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Le blog de Frédéric Delorca

Articles avec #souvenirs d'enfance et de jeunesse tag

Lasseube, Bourdieu, Latour et Heinich

23 Octobre 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La gauche, #Béarn, #Souvenirs d'enfance et de jeunesse, #Lectures

Ce soir, je relis "Pourquoi Bourdieu" de Nathalie Heinich. Le prix Nobel d'Annie Ernaux est un peu pour quelque chose dans ce besoin de retour à ma jeunesse de sociologue. Mais pas seulement. Vendredi au marché de mon village, je discutais avec un marchand de produits à base de laine, citoyen de Lasseube, et je n'ai pu m'empêcher de lui parler de Bourdieu que j'y avais rencontré en 1990...

Heinich quand elle a publié son livre en 2007 savait qu'elle racontait déjà une histoire ancienne, que déjà une bonne partie du boudieusisme avait beaucoup vieilli (et Bourdieu était mort depuis six ans, quoique - j'y fais allusion dans mon roman "La Révolution des Montagnes" - son bureau à l'EHESS n'avait toujours pas été vidé). Latour (dont les étudiants détestaient les bourdieusiens) était passé par là, et d'autres.  Beaucoup de problématiques de Bourdieu s'étaient usé (et elles ont encore plus vieilli aujourd'hui dans l'ambiance d'effondrement de la France et de dictature satanique globaliste façon 1984 dans laquelle nous entrons), mais pas la plus centrale, celle des habitus de classe, ni non plus celle de la défense de l'Etat (voyez cette vidéo de l'université Toursky). Et malgré ma nouvelle orientation spirituelle, je crois qu'il est légitime de continuer à s'intéresser rationnellement aux contraintes (et aux pièges) du langage, à leur effet performatif, de même que je continue à penser qu'il faut continuer à poser la question d'un certain communisme autogestionnaire, aux antipodes du communisme "chinois" que le Forum économique mondial et ses sbires dans nos gouvernements veulent nous imposer.

J'ai envie de revenir un peu sur tout cela dans les livres sur la Lettonie et sur le stoïcisme que je prépare. Je ne sais pas si j'arriverai à expliquer vraiment des choses ou si je resterai allusif. Nous verrons bien.

A propos de Latour, j'ai appris son décès le 8 octobre dernier. Je n'étais pas fan. C'était de la sociologie postmoderne assez superficielle. Je n'ai jamais compris par exemple l'intérêt de prêter un statut social aux objets. Cela n'a de sens qu'en littérature.

Cet été, une ancienne conseillère municipale de Brosseville me disait qu'elle assistait à des séminaires de la fille de ce sociologue inspirés de ses ouvrages... Plutôt des sortes de stages de développement personnel à vrai dire. Je ne suis pas très étonné de voir la sociologie latourienne, comme la philosophie, atterrir dans ce genre de marécage. Les gens maintenant veulent des recettes pour apprendre à vivre. Bientôt ils accepteront la puce informatique qui déploiera dans leur tête un programme en lieu et place de leur libre-arbitre...

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La Latgalie, un peu d'Histoire

3 Octobre 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Souvenirs d'enfance et de jeunesse, #Peuples d'Europe et UE, #Divers histoire

Ayant en ce moment quelques velléités de retour en Lettonie où je m'étais déjà rendu en 2003 et que mon éditeur connaît fort bien, je me penche un peu sur la Latgalie, région d'origine d'une mienne amie, et seul district catholique dans une Lettonie protestante.

Le journal des débats politiques et littéraires du 19 février 1922, sous la plume de Léonce Juge, s'était penché sur cette région en disant qu'elle servait de "terrain d'infiltration à la fois aux influences russo-nationalistes, russo-communistes et polonaises". Il précise qu'en octobre 1921 l'assemblée constituante fut saisie d'un projet d'indépendance de la région et le premier ministre Miérovitch s'y est rendu. Les "bolchéviks, explique l'article, possèdent en Lettonie une réserve beaucoup plus considérable qu'ailleurs d'éléments communistes - groupés pour la plupart dans les villes et les bourgs de Latgalie". L'ex-représentant de Lénine à Riga, Ganetsky aurait utilisé la Latgalie pour contrecarrer le projet d'Entente baltique avec Varsovie lancé par les Lettons.

La Croix du 1er août 1922 allait aussi reprendre ces éléments d'analyse juste après la signature du concordat entre la Lettonie (qui comptait 1,5 millions d'habitants) et le Vatican.

