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Le blog de Frédéric Delorca

Articles avec #actualite de mes publications tag

Réorientation de ce blog

23 Novembre 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Ecrire pour qui pour quoi, #Actualité de mes publications

Le présent blog subit des pressions assez significatives, de toute nature. Et, par ailleurs, il reçoit très peu de soutien de ses lecteurs : il est peu lu (du fait en partie des critères de sélection des moteurs de recherche), et même des gens se désabonnent depuis quelques mois. Il n'est pas possible pour un auteur isolé d'affronter seul les différentes censures auxquelles se heurte l'écriture publique et qui ne cessent en ce moment d'augmenter (si on les compare notamment à ce qu'elles étaient il y a dix ans). Dans les années 2000 j'ai cherché à créer des collectifs, notamment à travers l'Atlas alternatif, en estimant que la constitution d'une association ou d'une fondation donnerait plus de poids aux points de vue dissidents, et des armes de défense collective. Mais force est de constater que l'état actuel de la société, le fonctionnement d'Internet, et ma propre situation ne se prêtent guère à ce genre de fédération des énergies.

Ne vous étonnez donc pas de trouver ici désormais un blog très différent de celui qui existait jusqu'à très récemment. La plupart de ses anciens articles en ont été effacés (en tout cas parmi ceux des cinq dernières années), et je me limiterai dorénavant à des billets plus rares et minimalistes. Il faut être pragmatique et s'adapter aux possibilités de l'époque. Celles-ci se sont réduites, j'en tire les conclusions qui s'imposent.

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Mon livre sur l'ingérence de l'OTAN en Serbie publié en russe

4 Novembre 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Actualité de mes publications, #Peuples d'Europe et UE

Mon livre L'ingérence de l'OTAN en Serbie (1999-2000), Aux origines du renouveau de l'anti-impérialisme en France, vient de paraître en russe aux éditions du Cygne en vente ici. Son titre : ВМЕШАТЕЛЬСТВО НАТО В СЕРБИИ - Истоки возрождения антиимпериализма во Франции (Vmešatel'stvo NATO v SerbiiI - Istoki vozroždeniâ antiimperializma vo Francii)

Je vous rappelle la présentation - 4ème de couverture - en français et en russe :

En 1999, l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) attaquait, en toute illégalité, sans résolution préalable des Nations Unies, la République fédérale de Yougoslavie (à l'époque composée de la Serbie et du Montenegro). Frédéric Delorca évoque ici ses voyages à Belgrade en 1999-2000, les enjeux géopolitiques des bombardements, de l'embargo, le point de vue des victimes de l'ingérence occidentale, les décalages entre ce point de vue et les débats européens du moment sur cette guerre, ainsi que les initiatives de certains militants et d'intellectuels renommés ou anonymes dans les cercles de gauche qu'il a fréquentés pour résister à l'interventionnisme dominant.

В 1999 году Организация Североатлантического договора (НАТО) незаконно напала на Союзную Республику Югославию (в то время состоявшую из Сербии и Черногории) без предварительной резолюции ООН. Фредерик Делорка рассказывает о своих поездках в Белград в 1999-2000 годах, о геополитических интересах бомбардировок, эмбарго, о точке зрения жертв западного вмешательства, о расхождениях между этой точкой зрения и европейскими дебатами того времени об этой войне, а также об инициативах некоторых активистов и интеллектуалов, известных или анонимных, в левых кругах, которые он посещал, чтобы противостоять доминирующему интервенционизму.

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Paru en 2020 : le récit de ma conversion

1 Novembre 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Christianisme, #Actualité de mes publications, #Grundlegung zur Metaphysik

Parmi les lecteurs de ce blog il y a des athées, des agnostiques, et des  croyants de toutes sortes de religions. Ces derniers, de même d'ailleurs que ceux qui s'intéressent au surnaturel et, plus largement tous les esprits curieux, peuvent éventuellement trouver quelque utilité au récit de ma conversion, qui, à partir de 2013, m'a fait passer par le paranormal et les magnétiseurs - moi qui étais au départ très rationaliste - avant de choisir une voie plus biblique.

Ce récit peut vous aider à comprendre l'arrière-plan de mes recherches actuelles (même si la plupart de mes billets sur ce blog peuvent se lire indépendamment de toute référence religieuse).

A l'approche des fêtes, ce peut être aussi une idée de cadeau pour votre grand-mère ou votre beau-frère. Le livre est en vente en version papier (8,99 euros pour un livre de 206 pages) et numérique ici ou sur Amazon.

