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Le blog de Frédéric Delorca

Articles avec #ecrire pour qui pour quoi tag

Stalemate

28 Août 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Ecrire pour qui pour quoi

J'ai reçu récemment un courriel d'un lecteur de ce blog que j'avais rencontré il y a deux ans. Il me propose ses services pour qu'on écrive un article ensemble ou quelque chose dans ce genre. Je ne sais quoi lui répondre. Il y a une telle conspiration du silence contre mes livres et contre mon blog. Le dernier blog qui avait coutume de reprendre mes billets a cessé de le faire il y a deux mois. Et j'ai même appris récemment que, dans les milieux avec lesquels je collaborais jadis contre les guerres d'ingérence, circulerait une rumeur depuis quelque temps selon laquelle je n'aurais pas été assez clair sur la question de la défense de la souveraineté de la Syrie il y a dix ans. On dit cela pour me disqualifier, comme on aurait pu dire autre chose. Les gens sont prêts à inventer n'importe quoi par bêtise, par jalousie etc (j'avais déjà évoqué dans un de mes livres les entreprises pour couler l'Atlas alternatif, il y a quinze ans, de la part d'individus minables au sein même de la maison d'édition qui le publiait, aidés du fait que j'étais un outsider, sans réseaux pour me soutenir, comme je l'ai toujours été dans les milieux où je pointais le bout de mon nez depuis que j'ai quitté mon Béarn natal).

Et l'on sait que beaucoup de personnes ont baissé les bras devant la mesquinerie de leurs propres alliés potentiels - voyez un cas que j'évoquais en avril. Personnellement, je n'ai pas vraiment baissé les bras, mais mes travaux ont été placés dans une telle impasse, marginalisés d'une façon si systématique, que je ne vois tout simplement plus l'utilité de tenter quoi que ce soit. C'est une situation de blocage complet dont on ne peut que prendre acte, car elle doit correspondre à quelque nécessité transcendante sur laquelle je n'ai aucune prise.

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L'impasse du www

27 Juin 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Ecrire pour qui pour quoi, #Débats chez les "résistants", #Grundlegung zur Metaphysik

L'auditoire de ce blog a été divisé en un mois. Rien à voir avec les records de lecture battus pendant la période du confinement. Il est probable qu'en juillet il mourra de sa belle mort. A l'automne quand on nous reconfinera ou lorsque la vaccination sera rendue obligatoire (ou lorsqu'on aura les deux à la fois comme aux Seychelles), les gens viendront y pêcher des informations, mais ils ne trouveront plus rien à cette adresse. Ainsi va la vie. Je me faisais la réflexion hier qu'Internet dans son intégralité est un piège sulfureux. D'ailleurs beaucoup de gens ont fait remarquer que "www" (world wide web), s'écrit en hébreu triple "vav" (comme la bière Monster), or, vav est la sixième lettre de l'alphabet, soit 666. Je songeais que peut-être c'était là une pure coïncidence, puis j'ai repensé au WWF (World wildlife fund, fond mondial pour la nature), dont j'ai expliqué il y a quelque temps qu'il a été fondé par des francs-maçons britanniques issus du Groupe de la Table Ronde, qui avait piloté la politique coloniale de Sa Majesté pendant un siècle...). Or, si l'on prend les deux premières initiales, transposées dans l'alphabet hébraïque, on a là aussi un double vav... puis le "f" qui est la sixième lettre de l'alphabet latin contemporain... Donc là aussi on a un triple 6. Ces gens ne font jamais les choses au hasard...

Qu'attendre donc d'un dispositif technologique qui arbore lui-même la symbolique du triple 6 ? On ne peut s'étonner de ce que tout ce que l'on entreprend dans ce cadre mène à une pure impasse.

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Panneau indicateur

25 Juin 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Ecrire pour qui pour quoi

Vous noterez qu'en ce mois de juin j'ai publié beaucoup moins d'articles qu'en mai. Une lectrice m'a fait remarquer il y a quinze jours que très peu de gens commentent mes billets, "ce qui prouve bien que le concept des blogs ne marche pas", a-t-elle ajouté. Je pense que le problème est plus profond. Cela va au delà de l'inutilité des blogs. Très peu de gens ont pris l'initiative d'échanger avec moi au cours des derniers mois, ou, quand ils échangent, ils mettent fin rapidement au dialogue. Ils viennent consommer de l'info, puis ils zappent, comme ils le font sur les médias dominants. Il y a quelques mois je craignais que ce blog n'en précipite plus d'un dans la négativité, ce pourquoi j'essayais de le ponctuer de billets encourageants, mais je pense plutôt que cela les plonge vers l'insignifiance, un peu comme le reste d'Internet (voyez le livre de Castoriadis : "La montée de l'Insignifiance"). Donc je n'écris plus trop pour rendre service aux lecteurs. J'utilise seulement ce blog comme un bloc-note pour moi-même, afin de garder quelques repères dans l'évolution des événements actuels, cela m'aide un peu à réfléchir, à garder à l'esprit les grands traits des processus, rien de plus... De toute façon je n'ai jamais eu vocation à m'adresser aux gens. La faible diffusion de mes livres le montre. Mes écrits sont seulement des panneaux indicateurs mais il est des panneaux qui ne sont pas vraiment destinés à être vus, un peu comme les inscriptions au sommet de la colonne de Trajan à Rome.

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Big Pharma, la puce, les enlèvements d'enfants, les dangers d'une radicalité excessive

25 Avril 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Ecrire pour qui pour quoi, #Grundlegung zur Metaphysik, #Vatican, #Bill Gates, #Les régimes populistes, #coronavirus-vaccination-big pharma, #Lectures

Après les désabonnements massifs et la chute du taux de fréquentation de ce blog, je me trouve en un sens plus libre maintenant pour écrire ce que je veux... Du coup, je laisse un peu tomber les recherches compliquées autour des signes produits par les disciples de l'oeil d'Horus. Les lecteurs de ce blog ont déjà ici des centaines de pages produites à ce sujet. Vous avez beaucoup d'éléments sur cette matrice culturelle nocive néfaste qu'on nous impose plus ou moins "sublibinalement" depuis un demi-siècle, beaucoup plus que vous n'en pouvez retenir. Je vous laisse continuer à parcourir la rubrique "Grundlegung Zur Metaphysik" pour vous en persuader. Inutile d'écrire encore un billet là dessus.

A ce sujet un lecteur m'a contacté cette semaine pour me signaler un nouveau système d'interprétation des signes qu'expriment les productions cinématographiques. Je suis toujours ouvert aux découvertes des uns et des autres sur ce genre de sujet, et j'essaie de les aider à les faire connaître lorsque je le puis, mais mes moyens pour ce faire sont des plus limités.

