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Le blog de Frédéric Delorca

Les alcaloïdes de la mandevilla

30 Mai 2014 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Grundlegung zur Metaphysik

mandevillaOn progresse : la mandevilla (autrefois appelée dipladenia) fait partie de la famille des apocynacées (comme le laurier rose et la pervenche), plantes produisant un latex riche en alcaloïdes. Dans les pharmacopées traditionnelles, certaines espèces sont réputées pour leur propriétés anti-inflammatoire, analgésique et prescrite pour traiter les morsures de serpent (peut-être un lien avec le serpent d'Apollon, et ceux du désert des Syrtes dans la "Retirada" de Caton, nous sommes d'ailleurs avec une lune dans l'angle de Jupiter, grande référence de Caton).

 

Mais peut-être la synchronicité entre cette plante et mon dimanche 25 mars tient-elle plus à cela " Apocynum, lui-même issu du grec apo, loin de, et kunos, chien, employé ici dans le sens 'qui les tue', en référence à l'usage d'Apocynum androsaemifolium comme poison. "... le lien avec le saint cynocéphale et le sacrifice des chiens à la lune noire d'avant hier est peut-être davantage à retenir.

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Interview de F. Delorca dans Altinpost

29 Mai 2014 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Abkhazie

Ci-dessous la version française de l'interview de Frédéric Delorca qui vient de paraître dans l'e-zine de la diapora abkhaze en Turquie Altinpost (publiée en turc ici).

 

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P1020531.JPG

- Il y a très peu d'intellectuels français qui se sont intéressés à l'Abkhazie et vous êtes un d'entre eux. Nous savons que vous avez écrit un livre important sur ce pays qui s'appelle "Abkhazie A la découverte d'une "République" de survivants". Pourquoi l'Abkhazie? Comment avez vous rencontré ce pays?

 

--- J'ai mené un combat contre l'hégémonisme de l'OTAN à partir de la guerre du Kosovo, et j'ai toujours voulu lutter contre la désinformation à propos des diverses guerres à travers le monde, y compris les "conflits gelés" d'ex-URSS. En 2007 je me suis rendu en Transnistrie, et, en 2009, quand des amis polonais m'ont proposé de faire partie d'une mission de contrôle électoral pour la première élection présidentielle après la reconnaissance par la Russie, j'ai tout de suite accepté de m'y rendre.
 
- Pourquoi est-ce que les pays occidentaux refusent la réalité d'une Abkhazie indépendante ?
 
- La principale raison est que les puissances occidentales ont toujours été réticentes à l'idée de remettre en cause les frontières héritées de la seconde guerre mondiale. Avec l'éclatement de la Yougoslavie et celui de l'Union soviétique, elles ont accepté l'idée de découper les frontières des anciens Etats fédéraux le long des limites des Etats fédérés, mais n'acceptent pas d'aller au delà. La contradiction complète tient bien sûr au cas du Kosovo, dans lequel l'Ouest ne veut voir qu'une exception (mais ça n'a aucun sens). Peut-être l'indépendance de l'Ecosse va-t-elle faire évoluer les mentalités. Mais ce que les Européens acceptent pour l'Ouest du continent, ils ne sont pas prêts à l'accepter pour les pays riverains de la Mer Noire. Toujours le "deux poids deux mesures"... Et puis l'annexion de la Crimée a suscité beaucoup de craintes. Les esprits des milieux gouvernementaux restent crispés et fermés à tout effort de pédagogie. 

- Que devrait faire la diplomatie abkhaze, afin d'obtenir une reconnaissance européenne ou bien celle-ci est-elle impossible avant longtemps ?
 
- Il est toujours utile de développer un travail de lobbying auprès de diverses institutions comme le Conseil de l'Europe ou le Parlement européen. Auprès des médias aussi. Il faut mener un travail pédagogique. expliquer que l'Abkhazie a été rattachée de force à la Géorgie par Staline. Raconter toutes les épreuves traversées par le peuple abkhaze, depuis la déportation au XIXe siècle, jusqu'à la guerre patriotique de 1992-93, mettre l'accent sur le côté multiethnique de l'Abkhazie actuelle, sur ses efforts pour se démocratiser, sur le mérite qu'elle a eu de résister à tous les embargos, casser tous les clichés du pays dangereux, mafieux, base du militarisme russe etc que ses adversaires entretiennent en permanence.