"Ce qui favorise le communisme en Latgalie, note le journal, c'est d'abord le fait que les propriétés paysannes sont de peu d'étendue, et ensuite que la population de cette province est très hétérogène et de culture fort diverse. En outre, les habitants des campagnes latgaliennes gagnent difficilement leur vie 50 % de la population masculine de la région de Dvinsk travaillait autrefois dans les usines des grands centres industriels russes, principalement à Petrograd et- à Moscou. Faute d'une industrie active dans le pays même ou de relations faciles avec les provinces soumises aux Soviets, tous ces éléments sont maintenant inoccupés et, par conséquent, misérables. Or ils sont revenus de Russie déjà plus ou moins contaminés par le bolchévisme et, n'ayant trouvé à leur retour qu'un morceau de terre insuffisant à les faire vivre, ils constituent pour l'infiltration communiste une ayant-garde toute disposée à servir les buts révolutionnaires de l'Internationale rouge. A ces éléments s'ajoutent encore ceux qui proviennent de l'armée rouge et que celle-ci, depuis la; démobilisation commencée au, début de l'été dernier renvoie chaque jour dans leurs foyers. Ceux-là ont subi pendant trois ans l'influence de la déformation morale qui est au premier plan de l'éducation politique des masses en Sovdépie ils ont appris à renier tout sentiment patriotique et à persécuter chez les autres les moindres manifestations de ce sentiment; en un mot, ce sont des candidats tout prêts à l'anarchie et au brigandage."

Et puis il y a les Russes blancs. "La secte des «vieux-croyants» qui fut autrefois l'un des meilleurs soutiens de l'autocratie et du nationalisme russes forme aujourd'hui le noyau de ce nouveau bloc contre-révolutionnaire en formation, qui ne rêve rien de moins que de rétablir la Russie dans ses limites de 1914, hormis la Pologne et la Finlande. Or les « vieux-croyants » sont très nombreux en Latgalie; ils y luttent à la fois contre l'influence communiste et contre l'infiltration polonaise, contre les efforts du gouvernement letton pour assimiler cette province hétérogène et contre les menées lithuano-allemandes qui voudraient, en la rendant autonome, en faire une sorte de seconde Lithuanie germanophile sinon même germanisée"

Tandis que beaucoup de nobles agraires polonais qui possédaient la plupart des grandes propriétés latgales sont rentrés en Pologne, mais ceux qui restent gardent une emprise sur les paysans catholiques latgaliens peu instruits. Beaucoup qui n'ont pas les idées claires quand on leur demandent leur nationalité disent "catholique" et leur religion "polonais".

La Réforme des Charentes en 1928 allait se pencher sur la lèpre en Latgalie où les conditions d'hygiène étaient déplorables. 

En 1931 le Dr Grinberg, un des économistes lettons les plus connus, pour résorber le déficit budgétaire propose de vendre la Latgalie à la Pologne pour 50 millions de dollars (Express de l'Est des Vosges 1931)

L’écrivain Eriks Adamsons, dans l'entre-deux-guerres, situait en Latgalie la nouvelle "Une infinie pureté" (texte publié en France par les Eds Omnia Mea 2000).  Près du cimetière des "Vieux croyants" enfant sombre dans une mare immonde. Le sergent Beitans hanté par la pureté évite de le secourir et c'est un vieux-croyant russe barbu qui le sauve. Aux descriptions on reconnait la ville de Daugavpils (ex-Dvinsk), capitale de la Latgalie. La nouvelle a une portée universelle et en même temps elle doit dire quelque chose de profond sur cette "Galilée des Nations" qu'était la Latgalie.

Cette ville (Dunabourg en Allemand) avait été fortifiée par les Russes pendant 5 ans et prise par les Français en 1812. Elle était une fondation des chevaliers de l'Ordre du Glaive, ordre livonien autonome de l'Ordre teutonique en 1205. Son magistre Ernst Ratsenbourg y construisit un château pour la protéger des raids lituaniens. Ses ruines furent exploitées comme une carrière, puis elle fut reconstruite. Cédée aux Livoniens par le roi de Pologne, en 1559, elle fut la principale vive Livonienne de l'union livono-lituanienne, puis elle fut encore polonaise, puis suédoise, et russe, les Russes la récupérèrent au premier partage de la Pologne de 1772.

L'occupation russe fut lourde. Dans le Courrier du Gard du 26 août 1863 on lisait :

On écrit de la Livonie polonaise au Czas du 20 :

"Les moyens les plus odieux et les plus tyranniques sont employés contre les prisonniers politiques renfermés dans les cachots des forteresses de Dunabourg et de Vitepsk pour le obliger de signer une adresse de loyauté au czar.

Vous savez qu’en vertu d’un ordre de Mourawieff, chaque chef militaire de district peut aujourd'hui, sur la simple dénonciation de deux témoins, prononcer un arrêt de mort contre un Polonais.

Hier, un ecclésiastique malade, l’abbé Diszo, a été assassiné par un soldat dans l’hôpital militaire, parce qu’il était sorti sur le corridor. Nous voyons tous les jours ici des ecclésiastiques traînés à pied dans la forteresse pour l’instruction cl reconduits de la même manière sous une escorte de soldats.

