Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog de Frédéric Delorca

Articles avec #colonialisme-imperialisme tag

Un second front au Sud ?

20 Septembre 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous, #Colonialisme-impérialisme

Après l'attaque de l'Azerbaïdjan contre l'Arménie faible de Pashinian, la marionnette de Soros, le conflit frontalier entre le Kirghizistan et le Tadjikistan a provoqué  la mort de 100 personnes en deux jours. Il s'agirait là encore d'une "proxy war" en germe, provoquée par Washington pour compenser l'incapacité du régime de Kiev de faire reculer durablement l'armée russe. C'est du moins l'avis de Nurlan Dosaliev, ancien membre du Comité d'État pour la Sécurité Nationale du Kirghizistan, qui souligne que le Tadjikistan est de plus en plus dans la main des Etats-Unis. Ce pays a reçu le commandant du Centcom, le Gal Michael Kurilla, en juin dernier. Par ailleurs l'agence para-étatique spécialisée dans les ingérences humanitaires impériales américaine USAID étend ses missions dans ce pays : elle y aide au séquençage du génome humain sous couvert de lutte anti-Covid, mais aussi au transit transfrontalier des marchandises. 

Le Tadjikistan affronte divers problèmes sociaux comme l'autonomisme du Pamir, et est aussi le seul Etat de la région à soutenir activement l'opposition afghane aux Talibans, ce qui toutefois ne l'empêche pas de renvoyer de force des réfugiés vers ce pays.

Lire la suite

Du blé OGM ukrainien pour l'Afrique

4 Septembre 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #Peuples d'Europe et UE, #Bill Gates, #Le monde autour de nous

En août les médias occidentaux se sont agités pour que l'Afrique puisse recevoir du blé ukrainien. Ce que l'on ne vous a pas dit, c'est qu'il s'agit de grains OGM cultivés par des grands groupes américains.

En 2014, explique sur son site William Engdahl, consultant en risques stratégiques et conférencier, après le coup d'Etat de Maidan, le FMI accordait 17 milliards de dollars à l'Ukraine; En échange ce pays devait augmenter l'impôt sur le revenu des particuliers de 66 % et payer 50 % de plus pour le gaz naturel, l'âge de la retraite était retardé de 10 ans. Une disposition clé des demandes des États-Unis et du FMI au gouvernement post-coup d'État du pro-américain Arseniy Iatseniouk, était d'ouvrir enfin les riches terres agricoles de l'Ukraine aux géants étrangers de l'agro-industrie.
 
Depuis que l'Ukraine a déclaré son indépendance de l'Union soviétique en 1991, garder le contrôle de ces terres a été l'un des problèmes les plus brûlants de la politique nationale. Une loi de 2001 a imposé un moratoire sur la vente privée de terres agricoles à de grandes entreprises ou à des investisseurs étrangers. Malgré le moratoire, Monsato, DuPont, Cargill et d'autres fournisseurs occidentaux d'OGM ont secrètement et illégalement commencé à répandre leurs semences OGM brevetées dans la terre noire d'Ukraine par l'intermédiaire des oligarques. En 2016, selon un rapport du Département américain de l'agriculture, aujourd'hui supprimé, environ 80 % du soja ukrainien et 10 % du maïs étaient cultivés illégalement à partir de semences génétiquement modifiées. L'info est confirmée par Agricensus.com ici.

En mai 2021 le clown Zelensky (qui vient aussi récemment d'abroger le droit du travail dans les PME) a présenté un projet de loi déreglementé l'accès à la terre et donné beaucoup de champs aux gouvernements municipaux et villageois notoirement corrompus (alors que la Russie, elle, a interdit les cultures d'OGM en 2016, une position qui fait consensus dans ce pays). Voilà la nature du régime que soutiennent les écologistes européens, et voilà la nature de tout le système économique américain : "Les Etats-Unis, expliquait Mitchel Cohen en juin dernier dans Covert Action Magazine,  utilisent des cultures génétiquement modifiées (et maintenant des arbres), et les pesticides et les engrais dont ils ont besoin, comme armes , pour briser les communautés indigènes, au Mexique, par exemple, perturbant les économies d'autres pays et les forçant dans la dépendance. Même l'aide alimentaire américaine aux victimes des tsunamis dans le Pacifique Sud et aux victimes des tremblements de terre au Pakistan et en Haïti a été génétiquement modifiée et saturée de pesticides. L'un des résultats de « l'action policière » américaine en Somalie en 1992 a été l'imposition de milliers d'acres de manioc génétiquement modifié, déracinant les communautés locales." L'achat de semences Monsanto (où Bill Gates aussi a des parts) fait partie intégrante des Programmes d'ajustement structurels du FMI. Le cynique Kissinger, qui est dans tous les coups fourrés depuis la guerre du Vietnam, a soutenu de longue date cet usage stratégique de l'aide alimentaire.

