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Le blog de Frédéric Delorca

Articles avec #programme pour une gauche decomplexee tag

Petit apparté sur les options politiques pour notre pays

10 Août 2020 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Programme pour une gauche décomplexée, #Peuples d'Europe et UE, #Débats chez les "résistants", #Billets divers de Delorca, #Le monde autour de nous, #Les régimes populistes

Non content de continuer à lire la presse pour vous en parler, je continue de réfléchir évidemment aux choix politiques que notre pays devrait faire pour tenir tête au nouvel ordre mondial. Ma méfiance à l'égard de la classe politique reste totale. Donc, sauf à ce qu'on me démontre que l'option du Grand Monarque français procède d'une révélation divine authentique, je continue de rester attaché à une république dont les chefs seraient choisis par tirage au sort, ce que j'avais déjà défendu dans mon "Programme pour une gauche française décomplexée" en 2007, et d'ailleurs même si la France devenait une monarchie de droit divin, ses cadres intermédiaires devraient selon moi être largement tirés au sort, et cette monarchie devrait être plébiscitaire comme celle du Liechtenstein.

Je crois aussi - à la différence de ce que je pensais dans les années 2000 - que notre pays, non content de sortir de l'Union européenne et de l'OTAN, devrait consolider ses bases identitaires spirituelles (une réappropriation de l'histoire collective) dans le cadre de son éducation publique, et pour ce faire évidemment nationaliser les médias, l'industrie culturelle, et favoriser une ré-émigration des populations récemment immigrées (mais cela pose la question de l'acceptation par les jeunes autochtones d'emplois manuels peu payés, ce qui suppose une révolution culturelle sur ce thème, et aussi sans doute un système différent de répartition des richesses qui bénéficie plus aux emplois d'exécution). Ce volontarisme implique des choix économiques socialisants et non libéraux, peut-être même à terme un parti pris autarcique, avec aussi un encouragement à la base des options survivalistes. Et je ne crois pas du tout en la cause christiano-sioniste que défendent des gens comme Trump ou Zemmour. Par ailleurs évidemment le sort de notre pays en dehors du cadre obsolète de l'OTAN et de l'UE doit être pensé dans des partenariats stratégiques et commerciaux nouveaux avec des pays culturellement proches comme la Russie (mais jusqu'à quel point la Russie nous est-elle proche ? en quoi peut-elle l'être plus que l'Algérie ? C'est un débat qui doit aussi être abordé pour ne pas tomber dans la candeur politique sur ce genre de sujet).

Je ne pense pas qu'aucun candidat aux élections présidentielles de 2022 portera ce genre de programme, notamment en ce qui concerne le tirage au sort, et donc je ne voterai pas en 2022.

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Notes rapides sur la répression des "gilets jaunes", les contradictions du mouvement, et sa force

2 Décembre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Grundlegung zur Metaphysik, #Programme pour une gauche décomplexée, #Les régimes populistes, #La gauche, #Peuples d'Europe et UE

Des violences à Toulouse, à Paris, au Puy, à Calais, à la mesure de la colère légitime que les Gilets jaunes éprouvent à l'encontre de Macron (Ruffin rapporte même que beaucoup souhaitent qu'il "finisse comme JFK" -sic- mais ils ne doivent pas oublier que le système remplace facilement ses leaders-martyrs). Le système répressif français, lui, est toujours aussi brutal. Je l'avais déjà dénoncé sous Valls lors de la répression des mouvements estudiantins.  Les avocats demandent au ministère de l'intérieur de ne pas employer de grenades explosives. Les images à la TV montrent bien sur les Champs Elysées un CRS balancer une grenade lacrymogène en tir tendu. Je me souviens quand les gens jugeaient "barbare" que la police de Milosevic en décembre 1999 utilisent des canons à eau en plein mois de températures basses. Notre police fait de même. Elle bloque toutes les rues même à l'encontre de manifestants pacifiques, va les cogner dans les bistrots où ils trouvent refuge.

Au milieu de ce chaos de bonnes idées : les gilets jaunes demandent le référendum révocatoire, une mesure "vénézuélienne" que j'avais prônée dans mon livre "Programme pour une gauche française décomplexée" il y a 11 ans au Temps des Cerises et reparu récemment chez Edilivre.