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Commentaire de M. sur mon roman "La Révolution des Montagnes"

15 Février 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La Révolution des Montagnes, #Béarn, #Actualité de mes publications

La sociologue d'origine béarnaise (par sa mère), M., qui enseigne en région parisienne, vient de m'écrire un commentaire aimable sur mon roman paru en 2009, La Révolution des Montagnes. C'est un roman antérieur à ma conversion que je considère aujourd'hui symptomatique des égarements d'une vie sans transcendance, mais qui dit quelque chose aussi de la folie du monde que nous construisons depuis quelques siècles. J'en avais écrit le premier jet il y a 30 ans. Je l'ai profondément remanié ce roman 15 ans plus tard, en 2006 (il y a trois lustres). Il est intéressant que je sois conduit à me pencher à nouveau sur cette histoire tous les 15 ans.

Voici donc ce que M. m'écrit :

"J’ai lu avec grand plaisir votre livre envoyé très vite par votre éditeur.

Vous avez une belle plume, alerte et vive, qui fait sentir les situations. Ce fut un régal de vous lire et j’ai souri ou ri bien souvent.

L’indépendance du Béarn soutenue par une actrice de films pornos, il fallait le faire et la fin avec le projet de bébé shootés à la dopamine,  brrr ! Le tout dans les paysages magiques du Béarn…

L’ensemble est assez loufoque, revigorant et très bien enlevé !

Les seigneurs de la Vicomté du Béarn auraient sans doute apprécié, les différents registres de la vie cohabitaient sans doute plus facilement qu’aujourd’hui à l’époque.

Il y a de plus une réflexion très forte sur le pouvoir : les indépendantistes béarnais de votre livre ne sont pas les seuls à se battre sans grand programme pour une idée assez floue  et à se retrouver au prises avec toutes les embûches, à commencer par le refus de la population  de changer son mode de vie, pas si désagréable au fond. Et que fait Fulgaran une fois devenu président ? Pas grand-chose. Vous l’écrivez de manière implacable pp. 101 – 105 en particulier : « Il était évident qu’il n’y avait plus rien à faire, au sommet de ce nouveau pouvoir, si ce n’est le mettre en scène (…) il était donc inutile de continuer (…)» « en décrochant l’autonomie, leur mouvement était allé aux limites du possible et (qu’) aucun autre projet social ne serait à leur portée ». Tout ça pour ça… Cette réflexion pourrait inspirer bien des dirigeants qui s’accrochent au pouvoir ou cherchent à y accéder.

J’ai beaucoup aimé les pages émouvantes où vous parlez des chants béarnais et de Si canto (p. 44-45). J’ai été saisie par leur beauté et l’émotion qui s’en dégage. Elles me rappellent une rencontre en Béarn entre descendants d’émigrés Pyrénéens en Amérique (nous étions environ 150) où une fois à table, ces chants sont montés spontanément, nous renvoyant tous à notre histoire, nos amours enfouies, comme un fil qui nous unissait les uns aux autres sans nous connaître. Gorge serrée,  larme à l’œil et émotion garanties. C’est curieux la culture, au-delà de l’universel, on a tous un petit village qui nous fait battre le cœur plus que les autres. Cette émotion peut être partagée par des gens qui « n’en sont pas », heureusement, sinon, ça serait clocher contre clocher, cauchemardesque nationalisme. Les Béarnais de Paris accueillent du reste les « amoureux du Béarn », expression large qui écarte toute idée de filiation ethnique au profit d’un intérêt partagé."

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In memoriam : Alsou Goubaïdoullina (1952-2020)

1 Octobre 2020 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le quotidien, #Actualité de mes publications

Nous déplorons aujourd'hui la disparition d'Alsou Goubaïdoullina, décédée cette nuit du coronavirus Covid-19 dans un hôpital d'Oufa en Bachkirie (Russie), à l'âge de 68 ans. Elle venait d'achever la traduction en russe de mon livre "L'ingérence de l'OTAN en Serbie" paru en France en 2014. Elle avait aussi traduit en russe entre autres le poète romancier irlandais Patrick Kavanagh.

Après avoir élevé seule ses deux fils, elle menait une retraite paisible dans son petit appartement dans la capitale bachkire où elle vivait entourée de ses chats et de ses plantes.

"J'ai encore du mal à croire que cette personne si douce et si généreuse ne soit plus de notre monde", m'écrit son amie la journaliste Nur Dolay qui m'a annoncé sa mort ce matin et qui insiste sur la très grande ouverture d'esprit et curiosité intellectuelle de cette personne qui prenait la plupart du temps l'initiative de choisir elle-même les auteurs qu'elle traduisait pour faire connaître dans son pays la littérature étrangère.

Son décès intervient un an après celui d'une des personnalités citées dans l'ouvrage qu'elle venait de traduire, Maja Nikolic ("Marina" dans le livre) à l'âge de 55 ans.

