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Le blog de Frédéric Delorca

Articles avec #barack obama tag

Un pays après un coup d'Etat : le cas du Honduras

18 Novembre 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #Le monde autour de nous, #Barack Obama

Avant le cas bolivien, on avait eu l'exemple du Honduras. Le site Grayzone décrit périodiquement l'état lamentable de ce petit pays, depuis l'éviction illégale de son président Manuel Zelaya par les militaires avec le soutien de l'administration Obama en 2009.

Le 18 octobre un tribunal fédéral de district à Manhattan a condamné le frère du président du régime putschiste pour trafic de drogue et d'armes de guerre. La cour a noté qu'il avait «injecté des millions de dollars de recettes de drogue dans les campagnes du Parti national (droite hondurienne) visant à influer sur les élections présidentielles au Honduras en 2009, 2013 et 2017». Selon le tribunal américain, le tristement célèbre seigneur mexicain de la drogue El Chapo a même personnellement versé un pot-de-vin d'un million de dollars au président hondurien pour l'aider à organiser les élections nationales de 2013. Depuis le coup d'Etat le trafic de drogue a doublé. La Sécurité sociale après avoir été largement pillée par les oligarques, a été vendue aux groupes financiers internationaux, et les prestations de santé de se font plus qu'en fonction des cotisations et des revenus (presque rien donc pour les pauvres). La compagnie d'électricité a été privatisée et les gens ne peuvent plus payer leur facture d'énergie. Un enfant sur cinq souffre de malnutrition chronique et seulement 58% sont scolarisés. Le pays a un des taux d'homicide les plus élevés du monde et 300 honduriens quittent le pays chaque jour.

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Des nouvelles de la guerre froide...

26 Octobre 2016 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #Revue de presse, #Le monde autour de nous, #Peuples d'Europe et UE, #Barack Obama

Paul Craig Roberts (dont j'ai parlé parfois sur ce blog et dans mon livre sur mon engagement) existe encore et attire l'attention des internautes ici sur le fait que la Russie considère désormais l'OTAN comme une menace depuis qu'Obama s'obstine à installer un dispositif anti-missile (en fait lanceur de missiles) à sa frontière. Il s'inquiète du risque de guerre. Pepe Escobar (un autre vétéran des débats géopolitiques des années 2000) est plus rassurant : en cas de guerre nucléaire les Russes sont protégés, Washington le sait, et en Syrie H. Clinton ne pourra pas imposer sa no-fly zone où la Russie a déjà la sienne. L'Espagne menace de ne pas laisser les navires de guerre russes en partance pour la Syrie faire une halte à Ceuta, mais au fond, tout cela ne serait que du bluff... sauf si H. Clinton tente le "regime change " à Moscou, comme l'en accuse Diana Johnstone dans "Counterpunch".

En Bosnie les Serbes font marche arrière après leur référendum pour le 9 janvier fête nationale. Le chef du FSB russe (les services secrets) Nikolai Patrushev en visite à Belgrade offre une collaboration au ministère de l'intérieur serbe. Chacun avance ses pièces. C'est le jeu d'échecs mondial.

Si vous n'avez pas connu les charmes de la guerre froide du XXe siècle, vous allez les découvrir maintenant...

Situation confuse au Vénézuela après que la cour constitutionnelle ait invalidé la première collecte de signatures pour l'éviction de Maduro. Le Parlement de droite lance un procès en trahison contre le président mais l'armée ne suit pas, les menaces de violences dans la rue sont dans les deux camps, le pape offre ses bons offices. Malgré l'inflation, une grande partie du peuple reste mobilisée derrière le chavisme. Une résistance qui compte.

Allez, pour finir la palme de l'ignominie imbécile revient cette semaine à Boris Johnson, ministre des affaires étrangères britannique, pour sa sortie dans The Independent que les yéménites et tous les défenseurs de l'éthique apprécieront à sa juste mesure : "Si nous ne vendons pas d'armes à l'Arabie Saoudite, quelqu'un d'autre le fera à notre place".

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Burundi, clash Israël/ONG, Ursula Gauthier évaluation de l'action russe en Syrie

4 Janvier 2016 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Revue de presse, #Proche-Orient, #Barack Obama

Je ne comprends pas ce qui se passe au Burundi, quel est l'objectif occidental dans l'affaire ? Il y a un point de vue pro-gouvernemental ici, dans lequel on explique que le Tchad est panafricaniste, ça ne me paraît pas très juste.

L'opposition accuse Felicen Kabuga et les hutus rwandais du FDLR (rien de moins) de contrôler le Burundi. Selon un de mes correspondants Nkurinzira serait au contraire plutôt lié à Kagamé.

Mais au Rwanda Obama s'oppose à la poursuite du pouvoir personnel de Kagamé, trop proche des républicains américains. Obama vise-t-il Kagamé à travers Nkurinzira ?