Pour l'heure disais-je, je laisse un peu tomber les vidéos d'EnterTheStars et de quelques autres, et demeure dans une prudente expectative. On voit bien que le Big Pharma et ses inspirateurs satanistes poursuit ses expérimentations à travers le monde avec leur invention covidesque. On en est au stade où les "variants" ont des effets de plus en plus funestes (voyez par exemple la vidéo éloquente de la brujita Tatiana Ventose sur les effets du "covid long") et j'observe que dans les trains les gens deviennent tous de plus en plus scrupuleux avec le port du masque, et de plus en plus prompt à attaquer leur prochain s'il le laisse sous le nez : "remettez votre masque s'il vous plait". La voix totalitaire qui nous ressort sa liste de 10 000 consignes à bord des wagons "étiquetez vos bagages, ne laissez pas traîner d'affaire" etc pourrait aussi bien remplacer le slogan "en train tous responsables" par "en train tous fascistes". Les autorités admettent que le vaccin ne protège pas complètement  des variants, et cependant les trois quarts des gens aux Etats-Unis comme en France vont accepter ce vaccin faute de mieux, et sans doute accepteront de le subir tous les ans, comme Soros l'avait prédit dès 2020.

On voit bien que cela expérimente à tout va. Dans tel pays on reconfine, dans tel autre on déconfine. Aux Etats-Unis des sociétés offrent des donuts gratuit pendant un an, des pintes de bière, le gouvernement offre un crédit d'impot à ceux qui acceptent leur vaccin. Ils savent qu'ainsi quand ils auront atteint les 90 % d'acceptation ils pourront imposer le passeport sanitaire, puis la puce - avez vous vu qu'un laboratoire de recherche militaire américain, a développé une puce qui peut tester en continu le sang des gens pour le nouveau coronavirus, l'invention est en phase de test et pourrait être administrée aux marins de l'US Navy... avant que ce ne soit le tour des civils...

Tout cela avec le soutien du pape toujours positionné pour devenir le grand sorcier de la future religion unifiée antéchristique. Voyez la dernière sortie de l'archevêque Mgr Vigano là dessus : "Du 6 au 8 mai 2021, aura lieu la cinquième Conférence internationale du Vatican, intitulée Explorer l'esprit, le corps et l'âme. Unissez-vous pour prévenir et unissez-vous pour guérir. Une initiative mondiale de soins de santé: comment l'innovation et les nouveaux systèmes de prestation améliorent la santé humaine . L'événement est organisé par le Conseil Pontifical pour la Culture, la Fondation Cura, la Fondation Science et Foi et Stem for Life." Vigano vous présente les futurs participants de cette réunion : "Chelsea Clinton, adepte de l'Église de Satan et fervente défenseur de l'avortement; le gourou du Nouvel Âge Deepak Chopra; Dame Jane Goodall, environnementaliste et experte en chimpanzés; les PDG de Pfizer et Moderna; des représentants de Big Tech; et toute une série d'avorteurs, de malthusiens et de mondialistes connus du grand public. La conférence a recruté cinq journalistes éminents comme modérateurs, qui proviennent exclusivement de médias de gauche tels que CNN, MSNBC, CBS et Forbes." "Cette conférence, ajoute Vigano, - avec le Conseil pour le capitalisme inclusif de Lynn Forester de Rothschild, le Pacte mondial sur l'éducation et le Panthéon interreligieux qui se tiendra en juin à Astana, au Kazakhstan - est la énième confirmation scandaleuse d'un départ inquiétant de l'actuel Hiérarchie, et en particulier ses plus hauts membres romains, issus de l'orthodoxie catholique. Le Saint-Siège a délibérément renoncé à la mission surnaturelle de l'Église, se faisant le serviteur du Nouvel Ordre Mondial et du globalisme maçonnique dans un contre-magistère antéchristique. "

Evidemment, le sinistre Dr Fauci sera de la fête. A son sujet du reste la féministe Naomi Wolf ancienne conseillère de Clinton nous apprend qu'il a reçu 1 million de dollars d'Israel au titre du Dan David Prize en février 2021, ce qui en fait le bureaucrate le plus subventionné par Tel-Aviv. Or, ce petit pays proche-oriental est à la pointe de la vaccination, du passeport sanitaire, de la vidéosurveilllance, de l'intelligence et des viandes synthétiques, bref de out l'agenda luciférien mondialiste... donc vous savez de quoi l'amitié "israélo-faucienne" est le nom, comme dirait le vieux philosophe maoïste (qui n'a rien d'intéressant à dire sur le Covid, pas plus que les autres auteurs de gauche, lisez le site Le Grand Soir pour vous en convaincre)

Je conseille toujours à mes lecteurs de rester prudents. Vos gouvernants continuent de jouer au yo-yo avec vos passions. On va ouvrir les restaurants "au compte goutte" en mai, puis on refermera au premier variant. Le but est de casser votre psychologie. Gardez du recul, faites confiance à la providence... Et, pour le reste... aérez vous l'esprit autant que vous le pouvez, dans votre jardin, dans les livres, avec des amis...

Ne cédez pas trop aux sirènes extrémistes qui ne vous mènent pas très loin. Je pense à ces dames qui maintenant font des grèves de la faim pour récupérer leurs enfants, qui ont nourri les débats ces derniers temps. Il y a probablement des réseaux francs-maçons à l'oeuvre dans l'aide sociale à l'enfance (ASE), dans la justice etc, et qu'à la marge cela puisse nourrir des cercles satanistes (tout est possible de ce côté là). Est-ce à dire que toutes ces institutions sont gangrénées ? je ne le crois pas. Il est possible que l'ASE joue contre la famille, comme le fait l'école, en détournant les enfants de leurs mères, alors que dans les années 1980 les protocoles versaient dans l'excès inverse : maintenir à tout prix le lien maternel, alors que ces mères sont souvent émotionnellement instables, ce qui peut avoir un effet destructeur. Il y eut de l'excès dans un sens dans les années 1980, peut-être un excès dans l'autre aujourd'hui, mais je ne crois pas bon d'encourager les enlèvements comme dans l'affaire Lola Montemaggi. Et quand je vois que, sur ce coup là, l'opération qui a conduit l'intéressée à se faire arrêter avec sa fille en Suisse est revendiquée par l'homme qui l'an dernier a appelé au coup d'Etat, je me dis que tout cela sent le roussi, et j'encourage tout un chacun à garder ses distances à l'égard de ces mobilisations intempestives.