Problème : où sont les porte-parole ? Les idées fusent, mais tous ne soutiennent pas les mêmes. Un paysan de 33 ans, qui élève de la blonde d'Aquitaine sur 130 ha en Béarn près de Navarrenx, et qui a été membre des "gilets jaunes" s'emportait samedi sur Facebook : "Je viens d'apprendre que la première revendication des gilets jaunes est le retrait du glyphosate. Je me marre!!! Le français moyen a souvent été collabo!!!Ou plutôt en temps  de crise comment faire porter le chapeau au voisin afin de sauver sa peau!!! Alors amis gilets jaunes dont je faisais partie jusqu'à ce soir, allez vous mettre un pistolet de gazole dans le c* pour faire l'avion. Tiens en parlant d'avion avez vous demandé d'instaurer la taxe carbone sur les billets d'avion? Ah non c'est vrai! Et avez vous demandé l'instauration de la taxe carbone sur le commerce maritime qui va ramener des jouets made un China a vos gamins, des consoles a vos ados et des smartphones pour vous ? Ah non bien sûr !A moi de faire des propositions, roulez en velo! arrêtez de boire du coca et de bouffer du Mc Do et du Nutella! Arrêtez de changer tout les ans vos vêtements. Cultivez votre jardin! Supprimez vos abonnements a canal ou be in sport! Repassez au 39h! J'en ai encore bien d'autres et plus con encore que les précédentes, vous voyez amis gilets jaunes moi aussi je peux dire n'importe quoi pour sauver la planète, et en plus ce que je dis je l'applique !!!"

Il a le mérite de pointer certaines contradictions. L'interdiction des glyphosates (que les tribunaux californiens condamnent maintenant que Monsanto a été racheté par Bayer), demandée par FI et la gauche au printemps dernier au parlement (ils durent se battre pour cela tôt le matin) est-elle économiquement viable pour les agriculteurs en ce moment ? Tout serait plus simple si le mouvement était encadré : il ne viendrait pas ainsi contredire les revendications de certaines de ses composantes. Mais avec un encadrement il perdrait de cette spontanéité qui fait sa force. Cela me rappelle un peu les remarques de Châteaubriand sur 1830 (les Trois glorieuses). A l'en croire le mouvement portait tant de thématiques contradictoires que même un Charles X avisé et courageux aurait pu le mobiliser à son profit. Espérons que celui-ci ne sera pas récupéré par quelque groupe mafieux sorti d'on ne sait-où, comme les puissants de ce monde savent les sortir de leur chapeau.

Pour l'heure je redoute moins la violence des manifestants que celle de nos gouvernants. Comme disait une de mes collègues sociologues bourdieusienne il y a 12 ans : "le coût de la vie en soi c'est déjà très violent"... L'arrogance de Macron et de Philippe n'ont pas fini d'exaspérer les Français et leurs obstination à dénier la souveraineté populaire est égale à celle que manifestèrent avant eux Hollande et Sarkozy. Quelles machinations l'Elysée, Bruxelles, Wall Street préparent-elles pour épuiser le mouvement populaire ou le tromper ? Le pire n'est jamais assuré. Qui sait, les "Gilets jaunes" vont peut-être réussir là où les agents de la SNCF ou les militants de la défense du code du travail ont échoué : refaire de la France un îlot de résistance. Nous ne sommes pas l'Islande (qui a remboursé ses dettes, comme la Hongrie, et chassé le système bancaire international de ses terres), mais nous avons peut-être plus de ressort que nous ne le pensions naguère pour dire "non" au Veau d'Or mondial...

J'aurais eu aussi un paquet de nouvelles à commenter, par exemple sur le débat que provoque la nouvelle par la NASA de l'arrivée d'un de leurs appareils sur mars (beaucoup aux Etats-Unis soupçonnent qu'il s'agit d'une fausse nouvelle, avec des acteurs payés pour filmer leur réouissance - un d'eux a un chapeau bizarre d'ailleurs - sur cette vidéo, alors qu'on ne voit rien de mars elle-même. Mais c'est un peu loin de nos préoccupations. Après tout, il ne s'agit que de l'argente du contribuable américain (parmi lesquels 10 % pensent qu'en réalité la NASA n'est jamais allée sur la lune). J'aurais pu aussi vous parler de la mort de George Bush Senior, le boucher de la première guerre du Golfe et de l'intervention au Panama (qui tua des milliers de civils), ex chef de cette structure très obscure qu'on appelle la CIA, peut-être époux de la fille du sataniste Aleister Crowley, et qui fut lui-même mêlé à une étrange et sanglante histoire de "call boys", le scandale de Franklin, révélé par le Washington Times en 1989 et aussitôt enterré. J'aurais voulu dire un mot de la nouvelle ligne de vêtements pour enfants de Céline Dion "Celinununu", avec des têtes de mort et la mention "New Order" dessus, une ligne présentée sous le slogan crowleysien de laisser nos enfants être ce qu'ils sont et ne pas les influencer car ils ne nous appartiennent pas (ils appartiennent à Big Brother). J'aurais aussi pu parler de l'humiliation rituelle publique de Julia Roberts sur une chaine de TV américaine. Mais le temps fait défaut pour expliquer tout cela.

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Mélenchon, dans ses bonnes heures, et ses défauts ultimes

23 Septembre 2017 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La gauche, #Peuples d'Europe et UE, #Programme pour une gauche décomplexée

Dans la vidéo ci-dessous Mélenchon sur RTL avec certains très bons côtés quand il parle du code du travail, et u,e très mauvaise chute, in fine, quand il traite Philippot de "fasciste", ce qui moi me rappelle le temps où il qualifiait de "pétainistes" ceux qui prônaient la sortie de l'euro et de l'UE (ce qui a été mon cas dès la publication de mon "Programme pour une gauche française décomplexée", livre a intéressé le MPEP mais pas les mélenchonistes).

