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Le blog de Frédéric Delorca

Articles avec #actualite de mes publications tag

Le livre du blog de Frédéric Delorca

2 Août 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Actualité de mes publications

Si vous avez du mal à lire les nombreux billets de ce blog, vous pouvez vous offrir à vous-mêmes ou à vos proches le Livre de ce blog "Un monde pyramidal ?" : les principaux billets de ce blogs sur la période 2015-2020 y sont rassemblés par chapitre.  Sa manipulation sera plus aisée qu'au fil des clics, et vous comprendrez mieux la cohérence de mes recherches et des informations que j'y délivre.

Le livre (14,99 euros) peut être commandé ici ou sur Amazon.

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Paru en 2020 : le récit de ma conversion

2 Août 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Christianisme, #Actualité de mes publications, #Grundlegung zur Metaphysik

Parmi les lecteurs de ce blog il y a des athées, des agnostiques, et des  croyants de toutes sortes de religions. Ces derniers, de même d'ailleurs que ceux qui s'intéressent au surnaturel et, plus largement tous les esprits curieux, peuvent éventuellement trouver quelque utilité au récit de ma conversion, qui, à partir de 2013, m'a fait passer par le paranormal et les magnétiseurs - moi qui étais au départ très rationaliste - avant de choisir une voie plus biblique.

Ce récit peut vous aider à comprendre l'arrière-plan de mes recherches actuelles (même si la plupart de mes billets sur ce blog peuvent se lire indépendamment de toute référence religieuse).

A l'approche des fêtes, ce peut être aussi une idée de cadeau pour votre grand-mère ou votre beau-frère. Le livre est en vente en version papier (8,99 euros pour un livre de 206 pages) et numérique ici ou sur Amazon.

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Commentaire de M. sur mon roman "La Révolution des Montagnes"

15 Février 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La Révolution des Montagnes, #Béarn, #Actualité de mes publications

La sociologue d'origine béarnaise (par sa mère), M., qui enseigne en région parisienne, vient de m'écrire un commentaire aimable sur mon roman paru en 2009, La Révolution des Montagnes. C'est un roman antérieur à ma conversion que je considère aujourd'hui symptomatique des égarements d'une vie sans transcendance, mais qui dit quelque chose aussi de la folie du monde que nous construisons depuis quelques siècles. J'en avais écrit le premier jet il y a 30 ans. Je l'ai profondément remanié ce roman 15 ans plus tard, en 2006 (il y a trois lustres). Il est intéressant que je sois conduit à me pencher à nouveau sur cette histoire tous les 15 ans.

Voici donc ce que M. m'écrit :

"J’ai lu avec grand plaisir votre livre envoyé très vite par votre éditeur.

Vous avez une belle plume, alerte et vive, qui fait sentir les situations. Ce fut un régal de vous lire et j’ai souri ou ri bien souvent.

L’indépendance du Béarn soutenue par une actrice de films pornos, il fallait le faire et la fin avec le projet de bébé shootés à la dopamine,  brrr ! Le tout dans les paysages magiques du Béarn…

L’ensemble est assez loufoque, revigorant et très bien enlevé !

Les seigneurs de la Vicomté du Béarn auraient sans doute apprécié, les différents registres de la vie cohabitaient sans doute plus facilement qu’aujourd’hui à l’époque.

Il y a de plus une réflexion très forte sur le pouvoir : les indépendantistes béarnais de votre livre ne sont pas les seuls à se battre sans grand programme pour une idée assez floue  et à se retrouver au prises avec toutes les embûches, à commencer par le refus de la population  de changer son mode de vie, pas si désagréable au fond. Et que fait Fulgaran une fois devenu président ? Pas grand-chose. Vous l’écrivez de manière implacable pp. 101 – 105 en particulier : « Il était évident qu’il n’y avait plus rien à faire, au sommet de ce nouveau pouvoir, si ce n’est le mettre en scène (…) il était donc inutile de continuer (…)» « en décrochant l’autonomie, leur mouvement était allé aux limites du possible et (qu’) aucun autre projet social ne serait à leur portée ». Tout ça pour ça… Cette réflexion pourrait inspirer bien des dirigeants qui s’accrochent au pouvoir ou cherchent à y accéder.