Le conseil de guerre qui siège à Dunabourg a déclaré innocents l'ancien maréchal delà noblesse du district du Dunabourg, M. le comte Louis Piater , et Mme Sigismond Blynicka. Celte dernière avait été mise en prison parce que son mari avait échappé à une sentence de mort en se réfugiant à l’étranger. Malgré la déclaration du conseil de guerre, Mourawieff a ordonné la déportation du comte Piater et de Mme Brynicka à Orenbourg. Le général Dlotowski, gouverneur de Vitepsk, s’est empressé de faire partir Mme Brynicka pourOreubourg.dans la crainte que, vu son état de grossesse avancée, elle ne (ut mise en liberté aussitôt arrivée à Saint-Pétersbourg.

Le nombre de personnes déportées en Sibérie s’élève à plusieurs milliers. Des trains entiers de prisonniers arrivent jusqu’à Pskow, d’où les proscrits sont dirigés sur Orenbourg et la Sibérie.A Dunabourg, un vieillard, nommé Onaculeniez a été saisi, garrotté et envoyé à Orenbourg pour avoir reproché à un vieux croyant (raskolnik) de s’occuper de pillage et de rapines. Une masse de ces bandits n’attend qu’au signal pour recommencer les tristes scènes qui ont indigné le monde entier.

Dans le palatinat de Vitepsk et de Mohilew, comme dans la Livonie polonaise, les sbires de Mourawieff poursuivent l'extermination de l’élément polonais et catholique sur une vaste échelle. La plupart des domaines polonais ont été confisqués. Les agents moscovites menacent constamment d’extermination la population rurale si elle ne détruit pas elle-même les grands propriétaires. Si cela continue , toutes les classes éclairées de ce pays auront bientôt complètement disparu.

Bon nombre de propriétaires de Livonie se trouvent hors d’état de payer l’impôt de 10 ou 20 % que leur a imposé Mourawieff. On en profite pour les obliger à signer les adresses de loyauté au czar. S'ils persistent à refuser, on les dépouille de tout et on vend tous leurs meubles et immeubles, même les robes de leurs femmes.

Nous avons vu, la semaine dernière, à Dunabourg, les plus beaux sujets de race bovine vendus aux enchères publiques à 12 F. par tête. Les Israélites eux-mêmes ne se présentent pas à ces adjudications, ce qui laisse aux raskolniks et autres vagabonds toute latitude pour s'emparer à vil prix des dépouilles polonaises."

Dans la Lettonie indépendante de 1920, la ville était principalement juive, si l'on en croit "L'univers israélite" du 2 avril 1920 :

"La ville de Dvinsk se trouve sous deux autorités : polonaise et lettone. Les rapports entre les soldats polonais et la population juive ne font que s'envenimer. On arrête des Juifs dans la rue pour les employer aux corvées, on fouille dans les meubles pour voir s'il ne s'y cache pas de bolchévique; le rabbin de la ville, qui a poussé l'audace jusqu'à supplier qu'on ne lui retire pas un manteau de son armoire, a été maltraité.

Les rapports avec les Lettons sont meilleurs ; cependant toutes les barrières ne sont pas enlevées. Bien que les Juifs soient 60 % des habitants de la ville, contre 20 % de Polonais et la même proportion d'autres nationaités, la municipalité est constituée par 10 Lettons, 10 Polonais, 8 Russes et 3 Juifs.".

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JLG

14 Septembre 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Cinéma, #1950-75 : Auteurs et personnalités, #Souvenirs d'enfance et de jeunesse

JL Godard est décédé hier le 13 septembre 2022 en ayant recours au "suicide assisté" pour cause d'épuisement... Il est regrettable que ce modus operandi intervienne alors que le président Macron fidèle à la philosophie de son mentor Jacques Attali, lance une "convention citoyenne" sur l'euthanasie, à l'heure où la culture de mort pousse symétriquement cette pratique et l'avortement dans tous les pays (il semble que la morphine ne suffise plus aux gens...).

Que dire ? Je l'ai souvent dit : l'oeuvre de Godard croisait souvent mon chemin depuis les années 1990 : la rétrospective Godard au début de l'été 1992 (si mes souvenirs sont bons, ou peut-être 1995) dans le Quartier latin, le cinéma Alphaville à Madrid en 1994. Rendez vous compte, même mon retour des enfers en 2014 eut un rapport avec Godard (il faut croire que cela avait un rapport avec les impasses de la condition masculine). J'ai eu ces dernières années l'impression que Godard avait un fort rapport avec l'occultisme (que cela fût conscient ou non), pas seulement du fait qu'il était hypnotisé par les jolies femmes. J'en ai plus ou moins confirmation quand j'ai aidé pendant le confinement un Abkhaze à traduire ses mémoires - plus précisément un Abkhaze qui avait eu directement affaire à la magie durant la guerre d'indépendance de 1992. Cet homme avait placé pratiquement tout son texte sous le patronage de l'éloge des sacrifices forestiers que Godard développe dans "Hélas pour moi".