Requiescat in pace.

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Mon article sur George Soros dans la Revue Droits 2019/1

10 Avril 2020 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #George Soros, #Le monde autour de nous, #Colonialisme-impérialisme, #Débats chez les "résistants", #Actualité de mes publications, #Billets divers de Delorca

Vient de paraître (seulement en ligne par ces temps de coronavirus) dans la revue Droits 2019/1 (n° 69) - Presses universitaires de France - pages 129 à 157, mon article  "Le programme mondialiste à la lumière de l’activisme du financier George Soros " qui est en fait le texte de mon intervention dans le cadre du cycle « Oligarchies » du centre Dogma - Institut pour l’étude des disciplines dogmatiques et l’histoire générale des formes le 14 septembre 2018. Le texte aborde les dimensions géopolitiques (les "révolutions de couleur") et sociétales (légalisation de la drogue, avortement, immigration, soutien aux minorités ethniques et sexuelles, agitprop pour obtenir la destitution de Donald Trump) de la politique de ce financier controversé à travers son réseau Open Society Foundations. J'y dis aussi un mot du Pizzagate, ce qui n'est pour le moins pas habituel dans les milieux universitaires, et m'avait valu en 2018 une volée de bois vert d'un individu dans le public ! L'article est payant à 5 euros ici d'après les règles habituelles de la revue. Mon article ne se fonde que sur les mails fuités par Wikileaks et non contestés par la grande presse (mais rien qu'avec ça, le portrait de l'action du personnage est des plus saisissants - et, pour mémoire, même les éléments sur Pizzagate sont dans les mails de Wikileaks, il n'est pas nécessaire de broder autour comme hélas trop de commentateurs l'ont fait pour être "surpris" - doux euphémisme - par les milieux auxquels Soros était mêlé en 2016...).

 

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In memoriam : Maja Nikolic (1964-2019)

4 Septembre 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le quotidien, #Souvenirs d'enfance et de jeunesse, #Actualité de mes publications

La graphiste belgradoise Maja Nikolic, webmestre du premier site d'information alternative que j'ai dirigé en 2000 - je l'avais mentionnée dans divers de mes ouvrages et plusieurs billets de ce blog (dont la dernière fois il y a une dizaine de jours ici) - est décédée la nuit dernière du cancer qu'elle combattait depuis six ans. Elle n'avait pas 55 ans (elle allait faire 56 ans en décembre).

Inutile d'en dire davantage.

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Derechef : comme c'est chic !

25 Mars 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Actualité de mes publications, #Abkhazie

Comme c'est chic ! Une phrase du livre de Frédéric Delorca "Abkhazie" est citée par le Wiktionnaire comme illustration de l'emploi du mot "derechef" aux côtés d'Honoré de Balzac, Alexandre Dumas et Paul Nizan...

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Frédéric Delorca à l'Institut Dogma

7 Septembre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Conférences vidéos de résistants, #Les régimes populistes, #Actualité de mes publications, #George Soros

J'interviendrai vendredi 14 septembre 2018 à 15h15, à l'invitation du professeur Stéphane Rials, dans le cadre d'un cycle de conférences intitulé "Oligarchies" de Dogma-l'Institut pour l'étude des disciplines dogmatiques et l'histoire générale des formes. Le titre de mon exposé sera "Le programme mondialiste à la lumière de l’activisme du financier George Soros". Cela se passera Salle des Conseils de l'Université Panthéon-Assas, 12 place du Panthéon, Paris Ve. Sujet en rapport direct avec mon dernier livre sur le populisme.

 

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"Les régimes populistes contre le mondialisme" dans les bibliothèques

26 Mai 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Les régimes populistes, #Actualité de mes publications, #George Soros

Mon bouquin de novembre dernier sur les populismes fait son chemin dans les bibliothèques universitaires (ce qui ne veut pas dire que seuls les chercheurs devraient s'y intéresser). Les bibliothèques universitaires de l'UFR de droit de Bordeaux et de celle de droit de Lille II, en France,ainsi que de l'université de Genève en Suisse l'ont dans leurs rayons.C'est une bonne nouvelle car ainsi des thématiques refoulées par les médias officiels comme l'action subversive de Soros en Hongrie ou le pizzagate américain ont là une brèche pour s'introduire dans les discussions universitaires.

Il est aussi au deuxième étage de la bibliothèque publique d'information de Beaubourg à Paris, et en version numérique dans les bibliothèques municipales et médiathèques de Lille, Levallois-Perret...

Au passage merci au Comité Valmy d'avoir repris ici le papier de Labévière sur ce livre !

