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Le blog de Frédéric Delorca

Une petite pensée pour Pierre Piccinin da Prata

29 Avril 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Proche-Orient, #Débats chez les "résistants"

Je repensais cette nuit à Pierre Piccinin da Prata avec qui il y a quelques années j'avais travaillé sur ce site.

Je n'ai pas été d'accord avec lui sur tout, ni sur le fond ni sur la forme, mais on ne peut nier que sa manière de s'investir au Proche-Orient était pleine de panache et de générosité. Je relisais son texte de 2019 par lequel il tirait sa révérence plein d'amertume sur les pseudo-intellectuels alternatifs. Je sais lesquels il visait. Une partie d'entre eux sont aussi dans mon collimateur. Ces gros narcisses dégoûtant qui prétendent parler au nom de la paix, au nom des peuples, sur les websites de leurs copains et le plateau de Taddei et qui, s'ils étaient au pouvoir apparaitraient aux masses aussi veules, idiots et abjects que les macroniens. "Un tel pourrait facilement aider par un geste, écrivait-il en 2019… Un tel en consacrant trois ou cinq minutes de son temps… Mais ni l’un ni l’autre n’y consent, car cela dérangerait une parcelle, infime, de son confort mesquin." J'ai connu ça par coeur.

Avec quelle facilité ces pauvres gens ont oublié Piccinin et ses escapades proche-orientales, comme ils ont oublié mon engagement pour la Serbie, pour la paix avec la Russie (combien de russophiles m'ont-ils écrit au cours des dernières années ? aucun), pour l'émancipation des peuples avec l'Atlas alternatif ! Combien se souviennent-ils du travail que j'ai abattu ? Ces individus n'ont même pas un brin d'élégance comme ce Belge qui me proposa il y a deux ans de diriger un livre sur Assange avant de s'enfermer lamentablement dans un mutisme qui n'était même pas poli. C'est à cela que Piccinin fait référence pour lui-même quand il écrit : «Avec quelle facilité… un mail… un sms… et puis le silence… les " gens " peuvent-ils ravaler leur parole, se désengager, sans égard pour les conséquences que génère leur inconstance. »

Que reprochent-ils à Piccinin ? Ses incertitudes sur la Syrie ? Sa façon d'aller tendre un micro à Daech quand ces fascistes massacraient yézidis, chrétiens et chiites à tour de bras ? Je ne pense pas. Les publicistes français ont toujours des tas de choses à reprocher à des tas de gens (comme beaucoup auraient sans doute à me reprocher ma conversion chrétienne, ou mes travaux récents sur les sociétés secrètes et le Covid qui ne cadrent pas "parfaitement" avec l'approché "rationaliste" censée prévaloir dans le débat mondain de notre époque). Mais en dernière analyse le grief majeur qu'ils adressent à autrui c'est de ne pas se situer exactement au même endroit que leur propre nombril. Rien d'autre. Pour exister dans le débat, il faut s'être suffisamment imposé à l'égoïsme de chanu pour être incontournable : avoir un website, une chaine You Tube, aimer suffisamment sa petite personne pour s'être créé un réseau d'admirateur, s'être construit une marque de fabrique et être prêt à aller vendre sa soupe - toujours les mêmes thèmes, toujours les mêmes mots clés - pour que les gens vous aient bien identifié dans l'espace ; bref, jouer un rôle et ne pas trop aimer la vérité : parce que la vérité c'est l'aventure, la remise en cause de soi, le refus des petites étiquettes et de cette comédie sociale dont les publicistes raffolent.

"Les expériences sociales, dans lesquelles je me suis honnêtement engagé, m'ont résolument fait perdre tout humanisme" ajoute-t-il dans son discours d'adieux. Et ça c'est un bon point, parce que l'humanisme est un péché, et qu'il ne faut rien attendre des hommes et tout de Dieu. Et il faut aimer les hommes en Dieu, à travers Dieu, car Dieu seul nous donne la force de supporter leurs défauts et surtout leur inconstance. Attendre des choses des gens, surtout par les temps qui courent, ces temps "post-soixante-huitards" comme dit Piccinin où les qualités humaines sont réduites à zéro, revient à scier la branche sur laquelle on est assis. "Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus" (Matt 6:33) Travaillez pour Dieu. Ensuite les soutiens humains viendront... ou ne viendront pas, selon sa volonté, mais en tout cas vous aurez au moins la satisfaction d'avoir tout fait au mieux. En plaçant les échanges avec les gens en premier, on inverse les priorités, et l'on fonce tête baissée dans les murs.

J'admire la résolution avec laquelle M. Piccinin s'est retiré de tout débat, de tout travail d'investigation, lui qui avait une passion pour cela. Plus aucune trace sur le Net, sur les  réseaux sociaux. Qu'est-il devenu ? Même sa fiche Wikipedia ne le dit pas. S'est-il enfermé dans un monastère ? Ha, si seulement ses adversaires et ses rivaux, nos adversaires, avaient comme lui l'once de sagesse et de dignité d'opter enfin pour le silence, comme l'air de ce monde deviendrait enfin respirable ! Je pense par exemple à Chomsky qui maintenant joue sur sa lyre pour le plus grand plaisir des médias totalitaires l'éloge de Biden au nom d'une foi commune en la responsabilité de l'humanité dans le réchauffement climatique... A la prochaine révolution des Gilets jaunes, je proposerai qu'on impose aux intellectuels et publicistes un principe de limitation de mandat, limitation du droit à la parole, comme à nos députés : cinq ans non renouvelables. Piccinin da Prata a eu l'humilité de s'auto-limiter. Vous tous qui avez contribué à l'Atlas alternatif, et vous qui vous pavanez sur les plateaux de CNews, d'RT France etc. faites de même. Tout le monde s'en portera mieux.

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Le jeune homme au Baphomet

28 Avril 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le quotidien, #Christianisme, #Grundlegung zur Metaphysik

Jeudi dernier (22 avril), vers 12h15 comme je marchais devant le magasin Monoprix, rue du Départ, à Montparnasse en vue de rejoindre la ligne de métro Etoile- Nation, je me sentais oppressé et je demandais intérieurement à Dieu : "Pourquoi n'accordes-tu pas plus de joie à tes serviteurs, ne serait-ce que pour les laisser respirer de temps en temps ?" Je vis alors soudain arriver vers moi, avec un sien ami, un jeune homme costaud, barbu, qui portait une veste noire et un t-shirt blanc. Sur le t-shirt, bien en évidence, en grand : l'image du Baphomet. La réponse était immédiate et on ne peut plus claire : il ne peut y avoir de douceur véritable dans le fond de l'air tant que l'humanité tolère et même promeut ce culte.

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Désabonnements

27 Avril 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca

Merci à tous ceux qui depuis quelques jours se désabonnent de ce blog en ce moment et m'aident ainsi à m'en détacher.

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Big Pharma, la puce, les enlèvements d'enfants, les dangers d'une radicalité excessive

25 Avril 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Ecrire pour qui pour quoi, #Grundlegung zur Metaphysik, #Vatican, #Bill Gates, #Les régimes populistes, #coronavirus-vaccination-big pharma, #Lectures

Après les désabonnements massifs et la chute du taux de fréquentation de ce blog, je me trouve en un sens plus libre maintenant pour écrire ce que je veux... Du coup, je laisse un peu tomber les recherches compliquées autour des signes produits par les disciples de l'oeil d'Horus. Les lecteurs de ce blog ont déjà ici des centaines de pages produites à ce sujet. Vous avez beaucoup d'éléments sur cette matrice culturelle nocive néfaste qu'on nous impose plus ou moins "sublibinalement" depuis un demi-siècle, beaucoup plus que vous n'en pouvez retenir. Je vous laisse continuer à parcourir la rubrique "Grundlegung Zur Metaphysik" pour vous en persuader. Inutile d'écrire encore un billet là dessus.