Mitchel Cohen à ce sujet cite fort à propos une déclaration de Boris Ikhlov de l'université de Perm d'une organisation de « droits de l'homme » russe financée par des « dons » américains, qui était un partisan de l'élargissement des libertés civiles à Moscou et qui, en même temps, a lié sa critique des politiques de Poutine en matière de droits de l'homme à soutenir les semences biotechnologiquement modifiées de Monsanto et la privatisation de l'agriculture. Mais il ne cite pas l'association dans l'attente d'une confirmation par des sources indépendantes.

C'est en tout cas un des dessous peu connus des tensions internationales autour de l'Ukraine.

Lire la suite

Retour sur des crimes au Rwanda

18 Juillet 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #Divers histoire

Du temps où je dirigeais l'Atlas alternatif j'avais essayé d'attirer l'attention sur le système de prédation rwandais au Congo (le Rwanda aujourd'hui continue d'exploiter l'or, et le coltan congolais et de l'exporter au prix de la vie des enfants employés dans les mines) organisé par le FPR (Front patriotique rwandais) de Paul Kagamé (soutenu par la mafia des Clinton). Depuis lors, tous les atlantistes français- Kouchner, Sarkozy, Hollande, Macron - se sont couchés devant la puissance rwandaise et son influence sur les pouvoirs occidentaux. Le défenseurs de la démocratie et de la vérité dans les Grands Lacs continuent d'en payer le prix forts : le 8 juillet dernier un opposant rwandais a encore été éliminé au Mozambique

Le journaliste Charles Onana revient sur un aspect sombre des premiers jours de la guerre civile rwandaise en 1994 sur lequel le pouvoir de Kagame empêche toujours toute enquête.

Lire la suite

Le clan corrompu Rajapaksa évincé par le peuple au Sri Lanka

10 Juillet 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #coronavirus-vaccination-big pharma, #George Soros, #Le monde autour de nous

Le communiste français Jean-Pierre Page se réjouissait en novembre 2019  de la victoire à l'élection présidentielle au Sri Lanka du "candidat de la gauche souverainiste", Gotabaya Rajapaksa (petit frère d'un autre président au mandat qui dura de 2005 à 2015). Hier il a annoncé hier sa démission après l'invasion du palais présidentiel (assiégé depuis des semaines) par le peuple qui a aussi forcé brûlé la maison du premier ministre et forcé les ports de la banque centrale. Le pays, jouet des appétits impérialistes des grandes puissances, autrefois plus prospère que l'Inde est en faillite (il a fait défaut sur sa dette extérieure en avril), suite notamment à la crise du Covid qui a ruiné son tourisme et à la crise alimentaire provoquée par une politique écologiste délirante de prohibition des engrais chimiques, aggravée par une politique bizarre de réduction des impôts. La gestion de la négociation avec le FMI dans un contexte d'inflation galopante avait été confiée au printemps au cabinet d'avocats britanniques Clifford Chance (qui assure en ce moment l'approvisionnement du Tiers-monde en thérapies géniques anti-Covid en partenariat avec l'Open society de Soros - Rajapaksa lui-même avait été un covidiste forcené).

Le peuple a ainsi répliqué à la répression policière violente que ce président et son clan corrompu avaient décidé de mettre en oeuvre (une répression qui avait d'ailleurs fait suite à des restrictions des libertés pour les minorités religieuses après les attentats de Pâques 2019 et à l'arrestation de journalistes ou chercheurs dissidents).

Pas de regret à avoir pour ce clan faussement de gauche corrompu aujourd'hui chassé du pouvoir. Viennent à l'esprit des félicitations à adresser au peuple courageux (comme le peuple soudanais) mais aussi des inquiétudes pour cette île prise par les jeux complexes indo-sino-russo-américains. Nul doute que ces puissants rivaux ne la laisseront pas se reconstruire en paix.

Lire la suite

Les réfugiés politiques kurdes sacrifiés pour l'entrée de la Suède et de la Finlande dans l'OTAN

1 Juillet 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Proche-Orient, #Colonialisme-impérialisme, #Peuples d'Europe et UE, #Le monde autour de nous

En échange du feu vert d'Ankara à leur adhésion à l'OTAN, Stockholm et Helsinki vont devoir livrer des dirigeants et activistes kurdes qui vivent sur leur sol à la Turquie (une trentaine au total).