L'ancien député allemand Jürgen Todenhöfer , 75 ans, après un séjour au sein de l'Etat islamique déclare “L'unique pays dont Daech ait peur c'est Israel", qu'al-Baghdadi samedi menaçait d'attaquer.

Haaretz s'énerve contre une critique du Washington Post à l'encontre de la nouvelle loi anti-ONG étrangères de gauche votée par la commission des lois de la Knesset. Il n'y a pas qu'en Israël que les ONG sponsorisées par Soros agacent. Il y a 7 mois c'est une créature du lobby pro-israëlien, le Sud-Soudan qui avait engagé le bras de fer avec Human Rights Watch qui avai appelé à l'embargo commercial sr la pays. Un chroniqueur d'Haaretz n'hésite pas à parler de divorce entre Israël et le lobby juif américain à travers cette guerre des anti-ONG.

Une bonne nuance à la propagande du Kremlin. Dans la revue DSI un bon dossier sur les limites techniques de l'engagement militaire russe en Syrie. On peut sympathiser avec Moscou sans gober tout ce qu'il dit.

A part ça, il faut suivre le bras de fer irano-saoudien qui inquiète toutes les chancelleries. Le Bahreïn, les EAU, le Soudan ont coupé les relations diplomatiques avec l'Iran.

A suivre aussi la Catalogne, où après un vote partagé des militants de la CUP, Mas n'a toujours pas l'investiture comme président de la Generalitat.

Enfin pour un autre son de cloche sur l'expulsion de la correspondante de l'Obs (très soutenue par le lobby atlantiste) Ursula Gauthier de Chine, lisez l'article de Vivas ici. Lisez mes livres sur la Transnistrie, l'Abkhazie, la Serbie etc, vous y trouverez mon point de vue sur les journalistes de la trempe de cette correspondante.

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Syrie : on retient son souffle

9 Octobre 2015 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Proche-Orient, #Barack Obama

Les événements en Syrie sont à suivre de près. On a parlé de bras de fer entre chasseurs russes et israéliens sur la côte méditerranéenne. Le weekend dernier c'était la polémique sur la frontière turque (avec une grande mobilisation rhétorique de l'OTAN) parce que l'armée russe s'en prendrait à des sanctuaires terroristes frontaliers que l'armée d'Assad n'osait pas attaquer (le Comité Valmy fait un éloge de l'efficacité des chasseurs russes à ce sujet).

En début de semaine, Moscou surprend tout le monde en tirant des missiles depuis la Caspienne (surprise technologique car on ignorait que ces missiles avaient cette portée), surprise politique car ça suppose l'accord des pays riverains de cette mer et de l'Irak que les missiles survolent (Irak au rôle ambigu à la fois pro-iranien et pro-américain depuis dix ans, mais il est vrai qu'il demande l'intervention russe sur son sol désormais). Du coup CNN tente de discréditer le matériel russe (car il y a des contrats d'armement à la clé), en proclamant que quatre missiles se sont écrasés sur l'Iran, ce que Téhéran dément.

Les beaux coups de Poutine affolent les Occidentaux : et s'il parvenait à vaincre Daech avec le Hezbollah et Assad là où l'Ouest ne savait qu'évoquer une guerre longue ? Tristesse dans les services de renseignement qui n'ont rien vu venir de l'investissement militaire russe en Syrie (un investissement dont on apprend qu'il était sollicité par l'Iran, qu'il visait à prévenir la création d'une zone d'exclusion aérienne en prélude à une opération occidentale de "regime change" et des rumeurs américaines parlent désormais de tanks russes pré-positionnés, prêts à agir sur le terrain une première depuis l'Afghanistan). Spéculations de Meyssan sur une supposée alliance Poutine-Obama contre les néo-cons. La France d'Hollande et Fabius rivés à leur mantra "ça va faire une guerre générale sunnites-chiites" (alors pourtant que l'Egypte sunnite approuve la politique de Poutine), se taille une image d'agressivité sans pareille comme pendant les négociations sur le nucléaire iranien.

Ca bouge beaucoup en Syrie, et l'on retient son souffle...

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IAO

20 Décembre 2014 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous, #Barack Obama

Comme vous l'aurez constaté, je n'écris presque plus sur ce blog, principalement pour quatre raisons 1) beaucoup de gens ont pris l'habitude de "prendre de mes nouvelles" en lisant ce blog plutôt que de me contacter directement, ce qui n'est pas sain ; 2) le niveau des critiques que j'ai reçues dans certains commentaires anonymes de novembre volait si bas que je ne voyais plus l'intérêt d'exposer des idées à ce genre de détracteurs (même si je les sais archi-minoritaires); 3) je suis un peu las de sans cesse répéter depuis 15 ans "halte à la guerre à la Serbie, à la Russie, aux Chinois, à tout ce qui nous résiste" ; 4) je réoriente mon activité personnelle vers des horizons assez nouveaux qui n'ont pas leur place dans le format de ce blog.

