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Le blog de Frédéric Delorca

Articles avec #souvenirs d'enfance et de jeunesse tag

Pat Benatar "witchy"...

21 Mars 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Souvenirs d'enfance et de jeunesse, #Grundlegung zur Metaphysik

Pour les gens de la génération (nés dans les années 1970) qui avaient des parents qui aimaient bien chanter, sauf pour ceux qui ont grandi dans des familles bourgeoises portées sur l'opéra, il était impossible d'échapper à l'attrait du rock et de la pop music.

Ce soir j'écoutais des morceaux de Pat Benatar dont les tubes font partie des morceaux qui ont le moins mal vieilli, du fait du mariage formidable des guitares électriques et de son incroyable voix. Sur You Tube, un prof de chant, Ken Tamplin souligne dans ses vidéos comment l'effet qu'a produit cette voix quand elle est apparue dans le paysage américain et toutes les récompenses que cela lui a valu. En 7 ème minute de sa vidéo d'ailleurs il y a une jeune nana qui interprète remarquablement bien son tube "Shadows of the Night"...

Quand elle a sorti "We belong", j'avais 13 ou 14 ans. J'étais peut-être un peu trop "pollué" par l'italodance, dans le registre féminin américain, seules Dona Summer, la chanteuse de Berlin et Irene Cara (c'est à dire des musique très "synthé" très "Giorgio Moroder") étaient parvenues à se frayer un chemin dans mes oreilles.

Je n'ai pu m'ouvrir au "son" Benatar qu'en mûrissant un peu. Il fut beaucoup à l'arrière-plan de mon engagement de mes 29 ans contre le bombardement de la Yougoslavie en 1999... cet engagement à propos duquel l'écrivaine Annie Ernaux allait me dire que mon investissement affectif total en certifia la vérité - aujourd'hui j'ai des doutes à ce sujet, mais je sais qu'il ne pouvait en aller autrement de toute façon. Surtout "Love is a Battlefield"... La webmaster serbe de notre site d'info alternative aussi avait ça dans les oreilles... cette dame décédée en 2019, que, six mois avant sa mort j'essayais encore en vain de convaincre de ne pas accepter de mettre des éloges de David Bowie sur sa page Facebook.

Ce genre de musique nous dépassait, faisait éclore en nous des dimensions de notre être complexes, inconnues.

Je suppose que j'aurais manqué d'humanité si je n'étais pas passé par toutes ces erreurs et si je n'y avais pas mis tout mon coeur... et bien des larmes... On ne peut hélas pas rester dans une coquille pure, là où il n'y a pas d'erreur (d'erreur de bonne foi comme celle à laquelle Pat Benatar nous portait), il n'y a pas de rédemption possible, et pas de vertu non plus. Il n'y a que frilosité, et hypocrisie...

Aujourd'hui je voudrais encore croire que ces musiques étaient innocentes... Et puis je tombe sur une image comme celle-là.

Sol maçonnique, chouette à la main. Plus "witchy" que ça, tu meurs... Digne de Stevie Nicks...

Un ami blogueur qui a mon âge mais qui vit dans l'enfer du Paris d'Anne Hidalgo, avec qui avant ma conversion nous partagions nos goûts communs pour la pop, continue de me dire "et alors ?"... Et alors, elle pose devant un sol maçonnique, et alors, elle a une chouette à la main... et alors ? je peux aimer sa musique sans partager ses démons...

Voire... J'ai connu un petit bonhomme qui voyait des serpents noirs sur les bras des gens qui dansaient en faisant des cornutos... Et quand je relis les horreurs que j'écrivais lorsque j'écoutais "dévotement" ce genre de musique, j'émets aujourd'hui - à regret je l'admets, mais avec constance - les doutes les plus vifs sur la bénignité de ces airs. N'est-ce point le musicien John Todd qui assurait que les producteurs jetaient des sorts sur les disques après leur enregistrement ? Après cela je ne m'étonne pas d'apprendre que les membres de sociétés secrètes adeptes de la magie noire  Brad Pitt et Angelina Jolie ont acheté en France un château qui servait de studio d'enregistrement (voire de rituels des plus inquiétants).