Pour mettre un visage sur ces réfugiés politiques, on peut par exemple citer le cas de la députée  Amineh Kakabaveh, 52 ans, Kurde iranienne de gauche arrivée en Suède en 1992. La députée kurdo-suédoise indépendante a récemment attiré l'attention internationale après s'être abstenue de voter une motion de censure début juin sauvant ainsi le gouvernement de la Première ministre suédoise Magdalena Andersson. En échange, Kakabaveh a déclaré que le gouvernement avait promis de continuer à aider les Kurdes dans le nord-est de la Syrie... un promesse sur laquelle la Suède va pouvoir s'asseoir après le deal passé avec Erdogan. Voilà comment Mme Andersson remerciera ses amis...

Les deux pays scandinaves ont aussi accepté de renforcer leur coopération en établissant des commissions conjointes des services de sécurité et de renseignement avec Ankara qui lui permettront de bénéficier de leurs anciens dossiers et d’obtenir des informations sécuritaires et sur leurs activités de financement et de recrutement. Un grand pas en avant pour le respect des principes du droit d'asile...

C'est à peu près aussi piteux que l'image du président de la République française courant après son homologue américain comme un caniche à la dernière réunion du G7 pour lui révéler ses petits arrangements avec les Emirats arabes unis pour obtenir un peu plus de pétrole en compensation de l'embargo sur les hydrocarbures russes.

Lire la suite

Manifestations anti-OTAN en Espagne et en Italie

26 Juin 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Espagne, #Colonialisme-impérialisme

Deux jours avant le sommet de l'OTAN à Madrid, plus de 2 000 personnes, selon le gouvernement (donc probablement deux fois plus), ont manifesté ce dimanche à midi contre la réunion de l'Alliance atlantique avec une marche qui a commencé à la gare d'Atocha et est descendue par Gran Via jusqu'à la Plaza de España. Certains membres du gouvernements par ailleurs cadres de Gauche Unie ou de Podemos étaient présents.

Aux cris "OTAN non", "Nazis dehors" ou "hors de Madrid les seigneurs de la guerre", les manifestants ont avancé le long de la route du Paseo del Prado à la Plaza España avec des banderoles et des drapeaux républicains et communistes, appelant à la résolution des conflits par le dialogue et la diplomatie. Pravda.ru a été sensible à la présence de drapeaux soviétiques dans la manifestation.

Il y a aussi des résistances ponctuelles anti-OTAN en Italie, comme il y'en avait eu d'ailleurs en 1999 contre le bombardement de la Serbie. Le 23 juin des manifestants sont entrés à l'assemblée nationale pour protester contre la vente d'armes à l'Ukraine. Le 18 juin les communistes italiens manifestaient à Rome pour le retrait de l'Italie de l'OTAN. En avril les dockers de Gênes s'étaient mobilisés contre le transit d'armes américaines vers l'Ukraine.

Une attitude salutaire à l'heure où l'extrémisme de la Lituanie (membre de l'OTAN) sur l'enclave de Kaliningrad pourrait engager l'alliance dans un conflit direct avec la Russie... et avec la Biélorussie car Loukachenko lui non plus n'apprécie pas ce nouvel acte de piraterie internationale que représente le blocus de cette ville russe (l'ancienne Köningsberg prussienne d'Emmanuel Kant).

Lire la suite

Jean-Baptiste Fressoz : la neutralité carbone impossible

25 Juin 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous, #Colonialisme-impérialisme

En 2008, l’Union européenne (UE) s’est engagée pour l’abandon progressif des énergies fossiles au profit des énergies renouvelables. L’accord de Paris de 2015 a introduit un objectif de neutralité carbone pour les pays signataires.


En avril 2021, le Conseil de l’Union européenne et le Parlement européen se sont entendus sur la loi européenne sur le climat. Cette loi fixe un objectif juridiquement contraignant de zéro émission nette de gaz à effet de serre d'ici 2050 pour tous les pays membres.

À l’échelle française, c’est la loi énergie-climat de 2019 qui affirme cet objectif. En avril 2022 le "groupe III" du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a publié des scénarios possibles.

L'historien du CNRS Jean-Baptiste Fressoz, qui est un fervent partisan de cet objectif (ce que je ne suis pas), et qui n'est donc pas sur la ligne des climatosceptiques, explique ci-dessous pourquoi cet objectif ne peut pas être atteint. Jamais il n'a existé de "transition énergétique" : le charbon n'a pas remplacé le bois, le pétrole n'a pas remplacé le charbon. Tout cela s'est toujours cumulé : il faut du bois pour étayer les mines de charbon (à sa plus belle époque l'URSS dépensait l'équivalent de la consommation totale de la France au début du siècle seulement pour étayer ses mines, et c'est grâce à un canal creusé entre le Don et la Volga pour approvisionner les mines en bois sibérien que l'Ukraine a pu produire du charbon), et il faut beaucoup de charbon pour fabriquer les voitures qui roulent au pétrole, et aussi pour celles qui roulent à l'électricité d'ailleurs (pour fabriquer l'acier de la carrosserie, le verre des pare-brises - et pour la tenue de route des voitures électriques il va falloir investir beaucoup dans le bitume très polluant en CO2). Ce sont les grands groupes énergétiques à partir des années 1950 qui ont commencé à disserter sur la transition énergétique pour faire croire à un passage indolore à une économie post-hydrocarbures qui n'est jamais venue.

