Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog de Frédéric Delorca

Articles avec #le monde autour de nous tag

L'alliance irano-russe et ses effets au Proche-Orient

1 Décembre 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Proche-Orient, #Le monde autour de nous

Le 27 novembre l'ancien diplomate britannique Alastair Crooke écrivait dans Al-Maydeeen, après avoir relevé que le G20 avait refusé de condamner la politique russe en Ukraine et que l'alliance russo-iranienne inquiétait des analystes du Jerusalem Post :

"Dernièrement, dans le nord-est de la Syrie, l'armée syrienne a périodiquement érigé des barrages routiers et refusé le passage aux convois militaires américains en route vers et depuis leurs alliés protégés kurdes. Ces derniers jours, un point de contrôle qui a refoulé un convoi militaire américain était tenu conjointement par les forces syriennes et russes.(...) tous les véhicules russes au poste de contrôle du nord-est de la Syrie avaient un énorme « Z » blanc peint dessus.

« Z » est bien sûr le symbole peint sur les véhicules russes déployés en Ukraine pour identifier les forces qui combattent les forces massives de l'OTAN intégrées et auxiliaires des forces armées ukrainiennes qui combattent la Russie là-bas.

Mais le mystérieux « Z » blanc peint sur les véhicules en est venu à symboliser quelque chose de plus : il est perçu comme représentant « l'ordre mondial Z » - tous ces pays et peuples qui choisissent ensemble la voie du « défi » et du renouveau national.  "

Crooke est très optimiste sur l'utilité de l'alliance militaire russo-iranienne. Il estime qu'elle portera des fruits notamment dans le domaine des armes supersoniques, qui, selon lui, rendent obsolètes les armes nucléaires tactiques. "L'utilisation des missiles russes hypersoniques de haute précision Kinzhal, note-t-il, a complètement rasé un bunker d'armes profond et une vaste base d'entraînement en Ukraine, près de la frontière polonaise, en mars dernier – sans rien de plus. (L'effet cinétique de la frappe hypersonique en a également fait des bunker-busters.)" Or, "l'Iran dit avoir mis au point un missile hypersonique." "Quelques jours plus tôt, l'Iran avait également annoncé avoir lancé un missile balistique transportant un satellite dans l'espace. Si tel est le cas, l'Iran dispose désormais de missiles balistiques capables d'atteindre non seulement "Israël, mais aussi l'Europe". Et ce, alors que les Etats-Unis ne sont pas disposés à suivre la coalition d'extrême droite derrière Netanyahu dans un projet de bombarder l'Iran. Le rapport de force avec le régime de Tel-Aviv s'en trouve donc lui aussi changé.

Cette évolution a probablemet encouragé la Turquie à bombarder les alliés des Américains en Syrie à la suite de l'attentat d'Istanbul du 13 novembre. Ankara a même attaqué les abords d'une base contrôlée par les États-Unis dans la province syrienne d'Al Hasakah le 26 novembre. Auparavant les installations pétrolières exploitées par les USA et leurs alliés au mépris de la souveraineté syrienne avaient aussi été bombardées par les Turcs. Les provinces syriennes de Hasakah, Deir ez-Zor et Raqqa sont actuellement principalement contrôlées par les Forces démocratiques syriennes kurdes soutenues par les États-Unis. Depuis 2015, le commandement américain a créé neuf bases dans la zone. L'opération turque a conduit Washington a faire marche arrière.

S'exprimant lors d'une conférence de presse, le porte-parole du Pentagone, le général de brigade Patrick Ryder, au nom du Pentagone, a déclaré le 29 novembre que les États-Unis reconnaissaient les préoccupations de sécurité de la Turquie et avaient donc réduit les patrouilles avec les milices kurdes. L'objectif d'Erdogan reste de constituer une zone de sécurité de 30 km à l'intérieur des frontières syriennes, ce qui peut impliquer la prise militaire terrestre de Kobane pour y reloger les 3 millions de réfugiés syriens en Turquie.

Les Kurdes (qui peuvent encore utiliser leurs prisonniers de Daech comme instruments de chantage) ont fait appel aux Russes pour dissuader Erdogan de poursuivre son action militaire, et Poutine a renforcé sa présence militaire à Tal Rifaat.

L'Iran de son côté semble par ailleurs reprendre en main sa situation intérieure. Le pays a protesté auprès de l'ambassadeur de France pour ses ingérences dans sa politique intérieure suite à une résolution du parlement français, ce qui a permis  de mettre en avant au passage l'affaire des activistes Cécile Kohler et Jacques Paris, enseignants syndicalistes accusés d'avoir cherché à fomenter des troubles parmi leurs homologues iraniens. Les ambassadeurs allemand et britannique ont aussi été convoqués. Elle se propose en médiatrice entre la Turquie et les Kurdes en Syrie, et tire divers profits sur la scène internationale de son alliance avec Moscou.

Lire la suite

Manifestations anti-dictature sanitaire en Chine : contre certaines caricatures

29 Novembre 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous, #Débats chez les "résistants", #Colonialisme-impérialisme, #coronavirus-vaccination-big pharma

J'ai critiqué souvent la dictature sanitaire en Chine, le crédit social chinois, la sympathie de Klaus Schwab, Rishi Sunak et Bill Gates pour ce modèle etc. Pour autant il faut éviter de verser dans la caricature et je note un fil de discussion intéressant sur Twitter d'un entrepreneur français, et tour operator, Arnaud Bertrand, qui incite à se méfier de l'enthousiasme actuel de nos médias pour la vague de manifestations contre la politique du "Zéro Covid" qu'aurait déclenchée la nouvelle d'un incendie mortel survenu jeudi 24 novembre à Urumqi, capitale de la province chinoise du Xinjiang, incendie sur lequel les pompiers n'auraient pu intervenir à cause des règles sanitaires.

"Un aspect intéressant des manifestations en Chine, écrivait-il le 28 novembre, est qu'elles brisent plusieurs mythes persistants sur le pays.

1) Les Chinois ne peuvent pas protester. Il y a en fait des centaines, voire des milliers de manifestations en Chine chaque année. La visibilité de ces manifestations particulières qui ont lieu à plusieurs endroits, ce qui montre que contrairement à ce qui se dit, les gens en Chine protestent

2) la Chine serait un Etat policier. Toutes les vidéos circulant sur Twitter de personnes  se disputant avec des policiers, montrent qu'il y a en fait très peu peur de la police en Chine.