J’ai beaucoup aimé les pages émouvantes où vous parlez des chants béarnais et de Si canto (p. 44-45). J’ai été saisie par leur beauté et l’émotion qui s’en dégage. Elles me rappellent une rencontre en Béarn entre descendants d’émigrés Pyrénéens en Amérique (nous étions environ 150) où une fois à table, ces chants sont montés spontanément, nous renvoyant tous à notre histoire, nos amours enfouies, comme un fil qui nous unissait les uns aux autres sans nous connaître. Gorge serrée,  larme à l’œil et émotion garanties. C’est curieux la culture, au-delà de l’universel, on a tous un petit village qui nous fait battre le cœur plus que les autres. Cette émotion peut être partagée par des gens qui « n’en sont pas », heureusement, sinon, ça serait clocher contre clocher, cauchemardesque nationalisme. Les Béarnais de Paris accueillent du reste les « amoureux du Béarn », expression large qui écarte toute idée de filiation ethnique au profit d’un intérêt partagé."

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Mon article dans "L'Arme et la Paix"

10 Janvier 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Actualité de mes publications, #ICD, #George Soros, #Bill Gates, #coronavirus-vaccination-big pharma, #Colonialisme-impérialisme, #Débats chez les "résistants", #Billets divers de Delorca

J'y parle de la nécessité d'une politique étrangère "citoyenne" contre l'Etat profond et les grandes banques, en évoquant au passage Soros, le Covid, Julian Assange et quelques autres sujets sensibles - Voir "L'Arme et la Paix" n°42 (décembre 2020), revue de l'association Initiative Citoyenneté Défense en version gratuite ci-dessous (et sur Calameo), p. 2 à 5. Si  vous voulez le PDF pour le diffuser autour de vous, n'hésitez pas à me le demander dans la rubrique "contact".

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In memoriam : Alsou Goubaïdoullina (1952-2020)

1 Octobre 2020 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le quotidien, #Actualité de mes publications

Nous déplorons aujourd'hui la disparition d'Alsou Goubaïdoullina, décédée cette nuit du coronavirus Covid-19 dans un hôpital d'Oufa en Bachkirie (Russie), à l'âge de 68 ans. Elle venait d'achever la traduction en russe de mon livre "L'ingérence de l'OTAN en Serbie" paru en France en 2014. Elle avait aussi traduit en russe entre autres le poète romancier irlandais Patrick Kavanagh.

Après avoir élevé seule ses deux fils, elle menait une retraite paisible dans son petit appartement dans la capitale bachkire où elle vivait entourée de ses chats et de ses plantes.

"J'ai encore du mal à croire que cette personne si douce et si généreuse ne soit plus de notre monde", m'écrit son amie la journaliste Nur Dolay qui m'a annoncé sa mort ce matin et qui insiste sur la très grande ouverture d'esprit et curiosité intellectuelle de cette personne qui prenait la plupart du temps l'initiative de choisir elle-même les auteurs qu'elle traduisait pour faire connaître dans son pays la littérature étrangère.

Son décès intervient un an après celui d'une des personnalités citées dans l'ouvrage qu'elle venait de traduire, Maja Nikolic ("Marina" dans le livre) à l'âge de 55 ans.

Requiescat in pace.

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TV Delorca

25 Avril 2020 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Actualité de mes publications, #Billets divers de Delorca

NOUVEAU : pour une version audio des derniers billets de ce blog (qui les synthétise un peu différemment) cliquez ici sur TV Delorca (YouTube)

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Bloqué par Wikipedia

12 Avril 2020 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Actualité de mes publications

J'ai tenté de compléter certaines fiches de Wikipedia avec des éléments qui figuraient dans ce blog et dans mes livres. Un administrateur m'a bloqué et a effacé tous les apports que j'avais pu faire (par exemple en indiquant le nouveau nom du président abkhaze sur la fiche Abkhazie ou les subventions de Soros aux associations catholiques américaines en 2015 dans la fiche sur ce financier). Ils préfèrent garder des fiches très incomplètes, voire fausses. Un bon indice du niveau d'intelligence de ces soi-disant amoureux du savoir...