Jamais aucune crise - ni les guerres mondiales, ni les pandémies - n'ont réduit les consommations énergétiques, et aucune consommation de matière première en général n'a jamais diminué, sauf la laine de mouton remplacée par les tissues synthétiques, ce qui n'est pas bon pour la planète, et l'amiante interdite pour raison de santé. Tant que l'énergie est disponible on la consomme, et en ce moment il est de plus en plus rentable d'extraire du pétrole car son cours augmente. Seuls les pays privés d'importation avec l'effondrement de l'URSS - la Corée du Nord et Cuba - ont inversé pendant quelques années la tendance parce que la ressource n'est pas disponibles.

La conscience du climat ne change rien à l'affaire, car la morale ne l'emporte pas sur l'impératif économique (depuis toujours le paysan est très attentif au climat et Christophe Colomb en son temps théorisait sur la mauvaise gestion des forêts par les Indiens des Caraïbes et leur impact sur le climat). Aujourd'hui, les "prises de consciences" n'ont aucun impact. Si l'Union européenne réduit ses émissions de carbone, c'est largement parce qu'elle externalise une partie de sa production industrielle en Asie qu'elle importe ensuite à grand renfort de trajets maritimes polluants (merci le libre-échangisme !). Et la guerre d'Ukraine n'est pas une bonne nouvelle car elle va condamner l'Europe à importer du gaz de schiste américain transporté par bateau mois sale écologiquement que le gaz naturel russe circulant par des pipe-lines. D'une manière générale, explique Fressoz, pour diminuer les émissions de carbone il faut réduire la taille des économies. Or cela n'est envisageable que dans le cadre d'une coopération planétaire. La rivalité américano-russe et américano-chinoise avec la compétition des budgets militaires qu'elle implique ne permettra pas la décroissance. Donc ses partisans (y compris nos chers écologistes) sont en fait partisans d'un surcroît d'émission de CO2...

La seule alternative qu'il pourrait y avoir à la réduction du CO2 pour limiter le réchauffement climatique serait, selon Fressoz, la géo-ingénierie, et notamment l'envoi en haute atmosphère de particules sulfurées qui renverraient les rayons solaires et refroidiraient le climat. Déjà en 1965 un rapport soumis au président américain Lyndon Johnson prônait la géo-ingénierie. Deux problèmes à cela 1) ce serait une drogue pour l'humanité, car lorsqu'on se lance là-dedans on ne peut plus s'arrêter : si l'on s'arrête de bombarder la haute atmosphère il y a d'un coup des effets de rattrapage délétères ; 2) c'est quand même assez prométhéen (luciférien) et immoral, car l'homme se pose en maître du climat (cela dit, remarque Fressoz, est-ce plus immoral que d'avoir modifié radicalement la structure de nos sols avec les engrais, qui consistaient à les gaver d'azote, ou encore d'avoir réduit délibérément des deux tiers la bio-masse des insectes volants comme on l'a fait depuis 30 ans ?).

Je suis bien sûr assez d'accord avec cette sévère démystification du terrorisme intellectuel écologiste actuel qui ne fait qu'agiter des objectifs inatteignables et contraindre tout le monde à accepter des mesures dictatoriales tout en sachant qu'elles ne servent à rien.

J'ajouterai qu'encore le discours de Fressoz ne raisonne que sur ce qui est visible. Il fait l'impasse sur toute la dimension cachée de la géo-ingénierie déjà existante, menée notamment par la NASA ou par le Pentagone, avec par exemple le dispositif Haarp, dont on a quelques indices mais sur laquelle par nature on sait peu de choses et qui pourrait être à l'origine de beaucoup de perturbations climatiques actuelles...

Lire la suite

L'aéroport de Damas partiellement détruit

12 Juin 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #Proche-Orient

 

Avant hier des missiles israéliens ont été tirés du Golan en direction de l'aéroport international de Damas (les services israéliens ont revendiqué l'action en publiant une photo). Certains ont été interceptés mais pas tous, même si le gouvernement syrien a rechigné dans un premier temps à le reconnaître. L'ampleur des dégâts est telle que la Syrie doit annuler tous ses vols dans l'attente d'une coûteuse réorientation du trafic vers Alep. Nos soi-disant grandes consciences occidentales s'abstiennent de condamner cet acte de piraterie qui va une fois de plus précariser la situation économique d'un peuple empêché de se reconstruire par les sanctions américaines. Plus d'une centaine de frappes israéliennes ont été recensées en Syrie depuis 2011.