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Le livre de Delorca sur le populisme mentionné dans la revue "L'Arme et la Paix"

21 Janvier 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #ICD, #Actualité de mes publications, #Les régimes populistes

La revue L'Arme et la Paix de l'association Initiatives citoyenneté défense publie en page 1 un encart consacré à mon livre paru récemment "Les régimes populistes face au mondialisme" (eds du Cygne).

Une occasion pour moi de redire tout le bien que je pense de cette association grenobloise dans la diffusion d'informations alternatives pour aider à la compréhension des enjeux de notre époque.

La revue est en ligne ici.

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Recension de "Les régimes populistes" sur "Esprit Surcouf"

8 Janvier 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Les régimes populistes, #Actualité de mes publications, #Donald Trump, #George Soros

Richard Labévière mentionne aujourd'hui aimablement mon dernier livre "Les régimes populistes contre le mondialisme" sur son site "Esprit Surcouf" en ces termes ;

La mondialisation économique, commerciale et financière s’est furieusement emballée dans les années 1990, sous l’administration Clinton. Aujourd’hui, elle reste ouvertement promue par des acteurs économiques et politiques proches des milieux démocrates américains comme l’Open Society Foundations de George Soros. Cette mutation qui s’impose à la totalité de la planète s’accompagne résolument d’un programme de gouvernance qui vise le démantèlement de la souveraineté des Etats-nations, des services publics et des politiques de redistribution sociale. Ainsi, les suppôts de la Fondation Soros ont lancé plusieurs mouvements importants de « changements de régime », appelés « révolutions de couleur » dans l’ex-empire soviétique : « révolutions des Roses en Géorgie (2003), Orange en Ukraine (2004), des Tulipes au Kirghizistan (2005).

Cette « fondation » semble avoir aussi favorisé d’autres actions de déstabilisation internes chapeautées par le National Endowment for Democracy américain, comme des tentatives de renversement du régime d’Hugo Chavez au Venezuela, la révolution Verte en Iran (2009) ou des mouvements comme « Y’en a marre » et « Balai citoyen » en Afrique dans les années 2010. Les pseudo « Printemps arabes » de 2011, sont – en partie – un sous-produit de cette culture des « révolutions » de couleurs.

Face à ces évolutions rhizomatiques, les dernières années ont été marquées par un sursaut des défenseurs des Etats-nations comme meilleurs garants de la souveraineté et des droits sociaux des peuples, mouvements (de droite et de gauche) qui ont été taxé péjorativement de « populistes ». Parfois, ces mouvements ont même réussi à prendre le pouvoir dans des pays aussi différents que la Hongrie, l’Autriche, l’Inde ou même les Etats-Unis. Le juriste-écrivain Frédéric Delorca déconstruit méthodiquement[1] cet affrontement planétaire en fournissant les éléments factuels – pour autant qu’ils soient accessibles – éléments qui racontent une histoire radicalement différente des carabistouilles que nous servent habituellement les grands médias.        

L’enquête de Frédéric Delorca met à jour l’épicentre de la pensée mondialiste promue par l’Open Society Foundation (OSF) de Soros. Le site 888.hu en dressait encore la liste des bastions en 2016 : « l’Institut des politiques publiques d’Eötvös Kàroly créé par la Fondation Soros en janvier 2003 ; la Fondation Cercle de Craie (Kretakör), une ancienne compagnie de théâtre qui fait de la sensibilisation aux droits des minorités auprès des jeunes et du streetart ; Transparency international ; K-Monitor, une association pour la transparence publique financée part Transparency international et le Département d’Etat américain ; la Société pour la liberté et les droits (Tàrsasag a Szabadsàgjogokért (TASZ), qui est financée par le Fond civil norvégien, un fonds officiellement gouvernemental mais en fait piloté par Soros et par l’OSF ; le Fonds pour l’éducation des Roms ; la Fondation C3 (pour la diffusion du numérique) ; le groupe pro-avortement PATENT ; la société Hàtter pour les droits des gays, lesbiennes et transgenres ; le lobby féministe hongrois Magyar Nöi Erdekérvényesitö Szövetség ; le programme d’échange de seringues Blue Point… »

On se souvient que le milliardaire américain Soros est lui-même d’origine hongroise, et que la relance du mouvement OTPOR – qui anima la première révolution de couleur dirigée contre Slobodan Milosevic en Serbie et financée par l’OSF – s’était faite à Budapest fin 1999. Tous ces braves gens entretiennent des liens organiques suivis avec l’évangélisme protestant, alliant à la fois une religion charismatique et une lecture littéraliste de la Bible. Frédéric Delorca : « les Evangélistes sont 64 millions aux Etats-Unis, soit près d’un cinquième de la population. Ils sont une force politique importante. En Colombie (où ils seraient 30% selon un sondage de 2009), ce sont eux (plus que les Catholiques) qui ont fait échouer la ratification de l’accord de paix avec la guérilla des FARC parce qu’il comportait des concessions trop explicites au lobby Lesbien Gay Bisexuel Transgenre LGBT et au lobby pro-avortement. Aux Etats-Unis, selon la BBC, 81% des Evangélistes ont voté Trump (plus encore que précédemment pour George W Bush), ils ont été le groupe le plus compact derrière le candidat républicain ».

