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Le blog de Frédéric Delorca

Souvenir de l'école républicaine

19 Avril 2011 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Souvenirs d'enfance et de jeunesse

Le vendredi 17 octobre 1980, les Etats-Unis sont en pleine campagne électorale entre Reagan et Carter, le pape Jean-026--1992--29.8.92-24.11.92--206.jpgPaul II rencontre la reine d'Angleterre et le duc d'Edimbourg au Vatican, et moi, à 10 ans et 21 jours, en classe de CM2 de l'école primaire de Jurançon je réponds aux questions : "Quelle est la vitesse de la lumière ? Où pousse le figuier ? Comment est l'intérieur de la grenade ? Quelle direction au départ de Pau prend un avion qui veut aller en Suisse ? Quels sont les trois âges de la Préhistoire ?" etc. Chaque question est notée et les scores comptent pour le cahier mensuel.

 

C'est la rubrique "Activités d'éveil".

 

Aux questions "Que penses-tu des racistes ? Pourquoi ?", je réponds : "Je pense qu'ils ne sont pas sociables et qu'ils sont assez bêtes de tuer d'autres hommes pour leur religion ou pour leur race. Car comme nous sommes en démocratie, il est interdit de le faire, il faudrait qu'ils se mettent à la place de ceux qu'ils détestent" (sic)

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C


Bonjour Frédéric,


Beaucoup aimé votre réponse à la question sur le racisme. Très... bourdieusienne!!!


petit texte:


Le couteau d’or tranche l’or. Les vieux livres alors, protégés par la feuille solaire, en auront encore pour des siècles d’existence. Les puissants de toutes les
époques n’agissent pas autrement, qui, sur eux, sur leurs femmes, autour d’eux, amassent le fruit de leur barbarie. Dès lors, nous ne saurions que cautionner l’idée selon laquelle toute culture
s’élabore sur fond de cette Kulturlosigkeit (cf Walter benjamin sur le concept d’histoire) en tous points inepte… et civilisée ! Et tout cela ne
renvoie-t-il pas à ce que Gaston Bachelard nomme le « désir d’entaille », qui contraignit l’homme à armer sa main ?


« …il y a une discontinuité entre l’ongle et le grappin. Le grappin accroche pour donner libre champ à une
agressivité supplémentaire. L’outil donne à l’agression un avenir… La main outillée refoule toutes les violences de la main nue. La main bien outillée rend ridicule la main mal outillée. Le bon outil maladroitement manié provoque le rire de tout un atelier. Un outil a un coefficient de vaillance et un
coefficient d’intelligence. Il est une valeur pour un ouvrier valeureux. »


Aussi, la vaillance ne concerne-t-elle pas que le guerrier, mais également l’artisan, qu’il soit dans son champ ou
dans son atelier. Couteau et entaille, ou la charge érotique !


C. Poncet


 


 




Gaston Bachelard : La terre et les rêveries de la volonté, Editions Corti, 2004, p. 41.





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F


Parole d'enseignante attentive aux mots des enfants ! A part cela Bachelard est toujours étonnant.