Par ailleurs les Jordaniens regrettent le retrait de l'armée russe du Sud de la Syrie qui risque d'accroître l'instabilité de la zone. Au Nord Erdogan reprend l'offensive contre les YPG qui tendent la main au gouvernement de Bachar el-Assad pour la contrer.

Lire la suite

L'enjeu alimentaire autour de l'Ukraine

6 Juin 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #Peuples d'Europe et UE, #Les Stazinis, #Le monde autour de nous

Le ministre des Affaires étrangères de la Russie Sergueï Lavrov devait se rendre à Belgrade le mardi 7 juin, mais cette arrivée a été retardée après que trois pays (la Bulgarie, la Macédoine du Nord et le Monténégro) eurent interdit le vol de l'avion dans lequel Lavrov devait se trouver. La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a déclaré que la visite était annulée. Cette initiative des 3 pays vassaux de Washington viole la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques, essentielle à la conduite des relations extérieures, qui garantit aux diplomates qu'ils seront libres d'assumer leurs fonctions.

Il y a 4 jours Macky Sall , président du Sénégal (pays qui s'est abstenu de condamner à l'ONU l'invasion de l'Ukraine) et de l'Union africaine s'est envolé pour Moscou pour convaincre Vladimir Poutine de laisser l'Ukraine exporter ses stocks de produits alimentaires pour éviter une dangereuse pénurie qui en Afrique commence à frapper notamment les enfants. De leur côté les Nations Unies tentent de négocier un accord avec la Russie pour permettre à l'Ukraine de redémarrer les exportations de céréales via la mer Noire.  Vladimir Poutine et de responsables russes ont fait savoir qu'ils allégeraient le blocus des ports ukrainiens si, en échange, l'Occident lève ses sanctions économiques contre Moscou. Les Etats-Unis, peu sensibles au sort des affamés, rejettent par avance cette proposition qu'un responsable américain dans Politico décrit  comme une "diplomatie d'extorsion".

Par ailleurs il existe une controverse pour savoir si les sanctions occidentales couvrent effectivement les exportations alimentaires russes et leurs produits fertilisants (la Russie produit une bonne partie de ces engrais). L'ambassadrice américaine à l'ONU, Linda Thomas-Greenfield,prétend que non. En fait le point n'est pas clair : " Les sanctions ont perturbé les ventes d'engrais et de cultures en provenance de Russie, écrivait CTVNews en mars. De nombreuses banques et commerçants occidentaux évitent les approvisionnements russes de peur de ne pas respecter les règles en évolution rapide". L'Office of Foreign Assets Control (OFAC) du Trésor américain a publié une nouvelle licence générale datée du 24 mars, qui soustrait  les engrais minéraux russes à d'éventuelles sanctions mais les acteurs économiques par prudence évitent de passer des contrats.

L'Union européenne, réfléchit au moyen d' expédier le grain ukrainien sur des routes terrestres via le rail et le camion, mais cela s'avère techniquement difficile et coûteux. Aux Etats-Unis des va-t-en-guerre irresponsables comme  Jason Crow (D-Colo.), ancien garde forestier de l'armée qui a rencontré le président ukrainien Zélinsky en mai, plaident pour une action de armée contre le blocus par les Russes du port d'Odessa (le seul grand port maintenant contrôlé par l'Ukraine après la chute de Marioupol). Crow est un ami de George Soros. Jennifer Allan Soros, la belle-fille du milliardaire avait symboliquement versé 2 800 dollars pour sa campagne en 2020 - le reste de ses comptes peut être épluché ici.

Les militaires américains résistent. Le chef d'état-major interarmées, le général Mark Milley, a déclaré mardi aux journalistes que le déminage des ports ukrainiens et la navigation dans le blocus naval russe "seraient une opération militaire à haut risque qui nécessiterait des efforts considérables". En outre la Turquie continue sagement de refuser l'accès des bateaux de guerre à la Mer noire.

Sur le front énergétique l’Union européenne a banni, vendredi 3 juin, la majeure partie des importations de pétrole russe par bateau avec un embargo dans les six mois, dans son 6e paquet de sanctions contre Moscou. Le premier ministre hongrois a en revanche obtenu que l’approvisionnement par oléoduc puisse continuer « temporairement » mais sans fixation de date limite pour alimenter la Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque (ainsi accessoirement que l'exclusion du patriarche de l'église orthodoxe de la liste des sanctions au nom de la liberté religieuse).