- Quels sont les moyens alternatifs pour l'Abkhazie d'avoir une communication directe avec les gens en Europe, la société civile etc. ? 
 
- Les Européens de l'Ouest (et surtout les Français) ont deux grands défauts : ils ne s'intéressent pas beaucoup à ce qui se passe au delà de leurs frontières (la très grande majorité ignore l'existence de l'Abkhazie), et leur point de vue est conditionné par les grands médias, c'est à dire en fait par quelques journalistes qui répètent ce que disent une dizaine de leurs confères (par exemple en France, l'AFP, le Monde et Radio France internationale qui restent les plus influents sur la politique étrangère). Pour contourner le mur de la désinformation, il faut aller vers des milieux qu, ont des raisons diverses et variées de se méfier des "vérités officielles". Par exemple les milieux souverainistes (hostiles à l'Union européenne), la gauche de la gauche, les écologistes, les partis régionalistes (j'avais moi même tenté d'amener avec moi un élu occitaniste en Abkhazie). Ces mouvances peuvent être intéressées par le point de vue abkhaze. Il est aussi possible de développer une coopération culturelle avec les municipalités, les régions ou les associations quelles que soient leur couleur politique. Le Caucase est si mal connu en France. Je suis sûr par exemple que l'Association des Populations des Montagnes du Monde qui est présidée par un élu de ma région natale pourrait collaborer utilement avec l'Abkhazie.

- De quelle manière la "crise ukrainienne" pourrait-elle affecter l'Abkhazie?

- Principalement, elle crispe les relations Est-Ouest ce qui ne peut que renforcer aux yeux des Occidentaux la volonté d'isoler l'Abkhazie. Le pire serait sans doute si cette logique de guerre froide aboutissait à l'entrée de la Géorgie dans l'OTAN. D'une manière générale il faut souhaiter une stabilisation de la situation ukrainienne autour d'une solution "raisonnable" qui préserve les intérêts à la fois de la partie russophone du pays et ceux de la partie orientale et mette un terme à la logique de militarisation et de déstabilisation de l'ensemble du bassin de la Mer Noire. Cela suppose bien sûr le désarmement des milices de part et d'autre (celui de Secteur de droite et des éventuels mercenaires présents à l'Ouest du Pays, comme celui des groupes d'auto-défense russophones à l'Ouest). Espérons que le réalisme finira par prévaloir de part et d'autre sur ce point.

- Quelle est votre opinion sur le partenariat stratégique russo-abkhaze et sur le rôle de la Russie dans le destin de l'Abkhazie ?

- Je crois que les dirigeants abkhazes ont compris à la fois que l'alliance avec la Russie était à court terme le meilleur moyen de renforcer la sécurité du pays et d'éviter une nouvelle guerre avec la Géorgie, et que cette alliance risquait à plus long terme de les rendre trop dépendants du sort de la Russie dans les relations internationales si elle restait trop "exclusive". D'où l'intérêt pour l'Abkhazie de développer des liens également avec la Turquie, l'Iran, le monde arabe... Mais comment développer des contacts avec ces autres pays si ces derniers ont peur de reconnaître la République abkhaze, et comment lier des contacts avec eux sans devenir un enjeu de leurs rivalités voire sans importer une partie de leurs problèmes internes ? Je suppose que c'est une question assez complexe.
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Coup d'Etat en Abkhazie

29 Mai 2014 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Abkhazie

P1020569abkhaziePetite inquiétude : un coup d'Etat en Abkhazie. Je lis ceci dans Ria Novosti : "Mardi après-midi, des milliers de manifestants se sont rassemblés au centre de la capitale abkhaze, Soukhoum, pour réclamer la démission du président Alexandre Ankvab et du gouvernement. Les protestataires ont notamment dénoncé l'octroi massif de passeports aux habitants des régions orientales du pays.Le soir, l'opposition a annoncé avoir pris le siège de l'administration présidentielle."

