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Le blog de Frédéric Delorca

Articles avec #colonialisme-imperialisme tag

Une base militaire chinoise en Guinée équatoriale ?

6 Décembre 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #Le monde autour de nous

Le général de division Andrew Rohling, commandant des forces spéciales américaines en Europe du Sud-Afrique, a déclaré dans une interview en juin dernier que les Etats-Unis craignent « que les Chinois développent une base navale en Guinée équatoriale, ce qui leur donnera ensuite une présence navale sur l'Atlantique." Un haut responsable de l'administration Biden l'a confirmé dimanche dernier au Wall Street Journal. La Guinée Equatoriale est pourtant par ailleurs très alignée sur la politique américaine sur des questions importantes comme celle de la relation à Israël (comme la Serbie, qui est par ailleurs sur certains points aussi plus pro-chinoise).

Elle ne faisait pas non plus partie en décembre dernier du "Front du refus" aux pressions occidentales à l'ONU sur la question du retour de la Crimée à l'Ukraine (cf ci-dessous).

 

Peut-être l'accusation s'inscrit-elle simplement dans le cadre d'une campagne contre ce gros producteur de pétrole que constitue ce petit Etat africain hispanophone. Puisqu'au même moment une ONG Accountability Equatorial Guinea demande au FMI de prendre des sanctions contre son gouvernement après la publication des Pandora Papers.

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Victoire du PSUV au Venezuela (élections régionales)

22 Novembre 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #Le monde autour de nous

Résultats encourageants pour le gouvernement Maduro au Venezuela (malgré les 60 % d'abstention). Même le très anti-chaviste journal espagnol El Pais doit reconnaître la victoire du Parti socialiste unifié qui remporte la majorité dans 20 des 23 régions du pays.

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Crimes commis en Centrafrique sous François Hollande

16 Novembre 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #Débats chez les "résistants"

Dans cette vidéo du Média ci-dessous (du 13 novemrbre) un très bon résumé après enquête sur place de Thomas Dietrich sur les crimes commis par François Hollande et l'Etat profond français lorsqu'ils chargèrent le Tchad d'organiser les milices Seleka pour renverser le président Bozize en Centrafrique, puis les laissèrent  commettre des atrocités, et même laissèrent l'armée tchadienne ensuite mener des raids punitifs jusqu'à Bangui. Ces faits sont des crimes de guerre très graves. Accessoirement on y apprend que c'est E. Macron qui a donné l'idée au gouvernement centrafricain de recourir à l'aide russe (un précédent qui inspire maintenant le Mali).

 

colo

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La Pologne dans l'embarras

9 Novembre 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Peuples d'Europe et UE, #Colonialisme-impérialisme

Face à l'afflux de 2 000 migrants à sa frontière qui viennent en démanteler les barbelés, la Pologne incrimine le gouvernement de Biélorussie, laissant entendre qu'il s'agit d'un coup de force de sa part. Le chef de l'opposition ancien président de la commission européenne Donald Tusk a suggéré que le gouvernement utilise l'article 4 du traité de l'Atlantique Nord, qui prévoit que "les parties se consulteront conjointement chaque fois que, de l'avis de l'une d'elles, , l'intégrité territoriale est menacée".

Les médias russes soulignent que la Pologne est victime de ses propres ambigüités entre l'OTAN et la Russie. Elle a pris part au désastre des politiques impérialistes en Syrie, en Irak et en Afghanistan, et refuse de reconnaître le gouvernement de Loukachenko pour dialoguer avec lui (or les négociations sont la clé de la solution à ce genre de problème comme cela eut lieu entre Russes et Norvégiens sur le même sujet en 2016). Et, en même temps, elle ne veut pas s'aligner sur les normes occidentales, en votant le 14 octobre pour la légalisation de l'expulsion des migrants à la frontière en méconnaissance de la Convention internationale de 1951 relative au statut des réfugiés. Ce faisant elle ne peut obtenir d'aide ni de Minsk, ni de Bruxelles.

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Chomsky veut mettre les non-vaccinés en quarantaine

25 Octobre 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La gauche, #coronavirus-vaccination-big pharma, #Débats chez les "résistants", #Les Stazinis, #1950-75 : Auteurs et personnalités, #Colonialisme-impérialisme

Ayant collaboré jadis à un ouvrage collectif sur le célèbre linguiste militant anti-impérialiste américain Noam Chomsky, il me faut ici préciser que je suis en total désaccord avec sa position actuelle sur les vaccins anti-covid, tout comme je n'approuve pas celle de son disciple Jean Bricmont. En minute 9'14 de cette vidéo du 24 octobre 2021 sur la chaîne Primo Radical de You Tube (cf ci-dessous) il déclare à propos des non-vaccinés : "Si les gens veulent se sentent libres de tuer les autres, désolé, la communauté a le droit d'user de la force (workforce) et de se défendre contre eux. Si vous voulez encore vous sentir libre de tuer les autres, allez ailleurs".

