Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog de Frédéric Delorca

Articles avec #actualite de mes publications tag

L'Arme et la Paix n°45, dossier sur l'Ukraine avec notamment mon article

6 Décembre 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #ICD, #Actualité de mes publications, #Peuples d'Europe et UE

On trouvera dans le dernier numéro de l'Arme et la Paix, Journal biannuel édité par l’association Initiatives Citoyenneté Défense (novembre 2022) gratuitement accessible ici un intéressant dossier sur la guerre d'Ukraine.

Au nombre des contributions, une interview du lieutenant-colonel de réserve Maurice Pytkiewicz, un article de Jacques Fath, et une analyse de votre serviteur que j'ai intitulée "La plaie ukrainienne, le résultat de tendance lourdes".

Lire la suite

Le sanctuaire d'Aglona en Latgalie

16 Octobre 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Peuples d'Europe et UE, #Christianisme, #Grundlegung zur Metaphysik, #Actualité de mes publications

Toujours dans le cadre de la préparation de mon livre sur la Lettonie, je jette ici quelques remarques sur le sanctuaire catholique d'Aglona en Latgalie (province orientale de la Lettonie).

La basilique d'Aglona, construite dans le style baroque tardif, est le principal sanctuaire catholique romain de Lettonie. Les pèlerins affluent vers Aglona le 15 août de chaque année pour célébrer l'Assomption. Il s'y trouve une icône qu'on ne sort qu'au 15 août "Notre Dame Miraculeuse d'Aglona".

Une tradition raconte qu'un jour un paysan nommé Kristaps Mateisāns du village de Spīku emmenait autrefois son enfant à Aglona pour le faire baptiser. Une tempête éclata alors qu'il ramait son bateau sur le lac Cirisu et renversa son bateau.

Son enfant tomba à l'eau. Mais comme il invoquait Notre Dame d'Aglona il émergea miraculeusement de l'eau et fut sauvé par des gens sur le rivage.

On prête des vertus curatives surnaturelles à l'eau qui coule d'une source sur la rive du lac d'Egle près de la basilique.

Un sanctuaire païen aurait précédé celui des chrétiens dont la première mention remonte à 1263 lorsque le roi lituanien Mindaugas et ses deux fils, Ruklys et Rupeikis, ont été tragiquement tués à Aglona.

En 1525 l'Ordre teutonique opte pour le luthéranisme, mais la Lettonie reste quand même "Terra Mariana" comme l'avaient décidé l'évêque saxon Albert de Buxhoeved (1165-1201) et son Ordre des Frères de l'Epée.

"Il ne serait pas sans intérêt de constater ici, expliquera Hugo Vitols dans sa thèse de 1935, que ceux qui étaient placés en Livonie pour défendre l'Eglise romaine la trahirent sans scrupules dès que la Réforme se déclencha. L'Ordre, qui avait été créé par un évêque apostolique et confirmé par le Pape, abjura la cause de la religion pour des motifs peu avouables. Le Grand-Maître Plettenberg lui-même, le grand homme de l'âge d'or de la domination allemande en Livonie qui fut élevé à la dignité de prince d'empire (1527), favorisa le protestantisme pour miner la puissance des évêques. Les nobles en grande partie feudataires des évêques embrassèrent aussitôt la nouvelle confession et renièrent leurs anciens bienfaiteurs, pour devenir propriétaires allodiaux des domaines qu'ils avaient occupés à titre de fief. Les bourgeois firent de même pour se débarrasser de l'autorité gênante des prélats, et les prélats eux-mêmes ne cherchèrent qu'à s'enrichir et qu'à abandonner la cause dont ils eussent dû être les champions.

De tous côtés l'on ne connaît ni amour véritable de la religion, ni délicatesse de conscience, dit le comte de Bray : évêques, chevaliers, nobles et bourgeois, tous ne se sont occupés que d'assurer leurs intérêts temporels, d'augmenter leur autorité et de sauver leurs revenus".