L'envoûtement musical est à ce prix. Notre nature faible aime les musiques cadencées. Le maître des percussions (Ezechiel 28:13) lui en fournit à volonté et la conduira où il voudra, comme le joueur de flûte dans la chanson des Led Zeppelin (les grands admirateurs d'Aleister Crowley)...

Non, décidément il est des addictions auxquelles il vaut mieux renoncer tant qu'il est encore temps.

Je renvoie donc Pat Benatar à mon passé, et vais me coucher avec des airs plus calmes.

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Sur la question des transclasses

3 Mars 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Souvenirs d'enfance et de jeunesse

Une jeune femme qui exprime des choses que j'ai vécues aussi, 22 ans avant elle, avec des particularités de genre et d'origines géographiques un peu différentes. J'en ai parlé dans un de mes livres, je vous laisse deviner lequel.

Pour le reste, je pense que si cette femme avait un arrière-plan spirituel véritable (et pas le rationalisme athée qu'elle étale sur sa chaîne), elle situerait ses souvenirs dans une perspective bien meilleure (mais je ne prétends pas que la spiritualité soit en soi un remède aux problèmes sociologiques, comme elle ne l'est pas aux tares psychologiques ou physiques).

Je précise que je ne suis pas fan de ce genre de vidéo, qui m'est tombée sous les yeux cet après-midi (proposée automatiquement par You Tube), et qui tourne facilement à la masturbation égocentrique, et à l'exhibitionnisme névrotique, sous couvert d'être utile aux autres, au même titre que les  "tutos maquillage" ou les "tutos placement en bourse" (tout cela relève du piège du www), mais je me disais que le sujet changeait un peu de ceux que je traite habituellement ici. Comme vous le voyez, je pense aussi à vous divertir ! Rien n'est pire que les blogs monomaniaques hyper-spécialisés. Le mien n'entrera jamais dans cette catégorie, j'espère (pour autant que je doive continuer à en entretenir un...).

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Mon livre sur l'ingérence de l'OTAN au salon du livre de Novi Sad (Serbie)

2 Mars 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Actualité de mes publications, #Peuples d'Europe et UE, #Souvenirs d'enfance et de jeunesse, #Débats chez les "résistants"

Mon livre sur l'ingérence de l'OTAN en Serbie sera en vente à la Foire internationale du livre de Novi Sad en Serbie à partir de ce mercredi. 5 000 visiteurs sont attendus sur une semaine.  Mon éditeur y tient un stand. Novi Sad, fière cité de la Voïvodine, a été nommée par la commission européenne capitale européenne de la culture pour l'année 2022.

N'oublions pas que, semblable à l'actuelle russophobie, il y a 23 ans il y avait en France et en Europe une serbophobie extrême dont les promoteurs étaient les mêmes. L'OTAN à l'époque bombardait sauvagement les ponts de Novi Sad sur le Danube avec des bombes à l'uranium appauvri à la grande satisfaction de Monsieur Tout-le-monde autour de moi.

PS : Bon, un peu dommage que le salon s'appelle "Migration des âmes" dans un sens chamanique et accueille un groupe musical sataniste comme Enigma... Mais les œuvres des Ténèbres se glissent partout hélas... Serait-il plus rigoureux de ma part de demander à mon éditeur de brûler tout mes livres et de ne plus chercher à faire entendre mes témoignages nulle part ?