 

J'ai bien connu ce charmant "siège de l'administration présidentielle" où nous avions nuitamment interviewé feu le président Bagapch (cf vidéo ci dessous) en 2009.

 

 

Aujourd'hui on apprend que le premier ministre a démissionné dansun souci d'apaisement pour éviter qe le sang ne soit versé. Apparemment c'est la politique d'intégration de la minorité mingrèle (toujours soupçonnée d'être pro-géorgienne), qui a mis le feu aux poudres. Poutine a envoyé un médiateur.

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Mandevilla

29 Mai 2014 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Grundlegung zur Metaphysik

lune

Méchant coup derrière la tête hier. Sans doute à cause de la Lune noire qui ne me réussit pas depuis le 22 décembre. Mon saint patron cynocéphale est toujours sacrifié à Hécate...

 

Je cherche partout la signification de la mandevilla sanderi pour les Latino-Américains. C'est la fleur qui est venue à moi dimanche dernier.

 

Personne n'éclaire ma chandelle...

 

mandevilla.jpg

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Tracker (suite)

29 Mai 2014 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Ecrire pour qui pour quoi

Un blogueur me disait hier : "Tu devrais supprimer le tracker de ton blog. Il vaut mieux ne pas chercher à savoir qui te lit. Moi, j'ai supprimé le mien l'an dernier quand j'ai découvert en utilisant ce logiciel que mon 'ex', qui m'a quitté il y a cinq ans, continue de se connecter à mon blog tous les soirs avant de se coucher, et tous les matins quand elle se lève. Il y avait les énergies qui connectaient les gens à distance, maintenant ce sont les sites Internet, les trackers etc."

 

"On ne meurt jamais vraiment" disait l'employée de la pharmacie dans "Corps à coeur" de Vecchiali... Une de mes amies continue de regarder la page de Facebook ou de LinkedIn du type qui l'a plaquée il y a deux ans. Elle interprète chaque quart de dixième de signe qui peut lui laisser croire qu'il pense à elle. Suivant Deepak Chopra sans le savoir, elle voudrait bien que ses prières réalisent des miracles, et que le petit signe, sur telle ou telle ligne de la page LinkedIn se "métamorphose" (je pense aux Métamorphoses d'Ovide, et à la course d'Atalante) en retrouvailles étincelantes... un jour...

 

La condition humaine est touchante quand même...

 

atalante.jpg

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Lucile, le monothéisme, les quanta, l'Algérie, les guerres et le FN

27 Mai 2014 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous

Le beau passage de Chateaubriand, qui parle de Lucile (dans les Mémoires d'Outre Tombe). Ce paragraphe qui se termine si magnifiquement par "désespoirs inexplicables". Le charme infini de l'inexplicable...

 

lucile

 

Sur un plan plus terre-à-terre je tombais juste avant dans la soirée sur un passage de Charlevoix en 1721 qui narre comment un chef  amérindien s'était persuadé de garder une statuette de la Vierge autour du cou parce que, l'ayant portée, il avait vu le fusil de son ennemi s'enrayer et s'était persuadé de ses vertus protectrices. Charlevoix regrette qu'il n'y ait point eu de missionnaire dans le village pour l'aider à se convertir... A-t-il raison ? Les néo-païens d'aujourd'hui (une amie me disait avoir appris ce midi l'expression "vortex énergétique", moi je l'ai lue pour la première fois hier) diraient que non, qu'il eût mieux valu que la Vierge demeurât chez ce peuple une divinité parmi d'autres. Le procès du monothéisme est très dur à instruire. Les rationalistes s'entendent pour y voir un progrès épistémique et moral. Les néo-païens s'en indignent. Souvenez-vous à ce propos du film "Agora" dont je vous ai parlé en janvier 2010 (il y a 4 ans) - au fait à propos d'Hypatie et Hipparchie, j'aurais bien des choses nouvelles à vous dire à propos du mari de cette dernière, une autre fois peut-être. Oui, les gains et inconvénients du monothéisme sont difficiles à évaluer, comme ceux du rationalisme.

