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Le blog de Frédéric Delorca

Le Venezuela assiégé résiste

26 Février 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #La gauche, #Le monde autour de nous

Le secrétaire du Conseil de sécurité de la Russie, Nikolai Patrushev, a  dénoncé aujourd'hui les récents l'arrivée en Colombie de troupes américaines ainsi que de forces spéciales à Porto Rico dans le but de renverser le président légitime du Venezuela, Nicolás Maduro, tandis que le Vatican (qui pèse lourd dans la région) joue ouvertement le jeu de Trump dans cette affaire. Le secrétaire d'Etat Mike Pompeo dimanche dernier avait affirmé que les jours de Maduro étaient comptés.

Néanmoins le communiqué approuvé lundi par les pays membres du Groupe de Lima, comme l'Union ruropéenne, rejette le recours à la force militaire contrairement à ce qu'avait demandé le soi-disant président autoproclamé Juan Guaido. Le vice-président brésilien, et général à la retraite Hamilton Mourão, a déclaré lundi sur Globo News que son pays ne permettrait en aucun cas aux États-Unis d'intervenir militairement au Venezuela depuis le territoire brésilien. 

Une bonne nouvelle pour le gouvernement de Caracas, qui s'ajoute à l'échec de la provocation organisée par Washington autour de l'aide humanitaire le 23 février où des camions étaient alignés à la frontière colombienne flanqués de  bandes de guarimberos (l'extrême droite violente responsable de meurtres au Venezuela). Les guarimberos ont fait pleuvoir une pluie de roches et de cocktails Molotov sur des gardes nationaux vénézuéliens tenant la ligne de front contre les camions de l'agence USAID tandis qu'un journaliste de la chaîne anti-gouvernementale privée NTN24affirmait sans preuves que les forces de sécurité vénézuéliennes avaient provoqué les incendies avec des gaz lacrymogènes, ce qui est matériellement impossible comme l'explique le journaliste Max Blumenthal. Au contraire la journaliste de Telesur, Madelein Garcia, a publié sur Twitter des photographies montrant un guarimbero avec une bouteille de gaz à côté d'un des camions en feu. Dans le même temps, la Croix-Rouge internationale a  publié une déclaration condamnant les militants de l'opposition vénézuélienne qui se déguisaient en travailleurs de la Croix-Rouge en violation du protocole humanitaire. Les camions de l'aide humanitaire humanitaire d' USAID ont en tout cas échoué à franchir la frontière (alors que Caracas a reçu l'aide humanitaire russe acceptée par le gouvernement), et les efforts pour inciter les forces de sécurité vénézuéliennes à déserter ont largement échoué. Une poignée de fantassins de la Garde nationale sont passé en Colombie, mais la Garde nationale a tenu bon, même sous une pluie de pierres et de flammes.

A l'intérieur du pays la mobilisation idéologique se poursuit. Du 16 au 22 février  plus de 200 membres de la Brigade Internationaliste « Che Guevara » en provenance d' Amérique du Nord, d'Amérique centrale, des Caraïbes, d'Amérique du Sud, d'Afrique subsaharienne Afrique , du monde arabe, d'Europe et d'Asie ont visité le Venezuela en solidarité avec la Révolution bolivarienne. Puis du 23 au 27 février ils participent à l'Assemblée internationale des peuples à Caracas. Des milliers de personnes ont aussi défilé dans la ville aujourd'hui pour exiger le respect de leur souveraineté et leur soutien au président Nicolás Maduro face à l'ingérence du gouvernement des États-Unis.

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Spéculations autour de l'Adrenochrome, des EpiPen et d'Hillary Clinton

24 Février 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Grundlegung zur Metaphysik, #Les Stazinis, #Débats chez les "résistants", #Le monde autour de nous, #Cinéma, #George Soros

Voici une affaire qui agite beaucoup le Web américain : une possible politique de grande envergure pour rendre les gens dépendants à l'adrénochrome.