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Décès de Me Roland Weyl

7 Mai 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Souvenirs d'enfance et de jeunesse, #La gauche, #Colonialisme-impérialisme

Quand je travaillais à Versailles, il y a 14 ans, une magistrate de droite m'avait dit "J'apprécie beaucoup maître Weyl, même si je ne partage pas ses idées, et puis il a ce style de la vieille génération, il me rappelle mes aïeux". Elle appréciait la douceur de sa voix alliée, dans ses plaidoiries, à une concision et grande précision du style (et de mémoire sans lire aucune note). Même quand il plaidait à Versailles en terre royaliste cet avocat communiste ancien résistant faisait bonne impression. Moi je me souviens qu'il avait signé l'appel de Bruxelles que nous diffusions en 2000 contre l'ingérence de l'OTAN en Serbie - voyez mon livre sur le sujet (L'Obs signale son nom dans la liste des signataires avec une faute d'orthographe). Comme le rappellent ses biographies il s'est opposé à toutes les guerres d'ingérence, au Proche-Orient, en Afghanistan etc, l'embargo sur Cuba et sur le Venezuela, ainsi que l'occupation de la Palestine.

Il s'est éteint à l'âge de 102 ans le 20 avril dernier.

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Quand Kate Bush faisait l'apologie de Wilhelm Reich

21 Décembre 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Grundlegung zur Metaphysik, #Souvenirs d'enfance et de jeunesse, #Les rapports hommes-femmes, #Divers histoire

Tous les lettrés de notre époque savent que Wilhelm Reich était un psychanalyste marxiste apôtre de la révolution sexuelle dans les années 1950/60. Très peu savent que la chanson de Kate Bush, "Cloudbusting" de 1985, que j'entendais encore récemment dans un supermarché, était un hommage à celui-ci.

Kate Bush était dans les années 1980 une chanteuse sorcière, ouvertement païenne, qui s'est d'ailleurs filmée dans un clip dansant sur des squelettes (c'est Lindsay Kemp, qui lui a appris à le faire, comme  David Bowie,le mime s'était lui-même distingué en 1973 dans le très druidique-satanique film d'horreur The Wickerman/Le Dieu d'Osier ). Dans "Them heavy people", elle parle de gourous qui l'ont initiée aux thèse de l'occultiste Gurdjieff" (voir aussi les sources "gothiques" de ses autres chansons).

Elle s'est inspirée pour écrire Cloudbusting d'un livre du fils de Wilhem Reich, qui avait vu son père arrêté sous ses yeux. Reich avait joué les chasseur de nuages. Le principe de sa découverte était que l'on pouvait prendre de l'énergie sexuelle (orgone) stockée dans des armoires métalliques, la placer dans des tuyaux en cuivre ou en acier assemblés et l'envoyer vers les nuages pour les chasser. Dans la vidéo K. Bush joue le rôle du fils du savant.

On ne s'étonnera pas que ce clip ait été tourné par Terry Gilliam des Monthy Python, dont le film "Sacré Graal" avait été financé par des satanistes célèbres.

Reich de son vivant a été soupçonné de pédophilie. Kate Bush elle-même a dû se justifier en 2014 (voir Daily Mail du 27 juillet) de sa longue collaboration artistique avec le pédophile notoire Rolph Harris, et la question de sa propre implication dans cette pratique avait été posée dès 1980 à propos de sa chanson "Infant Kiss".

La diffusion persistante de la chanson de Kate Bush sur les ondes des radios entretient le culte de Reich, de la provocation sexuelle, et du commerce avec les forces occultes.

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In memoriam : Maja Nikolic (1964-2019)

4 Septembre 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le quotidien, #Souvenirs d'enfance et de jeunesse, #Actualité de mes publications

La graphiste belgradoise Maja Nikolic, webmestre du premier site d'information alternative que j'ai dirigé en 2000 - je l'avais mentionnée dans divers de mes ouvrages et plusieurs billets de ce blog (dont la dernière fois il y a une dizaine de jours ici) - est décédée la nuit dernière du cancer qu'elle combattait depuis six ans. Elle n'avait pas 55 ans (elle allait faire 56 ans en décembre).

Inutile d'en dire davantage.