 

A vrai dire, la question ne peut être traitée sérieusement qu'à  partir d'une étude dialectique du mécanisme et du miracle (le grain de sable dans le mécanisme). Deepak Chopra qui était au Grand Rex à Paris il y a huit jours est sans doute un de ceux qui donnent les meilleures clés pour penser cela, à partir d'une conception de la mécanique quantique dont je n'ai pas les moyens intellectuels pour ma part d'évaluer la pertinence, mais qui n'est sans doute pas à négliger. J'espère en tout cas que les admirateurs néo-païens ou énergéticiens des "Esprits ascensionnés" pensent à y inclure Mouhammad/Mahomet. Le font-ils ? Si oui quel statut lui accordent-ils ? Questions un peu gratuites de vaine érudition comme si j'évoquais par désoeuvrement l'orphisme ou les mytsères d'Eleusis. Questions politiques quand même, car je soupçonne les néo-païens de ne pas savoir quoi faire de l'Islam, qui reste le seul monothéisme "offensif", celui qui détruit les restes du soufisme et de l'animisme (c'est-à-dire du paganisme), au Maghreb, dans le Sahel, dans le Caucase, en Indonésie...

 

A part cela le journal de Paul Claudel sur Amazon est trop cher. Dommage (chers lecteurs de mon blog vous avez quand même le droit de me l'offrir en me l'envoyant par la Poste, j'en serais très touché !). Oui, je sais, je m'attarde trop sur les journaux et la correspondance des auteurs, plus que sur leur oeuvre. C'est l'imaginaire appliqué au réel qui m'intéresse le plus. Preuve que je reste malgré tout, avant toute chose, un politique, ou un soldat, comme vous voudrez...

 

Mon article sur le non alignement menacé en Algérie est "liké" par plus de 70 personnes sur Facebook, mais bizarrement pas dans le réseau de l'Atlas alternatif. Très peu repris sur Twitter en revanche. La sociologie des réseaux sociaux demeure à mes yeux impénétrable. Depuis que j'ai été responsable des relations internationales en Seine-Saint-Denis, et malgré mon changement de fonctions, je ne croise sur ma route que des gens qui ont eu un rapport familial ou personnel fort à l'Algérie avec lequel pourtant je n'avais pour ma part aucune relation (je n'ai d'ailleurs jamais visité ce pays). C'est étrange. L'appel du souvenir des drames de cette contrée parle-t-il en moi ?

 

La semaine dernière je parlais avec un jeune Kurde. "Vous êtes kurde de quel pays ?" lui demandai-je. "De Syrie" me répondit-il. Et il enchaîna en me décrivant la détresse du village de sa famille et les difficultés de son frère à Alep. "Le plus étrange est qu'ils s'habituent à la guerre" observa-t-il, "pour vivre sans eau, sans électricité". "Je me souviens, lui dis-je, d'un ami serbe qui en avril 1999 sous les bombes m'écrivait qu'il avait appris dix manières de faire du feu sans électricité puisqu'elle était coupée". Je parlais spontanément à cet homme le même langage que lui. L'appel de la guerre en moi résonnait, une fois de plus. "La guerre c'est extraordinaire" disait le carabinier dans le film de Godard - sans référence à Héraclite.

 

Bon, puisque nous parlions de la Seine-Saint-Denis, juste une dernière remarque anthropologique - un élu municipal de Tremblay-en-France m'écrit ceci : notre commune est parmi celles de gauche du département qui ont le plus voté pour le Front national. Sachant que son maire communiste François Asensi y a remporté une victoire très confortable dès le premier tour aux élections municipales de mars, j'en déduis que beaucoup d'électeurs là-bas peuvent se sentir à la fois asensistes et lepennistes, alors même qu'en théorie ces tendances s'opposent radicalement. Je ne suis pas sûr qu'un travail de pédagogie suffise à "ramener ces tremblaysiens dans le droit chemin".