L'aspect du protestantisme comme arme contre les paysans a été souligné par un avocat letton protestant de Mitau/Jelgava A. Sterste :

« Le clergé catholique de Livonie et de Courlande a commis beaucoup de fautes; il a montré plus d'attachement pour les biens terrestres que pour sa mission spirituelle; mais on doit lui rendre justice sur ce point qu'il ne fut jamais servile ni lâche. Il fut toujours suffisamment indépendant pour intervenir avec autorité dans les conflits entre la noblesse et les paysans. Sans être un défenseur ardent des droits des classes inférieures, il respectait les coutumes et les intérêts populaires. A la suite de la Réforme, les terres ecclésiastiques furent confisquées et partagées entre les nobles. Les nouveaux directeurs des âmes, les pasteurs, étaient trop sous la dépendance des nobles pour que leur courage fût réellement chrétien. A quelques exceptions près nous voyons le clergé évangélique appuyer servilement les exigences de la noblesse ».

Le développement du commerce (l'exportation de son excellent blé capable d'être conservé 8 ans vers l'Europe, du bois, du chanvre pour les cordes) a favorisé les regroupements latifundiaires et la population balte est réduite au servage, qui avait déjà été l'arme de domination germanique par les chevaliers sur les populations de la région jugées non assimilables depuis deux siècles avouera Heinrich von Treitschke .

Le comte de Nassau commandant des troupes suédoises en 1601 en parle ainsi : « Il est impossible de décrire l'état lamentable de ce malheureux pays, jamais et nulle part je n'ai vu rien de pareil... les paysans dépouillés de leur blé, de leurs chevaux et de leur bétail se sont enfuis ou sont morts, victimes de diverses épidémies. »

Cela fait écho au malheur de ses peuples déjà au XVe siècle dont parla Herder a posteriori :

" Le sort des peuples sur les bords de la Baltique constitue une triste page de l'histoire de l'humanité... L'humanité frissonne d'horreur devant le sang qui a été ici répandu, dans des guerres longues et sauvages, jusqu'à ce que les Vieux-Prussiens aient été presque anéantis, jusqu'à ce que les Koures et les Lettons aient été réduits en un esclavage sous le joug duquel ils languissent encore maintenant. Peut être que des siècles s'écouleront, jusqu'à ce qu'ils.en soient délivrés, et que, comme compensation des atrocités par lesquelles on a ravi à ces peuples paisibles leur pays et leur liberté, on les forme de nouveau, par respect pour l'humanité, à la jouissance et à l'usage d'une liberté meilleure " (Herder, Ideen zur Philosophie der Menscheit, ouvrage a paru de 1784 à 1791, IV° partie, XVI° livre, éd. de 1853, t. xxx, p. 14,15, 16)

Après l'effondrement de la ligue hanséatique, et la prise de Narva par Ivan le Terrible la Pologne de Sigismond  Auguste était devenue le rempart contre la conquête de la Baltique par les Russes. Elle annexa la majorité de la Lettonie (Livonie) en 1561 en laissant une autonomie à ses protestants. Puis en 1621 elle passait sous domination suédoise (alliée à la France de Richelieu qui organisa la paix entre la Suède et la Pologne contre l'Autriche), puis en 1657 à nouveau sous une occupation russo-polonaise, avant leur retrait en 1660 après une intermédiation française. La Latgalie (peu peuplée :  200 000 habitants au 19e siècle, contre 1 million dans le reste de la Lettonie) toutefois restait polonaise depuis 1559 et en 1585 à Vilnius était sorti le premier livre en langue lettone : le Cathecismus Catholicorum, publication jésuite traduite par Peter Canisius (1521-1597), tandis qu'en 1687 les Suédois protestants allaient faire traduire la Bible.

En 1697, la noble polonaise locale, Jeta-Justina Sastodicka, soutenue par l'évêque livonien Mikolaj Poplawski (1636-1711), invita les dominicains de Vilnius à établir un monastère et une école à Aglona qui, dans la langue locale signifie "la pinède". Le dominicain Remigius Mosokowsky du monastère de Vilnius vient choisir le lieu de construction du monastère d'Aglona en 1688.