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16 septembre 1982

28 Juin 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Souvenirs d'enfance et de jeunesse, #Ecrire pour qui pour quoi

Je regardais tantôt cette vidéo (ci-dessous) : les informations télévisées d'Antenne2 du 16 septembre 1982. Le temps où les trois chaines de TV faisaient de vrais journaux, structurés, avec des nouvelles bien hiérarchisées commençant par l'international, et finissant par des faits divers. On y faisait de vraies phrases, on cherchait parfois des formules élégantes sans peur du ridicule. On croyait encore un peu aux mots, hors du piège des images et de l'obsession corporelle.

Ca commençait avec les troupes israéliennes à Beyrouth, ça continuait avec les funérailles de Béchir Gémayel, puis la visite de Sékou Touré en France. J'ai souri devant la scène un peu surréaliste de Sékou Touré montrant aux journalistes français un reportage sur Kim Il Sung ! Triste dictateur qui se saoulait du souvenir de son "non" à De Gaulle pour faire oublier qu'il écrasait son peuple (bien sûr je ne dis pas que la dictature de Soros, de Bolloré et de WallStreet qui l'a remplacé à la fin des années 80 en Guinée comme ailleurs valait mieux). Puis les états d'âme des parlementaires socialistes et communistes devant la politique fiscale du gouvernement, tandis que PPDA (déjà lui) donnait la parole aux entrepreneurs, évidemment. On n'était pourtant pas encore à l'heure du grand ralliement de Mitterrand à l'austérité au nom de l'européisme. Un mot de l'enterrement de Grace Kelly, un autre des assurances automobiles.

J'ai gardé un souvenir très précis de tout cela. J'avais presque 12 ans. Je venais d'entrer en 5ème au collège. Je gardais en archive chaque jour la "Une" du journal local La République des Pyrénées, et je dévorais les "Que-sais-je". J'étais de plain pied dans l'actualité de ce monde. Je voulais devenir journaliste. J'appréciais les interventions de Georges Marchais à la TV que je croyais utiles à la condition de mes deux parents ouvriers (qui pourtant n'étaient pas communistes). J'étais naïf. Je croyais que parce que j'étais premier de la classe je ferais quelque chose de beau de ma vie. Je ne voyais pas combien déjà ma vanité et mon égoïsme me vouaient à n'en rien faire du tout. Le ver était dans le fruit de mon existence, et je ne le voyais pas, comme la société de l'époque ne voyait pas qu'elle préparait le chemin à la disparition de tout un tas de choses positives que l'on croyait durables (l'intelligence, la France, la SNCF, les abeilles dans les champs, le respect de l'orthographe). On ne savait pas qu'on formait une génération de zombies qui elle même allait enfanter une série de cerveaux au QI beaucoup plus faible (voyez l'article sur la baisse du QI à cause des écrans) dans un monde de plus en plus cynique et hypocrite (je repense au type sur une radio parisienne qui disait que l'autolib à Paris doit être abandonné à cause des dégradations par les utilisateurs - ô les généreux bobos incapables de prendre soin de ce qu'on leur confie !) où la vie ne compte plus pour rien (7 milliards de gens sur terre, combien ont l'eau courante ?).

C'était il y a longtemps, oui, très longtemps. Aujourd'hui je suis presque quinquagénaire. Je n'ai pratiquement rien apporté à mon époque à part trois ou quatre livres que personne n'a lus. Je ne m'en plains pas. En quoi cela aurait-il été utile que je sois un Jérôme Guedj (avec qui j'ai cohabité à Madrid en 1994) ou un Michel Onfray ? Faire des apparitions dans les médias pour occuper du temps d'antenne, participer à un théâtre de pantins, entretenir les gens dans le mensonge et l'illusion. Mieux vaut s'abstenir. J'ai juste diffusé une ou deux infos sur des blogs que les grands médias ne voulaient pas faire entendre, posé une ou deux questions. Cela me suffit bien. Personne n'en voulait davantage de toute façon. Aujourd'hui je ne me pose plus de questions sur mon rôle comme je le faisais à 30 ou 40 ans. Je réponds au coup par coup, ponctuellement, quand des choses me sont demandées, en mon for intérieur, ou par tel ou tel de mes contemporains. Si l'on me demande un coup de main ou un avis je le donne, et si je ressens que rien de moi n'est attendu je m'abstiens, voilà tout. Un ancien collègue aujourd'hui à la retraite a pris sur lui de tenter de faire passer une recension de mon livre sur le populisme dans une revue juridique. Je lui souhaite une bonne chance. A l'heure actuelle seul Labévière a pris le risque de parler de ce bouquin sur la toile. Ca n'a aucune importance à mes yeux. J'ai pondu ce livre sans arrière pensée, aussi naturellement que je respire. Et je le livre au flot de la volonté qui me dépasse, celle d'en haut.

