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Le blog de Frédéric Delorca

NEOM et l'intelligence artificielle

31 Décembre 2020 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Bill Gates, #Donald Trump, #Proche-Orient, #Grundlegung zur Metaphysik, #Débats chez les "résistants"

Revenons d'un mot sur le  projet saoudien NEOM que l'on avait évoqué en avril 2018 à propos de l'affrontement entre l'ami des démocrates (et de Bill Gates) Al Waleed et le pro-Trump Ben Salmane. Nous avions expliqué à l'époque que le prince Ben Salmane a confié un projet de nouvelle mégalopole industrielle NEOM à 500 milliards de dollars (construite au prix d'expropriations arbitraires) à l'ex PDG de Siemens Klaus Kleinfeld lobbyiste du forum de Davos et financé par le groupe japonais SoftBank Group dirigé par Mark Schwartz ancien de Goldman Sachs

NEOM est censée constituer une mégapole de 10 000 kilomètres carrés (la raille de la Belgique), véritable Etat indépendant, avec des voitures volantes et une lune artificielle, alimentée par des énergies renouvelables, une ville "avec plus de robots que de personnes", le paradis de l'intelligence artificielle. Son nom mêle le mot grec"nouveau"  (Neo) et le mot arabe "avenir" (Mostaqbal). Ce sera le pendant en plus gros de la ville de Bill Gates "Belmont" dans l'Arizona.

Certaines voix musulmanes en France comme celle du chiite Yahia Gouasmi ancien responsable du Centre Zahra affirment que ce projet est antéchristique et vient prolonger le geste de la création, au pied du mont Sinaï, du Veau d'Or par le Samiri (selon le Coran), qui serait selon lui une préfiguration de l'Intelligence artificielle, cette "intelligence acquise" de Lucifer (Iblis),  opposée à l'intelligence directement inspirée de Dieu, intelligence qui prospèrera avec le Dejjal à la fin des temps avant d'être vaincue par le Messie. On notera que l'Arabie saoudite reconnaît elle-même cette continuité au moins sur le plan géographique. Le 18 mai dernier, un article du journal pakistanais "The Daily Times" précisait que selon Charles Whittaker le mont Sinaï est bien situé dans cette zone, au mont Jabal al Lawz (Djébel-el-Lawz, la montagne des amandes) ce qui a donné lieu à un documentaire de 24 mn de la "Doubting Thomas Research Foundation" (cf ci dessous), une thèse aussi soutenue par le Dr Colin Humphreys, professeur de sciences à Cambridge qui affiche par ailleurs ses convictions baptistes. C'est devenu d'ailleurs un argument pour des visites touristiques thématiques.

Yahia Gouasmi n'est pas le seul interprète du Coran à associer l'Antéchrist (Dejjal/dajjal) à l'intelligence artificielle notamment du fait des prophéties qui disent qu'il "sera un jeune homme"aveugle ou défectueux dans son œil droit. Cet œil ne sera "ni proéminent ni enfoncé, et ressemblera à un raisin flottant" (voyez par exemple à ce sujet les vidéos du jordanien Tamer Mahmoud, ou de Cheikh Imran Hosein).

En novembre dernier la ville de Neom a été encore à la "une" de nos médias pour avoir été le siège d'une rencontre secrète entre Netanyahou et Ben Salmane. Elle le sera vraisemblablement dans les années à venir pour les expérimentation qui mélangent (comme d'autres projets pharaoniques saoudiens) virtuel et réel et asservissent l'humain au robot à l'ombre de la 5G.

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"Les droits de l'homme contre le peuple" de Jean-Louis Harouel

29 Décembre 2020 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Lectures, #Philosophie et philosophes, #Christianisme, #George Soros, #Peuples d'Europe et UE, #Colonialisme-impérialisme, #Débats chez les "résistants"