"Les gens vaccinés peuvent malgré tout répandre la maladie" lui oppose l'intervieweur : "Désolé, ces probabilités sont extrêmement basses. Voyez comme les hôpitaux sont débordés dans des Etats non vaccinés comme l'Idaho, l'Alabama qui sont des Etats non vaccinés, par presque 100 % de non vaccinés" (logique remarquez puisque peu de gens y sont vaccinés, mais il oublie le cas des Seychelles ou d'Israël où beaucoup de gens étaient vaccinés et les hôpitaux ont été remplis de gens vaccinés malades...).

Cette vidéo démontre l'absence de compréhension de la part de Chomsky de ce qui se trame réellement derrière l'intox anti-Covid. J'avais déjà dénoncé en mai la manière dont Chomsky soutenait l'administration Biden et criminalisait l'opposition républicaine sur la question climatique. Cela rejoint aussi mes précédentes remarques plus générales sur la gauche pro-vaccin et le piège du progressisme dans lequel elle est prise. Les masques tombent.

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Soros contre BlackRock sur la Chine

22 Septembre 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #George Soros, #Le monde autour de nous, #Colonialisme-impérialisme

 

Blackrock la plus grosse société de gestion d'actifs et d'investissements au monde (dans tous les domaines : armement, énergie verte etc) avec près de 9 500 milliards, dirigée par un ancien conseiller de Trump (et qui impose aux entreprises la neutralité carbone)  lance un ensemble de fonds communs de placement et produits d’investissement pour les consommateurs chinois. Cela fait d'elle la première société à capitaux étrangers à exploiter une entreprise en propriété exclusive dans le secteur des fonds communs de placement en Chine. Ils estiment "pouvoir aider la Chine à faire face à sa crise croissante des retraites en fournissant une expertise, des produits et des services en matière de système de retraite" (comme en France où ils font aussi pression pour obtenir la privatisation de notre système de retraite.

Le 7 septembre le milliardaire Soros écrit dans le Wall Street Journal que le projet de BlackRock en Chine comme une « erreur tragique » qui « porterait atteinte aux intérêts de sécurité nationale des États-Unis et d’autres démocraties ». Le 30 août le patron de l'Open society avait aussi, dans le Financial Times, estimé que les investisseurs dans la Chine de Xi Jinping étaient confrontés à un “réveil brutal” depuis qu'il a pris des mesures défavorables à leur encontre, ce qui montrait qu’il “ne comprend pas l’économie de marché”. Il s'est appuyé sur la faillite du géant de la construction chinois Evergrande pronostiquer une crise économique sévère à court terme dans ce pays (ce qu'il avait déjà fait en 2016).

La chaîne de TV chinoise Global Times dès le 4 septembre avait répondu à Soros en le qualifiant de "terroriste économique global" notamment parce qu'il finance le  "Rupert Murdoch d'Asie", Jimmy Lai, à Hong Kong (voir aussi ceci). Quatre jours plus tard elle ajoutait : "Compte tenu du fait que la société d'investissement de Soros a récemment liquidé ses positions dans un certain nombre de sociétés chinoises cotées aux États-Unis telles que Tencent Music Entertainment, Baidu Inc et Vipshop Holdings, sa dernière critique contre la Chine ressemble davantage à une évacuation de sa frustration face aux lourdes pertes d'investissement". Mais reconnaissait aussi que l'alarmisme de Soros pourrait provoquer des paniques sur les marchés comme il l'avait déjà fait contre les bourses asiatiques à la fin des années 1990.

Le journaliste indépendant  spécialisé dans l'ingérence des ONG F. William Engdahl dans New Eastern Outlook, de son côté, penche plutôt pour l'alarmisme de Soros : "La Chine, écrit-il, possède déjà la plus grande étendue de voies ferrées à grande vitesse du monde et celles-ci perdent de l’argent. L’initiative « Belt Road » s’enlise dans des dettes que les pays sont incapables de rembourser et les banques chinoises ont fortement réduit les prêts aux projets de route de la soie, qui passeront de 75 milliards de dollars en 2016 à 4 milliards de dollars en 2020. La crise démographique signifie que le flux ininterrompu de main-d’œuvre rurale bon marché qui construisait cette infrastructure est en forte baisse. La classe moyenne est profondément endettée pour avoir acheté des voitures et des maisons neuves lorsque la conjoncture était favorable. En 2020, la dette totale des ménages, y compris les prêts hypothécaires et les prêts à la consommation pour les voitures et les appareils ménagers, représentait 62 % du PIB. L’Institute of International Finance (IIF) a estimé que la dette intérieure totale de la Chine atteindrait 335 % du produit intérieur brut (PIB) en 2020." BlackRock viendrait jouer les pompiers de l'incendie de la dette en Chine, et ouvrir la voie à d'autres investisseurs américains, pour éviter qu'un effondrement chinois ne provoque une crise mondiale comparable à celle de 2008...