Entre les types qui n'ont pas bien nettoyé la rhétorique extrémiste de leur jeunesse, et ceux qui se prennent pour "Dieu le père" ("tout le monde est le bienvenu dans la maison de Dieu comme on dit à l'église" a dit un chef de parti récemment), les empêcheurs de globaliser en rond restent dans l'ensemble mal représentés...

Evidemment je n'ai pas apprécié non plus l'absence de Méluche à la fête de l'Huma (mais il est vrai qu'en juin il a empêché le directeur de ce journal qui naguère l'a tant servi devenir député), le numéro de ses représentants rivés à leur portable pendant le discours de P. Laurent, etc. Mais bon, encore une fois ne réduisons pas le mélenchonisme à ça, et les classes populaires en ont "malgré tout" besoin quand il s'agit d'expliquer face aux journalistes "de quoi le macronisme est le nom" comme dirait l'autre.

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La secte FI à l'Assemblée nationale

21 Juin 2017 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Atlas alternatif, #La gauche, #Programme pour une gauche décomplexée

Toujours intéressé par l'avenir de la gauche de la gauche puisqu'elle est censée apporter la meilleure réponse aux diverses formes de misère (morale, matérielle, intellectuelle) qui accablent les masses en France et ailleurs, j'observe avec quelque tristesse l'entrée au Parlement de la secte pythagoricienne "France insoumise". Après avoir fait ce qu'il fallait, avec beaucoup d'ingratitude, pour empêcher le directeur de l'Humanité (un journal qui avait pourtant beaucoup soutenu Mélenchon) d'avoir un siège dans le 93, avoir aussi empêché le PCF (qui avait tant aidé Mélenchon en 2012 et 2017 aux présidentielles) de conquérir des sièges comme à Montreuil-Bagnolet, la secte roule maintenant des mécaniques (au fait Stéphane Peu, il n'est pas encarté au PCF peut-être ? pourquoi n'en assume-t-il pas l'étiquette alors ?). Mélenchon interpelle sottement un mathématicien qu'il accuse de ne pas connaître les contrats de travail. Le "matheux" a bien répondu sur Twitter.

Oh ! bien sûr, Méluche a souvent raison, par exemple quand il se moque des petits chefs de start-ups macroniens, ou des expertes du développement personnel qui ont juste cliqué sur un site pour devenir députés, et dit qu'ils vont souffrir sous le joug monacal des règlements de l'assemblée, eux qui, d'habitude, ne reçoivent d'ordres de personne. Il faut être incisif ! Alors que Pierre Laurent restait sottement mou hier à la TV dans le registre "je ne demande pas la démission de Bayrou, il ne m'appartient pas de le faire".

Mais faire signer aux députés du groupe FI une charte ! oui ! une charte ! pour bien les infantiliser ! Pourquoi ? Parce qu'FI comme les macroniens n'a pas une cohérence idéologique suffisante ? Il faut que ses membres s'engagent à suivre le grand gourou en toute circonstance. Clémentine Hautaine (je l'appelle ainsi depuis qu'elle a répondu, il y a 10 ans, par un silence méprisant à ma proposition de parler de l'Atlas alternatif, que je lui vais envoyé, dans sa revue Regards) et Ruffin (qui, il y a 10 ans aussi, avait refusé de parler de l'Atlas à Mermet parce qu'il le trouvait trop gentil avec la Corée du Nord) sont dispensés de signer la charte : eux seuls peuvent être traités comme des adultes, ce sont les intellos du groupe, les autres sont catalogués dans le troupeau des cons.

Mouaif... ce mouvement là ne m'inspire humainement rien de bon, même si leurs idées sont souvent généreuses, courageuses et pertinentes.

L'humain ne va pas forcément avec le politique. Humainement savez-vous qui est mon dernier coup de coeur ? L'ex porte-parole de Fillon, maire de Taverny, Florence Portelli. Si, si ! pas seulement parce qu'elle est mignonne (ce qui serait sexiste de ma part). Je l'ai entendue à  C-dans-l'air hier (hélas l'émission n'est pas sur You Tube), elle cassait l'arrivisme des "constructifs macroniens" de son parti avec un ton si juste, si intelligent, des mots si clairs, aussi convaincants que les dissertations philosophiques de JF Poisson sur la transformation de la politique par le marketing. Un vrai génie cette femme. Pas une fausse note. En plus elle est musicienne. Ceci explique cela. Mais bon, elle vient du gaullisme social de Seguin, une option qui est la moins mauvaise de la droite, mais qui reste à mes yeux par trop bourgeoise. Il ne pourrait pas y avoir une femme comme celle là à gauche de la gauche. Méluche l'aurait étranglée (ou fait fuir) depuis très longtemps. Dommage...