A ce sujet un lecteur m'a contacté cette semaine pour me signaler un nouveau système d'interprétation des signes qu'expriment les productions cinématographiques. Je suis toujours ouvert aux découvertes des uns et des autres sur ce genre de sujet, et j'essaie de les aider à les faire connaître lorsque je le puis, mais mes moyens pour ce faire sont des plus limités.

Pour l'heure disais-je, je laisse un peu tomber les vidéos d'EnterTheStars et de quelques autres, et demeure dans une prudente expectative. On voit bien que le Big Pharma et ses inspirateurs satanistes poursuit ses expérimentations à travers le monde avec leur invention covidesque. On en est au stade où les "variants" ont des effets de plus en plus funestes (voyez par exemple la vidéo éloquente de la brujita Tatiana Ventose sur les effets du "covid long") et j'observe que dans les trains les gens deviennent tous de plus en plus scrupuleux avec le port du masque, et de plus en plus prompt à attaquer leur prochain s'il le laisse sous le nez : "remettez votre masque s'il vous plait". La voix totalitaire qui nous ressort sa liste de 10 000 consignes à bord des wagons "étiquetez vos bagages, ne laissez pas traîner d'affaire" etc pourrait aussi bien remplacer le slogan "en train tous responsables" par "en train tous fascistes". Les autorités admettent que le vaccin ne protège pas complètement  des variants, et cependant les trois quarts des gens aux Etats-Unis comme en France vont accepter ce vaccin faute de mieux, et sans doute accepteront de le subir tous les ans, comme Soros l'avait prédit dès 2020.

On voit bien que cela expérimente à tout va. Dans tel pays on reconfine, dans tel autre on déconfine. Aux Etats-Unis des sociétés offrent des donuts gratuit pendant un an, des pintes de bière, le gouvernement offre un crédit d'impot à ceux qui acceptent leur vaccin. Ils savent qu'ainsi quand ils auront atteint les 90 % d'acceptation ils pourront imposer le passeport sanitaire, puis la puce - avez vous vu qu'un laboratoire de recherche militaire américain, a développé une puce qui peut tester en continu le sang des gens pour le nouveau coronavirus, l'invention est en phase de test et pourrait être administrée aux marins de l'US Navy... avant que ce ne soit le tour des civils...

Tout cela avec le soutien du pape toujours positionné pour devenir le grand sorcier de la future religion unifiée antéchristique. Voyez la dernière sortie de l'archevêque Mgr Vigano là dessus : "Du 6 au 8 mai 2021, aura lieu la cinquième Conférence internationale du Vatican, intitulée Explorer l'esprit, le corps et l'âme. Unissez-vous pour prévenir et unissez-vous pour guérir. Une initiative mondiale de soins de santé: comment l'innovation et les nouveaux systèmes de prestation améliorent la santé humaine . L'événement est organisé par le Conseil Pontifical pour la Culture, la Fondation Cura, la Fondation Science et Foi et Stem for Life." Vigano vous présente les futurs participants de cette réunion : "Chelsea Clinton, adepte de l'Église de Satan et fervente défenseur de l'avortement; le gourou du Nouvel Âge Deepak Chopra; Dame Jane Goodall, environnementaliste et experte en chimpanzés; les PDG de Pfizer et Moderna; des représentants de Big Tech; et toute une série d'avorteurs, de malthusiens et de mondialistes connus du grand public. La conférence a recruté cinq journalistes éminents comme modérateurs, qui proviennent exclusivement de médias de gauche tels que CNN, MSNBC, CBS et Forbes." "Cette conférence, ajoute Vigano, - avec le Conseil pour le capitalisme inclusif de Lynn Forester de Rothschild, le Pacte mondial sur l'éducation et le Panthéon interreligieux qui se tiendra en juin à Astana, au Kazakhstan - est la énième confirmation scandaleuse d'un départ inquiétant de l'actuel Hiérarchie, et en particulier ses plus hauts membres romains, issus de l'orthodoxie catholique. Le Saint-Siège a délibérément renoncé à la mission surnaturelle de l'Église, se faisant le serviteur du Nouvel Ordre Mondial et du globalisme maçonnique dans un contre-magistère antéchristique. "

Evidemment, le sinistre Dr Fauci sera de la fête. A son sujet du reste la féministe Naomi Wolf ancienne conseillère de Clinton nous apprend qu'il a reçu 1 million de dollars d'Israel au titre du Dan David Prize en février 2021, ce qui en fait le bureaucrate le plus subventionné par Tel-Aviv. Or, ce petit pays proche-oriental est à la pointe de la vaccination, du passeport sanitaire, de la vidéosurveilllance, de l'intelligence et des viandes synthétiques, bref de out l'agenda luciférien mondialiste... donc vous savez de quoi l'amitié "israélo-faucienne" est le nom, comme dirait le vieux philosophe maoïste (qui n'a rien d'intéressant à dire sur le Covid, pas plus que les autres auteurs de gauche, lisez le site Le Grand Soir pour vous en convaincre)

Je conseille toujours à mes lecteurs de rester prudents. Vos gouvernants continuent de jouer au yo-yo avec vos passions. On va ouvrir les restaurants "au compte goutte" en mai, puis on refermera au premier variant. Le but est de casser votre psychologie. Gardez du recul, faites confiance à la providence... Et, pour le reste... aérez vous l'esprit autant que vous le pouvez, dans votre jardin, dans les livres, avec des amis...

Ne cédez pas trop aux sirènes extrémistes qui ne vous mènent pas très loin. Je pense à ces dames qui maintenant font des grèves de la faim pour récupérer leurs enfants, qui ont nourri les débats ces derniers temps. Il y a probablement des réseaux francs-maçons à l'oeuvre dans l'aide sociale à l'enfance (ASE), dans la justice etc, et qu'à la marge cela puisse nourrir des cercles satanistes (tout est possible de ce côté là). Est-ce à dire que toutes ces institutions sont gangrénées ? je ne le crois pas. Il est possible que l'ASE joue contre la famille, comme le fait l'école, en détournant les enfants de leurs mères, alors que dans les années 1980 les protocoles versaient dans l'excès inverse : maintenir à tout prix le lien maternel, alors que ces mères sont souvent émotionnellement instables, ce qui peut avoir un effet destructeur. Il y eut de l'excès dans un sens dans les années 1980, peut-être un excès dans l'autre aujourd'hui, mais je ne crois pas bon d'encourager les enlèvements comme dans l'affaire Lola Montemaggi. Et quand je vois que, sur ce coup là, l'opération qui a conduit l'intéressée à se faire arrêter avec sa fille en Suisse est revendiquée par l'homme qui l'an dernier a appelé au coup d'Etat, je me dis que tout cela sent le roussi, et j'encourage tout un chacun à garder ses distances à l'égard de ces mobilisations intempestives.

D'une manière générale méfiez-vous de l'excès de radicalité qui veut vous conduire à vivre dans les bois, vous désocialiser, et devenir la proie facile des sectes et des hôpitaux psychiatriques. Sachez garder la bonne mesure dans la dissidence. Conseil d'ami.

Restez aussi, cela va sans dire, à l'écart de l'hystérie anti-russo-chinoise que Biden-Soros et leur clique continuent d'entretenir (avec le stagiaire locataire de l'Elysée dans le rôle de leur employé modèle, au micro de CBS News).