BlackRock dans le rôle du pompier, et Soros dans celui du pyromane sur les marchés ? Affaire à suivre...

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L'Iran relance sa politique latino-américaine

4 Août 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #Le monde autour de nous, #Proche-Orient

Dans la même veine que la grande amitié entre le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et son homologue vénézuélien Hugo Chavez qui avait marqué les esprits dans les années 2000, le nouveau président de la République islamique, M. Ebrahim Raisi, en accueillant à Téhéran Sacha Llorenti, secrétaire général de l'Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA) et ancien ambassadeur de Bolivie à l'ONU, qui est en Iran pour participer à la cérémonie d'investiture du nouveau président prévue pour demain, n'hésite pas à déclarer que la coopération de son pays avec l'Amérique latine peut contribuer à "marginaliser" le rôle international et régional des Etats-Unis. L'agence de presse chinoise Xinhua relaie la nouvelle avec intérêt.

Raisi a aussi accueilli chaleureusement ce soir le ministre nicaraguayen des Affaires étrangères Denis Ronaldo Moncada et a déclaré à cette occasion que "le peuple iranien a toujours souhaité le succès au peuple révolutionnaire nicaraguayen et, comme l'a souligné le guide suprême de la révolution islamique, (que) l'esprit révolutionnaire doit toujours rester vif et frais, surtout parmi la jeune génération" (source : agence Irna).

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Le rapport de l'ECLJ sur l'influence de Soros à l'ONU

4 Août 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #George Soros, #Le monde autour de nous, #Colonialisme-impérialisme, #Les rapports hommes-femmes

J'ai été probablement le premier en France dans mon intervention à l'Institut Dogma en septembre 2018 (publiée ensuite dans le revue Droits) à exposer d'une façon systématique tous les aspects des investissements politiques de Soros (en synthétisant d'ailleurs simplement ce que j'avais écrit un an plus tôt dans mon livre "Les régimes populistes face au mondialisme"). Cela en a conduit certains à droite à s'intéresser à mes travaux, mais, comme ils réalisaient que je n'étais pas pour autant sur une ligne zemmourienne de "choc des civilisations", ils ont renoncé à continuer d'échanger avec moi (cela fonctionne ainsi en France).

Comme ce qui importe à mes yeux c'est de vous donner des informations fiables quelle qu'en soit la source, je ne pratique pas, en ce qui me concerne, l'ostracisme, je vous signale donc le rapport de l'European Centre for Law & Justice (ECLJ) de Grégor Puppinck (relayé d'ailleurs par la revue Valeurs actuelles du 1er août 2021, mais semble-t-il pas par des médias plus à gauche dans le spectre politique), au sujet des réseaux de Soros à l'ONU, qui complète celle de 2020 menée par le même organisme sur l'influence du milliardaire sur la Cour européenne des droits de l'homme.

L’ONU a trois missions : sécurité, développement et droits de l’homme. Deux institutions des Nations Unies s'occupent de ce dernier domaine : le Conseil des droits de l’homme et le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH). L'ECLJ qui a épluché les déclarations financières entre 2015 et 2019 et interrogé une trentaine d'experts montre la montée en puissance de l'Open Society (OSF) de Soros et de la Fondation Ford dans le financement des procédures spéciales du Conseil des droits de l'homme qui reçoivent des plaintes, rédigent de rapports et conseillent les gouvernements.

Une bonne partie de ces procédures spéciales reçoivent des financements privés. Entre 2015 et 2019, 37 des 121 experts ont déclaré avoir reçu  134 versements financiers directs, pour un montant total de  10 725 328 USD, majoritairement en provenance de donateurs privés sans passer par l'intermédiaire du Haut commissariat des droits de l'homme.

D’après les déclarations annuelles des experts, la provenance de ces versements se répartit ainsi :
 
• 5 515 523 USD leur ont été versés par des fondations privées et ONG dont 2 190 000 USD par la Fondation Ford au profit de 9 titulaires de mandats38 et 1 584 517 USD par l’OpenSociety Foundations (OSF)  au bénéfice de 6 titulaires  de mandats.  Quatre  titulaires  de mandats ont été financés à la fois par les fondations Ford et Open Society.
• 3 844 163 USD  ont  été  déclarés  versés  par  17  États,  les  principaux  étant  la  Norvège,l’Australie, l’Allemagne, la Suède, les Pays-Bas et la Suisse.  
• 1 142 757 USD ont été déclarés versés par 49 universités (souvent privées), les principales étant  les  universités  de  British  Columbia,  Pretoria,  Minnesota  Law  School  et  la  York University à Toronto. Ceci s’ajoute aux soutiens « en nature » des universités. Nombre de cesuniversités ou centres de recherche sont eux-mêmes financés par des acteurs privés.
• 13 organismes officiels internationaux ont été déclarés comme ayant versé 222 886 USD, telle l’Organisation Internationale de la Francophonie à hauteur de 26 637 USD.