Il fallait bien, semble-t-il, que l'ombre du créateur me poursuivit jusqu'au bout puisqu'un des abonnés de ce blog comptait parmi ses amis intimes (je l'ai appris fortuitement il y a quelques années). Je ne sais trop ce qu'il faut penser aujourd'hui de son oeuvre. Je suppose qu'on le trouvera bientôt très daté, comme la philosophie d'Althusser ou les poèmes de Théodore de Banville au XIXe siècle... Déjà je pense qu'il indiffère tous les moins de 30 ans. Qu'importe, chacun avec ses petits démons contribue à construire une époque, à l'influencer. Puis, tout cela passe...

Je ne sais pas ce que l'on aura gagné au fond à apprécier ou ne pas apprécier l'oeuvre de JLG. Très probablement on pourra vivre sans l'avoir connue.

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Pat Benatar "witchy"...

21 Mars 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Souvenirs d'enfance et de jeunesse, #Grundlegung zur Metaphysik

Pour les gens de la génération (nés dans les années 1970) qui avaient des parents qui aimaient bien chanter, sauf pour ceux qui ont grandi dans des familles bourgeoises portées sur l'opéra, il était impossible d'échapper à l'attrait du rock et de la pop music.

Ce soir j'écoutais des morceaux de Pat Benatar dont les tubes font partie des morceaux qui ont le moins mal vieilli, du fait du mariage formidable des guitares électriques et de son incroyable voix. Sur You Tube, un prof de chant, Ken Tamplin souligne dans ses vidéos comment l'effet qu'a produit cette voix quand elle est apparue dans le paysage américain et toutes les récompenses que cela lui a valu. En 7 ème minute de sa vidéo d'ailleurs il y a une jeune nana qui interprète remarquablement bien son tube "Shadows of the Night"...

Quand elle a sorti "We belong", j'avais 13 ou 14 ans. J'étais peut-être un peu trop "pollué" par l'italodance, dans le registre féminin américain, seules Dona Summer, la chanteuse de Berlin et Irene Cara (c'est à dire des musique très "synthé" très "Giorgio Moroder") étaient parvenues à se frayer un chemin dans mes oreilles.

Je n'ai pu m'ouvrir au "son" Benatar qu'en mûrissant un peu. Il fut beaucoup à l'arrière-plan de mon engagement de mes 29 ans contre le bombardement de la Yougoslavie en 1999... cet engagement à propos duquel l'écrivaine Annie Ernaux allait me dire que mon investissement affectif total en certifia la vérité - aujourd'hui j'ai des doutes à ce sujet, mais je sais qu'il ne pouvait en aller autrement de toute façon. Surtout "Love is a Battlefield"... La webmaster serbe de notre site d'info alternative aussi avait ça dans les oreilles... cette dame décédée en 2019, que, six mois avant sa mort j'essayais encore en vain de convaincre de ne pas accepter de mettre des éloges de David Bowie sur sa page Facebook.

Ce genre de musique nous dépassait, faisait éclore en nous des dimensions de notre être complexes, inconnues.

Je suppose que j'aurais manqué d'humanité si je n'étais pas passé par toutes ces erreurs et si je n'y avais pas mis tout mon coeur... et bien des larmes... On ne peut hélas pas rester dans une coquille pure, là où il n'y a pas d'erreur (d'erreur de bonne foi comme celle à laquelle Pat Benatar nous portait), il n'y a pas de rédemption possible, et pas de vertu non plus. Il n'y a que frilosité, et hypocrisie...

Aujourd'hui je voudrais encore croire que ces musiques étaient innocentes... Et puis je tombe sur une image comme celle-là.

Sol maçonnique, chouette à la main. Plus "witchy" que ça, tu meurs... Digne de Stevie Nicks...

Un ami blogueur qui a mon âge mais qui vit dans l'enfer du Paris d'Anne Hidalgo, avec qui avant ma conversion nous partagions nos goûts communs pour la pop, continue de me dire "et alors ?"... Et alors, elle pose devant un sol maçonnique, et alors, elle a une chouette à la main... et alors ? je peux aimer sa musique sans partager ses démons...

Voire... J'ai connu un petit bonhomme qui voyait des serpents noirs sur les bras des gens qui dansaient en faisant des cornutos... Et quand je relis les horreurs que j'écrivais lorsque j'écoutais "dévotement" ce genre de musique, j'émets aujourd'hui - à regret je l'admets, mais avec constance - les doutes les plus vifs sur la bénignité de ces airs. N'est-ce point le musicien John Todd qui assurait que les producteurs jetaient des sorts sur les disques après leur enregistrement ? Après cela je ne m'étonne pas d'apprendre que les membres de sociétés secrètes adeptes de la magie noire  Brad Pitt et Angelina Jolie ont acheté en France un château qui servait de studio d'enregistrement (voire de rituels des plus inquiétants).