D'une manière générale méfiez-vous de l'excès de radicalité qui veut vous conduire à vivre dans les bois, vous désocialiser, et devenir la proie facile des sectes et des hôpitaux psychiatriques. Sachez garder la bonne mesure dans la dissidence. Conseil d'ami.

Restez aussi, cela va sans dire, à l'écart de l'hystérie anti-russo-chinoise que Biden-Soros et leur clique continuent d'entretenir (avec le stagiaire locataire de l'Elysée dans le rôle de leur employé modèle, au micro de CBS News).

Essayant toujours de tirer le plus honnêtement possible les conséquences de ce qui m'a été révélé par des voies surnaturelles, tout en faisant fonctionner avec humilité ma raison en essayant de ne pas trop m'égarer (cet équilibre entre miracles et obscur travail insipide, modeste et laborieux semble être au fondement du christianisme), je voyage en ce moment dans les années 1830, au coeur des débats français sur le christianisme libéral (qui n'avait rien à voir avec la social-démocratie du XXe siècle, et était défendu par de jeunes esprits brillants et ardents). Une page très importante de l'histoire spirituelle de notre pays, que je vous encourage aussi à parcourir sur Gallica si vous vous ennuyez.

Ne soyez pas égoïstes - faites circuler l'information : si un billet de ce blog vous intéresse, partagez le par mail ou sur les réseaux sociaux.

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Toujours le problème des malentendus

23 Octobre 2020 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Ecrire pour qui pour quoi, #Christianisme, #Philosophie et philosophes

S'exprimer dans l'espace public est toujours très ingrat, parce que l'on s'expose soit à la déception de ne pas être écouté (ou lu), soit à celle d'être suivi par des gens qui adhèrent à ce que vous dites mais par de mauvaises raisons (je m'en rends compte souvent quand je dialogue avec des lecteurs). Combien de gens, par exemple parmi ceux qui se sont mis à suivre ce blog dans la phase de la mise en place de la dictature sanitaire, sont des personnes au coeur profondément endurci, qui cèdent facilement aux tendances paranoïaques, et portent au pinacle des publicistes "dissidents" aux égos démesurés qui en réalité les intoxiquent et les tirent humainement et spirituellement vers le bas ! Ces gens malades ont spontanément tendance à m'identifier à ces auteurs qu'ils fétichisent, puis s'agacent de ne pas me voir ressembler aux schémas pré-définis dans leurs têtes, et finalement ne tirent à peu près rien d'utile de mes écrits sauf des éléments biaisés qui consolident leurs erreurs.

On ne peut jamais éviter qu'un discours qui voudrait "coller" à la vérité, s'inscrive dans un arrière-plan qui empêche les gens de le comprendre. On n'est jamais le premier à parler, celui dont les mots se projetteraient sur une page vierge qui ne les chargerait d'aucune connotation. Pour ne citer que l'exemple le plus éminent, il est bien évident que les paroles du Christ en leur temps "tombaient" dans des univers mentaux au sein desquels, en Israël, il y avait de nombreuses polémiques et querelles d'interprétation - par exemple chez les Pharisiens entre les partisans de Chamaï et ceux de Hillel -, ce qui, même chez le Messie, finissait par susciter cette interrogation "qui dit-on que je suis ?" (Matth 16:13), "Comment sont reçues mes paroles, comment les situe-t-on ?".

Le philosophe Wittgenstein disait qu'on passe le plus clair de son temps à contrer des théories ou des propos (on pourrait aussi dire des "attitudes", et des "positionnements éthiques") qui seront oubliés dans deux cents ans, de sorte que beaucoup de gens ne verront même pas pourquoi on a fourni tant d'efforts pour apporter toutes ces précisions. Personnellement je ne suis pas enclin à entrer dans des polémiques stériles. Je ne l'étais pas quand je prenais position contre les guerres d'ingérence alors que mes interlocuteurs "naturels" se situaient parmi les spécialistes de la géopolitique ou du débat sur "l'humanitaire". Je ne le suis pas davantage aujourd'hui, alors que mon propos s'est élargi à l'analyse de la dictature de l'oligarchie mondialiste. Passer son temps à se définir par rapport à tel ou tel nourrit des "énergies négatives" (pour employer un vocabulaire commode que je n'aime guère). Je fais toujours le pari que mes lecteurs auront la sagesse de saisir les nuances et les différences par eux-mêmes, mais il ne faut pas oublier qu'il y a toujours à l'oeuvre chez beaucoup d'entre eux comme en tout homme un "yetzer hara", qui viendra les aveugler et les tromper.

Cela ouvre la porte à mille malentendus, et, parfois, donne envie de ne plus s'exprimer du tout dans l'espace public. Mais je continue quand même à penser qu'il faut que je persévère. Même si les informations que je délivre sur ce blog risquent d'être mal comprises pour nourrir des sentiments mauvais et des pensées erronées, renoncer à les diffuser serait donner raison à BFM TV et France Info ou laisser le monopole de la parole à des "dissidents" qui me paraissent potentiellement pires ou en tout cas pas moins dangereux, par leur tournure d'esprit, que les tyrans du Forum de Davos. Le mensonge et la bêtise ne peuvent pas l'emporter.

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Ma génération

8 Octobre 2020 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le quotidien, #Ecrire pour qui pour quoi, #Christianisme

J'ai passé le cap du demi-siècle le jour des saints guérisseurs, en septembre dernier. Puis il y a eu le décès de ma traductrice en Russie (du Covid 19), et celui de mon oncle Roger en Béarn (de vieillesse après un mois d'agonie). Le monde de mon enfance glisse vers le néant. Celui de l'âge adulte commence à se déliter, quand avance celui de la barbarie : l'ère des masques, du fascisme planétaire, et de tous ces jeunes gens aux esprits binaires et aux coeurs secs, formatés par les écrans, le tape-à-l'oeil, qui ne lisent plus Montaigne ni Stendhal.

A maints égards ce sont les années 1930, en pire. On se sent un peu, sur le plan du style sinon sur celui des idées, comme des "Stefan Zweig" : héritiers d'un monde plus raffiné, sur une planète d'automates.

Je dis "on". Parce que je parle un peu au nom de ces gens que j'ai connus, même si leur lâcheté et leur bêtise furent largement responsables de la catastrophe actuelle. Je parle au nom de ces jeunes femmes bourgeoises que j'ai croisées à Sciences Po, qui avaient fait hypokhâgne et khâgne, des jeunes hommes qui lisaient Nietzsche, même si Nietzsche n'était qu'un possédé. Tous ces gens, qui étaient moins stupides que leurs prédécesseurs soixante-huitards, et moins gâtés aussi, car la crise économique frappait à leur porte, ont eu le tort, sans doute, somme toute, de n'être pas assez "classiques". De n'être pas revenus assez tôt à Fénelon et Bossuet, au nerf de la culture. Ça leur aurait peut-être évité de devenir "européistes", adeptes de la tolérance "tous azimuts", "cools", bref, de se saborder et, par la même occasion, de noyer leur descendance.