Ces dons privés entraînent de grandes inégalités entre experts. "De nombreux experts, explique l'ECLJ, se plaignent de ne pas avoir de financements de l’ONU pour couvrir leurs frais de fonctionnement essentiels (bureau, imprimante, téléphone et internet), tandis que d’autres organisent des « conférences tous frais payés, dans des hôtels de luxe ou des îles paradisiaques », selon un expert. Les mieux lotis des experts sont souvent ceux qui ont déjà travaillé pour la galaxie Open Society. Tout cela est très opaque. Les dons affichés par l'OSF ne correspondent pas aux sommes reçues. Les accords de financement conclus entre les experts et les donateurs, ainsi que les conditions de ces versements ne sont pas communiqués au HCDH, ni rendus publics, parfois même leurs montant et objet sont déclarés de façon imprécise. Il n’est pas possible de connaître le contenu de ces accords, ni même de savoir qui, de l’expert ou du donateur, a pris l’initiative de demander, ou de proposer de l’argent."

Le rapport de l'ECLJ souligne qu'il y a une congruence entre les dons et l'orientation idéologique de certains rapports. Ainsi pour le Groupe de travail des Nations Unies sur la lutte contre la discrimination à l’égard des femmes présidé par Melissa  Upreti, du Center for Women’s Global Leadership 'une structure liée à l'Open society) : son rapport  présenté au Conseil des droits de l’homme en juillet 2021, note l'ECLJ (p. 39) , "est imprégné de militantisme radical... il commence par fustiger « des siècles d’institutions et de cadres juridiques et politiques patriarcaux, coloniaux et racialisés ». L’« oppression patriarcale, les stéréotypes sexistes omniprésents, la stigmatisation et les tabous » ne seraient pas qu’un héritage du passé, mais un problème s’aggravant par la « montée des fondamentalismes ». Ce rapport met sur le même plan les « grossesses non planifiées » et les violences concrètes subies par les femmes et recommande aux États et aux « acteurs non étatiques, tels les groupes armés », de s’assurer que les femmes « exercent » réellement leurs « droits sexuels et reproductifs », c’est à dire principalement l’avortement. Le rapport demande par ailleurs aux États de « prendre des mesures pour lutter contre la masculinité toxique », sans définir ou introduire cette notion tirée des études de genre. Le rapport va jusqu’à assimiler l’objection de conscience des médecins face à l’avortement à un acte de « torture » infligé aux femmes (sic), affirmant que le « refus ou le report d’un avortement » constitue l’une « des  formes  de  violence  fondée  sur  le  genre  qui  peuvent  être  assimilées  à  de  la  torture  ou  à  un traitement cruel, inhumain ou dégradant ». À la lecture du rapport, la maternité semble n’être pas même une option pour les femmes, dont la « santé sexuelle et procréative » consisterait uniquement à avoir accès à la contraception et à l’avortement. Les précédents rapports sont du même acabit."

L'ECLJ cite aussi le rapport de Juan Méndez "Perspectives de genre sur l’interdiction de la torture et des traitements cruels, inhumains et dégradants" présenté au Conseil des droits de l’homme en janvier 2016, soutenu par une structure privée ad hoc l’Anti-Torture  Initiative financée par des universités et par l'Open Society, qui en a ensuite assuré la diffusion, de sorte que ce rapport dispose maintenant d'un forte autorité et fut par la suite cité en référence dans des jugements de la Cour européenne des droits de l’homme et de la Cour interaméricaine des droits de l’homme, ainsi que dans un avis consultatif de cette cour interaméricaine et dans les Constatations adoptées par le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes. L'OSF offre des boulevards de diffusion aux rapports qu'elle finance, et des perspectives de carrière dans les universités et think tanks privés. Parmi les 222 titulaires de mandats au titre des Procédures spéciales depuis 2010, il apparaît qu’au moins 52 d’entre eux ont exercé,  ou  exercent,  une  responsabilité  dans  l’Open Society  ou  dans  une  ONG  financée  par  les fondations Open Society ou Ford, tels le Center for Reproductive Rights ou le International Center for Transitional Justice.

L'ECLJ dénonce ainsi une "privatisation" et une "capture" des droits de l’homme par les ONG de la galaxie Soros.