Tournons la page de 1982, comme celle de l'égo. De toute façon la nostalgie est un piège à cons. L'histoire est utile à la réflexion, mais il faut d'abord faire face au présent, même dans les moments où l'on a l'impression qu'on n'a rien de spécial à y faire. N'en doutons pas, quelques sollicitations reviendront, et parmi elles certaines qu'on ne souhaite pas du tout affronter. Certaines seront peut être intéressantes ou agréables. Il faudra être alors être "simple comme une colombe et méfiant comme un serpent" comme le dit l'Evangile. On verra bien...

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La canalisation de Plotin

6 Septembre 2017 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Souvenirs d'enfance et de jeunesse, #Philosophie et philosophes, #Grundlegung zur Metaphysik

Quand je préparais ma licence de philo à 20 ans à la Sorbonne, il y avait dans notre cours un jeune normalien qui voulait faire sa maîtrise sur Plotin, philosophe néoplatonicien de l'antiquité tardive. Je trouvais cela étrange parce que mon entourage ne jurait que par les philosophes modernes (postérieurs à Descartes). En plus Plotin me paraissait ennuyeux avec ses hypostases et son végétarisme.

L'historien anglais ER Dodds évoque dans son célèbre livre sur l'irrationnel chez les Grecs une anecdote survenue à Plotin au début de sa carrière et que raconte son disciple Porphyre - je lisais cela la semaine dernière. Comme un prêtre égyptien venait à Rome, il lui aurait proposé de lui révéler quel Dieu animait sa vie intellectuelle et morale. Plotin accepta. Ils firent donc un rituel de canalisation qui m'a rappelé ma canalisation d'Isis chez une médium en novembre 2014, et ils le firent dans l'Isiacum de Rome parce que c'était le seul endroit pur (Dodds précise que les temples égyptiens étaient les seuls où l'on ne pouvait entrer qu'après avoir jeûné, et je crois que nos églises devraient s'inspirer de cette règle). Le prêtre fit son rituel, et une entité apparut qui révéla que Plotin était inspiré par un Dieu et non par un simple daimon (une entité inférieure). Mais au moment d'interroger l'entité sur le nom du dieu, l'assistant fut pris d'une sorte de folie (peut-être mêlée de jalousie dit Porphyre) et tua les oiseaux postés en défense, ce qui fit échouer la canalisation.

Un des aspects intéressants de l'anecdote est le rôle que jouent les oiseaux dans l'histoire. Il paraît qu'ils avaient une fonction apotropaïque. En étranglant les oiseaux, on empêchait la parole de l'entité de se donner en toute sécurité ou en toute pureté. C'est une historiette bien étrange...

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Génération

4 Juillet 2015 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Souvenirs d'enfance et de jeunesse

La voyante Maud Kristen et moi avons des points communs inattendus : nous avons lu Bourdieu l'un et l'autre, nous avons connu la société parisienne des années 80, qui était celle du mépris en cascade (telle qu'elle la décrit dans son autobiographie). Ce sont des points communs générationnels. Elle et moi appartenons à un monde qui était bien plus gris (sans les façades blanchies, la novlangue, et tous les artifices actuels), mais bien moins con, que celui dans lequel les trentenaires ont baigné. Je pense que je ne peux parler la même langue que des gens qui ont moins de 35 ans, et réciproquement.