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La vague macronienne nauséeuse

13 Juin 2017 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La gauche, #Programme pour une gauche décomplexée

Mélenchon m'agace sur l'international mais contre la vague Macron il a les mots justes. Ce ramassis de jeunes cadres supérieurs de PME arrivistes qui débarquera bientôt au Parlement n'aura pas l'envergure pour constituer une base parlementaire intéressante et souffrira sous le joug monacal des règlements de l'assemblée nationale. Mais Marcon s'en fout : il cassera le code du travail, et peut-être même insèrera l'état d'urgence dans la loi par ordonnance. Toute la dimension dictatoriale de la Ve république se révèle, une fois de plus, à grand renfort de culte de la personnalité médiatique.

Le noyau dur des 30 % de bobos stupides indécrottables qui forment aujourd'hui la base du consensus politique français et des faiseurs de rois, une fois de plus se fait abuser, tandis que les classes populaires s'abstiennent.

Un mérite à cette situation : les vendus du parti socialiste passent à la trappe. Hélas pas tous. Les pires d'entre eux - Valls, El Komri, Touraine -, ceux qui étaient déjà prêts à arborer l'étiquette "En Marche" alors qu'ils devaient leur existence politique au parti socialiste, ont plus de billes aujourd'hui pour sauver leur peau que les ex-frondeurs restés fidèles à leurs idéaux comme Hamon. Il n'y a pas de morale en politique... Et les électeurs sont biens sots. "A vomir" comme disait Guaino des électeurs bobos et de droite catho - Guaino a eu bien des défauts, notamment quand il cautionna la forfaiture du traité de Lisbonne, mais au moins il est intègre sur ses idées, comme Morano et une certaine base de l'UMP (attaquer l'électorat catholique pour son pétainisme, il fallait l'oser, et c'était juste). Guaino va sans doute rejoindre M. Montebourg dans l'élevage des abeilles. Peut-être aussi Mme Bechtel, bras droit de Chevènement, qui avait mené son mandat avec tant d'application dans l'Aisne pour ne recueillir que 6 % des voix au final.

"A vomir" les électeurs. Peut-être. Mais plus encore les médiacrates qui ont fabriqué Macron et qui aujourd'hui gloussent de voir les députés sortants s'inscrire au chômage, alors que nous, citoyens ordinaires, leur sale tronche, on doit la supporter depuis vingt ans - je pense à cet hippopotame d'un grand journal parisien qui nous a abreuvé de mensonges notamment sur la Yougoslavie (elle est co-responsable des 10 à 15 tonnes d'uranium appauvri de l'OTAN versées sur la Serbie et le Monténégro et des 30 000 nouveaux cancers par an qu'elles provoquent) et hier à la TV pouffait sur le thème "pas facile pour un vieux député de se reconvertir". La garce !


Il va falloir maintenant se battre pour défendre les acquis sociaux et les libertés publiques (face à l'état d'urgence). Le pourra-t-on ? Au Venezuela on se bat, et la droite flingue un magistrat qui avait eu le malheur de condamner à de la prison un leader de leurs rangs. La Corée du Sud, elle, a fait son virage à gauche, et demande l'arrêt du projet de bouclier anti-missile américain (une bonne nouvelle pour la paix dans la région). Si seulement notre peuple lui aussi en venait à se ressaisir !

Une future députée macronienne pas très crédible...

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NOUVEAU : en ligne "le Programme pour une gauche française"

17 Octobre 2015 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Programme pour une gauche décomplexée, #La gauche, #Peuples d'Europe et UE, #Colonialisme-impérialisme

Publié au Temps des Cerises en 2007. Mais puisqu'ils ne le vendent plus en format papier, le voici in extenso :

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Un peu de musique pour détendre l'ambiance

21 Février 2014 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Programme pour une gauche décomplexée

 

 

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Le socialisme dans un seul pays

20 Mai 2013 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Programme pour une gauche décomplexée

C'est un point que j'avais développé dans "Programme pour une gauche française décomplexée" juste après l'élection de Sarkozy : on ne peut pas se limiter à des combats partiels - contre l'impérialisme, pour l'émancipation des classes subalternes, pour l'écologie, pour l'égalité des sexes, pour la liberté sexuelle, pour le rationalisme. Il faut tenir tous ces combats ensemble dans une vision socialiste. Ne pas garder cette perspective globale est une première forme de capitulation, et de résignation devant la victoire de la marchandisation du monde.