L'envoûtement musical est à ce prix. Notre nature faible aime les musiques cadencées. Le maître des percussions (Ezechiel 28:13) lui en fournit à volonté et la conduira où il voudra, comme le joueur de flûte dans la chanson des Led Zeppelin (les grands admirateurs d'Aleister Crowley)...

Non, décidément il est des addictions auxquelles il vaut mieux renoncer tant qu'il est encore temps.

Je renvoie donc Pat Benatar à mon passé, et vais me coucher avec des airs plus calmes.

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Décès de la personne qui m'avait présenté Pierre Bourdieu en 1990

4 Mars 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Souvenirs d'enfance et de jeunesse, #Béarn, #La gauche, #Divers histoire

J'ai appris aujourd'hui le décès, à l'âge de 91 ans, de Pierre Labarrère, l'homme qui m'a fait rencontrer, le 13 août 1990 le sociologue Pierre Bourdieu. C'est cela qui m'avait conduit ensuite à m'investir dans la sociologie, jusqu'à obtenir un doctorat dans cette discipline.

Pierre Labarrère, entrepreneur en construction, qui, enfant unique, avait repris l'entreprise de maçonnerie de son père (mort à 65 ans en tombant d'un toit) faisait partie de ces nombreux hommes qui, dans la génération de mes parents, auraient pu suivre des études jusqu'au bac si, à l'époque, dans les années 1948-50, il n'avait pas existé une barrière sociale pour la poursuite des études après le certificat d'études. Sa mère, morte à 83 ans, originaire de Lasseube, était femme de ménage à plein temps au magasin de chaussures Menou à côté de l'église (qui vendait des galoches et des sabots pendant la guerre, et où elle se rendait elle-même en sabots).

Il n'avait jamais quitté le village natal de ma mère, qui est aussi mon village d'enfance, village où l'Eglise catholique, dans l'immédiate après-guerre, régissait la vie sociale, et donc c'est dans son giron qu'il s'était initié à la musique (et il continuait à jouer de la trompette à l'église pour les grands occasions dans les années 2000), même s'il avait été instruit à l'école laïque communale. Sa cousine germaine, qui habitait à côté de chez lui, avait été à l'école avec ma mère, elles ont un an de différence.

Quand j'ai commencé à le croiser dans les années 1970-80, il était artisan, au volant de sa fourgonnette à sillonner le village, impliqué dans l'organisation syndicale de sa profession, et aussi dans le militantisme socialiste "tendance Jaurès", disait-il, du temps où Pau avait un maire illustre qui était son homonyme de même tendance politique. Vieux célibataire, il avait toujours des idées avancées : il défendait avant tout le monde le végétarisme (ce qui, me semble-t-il, est aussi nuisible à l'âme que le mitterrandisme... mais bon...), les panneaux solaires etc.

A partir de la 2ème minute de cette vidéo que j'avais tournée en caméra cachée le 14 février 2020, il parle de Bourdieu. Il explique que la soeur ainée de sa mère était, à Lasseube, voisine du bureau de poste où officiait le père de Pierre Bourdieu comme facteur-receveur. Bourdieu a évoqué tout cela dans Le Bal des Célibataires, et son Esquisse pour une auto-analyse. Ils avaient donc été amis d'enfance pendant les vacances.

Dans cette brève interview, Pierre Labarrère manifeste sa grande mémoire, qu'il entretenait en se récitant par exemple les préfectures et chefs-lieux d'arrondissements et de cantons de tous les départements de France.

Après la publication de mon livre sur les médiums, je le lui avais envoyé, espérant le sensibiliser aux questions du monde invisible et à l'importance de la rigueur spirituelle. Mais il l'avait seulement parcouru avec une vague curiosité sans que cela ne le touche vraiment. Je l'avais encore revu à l'été 2021, mais il était alors très diminué et avait perdu l'appétit d'une manière inexplicable.

Son décès fait suite à celui de l'aîné de mes oncles maternels l'an dernier. Toutes ces personnes sont peu à peu remplacées par d'autres dans le village de mon enfance. Pour moi c'est un univers qui glisse vers le néant.

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Sur la question des transclasses

3 Mars 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Souvenirs d'enfance et de jeunesse

Une jeune femme qui exprime des choses que j'ai vécues aussi, 22 ans avant elle, avec des particularités de genre et d'origines géographiques un peu différentes. J'en ai parlé dans un de mes livres, je vous laisse deviner lequel.

Pour le reste, je pense que si cette femme avait un arrière-plan spirituel véritable (et pas le rationalisme athée qu'elle étale sur sa chaîne), elle situerait ses souvenirs dans une perspective bien meilleure (mais je ne prétends pas que la spiritualité soit en soi un remède aux problèmes sociologiques, comme elle ne l'est pas aux tares psychologiques ou physiques).