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Mon article sur George Soros dans la Revue Droits 2019/1

10 Avril 2020 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #George Soros, #Le monde autour de nous, #Colonialisme-impérialisme, #Débats chez les "résistants", #Actualité de mes publications, #Billets divers de Delorca

Vient de paraître (seulement en ligne par ces temps de coronavirus) dans la revue Droits 2019/1 (n° 69) - Presses universitaires de France - pages 129 à 157, mon article  "Le programme mondialiste à la lumière de l’activisme du financier George Soros " qui est en fait le texte de mon intervention dans le cadre du cycle « Oligarchies » du centre Dogma - Institut pour l’étude des disciplines dogmatiques et l’histoire générale des formes le 14 septembre 2018. Le texte aborde les dimensions géopolitiques (les "révolutions de couleur") et sociétales (légalisation de la drogue, avortement, immigration, soutien aux minorités ethniques et sexuelles, agitprop pour obtenir la destitution de Donald Trump) de la politique de ce financier controversé à travers son réseau Open Society Foundations. J'y dis aussi un mot du Pizzagate, ce qui n'est pour le moins pas habituel dans les milieux universitaires, et m'avait valu en 2018 une volée de bois vert d'un individu dans le public ! L'article est payant à 5 euros ici d'après les règles habituelles de la revue. Mon article ne se fonde que sur les mails fuités par Wikileaks et non contestés par la grande presse (mais rien qu'avec ça, le portrait de l'action du personnage est des plus saisissants - et, pour mémoire, même les éléments sur Pizzagate sont dans les mails de Wikileaks, il n'est pas nécessaire de broder autour comme hélas trop de commentateurs l'ont fait pour être "surpris" - doux euphémisme - par les milieux auxquels Soros était mêlé en 2016...).

 

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Un air de 1999

22 Octobre 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le quotidien, #Souvenirs d'enfance et de jeunesse, #Actualité de mes publications, #Colonialisme-impérialisme, #La gauche

Irak, Liban, Equateur, Chili. Les peuples sont en colère.

Moi, je reçois des échos du temps où je militais contre le bombardement de la Serbie, en 1999, il y a vingt ans. Ce matin, je téléphone à celui que, dans mon livre "L'ingérence de l'OTAN", j'avais appelé "Vladimir Delfuego". J'emploierai, pour exposer le contenu de notre conversation, les pseudonymes que j'ai utilisés dans toutes mes autobiographies. 

"Cher ami, tu as une meilleure santé que la mienne. Tu sais, j'ai 77 ans. Je voulais te proposer un travail de la part du Missionnaire. Il me l'a proposé à moi, mais je ne peux pas. Tu sais, je suis très investi sur le dossier syrien. Et puis je me bats au sein de notre petit parti communiste dont la direction vient d'être prise par un stalinien orthodoxe admirateur de la Corée du Nord auquel je suis opposé. J'ai aussi mon journal à six cents abonnés.

Et puis, j'ai été très ami avec François Houtart qui était très marxiste et très chrétien qui a fini ses jours en Equateur. Quand il était venu chez moi il y a quelques années, je lui avais exposé ma conception de la responsabilité des calvinistes dans l'avènement du capitalisme. Il avait trouvé ça intéressant et m'avait conseillé d'écrire là dessus. Je commence à réunir les notes prises.

Le Missionnaire voulait me confier ce travail, mais je l'ai refusé par manque de temps. Je lui ai dit que, par contre, tu serais qualifié pour le faire. Il m'a répondu : "Ce serait très bien que Frédéric le fasse, mais je ne sais pas si Frédéric va l'accepter, nous avons eu un petit malentendu par le passé." Il s'agirait de diriger un livre d'une dizaine de contributeurs sur Julian Assange. Tu sais qu'il a une petite maison d'édition ici en Belgique".

J'ai accepté la proposition, tout en précisant ne pas avoir le souvenir d'avoir eu un différend avec le Missionnaire. J'ai de la sympathie pour Assange et c'est un sujet assez "transcourant" qui a aussi une dimension importante contre le "Deep State" américain et les clintoniens.