Lire la suite

Des nouvelles du mouvement populaire au Soudan

22 Mai 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #Le monde autour de nous

Un bon résumé (en anglais) de l'activisme populaire au Soudan pour l'instauration d'un régime démocratique, ainsi que des efforts des Etats-Unis pour réintroduire les forces liberticides dans le processus politique.  Fathi el-Fadl secrétaire de l'information du Parti communiste soudanais (une force importante qui était membre du gouvernement d'entente nationale en 2020) y rappelle, au micro d'Eugene Puryear, que le Soudan fait partie de l'Africom (commandement américain en Afrique) et que les appétits des pays riches contre son pays, y compris la France, sont féroces.

Lire la suite

Mobilisation des Brics

20 Mai 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous, #Colonialisme-impérialisme

Après diverses réunions des "sherpas" des BRICS (Brésil Russie Inde Chine Afrique du Sud), les ministre des affaires étrangères de ce bloc se sont retrouvés hier par visio-conférence. A l'ouverture le président chinois Xi Jimping (dont le pays assume la présidence tournante) a appelé les cinq pays du groupe "à engager un dialogue et des échanges avec davantage de marchés émergents et de pays en développement afin d'accroître la compréhension et la confiance mutuelles, de resserrer les liens de coopération et d'approfondir la convergence des intérêts, de manière à rendre le gâteau de la coopération plus grand et augmenter la force de progrès et contribuer encore plus à la noble vision de construire une communauté de destin pour l'humanité."

Au menu des discussions : l'objectif d'augmenter le volume des règlements en devises nationales afin d'être plus indépendant des politiques de Washington. Les sanctions des États-Unis et de leurs alliés contre la Russie en gelant les 300 milliards de dollars de réserves d'or et de devises du pays, représentant près de la moitié des réserves de change totales de la Russie, ont fait perdre au dollar américain sa neutralité, estiment des experts comme Cao Yuanzheng, président de BOC International Research, ce qui incitera naturellement les pays BRICS à développer des parades.

Ils estiment que Washington a désormais une position "anti-mondialisation", et il leur faut donc s'engager dans la dédollarisation. Ainsi parallèlement au système de messagerie bancaire mondial SWIFT, la Chine souhaite mettre en avant auprès des BRICS son propre système de règlement commercial appelé le système de paiement interbancaire transfrontalier (CIPS), qui offre des services de compensation et de règlement aux participants aux paiements et au commerce transfrontaliers en yuan (le yuan représente 2,14 % des règlements mondiaux derrière le dollar américain, l'euro, la livre et le yen).

La ministre des affaires étrangères d'Argentine dont le pays aspire à rejoindre le BRICS siégeait à la réunion comme observateur. Les BRICS dans leur ensemble représentent 22% de la surface continentale, 42% de la population mondiale et 24% du PIB mondial.

Lire la suite

Les trahisons de la gauche de la gauche sur l'Ukraine

20 Mai 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La gauche, #Peuples d'Europe et UE, #Colonialisme-impérialisme

Après notre inventaire des trahisons de la gauche de la gauche dans la lutte contre Big Pharma, voici quelques extraits celles concernant le combat pour la paix en Ukraine : trahisons délibérées ou simples naïvetés, on ne sait plus.

En France, le Tweet guerrier de Mélenchon du 18 mai (après une expulsion de diplomates qui pourtant ne faisait que répondre très normalement à la même expulsion préalable de diplomates russes) :  "En expulsant 34 diplomates français, 24 italiens et 27 espagnols, le gouvernement #Poutine provoque les nations de l'Europe du Sud. Il achève de s'exclure des nations qui cherchent la stabilité et la sécurité sur notre continent."

Le 7 avril sur BFM TV Fabien Roussel (PCF) estimait qu'il n'y a "pas assez" de sanctions contre la Russie.

Aux Etats-Unis, Bernie Sanders, Alexandria Ocasio Cortez, Ilhan Omar, et Rashida Tlaib (aile gauche du Parti démocrate) ont voté l'aide de 40 milliards à l'Ukraine  (dont une grande partie de missiles Stingers et Javelin qui vont encore prolonger inutilement cette guerre et dont une partie seront probablement revendus ou donnés par des mafias locales à des groupes extrémistes) - alors qu'au Yémen l'ONU n'obtient qu'un peu plus d'un quart des 4,3 millliards qu'elle demande pour sauver les enfants de l afamine. Dans la même logique, en Espagne Yolanda Diaz ministre communiste du travail approuve les livraisons d'armes de son pays (dirigé par la gauche) à Zelinsky.

Pour le reste, comme pendant la guerre en Irak ou la guerre au Kosovo, les prises de positions de la gauche de la gauche européenne vont souvent dans le sens d'une vague déclaration de principe en faveur de la paix (voir la photo de l'association parlementaire pacifiste à la chambre des députés italienne ManifestA ci-dessous) sans guère relayer les informations occultées par les grands médias qui permettraient aux gens d'avoir une vision plus équilibrée du conflit ukrainien.