Une autre forme de trahison serait de ne pas envisager la tactique pertinente pour conduire vers cet idéal. Mélenchon a fait beaucoup pour définir une tactique à lui : la création d'un front unissant des dissidents socialistes (sous l'étiquette PG), écologistes, trotskystes (Gauche unitaire), communistes (FASE), à l'appareil du Parti communiste. Il a avancé un imaginaire intéressant pendant la campagne présidentielle mêlant populisme chaviste, référence au jacobinisme, à Jaurès et à la Commune, et laïcisme (parfois un peu excessif mais bon). L'expérience a montré ses limites pour séduire les écologistes et la gauche du PS. Et elle est dans l'impasse à l'égard de l'Union européenne (le PG n'ose pas rompre avec l'euro, le PCF remplace sur ses cartes la faucille et le marteau par le sigle "Gauche européenne"). Or il est évident que, même si M. Hollande haussait le ton face à l'Allemagne comme le lui demande le Front de gauche, il n'obtiendrait aucune relance économique au niveau de l'Union, et il vaut mieux préparer les esprits à une nouvelle forme de "socialisme dans un seul pays" en attendant mieux : c'est à dire redonner à la France les moyens de son propre socialisme, en lui redonnant le goût de la valorisation de ses propres ressources et de la définition de son propre non-alignement diplomatique et militaire.

programme-pour-une-gauche-copie-1.jpgIl faut redire cela de temps à autre, et ne pas laisser croire qu'on perd de vue cette perspective, car le laisser entendre est un moyen d'empêcher sa réalisation, et de concourir soi-même à sa liquidation.

Détailler davantage la méthode au delà de ce point devient cependant très difficile. On voit bien que la mobilisation sociale est basse (voir la désaffection du 1er mai en France comme en Espagne), ce qui ne veut pas dire que rien ne peut être fait, mais que l'impulsion doit venir "du haut", de programmes élaborés par les représentants qui, seuls peuvent dynamiser leur base (et non l'inverse, en tout cas dans la séquence actuelle). Et même au niveau des représentants les forces à rassembler ne sont pas nombreuses. Le Front de gauche étant, à mes yeux, durablement dans l'impasse en raison de son absence complète de stratégie à l'égard de l'Union européenne, il est urgent de revitaliser et fédérer les forces qui, à gauche, peuvent servir cette vision du socialisme dans un seul pays en favorisant leur fédération : POI, PRCF, chevènementistes, MPEP. Si ce pôle trouvait une unité, il pourrait peut-être jouer un rôle de locomotive et attirer à lui à terme le PS et le Front de Gauche sur une ligne de renouveau.

Revue-Commune.jpgIl faut en revanche bannir les solutions "ni gauche ni droite", qui ont le don d'attirer à elles les militants qui ont une culture d'extrême-droite et qui font nécessairement perdre de vue la perspective et les valeurs du socialisme sur cette voie.

Il faut, au niveau de cette plateforme commune, penser un programme original qui concilie les avancées possibles du socialisme libertaire (plus attractif pour la jeunesse), sur le volet sociétal, écologique etc, y compris dans certaines de ses dimensions utopiques, avec certaines nécessités d'un socialisme plus "vertical" (dans le domaine militaire par exemple). Je vous renvoie à ce sujet à un article que j'ai publié dans la revue "Commune" de septembre 2008 "Le socialisme derechef et de plus fort".

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Mélenchon et le socialisme de guerre

27 Janvier 2012 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Programme pour une gauche décomplexée

Je vois le blogueur communiste Descartes s'énerver contre Mélenchon, lui reprocher ses approximations (qui ne sont rien à côté de celles du reste de la classe politique !) sur des sujets très importants. Triste époque où les gens ne peuvent que ronchonner dans leur coin de blog et n'ont plus de structures politiques où s'exprimer.

 

Cela me donnerait presque envie d'actualiser mon "Programme pour une gauche française décomplexée" écrit il y a 5 ans.

 

melenchon.JPGOn voit bien que le score bas de Mélenchon dans les sondages, et de l'ensemble de la gauche de la gauche européenne même dans les pays en crise n'est pas seulement dû à l'hynose médiatique (quoique celle-ci y contribue). Il y a aussi une faiblesse conceptuelle et une mollesse de la volonté des appareils militants qui, sur le volet intellectuel, ne vont pas au bout de leurs idées, et, sur le versant de la volonté, se limitent à des postures sans chercher à s'unir par delà les capelles et à agir concrètement.

 

Il est faux de faire croire aux gens que la France pourrait mener une politique de relocalisation industrielle, de taxation des capitaux, de renationalisation sans sortir de l'Europe et d'autres organismes multinationaux comme le FMI, l'OMC, et l'OTAN. Et tout aussi faux de penser que cette sortie du système se ferait sans conflit avec les grandes puissances financières et militaires de ce monde.

 

On connaît les moyens dont celles-ci disposent pour étouffer les dissidences. Voyez comment elles étranglent la Hongrie en ce moment (le triste gouvernement réactionnaire et fascisant hongrois auquel l'oligarchie occidentale ne pardonne pas d'attaquer les banques). Boycott économique des produits français, diffamation de la France dans les médias, spéculation contre nos valeurs industrielles, tout y passerait.

 

Que deviendrait alors Mélenchon président de la République ? Un Léon Trotski ou un Salvador Allende.