Quelque chose qui m'a vraiment surpris quand je suis arrivé dans le pays  (les Chinois sont plus agressifs avec les policiers que dans la plupart des autres pays) : Une fois à Tianjin, j'ai même entendu un policier dire à une femme "si tu mords encore la police, tu seras arrêtée !"

3) Les Chinois ne savent pas ce qui se passe dans leur propre pays. C'est l'un des mythes les plus stupides : mon expérience est que les Chinois sont en fait beaucoup plus conscients de ce qui se passe en Chine que les étrangers !

Bien que les informations officielles aient démenti la thèse que les pompiers ont été délibérément empêchés d'intervenir, c'est l'information qui s'est répandue partout en Chine presque instantanément. Cela démontre qu'il existe des réseaux d'information étendus qui atteignent l'ensemble de la population même si les informations en question ne concordent pas avec les médias d'État.

4) Le gouvernement chinois a le « contrôle total » de la population : score de crédit social, bla bla bla.

Pour la énième fois, le score de crédit social est un mythe, et non, évidemment, le gouvernement chinois n'a pas le contrôle total de la population. Si les gens sont largement en désaccord avec quelque chose comme c'est de plus en plus le cas avec le zéro covid, la situation peut évidemment vite devenir insoutenable pour le gouvernement

5) Cela détruit également le mythe selon lequel, au cours des 30 dernières années, il y avait beaucoup de colère réprimée et cachée contre le gouvernement en Chine De nombreuses études, comme celle de Harvard , ont montré que c'était totalement faux mais ce mouvement de protestation le démontre aussi : si le peuple chinois pouvait en fait protester depuis le début, si la Chine n'est pas un État policier, si le gouvernement ne le fait pas...

6) Enfin et surtout, cela montre qu'on vous a largement menti à propos de la Chine, que l'image dominante - un monstre sombre d'un gouvernement avec une population complètement lavée de cerveau et sous leur contrôle total - est loin de la réalité qui est évidemment beaucoup plus nuancé.

Cela ne veut pas dire que le gouvernement chinois est impuissant. La Chine a un État très fort, cela ne fait aucun doute.

Mais il est loin d'être tout-puissant et, surtout, il repose sur la satisfaction du peuple, comme l'histoire de la Chine l'a prouvé à maintes reprises."

Un citoyen britannique confirme : "Pendant que je vivais à Shanghai, je peux confirmer que j'ai été témoin de nombreuses manifestations, toutes sans violence. Je n'ai jamais vu de policiers en tenue anti-émeute."

Le coopérant américain Noah Skocilich confirme aussi  : "J'ai vécu en Chine continentale pendant la majeure partie de 2005 à 2017 et tout ce que vous avez dit ici correspond à mon expérience."

Concernant les manifestations actuelles, un certain "The Sky's the Limit" ajoute :

"J'aimerais ajouter quelques points supplémentaires.

1. Premièrement, les manifestations à Shanghai se déroulent près de chez moi. Les manifestants ne sont pas des Shanghaiens, mais des Taïwanais et des Hongkongais favorables à la souveraineté vivant à Shanghai. Le plan est de transformer Shanghai en un autre Hong Kong. Il y a une organisation derrière tout ça.

La colère des gens n'est pas sans raison. Les circonscriptions locales ont un pouvoir dérisoire et ce sont elles qui conspirent contre le gouvernement central,/2 aidé et encouragé par l'argent offshore. Ces circonscriptions ont aggravé la situation plusieurs fois dans l'espoir de galvaniser le soutien contre le gouvernement central. Il semble qu'ils aient obtenu un certain succès dans ce domaine. /3 Les 2 premières années de zéro-Covid ont connu des temps sombres en Occident, alors que les gens voyageaient et vivaient généralement bien en Chine. La politique, depuis avril, s'est assouplie mais les choses ont commencé à se dégrader."

Ayant moi-même eu l'occasion de dénoncer dans mes livres les fantasmes occidentaux sur les soi-disant Etats policiers qu'auraient été la Serbie, la Transnistrie, l'Abkhazie etc, je ne peux qu'être intéressé par ces arguments...

Lire la suite

Maltraitance rituelle des enfants : l'alibi de l'art

27 Novembre 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Grundlegung zur Metaphysik, #Le monde autour de nous

En 2015, la subvention de la mairie de Marseille à la manifestation qui, à Friche Belle de Mai rassemblait, des œuvres de deux artistes berlinois, Stu Mead et Reinhard Scheibner avait fait polémique (évidemment Libération avait défendu l'expo avec ses biais de présentation habituels). Le président de la région PACA Christian Estrosi avait, à la Friche Belle lancé la Conférence régionale des Arts et de la Culture, un an après la pétition contre cette exposition, puis le 16 décembre 2016 il avait annoncé qu'il défendait la liberté d'expression face au Front national. Ce à quoi un conseiller régional du FN, Philippe Vardon (maintenant passé à Reconquête), avait répliqué le jour même :

L'alibi de l'art pour justifier la pédophilie se retrouve aujourd'hui dans des images d'une campagne publicitaire de l'entreprise de mode française Balenciaga.

Ici aussi, comme en 2015, la grande presse française victimise les auteurs de la publicité pédophile et plaident la défense du droit à la "provoc". Elle soutient le travail du photographe Gabriele Galimberti, et accuse les Internautes de surréagir. "Certains internautes, explique Léna Mauger dans Le Monde, critiquent le mauvais goût de la campagne, son côté glauque ou provoc’ ; d’autres s’insurgent devant cette instrumentalisation de l’enfance. Puis, soudain, le mot BDSM (bondage, domination, sadisme, masochisme) est utilisé par une twittos pour décrire les sacs nounours portant des chaînes et des harnais". Comme si les usagers de Twitter étaient victimes soudain d'un hallucination.

Ce que cette presse ne vous expliquera pas, c'est pourquoi le recoupement des symboles est précis et, en réalité,ne laisse place à aucune équivoque.

Dans deux des photos, on voit le panda (symbole du 666 du WWF), image associée à la maltraitance sexuelle des enfants (avec d'ailleurs des démons ailés en arrière plan - comme d'ailleurs ici, mais là pour le coup ça n'a probablement rien à voir, en tout cas c'est un élément d'ambiance à retenir).