Essayant toujours de tirer le plus honnêtement possible les conséquences de ce qui m'a été révélé par des voies surnaturelles, tout en faisant fonctionner avec humilité ma raison en essayant de ne pas trop m'égarer (cet équilibre entre miracles et obscur travail insipide, modeste et laborieux semble être au fondement du christianisme), je voyage en ce moment dans les années 1830, au coeur des débats français sur le christianisme libéral (qui n'avait rien à voir avec la social-démocratie du XXe siècle, et était défendu par de jeunes esprits brillants et ardents). Une page très importante de l'histoire spirituelle de notre pays, que je vous encourage aussi à parcourir sur Gallica si vous vous ennuyez.

Ne soyez pas égoïstes - faites circuler l'information : si un billet de ce blog vous intéresse, partagez le par mail ou sur les réseaux sociaux.

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Donnez pour Alep (Syrie)

24 Avril 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Proche-Orient, #Christianisme

Depuis 2016, je vous ai souvent demandé d'aider les Yézidis d'Irak. Et je ne manque pas non plus, quand je le peux, de vous parler d'Alep, et de la Syrie en général, pays que nous avons délibérément déstabilisé et poussé à la guerre civile sur la base de  mensonges éhontés, que nous acculons à la malnutrition alors qu'il était autosuffisant avant 2011, parce que nos alliés américains occupent ses champs pétroliers et bloquent ses avoirs bancaires dans le cadre d'un dispositif inhumain de sanctions économiques.

Soeur Brygida Maniurka, une franciscaine polonaise fait circuler un message du bureau de la paroisse latine Saint François d'Assise du 12 avril qui décrit l'engagement de l'Ordre des Frères mineurs au service des pauvres à Alep depuis le génocide arménien jusqu'à aujourd'hui. Deux cents repas chauds sont donnés chaque jour aux habitants pauvres d'Alep, notamment aux orphelins. Les Frères mineurs veulent étendre leur aide. Si vous avez envie de donner joignez moi par le formulaire de contact, je vous donnerai leur référence de compte banquaire.

"La situation à Alep, y explique le frère Ibrahim Alsabagh, curé d'Alep, est aujourd'hui plus préoccupante que jamais. Les prix des denrées alimentaires ont considérablement augmenté. De plus en plus de personnes souffrent de la faim et plongent dans la pauvreté; il n'y a pas de sécurité alimentaire. Un repas de base est hors de portée pour la plupart des familles. Les gens font la queue devant les boulangeries pour acheter des portions limitées de pain. C'est souvent la seule nourriture qu'ils peuvent se permettre. L'accès à la nourriture est mentionné par les gens comme leur besoin fondamental. Les parents renoncent à la nourriture pour la donner à leurs enfants. En ce moment très difficile et critique de l'histoire, lors de «l'explosion de la faim», les veuves, les orphelins, les personnes âgées, les malades et les handicapés sont les plus exposés à ses effets. Nous considérons comme une nécessité urgente la mise en place d'une cuisine collective qui préparerait des repas chauds pour ceux qui en ont besoin. Nous voulons l'installer dans le monastère franciscain de Ram, dans ce site historique de la Transfiguration de la Miséricorde, qui multiplie les pains et les poissons pour satisfaire la faim. Cette fois, non seulement pour des centaines de personnes, mais nous voulons l'étendre à tous les habitants dans le besoin d'Alep. Le coût d'un repas pour une personne est de 2 euros."

Compte bancaire pour les dons (en Euros):

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Ci-dessous aussi la traduction de l'interview du père Ibrahim Alsabagh (initialement publiée en français dans Famille Chretienne, mais la version française n'est pas en accès libre), sur la situation générale à Alep :

Les combats en Syrie se poursuivent-ils encore quatre ans après la fin de la bataille d'Alep?

La guerre n'est pas finie. Nous assistons à une course aux armements - plus rapide que jamais. Notre pays regorge de missiles et d'armes. A Idlib, dans le nord, où la situation est toujours tendue, les groupes militaires seraient de plus en plus organisés et armés. Les tensions se poursuivent également dans le sud avec des missiles de nos voisins attaquant l'armée iranienne. La guerre fait toujours rage sur notre terre; il a une dimension internationale et devient de plus en plus cruel.

Jusqu'où est la reconstruction de la ville d'Alep?

Nous avons commencé la reconstruction des maisons endommagées et lancé des projets microéconomiques. Cependant, la situation est revenue à un état critique, comme avant 2016. Nous assistons à une «guerre de la faim».

Comment est-ce possible?

Les sanctions touchent la partie la plus pauvre de la population. Le principal phénomène d'inflation se poursuit avec l'effondrement de la livre syrienne, tandis que les salaires des travailleurs restent les mêmes. Le prix de la nourriture augmente toutes les heures. Les gens ont froid, il n'y a pas de lumière, l'électricité est disponible une heure par jour. Il y a aussi très peu de carburant et vous devez faire la queue pendant des kilomètres jusqu'aux stations-service pour l'obtenir.

Quelle est l'humeur générale des gens ?

La plus grande menace pour le peuple d'Alep est le désespoir. Il est terrifiant de perdre l’espoir que la crise prendra fin et que la vie reprendra sa dignité. Je n'ai jamais pensé que je serais confronté à un patient refusant un traitement hospitalier et souhaitant rentrer chez lui pour y mourir, ou faire face à une femme qui préfère cesser d'exister plutôt que vivre. Au cours des dix derniers jours, j'ai entendu de nombreux mots de désespoir, je n'en ai jamais entendu parler auparavant.

De nombreux chrétiens sont partis dans les premières années de la guerre. Certains sont revenus?

Quand je suis arrivé à Alep fin 2014, les deux tiers de la population et un pourcentage égal de chrétiens ont quitté le pays. Environ 50 familles chrétiennes sont rentrées en 2017, mais 50 autres ont émigré. Les jeunes sont rentrés du Liban l'année dernière à cause de la crise qui y règne. Mais ceux qui reviennent ne rencontrent que des difficultés, car la crise s'aggrave de jour en jour.

La situation à Alep est-elle la même que dans le reste du pays?

La situation est plus difficile ici. Pendant la guerre, des groupes armés se sont emparés de 60% de la ville, qui a été en grande partie détruite. Dans l'ancienne capitale économique du pays, des centaines d'entreprises ont été détruites et des équipements pillés. Malgré les efforts du gouvernement, la ville d'Alep ne parvient pas à retrouver son passé glorieux et reste paralysée.

Quelles personnes dans la société souffrent le plus?

La souffrance est notre pain quotidien en ces jours très froids. Les pères ne savent pas où trouver de l'argent pour le pain de leurs enfants. Les femmes sont déprimées et ont des problèmes cardiaques. La crise affecte de nombreux jeunes; leur enfance avait déjà été volée par la guerre. De combien de courage, de force et de persévérance avez-vous besoin aujourd'hui pour obtenir une éducation et une profession? Ces jeunes n'ont aucun moyen de construire leur vie, leur avenir. La crise affecte les enfants qui n'ont pas la possibilité de se développer physiquement et mentalement - des enfants qui grandissent dans des familles marquées par une atmosphère de tristesse, de désespoir, d'insécurité et de confiance qu'ils auront de quoi manger demain. La crise affecte l'éducation, car les parents sont incapables d'acheter des fournitures scolaires et souvent ne peuvent même pas se procurer des vêtements et des chaussures pour envoyer leurs enfants à l'école. La crise touche également les personnes âgées, les plus faibles de notre société. Ils ont souvent plusieurs maladies et sont incapables de travailler en raison d'un handicap. Ils n'ont ni revenu ni sécurité financière.

Comment la présence de Dieu se manifeste-t-elle dans une réalité aussi sombre?