Je pleure déjà sur leur finesse intellectuelle alors qu'ils sont quinquagénaires comme moi, et donc, en théorie, mais en théorie seulement, encore capables d'exister, parce qu'en réalité, on le voit bien, déjà ils sont finis. Ils ont baissé les bras devant la muselière, comme ils les ont baissés devant tout. Ils n'ont plus qu'une existence nominale, fantomatique. Les Greta Thunberg et Cardi B, ce ramassis d'autistes, de bipolaires et de praticiens du oui-ja, ont hâte de les euthanasier et les remplacer par les loups et les renards qui déjà menacent d'envahir nos villes. Les livres d'histoire diront de nous que nous fûmes la dernière page de l'humanisme. Une page presque dérisoire, avant que l'humanité ne tombe dans la haine complète de soi et le culte des bêtes (et bien sûr de LA Bête). Saviez-vous que le curé d'Ars a dit un jour : "Laissez une paroisse vingt ans sans prêtre, et l'on vénèrera les bêtes" ? Cela ne s'invente pas. On sait maintenant ce que devient tout un continent intellectuel sans curé.

Quel paradoxe tout de même que je prétende parler un peu au nom de cette génération, celle qui eut 19 ou 20 ans en 1989, moi qui étais parmi les moins lettrés d'entre eux, venu de mon village pyrénéen, fils d'ouvrier, avec des lacunes culturelles qui jadis me faisaient si souvent honte...

Au cœur de mon exil de plus en plus irrémédiable, il m'arrive encore de me demander aujourd'hui : "que pourrais-je faire pour témoigner un peu mieux de ce que ma génération fut ?". De ce qu'elle fut, et surtout de ce qu'elle aurait pu être, avec une once ou deux de courage supplémentaire. Ecrire un nouveau roman ? A quoi bon... puisque personne ne lit. Non, il n'y a sans doute plus rien à exprimer dans cette société. Il faut seulement espérer que nous témoignerons un peu dans l'autre monde... si nous amenons notre style avec nous...

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No comment

5 Octobre 2020 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le quotidien, #Ecrire pour qui pour quoi, #Le monde autour de nous

A la réflexion, je ne m'exprimerai plus en détail sur le conflit du Haut-Karabakh (même si le tandem Erdogan, avec leurs armes américaines et israéliennes ne m'inspirent aucune confiance). Il faudrait faire un travail de démystification des manipulations historiques présentes de part et d'autre (tout le monde se jette des droits du "premier occupant" et des "nettoyages ethniques" à la figure) qui demande toujours beaucoup de temps (je l'avais fait en 1999 à propos du conflit du Kosovo, je ne peux pas le refaire aujourd'hui sur le Caucase). Il faudrait aussi un travail d'investigation journalistique : auquel les journalistes français devraient s'adonner, plutôt que de répéter le discours des conseillers d'Aliev qu'ils viennent de rencontrer comme l'a fait le reporter de France 24 hier, sur Twitter nous disent si oui ou non il y a une piste de décollage de F16 à Ganja par exemple. Travail ingrat, comme celui du journaliste qui, présent avec nous en Transnistrie en 2007, se faisait ouvrir les garages de l'aérodrome désaffecté de Tiraspol pour vérifier que la Smirnov n'y stockait pas des armes. Trop au dessous de l'ego de ces vains publicistes, évidemment.

Je ne dirai rien non plus de cette farce de énième référendum calédonien pour lequel le corps électoral est trafiqué afin d'aboutir à une indépendance à marche forcée. Toutes ces manipulations, comme celles que nous subissons chaque jour autour du coronavirus (avec l'étranglement "à titre préventif" des petits commerçants ciblés pratiquement au hasard) finissent par donner la nausée. Ménageons notre foie...

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Réorienter ce blog

22 Mai 2020 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Ecrire pour qui pour quoi, #Christianisme, #Débats chez les "résistants"

Le taux de fréquentation de ce blog a sensiblement diminué depuis le déconfinement. Je tenais à remercier tous les gens qui sont tombés sur ce blog et n'ont pas continué à le lire, ainsi que ceux qui ne se sont pas abonnés car, ce faisant, ils contribuent grandement et efficacement à mon humilité.

Grâce à cela et à quelque aide céleste (qui surdétermine l'ensemble du processus), j'ai pu prendre conscience récemment du fait que la tonalité de mon blog n'était pas juste, notamment à l'égard du commandement qui figure au chapitre 13 de la Lettre aux Romains. On peut "exposer" la mauvaise inspiration des banquiers, des politiciens, des artistes, mais on ne peut pas être dans une posture de sédition à l'égard de l'ensemble du système politique. Je vais donc tâcher de prendre du recul et réajuster le tir, à supposer d'ailleurs que je continue à bloguer dans les semaines qui viennent.

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Pause

15 Mai 2020 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Ecrire pour qui pour quoi, #Christianisme

Je vais faire une petite pause dans l'écriture de ce blog. Il y a eu une petite montée en puissance pendant le confinement puis vers la fin, comme en atteste le nombre de likes de l'article sur la luciférase, mais au fond on constate le même phénomène qu'il y a 20 ans quand je lançais des sites anti-impérialistes : l'offre d'information se multiplie, chaque site la fournit de manière cloisonnée et égotique (la plupart des sites potentiellement "amis" auxquels j'ai écrit ne m'ont même pas répondu), et les gens vont vers l'info la plus simple qui n'est pas forcément la plus juste : j'ai vu sur Overblog un site d'une sorte de médium publier un billet assez sommaire un texte appelant les gens à refuser la vaccination qui recueillait 8 500 likes, de même qu'en général un billet qui dira que Bill Gates est un fou qui met de la luciférase dans ses implants aura plus de "likes" qu'un billet qui essaie de refaire l'historique de la luciférase en replaçant la problématique spirituelle dans une perspective d'histoire longue.