On fait alors sortir du monastère de l'île de Trakai en Lituanie une peinture exécutée selon la tradition au 1er siècle par l'apôtre saint Luc, que l'empereur Manuel II de Byzance (qui régna de 1391 à 1425) avait envoyé au grand-duc de Lituanie Vytautas le Grand en cadeau pour sa conversion au catholicisme.

À ce jour, on ne sait pas ce qui s'est réellement passé : si la peinture originale est revenue à Trakai ou est restée à Aglona, ​​comme c'est courant dans le pays. On en parle beaucoup. Ce qui est curieux, c'est que les deux images ont accompli de nombreux miracles. Cependant, les partisans de la peinture d'Aglona soutiennent qu'en fait, cette image est la plus connue et la plus populaire, attirant les pèlerinages des catholiques russes et biélorusses.

Le sanctuaire a résisté à la tentative de fermeture grâce notamment à l'action énergique de l'évêque Kazimirs Dulbinskis qui fut déporté deux fois.

La notion de "Terra Mariana" (Maras Zeme) pour la Livonie historique (englobant la Latgalie, et allant jusqu'au nord de Riga) est assez mystérieuse, et est très exploitée dans le monde balte en ce moment, surtout estonien d'ailleurs. Gints Skutans explique ici : "Les astrologues mal aimés du clergé, quant à eux, confirment que toute la région des États baltes est sous le signe de la Vierge, qui détermine la mentalité et les caractéristiques ethniques des Lettons, des Estoniens et des Lituaniens. Et il existe une autre légende complètement douteuse selon laquelle Marie, la mère de Jésus, s'est enfuie dans les pays baltes à la fin de sa vie, évitant la persécution des disciples du Christ par les Romains. Cependant, cette histoire ne peut être prise au sérieux"

La Chronique d'Indrikis est la première à parler plus en détail de l'utilisation de ce nom, lorsque lors de la réunion de 1215 de l'Église du Latran, le pape Innocent III a annoncé qu'il soutiendrait également la Terre mère Livonie ainsi que la Terre fils Palestine. Ce fut un tournant à l'époque des croisades, car vu la situation désespérée en Terre Sainte, l'accent fut mis sur les rives de la mer Baltique. Avec ce vocable "Terre de Marie" le christianisme en Livonie a pu entrer en résonance avec un passé païen.

Les moines catholiques allemands travaillaient dans la Baltique orientale depuis au moins 20 ans et ont appris à connaître la langue, la mentalité et les caractéristiques religieuses des populations locales. Ils ont dû rencontrer des chansons folkloriques lettones dans lesquelles Dieu le Père et sainte Marie étaient chantés. La similitude avec la tradition chrétienne était évidente, seul le fils de Dieu - Jésus-Christ - manquait. Afin de promouvoir la mission de la foi chrétienne, ils ont eu recours aux moindres parallèles avec la Bible et la Terre Sainte.

"Par conséquent, conclut Skudans, ce nom pourrait avoir fusionné deux traditions, à la fois le païen local et le catholique nouvellement arrivé. Bien sûr, il y aura des incroyants qui contesteront l'influence de la païenne Mara sur ce symbole. D'une part, ils ont raison - nulle part ailleurs, à part les chansons folkloriques, la déesse Mara n'apparaît. Son nom ne se retrouve pas dans les diverses sources écrites, ni dans les œuvres des romantiques nationaux du XIXe siècle (Auseklis, J. Alunāns, A. Pumpurs, etc.). Et ce n'est qu'en connaissant mieux le contenu des chansons lettones que nous pourrions nommer notre propre Sainte Marie. Par conséquent, seule l'intuition des chercheurs en folklore permet d'attribuer l'image de Mara à une époque bien plus ancienne que les croisades médiévales dans les pays baltes."