Je voudrais ajouter quelques remarques à cela. Tout d'abord le phénomène de la privatisation des organes de l'ONU n'est pas nouveau : il y a vingt ans on reprochait déjà au tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie attaché à l'ONU d'être largement financé par des fonds privés. Le fonctionnement des institutions de protection des droits de l'homme qu'évoque le rapport de l'ECLJ a son équivalent dans le domaine de la santé, puisque les programmes opérationnels de l'Organisation mondiale de la santé, agence de l'ONU, sont largement financés par la fondation Bill and Melinda Gates.

Ensuite, si le rapport de l'ECLJ est sensible à bon droit à l'influence de Soros sur l'orientation pro-théorie du genre et anti-avortement des productions des procédures spéciales, il faudrait ajouter que le même phénomène se produit en matière de pressions géopolitiques (notamment anti-russes et anti-chinoises). J'avais signalé par exemple en novembre 2019  à propos du Xinjiang l'utilisation déloyale par la presse occidentale d'un rapport du Comité de l’ONU pour l’élimination de la discrimination raciale, attribué à tort au Conseil des droits de l'homme, qui se fondait sur des rapports mal sourcés d’un groupe d’opposition chinois le CHRD étroitement lié à des activistes pro-américains en exil et payé par les fonds washingtoniens du National Endowment for Democracy (largement abondé par des organismes privés).

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Tensions en Mer noire

7 Juillet 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #Peuples d'Europe et UE, #Le monde autour de nous

Le 21 juin dernier le HMS Defender de la Royal Navy britannique , un destroyer de classe Daring Type-45 s'est approché d'une importante base navale russe, constituant ainsi un danger direct pour la sécurité nationale de ce pays, et provoquant un incident diplomatique de plus (on se demande bien ce qui se passerait si la marine russe de livrait à des exercices militaires de ce type à proximité de la rade de Brest !). Aujourd'hui un patrouilleur espagnol est entré dans la Mer Noire. Et hier soir deux chasseurs Su-30 ont décollé mardi pour empêcher un Boeing P-8 Poséidon d'entrer illégalement dans l'espace aérien russe. Les médias chinois préviennent que les États-Unis feraient face à un « cauchemar absolu » s'ils s'aventuraient à entrer en conflit avec la Chine et la Russie.

En 2019 un sondage effectué par le think tank EFCR montrait qu'en cas de guerre entre Washington et Moscou la plupart des opinions publiques d'Europe seraient pour la neutralité.

 

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Pérou : la victoire de la gauche entravée

5 Juillet 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #La gauche, #Le monde autour de nous, #Christianisme

Les sympathisants de la candidate de droite Keiko Fujimori ont de nouveau manifesté ce week-end pour exiger de nouvelles élections au Pérou et empêcher la proclamation présidentielle du candidat de la coalition socialiste Pedro Castillo, vainqueur des dernières élections avec quelques dizaines de milliers de voix d'avance.

Les partisans de la candidate battue se sont mobilisés aujourd'hui, dimanche 4 juillet, à l'appel de la Fuerza Popular et ont défilé jusqu'au Palais du Gouvernement pour présenter leurs revendications et protester contre le refus de sa demande d'audit international sur le second tour de l'élection présidentielle. Le 28 juin, le candidat de Fuerza Popular a écrit une lettre au chef de l'État péruvien, lui demandant d'intercéder auprès de l'Organisation des Etats d'Amérique (à la botte des Etats-Unis) à cette fin, après avoir allégué l'existence d'une fraude. Les deux camps entretiennent une mobilisation dans la rue, qui pourrait dégénérer en guerre civile, si l'oligarchie locale n'accepte pas l'option Castillo. La presse mondialiste pour sa part soupçonne le nouveau président de cultiver une position conservatrice sur la question LGBT, en soulignant d'ailleurs que son épouse et ses filles sont converties à l'évangélisme, et souverainiste sur le plan économique et sur la question des migrations, et elle s'inquiète d'une possible réforme de la constitution sur le modèle chilien.

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"L'empire américain est une malédiction pour le monde" (Ortega)

25 Juin 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #La gauche, #Débats chez les "résistants", #Le monde autour de nous, #Les Stazinis

Le Nicaragua, petit pays sous sanctions économiques, à quelques mois des élections présidentielles du 7 novembre prochain, est, une fois de plus, comme dans les années 1980, et comme lors de l'insurrection de 2018, l'objet d'ingérences impériales multiples, et de désinformation dans la grande presse occidentale. Même si l'on peut avoir des réserves sur son approche des grands thèmes mondialistes (terreur climatique, politique du genre, vaccination anti-Covid) on ne peut nier que le régime sandiniste au pouvoir depuis 2007 a apporté à son peuple la santé et l'éducation gratuites, l'électricité et Internet pour tous, etc. Ci-dessous un bon discours (hélas seulement en espagnol) du président Ortega du 23 juin dernier et un bon documentaires de Dan Kovalik sur la situation du pays.

