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Le blog de Frédéric Delorca

Articles récents

Donnez pour Alep (Syrie)

24 Avril 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Proche-Orient, #Christianisme

Depuis 2016, je vous ai souvent demandé d'aider les Yézidis d'Irak. Et je ne manque pas non plus, quand je le peux, de vous parler d'Alep, et de la Syrie en général, pays que nous avons délibérément déstabilisé et poussé à la guerre civile sur la base de  mensonges éhontés, que nous acculons à la malnutrition alors qu'il était autosuffisant avant 2011, parce que nos alliés américains occupent ses champs pétroliers et bloquent ses avoirs bancaires dans le cadre d'un dispositif inhumain de sanctions économiques.

Soeur Brygida Maniurka, une franciscaine polonaise fait circuler un message du bureau de la paroisse latine Saint François d'Assise du 12 avril qui décrit l'engagement de l'Ordre des Frères mineurs au service des pauvres à Alep depuis le génocide arménien jusqu'à aujourd'hui. Deux cents repas chauds sont donnés chaque jour aux habitants pauvres d'Alep, notamment aux orphelins. Les Frères mineurs veulent étendre leur aide. Si vous avez envie de donner joignez moi par le formulaire de contact, je vous donnerai leur référence de compte banquaire.

"La situation à Alep, y explique le frère Ibrahim Alsabagh, curé d'Alep, est aujourd'hui plus préoccupante que jamais. Les prix des denrées alimentaires ont considérablement augmenté. De plus en plus de personnes souffrent de la faim et plongent dans la pauvreté; il n'y a pas de sécurité alimentaire. Un repas de base est hors de portée pour la plupart des familles. Les gens font la queue devant les boulangeries pour acheter des portions limitées de pain. C'est souvent la seule nourriture qu'ils peuvent se permettre. L'accès à la nourriture est mentionné par les gens comme leur besoin fondamental. Les parents renoncent à la nourriture pour la donner à leurs enfants. En ce moment très difficile et critique de l'histoire, lors de «l'explosion de la faim», les veuves, les orphelins, les personnes âgées, les malades et les handicapés sont les plus exposés à ses effets. Nous considérons comme une nécessité urgente la mise en place d'une cuisine collective qui préparerait des repas chauds pour ceux qui en ont besoin. Nous voulons l'installer dans le monastère franciscain de Ram, dans ce site historique de la Transfiguration de la Miséricorde, qui multiplie les pains et les poissons pour satisfaire la faim. Cette fois, non seulement pour des centaines de personnes, mais nous voulons l'étendre à tous les habitants dans le besoin d'Alep. Le coût d'un repas pour une personne est de 2 euros."

Compte bancaire pour les dons (en Euros):

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Ci-dessous aussi la traduction de l'interview du père Ibrahim Alsabagh (initialement publiée en français dans Famille Chretienne, mais la version française n'est pas en accès libre), sur la situation générale à Alep :

Les combats en Syrie se poursuivent-ils encore quatre ans après la fin de la bataille d'Alep?

La guerre n'est pas finie. Nous assistons à une course aux armements - plus rapide que jamais. Notre pays regorge de missiles et d'armes. A Idlib, dans le nord, où la situation est toujours tendue, les groupes militaires seraient de plus en plus organisés et armés. Les tensions se poursuivent également dans le sud avec des missiles de nos voisins attaquant l'armée iranienne. La guerre fait toujours rage sur notre terre; il a une dimension internationale et devient de plus en plus cruel.

Jusqu'où est la reconstruction de la ville d'Alep?

Nous avons commencé la reconstruction des maisons endommagées et lancé des projets microéconomiques. Cependant, la situation est revenue à un état critique, comme avant 2016. Nous assistons à une «guerre de la faim».

Comment est-ce possible?

Les sanctions touchent la partie la plus pauvre de la population. Le principal phénomène d'inflation se poursuit avec l'effondrement de la livre syrienne, tandis que les salaires des travailleurs restent les mêmes. Le prix de la nourriture augmente toutes les heures. Les gens ont froid, il n'y a pas de lumière, l'électricité est disponible une heure par jour. Il y a aussi très peu de carburant et vous devez faire la queue pendant des kilomètres jusqu'aux stations-service pour l'obtenir.

Quelle est l'humeur générale des gens ?

La plus grande menace pour le peuple d'Alep est le désespoir. Il est terrifiant de perdre l’espoir que la crise prendra fin et que la vie reprendra sa dignité. Je n'ai jamais pensé que je serais confronté à un patient refusant un traitement hospitalier et souhaitant rentrer chez lui pour y mourir, ou faire face à une femme qui préfère cesser d'exister plutôt que vivre. Au cours des dix derniers jours, j'ai entendu de nombreux mots de désespoir, je n'en ai jamais entendu parler auparavant.

De nombreux chrétiens sont partis dans les premières années de la guerre. Certains sont revenus?

Quand je suis arrivé à Alep fin 2014, les deux tiers de la population et un pourcentage égal de chrétiens ont quitté le pays. Environ 50 familles chrétiennes sont rentrées en 2017, mais 50 autres ont émigré. Les jeunes sont rentrés du Liban l'année dernière à cause de la crise qui y règne. Mais ceux qui reviennent ne rencontrent que des difficultés, car la crise s'aggrave de jour en jour.

La situation à Alep est-elle la même que dans le reste du pays?