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A quelques jours de l'Ascension

26 Mai 2014 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Grundlegung zur Metaphysik

Hier, je vis dans le métro une fille rousse aux cheveux longs. Je pensai à Tori Amos (une chanteuse qui a du sang amérindien dans les veines, malgré les apparences), et je me mis à fredonner : "I know a cat named Easter He says will you ever learn / You're just an empty cage girl if you kill the bird" (extrait de "Crucify").

 

ste baumeTout en chantonnant, je songeais à ce mot "Easter"... Tout le monde admet que les Anglo-saxons ont eu l'étrange idée d'appeler "Ishtar" la fête de Pâques, qu'ils ont oublié de la "christianiser"... Soit. Mais pourquoi ont-ils importé le nom d'une déesse mésopotamienne ? Je veux dire, si Pâques avait simplement coïncidé avec une de leurs fêtes printanières de la fécondité, ils l'auraient simplement appelée du nom d'une déesse locale : Friga, Brigid, Danna, que sais-je ? Dans leur esprit cela DEVAIT être lié vraiment à l'Ishtar des Babyloniens... Quelqu'un le leur avait dit... Qui ? un missionnaire inspiré par la Gnose ?

 

J'ai cru comprendre que la Gnose ou un Evangile apocryphe raconte que Marie-Madeleine prêtresse d'une déesse de la terre (l'Isis égyptienne ou l'Ishtar babylonienne) aurait ressuscité Jésus (cf ici)... Le mot Easter est-il lié à cela ?

 

Une correspondante (pourtant athée) m'écrit qu'elle était à l'église Saint-Sulpice à Paris aujourd'hui, et qu'elle y a ressenti des "énergies" comme en 2005. Le "Da Vinci Code", roman américain à succès des années 2000, sur la base d'une tradition hérétique rattachait cette église à Marie-Madeleine... Je ne me suis pas du tout intéressé à ce folklore "new age" passé dans le marketing au moment de la sortie du best seller. Quelqu'un m'a expliqué il y a peu que Marie de Magdala faisait partie des "maîtres ascensionnés" (horrible néologisme) que recensent les esprits contemporains. Je suppose que c'est aussi de cette Marie que parle ce site consacré au Reiki quand il dit : "Le Maître Marie est le Maître de la Fréquence Mère Rose. C’est l’incarnation de la Mère Divine. Elle est aussi appelée Lady Nada. Elle représente une des belles extériorisations de l’Amour. Elle nous relie à l’Amour Inconditionnel." Il est peut-être bon d'apporter une pomme "Pink Lady" à Rocamadour ou à Sainte Baume...

 

Une légende provençale dit que Marie-Madeleine à Sainte Baume a été portée 7 fois par jour par les anges au-dessus de la grotte où se trouve un vortex d'énergie. Marie-Madeleine était élevée par les anges, nue, ses cheveux longs recouvraient sa nudité. Etrange ascension...
 

A propos d' "Amour inconditionnel", une femme dédie ces mots à son amant ce soir sur son blog : "Ma fibre artistique, qui me fait décrire avec un peu de subtilité…tes sourcils. Je ne t’apprends rien, leur orientation et leur définition donne le plus clair de l’expression du regard et même du visage. Les tiens sont adorablement fins et il me semble que leur extrêmité intérieure est légèrement ascendante, ce qui te donnent cet air d’innocence. Ce sont tes lèvres aussi, quand tu dors, qui font penser à celles d’un enfant."

 

Il y a quand même de plus jolies choses en ce bas monde que les résultats des élections...