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Dust

8 Juin 2015 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Souvenirs d'enfance et de jeunesse

Souviens toi, Rafaela, il faisait beau sur Chatelet ce jour-là... tra la la...

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Send me an angel

7 Avril 2015 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Souvenirs d'enfance et de jeunesse

ISIS2Bon, je serai plus impressionné quand ils nous feront "Dance with me" de Lords of the New Church en chants grégoriens. Mais "Send me an angel", ce n'est déjà pas mal. Ca vaut Soeur Cristina chantant "Like a Virgin", non ? ste baume

 

 
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Hungaro-sumérien

19 Mars 2015 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Souvenirs d'enfance et de jeunesse

Il y a quinze ans et quelques mois j'étais à Budapest, sur Hösök Tér, la place des héros (cf mon livre "Eloge de la liberté"). Mon héros de l'époque n'était pas Gilgamesh, même si cinq ans plus tôt j'avais acheté à Madrid un ouvrage de Kramer sur Sumer.

 

Aujourd'hui j'appends que le Hongrois, mais aussi des tas de langues eurasiatiques non-indoeuropéennes, de l'avar à l'ibère, pourraient être liées au sumérien... Il faut toujours être prudent en matière de rapprochements linguistiques, mais allez donc savoir...

 

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30 décembre 1988

28 Décembre 2014 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Souvenirs d'enfance et de jeunesse

Le 30 décembre 1988, en page 62 (qui développe le sujet de couverture), l'Express fait un dossier sur le thème "La génération cocon", avec pour sous-titre "A quoi ressemblent les jeunes, en 1988 ? A leurs parents ! Interrogés tous les dix ans pas L'Express, ils n'ont jamais semblé aussi sages. Leur bonheur : un emploi, une famille. La révolution n'est pas pour 1989." Une photo comme illustration : un cours des étudiants de première année à l'IEP de Paris (Sciences Po), amphithéâtre Emile Boutmy, avec cette légende "Un cours à Sciences Po. Dans la liste des priorités, avoir une profession qui plaît passe bien avant avoir des enfants."

Au tout premier rang, avec son cahier bleu je reconnais sans peine Laurent Solly, futur collaborateur de Nicolas Sarkozy et numéro 2 de TF1, aujourd'hui un des responsables de Facebook France.

Celui que j'ai entouré d'un trait rouge, c'est moi. Oh bien sûr même si vous zoomiez vous ne me reconnaîtriez pas, mais dès le jour de la publication de l'Express, j'avais découpé la page et indiqué où je me trouvais sur cette photo. J'y reconnais aussi deux copines en haut à gauche. Nous avions tous 18 ans. Je n'avais quitté mon Béarn natal que depuis trois mois et vivais dans une piaule minuscule d'un foyer d'étudiants d'Asie du Sud-Est rue Saint-Jacques. Nous avions eu nos premiers "galops d'essai" (partiels) pas très brillants pour moi à l'époque sauf en histoire (ça allait s'améliorer au trimestre suivant). Hiver froid, à faire la queue le soir au restaurant universitaire "Bullier", à potasser les polycopiés de Jean-Claude Casanova en économie, le Gicquel en droit constitutionnel, les Points Seuil en histoire. Fichue année.

Le thème "les jeunes vont-ils refaire mai 68 ?" était une tarte à la crème médiatique à l'époque. Deux ans plus tôt nous avions été une majorité à manifester contre la loi Devaquet.

 

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Also...