Commençons tout d'abord par ce qu'un site français très "mainstream", Openminded, en dit :

"L’Adrénochrome est un composé d’adrénaline qui a fait l’objet de plusieurs études dans les années 1950 et 1960 et plusieurs hypothèses sont nées à ce sujet. Certains pensent qu’il est issu d’un rituel satanique, d’autres parlent d’un composé pour schizophrènes qui procure des effets hallucinogènes hors norme, d’autres pensent qu’il est tout simplement issu d’une drogue fictive présente dans le film Las Vegas Parano (NDLR : un grand moment de la filmographie de l'occultiste Johnny Depp). Et puis il y a le documentaire « Adrénochrome »  qui nous fait part de cette substance mystérieuse et de son utilisation chez la société secrète des Illuminatis…"

Le site ajoute, pour apaiser les foules, en citant l'AFP (l'AFP qui a régulièrement véhiculé les pires intoxs pendant la guerre du Kosovo, celle d'Irak, celle de Syrie etc) : " Je n’ai jamais entendu parler de cas d’intoxication à l’Adrénochrome. C’est un mythe. Un mythe complet.”, explique Laurent Karila, psychiatre et addictologue à l’hôpital Paul Brousse, interrogé par l’AFP. Le site Erowid recense des témoignages de personnes ayant tenté de se défoncer à l’Adrénochrome. Un utilisateur rapporte l’avoir avalée, sniffée et fumée : “Les trois tests m’ont donné exactement les mêmes effets, qui étaient très légers et vraiment inintéressants”."

A la différence de ces chiens de garde dont le souci est toujours de tuer dans l'oeuf la moindre recherche de vérité à grands coups d'arguments d'autorité de grandes "agence de presse" et de soi-disant "scientifiques", je me contenterai d'exposer ici certains éléments de discussion avancés en ce moment.

Tout d'abord il ne faut pas perdre de vue que l'adrénochrome est associée depuis très longtemps à l'imagerie des vampires. Un groupe punk californien, The Groovie Ghoulies (les Vampires Cools) a sorti un album en 1989 rempli de connotations sataniques comme un morceau repris de l'album "Their Satanic Majesties Request" des Rolling Stones. Son titre "Appetite for Adrenochrome" ("Soif d'Adrénochrome"). Le groupe "Sisters of Mercy" a aussi composé en 1982 une chanson, Adrenochrome, qui dit notamment "Les filles catholiques maintenant/Austères dans leur noir et blanc, terrifiées dans le monochrome/ Les soeurs de la miséricorde/ Marée haute /Les  yeux écarquillés / Précipitées sur l'adrénochrome / Pour les sœurs de la miséricorde / Remplies de panique dans leurs yeux " (pour avoir une idée de l'imagerie des Sisters of Mercy on peut aussi voir ce clip).

Le morceau a été repris sur leur album "Some girls wander" dont le nom renvoie à la chanson du chanteur occultiste Léonard Cohen de 1967 "Teachers" qui disait "Certaines filles s'égarent/ dans les problèmes que causent les scalpels /Etes vous les enseignants de mon coeur ?" (le nom des Sisters of Mercy lui-même vient de Leonard Cohen). Quand on sait que l'adrenochrome pourrait être prélevé du coeur d'une victime sacrificielle arraché à sa poitrine juste après la peur de la mort...

Il peut sembler étrange que le mot scalpel soit à prendre au premier degré le mot ici, mais n'oublions pas qu'à la même époque personne n'aurait pensé qu'on pouvait saisir aussi au premier degré la couverture des Beatles sur les bébés coupés en morceaux (aujourd'hui le lien avéré de ce groupe avec l'occultisme fait considérer les choses différemment).

Tous ces morceaux sont très marqués par la couleur rose (dont les immeubles de New York ont été recouverts récemment pour célébrer le changement de la législation sur l'avortement).