Je précise que je ne suis pas fan de ce genre de vidéo, qui m'est tombée sous les yeux cet après-midi (proposée automatiquement par You Tube), et qui tourne facilement à la masturbation égocentrique, et à l'exhibitionnisme névrotique, sous couvert d'être utile aux autres, au même titre que les  "tutos maquillage" ou les "tutos placement en bourse" (tout cela relève du piège du www), mais je me disais que le sujet changeait un peu de ceux que je traite habituellement ici. Comme vous le voyez, je pense aussi à vous divertir ! Rien n'est pire que les blogs monomaniaques hyper-spécialisés. Le mien n'entrera jamais dans cette catégorie, j'espère (pour autant que je doive continuer à en entretenir un...).

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Mon livre sur l'ingérence de l'OTAN au salon du livre de Novi Sad (Serbie)

2 Mars 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Actualité de mes publications, #Peuples d'Europe et UE, #Souvenirs d'enfance et de jeunesse, #Débats chez les "résistants"

Mon livre sur l'ingérence de l'OTAN en Serbie sera en vente à la Foire internationale du livre de Novi Sad en Serbie à partir de ce mercredi. 5 000 visiteurs sont attendus sur une semaine.  Mon éditeur y tient un stand. Novi Sad, fière cité de la Voïvodine, a été nommée par la commission européenne capitale européenne de la culture pour l'année 2022.

N'oublions pas que, semblable à l'actuelle russophobie, il y a 23 ans il y avait en France et en Europe une serbophobie extrême dont les promoteurs étaient les mêmes. L'OTAN à l'époque bombardait sauvagement les ponts de Novi Sad sur le Danube avec des bombes à l'uranium appauvri à la grande satisfaction de Monsieur Tout-le-monde autour de moi.

PS : Bon, un peu dommage que le salon s'appelle "Migration des âmes" dans un sens chamanique et accueille un groupe musical sataniste comme Enigma... Mais les œuvres des Ténèbres se glissent partout hélas... Serait-il plus rigoureux de ma part de demander à mon éditeur de brûler tout mes livres et de ne plus chercher à faire entendre mes témoignages nulle part ?

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Décès de Me Roland Weyl

7 Mai 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Souvenirs d'enfance et de jeunesse, #La gauche, #Colonialisme-impérialisme

Quand je travaillais à Versailles, il y a 14 ans, une magistrate de droite m'avait dit "J'apprécie beaucoup maître Weyl, même si je ne partage pas ses idées, et puis il a ce style de la vieille génération, il me rappelle mes aïeux". Elle appréciait la douceur de sa voix alliée, dans ses plaidoiries, à une concision et grande précision du style (et de mémoire sans lire aucune note). Même quand il plaidait à Versailles en terre royaliste cet avocat communiste ancien résistant faisait bonne impression. Moi je me souviens qu'il avait signé l'appel de Bruxelles que nous diffusions en 2000 contre l'ingérence de l'OTAN en Serbie - voyez mon livre sur le sujet (L'Obs signale son nom dans la liste des signataires avec une faute d'orthographe). Comme le rappellent ses biographies il s'est opposé à toutes les guerres d'ingérence, au Proche-Orient, en Afghanistan etc, l'embargo sur Cuba et sur le Venezuela, ainsi que l'occupation de la Palestine.

Il s'est éteint à l'âge de 102 ans le 20 avril dernier.

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Quand Kate Bush faisait l'apologie de Wilhelm Reich

21 Décembre 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Grundlegung zur Metaphysik, #Souvenirs d'enfance et de jeunesse, #Les rapports hommes-femmes, #Divers histoire

Tous les lettrés de notre époque savent que Wilhelm Reich était un psychanalyste marxiste apôtre de la révolution sexuelle dans les années 1950/60. Très peu savent que la chanson de Kate Bush, "Cloudbusting" de 1985, que j'entendais encore récemment dans un supermarché, était un hommage à celui-ci.

Kate Bush était dans les années 1980 une chanteuse sorcière, ouvertement païenne, qui s'est d'ailleurs filmée dans un clip dansant sur des squelettes (c'est Lindsay Kemp, qui lui a appris à le faire, comme  David Bowie,le mime s'était lui-même distingué en 1973 dans le très druidique-satanique film d'horreur The Wickerman/Le Dieu d'Osier ). Dans "Them heavy people", elle parle de gourous qui l'ont initiée aux thèse de l'occultiste Gurdjieff" (voir aussi les sources "gothiques" de ses autres chansons).

Elle s'est inspirée pour écrire Cloudbusting d'un livre du fils de Wilhem Reich, qui avait vu son père arrêté sous ses yeux. Reich avait joué les chasseur de nuages. Le principe de sa découverte était que l'on pouvait prendre de l'énergie sexuelle (orgone) stockée dans des armoires métalliques, la placer dans des tuyaux en cuivre ou en acier assemblés et l'envoyer vers les nuages pour les chasser. Dans la vidéo K. Bush joue le rôle du fils du savant.

On ne s'étonnera pas que ce clip ait été tourné par Terry Gilliam des Monthy Python, dont le film "Sacré Graal" avait été financé par des satanistes célèbres.