J'observe que Vladimir parle du protestantisme et du capitalisme juste après que j'eusse écrit à ce sujet hier soir. La référence à Houtart fait écho à mes interrogations sur la théologie de la libération et le synode amazonien. Ce sont des synchronicités intéressantes.

Je suis très marqué par le souvenir de 1999 depuis le décès de Maja Nikolic le 4 septembre dernier. Hier un film aussi me renvoyait à 1999. Il est sans doute logique que mes attaches bruxelloises me rattrapent dans ces circonstances.

S'il faut revenir au militantisme et prendre le Thalys de temps à autre, acceptons le. Je ne retournerai pas à la politique avec la passion enthousiaste de mes 29 ans, ni avec l'ivresse narcissique qui l'accompagnait, mais avec un sentiment du devoir, de l'obéissance, à l'égard de notre Créateur.

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Mon ancien éditeur à Moscou

23 Septembre 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Actualité de mes publications

L'éditeur qui a publié divers de mes ouvrages était au salon du livre de Moscou il y a peu. Evidemment vu le litige que j'ai avec lui (il me demande des sous pour retirer certaines de mes publications de son catalogue), il ne risquait pas d'y présenter mes livres sur la Transnistrie et sur l'Abkhazie... Mais bon, heureusement pour lui il y a toujours de braves petits jeunes pour marcher dans ses trips.

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In memoriam : Maja Nikolic (1964-2019)

4 Septembre 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le quotidien, #Souvenirs d'enfance et de jeunesse, #Actualité de mes publications

La graphiste belgradoise Maja Nikolic, webmestre du premier site d'information alternative que j'ai dirigé en 2000 - je l'avais mentionnée dans divers de mes ouvrages et plusieurs billets de ce blog (dont la dernière fois il y a une dizaine de jours ici) - est décédée la nuit dernière du cancer qu'elle combattait depuis six ans. Elle n'avait pas 55 ans (elle allait faire 56 ans en décembre).

Inutile d'en dire davantage.

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Derechef : comme c'est chic !

25 Mars 2019 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Actualité de mes publications, #Abkhazie

Comme c'est chic ! Une phrase du livre de Frédéric Delorca "Abkhazie" est citée par le Wiktionnaire comme illustration de l'emploi du mot "derechef" aux côtés d'Honoré de Balzac, Alexandre Dumas et Paul Nizan...

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Frédéric Delorca à l'Institut Dogma

7 Septembre 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Conférences vidéos de résistants, #Les régimes populistes, #Actualité de mes publications, #George Soros

J'interviendrai vendredi 14 septembre 2018 à 15h15, à l'invitation du professeur Stéphane Rials, dans le cadre d'un cycle de conférences intitulé "Oligarchies" de Dogma-l'Institut pour l'étude des disciplines dogmatiques et l'histoire générale des formes. Le titre de mon exposé sera "Le programme mondialiste à la lumière de l’activisme du financier George Soros". Cela se passera Salle des Conseils de l'Université Panthéon-Assas, 12 place du Panthéon, Paris Ve. Sujet en rapport direct avec mon dernier livre sur le populisme.

 

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"Les régimes populistes contre le mondialisme" dans les bibliothèques

26 Mai 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Les régimes populistes, #Actualité de mes publications, #George Soros

Mon bouquin de novembre dernier sur les populismes fait son chemin dans les bibliothèques universitaires (ce qui ne veut pas dire que seuls les chercheurs devraient s'y intéresser). Les bibliothèques universitaires de l'UFR de droit de Bordeaux et de celle de droit de Lille II, en France,ainsi que de l'université de Genève en Suisse l'ont dans leurs rayons.C'est une bonne nouvelle car ainsi des thématiques refoulées par les médias officiels comme l'action subversive de Soros en Hongrie ou le pizzagate américain ont là une brèche pour s'introduire dans les discussions universitaires.

Il est aussi au deuxième étage de la bibliothèque publique d'information de Beaubourg à Paris, et en version numérique dans les bibliothèques municipales et médiathèques de Lille, Levallois-Perret...