Je lisais hier "Les droits de l'homme contre le peuple", de Jean-Louis Harouel, professeur émérite de Panthéon Assas (un livre court et profond, publié en 2016, dont je vous conseille la lecture pendant la fêtes car il se lit très vite et très bien). Je suis loin d'être d'accord avec tout ce qui est dit. Notamment je pense que le livre surestime le "péril musulman" (même si, c'est vrai, il ne faut pas sousestimer la gravité de menaces que font peser sur notre civilisation des projets comme ceux des Frères Musulmans, trop creuser le fossé entre immigrés musulmans et autochtones chrétiens est une erreur dangereuse). Mais il nourrit une réflexion très intéressante sur les dangers de l'idéologie des droits de l'homme comme nouvelle forme de stalinisme. Il montre sur le plan philosophique que cette idéologie, comme toutes les doctrines de gauche (y compris le marxisme), s'enracine à la fois dans la Gnose (cette hérésie chrétienne qui divinise l'humanité) et dans le millénarisme (une philosophie de l'histoire qui veut préparer ici bas, notamment par la lutte contre les inégalités, le règne terrestre de mille ans du Christ), deux courants synthétisés par les prophéties de Joachim de Flore. C'est donc largement là du christianisme dévoyé qui ne retient du message messianique que l'amour et pas la justice, et qui, en ouvrant la possibilité d'un paradis terrestre dans l'avenir légitime l'amoralité, puisqu'on peut étouffer son prochain aujourd'hui au nom de ce futur Bien rédempteur qu'on se prépare à faire advenir.

Sur le plan juridique, ajoute Harouel, le droit-de-l'hommisme a connu un glissement en se transformant d'une idéologie de résistance à l'oppression étatique (ce qu'était déjà le christianisme sous l'Ancien régime), en une doctrine de lutte contre les discriminations. En empruntant cette voie, estime l'auteur, les droits de l'homme introduisent l'amour dans le droit, puisqu'il faut accorder toutes sortes de privilèges au ressortissant de la minorité au nom de l'amour qu'on lui doit (là où le christianisme, fidèle en cela au judaïsme de l'Ancien Testament situait seulement l'amour au niveau de la morale individuelle, tout en légitimant le système punitif légal nécessaire à la sauvegarde de la société). Cet amour obligatoire se nourrit en réalité d'une haine de soi-même, affirme Harouel, et, pour cette raison, porte en germe un suicide collectif de l'Occident. Et cette introduction de l'amour dans le droit, qui s'apparente à l'augustinisme de l'époque carolingienne (la volonté de l'Etat d'assumer une fonction spirituelle de rédemption des âmes, ce qui fait des ministres et des hauts fonctionnaires des prêtres) s'illustrerait notamment dans l'arrêt GISTI du Conseil d'Etat du 8 décembre 1978 imposant le regroupement familial des immigrés en France et non à l'étranger.

Un tel amour obligatoire du migrant va avec une indifférenciation totale de tous les êtres humains pris comme une abstraction (sans identité culturelle, sans genre etc), l'identité culturelle n'étant acceptée et valorisée que lorsqu'elle émane du minoritaire, lorsque celui-ci l'invoque à l'appui d'une revendication juridique qui lui permettra d'arracher quelques prébendes.

La thèse du professeur Harouel comporte beaucoup de biais inhérents à la pensée conservatrice qu'on est habitué de trouver dans beaucoup de pays riches. Je l'ai dit plus haut, elle force un peu le trait sur le péril musulman. Et elle exagère le thème de la "vertueuse civilisation européenne sommée de se suicider", en omettant que cette civilisation continue à commettre des crimes épouvantables (les politiques de changements de régimes au Proche Orient, la course insensée aux armements y compris dans l'espace, l'encerclement militaire de l'Eurasie, l'exploitation odieuse des matières premières dans les pays du Sud, le soutien à des régimes qui empêchent toute émancipation des peuples), crimes dont on ne peut rendre coupables les seuls banquiers de Wall Street (aujourd'hui ce sont les bons électeurs conservateurs partisans de Donald Trump qui ne lèvent pas le petit doigt pour permettre au peuple vénézuélien de respirer). De même la thèse est outrancière quand elle ne voit plus dans les droits de l'homme qu'une machine à détruire la culture européenne au profit des minorités comme si elle n'avait pas aussi conservé sa vocation à préserver (dans l'héritage du christianisme) l'individu face au pouvoir de l'arbitraire.