 

J'ai entendu Mélenchon dire (dans son discours du trentième anniversaire du 10 mai 1981) qu'en 1982, quand la droite a saisi le Conseil constitutionnel de la question des nationalisations, son courant au sein du PS avait proposé de faire un appel au peuple contre la décision du Conseil des sages mais que Mitterrand ne les avait pas suivis. C'eût été une démarche audacieuse. Le peuple contre le droit. Mais n'est-ce pas là déjà une démarche de type révolutionnaire du style "bolivarien" ou "sandiniste" (avec les comités populaires qui menacent les juges) ? On connaît la suite de l'engrenage : la droite crie alors césarisme, diabolise le gouvernement qui se livre à ce genre de pratique, et les tensions montent dans le pays. Bien sûr Mitterrand n'était pas homme à assumer ce genre de chose, ni Blum en 1936, ni Mélenchon ou aucune figure de proue de la gauche de la gauche aujourd'hui. Les banquiers peuvent dormir sur leurs deux oreilles.

 

Même la base de la gauche de la gauche ne veut pas de cela. Je lisais à travers un lien du blog de "Descartes" un papier d'un certain Diadore Chronos (qui avait commenté des billets du présent blog il y a quelques années) un article de mauvaise foi contre la Corée du Nord qui reproche au pays de consacrer un cinquième de ses ressources à l'armée. Qu'est-ce que cela signifie donc quand on sait que l'armée nord coréenne compte 1millions de soldats ?

lenine.jpg

1 million de soldats ça veut dire 5 ou 6 millions de gens (les soldats, leurs parents, leurs enfants), soit un quart de la population qui font partie du système militaire. Il est logique qu'un quart des ressources leurs soient attribués non ? L'armée nord coréenne n'est pas seulement une structure qui entretient quelques centaines de milliers de professionnels et investit son budget dans des armes sophistiquées et couteuses. Comme en Birmanie ou à Cuba l'armée est une partie de la société, voire sa plus grosse partie. C'est le choix politique qui a été fait pour assurer la survie du système face à l'extérieur et sa cohésion interne. Il est absurde de s'indigner qu'une bonne partie du budget de l'Etat lui revienne.

 

La bataille du socialisme pourrait être gagnée dans un premier temps par la France du fait de sa taille, de ses ressources, de son statut de puissance nucléaire : je veux dire qu'elle pourrait, au terme d'un bras de fer douloureux de quatre ou cinq ans incluant toutes formes de tentatives de déstabilisation, faire respecter aux pays étrangers et aux oligarchies financières sa volonté de collectiviser tout ou partie de l'appareil de production. Resterait ensuite à gagner la seconde phase : c'est-à-dire sauvegarder les droits formels (les droits de l'homme) en dépit de la logique de guerre civile qui aurait commencé à se développer dans la première manche (celle du bras de fer), et entretenir un esprit civique suffisant pour que la motivation au travail, le sens de l'innovation ainsi que l'esprit de solidarité réelle ne faiblissent pas (ce qui a fait défaut à tous les régimes socialistes du XXe siècle).

 

On sent bien que pour réussir ce pari, c'est une réforme des moeurs, et des mentalités à laquelle il faut parvenir, instaurer ce que j'ai parfois appelé un "nouveau stoïcisme" avec tout ce que ça impose de changement du rapport à autrui, à la consommation etc (voir Arnsperger). Voilà pourquoi je m'intéresse tant aux réformes morales comme le premier judaïsme, l'invention du christianisme, du bouddhisme,les débuts de l'Islam, le protestantisme etc. Ces réformes peuvent avancer à la faveur de grandes transformations politiques, mais elles doivent aussi se développer selon leur propre dynamique sans avoir besoin d'une impulsion "par en haut" pour en assurer la pérennité, car ce sont elles, in fine, qui peuvent sauver le "haut" (le politique) du naufrage.

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1 mn d'optimisme

28 Novembre 2010 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Programme pour une gauche décomplexée

A l'heure où ce sot de Nicolas Sarkozy croit sauver la France en l'arrimant toujours plus au Titanic états-unien, où M. Fillon éructe à l'Assemblée nationale que notre pays doit se soustraire au danger du "populisme, du protectionnisme et de la xénophobie" (comme si ces trois mots allaient forcément ensemble), et où le système va tenter une fois de plus de sauver sa mise avec le deus ex machina Strauss-Kahn, permettez moi quand même une minute d'optimisme. Bien sûr M. Montebourg chez Ruquier ce soir ose à peine dire que son programme est protectionniste (il faut que Zemmour l'y pousse beaucoup), mais tout de même il finit par l'admettre. Bien sûr la roulette russe des spéculateurs va conduire nos Etats au surendettement : mais au moins elle va triompher de l'existence de cette aberration politique et économique qu'est la zone euro.

 

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Nous voyons peut-être le bout du tunnel de cette folie néolibérale lancée sur le cadavre de l'URSS qu'on appelle la mondialisation. Peut-être pour la première fois depuis 1994, les partisans du libre-échange et de la dérégulation tous azimuts n'ont plus de "plan B" pour échapper à l'effondrement de leur utopie, et parmi eux, les premiers dindons de la farce seront les européistes béats qui nous imposent leurs dogmes depuis 15 ans.