Une des preuves que le panda est associée à la maltraitance des enfants est un des posts du patron du Comet PingPong à New-York (cf l'affaire du Pizzagate) Jimmy Comet alias James Alefantis (l'homme qui avait par ailleurs posté des images d'enfants aux poignets scotchés à leur table) en octobre 2016, sur un réseau social, avec le commentaire "pandacumhole"

 

 

Ceci a d'ailleurs suscité de nombreuses interrogations sur la manière dont la "très catholique" (heum heum) Lady Gaga, adepte de la cuisine spirite de la sorcière Marina Abramovic, et grande prêtresse de l'intronisation du second président catholique (heum heum heum) de l'histoire des Etats-Unis Joe Biden, arborent des yeux de panda.

Mais ce n'est pas tout. Si vous regardez de près, à côté du Panda, par terre sur cette photo, il est marqué sur une sorte de gros bracelet jaune : Baalenciaga, avec deux "a" ce qui est une référence au culte de Baal, auquel on sacrifiait des enfants pour remédier aux sècheresses... Cette présence du culte de Baal mangeur d'enfants renvoie à la présence de Moloch (son équivalent cananéen) au Colisée, et à l'arc ambulant de Palmyre en 2018.

Je ne reviens pas sur toute cette thématique de la pluie très présente chez les artistes adeptes de l'oeil omnivoyant (Eurythmics "Here comes the rain again", Prince "Purple rain" etc), ni spécifiquement de la pluie mauve ou pourpre (purple, même mot pour les deux), mis en scène autour de la reine d'Angleterre peu de temps avant la mort de Prince (cf ici).  Les chercheurs de vérité pourront se demander ce qu'il faut déduire du fait qu'une enfant soit en mauve...

Plus intéressant, toujours dans cette série de photos, sur le bureau de la dame à droite, au sommet de la pile de livres, un ouvrage de Michael Borremans.

Qu'a-t-il représenté dans ses oeuvres ?

Des enfants rituellement mutilés ou nus couverts de sang. Qui croira donc que son livre a été placé "innocemment" dans les photos publicitaires de Balenciaga par hasard ?

En outre un des documents représentés dans les photos porte sur une affaire judiciaire sur la légalisation de la pornographie infantile.

Le "debunkage" de la grande presse, une fois de plus, ne tient pas la route.

Lire la suite

L'amitié serbo-azerbaïdjanaise

26 Novembre 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Peuples d'Europe et UE, #Le monde autour de nous

L'Azerbaïdjan n'a pas bonne presse en France du fait de son conflit avec l'Arménie (voye par exemple la prise de position de M. Estrosi ici). Pour autant, si la guerre qui oppose ces deux pays autour de l'avenir du Karabakh présente des aspects très violents que l'on n'a pas manqué de dénoncer sur ce blog, on ne peut négliger le fait que la donne est assez complexe. Il n'y a pas d'un côté les gentils et de l'autre les méchants. Les Arméniens qui se sentent à l'étroit dans leurs frontières actuelles ne sont pas dépourvus de visées expansionnistes, du côté du Caucase notamment. Et, si l'Azerbaïdjan présente l'inconvénient sérieux d'être une dictature, son rôle ne peut être réduit à celui de simple valet de l'impérialisme américano-sioniste comme parfois l'Iran l'a laissé entendre.

Un élément de nuance au thème de l'alignement de Bakou sur Washington est par exemple la grande amitié qui lie la Serbie à l'Azerbaïdjan. Les visites mutuelles de chefs d'Etat entre les deux pays se sont multipliées, et celle du président Ilham Aliev à Belgrade cette semaine fut l'occasion de le rappeler, avec l'inauguration le 23 novembre d'un monument à la mémoire de son père, Heydar Aliyev, ex dignitaire soviétique qui avait visité la Yougoslavie au nom du Politburo du PCUS en 1986. L'amitié entre les deux peuples remonte notamment à la participation de la 223e division de l'Armée rouge, formée d'Azerbaïdjanais, à la libération de Belgrade de l'occupation fasciste en 1944. Les deux pays sont engagés dans un partenariat stratégique pour un couloir énergétique, et Bakou refuse toujours de reconnaître le soi-disant Etat du Kosovo.

On notera aussi que Bakou, qui, comme Belgrade, entretient de bons rapports avec Poutine pour le maintien de la paix au Karabakh, n'a pas pris part aux votes de l'ONU sur l'Ukraine en mars et en octobre.

Lire la suite

Réchauffement climatique : la géo-ingénierie, et d'autres facteurs, plutôt que le carbone

26 Novembre 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Débats chez les "résistants", #Le monde autour de nous, #Les Stazinis

On ne vous le dit jamais dans les médias propagandistes obsédés par les émissions de carbone, mais il existe 10 000 actions humaines plus ou moins secrètes qui agissent sur le climat et dont le commun des citoyens ne peut être du tout tenu pour responsable. L'économiste américain Mark Skidmore les a exposées récemment.

Il souligne qu'aux USA on peut demander à des compagnies privées de créer des nuages sur une région. On ignore si le gouvernement fédéral le fait aussi. Des pays comme les Emirats arabes unis déclenchent des pluies artificielles avec des drones qui envoient des décharges électriques dans les nuages. Un système de modification du temps par satellite (SWMS) utilise des satellites terrestres pour exploiter l'énergie solaire afin de modifier la thermodynamique et la composition de l'atmosphère terrestre. En 2021, une équipe de l'Université chinoise de Tsinghua a aussi utilisé l'énergie sonore pour augmenter les précipitations sur le plateau tibétain. Au Canada l'Etat du Manitoba a aussi travaillé sur le changement climatique au cours des dernières années.

Il faut préciser que Skidmore, lui, adhère à la thèse de la Pr. Valentina Zharkova (sur le Grand solar minimum). Dans une nouvelle étude publiée récemment dans la revue Temperature, celle-ci  démontre que le Soleil est entré dans le Grand Minimum Solaire moderne (2020 - 2053) qui conduira à une réduction significative du champ magnétique solaire et de l'activité comme pendant le minimum de Maunder. conduisant à une réduction notable de la température terrestre. Ce refroidissement global pendant le grand minimum solaire à venir peut compenser pendant trois décennies tout signe de réchauffement climatique et nécessiterait des efforts intergouvernementaux pour résoudre les problèmes de chaleur et d'approvisionnement alimentaire pour l'ensemble de la population de la Terre.

La baisse du champ géomagnétique (- 10 % en 150 ans) nous rend aussi plus vulnérables aux éruptions solaires (comme en 2019 quand cela a impacté le GPS). Le pole magnétique depuis 1900 se déplace depuis le Canada vers la Russie dans l'Antarctique. Le déplacement du Gulf Stream peut s'expliquer aussi bien par le changement du champ géomagnétique que par les émissions de CO2. Le pole nord physique a changé et pouvait être autrefois au niveau de la Baie d'Hudson (d'ailleurs beaucoup de monuments anciens sont orientés selon un pôle situé au Groenland). Il faut aussi intégrer ces paramètres non-humains dans les facteurs du réchauffement.