 

Voilà donc quatre bonnes raisons de laisser mourir ce blog à petit feu, ce que je ferai probablement dans les semaines à venir.

 

barbudoLa politique actuelle n'est de toute façon pas suffisamment réjouissante pour qu'on s'y attarde. L'arrogance de l'Allemagne qui dicte sa loi à toute l'Europe, y compris à la Serbie, la germanophobie qui, en réaction, se dissimule de moins en moins - voyez chez Mélenchon par exemple -, l'étrange effondrement de la bourse de Moscou (qui fait même trembler les Chinois), les rumeurs (un peu trop vite adoptées par Le Monde par exemple)  d'une cyber-attaque nord-coréenne contre Sony Pictures Entertainment. La seule bonne nouvelle, c'est le rétablissement des liens diplomatiques entre Washington et Cuba, une bonne décision d'Obama (il en aura pris quelques-unes quand même) qui revient à admettre, enfin, l'immoralité de la politique américaine pendant un demi-siècle. L'anti-communisme a des aspects stupides, comme à Villejuif où la mairie UMP-écolo débaptise l'esplanade Georges Marchais, à l'ONU où USA, Canada et Ukraine (en plein réarmement), votent contre une résolution proposée par la Russie pour condamner le nazisme. Il va peut-être s'affaiblir un peu à l'égard de Cuba. Cela dit Cuba est-elle encore si communiste que cela ? Il semble en tout cas que sa jeune génération ne le soit guère, et son enthousiasme à se procurer des voitures neuves et des ordis et des téléchargements de Nicki Minaj ne me dit rien de bon.

 

Comme me disait un diplomate d'une pétro-monarchie il y a peu devant la couverture de mon livre sur la Transnistrie : "Nowadays countries that claim they are communist, in fact they are not". C'est si vrai.

 

plutarque.JPGJe parcours "Isis et Osiris" de Plutarque en ce moment. Livre érudit sur ce qu'il restait de la religion égyptienne à son époque. Livre dédié à une prêtresse d'Isis en Grèce. Mais je ne suis pas enthousiaste pour les spéculations des philosophes sur les arrières plans métaphysiques. La métaphysique n'est qu'une affaire d'actes au quotidien. Là où les actes ne sont pas, la métaphysique n'est pas.

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Crimée, Irak, Yémen

26 Septembre 2014 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #Barack Obama

RaptorQuoi ? vous croyiez que les Russes étaient ant-musulmans et qu'ils persécuteraient les Tatars de Crimée ? Je vous avais bien dit, moi, que les républiques russes musulmanes comme le Daghestan envoyaient des vivres aux rebelles anti-Maïda, en Ukraine. Cette semaine on apprend que Poutine subventionne le Hadj des Tatars à la Mecque (cf ici). Acte de propagande ? Sûrement... Mais l'info mérite d'être remarquée...

 

Comme le disait le communiqué du parti communiste russe en août, la Russie serait tellement plus attractive pour les Ukrainiens si elle était un "véritable Etat-Providence"... Certes... Mais il ne faut pas en demander aux petits gars de Gazprom qui dirigent ce pays.

 

Quid du Proche-Orient ? Comme Cockburn dans The Independent (mais c'est intuitif, je n'ai pas étudié la question plus que cela) je pense que nos frappes ne serviront qu'à empêcher de nouvelles conquêtes par EI (Etat islamique), mais ne le feront pas reculer. Y avait-il autre chose à faire ? Il aurait fallu de pas envahir l'Irak en 2003, forcer Maliki à s'ouvrir aux sunnites en 2011, ne pas empêcher Assad de négocier en 2013... Aujourd'hui on ne peut que limiter la casse... Les Emirats arabes unis mettent à l'honneur une pilote femme sunnite qui va bombarder EI : l'Islam tel que vous en rêvez.

 

Je crois que les USA vont tenir parole et n'attaqueront pas l'armée d'Assad du côté irakien au passage. La mise en garde que Poutine leur a adressée la semaine dernière était claire (l'Iran a fait de même), et l'Oncle Sam n'a pas intérêt à se mettre "en plus" les chiites à dos. Vous avez vu ? Même la prise de Sanaa (au Yémen) par les chiites houtis n'ont pas trop ému Barack Obama qui, officiellement, soutient le processus de leur intégration dans le gouvernement yéménite... même s'ils continuent de crier "à bas les USA !" Entre eux et Al Qaida ou EI...