 

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Tracker (pour info)

26 Mai 2014 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Ecrire pour qui pour quoi

mon-bureau.jpgJe me permets de rappeler à mes aimables lecteurs qu'un "tracker" incorporé à ce blog me permet d'en géolocaliser un tiers des visiteurs. Autrement dit sur trois ordinateurs qui se connectent à ce blog, mon tracker connaîtra l'adresse IP et la localisation géographique d'un d'entre eux. Cela ne veut pas dire que si vous vous connectez trois fois dans la journée, le tracker vous repèrera une seule fois. Cela veut dire que si votre adresse IP fait partie du quantum de 33 % que le tracker reconnaît, il la reconnaîtra à chacune de vos connexions (que vous veniez me lire une fois par semaine ou sept fois par jours comme cela arrive à certains). Je ne fais bien sûr rien de vos adresses IP, et ne regarde de temps en temps les géolocalisations que pour évaluer un peu la "cartographie" de mon réseau de lecteurs. La géolocalisation est souvent approximative (par exemple quand je me connecte depuis les Pyrénées-Atlantiques, mon tracker me localise souvent dans une commune des Landes !), mais parfois elle tombe juste. Donc vous voyez cela n'a rien d'un "flicage précis". Je tenais quand même à en informer les lecteurs, qui doivent aussi savoir que la pratique est fréquente chez les blogueurs (par exemple mon ami Ed** a cela aussi sur son blog).

 

Je vous laisse deviner si votre ordinateur fait partie des 33 % que mon tracker repère, et si la géolocalisation effectuée est pertinente en ce qui vous concerne.

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Toujours les mêmes rouages...

26 Mai 2014 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Peuples d'Europe et UE

MAE.gifEn France l'UMP à 20 % derrière le FN, le PS à 14. En Espagne le PP qui dégringole à 26 % et le PS à 23 (avec une gauche de la gauche à pratiquement 10 % et un mouvement citoyen inspiré de la gauche équatorienne à 8 %).

 

  Diputados Votos %
PP
 
16 4.074.307 26.06%
PSOE
 
14 3.596.265 23.00%
LA IZQUIE
 
6 1.562.555 9.99%
PODEMOS
 
5 1.245.943 7.97%
UPyD
 
4 1.015.989 6.50%
CEU
 
3 850.690 5.44%
OTROS   6 1.748.601 11.16%

 

ERC devance tous les autres partis en Catalogne. Au Royaume Uni Ukip écrase les autres partis avec 29 % (et perce même en Ecosse où le SNP arrive en tête) et les Verts se placent en quatrième position. En Italie si la gauche social-démocrate effectue une bonne poussée et dépasse les 40 % pratiquement dans toutes les régions, le parti 5 étoiles fait encore plus de 20 %.

 

Parmi les grands pays, il n'y a guère qu'en Allemagne (et l'on comprend pourquoi), que le paysage politique reste à peu près "traditionnel"  avec une CDU à 30 %, et un SPD à 27 devant les Verts à 10 et Die Linke à 7 (et largement au dessus de 15 % dans tous les Länder est-allemands). On comprend pourquoi : l'Union européenne ne fonctionne qu'au profit de ce pays là... Dans les petits pays, la droite arrive en tête sauf au Portugal, en Grèce, en Roumanie, en Slovaquie et en Suède, au Danemark c'est même l'extrême-droite qui l'emporte

 

Ca dérive pas mal dans ce scrutin dépourvu de tout sens en termes de pouvoir politique réel. Nul doute que par delà la rhétorique les milieux dirigeants y verront encore argument pour continuer "comme avant" : négocier le traité transatlantique à Bruxelles sans consulter les élus, limiter les possibilités d'initiatives citoyennes etc.

 

Prochains enjeux : l'éventuelle sécession écossaise, le risque d'éclatement de la Belgique, voire de l'Espagne, la possible sortie du Royaume-Uni de l'UE (encore qu'on puisse compter sur la rouerie des pouvoirs en place pour n'agiter le spectre de ces transformations que pour faire en sorte que rien ne change)... La dialectique du défoulement et de la tromperie, qui est la logique du rapport citoyens/dirigeants sur notre continent depuis plus de vingt ans devient en soi une forme institutionnelle. Est-il d'ailleurs utile en quoi que ce soit de la commenter ? L'essentiel en politique ne se joue-t-il pas ailleurs, dans un impensé, dans une innovation créatrice qui n'a pas encore émergé, mais dont le terreau se trouve peut-être déjà là, quelque part, là où justement personne ne regarde ?