A propos de la Catalogne, le petit livre tonique de Frédéric Delorca précise : « les analystes évoquent aussi les liens de la Generalitat de Catalogne avec les intérêts israéliens dans les années 1990 à travers le diamantaire Moses David Tenennbaum, la réouverture récente du consulat honoraire israélien, la formation des Mossos d’Esquadra (la police catalane) par le Mossad… » On l’aura compris le dernier ouvrage du juriste-écrivain Frédéric Delorca soufflent dans les voiles et nous ouvre des perspectives de réflexion tellement plus intéressantes que l’habituelle soupe de notre presse nationale… pardon ! parisienne, qui continue à nous bombarder de Fake News, de bien-pensance et de propagande. Il est temps que le président

Macron y mette bon ordre. Mais qui va trier et faire la différence entre l’erreur et la vérité, entre les faits avérés et ceux plus ou moins bidonnés ? On voit déjà que le CSA est parfaitement incapable de contrôler correctement les médias de l’audiovisuel public français… alors bon courage !

Retrouvez ce papier ici (NB : actualisation 2019 - le commentaire de Labévière est aussi sur le site du Comité Valmy ici)

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"Les régimes populistes face au mondialisme" de Frédéric Delorca

15 Novembre 2017 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Les régimes populistes, #Actualité de mes publications

Mon nouveau livre "Les régimes populistes face au mondialisme" vient de paraître aux Editions du Cygne. Vous y trouverez un point de vue sur Orban, sur la campagne électorale américaine, sur la crise des migrants, sur la Macédoine, la Catalogne, les opérations de Soros dans ces affaires et autour de la Cop21 et même auprès du pape dont la grande presse ne vous parle pas, des infos piochées dans le monde anglosaxon, et mieux pondérées (je l'espère) que ce qu'en font certains sites paranos.

Merci aux personnes qui ont commenté ce blog au cours des quatre dernières années. Elles ont contribué à me motiver à suivre l'actualité même quand le temps libre me faisait défaut (car j'ai un job prenant par ailleurs) ou quand la marche du monde m’écœurait un peu trop.

Le livre peut être commandé ici, ou sur Fnac.com ou chez votre libraire.

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Crise des missiles nord-coréens: sortir de « l’hystérie »

12 Septembre 2017 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #Actualité de mes publications, #Le monde autour de nous

Ci-dessous mon article qui paraîtra dans le prochain numéro papier (octobre 2017) L'Arme et la Paix, revue de l'association Initiative Citoyenneté Défense (ICD), et qui est déjà en ligne ici sur le site de l'association. (Pour mémoire voir aussi mes autres interviews et articles pour leur revue depuis 2011 ici).

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                                   Crise des missiles nord-coréens: sortir de « l’hystérie »

 

Voilà plusieurs décennies que la République populaire démocratique de Corée est identifiée comme un élément perturbateur dans les relations internationales. Perçue en Occident comme une survivance absurde de la guerre froide, tandis que les deux Allemagnes et les deux Yémens ont eu la « bonne idée » de s’unifier au début des années 1990 (et avant eux les deux Vietnams), elle n’était pas spécialement appréciée non plus des Russes et des Chinois en raison du principe d’autharcie économique et politique qui la gouverne depuis sa création, encore qu’elle présente aux yeux de ces deux pays un sérieux avantage : celui d’empêcher les troupes américaines de venir stationner au voisinage de leur frontière orientale.

 

Il est vrai que le régime de ce pays ne peut guère inspirer de sympathie. Si on peut lui reconnaître le mérite d’avoir offert à sa population les avantages de l’éducation et des services sociaux pour tous, et d’avoir fait émerger une intelligentsia capable d’envoyer des satellites dans l’espace (une prouesse pour un pays si isolé), il a poussé l’embrigadement des masses, l’endoctrinement et l’uniformisation au-delà de ce qu’avaient fait auparavant tous les autres régimes communistes. Depuis les années 80, du reste, le culte de la personnalité du leader Kim Il-Sung, poursuivi même à titre posthume, ainsi que de sa doctrine, le « juche », a éclipsé la référence marxiste, faisant baigner le pays dans une étrange ambiance sectaire. Les violations des droits de l’homme (liberté d’opinion, liberté religieuse etc) y sont massifs, et le bien-être économique laisse à désirer, même si la capitale Pyongyang, qui est la vitrine du système, affiche des progrès sensibles depuis quinze ans.