Nous expérimentons la Présence Divine à chaque instant. Le Bon Pasteur, de toutes ses forces, est présent dans les difficultés. Nous le touchons avec nos mains et le voyons avec nos yeux. Dans les difficultés objectives, il guide et donne des directions. Nous n'exagérons pas quand nous disons que nous vivons ensemble avec des miracles, nous les rencontrons à chaque instant. L'Église - la main tendre du Seigneur ressuscité - fait beaucoup de bien. Le Seigneur est responsable de tout. Dans cette expérience de la Providence de Dieu, il y a la Transfiguration du Seigneur, qui rappelle l'expérience sur le mont Thabor, sur la croix et dans sa révélation après la résurrection. Nous nous sentons enveloppés de sa tendresse, comme des disciples enveloppés de sa lumière éternelle. C'est une expérience de Son essence, la nature de Dieu, qui est amour et tendresse. Notre expérience est une révélation de la façon dont Dieu nous aime et prend soin de chacun de nous.

Qu'est-ce que cette expérience spirituelle enseigne au Père?

La présence du Christ transforme la souffrance inutile en souffrance rédemptrice. Il est un modèle pour nous dans sa souffrance rédemptrice. Avec la foi dans nos cœurs et avec l'espérance qui vient de lui, nous répondons avec amour à son amour inconditionnel. Le chemin de notre souffrance devient ainsi le chemin de la croix vécu avec toute intensité. Ceci est vrai pour les différentes «stations». Pendant les dix années de la guerre, nous avons connu des dizaines de stations très différentes. Cette dernière station, où nous vivons actuellement, est une étape inhumaine que nous pourrions appeler «l'étape de la famine et de la prison».

Pourquoi de la  «prison»?

Parce que nous sommes piégés et isolés du reste du monde. Les sanctions nous empêchent inhumainement non seulement d'avoir du pain quotidien, mais aussi d'avoir de l'air à respirer. Ces «murs» contraignants seront toujours plus serrés en raison des restrictions bancaires, de la crise libanaise, des restrictions sanitaires liées au Covid-19, nous empêchant non seulement de quitter le pays mais aussi, pendant assez longtemps, de visiter librement nos familles dans le pays. ville.

Les établissements de santé sont-ils suffisants pour la population?

Pendant de nombreuses années de guerre, les hôpitaux de la ville ont été lourdement bombardés.

De nombreux appareils et équipements sont hors service en raison de sanctions qui empêchent la maintenance et de la possibilité d'importer des pièces détachées de l'étranger. Dans cette terrible situation, le Covid-19 est apparu, sur des structures détruites et manquant d'équipement - dans un pays divisé et frappé par la pauvreté. Combien de souffrances avons-nous vu? Combien de patients sont décédés à domicile du coronavirus? Combien de ceux qui ont survécu souffrent de maladies corporelles marquées par les séquelles de la pandémie?

Comment coexistent la société chrétienne et musulmane?

Que ce soit avant la crise ou aujourd'hui, cette coexistence est pacifique. La souffrance de la crise a amené certains musulmans à voir la réalité différemment. De plus, la crise a amené un plus grand nombre de personnes qui ont dévié de leur religion et se sont mises sur la route à la recherche de la vérité, loin du dieu qui cause la guerre et la haine, et se rapprochant de la porte de l'Église, recherche par curiosité ou par désir spirituel - Christ, le Prince de la paix. Vivre avec «l'autre» qui est différent reste un défi.

Quelles sont les conséquences de la crise sans fin sur l'âme du peuple syrien?

Seul Dieu connaît la profondeur des blessures dans les âmes et les corps causées par cette crise et se reflétant sur le visage de chaque Syrien. La médecine que nous, pauvres êtres humains, pouvons offrir est la seule chose que nous ayons. «Nous n'avons ni argent ni or», mais nous avons le Christ. C'est le visage de Dieu dont l'essence est l'amour. Il n'y a pas d'autre moyen que la tendresse, qui apparaît comme un humble service de lavage des pieds non seulement à chaque chrétien, nos fidèles, mais à tout homme considéré comme notre prochain, parce qu'il est notre frère. Chaque Chemin de Croix a la Résurrection comme dernière étape, qui est la victoire de l'Amour sur la haine, la Paix sur la guerre.

 

source:

Propos recueillis par Jean-Marie Dumont

FAMILLECHRETIENNE.FR • N ° 2254 • SEMAINE DU 27 MARS AU 2 AVRIL 2021

 

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La charte de Biderman

21 Avril 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #coronavirus-vaccination-big pharma, #Grundlegung zur Metaphysik, #Bill Gates

Le lien juste en dessous montre que cet outil est la grille de lecture utilisée couramment en psychologie pou identifier une situation de torture. Lisez ces 8 points et dites moi si cela ne vous rappelle pas quelque chose sur la situation actuelle.

 

Lien : https://safeguardingchildren.salford.gov.uk/media/1438/biderman.pdf

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La malédiction d'Haïti continue

18 Avril 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #Grundlegung zur Metaphysik, #Divers histoire

Il est souvent dit à propos d'Haïti que tous ses malheurs sont venus d'une cérémonie vaudoue à Bwa Kayiman en 1791 au cours de laquelle les chefs de l'indépendance vendirent le pays au diable. Force est en tout cas de constater qu'Haïti n'est jamais sortie de l'horreur depuis lors.

Prenez Croix-des-Bouquets, la ville de l'artiste vaudou Georges Liautaud, 280 000 habitants, près de la mer, au centre du pays. Et voyez ce qu'elle a vécu au cours des huit derniers jours. Dimanche dernier, 11 avril, dans la nuit, un groupe armé entre dans l'orphelinat "Chanje lakay", viole deux adolescentes, en contraint d'autres à des actes sexuels. Puis dans la matinée 4 prêtres catholiques dont deux français et deux religieuses sont enlevés. Le gang des ravisseurs, les "400 Mawozo" demande un million de dollars. La veille à 11 km de là, à Delmas, c'était un cadre hospitalier (directeur médical de l'OFATMA) qui était enlevé.

Selon l'UNICEF "entre septembre 2020 et février 2021, le nombre d'enfants et de femmes, victimes d'agressions armées qui auraient été attribuées à des gangs criminels a considérablement augmenté en Haïti, passant de 45 à 73 lors de plusieurs incidents, notamment des meurtres, des blessures, des viols et des enlèvements, selon les Nations unies. Cela représente une augmentation de 62 % par rapport au rapport précédent de septembre 2020" L'organisme ajoute qu' " Au cours de l'année scolaire 2019-2020, environ 60 % de toutes les écoles haïtiennes ont été fermées durant 60 jours en raison de violents troubles sociaux"

Le 12 avril plusieurs centaines de lycéens ont investi (sans masques, il va sans dire) les rues de Port-au-Prince pour dénoncer le climat de l’insécurité caractérisé notamment par le kidnapping, ainsi que le silence des autorités haïtiennes face à ce phénomène. Et deux policiers ont été tués par balle à Port-au-Prince depuis 8 jours. Du coup beaucoup d'Haïtiens essaient de s'évader : 379 ressortissants haïtiens à ont été interceptés mercredi 14 avril par des agents de la garde-côte des îles Turks and Caicos. Ils ont expliqué qu’ils fuient leur pays pour échapper à l’insécurité, au kidnapping et la misère.

Il y a 10 jours Biden a renouvelé son soutien au président Jovenal Moïse qui a prolongé son mandat au delà de la limite légale. L'autoritarisme et l'anarchie s'additionnent à Haïti, mais cela ne gène personne.