Reich de son vivant a été soupçonné de pédophilie. Kate Bush elle-même a dû se justifier en 2014 (voir Daily Mail du 27 juillet) de sa longue collaboration artistique avec le pédophile notoire Rolph Harris, et la question de sa propre implication dans cette pratique avait été posée dès 1980 à propos de sa chanson "Infant Kiss".

La diffusion persistante de la chanson de Kate Bush sur les ondes des radios entretient le culte de Reich, de la provocation sexuelle, et du commerce avec les forces occultes.

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In memoriam : Maja Nikolic (1964-2019)

4 Septembre 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le quotidien, #Souvenirs d'enfance et de jeunesse, #Actualité de mes publications

La graphiste belgradoise Maja Nikolic, webmestre du premier site d'information alternative que j'ai dirigé en 2000 - je l'avais mentionnée dans divers de mes ouvrages et plusieurs billets de ce blog (dont la dernière fois il y a une dizaine de jours ici) - est décédée la nuit dernière du cancer qu'elle combattait depuis six ans. Elle n'avait pas 55 ans (elle allait faire 56 ans en décembre).

Inutile d'en dire davantage.

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16 septembre 1982

28 Juin 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Souvenirs d'enfance et de jeunesse, #Ecrire pour qui pour quoi

Je regardais tantôt cette vidéo (ci-dessous) : les informations télévisées d'Antenne2 du 16 septembre 1982. Le temps où les trois chaines de TV faisaient de vrais journaux, structurés, avec des nouvelles bien hiérarchisées commençant par l'international, et finissant par des faits divers. On y faisait de vraies phrases, on cherchait parfois des formules élégantes sans peur du ridicule. On croyait encore un peu aux mots, hors du piège des images et de l'obsession corporelle.

Ca commençait avec les troupes israéliennes à Beyrouth, ça continuait avec les funérailles de Béchir Gémayel, puis la visite de Sékou Touré en France. J'ai souri devant la scène un peu surréaliste de Sékou Touré montrant aux journalistes français un reportage sur Kim Il Sung ! Triste dictateur qui se saoulait du souvenir de son "non" à De Gaulle pour faire oublier qu'il écrasait son peuple (bien sûr je ne dis pas que la dictature de Soros, de Bolloré et de WallStreet qui l'a remplacé à la fin des années 80 en Guinée comme ailleurs valait mieux). Puis les états d'âme des parlementaires socialistes et communistes devant la politique fiscale du gouvernement, tandis que PPDA (déjà lui) donnait la parole aux entrepreneurs, évidemment. On n'était pourtant pas encore à l'heure du grand ralliement de Mitterrand à l'austérité au nom de l'européisme. Un mot de l'enterrement de Grace Kelly, un autre des assurances automobiles.

J'ai gardé un souvenir très précis de tout cela. J'avais presque 12 ans. Je venais d'entrer en 5ème au collège. Je gardais en archive chaque jour la "Une" du journal local La République des Pyrénées, et je dévorais les "Que-sais-je". J'étais de plain pied dans l'actualité de ce monde. Je voulais devenir journaliste. J'appréciais les interventions de Georges Marchais à la TV que je croyais utiles à la condition de mes deux parents ouvriers (qui pourtant n'étaient pas communistes). J'étais naïf. Je croyais que parce que j'étais premier de la classe je ferais quelque chose de beau de ma vie. Je ne voyais pas combien déjà ma vanité et mon égoïsme me vouaient à n'en rien faire du tout. Le ver était dans le fruit de mon existence, et je ne le voyais pas, comme la société de l'époque ne voyait pas qu'elle préparait le chemin à la disparition de tout un tas de choses positives que l'on croyait durables (l'intelligence, la France, la SNCF, les abeilles dans les champs, le respect de l'orthographe). On ne savait pas qu'on formait une génération de zombies qui elle même allait enfanter une série de cerveaux au QI beaucoup plus faible (voyez l'article sur la baisse du QI à cause des écrans) dans un monde de plus en plus cynique et hypocrite (je repense au type sur une radio parisienne qui disait que l'autolib à Paris doit être abandonné à cause des dégradations par les utilisateurs - ô les généreux bobos incapables de prendre soin de ce qu'on leur confie !) où la vie ne compte plus pour rien (7 milliards de gens sur terre, combien ont l'eau courante ?).