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Obama contre la France

26 Août 2014 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Peuples d'Europe et UE, #Barack Obama

Cela m'avait échappé, un article réaliste du Figaro, du 21 juin, intitulé "Quand Obama menace Hollande" qui commence ainsi : "L'Américain n'a pas ménagé le Français lors de la visioconférence préparatoire au G8 qui s'est tenu le 14 juin et à laquelle participaient Angela Merkel, David Cameron et Enrico Letta. À propos de l'exigence française d'exclure les biens culturels des négociations pour un traité de libre-échange transatlantique, Obama a menacé le président français de «représailles massives» si «l'exception culturelle» était étendue aux nouvelles technologies. Selon un participant à la vidéoconférence, le président américain a affirmé qu'il «ne plaisantait pas» et précisé qu'une liste de contre-mesures pouvait être transmise à Paris pour que François Hollande «se rende bien compte de ce que cela veut dire». L'échange a eu lieu peu avant que les vingt-sept ministres du Commerce trouvent un accord ménageant, au moins provisoirement, la position française."....

 

grille.JPGEt l'affaire des satellites du projet européen Galileo concurrent du GPS placés sur une mauvaise orbite. Un "sabotage américain" ou un "projet réalisé à bas coût par une PME allemande, décidé par des fonctionnaires de Bruxelles ne regardant que le prix"  comme le disent certains commentateurs ?

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Bring back your drones

17 Mai 2014 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #Barack Obama

Michelle Obama s'était affichée avec "Bring back our girls"

 

drones

"Bring back your drones", "Your husband has killed more muslim girls than Boko Haram ever could" ont répondu des Internautes sur Twitter.

 

Les pharisiens renvoyés à leur pharisianisme.

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"Le viol de l'Ukraine"

15 Février 2014 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #Barack Obama, #Peuples d'Europe et UE

Bon, on tente d'oublier les violences et les actes de piraterie en tout genre subis cet hiver. On essaie de reprendre le travail minutieux, patient, lent, inscrit dans la durée, que nous menons depuis 15 ans. Vous savez que je suis un défenseur des libertés individuelles et collectives, adversaire résolu des actes de viol de toutes sortes, viol des individus, viol des consciences, viol des peuples, tout ce qui s'apparente au côté "je refuse le dialogue, j'impose mon point de vue, ma violence, je pille et je me tire avec la caisse après avoir profité des situations" (quels que soient les alibis qu'on s'invente pour se comporter de la sorte). C'est pour cela que j'ai intitulé mon premier article pour l'excellent site "Esprit corsaire" sur l'Ukraine "le viol de l'Ukraine", car justement, pour le coup, on est effectivement dans une situation de viol...

 

ukraine.png

Voici donc l'article :

 

Le viol de l’Ukraine

 

Le 7 février, la sous-secrétaire d’Etat aux affaires européennes et eurasiatiques de l’administration Obama, Victoria Nuland a défrayé la chronique après la publication sur You Tube d’une conversation téléphonique entre elle et l’ambassadeur des Etats-Unis en Ukraine, Geoffrey Pyatt, dans laquelle l’intéressée émet des recommandations sur la formation du futur gouvernement de l’Ukraine.

Dans cette conversation elle décrit l’ancien ministre de l’économie Arseni Iatseniouk (qu’elle appelle “Yat”) comme “le mec qui a l’expérience économique et celle de la gouvernance” (“the guy with the economic experience, the governing experience”) qui devrait être le premier ministre. Elle suggère qu’il devrait accepter d’être premier ministre comme l’a proposé le 25 janvier le président Viktor Ianoukovitch. Selon elle l’ancien boxeur Klitschko (“Klitch” dans son vocabulaire) devrait rester à l’extérieur (“on the outside”) ainsi que Oleg Tiagnibog, chef du parti d’extrême droite Svoboda, les trois constituant selon elle un trio crucial qu’elle appelle “the big three.”

Cet entretien piraté a nourri divers commentaires, notamment en Allemagne, parce que Nuland y propose en des termes peu amènes (« Fuck the EU ») d’exclure l’Union européenne de la vaste réorganisation politique dont elle se croit l’organisatrice, et recommande que ce soit plutôt l’émissaire de l’ONU Robert Serry qui persuade Klitschko de rester hors du gouvernement (Klitschko était en effet souvent présenté comme l’homme de l’Union européenne et de l’Allemagne où il est résidant).

Devant la levée de boucliers provoquée par son « Fuck the Europe », Nuland s’est excusée pour son vocabulaire, ce qui revenait à confirmer l’authenticité de l’enregistrement, mais n’a pas émis de regret sur le fait d’avoir véritablement cherchée à « téléguider » la composition du futur gouvernement ukrainien.