De toute façon, je n'ai pas spécialement vocation à entretenir ce blog, dont beaucoup d'articles disparaîtront avec la mise en place de la loi Avia. J'ai seulement tenté d'apporter ma petite contribution au refus de la marque de la Bête, voilà tout. Mais il faut savoir rester dans le cadre d'une démarche très humble, sans prétention aucune. Un lecteur il y a peu me faisait remarquer qu'en recevant beaucoup d'informations sur le système mondial actuel, il tendait à devenir misanthrope. la Bible dit qu'il ne faut pas aimer le monde, mais il faut bien aimer les gens, vouloir les aider. "Etre simples comme des colombes et rusés comme des serpents". Je ne sais pas trop s'il est possible de réaliser tous ces appels contradictoires des textes sacrés. Les théologiens eux-mêmes disent que ce n'est pas possible sans une aide surnaturelle. 

Je ne voudrais vraiment pas que mes textes plongent les gens dans des excès de méfiance et de désespoir. Vous avez lu un ou deux billets dans ces pages, vous savez qu'il faudra refuser le plus possible les interventions sur vos corps, le conditionnement des âmes, et le flicage généralisé. Voilà. Maintenant éteignez vos ordinateurs et allez vous promener le long des rivières. Si Dieu le veut tout vous viendra par surcroît.

Moi, j'opte pour la pause. J'en ai déjà trop dit dans ces pages. Vous en savez tous beaucoup trop. Il faut savoir faire un peu le vide.

 

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L'effet quantique du positionnement individuel

4 Mai 2020 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous, #Grundlegung zur Metaphysik, #Philosophie et philosophes, #Christianisme, #Ecrire pour qui pour quoi

Un peu partout en Europe au XXe siècle les mésanges ont appris au même moment à ouvrir les opercules des bouteilles de lait devant les portails des maisons des gens. Sheldrake a attribué cela à l'existence de champs morphiques : des phénomènes d'attraction et de diffusion invisibles, à penser aussi avec la non-séparabilité quantique.

Si ce principe est vrai, alors il n'est pas nécessaire de militer activement ni de cultiver un blog qui aurait des milliers de lecteurs chaque jour. Le seul fait de tenir une position spirituelle juste, exigeante et entièrement désintéressée (et humble...) pourrait suffire à produire des effets subtils sur son époque, même quand personne ne vous connaît. Cela fait, par soi-même, reculer les Ténèbres (c'est d'ailleurs pourquoi les Saints sont si attaqués par les démons).

Ce constat, dressé juste le plan d'immanence, doit être doublé de la dimension spirituelle, transcendante, de l'intervention des êtres immatériels (les anges) dès que vous calez votre comportement sur une voie juste.  "Il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de repentance." (Luc 5:7)

 

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Les gens qui me contactent

22 Mars 2020 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Abkhazie, #Ecrire pour qui pour quoi, #Le quotidien, #Grundlegung zur Metaphysik, #Christianisme

Il y a souvent une part de mystère intéressante dans les rencontres que l'on fait, y compris les rencontres sans lendemain.

Il y a quelques semaines j'ai accepté d'aider un ancien combattant abkhaze de la guerre d'indépendance de 1992 à remettre en forme ses mémoires pour une publication en France. Seul mon entourage proche est au courant, et, cependant, sans même que j'écrive aucun article sur l'Abkhazie depuis longtemps, un lecteur qui a voyagé dans ce pays en 2018 m'a écrit la semaine dernière. Comme si un égrégore s'était formé autour de ce thème dans mon quotidien au cours des derniers jours qui "attirerait" à lui des gens qui lui sont liés, à moins que cela ne provienne d'une façon délibérée d'une autorité céleste plus élevée.

Et puis il y a ces échanges un peu improbables qui vous apprennent des choses sur le monde spirituel. Le 1er mars une dame qui appartient à la mouvance de ces chrétiens charismatiques, qui sont souvent d'anciens occultistes qui ont gardé des attaches très sombres, et de ce fait sont peu portés à aimer leur prochain (il est vrai qu'aimer est une chose assez difficile dans le monde actuel, mais il faut quand même essayer). Elle faisait de la guérison de rue et fait probablement partie de ces gens dont le messie dit dans l'Evangile : "Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé par ton nom? n'avons-nous pas chassé des démons par ton nom? et n'avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom? Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité." (Matth 7:22-23). La dame m'a souhaité les flammes de l'enfer dès que j'ai eu un désaccord avec elle (c'est à dire au bout de quelques heures d'échange par mail, après qu'elle m'eût raconté sa vie par le menu). Dans l'ordre de la charité du coeur c'était très instructif.

Récemment aussi un responsable d'un blog de promotion des talismans a cru bon de m'envoyer une publicité pour ses activités sans même se demander si c'était compatible avec les valeurs que je défendais. Je lui ai poliment recommandé la prudence dans l'ordre des "énergies". Il n'a pas donné suite puis m'a réexpédié le même mail un peu plus tard. Il faisait partie de ces individus qui ne pensent pas s'adresser à des personnes vivantes quand ils écrivent sur Internet et acceptent eux-mêmes de défendre leurs idées sur un mode robotique, comme des machines, liquidant d'eux-mêmes leur propre âme.

Et puis il y a cette autre personne, une professeure des écoles, qui, le 12 mars, attirait mon attention sur le fait qu'elle venait de publier un roman pour les 8-12 ans racontant une expérience de mort imminente (EMI) - les gens adorent tellement faire connaître ce qu'ils font !

J'ai souligné auprès d'elle qu'il n'y a jamais de façon religieusement neutre de parler d'une EMI, de sorte que son statut de professeur des écoles, avec l'obligation de laïcité qui l'accompagne, la mettrait peut-être un peu en porte à faux.

"La personne qui l'a vécue peut être neutre dans la façon qu'elle a de raconter son expérience. Mais le contenu du récit, lui, ne l'est pas, lui ai-je expliqué. Si vous dites : au bout du chemin j'ai vu Jésus, votre expérience témoigne pour le christianisme. Si vous dites "j'ai vu Shiva" vous témoignez pour l'hindouisme. Si vous dites j'ai vu mon grand père mort, vos témoignez pour les religions qui pensent que nos âmes dans l'au-delà vivent encore (catholiques, orthodoxes, musulmans, new age etc), mais vous allez contre les adventistes du 7e jour par exemple qui estiment que les âmes des morts dorment au Sheol et qu'elles ne se réveilleront qu'au moment de l'apocalypse. C'est même plus subtil que ça : si vous dites que vous avez vu Jésus et qu'il vous a accueilli au paradis sans vous juger, vous témoignez pour le New Age, car pour les chrétiens on ne voit Dieu au début que pour le jugement, et si vous dites "j'ai vu Jésus et la Sainte Vierge" vous témoignez en faveur du New Age et du catholicisme (ou de l'orthodoxie), mais pas en faveur des protestants. On ne peut être religieusement neutre que sur des détails (par exemple l'homme qui dit qu'il a pu voir l'inscription de la plaque inscrite sous la table d'opération et la décrire alors qu'il n'avait aucun moyen de la voir avec ses sens "ordinaires") et encore ça prête à beaucoup de discussions."