A noter qu'il existe un livre estonien qui essaie de fédérer Lettons et Estoniens sous la déesse Maras. En juillet 2018, celle-ci fut convoquée pour célébrer l'identité lettone dans un spectacle de danse de 18 000 danseurs introduit par le président et le ministre de la culture. Un parti politique letton nommé "Maras Zeme" en décembre 2005 avait demandé que la vieille religion païenne Dievturs/dievturiba, se voit reconnaître par l'Etat et soit enseignée dans les écoles. Mais l'amendement en ce sens avait été rejeté par le Parlement.

Lire la suite

Mon livre sur l'agression de l'OTAN contre la Serbie à la Librairie du Globe

4 Avril 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Actualité de mes publications, #Peuples d'Europe et UE, #Colonialisme-impérialisme, #Le monde autour de nous

La russophobie hystérique d'aujourd'hui et les spéculations gratuites de nos grands médias sur la "folie" de Vladimir Poutine, au mépris de toute réflexion critique sur le rôle des Occidentaux dans l'affaire ukrainienne (et au mépris d'une information honnête sur la situation de terrain), rappellent l'excitation anti-serbe unanimiste et totalitaire de 1999 - du temps où je fréquentais les salons de Régis Debray et faisais circuler des pétitions signées par Bourdieu, Chomsky et quelques autres -, ce que je raconte dans mon livre "L'Ingérence de l'OTAN en Serbie" paru en 2014. Cet ouvrage est maintenant en vente sur les étals de la librairie russophone la "Librairie du Globe",  67 boulevard Beaumarchais dans le 3ème arrondissement de Paris. Elle est tenue par deux jeunes gens très sympathiques qui affichent leur refus de tout bellicisme (y compris du bellicisme moscovite) et qui ont besoin de votre soutien en cette période de manichéisme imbécile.

Je leur ai rendu visite vendredi dernier, n'hésitez pas à faire de même !

Lire la suite

Mon livre sur l'ingérence de l'OTAN au salon du livre de Novi Sad (Serbie)

2 Mars 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Actualité de mes publications, #Peuples d'Europe et UE, #Souvenirs d'enfance et de jeunesse, #Débats chez les "résistants"

Mon livre sur l'ingérence de l'OTAN en Serbie sera en vente à la Foire internationale du livre de Novi Sad en Serbie à partir de ce mercredi. 5 000 visiteurs sont attendus sur une semaine.  Mon éditeur y tient un stand. Novi Sad, fière cité de la Voïvodine, a été nommée par la commission européenne capitale européenne de la culture pour l'année 2022.

N'oublions pas que, semblable à l'actuelle russophobie, il y a 23 ans il y avait en France et en Europe une serbophobie extrême dont les promoteurs étaient les mêmes. L'OTAN à l'époque bombardait sauvagement les ponts de Novi Sad sur le Danube avec des bombes à l'uranium appauvri à la grande satisfaction de Monsieur Tout-le-monde autour de moi.

PS : Bon, un peu dommage que le salon s'appelle "Migration des âmes" dans un sens chamanique et accueille un groupe musical sataniste comme Enigma... Mais les œuvres des Ténèbres se glissent partout hélas... Serait-il plus rigoureux de ma part de demander à mon éditeur de brûler tout mes livres et de ne plus chercher à faire entendre mes témoignages nulle part ?

Lire la suite

Une bizarrerie à propos de mes publications sur l'Ukraine, et un point sur la situation des réfugiés en Moldavie-Transnistrie

26 Février 2022 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Peuples d'Europe et UE, #Actualité de mes publications, #Transnistrie

Il y a deux ans, j'avais relayé avec beaucoup de précaution le propos du député en exil Alexey Zhuravko (Jouravko) selon lequel 1,5 à 3 millions de dollars ont été alloués sur le budget américain pour la construction de bio-laboratoires en Ukraine. Puis comme l'information ne paraissait pas plus étayée que cela, j'ai assez vitre supprimé ce billet. Néanmoins, il semble que le lien URL qui portait des mots du titres soit resté stocké sur Bing et Google puisque diverses personnes hier se sont connectées à ce blog pour le rechercher. Du coup j'ai décidé de republier ce billet avec la même adresse qu'en 2020 ici, vu que déjà à l'époque j'avais émis des doutes sur la véracité de cette information. Ainsi les gens qui veulent absolument lire ce billet auront tous les tenants et aboutissants dans cette affaire.