 

Lire la suite

Menaces occidentales contre les îles Salomon

26 Avril 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous, #Colonialisme-impérialisme

Après le renversement du premier ministre pakistanais, des nuages s'amoncellent sur la souveraineté de l'archipel des îles Salomon (700 000 habitants). L'ambassadeur Daniel Kritenbrink, secrétaire d'État adjoint aux affaires de l'Asie de l'Est et du Pacifique, faisait partie d'une délégation américaine de haut niveau dans ce pays la semaine dernière.

Il a déclaré que l'équipe américaine, qui comprenait également le coordinateur du Conseil de sécurité nationale pour les affaires indo-pacifiques, Kurt Campbell, avait eu une réunion "constructive et franche" de 90 minutes avec le Premier ministre Manasseh Sogavare au cours de laquelle l'équipe américaine a détaillé ses préoccupations concernant son accord de sécurité secret signé avec la Chine.

"Bien sûr, nous respectons la souveraineté des îles Salomon, mais nous voulions également leur faire savoir que si des mesures étaient prises pour établir une présence militaire permanente de facto, des capacités de projection de puissance ou une installation militaire, nous aurions alors de sérieuses inquiétudes. , et nous répondrions très naturellement à ces préoccupations », a-t-il déclaré.

Lorsqu'on lui a demandé ce que cette réponse pourrait impliquer, il a répondu: "Écoutez, je ne vais pas spéculer et je ne suis pas en mesure de parler de ce que les États-Unis peuvent ou ne peuvent pas faire dans une telle situation."

Pressé de savoir s'il exclurait la possibilité que les États-Unis entreprennent une action militaire contre les îles Salomon si une base navale devait être établie, et, dans le cas contraire, s'il était sur la même longueur d'onde que le Premier ministre australien Scott Morrison selon lequel la base était une "ligne rouge". » pour l'Australie, il a conclu : " Je n'ai pas grand-chose à ajouter au-delà de ce que j'ai déjà dit".

Américains et Australiens avaient déjà en novembre dernier fomenté une tentative de coup d'Etat contre le premier ministre Sogavare. Celui-ci a avancé l'inaction de l'Australie et des Etats-Unis sur la question climatique comme motif de son alliance avec la Chine, l'archipel risquant à terme de se retrouver englouti sous les eaux.

Lire la suite

Mon livre sur l'agression de l'OTAN contre la Serbie à la Librairie du Globe

4 Avril 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Actualité de mes publications, #Peuples d'Europe et UE, #Colonialisme-impérialisme, #Le monde autour de nous

La russophobie hystérique d'aujourd'hui et les spéculations gratuites de nos grands médias sur la "folie" de Vladimir Poutine, au mépris de toute réflexion critique sur le rôle des Occidentaux dans l'affaire ukrainienne (et au mépris d'une information honnête sur la situation de terrain), rappellent l'excitation anti-serbe unanimiste et totalitaire de 1999 - du temps où je fréquentais les salons de Régis Debray et faisais circuler des pétitions signées par Bourdieu, Chomsky et quelques autres -, ce que je raconte dans mon livre "L'Ingérence de l'OTAN en Serbie" paru en 2014. Cet ouvrage est maintenant en vente sur les étals de la librairie russophone la "Librairie du Globe",  67 boulevard Beaumarchais dans le 3ème arrondissement de Paris. Elle est tenue par deux jeunes gens très sympathiques qui affichent leur refus de tout bellicisme (y compris du bellicisme moscovite) et qui ont besoin de votre soutien en cette période de manichéisme imbécile.

Je leur ai rendu visite vendredi dernier, n'hésitez pas à faire de même !

Lire la suite

Opération américaine contre le premier ministre pakistanais

4 Avril 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Les Stazinis, #Colonialisme-impérialisme, #Le monde autour de nous, #Les régimes populistes

Mercredi dernier, sept députés du parti souverainiste de droite Tehreek-e-Insaf ( Mouvement du Pakistan pour la justice) fondé par le premier-ministre Imran Kahn ont annoncé qu'ils passaient à l'opposition, privant celui-ci de sa majorité. Celui-ci a alors pris a témoin le peuple pakistanais en agitant devant les écrans de télévision une lettre démontrant selon lui que "des puissances étrangères sont en train d'organiser un changement de régime au Pakistan".

Les principaux membres du gouvernement, le ministre de la Planification, du Développement, des Réformes et des Initiatives spéciales Asad Umar et le ministre de l'Information Fawad Chaudhry ont tenu une conférence de presse conjointe où ils ont révélé de plus amples détails sur cette lettre controversée. Khan a ensuite invité plusieurs membres de son cabinet, les médias et la communauté de sécurité pakistanaise à la consulter.