 

Pour autant c’est moins la misère morale ou économique du peuple nord-coréen qui inquiète les grandes puissances (après tout celle-ci a hélas bien des équivalents dans le monde) que l’engagement militaire non-aligné de ce pays, qui, comme Cuba, la Syrie ou l’Irak de l’époque baasiste, a très tôt compris la nécessité de développer un système de défense puissant si elle ne veut pas être rapidement vassalisée et convertie de force au capitalisme par les puissances occidentales.

 

Les Etats-Unis depuis un demi-siècle au moins considèrent avec méfiance la capacité de la Corée du Nord à exporter des armes à destination de pays ou de groupes de combattants qui ne sont pas franchement soumis à l’hégémonisme de la bannière étoilée (on a vu la Corée du Nord collaborer militairement avec le Pakistan, l’Ouganda, mais aussi la Syrie et l’Iran). Les stocks d’armes chimiques et bactériologiques de Pyongyang inquiètent aussi.

 

Mais les craintes les plus fortes proviennent du programme nucléaire nord coréen qui, bien qu’il ne soit pas le seul dans ce cas (l’Inde, le Pakistan, Israël et l’Iran sont dans la même situation « dissidente ») viole le traité de non-prolifération de 1968 (dont Pyongyang a eu l’honnêteté de se retirer).

 

Contrairement à ce que laisse croire une certaine propagande médiatique en Occident, ce programme nucléaire n’est pas par essence offensif. Il a été lancé en 1992 quand George  Bush Sr a laissé sans réponse la demande des autorités nord-coréennes d’un engagement des Etats-Unis à ne  pas remettre en cause l’existence même de la République démocratique populaire de Corée. Et, après une phase de relative ouverture et de négociations sous les mandats de Bill Clinton, Kim Jong-il a été encouragé à le reprendre par le bellicisme échevelé des puissances occidentales au cours des deux dernières décennies. Les Nord-coréens eux-mêmes n’ont cessé de répéter que le spectacle affligeant de la puissance américaine se ruant à l’assaut de l’Irak de Saddam Hussein et de la Libye de Kadhafi, qui avaient loyalement renoncé à leurs armes de destruction massive, pour liquider physiquement leurs dirigeants et y faire régner le chaos, a servi de démonstration du fait qu’aucun régime ne peut plus suivre une politique de non alignement s’il ne se dote d’une force de dissuasion nucléaire crédible. C’est aussi le raisonnement que suivent les mollahs en Iran.

 

Il semble que ce discours d’auto-défense suscite une réelle adhésion parmi le peuple Nord-Coréen, par delà la terreur que la dictature fait régner ou la stérilisation de l’esprit critique, parce que la Corée du Nord – comme les Occidentaux tendent à l’oublier, mais le criminel oublie facilement son crime –  a été littéralement martyrisée par l’armée états-unienne et ses alliés au début des années 1950, qui y ont commis les pires crimes de guerre contre les civils, faisant périr un cinquième de sa population, tandis que le général Mc Arthur menaçait (déjà) d’y faire exploser la bombe atomique. Au massacre que Picasso a immortalisé dans un de ses tableaux s’est ajoutée l’humiliation des missiles nucléaires de Washington stationnés en Corée du Sud et pointés sur Pyongyang jusqu’à la présidence de Jimmy Carter. Les peuples que nous oppressons ont la mémoire longue.

 

Incontestablement  le potentiel nucléaire nord-coréen a connu un accroissement spectaculaire au cours des trois dernières années, depuis que Pyongyang s’est procuré par la contrebande des moteurs d’anciens missiles intercontinentaux soviétiques qui permettent aux Coréens d’atteindre l’île américaine de Guam. L’ironie de l’Histoire veut que le nouveau régime ukrainien anti-russe issu du coup d’Etat de Euromaidan ait contribué à ce saut qualitatif de l’armement nord-coréen… De l’inconvénient de laisser les régimes mafieux prospérer…

 