Lire la suite

Macron et la svastika au sommet de l'APEC

24 Novembre 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous

Au forum  Coopération économique pour l'Asie-Pacifique (APEC) à Bangkok le 18 novembre, comme Josep Borrell avant lui, le président français E. Macron a décrit le monde comme une jungle, et a ajouté, que le monde avait besoin d'un "seul ordre mondial" (single global order).

Beaucoup ont remarqué que sur son pupitre, il n' y avait une svastika (croix gammée hindoue), symbole religieux dont les nationaux-socialistes allemands au XXe siècle se sont inspirés en l'inversant pour leur célèbre emblème. Même si la signification n'est pas la même en Asie, beaucoup se sont demandé s'il n'y avait pas là une manière de nous faire du "hidden in plain sight" (du caché mais montré à la vue de tous), car après tout le logo du forum n'était pas du tout celui-là.

Indépendamment de cet effet d'affichage, le propos de Macron visait surtout à souligner un débat interne qui semble travailler les mondialistes : modèle américain ou modèle chinois ? (sans doute une fausse opposition comme ils les aiment - comme le choix entre les Beatles et les Rolling Stones).

Léo Zagami rappelait il y a peu que Klaus Schwab a un fils en Chine, comme naguère feu le milliardaire père de la Cop 21, membre du Forum économique mondial, Maurice Strong (1929-2015) avait des attaches familiales dans ce pays.

En tout cas ce mois-ci à l'APEC et au G20, il fallait faire la queue pour rencontrer Xi Jinping. Le président chinois sort de ses 1.000 jours de quarantaine diplomatique liée au Covid et aux tensions américano-chinoises sur Taiwan.  Ayant obtenu du XXe congrès du PC chinois un mandat exceptionnel de 5 ans supplémentaires, le leader chinois paraît incontournable sur la scène internationale.

Lire la suite

Le slogan de Sea Shepherd

23 Novembre 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Grundlegung zur Metaphysik, #George Soros, #Le monde autour de nous, #Les Stazinis

J'étais dans le métro tout à l'heure. J'ai vu un jeune type entrer avec sur son t-shirt ce slogan "Heaven shall burn" ("le Ciel va brûler") et le sous-titre "Sea Shepherd".

Je me suis souvenu que Sea Shepherd était cette organisation environnementaliste proche de l'élite mondialiste qui met à prix la tête de nos bergers dans les Pyrénées, et dont le père fondateur prétend que seuls les êtres humains intelligents devraient pouvoir se reproduire (cela s'appelle de l'eugénisme). Je me suis demandé : quel est le diablotin plaisantin qui a pu concevoir ce slogan aussi stupide que nihiliste ? A-t-il pu imaginer une seconde qu'il pourra "mettre le feu" au Paradis conçu par le Très-Haut, lui, petite créature insignifiante que le Créateur jettera dans l'océan de feu à la fin des temps ?

Les créatures invisibles ne sont pas si sottes. Au mieux il s'agissait d'une fanfaronnade pour impressionner les gogos (dont le jeune gars qui a adopté ce t-shirt). Et, plus probablement encore, c'est un avertissement aux partisans du globalisme : le Ciel auquel vous aspirez sera, en fait, plein de flammes. En cela c'est un peu comme ce gala de charité du 28 juillet 2013 organisé sous l’égide de la chanteuse Lady Gaga et de l’artiste spirite Marina Abramovic sous le titre « Le paradis du Diable » (« Devil's Heaven »), en présence d'Alexander Soros, fils du célèbre milliardaire. Le titre annonçait aux participants dans quel genre de "paradis" ils entraient... En un sens rien n'est déloyal. Tout est visible pour qui a des yeux.

Lire la suite

Lisa Belluco et la répression de Sainte-Soline

10 Novembre 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La gauche, #Débats chez les "résistants", #Le monde autour de nous

J'ai plusieurs fois dénoncé sur ce blog les dangers spirituels et politiques que l'idéologie écologiste fait planer sur les libertés individuelles et leur rôle au service du Nouvel Ordre Mondial (cf le projet Deconomy), quand j'ai par exemple exposé les origines de Greta Thunberg, celles d'Extinction Rebellion, ou du WWF. Mais la condamnation de leur culte de la Terre (de la Pachamama et de Moloch), n'implique pas que toutes les actions écologistes soient condamnables, lorsqu'il s'agit par exemple de dénoncer la destruction des ressources rares de la Terre (voyez par exemple les dangers que fait planer l'exploitation du lithium).

En outre, face au risque que fait planer sur l'humanité le projet écologiste globaliste, le silence en présence des violences dont celui-ci peut faire occasionnellement l'objet n'est pas moral sur le plan humain, et donc il est spirituellement tout aussi dangereux, car cette violence, à la fois pousse l'écologie politique vers l'extrémisme et le nihilisme (chez les plus jeunes - voyez récemment "Just stop oil") et hâte l'avènement du Nouvel Ordre Mondial totalitaire en banalisant la répression. J'avais déjà fait observer la nécessité de combattre cette logique répressive à propos de la soi-disant lutte contre l'islamisme, à propos aussi de certaines actions du gouvernement Valls en 2016 (à l'université Paris-Tolbiac), ou la répression des Gilets jaunes. Evidemment le sujet n'est pas simple, parce qu'on ne peut pas nier que beaucoup d'agents des forces de l'ordre sont dans des situations professionnelles difficiles (il y a beaucoup de suicide chez eux), du fait notamment de la diminution des budgets (comme pour les autres services publics), diminution dont on peut se demander si elle n'est pas en réalité voulue au niveau global dans la perspective d'un remplacement progressif de ceux-ci par des "robocops", parallèlement à la privatisation qui conduira à confier la sécurité à des milices.

En tout cas, sans verser dans le simplisme ou la candeur, il est de mon devoir comme blogueur de ne pas orienter les jugements des lecteurs (et les miens sans m'en rendre compte) dans un sens qui rendrait indulgent à l'égard de la répression contemporaine dont on a vu tant d'illustrations terribles dans tous les pays pendant la crise du Covid 19 et qui aujourd'hui se porte aussi contre les écologistes.