Au passage merci au Comité Valmy d'avoir repris ici le papier de Labévière sur ce livre !

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Quelques considérations sur les voies d'écriture en ce mois de mars 2018

18 Mars 2018 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Actualité de mes publications, #La Révolution des Montagnes, #Ecrire pour qui pour quoi, #Peuples d'Europe et UE

La bibliothèque publique de Beaubourg vient de se procurer mon livre sur les régimes populistes. Pendant dix ans ses responsables ont ignoré tout ce que j'écrivais. Maintenant ils achètent tout. J'ignore pourquoi. Pendant huit ans la médiathèque de Pau a ignoré le roman "La révolution des Montagnes" qui parlait pourtant pour de leur région, puis d'un coup, l'an dernier, ils s'en sont procurés un pour chacune de leurs annexes, sans que j'y fasse quoi que ce soit. Impossible de savoir ce qui leur a fait faire "tilt". Allez savoir aussi pourquoi la médiathèque de Levallois-Perret a presque tous mes livres et pourquoi celle de Saint Denis n'en a aucun. Et à quoi cela sert-il d'être dans les rayonnages d'une bibliothèque ? est-ce que cinq ans plus tard le livre finit en livre d'occasion sur Amazon comme beaucoup d'ouvrages que j'achète sur ce serveur qui portent encore la cote de la bibliothèque qui les a vendus ?

Le plus pénible est que le décalage dans la diffusion des bouquins fait que des bibliothèques se mettent à commander certains de mes livres dont je n'approuve plus totalement le contenu. C'est un problème que n'ont sans doute pas connu les écrivains du XIXe siècle, mais aujourd'hui les systèmes de publication, comme d'ailleurs les étiquetages sur les moteurs de référence, court-circuitent l'évolution personnelle du chercheur. Or un écrivain ou un écrivaillon est avant tout un défricheur, un explorateur, et sa vision du monde à l'instant "t" ne peut plus être la même que dix ans auparavant. Par exemple j'ai souvent souligné dans ce blog combien mes contacts avec l'occultisme et les médiums en 2014-2015 avaient totalement changé mon approche positiviste du monde, ma vision de la sexualité etc. Toute cette évolution de ma vision de ces sujets, dont la rubrique "Grundlegung zur Metaphisik" sur ce blog porte la trace, est à l'opposé de bien des aspects qu'on trouvera dans mon roman "La révolution des montagnes" par exemple, mais le lecteur qui découvre ce roman maintenant ne peut pas le savoir. Je comprends que celui-ci, en un sens, n'ait rien à fiche de mon évolution postérieure à l'écriture de ce livre, et moi-même, à maints égards, je ne devrais rien avoir à faire de ce contact qu'établit ce lecteur avec cette partie de moi-même qui est morte, vu que, de toute façon, je n'ai jamais reçu aucun retour d'aucun lecteur de bibliothèque, et je ne suis jamais invité à parler de mes livres nulle part (sauf chez mes amis d'Initiative citoyenneté défense). Mais je ne peux quand même pas ignorer que toutes ces sources de malentendus existent bel et bien. Parfois je me dis que je devrais faire une grande mise au point sur mon évolution, mais il n'est pas sûr que mon éditeur habituel serait prêt à la publier, ni qu'il y ait un public pour cette mise au point. En outre, la question de la forme qu'elle devrait prendre est très problématique.

Ce matin je me disais que je devrais écrire un roman. Je me mettrais dans la peau d'un responsable de médiathèque dans un coin rural perdu qui inviterait Delorca à parler dans une conférence et qui prendrait conscience au fil de la rencontre de tout ce qu'il ne parvient pas à comprendre chez ce bonhomme. Ce serait un exercice intéressant de mise à distance. En même temps beaucoup y trouveraient un côté narcissique, mais il faut bien comprendre que tout écrivain ou écrivaillon de mon espèce est bien obligé en permanence de faire un retour sur lui même pour réfléchir à la façon dont il dit les choses, ou les organise dans sa tête, au sens que ça prend pour lui-même, pour les autres, à la façon dont ça s'insère dans l'histoire de la pensée etc. On ne peut pas être une simple machine qui compile des données, ou effectue des revues de presse à partir d'un moule pré-établi qu'on livre aux autres sans "réflexivité" comme on dit en philosophie...