Pour autant les tensions que provoquent les essais nord-coréens reposent principalement sur de la rhétorique. Il semble en effet que dans cette affaire tout le monde soit prisonnier d’une logique de surenchère verbale. Le régime du jeune Kim Jong-un a besoin de donner l’impression qu’il peut menacer les Etats-Unis, pour flatter l’orgueil national de son peuple. Le président américain Donald Trump, à son niveau aussi, est obligé de vociférer allant jusqu’à menacer comme il l’a fait le 8 août, de déclencher « le feu et la furie comme le monde ne l’a jamais connu » Sa campagne électorale avait été un tissu de contradictions qui, au nom du pragmatisme, proposait tout à la fois la réduction de la présence militaire américaine outre-mer, l’alliance ponctuelle avec les Russes contre le djihadisme, et la fermeté contre l’Iran, Cuba et la Corée du Nord. Sous la pression du lobby militaro-industriel de plus en plus présent dans la garde rapprochée de Donald Trump, et des accusations de collusion avec la Russie que lui adressent la clique des démocrates clintoniens (les grands médias, Soros…) très mollement combattue par l’Establishment républicain, Trump doit montrer sa capacité à ne pas laisser les tests nucléaires nord-coréens sans réponse.

 

Or la réalité des menaces est largement surévaluée. Contrairement à ce que laisse penser une certaine propagande chauvine et paranoïaque aux Etats-Unis, s’il semble que les missiles nord-coréens puissent atteindre l’Alaska voire, plus hypothétiquement, être montés sur des sous-marins comme le font les pays membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (ce qui serait le seul moyen de les rendre opérationnels pour une première frappe sans destruction immédiate du pays), la preuve de la capacité de la Corée du Nord de miniaturiser des ogives nucléaires pour les monter sur les missiles n’est toujours pas apportée. Autrement dit, on en reste à une menace très virtuelle.

 

Les Etats-Unis ont été les premiers dans les années 1990, à abandonner l’engagement à ne pas employer en premier l’arme nucléaire contre un autre pays (la doctrine du « no first use »), ce qui rend quelque peu risible l’accusation de « folie » qu’ils adressent à Kim Jong-un quand il tient le même discours qu’eux. La vérité factuelle est cependant que la Chine n’accepterait jamais qu’un conflit nucléaire éclate à sa frontière, et cela aussi bien Kim Jong-un que Trump le savent, ce qui rend encore plus théâtrale l’inflation verbale de l’été, que Vladimir Poutine a qualifié à juste titre d’hystérique. A cet égard, on peut regretter que le président français Emmanuel Macron ait ajouté un grain de sel stupide à la surenchère en laissant entendre que l’Europe était menacée… Jusqu’à nouvel ordre la France métropolitaine est , comme l’ont fait remarquer les Nord-Coréens, assez éloignée de l’Alaska, et elle a à son actif (si l’on peut dire) une présence nucléaire dans le Pacifique que Pyongyang est encore loin d’avoir égalée dans l’Atlantique Nord ! Le président français se ridiculise sur ce dossier comme il l’a fait juste avant sur celui de la renégociation de la directive européenne sur les travailleurs détachés, alors pourtant que la Chine semblait compter sur Paris pour apaiser un peu les tensions.

 

Par delà les excès langagiers, la crise de l’été a entraîné deux effets importants dans les rapports de forces. Le premier est le lâchage complet de Pyongyang par Pékin puisque la Chine a accepté de voter avec les Etats-Unis des sanctions au Conseil de sécurité (on peut se demander quel avantage elle escompte en échange de ce revirement). La seconde est le contenu même de ces sanctions qui va frapper à un degré difficile à évaluer le peuple nord-coréen. Déjà au printemps dernier Washington avait imposé à l’ONU le gel des exportations nord-coréennes de minerais, pourtant vitales pour les réserves en devises de ce pays, puis début août l’ONU avait systématisé ces mesures et interdit l’exportation des produits de la pêche nord coréenne. Le texte voté à l’unanimité par le conseil de sécurité le 12 septembre dernier interdit notamment les exportations de textile de la Corée du Nord, réduit les approvisionnements en pétrole et prévoit un embargo sur les livraisons de gaz. On voit mal comment en mettant les travailleurs nord-coréens de l’industrie textile sur la paille, ou en forçant les habitants et les usines à recourir au charbon (ou à geler cet hiver), l’ONU peut espérer convaincre Kim Jong-un de renoncer à ses ogives nucléaires. Elle risque plutôt de renforcer le nationalisme d’un peuple placé au ban des nations. Il est vrai que l’étranglement des populations par l’embargo est une vieille recette anglo-saxonne qui avait tué des centaines de milliers d’enfants en Irak dans les années 1990 (« Et cela en valait la peine » comme disait Madeleine Albright). En l’espèce la Corée du Nord (en tout cas sa nomenklatura) semble avoir de nombreux moyens pour contourner les sanctions : les dignitaires ont leurs propres voies d’approvisionnement en essence, les navires nord-coréens sont sous pavillons de complaisance et ne peuvent être inspectés, tandis que le textile nord-coréen est souvent exporté sous des marques chinoises. Le ralliement des Russes et des Chinois aux méthodes étatsuniennes laisse donc très perplexe.