C'était il y a longtemps, oui, très longtemps. Aujourd'hui je suis presque quinquagénaire. Je n'ai pratiquement rien apporté à mon époque à part trois ou quatre livres que personne n'a lus. Je ne m'en plains pas. En quoi cela aurait-il été utile que je sois un Jérôme Guedj (avec qui j'ai cohabité à Madrid en 1994) ou un Michel Onfray ? Faire des apparitions dans les médias pour occuper du temps d'antenne, participer à un théâtre de pantins, entretenir les gens dans le mensonge et l'illusion. Mieux vaut s'abstenir. J'ai juste diffusé une ou deux infos sur des blogs que les grands médias ne voulaient pas faire entendre, posé une ou deux questions. Cela me suffit bien. Personne n'en voulait davantage de toute façon. Aujourd'hui je ne me pose plus de questions sur mon rôle comme je le faisais à 30 ou 40 ans. Je réponds au coup par coup, ponctuellement, quand des choses me sont demandées, en mon for intérieur, ou par tel ou tel de mes contemporains. Si l'on me demande un coup de main ou un avis je le donne, et si je ressens que rien de moi n'est attendu je m'abstiens, voilà tout. Un ancien collègue aujourd'hui à la retraite a pris sur lui de tenter de faire passer une recension de mon livre sur le populisme dans une revue juridique. Je lui souhaite une bonne chance. A l'heure actuelle seul Labévière a pris le risque de parler de ce bouquin sur la toile. Ca n'a aucune importance à mes yeux. J'ai pondu ce livre sans arrière pensée, aussi naturellement que je respire. Et je le livre au flot de la volonté qui me dépasse, celle d'en haut.

Tournons la page de 1982, comme celle de l'égo. De toute façon la nostalgie est un piège à cons. L'histoire est utile à la réflexion, mais il faut d'abord faire face au présent, même dans les moments où l'on a l'impression qu'on n'a rien de spécial à y faire. N'en doutons pas, quelques sollicitations reviendront, et parmi elles certaines qu'on ne souhaite pas du tout affronter. Certaines seront peut être intéressantes ou agréables. Il faudra être alors être "simple comme une colombe et méfiant comme un serpent" comme le dit l'Evangile. On verra bien...

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La canalisation de Plotin

6 Septembre 2017 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Souvenirs d'enfance et de jeunesse, #Philosophie et philosophes, #Grundlegung zur Metaphysik

Quand je préparais ma licence de philo à 20 ans à la Sorbonne, il y avait dans notre cours un jeune normalien qui voulait faire sa maîtrise sur Plotin, philosophe néoplatonicien de l'antiquité tardive. Je trouvais cela étrange parce que mon entourage ne jurait que par les philosophes modernes (postérieurs à Descartes). En plus Plotin me paraissait ennuyeux avec ses hypostases et son végétarisme.

L'historien anglais ER Dodds évoque dans son célèbre livre sur l'irrationnel chez les Grecs une anecdote survenue à Plotin au début de sa carrière et que raconte son disciple Porphyre - je lisais cela la semaine dernière. Comme un prêtre égyptien venait à Rome, il lui aurait proposé de lui révéler quel Dieu animait sa vie intellectuelle et morale. Plotin accepta. Ils firent donc un rituel de canalisation qui m'a rappelé ma canalisation d'Isis chez une médium en novembre 2014, et ils le firent dans l'Isiacum de Rome parce que c'était le seul endroit pur (Dodds précise que les temples égyptiens étaient les seuls où l'on ne pouvait entrer qu'après avoir jeûné, et je crois que nos églises devraient s'inspirer de cette règle). Le prêtre fit son rituel, et une entité apparut qui révéla que Plotin était inspiré par un Dieu et non par un simple daimon (une entité inférieure). Mais au moment d'interroger l'entité sur le nom du dieu, l'assistant fut pris d'une sorte de folie (peut-être mêlée de jalousie dit Porphyre) et tua les oiseaux postés en défense, ce qui fit échouer la canalisation.

Un des aspects intéressants de l'anecdote est le rôle que jouent les oiseaux dans l'histoire. Il paraît qu'ils avaient une fonction apotropaïque. En étranglant les oiseaux, on empêchait la parole de l'entité de se donner en toute sécurité ou en toute pureté. C'est une historiette bien étrange...

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Génération

4 Juillet 2015 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Souvenirs d'enfance et de jeunesse

La voyante Maud Kristen et moi avons des points communs inattendus : nous avons lu Bourdieu l'un et l'autre, nous avons connu la société parisienne des années 80, qui était celle du mépris en cascade (telle qu'elle la décrit dans son autobiographie). Ce sont des points communs générationnels. Elle et moi appartenons à un monde qui était bien plus gris (sans les façades blanchies, la novlangue, et tous les artifices actuels), mais bien moins con, que celui dans lequel les trentenaires ont baigné. Je pense que je ne peux parler la même langue que des gens qui ont moins de 35 ans, et réciproquement.

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Dust

8 Juin 2015 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Souvenirs d'enfance et de jeunesse

Souviens toi, Rafaela, il faisait beau sur Chatelet ce jour-là... tra la la...

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Send me an angel

7 Avril 2015 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Souvenirs d'enfance et de jeunesse

ISIS2Bon, je serai plus impressionné quand ils nous feront "Dance with me" de Lords of the New Church en chants grégoriens. Mais "Send me an angel", ce n'est déjà pas mal. Ca vaut Soeur Cristina chantant "Like a Virgin", non ? ste baume

 

 
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