On peut se demander quand même quelle officine a eu l'idée de lancer des recherches hier sur les armes bactériologiques en Ukraine pour atteindre mon blog. Je doute que ce soient les grands médias qui ne réfléchissent pas aux questions militaires au delà des communiqués officiels qu'on leur livre, ni des particuliers - car il est rare que ceux-ci poussent leurs investigations pour tomber sur un site aussi petit et mal référencé que le mien.

Les médias du coup recommencent à s'intéresser à la Transnistrie (allié de la Russie où vivent 100 000 Ukrainiens). Et si l'armée russe envisageait une jonction avec ses forces de maintien de la paix basée sur les bords du Dniestr ?  Le président de ce pays Vadim Krasnoselsky a clairement démenti toute menace d'attaque contre son pays aussi bien que tout plan pour qu'une offensive soit lancé à partir de son territoire (ce qui était aussi l'avis auparavant de l'eurodéputée tchèque Radka Maksova). Pour le moment elle n'a reçu qu'une centaine de réfugiés ukrainiens dans ses centres d'hébergement temporaire, malgré le rétablissement de la ligne de bus Odessa-Tiraspol, alors que la Moldavie, elle, dit recevoir des bus bondés et où des queues de voitures allant jusqu'à 15 km se sont formées aux check-points  frontaliers (un groupe Facebook recueille l'aide en leur faveur ici). Les animaux ne sont pas oubliés puisqu'un  vétérinaire polonais délivre à Chisinau des soins gratuits pour les chiens venant d'Ukraine (sic) et l'Union Cynologique de Moldavie offre de la nourriture gratuite pour ces chiens réfugiés. Les Moldaves semblent être très généreux et proposent spontanément leur aide malgré leur pauvreté (voir le groupe FB).

Lire la suite

Réorientation de ce blog

23 Novembre 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Ecrire pour qui pour quoi, #Actualité de mes publications

Le présent blog subit des pressions assez significatives, de toute nature. Et, par ailleurs, il reçoit très peu de soutien de ses lecteurs : il est peu lu (du fait en partie des critères de sélection des moteurs de recherche), et même des gens se désabonnent depuis quelques mois. Il n'est pas possible pour un auteur isolé d'affronter seul les différentes censures auxquelles se heurte l'écriture publique et qui ne cessent en ce moment d'augmenter (si on les compare notamment à ce qu'elles étaient il y a dix ans). Dans les années 2000 j'ai cherché à créer des collectifs, notamment à travers l'Atlas alternatif, en estimant que la constitution d'une association ou d'une fondation donnerait plus de poids aux points de vue dissidents, et des armes de défense collective. Mais force est de constater que l'état actuel de la société, le fonctionnement d'Internet, et ma propre situation ne se prêtent guère à ce genre de fédération des énergies.

Ne vous étonnez donc pas de trouver ici désormais un blog très différent de celui qui existait jusqu'à très récemment. La plupart de ses anciens articles en ont été effacés (en tout cas parmi ceux des cinq dernières années), et je me limiterai dorénavant à des billets plus rares et minimalistes. Il faut être pragmatique et s'adapter aux possibilités de l'époque. Celles-ci se sont réduites, j'en tire les conclusions qui s'imposent.