En 1983, le film "The Hunger" (Les Prédateurs) avec David Bowie (un fan du mage sataniste Aleister Crowley), Catherine Deneuve (habituée de la thématique anti-chrétienne de Bunuel et Polanski jusqu'au "Tout nouveau Testament" de 2015, qui a chanté en duo avec Malcom McLaren en 1994, McLaren était le père du punk, il avait, selon le styliste JC de Castelbajac, l'anneau de Crowley - voir ce livre p. 57 - pas mal pour une des pionnières du "coming out" sur l'avortement en 71) et Susan Sarandon (qui organise maintenant des cérémonies en hommage à Timothy Leary, prophète du transhumanisme, à l'époque elle venait de faire scandale dans Pretty Baby/La Petite, film sur une enfant de 12 ans qui se prostitue) était aussi un film sur le vampirisme. Bowie et Deneuve y jouaient des rôles de vampires. Il faisait beaucoup référence au ping-pong (quand on sait à quoi renvoie aujourd'hui le Cosmet Ping-pong à Washington DC financé par Soros...). Le titre "The Hunger"peut être saisi comme une condensation de "The Hunger for adrenochrome", et il peut s'agir de "programmation prédictive" pour préparer les esprits à ce qui viendrait vingt ans plus tard.

L'étude de ce film qui n'eut pas un succès phénoménal lors de sa sortie (et fut vertement critiqué en Angleterre), d'autant que Bowie ne l'a pas vraiment défendu (peut-être parce qu'il était plutôt programmé pour marquer les esprits sur le long terme ?), mériterait à elle seule un billet tant il est métaphysiquement suggestif.

La journaliste Isabelle Giordano dans son livre "Catherine Deneuve film par film" paru chez Gallimard en octobre dernier, fait remarquer que son réalisateur Tony Scott, qui n'avait pas encore tourné Top Gun, était surtout perçu comme un ancien collaborateur de Stanley Kubrick, connaisseur intime des sociétés secrètes. Catherine Deneuve était habillée par le couturier auteur de la BD sataniste sur les sacrifices humains "La vilaine Lulu" Yves Saint Laurent. Depuis lors, la scène lesbienne entre Catherine Deneuve et Susan Sarandon est devenue une icône parmi ceux qui se nomment "la communauté gay". Isabelle Giordano note que Thomas Baurez de l'Express a insisté sur le caractère "prémonitoire"  des "images récurrentes de sang" car "la même année l'Institut pasteur le Pr Luc Montagnier identifiait des cellules à l'origine du SIDA semblables à celles que montrait le film"... Mais il est vrai que dans le registre de la "programmation prédictive" c'est moins spectaculaire que des scènes prédictives des Simpson... Certains évidemment diraient que cela n'avait rien de "prémonitoire" si, comme le suggérait jadis le professeur canadien Donald W Scott les autorités américaines ont inventé le SIDA dans les années 1960 et l'ont inoculé dans des vaccins dans les années 1970, auquel cas aussi bien les images de "The Hunger" que la médiatisation du Pr Montagnier ne seraient qu'une mise en scène pour aveugler les masses, mais c'est là encore un autre sujet épineux sur lequel il n'existe que peu d'éléments tangibles...

En fait l'article de Baurez auquel fait allusion sans trop de précision Giordano est encore en ligne et date du 29 janvier 2009. Intitulé "Il était une fois... les prédateurs", il permet d'en savoir encore plus sur le satanisme du film, en précisant notamment  que la musique d'arrière plan est "Bela Lugosi's Dead", "hymne satanique par le groupe postpunk Bauhaus" : une chanson sortie en 1979 en l'honneur de l'acteur toxicomane qui avait joué Dracula dans un film de 1931 (n'oubliez pas que films et rituels sont entremêlés - voir le témoignage de Christopher Lee à ce sujet en 1975). Là encore on pourrait tirer ce fil très loin car Lugosi était un occultiste. Cindy Lee (nièce du producteur de film d'horreurs Frank Robert Saletri assassiné en 1982 dans l'ancienne maison de Lugose, elle habite à Phoenix Arizona), dans un documentaire "Deadly Possessions" de Zak Bagans datant de 2016, explique qu'elle possède le miroir qu'il utilisait pour ses rituels et la voyance qui a causé tant de problèmes à sa famille qu'elle l'a donné au musée de Zak Bagans à Las Vegas. Passer ce genre de musique dans un film ne peut pas avoir des effets anodins.

Aujourd'hui le film "A cure for life" ("A cure for wellness" outre-Atlantique) sur la recherche du sang humain pour prolonger la vie, ferait écho à "The Hunger" de même que les passages des Nouvelles aventures de Sabrina sur le cannibalisme, la sorcière Kim Kardashian qui en décembre 2015 se vante de consommer son propre placenta, etc.