22 Décembre 2014 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Souvenirs d'enfance et de jeunesse

   I'll leave my memories, a little trace high above, on some stone which I would be able to recognize easily. One day when I would visit the places of my creation, I will walk through the ruins of this old stone city, only one pillar will stay intact infront of me, and on its top a stone I marked with my memories. I'll take it into the white empty room and when only my eyes would stay alive in me, I'll watch the parts of my past, one part by one, bringing it back again. I would live again the most valuable fragments of my life. I would wake up the subconscience, thousands of emotions I felt once, and the same joy. Life is too valuable to be lived just once. There in that white room, I'll be able to live again every moment of my past, my first memory as a child, a smell of the air near the big river, music which led me to trans, photos when I was beautiful and shining, freezing touch of the glass like a cold peace I was longing for. I'll watch the traces with my eyes when I was young, selfconscious, curious. I 'll need just to change the position of my eyes and new pictures from the past will appear. But that evening in my future, I won't come in the white room to watch my childhood or the moment of my fullfilled ambition. That evening will be special. That evening will be yours. I am chased by the places from this city. A city where I belonged to you. That evening you'll be more and more near, the light will be in your eyes.I won't even need to enter in the white room of memories, although the mountain of time would pass, although a generations of people would pass aside me, although rains would wash out a lot of memories. But you, I'll see you clearly, a light in the middle of passing faces. I'll turn off the light in the white room. I'll need only to close my eyes in the deep obscure and to let the emotions overflow me, that night when i'll want to bring back the most beautiful memories. Something was left unspoken between you and me, I lost your presence in one of those catastrofies which left the hole in the time. I woke up one morning and you were gone, I started my life till the new sunset. You stayed in another dimension, I tried to hold my arms to touch you but that wall was so long and high. Everything changed since you're gone, the desert is on the place where we felt the whole new universe together, destroyed stones on the place of the city where I saw you the first time, when I wished you madly. I know you are with me, in another dimension, another time, with the same memories, those burning memories. And I let them overflow me, I let them hurt me just to remind myself that there was an eternety, that I am the thin line which connects the past and the future. The memories of the moments when we were one, and the land under our bodies was shaking under the overstrained emotions.
 

All I can do is to wait the moment when the time will stop, I'll shiver again in your hug, when you'll hug me strongly, my emotions will strangle my throat when I'll recognize your touch after the sea of the time

 


 

 


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Suzanne Vega

9 Août 2013 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Souvenirs d'enfance et de jeunesse

J'écoutais ce matin toutes sortes de chansons dynamiques qui permettent de faire remonter en soi de fortes d'émotions dans le plus pur style anglo-saxon : "Breathless" des Corrs, Shania Twain, les Cranberries, tant d'autres choses. Je me suis attardé sur le "No more words" de Berlin que j'ai écouté dans trois ou quatre versions différentes. Puis sur Pat Benatar "Love is a battlefield" et "We belong". Là encore je les ai écoutées sur You Tube en différentes version. J'ai découvert une Pat Benatar liftée en 2001 évoquant "We belong" comme la chanson qu'elle interpréta au début de sa première grossesse 17 ans plus tôt. Pat Benatar a toujours quelque chose d'un tantinet vulgaire dans l'expression de son visage, comme Madonna à ses débuts (maintenant Madonna n'a plus d'expression du tout), mais il y a toujours dans ses accents quelque chose de terriblement vrai et accrocheur.

 

Puis peut-être parce que mes hormones étaient épuisées, j'ai fini la matinée sur un live de "Luka" de 2012. 

 

 

 

 

Suzanne Vega (que je cite dans un ou deux de mes livres) est sans doute la plus délicate des interprètes (-compositrices) américaines. Elle ne module pas toujours parfaitement sa voix en concert, mais elle chante avec son regard. On le voit déjà dans son premier clip de "Luka" en 1987 quand, frêle jeune femme, elle a des regards baladeurs, fuyants, de ci de là.

 

Le 9 février dernier, elle parlait de sa carrière au Montalvo Arts Center à Saratoga (Californie). Elle était une vieille dame qui expliquait sa manière de travailler. Quand on en est à révéler les ficelles de ce qu'on fait, c'est qu'on déjà une archive vivante. Dommage. Mais c'est ainsi.

 

 

 

 

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