En France, la directrice de la rédaction de l’ancien journal de référence « Le Monde », Sylvie Kauffmann, dans un article titré « Les cinq leçons du "fuck the EU !" d'une diplomate américaine », est montée au créneau le 9 février pour minimiser la gravité des propos de Victoria Nuland, en reconnaissant qu’il y avait là « une étonnante maladresse, voire arrogance, dans la méthode » (sic) mais en dénonçant surtout l’utilisation des « vieilles ficelles du KGB » par le gouvernement russe accusé d’avoir publié la conversation. Etrangement d’ailleurs, la journaliste ne trouve pas la responsable américaine arrogante dans l’absolu, mais « compte tenu des échecs américains à installer des équipes au pouvoir dans des pays étrangers depuis dix ans ». On retrouve là un codex subliminal très répandu dans l’esprit des atlantistes en France et déjà très visible au lendemain de l’invasion de l’Irak : on approuverait plus aisément la prétention des Etats-Unis à façonner le monde conformément à leurs intérêts si ceux-ci se montraient un peu plus efficaces dans leur politique d’ingérence…

L’agacement de Sylvie Kauffmann se comprend. Les propos de Victoria Nuland apportent de l’eau au moulin de la thèse du gouvernement russe (et de divers cadres du parti des régions au pouvoir en Ukraine) selon laquelle les manifestations qui ont lieu en Ukraine depuis le refus de Kiev de signer un accord d’association avec l’Union européenne seraient un acte 2 de la « révolution orange » de 2004, impliquant le gouvernement américain et les oligarques. Sergeï Glaziev, conseiller du président Poutine, a accusé les Etats-Unis d’investir 22 millions de dollars par semaine dans le soutien aux manifestants, une accusation pour l’heure assez difficilement vérifiable et qui n’a donné lieu à la publication d’aucun rapport circonstancié – mais les coulisses des précédentes « révolutions de couleur » n’avaient été connues qu’après coup, et encore d’une manière fort incomplète.

Pour l’heure en tout cas, malgré les appels des chantres habituels de l'ingérence (A. Glucksman, A. Finkelkraut, A. Besançon) à la mobilisation pour l’Ukraine (dans « Le Monde » du 21 janvier), les plans de l’administration Obama semblent avoir échoué. Arseni Iatseniouk a refusé le poste de premier ministre, et le président Ianoukovitch joue plutôt intelligemment la carte de la temporisation et de l’apaisement, face à une opposition au sein de laquelle l’extrême droite anti-sémite (Svoboda, Pravyi Sektor), qui s’est emparée de sièges d’administrations dans l’Ouest du pays, assume un rôle de plus en plus actif, dans le silence assourdissant de ses partenaires et de l’Occident. Mais le risque de guerre civile perdure, pour la plus grande inquiétude notamment des milieux d’affaire allemands… et du gouvernement de Mme Merkel, qui pourrait bien trouver dans l’affaire ukrainienne, comme sur la Libye et la Syrie, un nouveau point de désaccord avec ses bouillants alliés de l’Alliance atlantique…

Frédéric Delorca

 

Retrouver aussi l'article ici

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La Syrie, tombeau de la diplomatie du Tomahawk ?

5 Octobre 2013 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #Barack Obama

boatUn petit texte que je lis sur Asia Times :

 

"It was announced that the American attack on Syria would be conducted with an opening salvo of several hundred Tomahawk missiles launched from US Navy ships deployed in the Mediterranean sea. This is a tactic usually used by the US against an adversary with a credible air defense system. Only after enemy air defenses are degraded to the point that losses of manned aircraft are unlikely does aerial bombing start, followed if necessary by ground troops or local US allies. This approach allowed the US to conduct its recent campaigns in Iraq and Libya with astonishingly low losses.

The Tomahawk is a weapon that is not suitable for area bombing due its high cost. Its use makes sense only for precise destruction of high-value targets. At an announced US$1.5 million per shot, even the US cannot afford to use more than several hundreds of these weapons. In contrast, the cost of an aviation bomb, including delivery, is probably in the tens of thousands of dollars.

The claimed accuracy of Tomahawk is to 10 meters. It is further claimed that 90% of engaged targets are destroyed. How is this precision achieved?

The Tomahawk has multiple guidance systems - GPS (Global Positioning System), INS (Inertial Navigation System), TERCOM (Terrain Contour Matching), DSMAC (Digital Scene Matching Area Correlation). TERCOM uses radar altimeter data to compare with a stored map of the terrain. It is clear that it cannot work over flat terrain or over water, and even over a more feature-rich terrain it probably has a large probability of loosing orientation.

DSMAC is based on comparing a stored image of the target area with the image produced by the on-board optical camera. DSMAC may work to identify an isolated building in a desert, but this author doubts it works reliably in complex scenery, especially in an urban environment. (...)

 

We can suppose that Syria learned from Iraqi and Libyan experience and obtained a sufficient amount of GPS jamming devices from Russia. Hundreds or thousands of these devices can easily cover a large area around Damascus and other important areas, so that cruise missiles would fly off course by hundreds of kilometers. The GPS jamming zone can start over water, where TERCOM and DSMAC guidance surely do not work. With the use of small boats, a jamming zone can be extended hundreds kilometers from the shore.

An additional restriction is that the presence of advanced anti-ship missiles supplied by Russia does not allow American ships to come close to Syrian shores for the attack, so missiles have to fly long distances over water, likely without a GPS signal, and this will lead to difficulties in resuming TERCOM navigation when overland.