Et les restaurants "Spin Ping pong" de Susan Sarandon à Londres et aux Etats-Unis organisent une sorte de culte inconscient en l'honneur de The Hunger (voir vidéo- ci-dessous). La spirale (spin) est un symbole de pedocriminalité dans les codes du FBI.

C'est dans ce contexte qu'il faut comprendre toutes les discussions sur l'Adrénochrome et les Epipen (stylos auto injecteurs d'adrénaline).

Sous l'administration Obama, le jour d'Halloween 2013 exactement, le Sénat américain a adopté une loi obligeant toutes les écoles des Etats-Unis à administrer en tant que de besoin sans l'autorisation des parents aux enfants de l'Epipen, un stimulant du système cardiovasculaire cardiaque, pour soigner les problèmes d'allergies. D'autres pays allaient imiter les Etats-Unis à ce sujet.

L'EpiPen est un médicament à base d'épinéphrine (de l'adrénaline) qui, au contact de l'oxygène... devient de l'adrénochrome de couleur rose...

En 2016 EpiPen a attiré l'attention des revues économiques parce que son fabriquant Mylan a tiré profit de sa position de trust pour faire flamber les prix. Ses profits ont aussi doublé quand la Food drug Administration (FDA) a recommandé aux médecins de prescrire deux doses par personne, au cas où la première injection ne serait pas suffisante (Mylan ne les vend plus que par paires). Hillary Clinton a fait mine de s'en émouvoir sur Twitter, mais l'indignation était peu crédible : les archives de la Fondation Clinton indiquait également que Mylan lui avait versé entre 100 000 et 250 000 dollars. Il y a donc un partenariat bien établi entre les Clinton et Mylan. Quand on sait ce que les mails d'H. Clinton ont révélé sur le pizzagate et de possibles trafics d'enfants, on peut se demander si la problématique de la législation sur l'EpiPen ne se rattache pas à cette banalisation de l'adrénochrome à laquelle les films et les chansons sur le vampirisme dans les années 1980 avaient déjà ouvert la porte...

La question est devenue d'autant plus sérieuse quand certains bons esprits ont remarqué que le logo de la firme Mylan était, comme celui de la bière Monster (qui avait pour slogan "Libérez la Bête") un triple vav, lettre hébraïque dont la valeur numérique est 6, soit, 666, nombre de la Bête dans l'Apocalypse. Les relents satanistes sont évidents...

Le cumul de facteurs triple "M", abus de position dominante sous Obama, financement de la campagne de Clinton a même conduit certaines personnes à se demander si dans les mails codés du directeur de campagne d'Hillary Clinton, John Podesta l'expression "walnut sauce" (sauce de noix) pourrait désigner l'adrénochrome des enfants noirs car walnut/noix y est souvent synonyme de "noirs". Sur les 2 060 premiers mails fuités de la collection Podesta, 47 comportent le mot "noix". Par exemple quand on lui écrit : "We know you're a true master of cuisine and we have appreciated that for years ... But walnut sauce for the pasta? Mary, plz tell us the straight story, was the sauce actually very tasty" Les Noirs produisent (tout comme les Asiatiques) de l'adrénochrome calcifié plus dense, et donc les satanistes rechercheraient surtout leur adrénochrome. Du coup toute une littérature se développe sur la recherche de sang d'enfants noirs par l'élite proche du parti démocrate... Des suppositions qui se développent à partir de recoupements sémantiques, mais qui, bien sûr, à ce jour, n'ont pas reçu de confirmations factuelles. Beaucoup d'électeurs de Trump spéculent sur de possibles "mandats secrets d'inculpation" ("sealed indictments") que l'administration présidentielle garderait sous le coude contre Podesta, Clinton et de riches financiers qui pourraient un jour (quand le FBI sera "nettoyé") donner lieu à enquête fédérale et démontrer la véracité de ces suppositions. Mais, pour l'heure, les annonces du groupe Q (Qanon) sur la prochaine divulgation de ces mandats ont toujours été démenties.

En France les "Epipens" sont en concurrence avec les Anapens et Jext produits par Bioprojet Pharma et ALK.