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Transnistrie, Biélorussie : échange avec un reporter

21 Juin 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Transnistrie, #Le quotidien, #Peuples d'Europe et UE, #Colonialisme-impérialisme, #coronavirus-vaccination-big pharma

Je déjeunais tout-à-l'heure avec un jeune reporter free lance, collaborateur occasionnel du Monde Diplomatique, qui a emprunté à son tour, 14 ans après moi, le chemin de la Transnistrie - Novosti PMR, le journal local transnistrien lui avait consacré un article élogieux le 21 mai, il y a un moi, voyez ici, ça peut très bien se lire avec le traducteur automatique de Google. Il a mené une enquête auprès de la jeunesse transnistrienne sur leur conception de l'identité de leur pays. A priori tous sont loyaux à l'Etat transnistrien, mais trouveraient plus confortable que leur pays devienne une région autonome de la Moldavie, comme la Gagaouzie... Rien de très nouveau de ce point de vue par rapport à 2007.

Ce journaliste me disait qu'il avait l'impression d'un niveau de vie similaire dans les villages transnistriens et dans les villages moldaves. Il m'a expliqué que le gouvernement moldave devait accorder des subventions spéciales aux habitants des bourgs frontaliers pour que leurs habitants ne s'installent pas de l'autre côté du Dniestr où par exemple le prix de l'électricité est sensiblement plus cher. D'après lui la gauche serait en passe de remporter les élections en Moldavie, confirmant le mouvement de balancier dans ce pays entre pro-européens et pro-russes. Le journaliste m'a dit avoir été étonné de constater que la Moldavie ne donnait pas une impression d'échec économique comparable à l'Albanie.

Nous avons aussi échangé sur la Biélorussie qu'il connaît bien, et l'affaire du détournement de l'avion de Ryan Air qu'on évoquait récemment sur ce blog. Il attirait mon attention sur le fait qu'il y avait eu en fait deux mails du Hamas, dont un adressé aux Lituaniens avant que l'avion ne soit contraint de se poser à Minsk. Donc que les mails soient faux ou pas, le timing n'est pas exactement celui décrit par les journalistes du Spiegel, et l'hypothèse d'un coup monté contre Loukachenko tient la route, d'autant que lorsque le journaliste Protassevitch, il était perdu dans la foule, des photos le montrent, et les autorités biélorusses ne savaient même pas qu'il était à bord. Je lui ai signalé que le président russe Vladimir Poutine dans une interview à NBC la semaine dernière avait lourdement incité les journalistes occidentaux à questionner le pilote plutôt que de répéter bêtement la propagande du Département d'Etat américain. C'est effectivement du bon sens.

Sur les relations biélousso-ukrainiennes, Loukachenko, m'apprenait mon interlocuteur, a pris langue avec la République de Lougansk (ce qui pourrait valoir début de reconnaissance) et l'a autorisée à enquêter à Minsk sur les activités de Protassevitch dans le cadre du bataillon néo-nazi Azov dans le Donbass... Une affaire qui n'arrangera pas forcément ses parrains occidentaux...

A propos de la gestion de la crise du Covid par Loukachenko, le reporter me faisait savoir que grâce au bon système de santé biélorusse, les patients bénéficiaient d'une bonne prise en charge dans les hôpitaux, avec même des ambulances qui venaient les chercher chez eux, et que la politique des masques avait été comparable à celle en vigueur à Berlin (masques en intérieur mais jamais à l'extérieur), d'autant que la Biélorussie dès le début de l'année s'étaient mis à en fabriquer (là bas on n'hésitait pas à réquisitionner les usines, ce que la France n'avait pas osé faire) de sorte qu'il y avait eu assez peu de morts, et sans confinement...

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Meurtre d'une militante kurde en Turquie : le HDP sous pression

20 Juin 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Proche-Orient, #La gauche, #Colonialisme-impérialisme, #Le monde autour de nous

Il y a trois jours (le 17 juin) la militante kurde Deniz Poyraz, 28 ans, a été assassinée de six balles dans le siège de son parti (le HDP - Parti démocratique des peuples) à Izmir (Smyrne) où elle prenait son petit déjeuner par le mercenaire d'extrême droite Onur Gencer, qui a photographié son corps  gisant dans une mare de sang et l’a partagée sur WhatsApp accompagnée du mot « leş 1 » (cadavre 1). Il pensait tuer d’autres militants car une réunion avec les membres du parti avait été prévue puis annulée en dernière minute. La police turque qui surveille les locaux n'est pas intervenue. Gencer avait partagé sur Instagram des photos de lui tenant des armes de plusieurs calibres qu’il avait utilisées en Syrie. Dans ses deux dernières publications qu’il avait partagées hier, il disait que les Kurdes étaient des rejetons d’Arméniens et qu’il allait nous faire vomir du sang.