Cependant le livre de JL Hérouel a le mérite de montrer ce qu'une certaine élite cosmopolite (mondialiste), avec des gens  - qu'il se garde bien de nommer car sa visée est plus philosophique que sociologique, mais c'est bien d'eux qu'il s'agit - comme Rockefeller, Rothschild et Soros, mais aussi les 30 % d'idiots utiles (bobos urbains) qui les soutiennent, veulent effectivement faire avec l'idéologie des droits de l'homme (et ils y parviennent largement au terme d'un patient travail de confiscation des médias, et des pouvoirs publics, notamment des instances judiciaires comme la cour européenne des droits de l'homme). C'est effectivement une entreprise de liquidation à grande échelle, profondément mortifère, et cynique, à laquelle se livre ce système au nom d'un idéal d'amour totalement dévoyé (on a déjà évoqué d'ailleurs toutes ces chansons, tous ces films, marqués par la sorcellerie et l'oeil d'Horus qui nous servent l'amour à toutes les sauces et nous imposent maintenant le confinement, le masque, la vaccination, le traçage, le transhumanisme, la haine de soi puissance dix et le "together at home/together as one" le plus totalitaire et destructeur qui soit au nom de cet "amour" antéchristique). Grâce à ce livre on comprend bien les origines spirituelles de la terrible gangrène universelle que nous subissons aujourd'hui.

On comprend aussi, au passage, un point auquel je songe depuis des années : que le christianisme ne peut pas être une doctrine politique, sauf une doctrine de résistance à l'oppression gouvernementale (la résistance à César). Les politiciens qui veulent vous vendre un programme inspiré par Jésus sont donc à fuir. De l'Etat (nécessairement voué à un contrôle partiel par Satan), on peut seulement attendre que, tout en assumant vaille que vaille son devoir de protection et de redistribution à l'égard de tous, il édicte des lois modérées sous le contrôle d'un peuple qui, par la prière et par l'intervention divine, se donne les moyens de le contraindre à se limiter dans son pouvoir de nuisance.

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Départ du représentant de l'Allemagne du Conseil de Sécurité : Moscou et Pékin soulagés

23 Décembre 2020 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Peuples d'Europe et UE, #Colonialisme-impérialisme, #Le monde autour de nous

Le mandat de deux ans du représentant de l'Allemagne au Conseil de sécurité de l'ONU est terminé, puisque le jeu des chaises musicales entre membres non permanents va porter un autre pays à la place de notre allié d'outre-Rhin. Si l'on en croit Pravda.ru, vu le profil de l'émissaire qu'Angela Merkel avait choisi de désigner pour la représenter dans cette "noble enceinte", un dénommé Christoph Heusgen, ce n'est pas demain la veille que l'Allemagne y obtiendra le siège de représentant permanent dont elle rêve depuis des années. Ce diplomate en effet, atlantiste forcené, n'aura été bon qu'à répandre des rumeurs anti-russes et anti-chinoises en empoisonnant l'ambiance du Conseil, à contre-emploi de la vocation de cette assemblée qui est de rechercher des voies d'apaisement.

"Dans son travail au Conseil, il semble qu'il [Heusgen] ait développé une sorte d'addiction - pas une réunion sans critiquer la Russie, même si le sujet de l'événement ne s'y prêtait pas. J'espère qu'après le 1er janvier, ce symptôme malsain pour Christoph disparaîtra" a déclaré pour saluer son départ le représentant russe Dmitri Polyansky.

L'ambassadeur adjoint de la Chine à l'ONU, Geng Shuang, quant à lui, a été encore plus incisif en concluant son intervention par un  : "Je souhaite dire quelque chose du fond du cœur: bon débarras, ambassadeur Heusgen !". Une expression qui est si peu usitée dans les milieux diplomatiques que, selon China Times cité par Pravda.ru, l'interprète a à peine osé traduire par "Au revoir ambassadeur Heusgen".

Mme Merkel pourra peut-être se consoler en usant du pouvoir d'influence que le traité d'Aix-la-Chapelle signé en janvier 2019 lui donne sur le siège de la France (qui elle est membre permanent). En tout cas  Moscou et Pékin, eux, ne sont pas près de lui accorder davantage après le triste épisode Heusgen.

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Juin 2001 : l'autre "Dark Winter" qui annonçait la dictature sanitaire actuelle

23 Décembre 2020 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #coronavirus-vaccination-big pharma, #Débats chez les "résistants", #Le monde autour de nous, #Les Stazinis, #Peuples d'Europe et UE

Dans mon article d'il y a un mois sur la "task force" anti-Covid de Biden, j'ai souligné la présence troublante dans le discours du soi-disant président élu (je ne reviens pas sur la fraude qui le porte au pouvoir, voyez ces commentaires sous une vidéo de Ouest France pour voir combien tous les Internautes ont bien compris l'intox à ce sujet) du thème de l' "hiver obscur", "dark winter" martelée comme un slogan à propos de la "progression" attendue de la "pandémie" cet hiver (une hypothèse que les médias appuient en ce moment en invoquant l'existence de nouvelles mutations du virus, voire d'une nouvelle souche issue du vison).