L'exercice de composition d'un tel roman permettrait d'aborder divers sujets utiles à des tas de gens. Mais honnêtement sans doute ne saurais-je pas aujourd'hui comment écrire un tel ouvrage sans le rendre fastidieux, et surtout, j'hésite à me plonger à nouveau dans l'univers de la fiction qui peut être rempli de pièges.

En plus il y aurait mille façons d'écrire cela. Le mode fastidieux comme je le disais. Et puis le mode rigolo aussi. Je songeais que je pourrais par exemple commencer le livre par une dispute entre le type qui veut inviter Delorca dans sa médiathèque, et une employée. Je verrais bien le profil de l'employée : une femme de mon âge presque quinquagénaire, qui serait fan de Mylène Farmer parce qu'elle la trouverait "super courageuse" d'avoir vanté le lesbianisme et la sodomie dans les années 1980 etc. Mais bon, toutes ces choses là sont très "casse-gueule" passez moi l'expression, sur le plan de la responsabilité morale. Parce que, bien que je sois de plus en plus convaincu que le culte de Mylène Farmer (et d'à peu près toutes les pop star et de tout le star system) est quelque chose d'assez dangereux pour la santé de l'esprit (et surtout, permettez moi de le dire après mon passage par l'occultisme, de l'âme), je ne sais pas s'il est très moral de le traiter sur le ton de la légèreté et de l'humour, même si 99 % des médias le font. Bref, je suis encore sûr de trop peu de choses pour pouvoir m'engager dans une forme d'écriture solide. C'est pourquoi, au fond, depuis trois ans, à part la remise en forme de mes souvenirs militants sur la Serbie et sur les milieux anti-guerre, je n'ai, sous le nom de Delorca, publié aucun livre nouveau, sauf cet ouvrage sur les populismes. Ce dernier était une sorte de bon trait d'union entre ma période anti-impérialiste des années 2000, et ma phase "post-médiums" plus sensible aux dangers des productions culturelles et des manipulations planétaires dont elles font l'objet par des types du genre de Soros, mais je serais incapable de m'engager fermement dans l'écriture d'aucun autre livre aujourd'hui.

Au niveau du blog, je pourrais d'ailleurs me spécialiser (toujours dans la logique d'étiquetage qu'encouragent les moteurs de recherche) dans la critique anti-Soros, mais ce serait encore une façon de m'enfermer. Par exemple, au lieu de pondre ce matin cette longue bafouille sur mon positionnement, j'aurais pu vous livrer, comme j'en avais l'intention hier, un billet sur les manips du banquier derrière les manifestations hostiles au gouvernement slovaque (le seul gouvernement de gauche anti-immigrationniste d'Europe centrale). Ca aurait fait un petit billet sur mesure à peu près identique à une page de pub pour mon livre sur les populismes, et qui aurait fait plaisir à mon éditeur. Sauf que j'estime qu'un auteur doit s'investir extrêmement peu dans la promotion de ses livres. La logique promotionnelle est le meilleur moyen d'embourber une pensée et de la rendre otage de son propre passé. Pour moi ce livre sur les populismes est déjà du passé. Je n'ai pas à investir une énergie excessive à le défendre. Ceux qui l'ont lu ont pu deviner sans difficulté depuis des mois que Soros n'aimait pas le gouvernement de Bratislava (tout comme ils n'ont pas pu être étonnés par les résultats des dernières élections législatives italiennes), et ceux qui ne le connaissent pas en découvriront l'existence par d'autres voies. C'est aliéner sa liberté de chercheur (puisque tout auteur doit être un chercheur) que de passer du temps à écrire des articles qui démontrent l'intérêt de lire ses précédentes productions.