Il semble qu'elle n'avait pas réfléchi à cet aspect des choses. Les gens croient pouvoir parler des dons de médiumnité ou des EMI d'un point de vue objectif, scientifique. Ils ne voient pas que ces "expériences" sont manipulables par des entités, lesquelles d'ailleurs sont probablement les mêmes que celles qui les empêchent de voir le problème sous cet angle. Ca va avec la grande naïveté de notre époque. Surinformée à maints égards, et cependant complètement aveugle.

J'ai aujourd'hui comme une nostalgie pour les grands confesseurs et grands exorcistes des siècles passés. Des types comme le franciscain italien du XVIIe siècle Ludovic Marie Sinistrari. Ces gens étaient habiles, pertinents, ils se posaient les bonnes questions, et ils avançaient mieux que nous parce que leur but n'était pas de se "faire mousser" ou de défendre un petit égo apeuré par la vie, égo auquel les structures sociales de leur époque (spécialement les structures religieuses) associées au travail de l'Esprit saint, leur avait très tôt fait renoncer.

D'ailleurs j'ai bien conscience que moi-même je ne devrais même pas parler à la première personne dans les billets de ce blog. Je devrais livrer des informations sans "je". Mais si ce matin je m'aventure à vous dire un peu qui m'écrit, ce n'est pas tant pour souligner ce que mon "moi" apprend dans ces échanges, mais plutôt ce qui s'y révèle pour tout le monde. Ce sont des miroirs de notre temps, de nos erreurs à tous, et des leçons pour nous tous sur les chemins à emprunter.

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Vers de nouveaux récits de voyages ?

5 Février 2020 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Ecrire pour qui pour quoi, #Débats chez les "résistants", #Le monde autour de nous

Dans la vie qui nous est donnée, nous avons à exercer des responsabilités morales sur plusieurs fronts : la cohabitation avec nos proches (parents, enfants, amis), l'engagement politique pour notre région, notre pays, la mémoire culturelle dont nous sommes porteurs, notre classe sociale, l'idée que l'on se fait de ce que doit être le monde. Cette responsabilité a une dimension spirituelle, car nous devons témoigner de Celui qui nous a créés et de la Parole qu'il nous a donnés. Et elle est aussi esthétique, car nous devons montrer qu'un regard humain porté sur le monde est un regard qui se construit, mûrit, s'enrichit, et ajuste son style en fonction des besoins humains de l'époque. Cela ne veut pas dire qu'il s'aligne sur les modes. Au contraire il préserve les distances nécessaires pour garder son indépendance, mais par exemple, nul ne peut nier que de nos jours, nous avons besoin dans notre regard sur les chose d'une précision factuelle supérieure à celle des écrivains du XIXe siècle, même si nous avons à apprendre d'eux certains sens de la formule ou de la référence littéraire qui vous évite l'engluement dans la positivité événementielle.

A titre personnel, il n'est point beaucoup de services que je puis rendre sur les plans politique et spirituel à part défendre le patriotisme, les principes de non ingérence, les services publics et la redistribution des richesses, comme je l'ai fait dans mes livres que les gens n'achètent pas, ou le conditionnement mental par les sortes de sociétés occultes qui affichent leurs symboles dans les productions culturelles de masse, comme je le fais dans ce blog, mais tout cela ne peut pas aller plus loin. Il est loin le temps où des gens songeaient à me solliciter pour faire des campagnes de personnalités politiques locales, et d'ailleurs je crois que je n'en aurais plus guère le goût, et personne ne m'a jamais rien demandé, ni ne me le demandera sans doute dans les lustres qui viennent, au niveau national.

Le seul domaine dans lequel je pourrais agir davantage aujourd'hui serait sans doute celui de l'esthétique. Peut-être devrais-je renouer avec ma vocation littéraire de jeunesse. Mais il faut bien admettre que notre monde est devenu si totalitaire que la politique a tout envahi et tout gâché. Ne partageant aucun des mots d'ordres de la political correctness et de l'écologie, je ne puis me fondre dans aucune coterie susceptible de m'ouvrir les portes des grands éditeurs. Si donc je veux encore exercer un peu mon esprit à quelque chose sur le terrain des lettres et des idées, ce ne peut être que dans le cadre d'activités contraintes comme les journaux de voyage, qui sont l'équivalent pour moi des "oeuvres de commande" pour les artistes de la Renaissance. Mais après tout l'expérience a montré qu'un thème imposé permet parfois une meilleur expression de l'âme qu'un thème libre, et c'est ainsi que mon modeste récit de contrôle électoral en Abkhazie m'a valu une entrée inattendue dans le "Wiktionnaire" l'an dernier (voyez mon billet ici).

Il y a une résistance dans l'esthétique, ce qui fait de la recherche esthétique est un devoir essentiellement moral. C'est pourquoi l'envie d'exercer à nouveau mes faibles talents sur ce front-là me démange. Aussi ai-je regretté, pour cette raison, que l'invitation à Bakou tombe si mal : c'eût été un prétexte d'écrire un bel ouvrage. Mais je ne perds pas espoir d'en trouver d'autres. Si l'envie d'explorer et d'écrire me démange à nouveau, c'est peut-être parce que Dieu veut me pousser à l'utiliser.

Quel en sera le cadre éditorial ? Voilà bien le problème. Je suis en délicatesse avec mon dernier éditeur. Et ce blog, par lui même, n'est pas vraiment une tribune : ses articles défilent au fil des mois, les gens en lisent un ou deux, puis cela tombe dans l'oubli, jusqu'au jour où Overblog du fait de la mentalité ambiante finira par le supprimer complètement... Mais je ne doute pas que, si demain l'occasion m'était donnée de prendre un avion pour une destination quelconque (insolite de préférence), le moyen d'en publier le compte-rendu chez un éditeur me serait donné de surcroît. Et donc sans doute me suffit-il seulement d'attendre... 

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Bilan d'un engagement de vingt ans

14 Octobre 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Ecrire pour qui pour quoi

Ce blog a atteint hier un record de désaffection, alors même qu'il n'a jamais eu autant d'abonnés.