Bizarrement, l'expression "dark winter" a déjà été utilisée en lien avec une pandémie, il y a 19 ans (un cycle astral au bout duquel soleil et lune se retrouvent en conjonction, à l'honneur dans le calendrier hébraïque notamment), Il s'agissait alors du nom d'un exercice militaire organisé les 22 et 23 juin 2001, par le Johns Hopkins Center for Civilian Biodefense Strategies, en collaboration avec le Center for Strategic and International Studies, l’Analytic Services Institute for Homeland Security et l’Oklahoma National Memorial Institute for the Prevention of Terrorism. L'exercice simulait l'existence d'une épidémie de variole déclenchée par une arme biologique, et examinait des scénarios de réaction (vaccination, distribution de masques, confinement) mais aussi de  gestion d'information, lutte contre les fausses rumeurs sur Internet etc.

Principale conclusion de l'exercice : "Les participants à Dark Winter craignaient qu'il ne soit pas possible d'imposer de force des restrictions de vaccination ou de voyage à de grands groupes de population sans leur coopération générale. Pour obtenir cette coopération, le président et d'autres dirigeants de Dark Winter ont reconnu l'importance de persuader leurs électeurs qu'il y avait équité dans la distribution des vaccins et d'autres ressources rares, que les mesures d'endiguement de la maladie étaient pour le bien général de la société, que tous des mesures possibles sont prises pour empêcher la propagation de la maladie et que le gouvernement reste fermement aux commandes malgré l'expansion de l'épidémie." Notez l'insistance sur la nécessité d'une "coopération générale", de faire en sorte que ce soient les acteurs sociaux eux-mêmes (notamment les employeurs dans les entreprises), et non le gouvernement, qui imposent à leurs concitoyens par l'incitation, la menace, ou la délation, des moyens contraignants de lutte contre l'épidémie comme la vaccination ou l'autoconfinement.

Chacun peut voir les points de convergence entre cet exercice militaire du début des années 2000 et la politique actuelle des gouvernements occidentaux  à l'heure où le premier ministre français annonce qu'il va déposer en procédure accélérée à l'Assemblée nationale un projet de loi instituant un "régime pérenne de gestion des urgences sanitaires" qui veut inscrire l'état d'urgence (et la dictature qui l'accompagne) dans le droit "ordinaire", et "octroyer comme en Israël - sic - à chaque personne vaccinée un "passeport vert", permettant de se rendre dans les lieux de culture, au restaurant et "de retrouver une vie normale" ".

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Elections au Soviet Suprême de Transnistrie : le monopole de Sheriff

3 Décembre 2020 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Transnistrie, #Le monde autour de nous

Mauvaise nouvelle pour la démocratie en Transnistrie : selon le quotidien russe Kommersant, les élections législatives du 29 novembre ont conduit à l'élection de 33 députés liés au trust financier "Shériff" sur 33... 29 sont membres du parti "Renouveau" créé par Shériff, et 4 sont des chefs d'entreprise liés à cette holding. Il n'y a même plus l'illusion d'une opposition fictive... "Le président de la République Vadim Krasnoselsky, qui a remporté les élections en 2016, ajoute le journal, est également arrivé au pouvoir avec le soutien financier, médiatique et politique du shérif, la holding contrôle désormais toutes les branches du gouvernement: les tribunaux de Transnistrie ne prennent pratiquement pas de décisions qui ne sont pas coordonnées avec cette structure d'entreprise ..."

Selon Anatoly Dirun, directeur du "Sciences Po" local qui a essayé de se présenter comme candidat indépendant à Tiraspol, les candidats sans-parti ont été délibérément empêchés de se présenter. D'où un taux de participation faible (27,7 %), même si le Covid a aussi conduit les gens à rester chez eux. Pour beaucoup d'observateurs ce déclin du pluralisme en Transnistrie risque d'affaiblir le pays face aux attaques prévisibles de la nouvelle présidente européiste de Moldavie Maia Sandu.

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