iront pour la première fois directement à des projets visant à sécuriser les souches pathogènes et les connaissances biologiques sensibles en Ukraine. Les États-Unis s'efforceront également d'améliorer les capacités ukrainiennes à détecter, diagnostiquer et traiter les épidémies de maladies infectieuses, ainsi qu'à déterminer si les épidémies sont naturelles ou le résultat du bioterrorisme.

L'accord a été signé lors de la visite à Kiev d'une délégation américaine de haut niveau conduite par le président de la commission sénatoriale des relations étrangères Richard Lugar (R-Ind.) et le sénateur Barack Obama (D-Ill.).

Parmi les installations en Ukraine destinées à recevoir des mises à niveau de sécurité figurent celles autrefois liées au réseau anti-peste de l'ère soviétique, qui continuent de stocker des bibliothèques d'agents pathogènes naturels à des fins de recherche et de santé publique. Andy Fisher, porte-parole de Lugar, a déclaré à Arms Control Today le 15 septembre que les installations anti-peste "étaient des menaces et ce sont des menaces", étant donné le risque qu'une mauvaise sécurité puisse permettre aux terroristes d'accéder à des agents pathogènes. Fisher a également évoqué la possibilité que des procédures d'exploitation et des équipements obsolètes puissent entraîner la fuite involontaire d'agents pathogènes de ces installations, mettant en danger la santé publique de la région.

La coopération dans le cadre du nouvel accord ne se limitera pas à la sécurité physique vis-à-vis des agents pathogènes. Des fonds seront également disponibles pour l'emploi pacifique de scientifiques dont les compétences et l'insécurité financière pourraient en faire des cibles potentielles pour les États ou les groupes indépendants cherchant à acquérir des capacités d'armes biologiques. En outre, l'accord comprend des dispositions pour la coopération entre les laboratoires épidémiologiques américains et ukrainiens dans le diagnostic des épidémies. À cette fin, les agents pathogènes des établissements de santé et de recherche ukrainiens seront partagés avec des laboratoires partenaires américains. Dans le cadre d'un accord CTR avec l'Azerbaïdjan, les États-Unis ont également reçu le mois dernier un transfert d'agents pathogènes provenant d'installations similaires dans cette ancienne république soviétique."

A première vue tout cela était censé être purement pacifique. Mais revenons à l'article de Julien G. Il explique précisément que dans le cadre de cet accord, en juin 2010, a été ouvert à l’Institut de recherche Mechnikov Anti-Peste à Odessa en présence de l’ambassadeur américain John Tefft, le premier centre biologique d’Ukraine.

Il cite ensuite les propos du secrétaire du Conseil de sécurité russe, Nikolai Patrushev dans l’hebdomadaire Argumenty I Fakty en septembre 2021 repris par l'agence Tass, "Les laboratoires biologiques que Washington met en place à travers le monde mettent en péril la santé de dizaines de millions de personnes, violant ainsi leurs droits".

Puis Julien G nous oriente vers les propos du  directeur américain du programme Cooperative Threat Reduction Program, Robert Pope, le 26 février dernier qui estime que l'offensive russe met en péril la sécurité des installations ukrainiennes (11 laboratoires) aménagées dans le cadre des programmes CTR notamment en cas de coupure d'électricité en ce qui concerne les virus stockés dans les réfrigérateurs. Cela dit Robert Pope se sentait obligé de préciser que des experts extérieurs ont reconnu que ses investissements dans les laboratoires ex-soviétiques n'étaient pas des "opérations camouflées pour créer des armes biologiques" (not a covert bioweapons operation). Qui croire ?

Tout cela était en tout cas d'autant plus inquiétant pour les Russes, nous dit Julien G, que la « Defense Threat Reduction Agency » (DTRA), du Département de la Défense, qui finance les 11 laboratoires entretient la confusions en externalisant son activité auprès d'organismes privés dont les employés jouissent par ailleurs de l'immunité diplomatique.

Propagande contre propagande. On sent bien qu'il sera aussi difficile de savoir ce qu'il se passe dans ces 11 laboratoires qu'il le sera de deviner ce qui s'est passé en 2019 dans le laboratoire P4 de Wuhan supposé être à l'origine de la diffusion du SRAS-Cov-2. Mais c'est quand même un élément de réflexion utile à apporter au débat sur l'invasion russe de l'Ukraine.

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