 

Restons attentifs...

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Comment j'ai voté dans le Sud-Ouest

25 Mai 2014 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La gauche

P1010396J'avais l'intuition que je voterais pour le Front de Gauche, mais je n'en étais pas tout à fait sûr vu leurs faiblesses idéologiques (sur l'Europe et sur le reste), les errements aberrants de Mélenchon, le handicap structurel des communistes etc.

 

Au bureau de vote, à l'entrée j'ai pris les bulletins des partis qui m'intéressent : une liste souverainiste pour laquelle j'avais envisagé de voter la semaine dernière, mais avec des hésitations, le bulletin du FdG, celui de Lutte ouvrière, et celui du parti du vote blanc. Chacune de ces listes a été choisie en fonction de mes convictions politiques. Dans l'isoloir, j'ai tout de suite su que je prendrais le bulletin du Front de Gauche. Mon regard a balayé la liste des candidats dirigée par Mélenchon. Il s'est arrêté en fin de liste sur Raoul Marc Jennar, contributeur de l'Atlas alternatif en 2004, dont j'ignorais qu'il se présentait à ces élections. J'y ai vu une confirmation du fait que je devais voter pour eux. Je juge la politique en fonction des idées, mais aussi de la P1020401valeur humaine, c'est-à-dire, de la capacité à agir, et à inscrire les idées (même imparfaitement,et même des idées imparfaites) dans l'histoire réelle. Depuis 15 ans, les apparatchiks du Front de Gauche, qui pourtant n'ont guère agi en ma faveur, ont quand même un peu plus fait pour m'aider, et aider mes idées (notamment les idées anti-ingérence de l'Atlas alternatif) que ceux des autres partis. Au pays des aveugles, les borgnes étant rois, j'ai choisi le borgne du Front de Gauche.

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Dites moi pour qui voter

24 Mai 2014 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Peuples d'Europe et UE

Séjour dans le Sud-Ouest. Mais pour qui voter ? Voilà qui me rappelle la chanson de mon enfance (1977) ci-dessous. Depuis que les chevènementistes ont renoncé à présenter une liste à laquelle je devais être associé, ma libido electoralis est en berne dirais-je pour plagier le Doctor Angelicus... Je pourrais bien ne pas voter du tout puisque cette assembée européenne est bidon (déjà que je ne fais pas beaucoup d'efforts pour participer aux scrutins nationaux). Mais puisque je suis au pied de mes montagnes, difficile de ne pas faire le détour par l'isoloir.

 

Je lis toujours Simone de Beauvoir, par petites touches, son "Tout compte fait". Des récits de voyages. Toujours un peu stéréotypés dans le style, avec ses formules "obligées" depuis Chateaubriand : "les paysages nus", "les rochers escarpés". Beauvoir était une grande bourlingueuse comme chacun sait. Elle a le mérite du parti pris de la sobriété, comme Cocteau, c'est toujours un signe d'honnêteté. Mais sur Anaïs Nin, sur George Sand, elle se plante largement, je trouve. Sur Malraux je lui donne raison.

 

ter.jpgJ'ai pris un TER hier entre Pau et Saint-Gaudens. Charmant tortillard à flanc de montagnes qui à chaque station - Lourdes, Tarbes, Lannemezan, Montréjeau - se remplit de collégiens excités (mais moins fumeurs de teush que dans mes trains franciliens c'est déjà cela). Le paysage s'orne de fleurs sauvages, de champs où paissent les moutons et les chevaux. Le domaine pyrénéen, patrie de Phoebus, est une aire géographique si étrange, coupée de tout, le "bout" de la France, celle dont la France ne sait rien faire. L'église de Saint-Gaudens qui toise avec mépris la grosse papèterie fumante en contrebas, anachronique comme un extrait de Dickens dans un discours de François Hollande, rappelle les vicomtes de Foix, et le temps des principautés montagnardes. Au bistrot en face de la Gare ce matin, les quinquagénaires à  l'accent gascon rivalisaient de théories en philosophie politique avec ceux du pays d'oïl, de plus en plus nombreux dans ces contrées (mon chauffeur de taxi hier en était un, après 20 ans de bons et loyaux services dans l'Essonne). Tous s'entendaient pour dire que "De toute façon l'Europe ça ne peut pas se faire" - ce qui est déjà moins tragique que les "L'Europe nous tue" de mon chauffeur de taxi sicilien de 2012.