Ajoutons à ce noir tableau qu'Haïti a perdu le 9 avril dernier, un ami de ce pays, l'ex procureur général de Johnson Ramsey Clark, 93 ans, auquel Haïti Liberté a rendu hommage. Son nom ne vous dira peut-être rien mais ce fut une des grandes figures de l'anti-impérialisme contemporain. Ses prises de position courageuses sur la Serbie dans le cadre de l'International Action Center avaient été une bouffée d'oxygène pour les militants anti-guerre en 1999, comme je l'ai raconté dans mon livre sur l'ingérence de l'OTAN. Les combattants passent, l'injustice demeure.

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Affaire Lola Montemaggi : un débat sur les réseaux pédo-sataniques court-circuité

18 Avril 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Christianisme, #Débats chez les "résistants", #Grundlegung zur Metaphysik

Ce matin la jeune mère Lola Montemaggi qui avait enlevé sa fille Mia placée à l'Aide sociale à l'enfance (ASE) a été retrouvée en Suisse. Les quatre hommes qui l'accompagnaient et ont aidé à l'enlèvement ont été placés en garde à vue

C'est l'occasion pour la grande presse de poursuivre sa chasse aux sorcières contre les soi-disant "complotistes".

BFM-TV (TV Macron) s'était déjà défoulée, il y a deux jours, contre les hommes qui avaient participé à l'enlèvement : "Ils évoquent même, disait la chaîne mobilisant tous les mots clés convenus pour provoquer le dégoût hystérique des auditeurs, l'existence d'un réseau pédophile alimenté par les services de l'aide sociale à l'enfance pour des élites prétendument "pédosatanistes", rejoignant ainsi les théories du QAnon, cette mouvance conspirationniste d'extrême droite venue tout droit des États-Unis." Le même type de reproches avaient été adressés à la mère le même jour.

Chose "amusante" la chaîne qui avait laissé le grand père de Lola Montemaggi, Claude Montemaggi déclarer que l'Aide sociale à l'enfance (ASE) percevait 6 000 euros ou 8 000 euros par enfants et en faisait "un business" et qu'il y avait des kidnapping d'enfants au sein de l'ASE, avait avoué benoîtement avoir censuré la partie de l'interview consacrée aux réseaux pédo-satanistes... " Claude Montemagi, déclare le reporter en direct d'Epinal - où semble-t-il il y a un procureur très en vue politiquement - le 17 avril, explique qu'il y aurait un second degré, un second degré qui consisterait à mettre des enfants dans des réseaux dit-il et vraiment il faut prendre avec énormément de prudence tout cela, sataniques, des choses bref qui ont fait peur à sa fille,  Lola, et qui ont poussé Lola donc à faire enlever son enfant pour la protéger". "Il y a aussi un second ennemi dans l'esprit de Claude, poursuit le journaliste sur le ton du paternalisme et de l'infantilisation de son interlocuteur, c'est une forme de complot si vous voulez... ce qui explique la perte de confiance de Lola dans la société, dans les médecins, et dans l'aide sociale à l'enfance".

Il y a de quoi sourire (ou il y aurait de quoi sourire si ce n'était une tragédie pour les enfants et parents victimes) devant cette façon de couper l'interview pour expliquer aux gens ce qu'ils sont censés comprendre du propos de Claude Montemaggi. Et, tout de suite après, le présentateur laisse entendre que ce dernier encourt une peine judiciaire (menace directe à sa libre expression). Un chercheur "référent du ministère de l'intérieur (voir ici) est mobilisé pour dénoncer "l'apologie d'un crime" par le grand père et pose la question d'une éventuelle complicité (cet expert avait qualifié le mouvement des Gilets jaunes d' "ouroborique" (cf l'ouroboros dans les sociétés secrètes) - .

La même chaîne de télévision avait déjà présenté la mère sous un jour habituel chez les grands médias hostiles aux chercheurs de vérité en disant que celle-ci sur Facebook "partage régulièrement des publications anti-vaccins, anti-5G et relaie de fausses informations sur "le nouvel ordre mondial" ou sur une recommandation de l'OMS qui prônerait "la masturbation pour les enfants"."

Dans la même veine le 16 avril, la chaîne LCI, qui invitait un homme d'affaire, frère de cet écrivain qui cache un oeil (ici à gauche) avait dénoncé des "survivalistes très organisés qui se méfient du système". L'homme d'affaire a comparé les auteurs de l'enlèvement (tout en disant que "ça n'a rien à voir"... mais alors pourquoi faire cette comparaison ?) à l'auteur du meurtre du professeur Samuel Paty qui a fait grand bruit en octobre dernier, parce qu'ils "s'auto-investissaient" d'une mission. La journaliste sur le plateau n'a pas hésité à parler d'une "giletjaunisation" (sic) car on est sur des profils "survivalistes, ultradroite, mais aussi ultrajaunes" (ben voyons, autant mettre tous les ennemis sous la même étiquette infamante tant qu'à faire)...ultra-jaunes, ultrafascistes, enleveurs d'enfants, dangereux asociaux... la propagande fangeuse en sabots lourds.

Je précise qu'à titre personnel je suis contre Qanon (j'ai déjà expliqué pourquoi sur ce blog) et je n'ai aucune opinion sur l'initiative de cette mère en souffrance qui a tenté de récupérer son enfant. J'ai déjà souligné dans un précédent billet le danger qu'il y avait à se faire justice soi même, mais j'observe avec intérêt les moyens qu'emploient les grands médias pour censurer la discussion sur le pédo-satanisme, le ton menaçant qui est très vite utilisé avec des experts rattachés au gouvernement. Il s'agit à l'évidence d'empêcher les gens de tenter de réfléchir librement sur ce thème en leur faisant peur, comme sur bien d'autres sujets d'ailleurs.

A noter aussi que le 17 avril (hier samedi) dernier lors d'une manifestation de gilets jaunes ("Force Jaune") à Paris, la militante Nadia Merani a fait savoir que la manifestation que son association anti-pédo-criminalité organisait était interdite pour cause de "pic du covid", alors que trois autres manifestations étaient autorisées le même jour.

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Encore un happening de Global Citizen

13 Avril 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #coronavirus-vaccination-big pharma, #Grundlegung zur Metaphysik, #Le monde autour de nous

Selena Gomez, 28 ans, adepte de l'oeil d'Horus (voir la photo à gauche, le 666 autour de l'oeil), enfant du système occultiste de Disney, accueillera le 8 mai prochain "VAX Live : le concert pour réunir le monde".

VAX Live "vise à inspirer la confiance des vaccins dans le monde entier et à aider à offrir les vaccins COVID-19 à tout le monde, partout", selon un communiqué de Global Citizen qui financera le spectacle .

"Lors de l'événement, nous dit la grande presse, Global Citizen demandera aux philanthropes et aux entreprises de faire un don «dollars pour des doses» afin de vacciner les agents de santé du monde entier."

VAX Live sera préenregistré au stade SoFi - un «site de vaccination à grande échelle» - à Los Angeles avec le soutien de l'État de Californie, du département de la santé du comté de LA, de la ville de Los Angeles, de la ville d'Inglewood et d'E. Stanley Kroenke, développeur du stade SoFi et du parc d'Hollywood et propriétaire et président des Rams de Los Angeles.

Global Citizen a déjà été l'an dernier le sponsor du show occultiste en ligne "Together at home"  qui vous encourageait à rester chez vous pendant le confinement. A cette occasion on avait à cette occasion expliqué que cette organisation avait été créée fin 2016 par les grandes corporations qui contrôlent cette planète en réaction au Brexit et à l'élection de Trump. UK Column en 2017 (le 10 mars).