Il faut donc revenir ici sur la dénonciation par la chaîne de gauche Le Média des violences subies par la députée EELV de la Vienne Lisa Belluco lors de la marche du 29 octobre 2022 (une marche qui a aussi valu quelques problèmes pour d'autres raisons au député Jadot) à Sainte-Salines qui a reçu des coups de matraques dans les jambes. Ce n'est pas la première fois que des élus du peuple font l'objet de violences dans des manifestations dont le caractère interdit ne peut pourtant nullement justifié qu'il soit fait usage d'armes à leur encontre. Dans cette même manifestation, une soixantaine de manifestants ont été blessés, dont 6 hospitalisés. Le mouvement des Soulèvements de la Terre recense une quinzaine de blessures ouvertes dues aux grenades GM2L et des tirs LBD40. L'un des militants hospitalisés, après un tir de LBD40 dans la tête a été placé en garde à vue.

Le ministre de l'intérieur à cette occasion a une fois de plus abusé du terme "terroriste" (avec le vocable "écoterroristes" importé des Etats-Unis) préalablement utilisé aussi à l'encontre de musulmans, de militants situés politiquement à droite de la droite, voire parfois de défenseurs du droit de ne pas vivre dans une société régie par un QR-code.

La mobilisation s'oppose à une méga-bassine : un trou de 16 hectares qui a été creusé depuis un mois près de Sainte-Soline (Deux Sèvres) afin d’abriter la plus grande bassine d’eau du territoire français, financée à plus de 70 % par de l’argent public. Elle servira à douze exploitants agricoles, dont aucun ne s’est engagé à réduire l’utilisation de pesticides. 2 000 militants s'étaient installés sur les terres d’un paysan, ancien adhérent à la coopérative de l’eau à l’origine des mégabassines, Philippe Béguin. Ex-cultivateur de maïs, il s’est  reconverti par conviction dans la culture de blé à sec. Il a d’ailleurs réservé son terrain pour accueillir la présence d’une espèce protégée, l’outarde canepetière, de mai à septembre. Les écologistes doutent de la viabilité économique et sanitaire des méga-bassines qui pompent dans la nappe phréatique, avec un coût énergétique élevé pour une évaporation rapide des réserves, et des risques d'avoir des parasites stagnants. A l'arrière plan c'est aussi le procès de l'agriculture des grandes exploitations productivistes qui se dessine.

L'intervention de la députée (qui au départ était censé être un débat avec le parti présidentiel) met aussi en question la notion de fichier S". Elle rappelle qu'à la Clusaz, le juge administratif a donné raison aux zadistes en estimant que l'arrêté préfectoral autorisant l’aménagement de la retenue collinaire de la Colombière ne justifiait pas d'une raison impérative d’intérêt public. Son avocat souligne aussi que les anciens militants anti-OGM il y a quelques années ont anticipé sur la légalité d'aujourd'hui (et d'ailleurs les méga-bassines ont déjà été condamnées par la cour administrative d'appel de Bordeaux).

Lire la suite

La ruée vers le lithium (suite)

6 Novembre 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #Le monde autour de nous, #Grundlegung zur Metaphysik, #Les Stazinis

On évoquait récemment la nouvelle donne géopolitique que crée la ruée vers la lithium, et aussi l'étrange comportement des Etats-Unis en Afrique du Sud qui n'ont pas hésité à lancer une alerte à la menace d'attentat dans le pays sans passer par le canal diplomatique.

Les deux ingrédients se retrouvent au Nigéria, où, à la fois le ministre des mines a refusé un contrat d'exploitation au fondateur de Tesla, Elon Musk (l'homme qui pour Halloween s'est déguisait en "champion du diable" avec un Baphomet sur la cuirasse) parce que celui-ci n'acceptait pas l'installation d'usines de batteries dans le pays lui-même (cette revendication est aussi celle de la Bolivie et d'autres pays), et Washington a lancé la même alerte à l'attentat "sauvage". Y a-t-il un lien entre les deux faits ? se demande le youtubeur , essayiste et boxeur Zack Mweckassa, qui rapproche aussi cela de la découverte de vols de pétrole sur un pipeline nigérian. Affaire à suivre...

Lire la suite

Soudan, Tchad, Pakistan, Sri Lanka, quelques pays dont on parle peu

4 Novembre 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous

Les actualités il y a quelques mois vous ont montré le peuple envahissant le palais présidentiel. Mais vous ne savez pas comment les choses ont évolué. Idem sur le Pakistan qui a vu son premier ministre évincé dans des conditions très contestables du fait de sa position soi-disant pro-russe, ou du Soudan qui fêtait le premier anniversaire de son coup d'Etat. Faisons un point rapide sur ces petits pays et quelques autres.

Au Sri Lanka, l'augmentation des prix a été quelque peu stabilisée pour certains biens de première nécessité, mais le pays vit toujours au rythme des pénuries et des manifestations populaires. La parti du clan Rajapaksa officiellement évincé reste influent et les deux partis d'opposition SJB (centre gauche comme le parti au pouvoir) et NPP (plus à gauche) peinent à pousser à la dissolution du parlement.

Au Pakistan l'ex-premier ministre Imran Khan a été déclaré inéligible par le Comité électoral le 21 octobre dernier pour avoir dissimulé des gains de patrimoine pendant son mandant, ce qui a provoqué une longue marche de ses partisans du Pendjab à Islamabaad. Les attentats perpétrés par les talibans dans le district de Swat en zone pachtoune et la crise agricole provoquée par les inondations font partie des grands défis que le pays doit affronter. Aussi bien la banque mondiale que la Russie (le successeur de Khan ayant rencontré Poutine en marge de la réunion de l'Organisation de coopération de Shanghaï en septembre).

En ce qui concerne le Soudan le président Biden vient de prolonger l'Executive Order 13067 du 3 novembre 1997 plaçant le pays sous sanction à cause du coup d'Etat et de la situation au Darfour où le déploiement de forces d'interposition reste insuffisant pour juguler les violences tribales et entraîne par ailleurs des exactions (300 détentions arbitraires selon les ONG). Des experts de l'ONU réclament la poursuite des responsables de la répression qui sévit à travers le pays depuis un an. Les observateurs relèvent cependant l'effort de la junte militaire cherche à élargir son assise électorale en libérant des prisonniers politiques islamistes liés à l'ancien régime.