 

Il faut que j'écrive un petit billet pour le blog de l'Atlas alternatif sur les pressions américaines sur l'Algérie. Demain peut-être...

 

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Beauvoir, Malraux, A. Nin, G. Sand et l'URSS dans "Tout compte fait"

23 Mai 2014 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #1950-75 : Auteurs et personnalités

Je ne raffole pas du style ni de la personnalité de Simone de Beauvoir, mais j’ai de l’estime pour son intelligence et pour son courage. Et quand j’ai vu que ce vieux réac de Paul Morand « de l’Académie française » (un type volontiers méchant, amusant de méchanceté d’ailleurs, une méchanceté souvent inspirée) avouait dans son journal lire « Tout compte fait », de la compagne de Sartre, et recommandait les paragraphes qu’elle consacre à Malraux, j’ai tout de suite acheté le livre.

Fidèle à mon habitude je l’ouvre au hasard (Morand précisait celle du passage qui l’intéressait mais dans l’édition originale, pas dans le livre de poche neuf que j’avais entre les mains). Mais comme le hasard m’aime depuis décembre (« il n’ y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous »), le livre s’ouvre exactement sur le passage que l’auteure consacre au ministre de la culture de de Gaulle. Et, comme un cadeau n’arrive jamais seul, je découvre qu’à la page d’avant, elle donne son avis sur George Sand (dont je lisais les mémoires en 2012) et sur le journal d’Anaïs Nin que je lisais en février. Je ne résumerai pas ici ni ne commenterai l’opinion de Beauvoir sur ces trois auteurs. Je vous laisse la découvrir par vous-mêmes, de même que ses pages extraordinaires sur son voyage en Crimée et en Géorgie avec Sartre.  « Un soldat salue une artiste »

 

 

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Les murs de Thèbes

18 Mai 2014 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Divers histoire

Je ne sais presque rien sur Thèbes. "The first cut won't hurt at all" : j'apprends qu'Epaminondas assura l'hégémonie à Thèbes en réfléchissant sur les mains dans le pythagorisme. "The second only makes you wonder" : je lis quelque part qu'un historien dont j'ai oublié le nom a écrit que Thèbes était une ville diffamée et je me souviens que la courtisane Phryné, traduite en justice à Athènes, avait proposé de financer seule la reconstruction des murailles de cette cité détruites par Alexandre le Grand. "The third will have you on your knees"... Bon, pas envie de finir déçu, donc je ne cherche pas à en savoir plus sur cette ville. Mais il y a sûrement quelque chose de très étrange autour de tout cela. Il paraît que les touristes ne s'y arrêtent pas, nos livres d'histoire non plus. Probablement une bonne raison pour que des esprits plus malins que moi, plus forts, plus courageux, moins crétins que je ne le suis, se penchent sur cette question...

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Marie-Madeleine encore...

17 Mai 2014 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le quotidien

Samuel Butler, cité par Henry Miller, cité par Morand (p. 447) : "Une poule, c'est le seul intermédiaire possible pour un oeuf qui veut faire un autre oeuf"

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Bring back your drones

17 Mai 2014 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme

Michelle Obama s'était affichée avec "Bring back our girls"

 

drones

"Bring back your drones", "Your husband has killed more muslim girls than Boko Haram ever could" ont répondu des Internautes sur Twitter.

 

Les pharisiens renvoyés à leur pharisianisme.

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