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Le vaccin et le volcan en éruption/ Le covid et les églises

13 Avril 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #coronavirus-vaccination-big pharma, #Christianisme, #Le monde autour de nous

Hier la presse a annoncé que les habitants de Saint Vincent, l'île des Caraïbes où un volcan dangereux (La Soufrière) est entré en éruption seront évacués sur des navires de croisière seulement s'ils ont reçu le vaccin anti-COVID-19. C'est ce qu'a déclaré Ralph Gonsalves, le Premier ministre travailliste de Saint-Vincent-et-les Grenadines (dont on ne s'étonnera pas que l'on retrouve son nom avec Bill Gates à la de la 11e réunion annuelle de la Clinton Global Initiative - CGI - du 26 au 29 septembre 2015 à New York). C'est toujours la même mafia qui manifeste le même mépris pour la vie des gens en danger.
"Le médecin-chef identifiera les personnes déjà vaccinées afin que nous puissions les faire monter sur le navire", a précisé Gonsalves. Comme si imposer un test nasal ou salivaire n aurait pas suffi. 

Pendant ce temps en France, on apprenait qu'un prêtre l’abbé Guelfucci et le vicaire de l'église Saint-Eugène-Sainte-Cécile, l’abbé Gabriel Grodziski,, à Paris, ont été placé en garde à vue après la messe pascale de samedi pour avoir donné la communion à la bouche des fidèles. Le cardinal Sarah préfet émérite de la Congrégation pour le Culte divin, a apporté son soutien à l’abbé placé en garde en vue quelques heures, lequel fait par ailleurs depuis l'incident l'objet d'une enquête canonique de l'évêché, et à son vicaire.

Fin mars à Dallas au Texas où pourtant le gouverneur avait fait lever l'obligation de porter des masques, une mère enceinte de 28 ans a été expulsée de la messe catholique par la police à la demande du prêtre pour ne pas avoir porté de masque.En avril 2020 trois policiers en armes avaient fait interrompre une messe à l'église Saint-André-de-l'Europe dans le VIIIe arrondissement de Paris. En novembre dernier Grégor Puppinck, docteur en droit et directeur de l’European Center for Law and Justice (ECLJ), avait rappelé que "le droit international place même cette liberté de religion au-dessus des autres libertés en n’y admettant « aucune dérogation », même « dans le cas où un danger public exceptionnel menace l’existence de la nation et est proclamé par un acte officiel"...

Je devrais aussi vous dire un mot du "paradoxe chilien" : ce pays qui bat des records de vaccination (un quart de la population vaccinée)... et qui pourtant doit reconfiner à cause d'une nouvelle flambée de contamination...

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Cloudwalk, Nikuv, Smartmatic : le stockage biométrique en Afrique et ailleurs...

12 Avril 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous, #Colonialisme-impérialisme

En mai 2018, Lynsey Chutel, correspondante d'Associated Press en Afrique du Sud, expliquait que  :"en mars dernier, le gouvernement zimbabwéen a signé un partenariat stratégique  avec la start-up CloudWalk Technology basée à Guangzhou (Canton) - et blacklistée par Washington - pour lancer un programme de reconnaissance faciale à grande échelle dans tout le pays. L'accord, soutenu par l' initiative Belt and Road (la route de la Soie) du gouvernement chinois , utilisera cette technologie principalement  dans la sécurité et l'application de la loi et sera probablement étendu à d'autres programmes publics."

Une de ses conséquences fut que les électeurs en juillet 2018 durent voter avec leur photo et non en enduisant leur doigt d'encre comme d'ordinaire. Le but était de lutter contre les les électeurs fantômes explique Kudzai Chimhangwa (ce que ne disent pas les médias, c'est que c'est l'opposition qui a demandé cela). «J'ai regardé avec envie les Chinois être capables de payer leurs repas avec leur joli visage», déclarait au Global Times Shingi Magada, une consultant zimbabwéen, «J'ai hâte que cela arrive au beau peuple du Zimbabwe.»

Lynsey Chutel accuse Pékin de "roder" ainsi ses logiciels de reconnaissance faciale sur la population africaine. Elle souligne aussi, bien sûr le risque de favoriser la fraude au profit du pouvoir en place.

L'expert en cybersécurité Arthur Gwagwa a mis en évidence, nous dit-elle, deux cas d'ingérence présumée dans les données électorales en masse - l'un avec des données sur les serveurs de la commission électorale, et l'autre concernant la «mise en boîte noire» des éléments de sécurité du bulletin de vote.  Dans l'article de Global Voices auquel elle renvoie Adolf Mavheneke mettait en doute l'honnêteté du partenariat du gouvernement zimbabwéen avec CloudWalk. Il rappelait que cinq ans plus tôt,  c'était une société israélienne appelée Nikuv qui avait manipulé la liste électorale. CloudWalk  prolongerait les manigances de Nikuv.

Il conviendrait de dire un mot de Nikuv, dans rejeton de la nation phare de l'intelligence artificielle qu'est en ce moment Israël. On renverra à ce sujet à l'enquête de la journaliste israélo américaine de gauche Yael Even Or en 2017 dans laquelle  Ron Asher, directeur Afrique de Nikuv, reconnaît que le fondateur Emmanuel Antebi et Robert Mugabe se seraient rencontrés en 2004 pour le lancement de nouvelles cartes d'identité. Antebi, explique Even Or, a fondé Nikuv en 1994  comme une des filiales du Formula Group, un grand groupe de logiciels en Israël. Nikuv est actif dans d'autres pays de la région, tels que le Botswana, Madagascar, la Zambie et le Lesotho. L'enquête ne permet pas de trancher sur la rumeur selon laquelle les bulletins de vote étaient faussés avec une sorte d'encre invisible. Elle met en revanche en cause la falsification des listes électorales.

Les malversations de Nikuv ont été repérées en février 2014 par l'avocat Z Allan Ntata , et d'autres, au Malawi où elles auraient été associées à celles du responsable d'une société israélo-sud-africaine (Paramount Group) Eric Ichikowitz , et l'Open Society de Soros... A l'époque, les oligarques avaient propulsé au pouvoir Joyce Hilda Mtila Banda (une amie de la Clinton Foundation) après la mort du président panafricaniste (et sulfureux pour l'Occident, vu ses sympathies pro-iraniennes et pro-Laurent Gbagbo) Bingu Wa Mutharika  en avril 2012 (ils viennent de faire la même chose en Tanzanie et feront peut-être de même avec Biden-Harris). Mais les casseroles de l'ex-présidente Banda avaient été trop volumineuses pour lui permettre d'être réélue.

En raison des doutes qui entouraient leur fiabilité, les dispositifs de Nikuv avaient été rejetés en 2012.

Aujourd'hui l'Open Society de Soros publie une étude contre CloudWalk, qui explique que la Banque Mondiale a financé en 2019 un projet pour que le gouvernement zimbabwéen utilise l'identification numérique afin de supprimer les travailleurs fantômes de la fonction publique, élargissant ainsi l'utilisation de l'identification numérique. L'étude dénonce l'absence d'implication de la population qui ne connaît pas l'intérêt des nouvelles cartes d'identités numériques, les erreurs de l'état civil qui ont été transposées,l'absence de protection des données qui fait que tout peut être communiqué à la police. On sent que c'est un peu l'arbre qui cache la forêt - rien sur l'utilisation par le big business mondial... derrière lequel se trouvent Soros et ses amis.