Lire la suite

Mon livre sur l'ingérence de l'OTAN en Serbie publié en russe

4 Novembre 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Actualité de mes publications, #Peuples d'Europe et UE

Mon livre L'ingérence de l'OTAN en Serbie (1999-2000), Aux origines du renouveau de l'anti-impérialisme en France, vient de paraître en russe aux éditions du Cygne en vente ici. Son titre : ВМЕШАТЕЛЬСТВО НАТО В СЕРБИИ - Истоки возрождения антиимпериализма во Франции (Vmešatel'stvo NATO v SerbiiI - Istoki vozroždeniâ antiimperializma vo Francii)

Je vous rappelle la présentation - 4ème de couverture - en français et en russe :

En 1999, l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) attaquait, en toute illégalité, sans résolution préalable des Nations Unies, la République fédérale de Yougoslavie (à l'époque composée de la Serbie et du Montenegro). Frédéric Delorca évoque ici ses voyages à Belgrade en 1999-2000, les enjeux géopolitiques des bombardements, de l'embargo, le point de vue des victimes de l'ingérence occidentale, les décalages entre ce point de vue et les débats européens du moment sur cette guerre, ainsi que les initiatives de certains militants et d'intellectuels renommés ou anonymes dans les cercles de gauche qu'il a fréquentés pour résister à l'interventionnisme dominant.

В 1999 году Организация Североатлантического договора (НАТО) незаконно напала на Союзную Республику Югославию (в то время состоявшую из Сербии и Черногории) без предварительной резолюции ООН. Фредерик Делорка рассказывает о своих поездках в Белград в 1999-2000 годах, о геополитических интересах бомбардировок, эмбарго, о точке зрения жертв западного вмешательства, о расхождениях между этой точкой зрения и европейскими дебатами того времени об этой войне, а также об инициативах некоторых активистов и интеллектуалов, известных или анонимных, в левых кругах, которые он посещал, чтобы противостоять доминирующему интервенционизму.

Lire la suite

Paru en 2020 : le récit de ma conversion

1 Novembre 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Christianisme, #Actualité de mes publications, #Grundlegung zur Metaphysik

Parmi les lecteurs de ce blog il y a des athées, des agnostiques, et des  croyants de toutes sortes de religions. Ces derniers, de même d'ailleurs que ceux qui s'intéressent au surnaturel et, plus largement tous les esprits curieux, peuvent éventuellement trouver quelque utilité au récit de ma conversion, qui, à partir de 2013, m'a fait passer par le paranormal et les magnétiseurs - moi qui étais au départ très rationaliste - avant de choisir une voie plus biblique.

Ce récit peut vous aider à comprendre l'arrière-plan de mes recherches actuelles (même si la plupart de mes billets sur ce blog peuvent se lire indépendamment de toute référence religieuse).

A l'approche des fêtes, ce peut être aussi une idée de cadeau pour votre grand-mère ou votre beau-frère. Le livre est en vente en version papier (8,99 euros pour un livre de 206 pages) et numérique ici ou sur Amazon.

Lire la suite

Commentaire de M. sur mon roman "La Révolution des Montagnes"

15 Février 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La Révolution des Montagnes, #Béarn, #Actualité de mes publications

La sociologue d'origine béarnaise (par sa mère), M., qui enseigne en région parisienne, vient de m'écrire un commentaire aimable sur mon roman paru en 2009, La Révolution des Montagnes. C'est un roman antérieur à ma conversion que je considère aujourd'hui symptomatique des égarements d'une vie sans transcendance, mais qui dit quelque chose aussi de la folie du monde que nous construisons depuis quelques siècles. J'en avais écrit le premier jet il y a 30 ans. Je l'ai profondément remanié ce roman 15 ans plus tard, en 2006 (il y a trois lustres). Il est intéressant que je sois conduit à me pencher à nouveau sur cette histoire tous les 15 ans.

Voici donc ce que M. m'écrit :

"J’ai lu avec grand plaisir votre livre envoyé très vite par votre éditeur.

Vous avez une belle plume, alerte et vive, qui fait sentir les situations. Ce fut un régal de vous lire et j’ai souri ou ri bien souvent.

L’indépendance du Béarn soutenue par une actrice de films pornos, il fallait le faire et la fin avec le projet de bébé shootés à la dopamine,  brrr ! Le tout dans les paysages magiques du Béarn…

L’ensemble est assez loufoque, revigorant et très bien enlevé !

Les seigneurs de la Vicomté du Béarn auraient sans doute apprécié, les différents registres de la vie cohabitaient sans doute plus facilement qu’aujourd’hui à l’époque.