 

Bien sûr l'effondrement de ce système s'il se confirme n'impliquera pas par lui-même le renouveau des Etats-nations après 40 ans de lavage de cerveau anti-national. Il impliquera encore moins la possibilité de recréer un ordre mondial plus harmonieux et plus juste, et moins encore la possibilité de re-"gauchiser" nos sociétés bouffées par l'individualisme, le consumérisme, le n'importequoiisme intellectuel et la "soft-ideology" bobo. Tout cela ne pourra se construire qu'à très long terme, sur une génération. Mais au moins la destruction de structures comme l'OMC, le FMI et l'Union européenne redonnera un peu d'oxygène aux structures étatiques afin que le bulletin de vote retrouve un certain sens. Ce n'est pas rien. Pour la première fois depuis quinze ans nous pouvons nourrir cet espoir. Profitons en une minute.

 

ps ; une pensée pour Pierre Carles qui a eu quelques problèmes devant Le Dîner du Siècle mercredi.

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A propos des manifs (suite)

13 Octobre 2010 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Programme pour une gauche décomplexée

Un ami marxiste m'écrit : "Dans la situation actuelle, je ne vois que deux aboutissements à terme : l'effilochement ou la grève générale et totale, genre mai 1968, ...qui permettrait d'annuler aussi toutes les dettes (qui aujourd'hui vont paralyser le mouvement : les gens sont étranglés par les rembourements de crédits). Grève insurrectionnelle de fait donc, "illégale", pour défaire le droit bourgeois au moins à cette étape, sur la question des dettes. Exiger de renflouer les surendettés comme le gouvernement a renfloué les banques.
 
Je pense que le prochain cheval de bataille de la lutte de classes devrait être le combat contre le crédit, l'usure et le surendettement. D'abord sur le terrains des aides auprès des personnes concernées, concrètement, puis de leur mobilisation pour une annulation des dettes et une suppression des taux de crédit usuraires ...bref une lutte contre l'essence même du capitalisme .."

 

L'argument est intéressant. On peut admettre, même sans être marxiste (je ne le suis guère pour ma part), que la base matérielle joue un rôle très important dans les grèves, même si elle n'est pas l'unique facteur.

 

programme-pour-une-gauche-copie-1.jpg

Pour ma part, je maintiens comme je le disais hier qu'on est à un point intéressant de la dramaturgie de l'histoire du peuple français. C'est sans doute une des dernières fois (une des dernières avant un hypothétique grand effondrement financier, mais ça nul ne sait s'il arrivera) où les Français peuvent tenter d'agir sur leur destin collectif par une action de masse, avant de tomber complètement dans le désespoir capitaliste (les dettes, la marchandisation de tout, l'atomisation, le cynisme généralisé).

 

Je crois qu'ils en ont obscurément conscience. Cette mobilisation ils ne peuvent pas se permettre de se la faire voler. En même temps leurs "élites" (à gauche) sont incapables de donner une forme quelconque à leur combat (même pas l'option "chaviste" de Mélenchon, qui est pourtant la moins mauvaise à gauche).

 

Ca ne peut basculer dans l'insurrection (la grève générale) que si la violence s'installe : contre les manifestants, contre les policiers etc, et surtout si la violence d'Etat empêche les classes moyennes de se coaliser derrière Sarkozy contre les "radicaux". L'entrée en lice des jeunes peut être un facteur d'introduction de cette violence. A condition que ceux-ci soient motivés pour faire payer à Sarko, à travers la question des retraites, tous les mauvais coups qui leur ont été infligés depuis des années (autonomie des universités et autre "réformes" anti-jeunes). Mais la retraite, sujet très éloigné des préoccupations d'un jeune de 20 ans, n'est pas forcément le meilleur thème... Heureusement Ségolène, toujours plus atypique que les caciques du PS, sait les remobiliser (cf ci-dessous).

 

Donc pour ma part je pense que la balance penche plutôt du côté d'un pourrissement de la situation à la grecque (avec tous les effets de désagrégation du lien social à long terme que ça impliquera) plutôt que de "re-gauchisation" même timide de la société (sans même parler d'insurrection) telle qu'on l'avait connue à la fin des années 1990. Mais il ne faut jamais parier sur le négatif. Donc voyons ce qui va "s'inventer" dans les semaines qui viennent.

 

 

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Totalitarisme irénique

9 Septembre 2010 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Programme pour une gauche décomplexée

engrenage.jpgSi vous vous voulez avoir une idée de l'enfer totalitaire souriant (version le Meilleur des mondes) qu'on vous prépare, lisez la contribution (sans doute involontaire) à sa construction que constitue l'article de Vijay Monany dans Le Monde du 8 septembre. Ca fait froid dans le dos.

 

(A part ça j'ai écouté M. Chevènement sur BFM Radio à propos des retraites - un propos aussi "centriste" que le PS... Autant dire que je ne voterai donc pas pour lui en 2012 s'ils se présente).