Autre pays qui a été marqué par l'instabilité depuis cinq ans, la Centrafrique s'engage dans un processus constitutionnel pour autoriser le renouvellement du mandat de l'actuel président, lequel se trouve dans une situation de bras de fer avec sa cour constitutionnelle. Au Burkina Faso où sévit toujours la guérilla islamiste un gouvernement de 23 ministres, dont trois militaires, a été nommé mardi soir par le président de la transition pour diriger le pays jusqu'à juillet 2024. Concernant le Tchad, grand fournisseur d'hydrocarbures pour la France, qui se dote d'un "gouvernement d'union nationale", sous la houlette d'un président très controversé (et jugé putschiste par son peuple), Comité des Nations unies contre la torture se penchait aujourd'hui sur ma répression violente d'une manifestation du 20 octobre dernier (1 300 arrestations, 50 à 150 personnes tuées).

Comme on le sait, le Sahel est le théâtre de rivalités américano-russes. C'est aussi le cas de l'Afrique du Sud (qui bien que membre des BRICS n'importe plus de gaz et de pétrole russes) où la récente visite du président Cyril Ramaphosa en Arabie saoudite et la décision du gouvernement d'autoriser un milliardaire ayant des liens étroits avec le président russe Vladimir Poutine à se rendre en Afrique du Sud le mois prochain sont un sujet de discorde avec Washington, qui n'a pas hésité par la voix de son ambassade à prévenir le 26 octobre sans passer par le canal diplomatique d'un risque d'attaque terroriste (sans préciser de la part de qui) au coeur du quartier d'affaires de Johannesburg, provoquant la panique dans la ville (et le mécontentement des autorités sud-africaines).

En Asie en septembre les navires de guerre américains, sud-coréens et japonais ont lancé vendredi leurs premiers exercices anti-sous-marins trilatéraux en cinq ans, après que la Corée du Nord a renouvelé les essais de missiles, et un exercice de 240 avions de guerre est organisé par Washington en Corée du Sud cette semaine. Le pays lui-même est agité par des manifestations de gauche et droite depuis le retour au pouvoir des conservateurs. Ceux-ci optent de plus en plus pour l'installation d'armes nucléaires américaines tactiques sur leur sol. La population préfèrerait, selon des sondages, des armes nucléaires nationales mais Washington craint que cela se retourne contre les USA en cas de rapprochement sino-sud-coréen.

Aux Philippines le nouveau président Bongbong Marcos, fils du dictateur, jouit d'un bon soutien de la population, et rétablit un peu l'Etat de droit mis à mal par Duterte. L'heure est au rapprochement avec Washington, même si une guerre américaine pour défendre Taiwan risque d'exposer dangereusement le pays dont l'île la plus septentrionale n'est qu'à 250 km de Taipei.

Dans l'hémisphère occidental sans surprise l'ONU a voté (par 185 voix pour, une de plus que l'an dernier et que les 184 de 2007) le 3 novembre pour condamner l'embargo des Etats-Unis sur Cuba (qui vient de légaliser le mariage homosexuel et la gestation pour autrui), comme tous les ans depuis 1992. Seuls les Etats-Unis et Israël ont voté contre (en 2016 Washington s'était abstenu). Les deux pays qui se sont abstenus sont le Brésil de Bolsonaro (qui, en 2019 du temps de la lune de miel avec Trump avait voté contre) et l'Ukraine de Zelensky reconnaissante pour les livraisons d'armes - mais déjà en 2019 elle s'était abstenue, aux côtés de la Colombie, qui, entretemps est passée à gauche. Le soutien à l'embargo est d'autant plus cruel cette année que l'inflation cubaine est à plus de 200 % en ce moment selon l'opposition cubaine du fait de l'effondrement des recettes touristiques (tandis que l'embargo a coûté sur un an 2,5 milliards au pays). Cuba aurait pu avoir même 186 votes de son côté si Washington n'empêchait pas le gouvernement vénézuélien de voter à l'ONU parce qu'il n'est pas à jour (lui-même pour cause d'embargo) de ses cotisations à cet organisme.

Lire la suite

L'inquiétante ruée vers le lithium

30 Octobre 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous, #George Soros, #Bill Gates, #Peuples d'Europe et UE

Le lithium est partout : dans les smartphones, les voitures électriques, les panneaux solaires, et même les sous-marins chinois. Résultat : la demande mondiale de lithium était d'environ 350 000 tonnes en 2020, elle sera six fois plus importante en 2030.

La filière lithium-batteries est un El Dorado, et pourrait le rester, sauf si une alternative à ce métal est trouvée - George Soros, grand financeur du Parti démocrate américain, de la woke culture, et des révolutions de couleur, a investi 4,6 milliards de dollars dans une start up qui travaille sur les batteries à semi-conducteurs en 2021, avant d'acheter des parts dans l'entreprise Tesla de son soi-disant adversaire politique Elon Musk (lequel vient de racheter Twitter), qui construit des voitures électriques, ce que Bill Gates se refuse toujours à faire. D'ailleurs Soros ne se contente pas de financer la recherche : il a aussi des parts dans la firme minière australienne Piedmont lithium Inc fournisseur de Tesla qui travaille au Ghana, en Caroline du Nord,  au Québec (il sera intéressant de parler dans un autre article de son bras de fer avec un géant israélien du diamant autour de la mine de Simandou en Guinée, mais c'est un autre sujet). La Chine qui raffine 65 % du lithium mondial mais moins de 25 % des ressources en minerais cherche à acquérir des mines en Amérique du Sud (Ganfeng a investi en Argentine) et en Afrique (Sinomine Resource au Zimbabwe).

Problème : il faut extraire le lithium des cailloux ou des fluides, et cela ne va pas sans poser de grosses difficultés.

La mine de lithium de Jadar (cédée à Rio Tinto) en Serbie (qui vient de recevoir 160 millions d'euros de l'UE en remerciement de son vote anti-russe le 12 octobre à l'ONU sur l'Ukraine), provoque le scandale vu le risque de destruction d'un écosystème et d'expropriation des paysans.

Aux Etats-Unis (2 % de la production mondiale), on l'exploite au Nevada, le nouveau projet minier de lithium le plus proche d'aboutir, Thacker Pass, dans le même Etat se trouve sur une terre sacrée des Indiens et nuirait aux éleveurs locaux. Des actions en justice sont en cours.

Au Chili, en Argentine, en Bolivie (qui prétend fabriquer des batteries et pas seulement fournir des minerais), pour extraire 1 tonne de lithium, il faut 1 million de litres d'eau (2 millions dit même Euronews), et pour une batterie d'une voiture électrique Zoe il faut la consommation d'eau de 500 personnes pendant un an, selon François-Xavier Piètri, éditorialiste Economie sur divers grands médias. Dans cette partie du monde en effet (près de 60 % de la production mondiale de lithium brut), il est extrait de salines (et non de la pierre comme en Australie).