Il y a de plus une réflexion très forte sur le pouvoir : les indépendantistes béarnais de votre livre ne sont pas les seuls à se battre sans grand programme pour une idée assez floue  et à se retrouver au prises avec toutes les embûches, à commencer par le refus de la population  de changer son mode de vie, pas si désagréable au fond. Et que fait Fulgaran une fois devenu président ? Pas grand-chose. Vous l’écrivez de manière implacable pp. 101 – 105 en particulier : « Il était évident qu’il n’y avait plus rien à faire, au sommet de ce nouveau pouvoir, si ce n’est le mettre en scène (…) il était donc inutile de continuer (…)» « en décrochant l’autonomie, leur mouvement était allé aux limites du possible et (qu’) aucun autre projet social ne serait à leur portée ». Tout ça pour ça… Cette réflexion pourrait inspirer bien des dirigeants qui s’accrochent au pouvoir ou cherchent à y accéder.

J’ai beaucoup aimé les pages émouvantes où vous parlez des chants béarnais et de Si canto (p. 44-45). J’ai été saisie par leur beauté et l’émotion qui s’en dégage. Elles me rappellent une rencontre en Béarn entre descendants d’émigrés Pyrénéens en Amérique (nous étions environ 150) où une fois à table, ces chants sont montés spontanément, nous renvoyant tous à notre histoire, nos amours enfouies, comme un fil qui nous unissait les uns aux autres sans nous connaître. Gorge serrée,  larme à l’œil et émotion garanties. C’est curieux la culture, au-delà de l’universel, on a tous un petit village qui nous fait battre le cœur plus que les autres. Cette émotion peut être partagée par des gens qui « n’en sont pas », heureusement, sinon, ça serait clocher contre clocher, cauchemardesque nationalisme. Les Béarnais de Paris accueillent du reste les « amoureux du Béarn », expression large qui écarte toute idée de filiation ethnique au profit d’un intérêt partagé."

Lire la suite

In memoriam : Alsou Goubaïdoullina (1952-2020)

1 Octobre 2020 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le quotidien, #Actualité de mes publications

Nous déplorons aujourd'hui la disparition d'Alsou Goubaïdoullina, décédée cette nuit du coronavirus Covid-19 dans un hôpital d'Oufa en Bachkirie (Russie), à l'âge de 68 ans. Elle venait d'achever la traduction en russe de mon livre "L'ingérence de l'OTAN en Serbie" paru en France en 2014. Elle avait aussi traduit en russe entre autres le poète romancier irlandais Patrick Kavanagh.

Après avoir élevé seule ses deux fils, elle menait une retraite paisible dans son petit appartement dans la capitale bachkire où elle vivait entourée de ses chats et de ses plantes.

"J'ai encore du mal à croire que cette personne si douce et si généreuse ne soit plus de notre monde", m'écrit son amie la journaliste Nur Dolay qui m'a annoncé sa mort ce matin et qui insiste sur la très grande ouverture d'esprit et curiosité intellectuelle de cette personne qui prenait la plupart du temps l'initiative de choisir elle-même les auteurs qu'elle traduisait pour faire connaître dans son pays la littérature étrangère.

Son décès intervient un an après celui d'une des personnalités citées dans l'ouvrage qu'elle venait de traduire, Maja Nikolic ("Marina" dans le livre) à l'âge de 55 ans.

Requiescat in pace.

Lire la suite

Mon article sur George Soros dans la Revue Droits 2019/1

10 Avril 2020 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #George Soros, #Le monde autour de nous, #Colonialisme-impérialisme, #Débats chez les "résistants", #Actualité de mes publications, #Billets divers de Delorca