De la même manière le rapport de la commission d'enquête du congrès américain sur les enjeux économiques et sécuritaires des rapports sino-américains de 2020 exploite largement la coopération sino-zimbabwéenne pour dénoncer une volonté de Pékin de stocker des données sur les populations africaines. Mais si l'on veut bien citer Nikuv et CloudWalk pour les entreprises de numérisation des visages, on ne cite pas Smartmatic (qui est en procès avec Fox News qui l'accusa d'avoir orchestrée la vraie-fausse défaite de Trump), la société de Maloch-Brown, le pion de Soros auprès du cabinet de la reine d'Angleterre et de la City, qui numérise les empreintes digitales et stocke les données biométriques pour le vote en Ouganda, et en Albanie... Depuis cinq ans déjà la firme se fait l'avocat de la reconnaissance faciale dans les bureaux de vote. En Ouganda la reconnaissance biométrique a lamentablement planté en janvier dernier pour des raisons technologiques, mais elle est sur les starting blocks dans bien d'autres pays, et rien n'indique que Smartmatic offre plus e garanties que son rival chinois CloudWalk pour la protection des données et éviter que celles-ci ne soient transmises à des grandes multinationales... ou n'atterrissent entre les mains de hackers.

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Défaite (bidonnée ? ) de la gauche en Equateur

12 Avril 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La gauche, #Colonialisme-impérialisme, #Le monde autour de nous

Il semble que la gauche équatorienne (qui avait subi une série de persécutions politiques après la trahison du président Lenin Moreno) ne renouvellera pas l'exploit de ses frères boliviens qui ont repris le pouvoir dans leur pays après un coup d'Etat de la droite conservatrice. A Quito, le candidat de la gauche aux présidentielles vient de reconnaître sa défaite électorale. Certains mettent déjà en cause la partialité de la commission électorale.

Un point avait attiré l'attention il y a 4 jours : l'administration Biden venait de faire un don de matériels répressif à l'Equateur (véhicules, équipements technologiques, uniformes etc) à hauteur de 2,1 millions de dollars. Les Américains l'auraient-ils fait s'ils n'avaient eu la certitude que leur candidat, le banquier membre de l'Opus Dei Lasso, allait remporter l'élection ou qu'en tout cas il saurait imposer son pouvoir par la force en cas de contestation ?

 

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Mort du Dr Nemam Ghafouri, (ex ?) héroïne des Yézidis

9 Avril 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Proche-Orient, #Aide aux femmes yezidies

Avant hier la correspondante du New York Times à Bagdad, Jane Arraf, a rendu hommage à la Dr Nemam Ghafouri, une médecin de 52 ans décédée le 2 avril dernier à Stockholm du Covid.

Hommage mérité pour cette dame dont la famille de peshmergas dans les années 60 avait migré en 1974 dans l'Azerbaïdjan iranien (à Naghadeh) puis, en 1980, à Stockholm en Suède (il y a 100 000 Kurdes en Suède, trois fois moins qu'en France). Le Dr Ghafouri y fut chirurgien du thorax et du coeur dans les années 2000 et 2010. Après avoir effectué des missions en Afrique et en Inde, elle se retrouve en juillet 2014 au camp de Kawergosk, près d'Erbil (Kurdistan irakien) pour les réfugiés syriens dans le cadre d'une mission de deux semaines (cf Majalla janvier 2017) quand elle découvre le drame des Yézidis à Sinjar au début du mois d'août 2014. "A la fin de mon séjour, raconte-t-elle dans cette interview qui mériterait d'être lue entièrement, nous avons appris ce qui s'était passé à Sinjar et comment l'Etat islamique avait attaqué la région après avoir pris le contrôle de Mossoul. Alors mes amis et moi avons dit: allons voir ce qui se passe. Nous avons entendu des nouvelles vraiment désastreuses sur la façon dont les gens marchent pendant 10 jours dans une chaleur de 50 degrés. Nous y sommes allés jusqu'à la frontière entre l'Irak et la Syrie, car des gens de Sinjar avaient pris la fuite vers la Syrie et revenaient ensuite par le Tigre vers le côté irakien. Quand nous sommes arrivés là-bas, nous ne pouvions pas en croire nos yeux. C'était un océan de désastres et personne ne savait comment faire face à la situation. Nous avons tout de suite vu la nécessité d'une réhydratation. Heureusement, nous étions médecins et nous avons parlé à nos collègues en Suède et leur avons demandé d' urgence des comprimés de réhydratation orale contenant les sels et minéraux nécessaires à la réhydratation. Nous en avons reçu des tonnes et nous avons commencé à aider les gens. Et puis nous avons constaté le besoin d'eau propre, nous avons donc immédiatement distribué des thermos. Par la suite, nous avons remarqué le besoin urgent de pain et avons eu l'idée de construire une boulangerie. Nous avons construit une boulangerie dans l'un des camps qui était censé être un camp temporaire à l'époque. Il s'appelle Bajed Kandal  et se trouve à la frontière du triangle entre l'Irak, la Turquie et la Syrie. Mais le camp est devenu permanent. Et personne ne veut y aller car c'est vraiment difficile à atteindre. Nous avons donc construit la boulangerie là-bas et nous donnions du pain à 18 000 personnes chaque jour. C'est comme ça que tout a commencé."

Laissant une situation confortable en Europe, elle sait se souvenir de ce qu'elle était née dans une caverne sous les obus (cf interview de Deniz Berxwedan Serinci en danois en juillet 2015), et  prend en charge les survivants yézidis dans les camps (dans le cadre de Joint Help for Kurdistan qu'elle a fondé), mais aussi les assiégés de Mambij en 2016 (témoignage de Calvin James Sweeney), les victimes d'Afrin en Syrie et de la bataille de Mossoul  ...

Le correspondant du Jerusalem Post Seth J. Frantzman raconte :

"J'ai parlé au Dr Nemam en 2018 lorsqu'elle était très frustrée par les organisations internationales qui utilisent toujours de «beaux mots» mais qui ne semblent jamais donner suite et faire quoi que ce soit pour les victimes de l'EI (Daech). Elle faisait la navette entre les camps et Dohuk dans le nord de l'Irak, faisant face à la bureaucratie humanitaire. Elle m'expliqua comment elle travaillait sans relâche, assise dans sa voiture toute la journée à attendre de recevoir des survivants yézidis qui ont pu échapper aux griffes de l'Etat islamique. Elle a rencontré des femmes qui avaient subi des horreurs indicibles. Une histoire qu'elle m'a racontée concernait une fille musulmane chiite dont la mère avait été violée et assassinée par l'Etat islamique. Les dernières instructions de la mère à la fille, de la garder en vie, étaient pour la fille de prétendre qu'elle était yézidie afin qu'elle soit asservie et non tuée par les extrémistes de l'Etat islamique. La fille a survécu. Le médecin kurde a fait de son mieux pour aider ces jeunes avec un sourire toujours présent. Elle était optimiste mais frustrée par l'inaction de la communauté internationale et la bureaucratie des structures locales. Les yézidis qui ont survécu au génocide ont souffert de nombreux obstacles à leur retour. Certains ne pouvaient pas rentrer avec les enfants qu'ils avaient eu pendant leur captivité en raison des lois religieuses en Irak. 
Ghafouri était respectée et aimée par les gens de tous bords, ce qui est rare dans les régions du nord de l'Irak et de l'est de la Syrie où de profondes divisions politiques signifient souvent que les gens ne s'entendent pas. Elle rendrait visite avec le combattant yézidi Qasim Shesho un jour en Irak et serait dans l'est de la Syrie le lendemain, puis dans l'agréable ville de Dohuk. Comment elle a pu faire ce qu'elle a fait, franchir les frontières et les lignes politiques que beaucoup sont incapables de faire, a toujours été un mystère pour ceux qui l'ont suivie de près. Elle semblait capable de se fondre dans le tissu des sociétés locales, se déplaçant parmi les personnes et les réfugiés comme l'eau, puis émergeant dans un endroit lointain apportant une aide humanitaire. Et puis elle était de retour en Suède ou ailleurs, encourageant les gens à continuer à se soucier des jeunes, des pauvres et des femmes survivantes du génocide. "

On pourrait s'attendre à ce que cette personnalité soit très consensuelle dans son pays. Or ce n'est pas le cas parmi les Yézidis.