In these conditions, Pentagon generals could not guarantee the clean and impressive victory Obama had expected. Of course, nobody can predict the results of Tomahawk strikes with complete certainty, but in all likelihood it would be inconclusive at best. What could the poor generals do next? Send bombers into mostly intact anti-aircraft defenses and risk substantial aircraft losses and further embarrassment? "

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Ca débande

5 Septembre 2013 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #Barack Obama

Ca débande sec dans le camp des pro-ingérence après la rébellion du Parlement anglais. Obama consulte le Congrès et ridiculise Hollande. En France au Parlement trois grands partis (UMP, UDI et PCF, et je ne parle pas de DLR, du Modem, du PG, du FN et du MRC) se déclarent contre la guerre, excusez du peu. Chevènement commet l'erreur de réduire la guerre civile syrienne à une guerre de religion, mais a la bonne idée de rappeler pourquoi la Syrie (comme l'Egypte) n'a pas signé la convention d'interdiction des armes chimiques et d'appeler M. Fabius à sortir de l'occidentalisme, et M. Poutine peut jouer les porte-parole de la modération humaine en avançant sur un ton mesuré des exposés pleins de bon sens devant les caméras russes.

 

monastere-copie-1.jpgUn vote favorable à la guerre du Congrés étatsunien rechargerait peut-être les batteries des bellicistes, mais il reste encore quelque espoir que l'aventure fasse reculer les chefs de la machine de guerre, ou qu'elle se réduise à la rigueur à quelques tirs de pétards mouillés.

 

J'avoue que je ne m'attendais pas à cette valse hésitation. Il faut croire que les vociférations du journal Le Monde ne font plus la pluie et le beau temps sous nos latitudes.

 

Dans mon milieu professionnel, il s'est quand même trouvé un con avant hier pour affirmer devant moi avec des airs pédants que "certes ce n'était pas une bonne idée de faire la guerre en Syrie, mais que le principe des guerres sans l'aval de l'ONU pouvait avoir du bon, car il avait fait ses preuves contre le 'génocide des kosovars' en 1999". J'ai peiné à lui expliquer qu'il n'y avait pas eu de plan génocidaire au Kosovo à l'époque. L'intoxication (cette grande Intoxication qui fut fondatrice de tout l'esprit de croisade des années 2000) est allée si loin et a si bien envahi tous les cerveaux...

 

A part ça Delorca comme activiste politique est moribond, mais il restera une trace de lui comme témoin de son temps. En effet, "12 ans chez les résistants - 1999-2011" en ce moment relégué dans les tiroirs d'Edilivres (et donc privé de fait d'une réelle diffusion), va être coupé en deux, remanié, et publié par les Editions du Cygne sous forme d'un livre anniversaire (pour sa première moitié, consacrée à la Serbie) à l'occasion des 15 ans du bombardement de la République fédérale de Yougoslavie en mars 2014, et d'un second livre sur les guerres impériales en 2015. Ainsi tous mes bébés intellectuels seront enfin placés.

 

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Le collectif "Code Pink" au Yémen

12 Juin 2013 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #Barack Obama

Vous le savez, je suis devenu un inconditionnel de Medea Benjamin et de son collectif anti-guerre "Code Pink". Trop enthousiaste peut-être d'ailleurs car si un jour ce collectif fait un faux pas, des petits teenagers sur le Net ne manqueront pas de me reprocher d'avoir dit du bien de lui, mais peu importe. Ces dames, après s'être rendues en Afghanistan rencontrer les Pachtounes que les drones d'Obama bombardent sont en ce moment au Yémen dans un but similaire.

 

Voyez le reportage de Jodie Evans sur leur site posté aujourd'hui même : "Nous avons été accueillis par Abdul Rahman Barman, un avocat qui représente HOOD, Abdulelah Haider Shaye et la plupart des prisonniers de Guantanamo et des survivants  des drones américains.Bien qu'il soit l'un des hommes les plus occupés au Yémen, il a eu la gentillesse de mettre de côté le temps de parler et de partager des histoires, des informations et des photos avec nous (...)  Nous avons appris comment l'ancien président Saleh a profité de la présence croissante d'Al-Qaida dans la péninsule arabique - ou mieux connu sous le nom d' AQAP - et  exagérait délibéréament la menace pour les Etats-Unis pour assurer son propre financement. Nous avons également appris par des fuites câbles américains de 2012 que Saleh a donné aux États-Unis «une porte ouverte au terrorisme». Cette stratégie est contre-productif et a aidé AQAP à grandir. Quand un être cher est tué sans raison par nos politiques antiterroristes, et sa mort se voient déniée par les deux gouvernements yéménite et américain, les Yéménites pensent qu'il n'y a pas d'autre moyen que de se venger et de se joindre à un groupe militant.  (...) Dans certains cas, même de voir le recrutement se passe dans les prisons, où les petits voleurs deviennent des agents d'Al-Qaïda, motivé par la vengeance de nouveau. (...) Le Yémen est si beau. Les rues sont pleins de bruits de klaxon, d'explosions de pétards lors d'un mariage lointain et d'aboiements des chiens. Ici, dans la vieille ville l'électricité vient de sauter eti nous sommes dans la nuit noire. Ce qui me reste de meilleur de la journée a été la générosité et la gentillesse des Yéménites que nous avons rencontrés. Ils sont reconnaissants que nous leur montrions ici un autre type de soutien que celui auquel ils sont habitués par la communauté internationale, à l'écoute et en solidarité avec le droit des personnes yéménites à l'autodétermination."