Vient de paraître (seulement en ligne par ces temps de coronavirus) dans la revue Droits 2019/1 (n° 69) - Presses universitaires de France - pages 129 à 157, mon article  "Le programme mondialiste à la lumière de l’activisme du financier George Soros " qui est en fait le texte de mon intervention dans le cadre du cycle « Oligarchies » du centre Dogma - Institut pour l’étude des disciplines dogmatiques et l’histoire générale des formes le 14 septembre 2018. Le texte aborde les dimensions géopolitiques (les "révolutions de couleur") et sociétales (légalisation de la drogue, avortement, immigration, soutien aux minorités ethniques et sexuelles, agitprop pour obtenir la destitution de Donald Trump) de la politique de ce financier controversé à travers son réseau Open Society Foundations. J'y dis aussi un mot du Pizzagate, ce qui n'est pour le moins pas habituel dans les milieux universitaires, et m'avait valu en 2018 une volée de bois vert d'un individu dans le public ! L'article est payant à 5 euros ici d'après les règles habituelles de la revue. Mon article ne se fonde que sur les mails fuités par Wikileaks et non contestés par la grande presse (mais rien qu'avec ça, le portrait de l'action du personnage est des plus saisissants - et, pour mémoire, même les éléments sur Pizzagate sont dans les mails de Wikileaks, il n'est pas nécessaire de broder autour comme hélas trop de commentateurs l'ont fait pour être "surpris" - doux euphémisme - par les milieux auxquels Soros était mêlé en 2016...).

 

Lire la suite

In memoriam : Maja Nikolic (1964-2019)

4 Septembre 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le quotidien, #Souvenirs d'enfance et de jeunesse, #Actualité de mes publications

La graphiste belgradoise Maja Nikolic, webmestre du premier site d'information alternative que j'ai dirigé en 2000 - je l'avais mentionnée dans divers de mes ouvrages et plusieurs billets de ce blog (dont la dernière fois il y a une dizaine de jours ici) - est décédée la nuit dernière du cancer qu'elle combattait depuis six ans. Elle n'avait pas 55 ans (elle allait faire 56 ans en décembre).

Inutile d'en dire davantage.

Lire la suite

Derechef : comme c'est chic !

25 Mars 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Actualité de mes publications, #Abkhazie

Comme c'est chic ! Une phrase du livre de Frédéric Delorca "Abkhazie" est citée par le Wiktionnaire comme illustration de l'emploi du mot "derechef" aux côtés d'Honoré de Balzac, Alexandre Dumas et Paul Nizan...

Lire la suite

Frédéric Delorca à l'Institut Dogma

7 Septembre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Conférences vidéos de résistants, #Les régimes populistes, #Actualité de mes publications, #George Soros

J'interviendrai vendredi 14 septembre 2018 à 15h15, à l'invitation du professeur Stéphane Rials, dans le cadre d'un cycle de conférences intitulé "Oligarchies" de Dogma-l'Institut pour l'étude des disciplines dogmatiques et l'histoire générale des formes. Le titre de mon exposé sera "Le programme mondialiste à la lumière de l’activisme du financier George Soros". Cela se passera Salle des Conseils de l'Université Panthéon-Assas, 12 place du Panthéon, Paris Ve. Sujet en rapport direct avec mon dernier livre sur le populisme.

 

Lire la suite

"Les régimes populistes contre le mondialisme" dans les bibliothèques

26 Mai 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Les régimes populistes, #Actualité de mes publications, #George Soros

Mon bouquin de novembre dernier sur les populismes fait son chemin dans les bibliothèques universitaires (ce qui ne veut pas dire que seuls les chercheurs devraient s'y intéresser). Les bibliothèques universitaires de l'UFR de droit de Bordeaux et de celle de droit de Lille II, en France,ainsi que de l'université de Genève en Suisse l'ont dans leurs rayons.C'est une bonne nouvelle car ainsi des thématiques refoulées par les médias officiels comme l'action subversive de Soros en Hongrie ou le pizzagate américain ont là une brèche pour s'introduire dans les discussions universitaires.

Il est aussi au deuxième étage de la bibliothèque publique d'information de Beaubourg à Paris, et en version numérique dans les bibliothèques municipales et médiathèques de Lille, Levallois-Perret...

Au passage merci au Comité Valmy d'avoir repris ici le papier de Labévière sur ce livre !

Lire la suite
1 2 3 4 > >>