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L'Adrenochrome dans le film "Leech Woman" en 1960

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Des nouvelles du catholicisme américain

16 Février 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Les Stazinis, #Christianisme, #Les régimes populistes, #Donald Trump, #Avortement

Soi-disant en réaction contre la droitisation de la cour suprême fédérale sur les questions sociétales, le 22 janvier 2019, les représentants de l'Etat de New York ont adopté la Reproductive Health Act a été  adoptée par 38 voix contre 28, promulguée par le gouverneur catholique de New York, Andrew Cuomo. La loi dispose que "toute personne qui tombe enceinte a le droit fondamental de choisir de mener la grossesse à terme, de donner naissance à un enfant ou de subir un avortement", même jusqu'à la naissance de l'enfant...

La loi supprime également l'avortement de la définition de l'homicide et du code pénal de New York. Auparavant, la loi new-yorkaise considérait l'assassinat d'un enfant à naître au troisième trimestre de son existence comme une infraction pénale passible d'une peine pouvant aller jusqu'à sept ans de prison.

Un projet de loi visant à supprimer de la même façon les restrictions à l’avortement en Virginie avec le soutien du gouverneur démocrate de l'Etat provoque une vive polémique. 

Réponse de Trump le 31 janvier à cette vague en faveur des avortements de dernière minute : "Les démocrates sont devenus le parti des avortements tardifs, des impôts élevés, des frontières ouvertes et du crime”.

Le pape n'a pas réagi, et le cardinal Dolan, archevêque de New York, sur Fox News a rejeté comme "contreproductive" la demande des traditionalistes d'excommunier Cuomo. 

Le même cardinal s'était distingué en mai dernier, en parrainant en ces termes le Met gala "Heavenly bodies" du Metropolitan Museum en ces termes : "C’est parce que l’église et l’imagination catholique s’articulent autour de trois choses: vérité, bonté et beauté. C'est pourquoi nous avons d'excellentes écoles et universités pour enseigner la vérité. C'est pourquoi nous aimons servir les pauvres pour faire le bien. Et c’est la raison pour laquelle nous aimons l’art, la poésie, la musique, la liturgie et, oui, même la mode, remercier Dieu pour le cadeau de la beauté." Beaucoup doutent du côté purement "second degré" ou artistique de ce gala qui a mobilisé beaucoup de symboles lucifériens.

En 2017 le New York Times avait attaqué le cardinal Dolan en ne le trouvant pas assez "progressiste" sur la question de l'homosexualité et laissait entendre que le pape lui avait collé un nouveau cardinal Joseph Tobin, à Newak, de l'autre côté du fleuve Hudson pour mettre en valeur un homme plus proche de ses idées, notamment sur le voeu de pauvreté (le pape aurait dit qu'il voulait des pasteurs "qui sentent le mouton" - "Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs." Matth 7-15) . Le cardinal Dolan avait un "handicap" à remonter à l'égard des puissants (à moins que le NY Times n'ait voulu le présenter comme le "bad guy" face au "good guy" comme le faisait la presse jadis des Rolling Stones face aux Beatles ou de Prince face à Michael Jackson, alors que les deux avaient le même discours).

Nul doute que tout cela n'a pas fini de rebondir avec la montée en puissance du mouvement "Me Too" des religieuses, auxquelles le pape a donné un coup de pouce le 10 février denier en reconnaissant que beaucoup de nonnes ont été victimes d'esclavage sexuel (sur Time's up et MeToo voir ici). La condition féminine et la pédophilie sont des angles d'attaque habituels de l'Eglise catholique par les médias (alors que la pédophilie dans d'autres religions et institutions est passée sous silence), tandis que les catholiques conservateurs voudraient aussi pousser le pape à condamner l'homosexualité dans l'Eglise, répandue selon eux notamment chez les Jésuites et au Vatican, celle-ci étant clairement condamnée comme un crime par la Bible (La question de savoir si l'Eglise catholique peut encore se référer légitimement à la Bible est analogue à celle de savoir si les partis communistes peuvent encore parler de lutte des classes) . L'an dernier le cardinal archevêque de Washington DC McCarrick est tombé (il a dû démissionner, alors que Francis l'avait couvert et avait annulé les sanctions de Benoit XVI contre lui) à la suite de l'abus d'un jeune de 16 ans, non pour homosexualité mais pour pédophilie (alors que cette qualification juridique pour une relation avec un jeune de cet âge prête à débat).