 

code pink yemen

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Actu en vrac : Femen, Gaza, Goma, libéralisme

20 Novembre 2012 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Revue de presse, #Colonialisme-impérialisme, #Le monde autour de nous, #Barack Obama, #Proche-Orient

Avant hier les féministes radicales FEMEN s'en prennent à des chrétiens intégristes qui manifestent contre le mariage homosexuel. Elles se font malmener par le service d'ordre... Les médias ne s'attardent pas sur le fait qu'elles ont été les premières à ne pas respecter la liberté de manifester en organisant cette contre-manif. Ni sur certains paradoxes comme le fait qu'elles se sont entraînées à des techniques de ju jitsu pour échapper aux policiers... Et voilà qu'hier elles regrettaient qu'il n'y ait point eu plus d'effectifs de police pour les protéger. Ou qu'elles étaient censées à trouver à Paris un hâvre de civilisation par rapport à la "brutalité"  de leur berceau ukrainien...
 
Elles vont sans doute intégrer à leur training des techniques de résistance aux services d'ordre des manifestations hostiles aux leurs. Quand même quand on voit ce qui leur est arrivé dans les beaux quartiers, sous la férule de bons bourgeois éduqués aux règles de la courtoisie comme elles l'ont souligné elles-mêmes, on n'ose imaginer ce qu'elles endureront quand elles passeront le périphérique (puisqu'elles se sont promis d'agir en banlieue).
 
On a beau dire mais polariser les conflits sur des enjeux sociétaux n'est pas moins source de guerre civile que de soulever la question sociale (ces grands sujets comme la désindustrialisation, l'euro surévalué qu'on oublie pendant qu'on parle des droits des minorités sexuelles). Et c'est une source infinie de paradoxes : à trop vouloir remettre en cause les repères anthropologiques (la bipolarité homme-femme) avec des méthodes ambiguës comme la nudité "agressive" des FEMEN, ou leur "terrorisme non violent" comme elles disent (un oxymore qui en dit long sur la volonté de brouiller les pistes) on finit par se demander s'ils ne seraient pas macho (du point de vue des FEMEN) de dénoncer la violence masculine dont elles ont fait l'objet, puisqu'aussi bien elles-mêmes prétendent que la féminité doit inspirer la terreur. Bref tout cela devient confus à souhait.
 
Alors quoi, allons nous porter notre regard sur des situations moins confuses comme la situation de l'UMP ? (non je plaisante bien sûr).
 
iraq.jpgParlons plutôt de Gaza. Deux discours inconciliables. Israël : "Soyez gentils, arrêtez  de nous balancer des missiles, baissez la tête, ayez la décence de vous terrer quand nous vous envoyons des bombes en représailles, ne laissez pas vos enfants dans les écoles car nous savons que vous y cachez des terroristes, et nous n'arrêterons pas de bombarder les écoles si des terroristes y sont". Réponse logique des Gaziotes (mot consacré par le dictionnaire que je préfère à Gazaoui) : "Nous ne nous enterrerons pas".
 
Le problème : la presse qui ne parle pas du problème de fond du blocage du processus de paix par Israël depuis quinze ans, et qui par contre parle trop peut être des enfants morts : on ne fait pas réfléchir avec des photos de cadavres. Je ne sais pas trop si Israël se livre à des frappes "chirurgicales" ou même relativement chirurgicales comme il l'affirme. Elles ont l'air quand même ciblées sinon il y aurait plus de morts. Hier un représentant israéelien sur France 24 lançait même une pique à l'Alliance atlantique : "Nous ciblons plus nos frappes que l'OTAN : au Kosovo ils tiraient sur les hôpitaux, pas nous". Vrai, faux, je ne sais pas. Vijay Prashad dont je lis toujours les témoignages sans toutefois y adhérer ce systématiquement soulignait ce matin qu'un immeuble de journal ou de TV avait été pris pour cible et que c'était là un crime de guerre. Il est vrai que l'attaque des journalistes a été banalisée depuis que les USA ont bombardé la TV serbe en 1999 avec les félicitations du dessinateur Plantu. Même le plastiquage d'un batiment de TV en Syrie au printemps par les "rebelles" ("rebelles" assez imprudemment reconnus comme gouvernement légitime par M. Hollande cette semaine), n'a suscité nulle émotion. Le ministère de la défense a rappelé qu'il y a du ciblage "comme en 2008". Mais en 2008 ils avaient aussi bombardé le zoo de Gaza (comme dans le film "Underground"). Béatrice Guelpa en avait témoigné. Se peut-il qu'une fois sur deux l'armée cible, et une fois sur deux elle perde ses nerfs (ce que sous-entend le terme de "bavure") ?
 