Je comprends tout à fait qu'il soit aussi peu lu. En vingt ans d'engagement politique, je n'ai jamais su être vraiment fédérateur. Pendant la guerre du Kosovo j'ai cru pouvoir faire le pont entre Bourdieu, Bricmont, Debray etc mais ce rêve n'a duré que quelques semaines avant le renversement de Milosevic. L'Atlas alternatif fut un effort pour dépasser les clivages entre communistes, anarchistes, altermondialistes et autres, mais l'éditeur empêcha qu'un réseau fût construit autour de cela. J'ai cru que mon détachement à "Brosseville" (une municipalité de la région parisienne où j'étais en charge des relations internationales) entre 2009 et 2012 me permettrait de lancer un mouvement anti-ingérence sur de nouvelles bases, mais ce ne fut pas le cas. Je manquais de persévérance et de talents diplomatiques pour cela.

Ma conversion chrétienne après mon passage par les médiums a encore compliqué les choses, car sur les questions sociétales je me suis éloigné du vivier de gauche où j'avais grandi sans pour autant rejoindre la droite conservatrice dont je rejette beaucoup de préjugés. Parmi mes rares lecteurs des années 2000, beaucoup étaient rationalistes et n'ont pas compris que je prenne au sérieux la présence des entités invisibles, ni les recherches de ceux qui enquêtaient sur les sociétés secrètes et la manipulation du réel par l'ésotérisme.

J'ai tenté de tenir cette ligne de recherche sur l'occultisme en même temps que celle de l'engagement politique concret, à la différence des complotistes qui souvent tiennent pour dérisoire l'action dans le réel (autre que rituelle) dès lors que tout est censé être surdéterminé par une matrice politico-médiatico-financière trop saturée de pièges et illusions en tout genre pour que quoi que ce soit d'efficace puisse y être fait. Les gens ne pouvaient pas me suivre sur cette double orientation.

Ajoutez à cela le fait que mes textes sont assez ardus, l'esthétique de ce blog assez médiocre, sa visibilité nulle, tout comme celle des Editions du Cygne qui n'ont jamais vraiment cherché à faire connaître mes livres (elles n'en avaient d'ailleurs pas les moyens). Au total le monde d'Internet ne retient mon nom que pour les deux livres sur la Transnistrie et l'Abkhazie (alors que celui sur la Serbie ou celui sur le populisme valent sans doute mieux, mais bon...). Sur cette base, on ne peut pas construire une oeuvre vraiment utile, élaborée, qui affine ses fondements à mesure qu'elle s'actualise. On ne peut que faire du pointillisme, manifester une présence ténue, sporadique, entre deux obligations professionnelles ou personnelles d'un tout autre ordre.

Il est normal que ce mode de présence au monde au bout de vingt ans (puisque j'ai débuté avec mon premier site d'info alternative il y a deux décennies) s'essouffle complètement et ne rallie que très peu de suffrages auprès du public (voyez le nombre de "likages" de mes billets, toujours égal à zéro depuis un mois).

La question de l'abandon complet de ce blog (comme de l'écriture de livres) se pose à nouveau. Les autres fois où je l'ai avancée, il s'est parfois trouvé des lecteurs pour me suggérer de persévérer, de continuer à écrire parce que cela les intéressait. Mais à l'époque le niveau statistique de mon lectorat était plus élevé. Je ne pense plus du tout que mon travail sur cette plateforme désertée soit maintenant utile à quiconque, et donc ne vous étonnez pas si vous ne trouvez plus de nouveau billet sur ce blog dans les mois qui viennent.

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Que la Terre entière m'ait autant vomi, toute ma vie durant, voilà le grand mystère.

Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom; mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé (Matth 10:22)

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Les couleurs de l'été 2019

22 Août 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le quotidien, #Ecrire pour qui pour quoi, #Lectures, #Christianisme, #Grundlegung zur Metaphysik

Il semble que le public (assez restreint) de ce blog se divise en deux catégories : ceux qui, ayant connu mon travail sur l'Atlas alternatif, la Transnistrie, l'Abkhazie etc s'intéressent aux méfaits de l'impérialisme occidental contemporain. Et ceux qui essaient de comprendre l'action des sociétés secrètes sur la culture de masse et les politiques de nos dirigeants. Une certaines rationalité devrait me persuader d'écrire des articles fouillés pour les uns et pour les autres, mais cela reviendrait à placer mon travail sous le signe d'un certain utilitarisme borné, ce qui encouragerait aussi les lecteurs à adopter cette tournure de pensée très à la mode à notre époque. C'est pourquoi je préfère de temps en temps écrire un petit billet plus littéraire, complètement désintéressé. C'est ma façon d'encourager tout un chacun à chérir la littérature et la philosophie qui étaient beaucoup plus valorisées dans ma jeunesse qu'aujourd'hui. Après tout, lorsqu'on tape "Frédéric Delorca" sur Google, ne voit-on pas apparaître en premier lieu (en haut à droite) mon roman "La Révolution des montagnes" ?

Certes je n'ignore pas les dangers de cette "posture" littéraire faite de futilité et de beaucoup de narcissisme qui a pollué beaucoup de générations, notamment aux XVIIIe et au XIXe siècle (au passage ayons une pensée pour Jacqueline-Aimée Brohon qui aurait pu avoir la gloire dans nos manuels scolaires d'être une des plus grandes femmes romancières de son époque mais préféra se cloîtrer à Gisors (pour avoir hélas des visions hérétiques, nul n'est parfait, mais le geste de fuir la gloire littéraire est honorable - l'équivalent aujourd'hui serait que Mme Lagarde quittât la Banque centrale européenne pour entrer dans un ashram hindouiste). Mais après tout n'ai-je point ici de temps à autres évoqué des sujets aussi divers et personnels que ma jeunesse studieuse à Paris, mes lectures de l'été 2011, la chanson "Vous" de Cassie etc ? Cela fait partie de ma façon d'être.

Faisons donc une pose ici pour regarder un peu les couleurs de l'été 2019 qui s'achève... Chaque été a les siennes déterminées souvent par de micro-événements imprévisibles. Votre progéniture vous invite-t-elle à regarder un vieux "Fantomas" à la TV ? et voici que pour plusieurs jours votre imaginaire se colore d'impressions des années 60 - avant votre naissance - et vous décale ainsi davantage encore de votre époque, pour le simple plaisir d'un tourisme intellectuel rafraîchissant comme une promenade champêtre au crépuscule. Cet été il y eut beaucoup de ces micro-événements qui ont nourri mon esprit d'impressions et d'idées dont j'ignore encore l'impact qu'elles auront dans mes recherches des mois à venir. 