Au sein de l'Union européenne qui dépend beaucoup des importations transocéaniques en la matière (ce qui est aussi funeste pour l'environnement), les réserves commencent à être évaluées avec la publication en 2021 par le projet GeoERA de cette carte.

La Tchéquie est en pointe. En France, la presse officielle vante ses propres réserves de lithium : " La France compte être plus vertueuse (que l'Amérique du Sud), explique France Info, avec notamment un projet dans l'Allier sur une ancienne carrière, ou en Alsace (qui ne figure pas sur la carte ci-dessus), où la solution pourrait venir de la géothermie (...) Aujourd'hui, l'eau chaude des sous-sols est puisée, transformée en énergie et réinjectée. Une technologie à l'étude permettrait de capter les atomes de lithium, avant de renvoyer l'eau dans le sol."

A supposer que le problème du coût en eau puisse être résolu, il y a aussi celui du recyclage. En ce moment la réglementation européenne n'oblige à recycler qu'à hauteur de 50 % d'une batterie, ce qui ne rend pas le recyclage viable économiquement. La question va devenir épineuse en 2030 quand la politique autoritaire en faveur des voitures électrique conduira la France à devoir recycler 2 millions de tonnes de batteries. Aujourd'hui après calcination et destruction, ces batteries laissent toujours 2 % de résidus que l'on finit par enterrer. On voit le risque environnemental quand cela portera sur des millions de tonnes.

N'y a-t-il pas là un effet pervers de l'emballement politique pour le tout-électrique et la diabolisation du carbone alors que rien n'est prévu pour la gestion à long terme des conséquences de ces investissements désordonnés ?

Lire la suite

Liban : le président Aoun démissionne

30 Octobre 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Proche-Orient, #Le monde autour de nous

Le président libanais Michel Aoun a quitté le palais présidentiel ce dimanche, avant l'expiration lundi de son mandat de six ans, dans un contexte de crise politique. Le dirigeant chrétien, âgé de 89 ans, n'a pas de successeur désigné, alors que le gouvernement est démissionnaire depuis les élections de mai dernier.

Le président dans un discours de mi-journée à Beyrouth a reconnu l'ampleur de la crise financière (les gens ne peuvent plus jouir de leurs propres économies à la banque) en soulignant que c'est parce que le parlement n'avait toujours pas pu voter une loi de contrôle des capitaux. Il est persuadé que Le gaz et le pétrole offshore "fourniront les fonds nécessaires pour sauver le Liban". A  cet effet son pays a signé avec Israël (qu'il ne reconnaît officiellement pas) un accord de délimitation de la frontière qui va permettre cette exploitation, au terme de longues négociations qui avaient été supervisées par un émissaire de Biden.

Cette démarcation est unanimement saluée au Liban. Le leader du Hezbollah Hassan Nasrallah s'est attribué une partie du mérite de cet accord qui, bien qu'il ne retienne pas la ligne 29 au début voulue par le Liban, avec une entente sur la ligne 23 est plus favorable que la ligne 1 voulue par Israël (voir carte ici). Selon lui Israël (à qui l'Assemblée générale des Nations Unies a  une fois de plus demandé à Israël de renoncer à l'arme nucléaire par 152 voix contre 5 - celles des USA de Palau, de la Micronésie, du canada et d'Israël, avec 24 abstentions dont l'Union européenne, la Côte d'Ivoire, Papouasie, le Royaume-Uni, l'Inde, Monaco, la Géorgie, le Cameroun, l'Australie et l'Albanie, et en l'absence de 7 petits pays africains et insulaires et du Venezuela) aurait été sensible à la menace de guerre proférée par son organisation alors que Tel Aviv voulait commencer l'exploitation off-shore. Son organisation avait fait savoir qu'elle interviendrait militairement avec des drones pour empêcher l'exploitation avant la conclusion d'un accord.

Il reste maintenant au Liban a régler son litige maritime au Nord avec la Syrie (qui commence à récupérer certains de ses réfugiés dans ce pays, les 800 000 réfugiées syriens sont un des problèmes du pays, avec les 210 000 Palestiniens dans douze camps).

Sur le plan financier les bailleurs de fonds étrangers hésitent à secourir le Liban à cause de sa paralysie politique. Le FMI conditionne l'octroi d'une facilité de paiement de 3 milliards sur 46 mois à des réformes économiques (Beyrouth n'a pas le même accès aux aides étrangères que l'Ukraine...). Et la majorité de la population ne survit que grâce aux organismes de charité et au soutien de la diaspora.

Lire la suite

Les clients de Kagame sèment à nouveau le chaos au Congo

30 Octobre 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous

Les Tutsis du M23 financés par Kigali après avoir pris en juin le contrôle de la cité congolaise de Bunagana, à la frontière avec l'Ouganda, vient de conquérir Kiwanja et Rutshuru-centre, situées sur la route nationale 2, axe stratégique desservant Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, ce qui pousse des milliers de réfugiés civils sur les routes. Il semble que c'est une intervention de l'Ouganda contre les Forces démocratiques alliées (ADF) qui a mis le feu aux poudres en novembre 2021. La construction au terme d'un accord avec le Congo d'un réseau routier financé par l'Ouganda, protégé par l'UPDF et s'étendant jusqu'à Goma, aux portes du Rwanda, ont été considérés comme des actes hostiles à Kigali (malgré les accords bilatéraux conclus par Tshisekedi avec le Rwanda et le Burundi), sur fond de rivalité pour le contrôle des minerais.

n février 2022, la Cour internationale de justice a ordonné à l'Ouganda de payer 325 millions de dollars à la RDC pour son rôle dans les conflits qui y ont éclaté entre 1998 et 2003, notamment la mort de milliers de civils dans la région de l'Ituri, le financement de groupes rebelles et le pillage de l'or, des diamants et du bois. Le Rwanda a également été mentionné à plusieurs reprises dans les rapports de l'ONU pour avoir profité des minerais passés en contrebande depuis la RDC pour financer des groupes rebelles et renforcer ses propres exportations.