Les pro-palestiniens disent que Morsi et Ahmadinejad ont lancé un appel commun contre Israël. La nouvelle me semble suspecte. Elle provient de la TV iranienne. Morsi ferait-il vraiment cela alors qu'il espère négocier une trève ?
 
Je crois plus en tout cas en la capacité de négocier de M. Morsi qu'en celle de M. Fabius qui s'est rendu à Tel Aviv officiellement pour aider à obtenir le cessez-le-feu, mais cela sent trop l'opération de propagande médiatique à l'attention de l'électorat socialiste en banlieue.
 
Vijay  Prashad, toujours lui, dénoncé dans Couterpunch aujourd'hui le double feu vert accordé par Obama : Israël à Gaza, et au Rwanda à Goma. J'ai souvent moi-même dénoncé l'impunité du Rwanda au Congo, et nous l'avons fait dans l'Atlas alternatif, mais il faut quand même être un peu prudent : qui peut assurer avec certitude que la M23 agit sur ordre de Kagamé ? Et pourquoi le Rwanda aurait-il intérêt a entretenir indéfiniment cette guerre au Nord-Kivu ? N'y a-t-il pas plutôt dans cette région un processus auto-entretenu de guerre civile avec des milices largement incontrôlées ? Je pense qu'il faut être rigoureux sur les éléments de preuve. Mettre le Rwanda à toutes les sauces quand on parle du Congo devient aussi contreproductif que d'accuser sans peser ses mots Israël de vouloir commettre un "génocide" des Palestiniens. Ces accusations non étayées sont à proscrire.
 
A part cela, côté réflexion sur les idées politiques, je vous signale un billet sur un blog anti-européiste de gauche qui oppose le néo-libéralisme au libéralisme économique traditionnel. Je ne suis pas du tout d'accord avec cela, mais je vous laisse y réfléchir par vous même en le lisant.
 
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La politique étrangère vue par Bertrand Badie

26 Avril 2012 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #Le monde autour de nous, #Barack Obama

Journaux-3-2.jpgDans  Le Monde :

 

"Il n'est pas sûr du tout que le néo-conservatisme ne soit plus d'actualité. D'abord, parce qu'il est une forme actualisée du vieux modèle messianique qui a profondément marqué les Etats-Unis, et plus généralement le monde occidental. On peut le tenir pour l'expression radicale d'une histoire longue dont rien n'indique qu'elle soit aujourd'hui achevée. Si l'on prend en compte le camp républicain, les primaires ont même montré une surenchère entre des versions différentes mais tout aussi intenses du néo-conservatisme: celles de Rick Santorum, de Newt Gingrich ou de Rick Perry... sans compter les adeptes du Tea Party. Quant à Mitt Romney, l'option néo-conservatrice est moins nettement affichée, mais elle reste une composante de son discours.
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Passons du côté démocrate : le néo-conservatisme n'y a certainement pas la même rudesse, mais il reste une composante plus discrète de l'architecture idéologique globale. L'idée de "League of democracies" y est populaire, extraite de la dogmatique wilsonienne et très présente, y compris dans l'entourage de Barack Obama. Elle confère aux démocraties occidentales un rôle de gardien du monde qui n'est pas aussi éloigné des "rêves bushiens". Enfin, l'Europe, très majoritairement de droite, reste dominée par des principes qui sont loin d'être incompatibles avec le néo-conservatisme d'outre-Atlantique, d'autant plus que la gauche a renoncé depuis un certain temps à forger une politique étrangère alternative."

 

Vous pouvez lire le reste de l'interview de B. Badie dans Le Monde...

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PS : Quant à moi, je renvoie au passage à mes propositions de politique étrangère ici. 

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Union sacrée des interventionnistes républicains et démocrates

7 Novembre 2010 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Les Stazinis, #Barack Obama

Lu dans le Washington Post aujourd'hui : 11-septembre-copie-1.jpg

"President Obama stands a good chance of being reelected in 2012 if he makes progress in Afghanistan, he adopts a tougher line against Iran, the economy improves and there are no major terrorist attacks in the United States, a senior Republican said Saturday.

 

Sen. Lindsey O. Graham (S.C.), who has become a leading GOP national security spokesman, said that if Obama is looking for cooperation with Republicans, a continued U.S. military effort in Afghanistan is "one area where Republicans feel comfortable standing by the president" and are likely to give him more support than many in his own party."

 

Et puis pour égayer le présent billet, sur un autre segment de l'échiquier politique étatsunien, un clip électoral digne de notre Ségolène :

 

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