Grâce à Dieu des inspirations quotidiennes m'empêchent de refermer le cercle de mes pensées autour de tel ouvrage, de telle thématique, et même de tel "style d'approche". Par exemple il y a eu cet intérêt en moi pour Afrine ces derniers temps. Ce n'est pas un intérêt strictement humanitaire comme celui des pleureuses officielles médiatiques, ni anarchiste à la Graeber (j'aurais beaucoup à dire sur les impasses de cet anthropologue) parce que je ne suis pas naïf sur le potentiel politique du Rojava. Je ne suis pas indifférent au sort des pauvres gens terrorisés qui vivent dans cette enclave, et je ne suis pas étranger non plus à certains mérites de la démocratie communale kurde (même si je ne les surestime pas), mais mon intérêt pour l'enclave d'Afrin ne se limite pas à cela. Il ne se limite pas non plus à susciter en moi une réflexion sur l'islamo-fascisme d'Erdogan, et sur ce que peut être plus généralement l'islamo-fascisme, ni sur cette étrange compulsion de répétition anti-yézidie qui semble caractériser tous les extrémistes sunnites, de Ninive à Afrine. Mon intérêt pour Afrine est en quelque sorte "multinodal". Il ne tient ni spécifiquement à ceci, ni spécifiquement à cela, et, à plus d'un titre, m'est utile autant dans la mesure où il me fait toucher du doigt certains thèmes qu'il m'évite de m'enliser dans d'autres. Bref un sujet il ouvre des tas de portes de réflexions, et empêche de s'enfermer dans des routines de pensée.

Encore un exemple : une des routines de pensée de ma part aurait été de prendre position sur la question de l'empoisonnement de l'espion russe au Royaume-Uni. Un journaliste qui était avec moi en Abkhazie en 2009 est allé bravement dire sur Russia Today France que cette histoire sent le coup monté parce que le Kremlin n'avait aucun intérêt à provoquer la mort de cet espion dans le cadre tendu des relations russo-occidentales actuelles (la chaîne russe a fait parler successivement trois "experts" qui ont exactement répété le même propos, en une forme de matraquage symétrique de celui hostile à Moscou que nous infligeaient les grands médias occidentaux). Il n'eût pas été illogique que l'auteur de livres sur l'Abkhazie et la Transnistrie que je suis prît la peine d'écrire un billet là dessus pour dénoncer la logique belliciste qui reprend du poil de la bête sous nos latitudes (voyez l'interview du pitoyable Hollande dans Le Monde sur le thème "Si la Russie devient menaçante, il faut la menacer"). Mais justement il y aurait une certaine sclérose intellectuelle à ressortir tous les trois mois une position "pro-russe" pour oeuvrer à l'amitié entre les peuples de l'Atlantique à l'Oural. Le cynisme des Russes sur l'enclave d'Afrine justement m'en a dissuadé. Je laisse donc cette foirs-ci à d'autres le soin de jouer leur hymne anti-guerre froide, ce qui me permet de consacrer mon temps libre actuel (qui n'est pas élastique car j'ai aussi un job à temps plein par ailleurs) à d'autres sujets, d'autres questionnements. 

Voilà... je demande pardon à mes lecteurs pour ces petites considérations matinales, sur la mise en forme et le positionnement de mes idées. Peut-être regretteront-ils d'avoir "perdu leur temps" à lire ce billet qui n'a pas un très fort contenu informatif, mais, vous savez, on ne perd pas toujours autant son temps qu'on ne le croit. Pour ma part je suis très content d'avoir en 2014-2015 "perdu" beaucoup de temps à penser (et encaissé bien des choses bizarres) en dehors de mes sentiers battus habituels. Si j'avais continué à vouloir "optimiser" mon activité de coordonnateur de l'Atlas alternatif en restant dans le purement informatif sans aucune remise en cause, c'est toute ma vie que j'aurais perdue dans ce vain productivisme qui fonctionnait sur de mauvaises bases. Mises au point, interrogations sur la trajectoire suivie, et surtout sur la mise en forme de cette trajectoire, sont absolument indispensables. Elles ne sont point une fin en soi - sans quoi on dériverait vers un pur formalisme sceptique - mais un moyen indispensable de tenir la bonne route. Merci donc d'avoir "perdu du temps" à lire ce billet, qui peut-être, sur le long terme, par les évocations qu'il peut susciter dans vos têtes, vous en fera gagner...

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