J'ai écrit hier à une amie yézidie réfugiée en Europe qui a connu le Dr Nemam à l'hôpital suédois d'Erbil au Kurdistan. Elle m'adresse aujourd'hui une réponse qui me surprend :

"J'ai été triste d'apprendre sa mort car elle avait fait un travail formidable, c'était au début de décembre 2014. Elle travaillait avec le docteur Sherzad le directeur de l'hôpital suédois et avait une petite 'praxis' dans l'un des camps de Yézidis, je pense que c'était le camp de Bajed Kandal. Là, à l'hôpital, elle était avec moi en opération de 4 chambres avec des survivants qui voulaient retrouver leur virginité. Et elle a plutôt bien soutenu quelques autres qu'il était difficile d'aider dans d'autres 'praxis' car la loi irakienne n'autorise pas l'avortement. Mais aujourd'hui je suis sûre que 98% des Yézidis sont en colère contre ce qu'elle a fait avec les survivants et comment elle les a laissés rencontrer leurs enfants qu'elles ont eues avec des membres de Daech. Je peux dire que la communauté Yézidis la déteste pour ce qu'elle a fait et a oublié combien de temps elle a passé pour aider les réfugiés dans les camps."

Une fois de plus ma correspondante me faisait toucher la complexité de la tragédie yézidie. D'abord à cause de cette allusion terrible à l'avortement (on voit que le Dr Nemam a été au moins complice de cette pratique condamnable), ensuite à cause de cette "rencontre" entre les enfants de Daech et leur mère.

De quoi s'agit-il ? En fait elle a attrapé le Covid en organisant une rencontre entre des survivantes yézidies et les enfants qu'elles ont eus avec des djihadistes de Daech.  Or les anciens des Yézidis avaient banni ces enfants de Daech de la communauté, et ceux-ci avaient été placés dans un orphelinat tandis que les mères, réfugiées en Syrie avaient pu retourner en Irak.

Cela m'a rappelé ce témoignage dans Paris-Match en 2018 d'une yézidie convertie à l'Islam qui vivait au Maroc. On ne badine pas avec l'honneur communautaire chez ces gens-là. Chez les Yézidis pour être accepté dans la communauté, il faut avoir eu un père et une mère yézidis, il n'y a pas de place pour les gens d'autres religions ou issus de mariages mixtes...

Une autre de mes correspondantes yézidies va dans le même sens que les autorités de sa communauté (toujours dans les termes très diplomatiques et prudents que les Yézidis de la "diaspora" ont coutume d'employer devant les Occidentaux) : "Je trouve, m'écrit-elle, que ça devient vraiment compliqué quand des gens /I find it fundamentally difficult when people/ c'était une doctoresse, sont remplis de gloire /are glorified/ et pensent qu'ils peuvent agir à la place des Yézidis /and think they can act for the Yazidis/. Nous sommes capables de penser et décider pour nous-mêmes /We can think and decide for ourselves/."

Le correspondant du Guardian le 12 mars avait pourtant décrit cette rencontre en des termes émouvants : "Enveloppés dans des écharpes et des manteaux surdimensionnés, et se tortillant sur des chaises longues, les 12 jeunes enfants semblaient surpris alors que neuf femmes étranges aux bras tendus se précipitaient vers eux.

Certaines des femmes ont sangloté en embrassant les tout-petits perplexes, qui les regardaient d'un air absent, ne reconnaissant pas leur mère ou ne comprenant pas de quoi il s'agissait. Une mère restait immobile, la tête dans ses mains, tandis qu'une autre fixait intensément les yeux de sa petite fille."

L'article raconte aussi comment l'ex-diplomate et ex-sénateur Peter Galbraith, 71 ans, un proche de Biden qui offre ses bons offices au Proche-Orient a joué les intermédiaires entre le président du Gouvernement régional kurde irakien et les Forces démocratiques syriennes pour une rencontre sous bonne escorte à la frontière des deux pays.

Il ajoutait également un mot du Dr Ghafouri sur l'importance particulière du lien entre ces mères et leur enfant : "Quand elles sont tombées enceintes, cela signifiait qu'elles ne seraient plus mises en vente et ni violées par de nouveaux hommes. Cet enfant a mis fin à une partie de leur souffrance. En étant enceintes et en accouchée, c'était fini : la mère restait avec le même homme jusqu'à ce qu'il soit tué."

Un argumentaire qui a laissé de marbre le Prince Herman, porte parole du leader yézidi le Prince Hazem, qui a précisé que les enfants ne seraient pas accueillis dans la communauté yézidie et a même ajouté : "Les gens qui ont ramené ces enfants sans le demander aux Yézidis, ou aux dirigeants yézidis, en paieront le prix. Il n'y a aucune différence entre ces ONG missionnaires et Daech, car elles aussi jouent avec nos filles et nous les prennent." (sic !) Position confirmée par le chef spirituel yézidi, Sheikh Ali Ilyas, autrement connu sous le nom de Bab Sheikh (lequel a pu se réjouir de la réouverture il y a 3 jours de leur temple édifié pour les protéger des morsures de serpents)... Le problème du sort de ces orphelins va ensuite probablement retomber sur la "communauté internationale" qui paiera ainsi son inaction de 2014...

En tout cas le Dr Ghafouri n'est plus là pour s'occuper de cet océan de malheur...

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Querelles à Sciences Po

9 Avril 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Souvenirs d'enfance et de jeunesse, #Le monde autour de nous

Amusantes querelles pour la nomination du futur directeur de Sciences Po après le départ de Frédéric Mion (un garçon que j'ai bien connu jadis), emporté par la vague Duhamel.

Une tribune dans Libération à la suite du rejet la candidature de Nonna Mayer, sociologue de l'extrême droite, ex directrice de recherche au CNRS trop engagée dans la théorie du genre, le décolonialisme et la lutte contre l'islamophobie aux yeux des Républicains et des conservateurs.

Moi qui ai toujours l'esprit mal placé, je "m'étonne" que le collectif de chercheur qui soutenait Nonna Mayer invoque la position de l' "American Political Science Association" sur le débat autour de cette candidature. Qu'est-ce que c'est que cette chose là ? Qu'est-ce que ça vient faire dans nos affaires franco-françaises ? Apparemment il s'agit d'une vieille institution wilsonienne basée à Washington DC actuellement présidée par une obscure méthodologiste. Je suppose qu'il y a là un symptôme de "'intégration transatlantique" du champ de la recherche... Sur ce volet aussi, oubliez la souveraineté nationale...

Allez, j'illustre ce billet avec une photo de la rue Saint Guillaume en 1989... du temps où j'y étudiais... quand j'avais un regard encore frais et naïf sur ce microcosme.

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Le Texas sans masques : premier bilan positif

8 Avril 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #coronavirus-vaccination-big pharma, #Les Stazinis

Alors qu'en France dans quatorze départements les préfets ont rendu de façon complètement absurde le port du masque obligatoire sur les plages sous peine d'une amende de 135 euros, et que le Conseil d'Etat dément l'équation posée par les médias selon laquelle les vaccins nous redonneront la liberté (le ministre devant lui avait reconnu que "l'efficacité des vaccins est devenue particulièrement contingente du fait de l’apparition des nouveaux variants"), le Texas aurait peut-être quelques leçons à nous donner.

Le gouverneur conservateur Greg Abbott a levé dans cet Etat début mars l'obligation de porter le masque (il est vrai après avoir beaucoup vacciné). Résultat : les statistiques de contamination depuis un mois se sont effondrées (voir graphique ci dessous).

 

 

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