Les partis d'opposition ont tenté de ridiculiser cette lettre, Shahbaz Sharif (aspirant au poste de Premier ministre) ironisant en disant qu'il quitterait le navire et rejoindrait Imran Khan si la lettre est authentique.

Parallèlement à ce jeu politique, une mystérieuse requête était déposée auprès de la Haute Cour d'Islamabad (IHC) auprès du juge en chef d'Islamabad Athar Minallah, lequel rendait sur le champ un avis juridique selon lequel Imran Khan ne peut pas partager cette lettre en public en raison de son serment de confidentialité. La rapidité de la décision avait de quoi surprendre...

Le lendemain le Comité de sécurité nationale (NSC) du pays était réuni. Étaient présents le Premier ministre pakistanais, le chef de l'armée, le président des chefs d'état-major interarmées, l'armée de l'air pakistanaise (PAF) et les chefs de la marine, le conseiller à la sécurité nationale (NSA) et plusieurs autres responsables importants. L'opposition avait boycotté cette réunion, mais les participants unanimes décidaient de réprimander publiquement les Etats-Unis pour leur ingérence, et le 31 mars Khan révélait le contenu de la lettre : il s'agissait d'une lettre envoyée par des responsables du Département d'Etat américain à l'ambassadeur du Pakistan à Washington, annonçant le vote d'une prochaine motion de censure contre Khan au parlement et lui enjoignant de ne pas résister sous peine de conséquences terribles pour son pays (on parle maintenant - cf AFP - plutôt d'un câble diplomatique faisant état d'un enregistrement des propos d'un haut fonctionnaire américain à l'encontre du Pakistan).

Khan a ajouté que les rebelles de son parti avaient été achetés.

Le 9 mars l'armée pakistanaise s'est déclarée "neutre", puis a fait évoluer sa position au retour de Pékin du ministre des affaires étrangères pakistanais, ce qui laisse entendre que la Chine a fait pression sur les militaires contre l'ingérence américaine.

Lors de son interview du 1er avril à la télévision nationale (PTV), Imran Khan a exhorté la nation pakistanaise à rejeter l'alliance des partis corrompus et des médias soutenus par l'Occident, et à ne pas craindre les menaces de sanctions économiques contre le pays.

Hier le 3 avril, Imran Khan a échappé à la motion de censure en déclarant le vote inconstitutionnel et demandé au président Arif Alvi de dissoudre l'assemblée, ce qui devrait aboutir à la désignation d'un premier ministre par intérim. Il a ensuite dans la journée précisé au cours d'une réunion des cadres de son parti que l'auteur des menaces contre le Pakistan était le sous-secrétaire d'Etat en charge de l'Asie Donald Lu, qui a reconnu le 2 mars devant une commission du Sénat américain avoir exercé des pressions sur le Sri Lanka et le Pakistan (voir vidéo), tandis que le chef d'Etat major de l'armée pakistanaise avant hier a rappelé les liens de ladite armée avec les Etats-Unis.

Au pouvoir depuis 2018 Khan, ancien champion de cricket a changé de vie, alors qu'il était playboy international connu pour son mariage avec la mondaine Jemima Goldsmith il est devenu un pieux musulman hostile à la politique occidentale. Son épouse qui est de père juif, de mère protestante et de grand mère catholique, est aussi sur une ligne hostile aux injustices de la politique américaine en ce moment. Elle a par exemple condamné le 11 février dernier la décision américaine de dépenser une partie des 7 milliards de dollars d'actifs volés à l'Etat afghan depuis la prise du pouvoir des talibans en Afghanistan pour l'indemnisation des victimes du 11 septembre,  alors que des mères afghanes en sont réduites à "vendre leurs organes pour épargner la famine à leurs enfants". Elle retweete aussi des messages de soutien à Julian Assange.

Khan a rencontré Vladimir Poutine le 24 février dernier, et Islamabad s'est abstenu de condamner l'invasion russe de l'Ukraine à l'Assemblée générale de l'ONU le 2 mars et a refusé d'imposer des sanctions à la Russie. Le cheikh soufi Imran Hosein, un leader favorable à l'alliance chistiano-musulmane contre l'impérialisme, le 2 avril a qualifié la période actuelle de "moment de vérité" pour le Pakistan, l'enjeu est de savoir si le Pakistan veut rester un "Etat esclave". Il déclare (15e minute) aux partis pakistanais qui se réclament de l'Islam ont préparé une "révolution de couleur" avec l'argent américain, et en décidant de commettre un "regime change" au début du Ramadan, qu'ils ont commis une faute qui va conduire chaque Pakistanais attaché au Coran à se souvenir de tous les leaders pakistanais (Liaquat Ali Khan, Z.A. Bhutto, Zia al Haq et Benazir Bhutto) qui ont été éliminés à la demande des Occidentaux.

Lire la suite
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>