Deniz Poyraz était issue d'une famille de militants. Trois de ses huit frères et soeurs sont prisonniers des geôles turques. ll y a quelques années elle manifestait en hommage à la militante Dîlan Kortak (19 ans) assassinée par la police le 3 décembre 2015 à Istanbul. Elle l'a maintenant rejointe.


Le chauffeur de taxi qui a été déposé Gencer quelques minutes avant son attaque meurtrière a témoigné à la police vendredi, et a déclaré que le tireur était un de ses clients réguliers. Gencer se rendait fréquemment dans un hôtel de Balçova, à Izmir, dirigé par le gouverneaur de la province et dans les bureaux du HDP. Il fréquentait aussi des membre du Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir au stand de tir dirigé par un membre d'une émanation de l'AKP, le "Mouvement de la société civile".

Les rassemblements rendant hommage à Deniz Poyraz ont été brutalement réprimés par les autorités.  Des membres des collectifs kurdes affirment que des femmes sont assassinées chaque jour en Turquie à cause de leurs opinions politiques.

Ce n’est pas la première fois que les bureaux du HDP sont ciblés. Juste après les élections générales de juin 2015, puis à nouveau en 2016, des centaines de leurs bureaux, dont le siège à Ankara, ont été attaqués par des foules racistes, et beaucoup ont été incendiés.

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La Corée du Nord en grande difficulté

18 Juin 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #coronavirus-vaccination-big pharma, #Le monde autour de nous

Le Comité international olympique a fait savoir en avril dernier que les athlètes nord-coréens ne participeraient pas aux Jeux olympiques d'été de Tokyo. Selon Evgenyi Kim de l'Institut d'études sur l'extrême orient de Moscou cité aujourd'hui par le journal Pravda.ru, cette décision serait inspirée par la crainte du coronavirus. Le pays traverse une grave crise économique.  Le leader Kim Jong Un mardi dernier devant le comité central du Parti des travailleurs a reconnu que la situation alimentaire dans le pays devenait " tendue " en raison des typhons survenus à l'été 2020, une situation qui rappelle la grande famine des années 1990 laquelle aurait tué 600 000 personnes, problème qui s'ajoute aux sanctions économiques imposées par le conseil de sécurité de l'ONU, entravant les exportations du pays (charbon, textile, acier etc) et limitant son accès aux approvisionnements pétroliers. Le kilo de bananes se vend à 30 euros (soit la quasi-totalité du salaire mensuel d'un ouvrier de l'industrie) à Pyongyang, ville pourtant très privilégiée par rapport au reste du pays. Pour Evgenyi Kim, le pays qui s'est totalement fermé au reste du monde depuis la crise du Covid (seules les importations de Chine ont repris en mai) n'a pas les moyens d'acheter de vaccins, et bien que les autorités prétendent que le pays n'aurait pas été touché par l'épidémie, celle-ci ralentit aussi l'économie ne serait-ce que du fait des mesures préventives (de quarantaine) adoptées. La Corée du Sud a proposé de donner des vaccins qu'elle a achetés, mais Pyongyang se méfie (à juste titre). Les vaccins AstraZeneca, Moderna et Pfizer ont fait chacun officiellement un mort en Corée du Sud ce mois-ci du fait des effets secondaires et Pyongyang redoute que ce soient les doses de plus mauvaise qualité qui lui soient envoyées.

La fermeture du pays suite à l'épidémie (avec notamment le départ des travailleurs étrangers et des ONG), les inondations du mois d'août et les sanctions occidentales plongent les 25 millions de Nord-coréens dans une situation des plus précaires, qu'hélas aucune action de solidarité ne peut soulager, sauf celle consistant à faire pression sur nos gouvernants pour qu'ils demandent à Bruxelles, à Washington et à l'ONU une levée des sanctions économiques.

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L'affaire du détournement de l'avion de Ryan Air à Minsk

27 Mai 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Peuples d'Europe et UE, #Colonialisme-impérialisme, #Le monde autour de nous

Toutes les occasions sont bonnes pour faire pression sur le régime du président biélorusse Loukachenko et ainsi, indirectement, sur la Russie. Les Occidentaux en tiennent une autre depuis que son gouvernement a détourné le 23 mai un vol civil de Ryan Air reliant Athènes à Vilnius et l'a forcé de se poser vers Minsk, sous prétexte d'alerte à la bombe (à bord du Boeing se trouvait  Roman Protassevitch, journaliste d’opposition, naguère employé par Euradio financée par la Pologne et la Lituanie et par Radio Liberty financée par la CIA, et membre de la milice d'extrême droite "Détachement Pahonia" qui a combattu aux côtés des néo-nazis du bataillon Azov en Ukraine).