Par exemple un mien cousin béarnais m'a mis sur la piste des extra-terrestres comme l'avait tenté un an plus tôt un lecteur trotskiste de ce blog. Comme j'ai négligé, à tort, dans ma phase rationaliste étriquée beaucoup de sujets notamment liés à l'occultisme, je me penche donc maintenant sur les écrits de chrétiens fondamentalistes américains comme Thomas Horn qui prennent très au sérieux les enlèvements de personnes et les mutilations de bétail par les aliens et y voient un programme de mélange entre démons et humains comme au temps de Nimrod ainsi que l'avait annoncé le Christ dans l'Evangile. Il semble qu'un groupe chrétien d'agents du Pentagone, de la NASA et des services secrets souscrivent aussi à l'existence d'un tel programme promu par des sociétés maçonniques ou para-maçonniques et tentent de s'y opposer. On appelle cela le groupe "Collin Elite". Vérité, fantasme ? Pour l'instant je me borne à prendre en note tout ce que je lis à ce sujet, sans avoir d'avis arrêté sur rie,.

Chaque été a ses couleurs, disais-je. Il y eut celui où Israël se cassait les dents sur le Hezbollah libanais en 2006, celui où Saakachvili déclenchait une guerre contre Poutine en 2008, il y eut celui où je devais m'occuper de la guerre du Donbass, celui où je pestais contre Manuel Valls. Celui-ci aura été celui où j'aurai dû suivre l'affaire Epstein et m'informer un peu sur les conséquences de la colonisation de la Lune par les arthropodes, entre deux petites balades en Béarn et du côté de Moulins dans l'Allier... A Provins aussi ... étonnantes les galeries de cette ville où on vous fait visiter des temples maçonniques en vous faisant croire que ceux-ci étaient "persécutés" à la fin du XVIIIe siècle (qui va avaler pareil mensonge ?) et où les boutiques embaument la rosa gallica...

Un fidèle lecteur pestait le weekend dernier contre l'acte 40 des Gilets jaunes consacré à la "solidarité avec Hong Kong" dans la pire veine impérialiste... Le pouvoir a toujours de ces "trucs" pour dévier les combats légitimes de leurs objectifs... Et pendant ce temps les Rothschild (ou le pape, ou la reine d'Angleterre, on ne sait plus qui tire les ficelles de quoi) vous imposent Greta Thunberg, la libre circulation de capitaux et des hommes, la 5G, la vaccination obligatoire, la libre consommation de cannabis transgénique fabriqué par Monsanto (le Pepe Mujica), le "transgender agenda", la dématérialisation de tout qui ne laissera de traces de rien au prochain krach informatique planétaire, les ennuis bureaucratiques du quotidien qui ne s'allègent jamais et les tubes lucifériens de Katy Perry pour continuer à bien formater les coeurs. Bienvenu dans le meilleur des mondes.

Allez, l'été se termine... Après cet ultime regard rétrospectif, tournons la page et occupons nous de la rentrée !

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Uchronie

9 Décembre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Ecrire pour qui pour quoi, #La Révolution des Montagnes, #Grundlegung zur Metaphysik

Le blogueur qui n'a aucun lecteur ne doit pas se poser trop de questions, car ce qu'il écrit n'a aucun impact. Celui qui a mille lecteurs par jour non plus car il doit se percevoir lui-même comme une sorte d'institution et ne pas trop se soucier de son auditoire. Les choses sont un peu plus compliquées, je trouve, qui, comme moi, n'ont ni un lectorat insignifiant, ni un public devenu abstrait du fait de son volume. Mon blog garde un peu aux yeux de son auteur le caractère d'une lettre adressée personnellement à des individus potentiellement identifiables, même si leurs visages sont perdus dans l'anonymat des statistiques d'Overblog, et donc on ne fait jamais totalement l'économie de la question "qui donc va me lire ?". Et au delà de cette question, il y en a une autre : "quel billet vont-ils lire ?".

Car à ce sujet il y a souvent des surprises. Le 15 novembre dernier, un individu qui a l'air d'être une femme (d'après le style de son intervention, mais je peux me tromper), sous le pseudonyme "44cesserdenuire9" est allé déterrer, pour le commenter, un mien article du 29 mai 2011 "L'affaire Tron et l'Eros municipal". J'avais oublié l'existence de ce billet, qui lui-même renvoyait à mon passage à Draveil, le 14 novembre 2009, pour un concours de roman dans lequel était présenté mon terrible "La Révolution des Montagnes". La lectrice avait dû trouver cet article sous l'empire de la dictature des médias qui, en ce mois de novembre 2018, nous bombardait à nouveau avec l'affaire Tron. Comme je ne crois plus au hasard, j'ai songé que ce commentaire était là pour me faire penser à cet enfer dans lequel est tombé ce pauvre M. Tron. Enfer de l'ambition politique et du désir charnel, cela va souvent ensemble (voir le livre Sexus Politicus). A supposer même qu'il n'ait pas harcelé ses employées, on voit bien qu'il était englué dans des ambiances où les stratégies sexuelles, les convoitises, et les accusations étaient monnaie courante. J'ai connu cela aussi à Brosseville. C'est monnaie courante dans l'univers du pouvoir municipal, comme, je suppose, au sommet de l'Etat. Qui plus est M. Tron était dans les marécages de la réflexologie plantaire, un monde que j'ai un peu connu aussi vers lequel je ne conseillerais à personne de se tourner tant il est spirituellement très trouble...

Donc, oui, disais-je, on ne sait jamais qui lira quoi. Et l'on ne sait jamais jusqu'à quel point il faut délaisser parfois l'actualité (les gilets jaunes, Trump, la marche du monde), pour revenir un peu à des considérations plus personnelles, en précisant notamment pour les nouveaux venus on est encore d'accord ou pas avec ce qu'on écrivait il y a 5 ans, il y a 11 ans. Tenir ce blog pourrait être un travail à temps plein, mais, à suppose que le loisir m'en fût donné, je suppose que j'ennuierais bien mes lecteurs avec toute ma philosophie, et ce serait peut-être en pure perte car la plateforme Overblog peut fermer demain et je n'ai pas gardé de sauvegarde de tous mes textes. Les blogs sont un art de l'éphémère comme la sculpture sur glace. Les livres aussi, d'ailleurs, en un sens, quiqu'à une autre échelle temporelle. Combien de livres publiés il y a 20 ans sont-ils aujourd'hui introuvables.

Qu'est devenu M. Tron ? Qu'est devenue sa collaboratrice qui prêtait sa voûte plantaire ? qu'est devenu le lecteur ou la lectrice anonyme qui en novembre avaient à coeur de demander justice dans cette étrange affaire municipale ? Le monde de décembre n'est plus celui du mois précédent. M. Tron n'intéresse plus personne devant les blocages des routes par les Français jaunes canaris. Et les gens vont chez leurs réflexologues sans se poser trop de questions. Lecteurs tenez vous tout de même à l'écart de ces chinoiseries...

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