 

Sans doute des sanctions valent-elles mieux pour la paix mondiale qu’une attaque militaire sur Pyongyang qui aurait conduit à un conflit explosif pour l’ensemble de la planète entre la Chine et les Etats-Unis. Mais le réalisme recommanderait plutôt que chacun puisse prendre acte du fait que le programme nucléaire nord-coréen défensif, comme celui de l’Inde, du Pakistan  et d’Israël, constitue désormais une exception irrémédiable au principe de non-prolifération, et que, pour l’avenir, afin que l’exemple nord-coréen ne fasse plus d’émule, les membres permanents du Conseil de sécurité s’engagent par traité à ne plus provoquer de « regime change » dans le monde, à ne plus engager eux-mêmes de frappes préventives, nucléaires ou conventionnelles et à faire respecter la pluralité multipolaire. Autrement dit un revirement à 180 degrés par rapport à la politique occidentale des 50 dernières années… On peut toujours le recommander, même si nos dirigeants sont loin d’en prendre le chemin…

 

                                                                       Frédéric Delorca

                        Auteur de « Au cœur du mouvement anti-guerre », Eds du Cygne, 2015.

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Diffusion de mon livre, voyage du député JF Poisson à Tripoli

13 Août 2015 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Ecrire pour qui pour quoi, #Proche-Orient, #Actualité de mes publications, #Au coeur des mouvements anti-guerre

Diffusion de mon livre, voyage du député JF Poisson à Tripoli

Les bibliothèques commencent à commander mon livre "Au cœur des mouvements anti-guerre".

Je continue de suivre l'actualité évidemment, même si je ne prends plus trop la peine de la commenter (le public du réseau Atlas alternatif était trop restreint), et je profite de la pause estivale pour suivre l'évolution des petits partis eurocritiques français (Parti de l'Emancipation Populaire, Mouvement républicain et citoyen, Debout la France, Union populaire républicaine, Parti ouvrier indépendant etc).

Je sais bien que, vu l'esprit de chapelle qui règne dans ce pays, aucun ne me sollicitera, et ce, quels que soient mes diplômes, mes compétences, l'ampleur des textes que j'aurai produits sur le Net pendant 15 ans etc, mon avis compte pour du beurre à leurs yeux, mais je ne m'intéresse pas à l'actualité politique pour "donner des avis", juste pour comprendre, pour moi-même, ce qu'il se passe, et de quel côté se trouve la vérité et la justice. Ensuite je laisserai ça rapidement dans des livres pour les chercheurs des générations à venir (si toutefois les bibliothèques ne se sont point défait de mes livres d'ici là : je sais qu'elles ont tendance à revendre des parties de leurs fonds...

Je verrai prochainement une députée avec qui je devise environ une fois par an... Je pense que j'écouterai plus ce qu'elle me dit que de tenter d'influencer son point de vue. Je ne crois pas du tout que quelques membres isolés de la représentation nationale puissent agir efficacement, ni même qu'ils aient du temps pour réfléchir en dehors des cadres établis. Tout serait différent bien sûr si une coalition anti-européiste parvenait à constituer un groupe parlementaire à part entière.

La fonction de député aujourd'hui ne peut servir qu'à poser des questions, ou à mener quelques enquêtes avec les moyens de la République. C'est d'ailleurs un avantage dont ils ne tirent pas suffisamment profit. J'ai salué le 27 juillet le déplacement des députés "républicains" (ex-UMP) en Crimée. J'apprends aujourd'hui que le député des Yvelines "les Républicains-parti chrétien démocrate" Jean-Frédéric Poisson s'est rendu en Syrie et en Libye (cf ci-dessous).

Les partisans de feu le colonel Kadhafi lui reprochent de prendre pour un gouvernement ce qui n'est qu'un conglomérat de milices soutenu par le Qatar qui ne bénéficie, alors que seul celui de Tobrouk bénéficie d'une reconnaissance internationale, et estiment que M. Poisson "roule" pour le gouvernement français et ses alliés du Golfe arabo-persique qui veulent valoriser davantage le gouvernement de fait de Tripoli. Cela sent le procès d'intention car JF Poisson tient par ailleurs un discours sur la Syrie qui est favorable au régime de Bachar el-Assad comme protecteur des chrétiens d'Orient, et hostile aux pays du Golfe.

Il faut encourager nos députés à visiter davantage les pays en guerre et tenter de peser sur la politique étrangère. On sait quelles accusations cela leur vaut dans les états-majors des grands partis.

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