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La mort du "plan B"

3 Mai 2010 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Programme pour une gauche décomplexée

jauresmeetingpresaintgeuk6.jpgSymptôme de la faiblesse actuelle de la "vraie gauche" (à gauche du PS), le mensuel "Plan B" cesse de paraître. C'est une triste nouvelle, même si elle était prévisible. Cela fait déjà plus d'un an que moi-même je ne suis plus abonné à cette publication. La critique des médias tourne à vide quand elle n'est pas relayée par un projet politique fort (n'en déplaise à ceux qui me reprochent de survaloriser ce qu'ils appellent le "champ politique"). La gauche mouvementiste mord la poussière, dans la lignée de l'effondrement d'Attac et de tous les comités qui firent sa force lors de la victoire du "non" au référendum sur la constitution européenne. La gauche mouvementiste se porte mal, mais celle des partis politiques à peine mieux. 75 % d'abstention dans les quartiers populaires, un Front de gauche à 7 % qui reste otage du PS, des cadres et élus du PC qui quittent ce qu'il reste de leur parti en espérant la constitution de forums sur le modèle d'Europe écologie (sic !), le vent ajouté au vent, les énergies militantes qui se gâchent dans des projets stériles, les narcisses qui se réfugient sur Internet. Et pendant ce temps le capitalisme continue de pomper les ressources des peuples (en Grèce, dans les Grands Lacs, dans notre système de retraite, en Asie, partout), et déverser ses marées noires pétrolières. Mélenchon peut prier pour une insurrection "bolivarienne" en Europe quand les spéculateurs auront eu la peau de tous les Etats. Le fait même qu'il prie, qu'il se cantonne dans les voeux pieux, en dit long sur l'état de ses forces.

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Res publica

3 Mars 2009 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Programme pour une gauche décomplexée

Très moche tout ce que l'on entend en ce moment sur le passage de M. Fillon au CRIF, sur les patrons qui demandent des subventions à l'Etat pour faire face à la crise, sur la gratuité des lycées français (c'est à dire aux gosses de riches) à l'étranger accordée par M. Sarkozy, et qui favorisera les riches. Rien de bien joli.

Chavez_reelu_dimanche_AFP_-2-copie-1.jpgJe réfléchis en ce moment à ce projet républicain à la Hugo Chavez que j'avais esquissé dans Programme pour une gauche française décomplexée. Conjuguer patriotisme républicain et internationalisme. Le faire concrètement. Patriotisme républicain et internationalisme, c'est-à-dire aussi patriotisme républicain et diversité interne : diversité des cultures immigrées, diversité des cultures régionales aussi. Cela ne peut se faire qu'en restituant l'histoire telle qu'elle a eu lieu, sans rien escamoter, notamment reconnaître les crimes, tous les crimes, à l'égard de tout le monde... Et se projeter dans l'avenir, sans quoi la reconnaissance des crimes ne sera que prétexte à flagellation, culpabilisation, indemnisation, destruction du "vivre ensemble". Cet avenir il faut le penser avec audace, dans la rupture avec le modèle de société que suppose le capitalisme actuel. Il faut pousser dans cette direction, donner du contenu à ce projet.

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Le roman, le blog d'Edgar

28 Janvier 2009 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Programme pour une gauche décomplexée

Le quotidien suit son cours. Je demande pardon à mes lecteurs de ne plus trop écrire d'articles sur l'actualité en ce moment, ni sur ce blog, ni sur celui de l'Atlas alternatif. Je m'accorde une pause.

Comme tout un chacun je dois vouer le plus clair de mon temps au boulot - ma chef m'ayant d'ailleurs sonné les cloches lundi (j'ai appris par la même occasion qu'elle appartenait à la RPR, la "religion prétendument réformée" comme on disait jadis, ce qui explique que le travail sous son autorité ne soit pas du tout drôle - il faudrait faire une étude sociologique sur les protestants dans les professions juridiques).

Mon interview à Radio Pais a reçu des échos favorables d'amis dans le Sud-Ouest, mais mon roman est très loin de pouvoir faire son chemin en Béarn : il faut d'abord que les libraires le commandent et le mettent sur leurs étals. Ce n'est pas gagné d'avance quand on ne s'appuie pas sur un réseau de diffusion solide.

J'aurais encore beaucoup de choses à dire sur ce roman mais il est trop tard ce soir pour ce faire.

A défaut d'écrire sur ce blog, je traine souvent du côté du blog d'Edgar, La lettre volée (http://www.lalettrevolee.net/), un site sympathique où l'on trouve des gens qui à la fois lisent un peu des livres et ne sont pas dogmatiques. On peut y lancer quelques idées, expérimenter. Edgar a fait une recension plutôt sympa de mon "Programme pour une gauche" (http://www.lalettrevolee.net/article-27116505.html). Pas trop de réactions dans les commentaires (normal : les gens ne connaissent pas ce livre dont seul le mouvement de Nikonoff a signalé l''existence sur le Net), mais bon, peut-être auront-ils quand même jeté un coup d'oeil. Edgar m'a dit que sa feuille électronique avait l'audience d'un "journal paroissial". Ce n'est pas si mal.
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