Version des faits du président Loukachenko devant la commission constitutionnelle du parlement biélorusse hier : "Le signalement d'un avion civil, qui volait d'Athènes à Vilnius le 23 mai, transportant une bombe avait été reçu de la Suisse. Le message est arrivé aux aéroports d'Athènes, Vilnius et Minsk en même temps. La partie biélorusse a rapidement communiqué l'information à l'équipage de l'avion conformément aux règles internationales. - À ce moment-là, l'avion a traversé la frontière de la Biélorussie et se trouvait dans notre espace aérien. Nous avons apporté cette information aux pilotes de l'avion et avons dû la publier. L'équipage a eu le temps de prendre une décision. Nous avions 123 passagers de différents pays et six membres d'équipage menacés dans les airs. La centrale nucléaire BelNPP est située dans la zone de vol. A son approche l'avion a dû faire un demi-tour . Et si du coup ... N'en avons-nous déjà pas eu assez de Tchernobyl? Et comment les États-Unis réagiraient-ils devant une telle situation, compte tenu de leur triste expérience?  Et comprenez une chose simple: si l'avion était miné et que les terroristes voulaient le faire exploser, nous ne pouvions rien faire mais je ne pouvais pas laisser l'avion tomber sur la tête de nos gens. Après ça ... On n'a pas oublié ... Ces deux gars sont morts en emportant l'avion loin des immeubles résidentiels. Par conséquent, ne me faites pas de reproches. J'ai agi légalement pour protéger mon peuple. Cela continuera à être ainsi...

Nous avons agi dans le strict respect des règles de sécurité aérienne. Ceci est reconnu par les spécialistes et les experts. Mais la décision n'a pas été prise par nous. Selon toutes les règles et instructions, la décision est prise par le commandant d'équipage, et nous avons offert de l'aide. Le commandant d'équipage a réfléchi pendant un quart d'heure, a consulté les propriétaires (nous le savons) et le personnel de l'aéroport de Vilnius. Laissez-les publier ces données. Nous ne sommes pas censés les publier. Pouvez-vous imaginer, 15 minutes dans une telle situation (peut-être même plus), il a appelé et consulté".

La Biélorussie est accusée d'avoir envoyé un avion de combat, prétendument pour le forcer à atterrir. Alexander Loukachenko a déclaré que ces insinuations sont un mensonge absolu:

 Il y a bien sûr maintenant dans la presse biélorusse un examen serré des éléments de preuve avancés par le gouvernement.

Le centre Mikhail Khodorkovsky (lié à l'oligarque opposant de Poutine en collaboration The Daily Beast et Der Spiegel) a examiné une copie présumée d'un e-mail (cf article de Nadezhda Belyanskaya  sur Pravda Radio/Radio Vérité) envoyé le 23 mai par un soi-disant "représentant du Hamas ("Ahmed_yurlanov1988@protonmail.com) à l'aéroport de Minsk ainsi rédigé "Nous, soldats du Hamas, exigeons qu'Israël adopte un cessez-le-feu à Gaza. Nous exigeons que l'Union européenne arrête de soutenir Israël dans cette guerre. Nous savons que les participants du forum économique de Delphes rentrent chez eux le 23 mai par le vol FR4978. Une bombe a été installée dans l'avion. Si vous ne satisfaites pas cette demande, la bombe explosera le 23 mai au dessus de Vilnius". Mais l'heure  de l'envoi, 12h57, ne colle pas avec l'heure de notification à l'équipage de la menace d'explosion le 23 mai à 12h33 et aux aéroports lituaniens à 12h25.

Le Hamas a démenti l'information. Et le président Loukachenko lui-même a fait marche arrière, devant le parlement en disant :"Le Hamas, pas le Hamas - cela n'a pas d'importance aujourd'hui." Il a en revanche précisé que le message sur la bombe était venu de Suisse.

Les Occidentaux se lancent maintenant dans une escalade de sanctions contre la Biélorussie, laquelle menace en retour de stopper le transit gazier vers l'Ouest. Son président devant le Parlement a souligné une fois de plus la vocation eurasiatique de la Biélorussie tournée vers Moscou et Pékin (comme le président serbe Milosevic en 2000 faisait l'éloge du soutien chinois). Mais des observateurs soulignent que la Chine qui souhaite utiliser la Biélorussie comme porte d'accès à l'Europe pourrait pâtir du durcissement des rapports entre Minsk et Bruxelles, tout comme d'ailleurs la Russie.

Le blogueur Protassevitch a reconnu être responsable de l'appel à des manifestations  "à caractère insurrectionnel" et sa compagne de nationalité russe elle aussi arrêtée d'avoir publié des données sur des agents des forces de l'ordre, délit qui est aussi passible de poursuites en Russie.

Les Occidentaux n'avaient pas eux aussi hésité à détourner un avion de ligne (celui qu'empruntait le président bolivien Evo Morales) en 2013 quand ils soupçonnaient Julian Assange d'être à son bord.

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