Pour revenir à la question de l'avortement, le catholique New Age Paul Romano cette semaine se demandait pourquoi dans les mails fuités de Wikileaks la collaboratrice d'H. Clinton avait écrit en 2009 : ""En croisant les doigts, la patte du vieux lapin hors de la boite dans l’attique, je vais sacrifier un poulet au Moloch dans la cour"... Pourquoi la référence au dieu cananéen auquel on sacrifiait des enfants ? demandait-il ingénument... D'autant  que l'acteur John Cusack le 10 février 2018 a mentionné encore Moloch et les sacrifices d'enfants sur Twitter.

Etrange polarisation du débat autour du corps des bébés à naître. Au même moment,en France,on propose la "faiseuse d'anges" Simone Veil pour représenter Marianne. Olivier Dahan, chouchou d'Hollywood oscarisé, tourne un film sur elle avec  Elsa Zylberstein  dans le rôle. Le téléfilm hagiographique sur le sujet avec Emmanuel Devos n'était pas suffisant.

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Vladivostok-Denver

1 Février 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Les Stazinis, #Grundlegung zur Metaphysik, #Colonialisme-impérialisme

Dans le documentaire "Vladivostok, l'aube se lève sur la Russie" réalisé par "Philippe Mac Gaw tourné en 2018 (durée 0h52) et diffusé sur la chaîne "Voyage".  Vladimir Kossenko, architecte et peintre, raconte comment il a trouvé l'inspiration pour participer au concours pour assurer la décoration de la gare de Vladivostok dans les années 1990. Il dit qu'il alors que des Italiens travaillaient déjà à la restauration des murs lui devait décorer le plafond en huit mois, il a trouvé l'idée de ses fresques en entendant un ouvrier chanter Kalinka en souriant : la fête russe, "une fête où tu n'as rien préparé, où tu viens comme tu es, en toute simplicité". Il a représenté les ouvriers italiens dans une fête, avec l'hôtesse qui leur offre un oiseau symbole de liberté. "Il s'agissait de créer une oeuvre à partir de rien pour un spectateur qui n'était pas préparé parce que nous ne sommes pas dans une galerie d'art, explique-t-il. Il fallait représenter quelque chose de positif pour ces voyageurs qui sont tous dans un état d'esprit différent, d'où ces variations de couleurs et de thèmes représentés de façon un peu primitive, enfantine, pour imprégner l'inconscient du voyageur (...). Lorsque le voyageur entre dans cet édifice, avec l'humeur et les soucis qui lui sont propres, il faut d'abord qu'il retrouve  la sérénité pour être amené à regarder et à admirer cette architecture. Et l'art qu'il voit ici doit l'influencer dans ce sens de sorte qu'il se sente bien".

 

A Denver, au Colorado, les auteurs de la fresque qui orne l'aéroport international n'ont pas eu exactement la même inspiration. Ils ont préféré peindre l'image angoissante d'un militaire à tête de mort qui fait régner la terreur sur le monde.

 

Il faut dire que l'inspiration vient de loin puisque l'aéroport exhibe aussi une plaque maçonnique sous laquelle se trouve un message pour les générations futures.

 

Une des fresques montre une petite fille chrétienne (elle porte la Bible) morte dans son cercueil. Il y a aussi dans un coin de l'aéroport une affreuse statue de gargouille.

A l'évidence les auteurs n'avaient pas le même souci d'apaiser les coeurs des voyageurs que leur homologue russe. La fresque du Colorado suscite tant de polémiques sur You Tube depuis quelques années qu'elle a été récemment recouverte par une affiche ironique qui à la fois signale des travaux et se moque des détracteurs de l' "oeuvre".

Ces chers "humanistes" américains feraient mieux de retrouver un peu le sens de la sérénité et de la bienveillance, quitte à aller les chercher aux frontières de la Sibérie et de la Chine...

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