Élément nouveau : Washington commence à désigner les vrais coupables du malheur congolais dans la mouvance de Kagame, l'ex-chouchou des Clinton. Au Conseil de sécurité des Nations Unies, le diplomate américain, Robert Wood, Représentant alternatif pour les Affaires politiques spéciales a déclaré le mercredi 26 octobre :

 « Ces violences sont inacceptables, et les États-Unis exigent des groupes armés qu’ils mettent fin à leurs attaques contre les populations les plus vulnérables de la RDC. Nous appelons également les acteurs étatiques à cesser de soutenir ces groupes, notamment l’aide apportée par les Forces de défense rwandaises au M23 ».

Mais l'Occident ira-t-il au delà des bonnes paroles ?  Le chef de l'Etat rwandais préside le Commonwealth et la secrétaire générale de la Francophonie est une Rwandaise par la grâce de la politique anti-française du président Macron sur le dossier des Grands Lacs (à l'instar de la ligne suivie aussi par Sarkozy).

Début octobre la Chine avait demandé que la RD Congo soit libérée de l'embargo sur les livraisons d'armes , ce qui correspond à la demande du gouvernement de Kinshasa qui a besoin d'équipements militaires. Le 30 juin, le Conseil de sécurité avait seulement assoupli la procédure de notification obligatoire des achats d'armes. Pékin, Moscou et les trois pays africains membres s'étaient abstenus.

Kinshasa a expulsé l'ambassadeur rwandais.

Lire la suite

Rishi Sunak et le modèle chinois

28 Octobre 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #coronavirus-vaccination-big pharma, #Les régimes populistes, #Le monde autour de nous, #Peuples d'Europe et UE

Lundi 24 octobre, 28 villes chinoises ont mis en place divers degrés de confinement dans  le cadre de la soi-disant lutte contre le Covid 19, avec environ 207,7 millions de personnes touchées. La ville de Pékin notamment a annoncé samedi dernier qu'après cinq jours de mini-vacances, l'accès aux espaces publics continuera d'être restreint. À partir du 5 mai, un test COVID négatif effectué  dans les 8 jours précédents sera obligatoire pour entrer dans "de nombreux lieux publics et prendre les transports en commun", selon une annonce sur le compte WeChat de la capitale.

Ces entraves à la circuler s'ajoutent à celles qu'imposent le système de crédit social qui en 2019 interdisait à 23 millions de Chinois de voyager.

Croyez-vous que l'Europe est à l'abri de cela ?

La nomination du nouveau premier ministre britannique Rishi Sunak, ancien ministre des finances, qui est non seulement un ancien de Goldman Sachs mais aussi et surtout l'homme du Forum économique mondial devrait vous mettre en garde.

Le père de  l'épouse de Sunak (donc son beau-père),  Akshata Murthy (qui n'est pas citoyenne britannique), est le  fondateur  d'Infosys, une société indienne de technologie de l'information qui fournit des services à une foule d'entreprises et de banques Fortune 500. L'un des principaux services de l'entreprise est Finacle, une plateforme bancaire numérique.

Infosys est répertorié comme  partenaire officiel  du  Forum économique mondial/Forum de Davos (WEF) , qui a été accusé de chercher à développer l'infrastructure technologique pour mettre en œuvre un système mondial de "score de crédit social" à ravers le monde. Le président d'Infosys, Mohit Joshi, a rédigé des articles pour le site en faveur de la banque numérique, qui fournit le cadre technologique du système de « score de crédit social ». Pour défendre le modèle chinois sur le chemin d'une "cashless society" (société sans espèces)  il écrivait en août 2020 : "Qui peut alors blâmer la Banque populaire de Chine (PBOC) lorsqu'elle a annoncé en février qu'elle détruirait  les espèces collectées dans des environnements à haut risque , tels que les transports publics, les marchés ou les hôpitaux ?". Dans un article d'avril 2021, sur le site du Forum de Davos, il préconise d'accorder à chaque personne une "identité numérique unique" pour effectuer des transactions financières. Il cite le Parti communiste chinois comme un exemple réussi de cette politique. Dans la même veine il y a un an Sunak vantait les Central Bank Digital Currencies (monnaie numérique de banque centrale). Global Times, organe officiel chinois, le 14 juillet dernier vantait le pragmatisme de Sunak dans ses rapports avec Pékin.

Si vous ne voyez pas où cela nous mène pensez aux expérimentations de Deconomy ici. Un épisode de série d'animation "Stretch Armstrong & The Flex Fighters" (2017) sur Netflix en donne aussi un aperçu.

Lire la suite

A la National Gallery

23 Octobre 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous

Le 14 octobre dernier au musée de la National Gallery à Londres, deux jeunes militantes du groupe "Just stop oil" ont jeté de la soupe à la tomate sur le célèbre tableau "Les tournesols de Van Gogh" (82 millions de dollars sur le marche de l'art), avant de se coller au mur.

Le juge de district Tan Irkam a libéré les femmes sous caution à condition qu'elles n'aient pas sur elles de la peinture ou des substances adhésives dans un lieu public.

La police a déclaré avoir procédé à 28 arrestations en relation avec les manifestations de vendredi et 25 autres ont été libérées sous caution en attendant une enquête plus approfondie. Samedi 15, la police a aussi arrêté 26 autres personnes après que des manifestants de Just Stop Oil aient bloqué une artère principale dans l'est de Londres. Certains manifestants se sont collés à la chaussée.

Comme le montre cette image l'action n'a rien de clandestine. Des photographes sont présents. Difficile de penser que la direction du musée n'a rien vu.

Le groupe d'activistes écologistes a, par le passé, reçu d'importants dons de l'héritière d'Aileen Getty (née en 1959), la petite-fille du magnat de l'industrie pétrolière, John Paul Getty (et nièce du "Golden Hippie" John Paul Getty III dont une épouse fut une des deux célèbres jumelles aujourd'hui gouroues de la secte New Age "Le Harem", un rejeton de la dynastie est mort dans des conditions obscures à 47 ans en 2015).

Getty est co-fondatrice du Fonds d'urgence pour le climat CEF et, comme l'a rapporté NPR , a donné 500 000 $ pour lancer l'organisation qui finance "Just stop Oil" - nous avions déjà parlé d'elle à propos d'Extinction Rebellion qui a le même source de financement. La Toile spécule sur la question de savoir si Aileen Getty a encore des liens avec le pétrole et si le Big Oil paye "Just stop oil" pour des actions absurdes qui discréditeraient sa cause, ou si on ne serait pas face à un phénomène plus profond de nihilisme des élites, dont la famille Getty et leurs petits soldats militants seraient un symptôme de plus.

En tout cas cette semaine deux personnes sont mortes en Angleterre à cause des opérations de blocage  des routes stupides menées par cette organisation.

Lire la suite
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>