La situation est plus difficile ici. Pendant la guerre, des groupes armés se sont emparés de 60% de la ville, qui a été en grande partie détruite. Dans l'ancienne capitale économique du pays, des centaines d'entreprises ont été détruites et des équipements pillés. Malgré les efforts du gouvernement, la ville d'Alep ne parvient pas à retrouver son passé glorieux et reste paralysée.

Quelles personnes dans la société souffrent le plus?

La souffrance est notre pain quotidien en ces jours très froids. Les pères ne savent pas où trouver de l'argent pour le pain de leurs enfants. Les femmes sont déprimées et ont des problèmes cardiaques. La crise affecte de nombreux jeunes; leur enfance avait déjà été volée par la guerre. De combien de courage, de force et de persévérance avez-vous besoin aujourd'hui pour obtenir une éducation et une profession? Ces jeunes n'ont aucun moyen de construire leur vie, leur avenir. La crise affecte les enfants qui n'ont pas la possibilité de se développer physiquement et mentalement - des enfants qui grandissent dans des familles marquées par une atmosphère de tristesse, de désespoir, d'insécurité et de confiance qu'ils auront de quoi manger demain. La crise affecte l'éducation, car les parents sont incapables d'acheter des fournitures scolaires et souvent ne peuvent même pas se procurer des vêtements et des chaussures pour envoyer leurs enfants à l'école. La crise touche également les personnes âgées, les plus faibles de notre société. Ils ont souvent plusieurs maladies et sont incapables de travailler en raison d'un handicap. Ils n'ont ni revenu ni sécurité financière.

Comment la présence de Dieu se manifeste-t-elle dans une réalité aussi sombre?

Nous expérimentons la Présence Divine à chaque instant. Le Bon Pasteur, de toutes ses forces, est présent dans les difficultés. Nous le touchons avec nos mains et le voyons avec nos yeux. Dans les difficultés objectives, il guide et donne des directions. Nous n'exagérons pas quand nous disons que nous vivons ensemble avec des miracles, nous les rencontrons à chaque instant. L'Église - la main tendre du Seigneur ressuscité - fait beaucoup de bien. Le Seigneur est responsable de tout. Dans cette expérience de la Providence de Dieu, il y a la Transfiguration du Seigneur, qui rappelle l'expérience sur le mont Thabor, sur la croix et dans sa révélation après la résurrection. Nous nous sentons enveloppés de sa tendresse, comme des disciples enveloppés de sa lumière éternelle. C'est une expérience de Son essence, la nature de Dieu, qui est amour et tendresse. Notre expérience est une révélation de la façon dont Dieu nous aime et prend soin de chacun de nous.

Qu'est-ce que cette expérience spirituelle enseigne au Père?

La présence du Christ transforme la souffrance inutile en souffrance rédemptrice. Il est un modèle pour nous dans sa souffrance rédemptrice. Avec la foi dans nos cœurs et avec l'espérance qui vient de lui, nous répondons avec amour à son amour inconditionnel. Le chemin de notre souffrance devient ainsi le chemin de la croix vécu avec toute intensité. Ceci est vrai pour les différentes «stations». Pendant les dix années de la guerre, nous avons connu des dizaines de stations très différentes. Cette dernière station, où nous vivons actuellement, est une étape inhumaine que nous pourrions appeler «l'étape de la famine et de la prison».

Pourquoi de la  «prison»?

Parce que nous sommes piégés et isolés du reste du monde. Les sanctions nous empêchent inhumainement non seulement d'avoir du pain quotidien, mais aussi d'avoir de l'air à respirer. Ces «murs» contraignants seront toujours plus serrés en raison des restrictions bancaires, de la crise libanaise, des restrictions sanitaires liées au Covid-19, nous empêchant non seulement de quitter le pays mais aussi, pendant assez longtemps, de visiter librement nos familles dans le pays. ville.

Les établissements de santé sont-ils suffisants pour la population?

Pendant de nombreuses années de guerre, les hôpitaux de la ville ont été lourdement bombardés.

De nombreux appareils et équipements sont hors service en raison de sanctions qui empêchent la maintenance et de la possibilité d'importer des pièces détachées de l'étranger. Dans cette terrible situation, le Covid-19 est apparu, sur des structures détruites et manquant d'équipement - dans un pays divisé et frappé par la pauvreté. Combien de souffrances avons-nous vu? Combien de patients sont décédés à domicile du coronavirus? Combien de ceux qui ont survécu souffrent de maladies corporelles marquées par les séquelles de la pandémie?

Comment coexistent la société chrétienne et musulmane?

Que ce soit avant la crise ou aujourd'hui, cette coexistence est pacifique. La souffrance de la crise a amené certains musulmans à voir la réalité différemment. De plus, la crise a amené un plus grand nombre de personnes qui ont dévié de leur religion et se sont mises sur la route à la recherche de la vérité, loin du dieu qui cause la guerre et la haine, et se rapprochant de la porte de l'Église, recherche par curiosité ou par désir spirituel - Christ, le Prince de la paix. Vivre avec «l'autre» qui est différent reste un défi.

Quelles sont les conséquences de la crise sans fin sur l'âme du peuple syrien?

Seul Dieu connaît la profondeur des blessures dans les âmes et les corps causées par cette crise et se reflétant sur le visage de chaque Syrien. La médecine que nous, pauvres êtres humains, pouvons offrir est la seule chose que nous ayons. «Nous n'avons ni argent ni or», mais nous avons le Christ. C'est le visage de Dieu dont l'essence est l'amour. Il n'y a pas d'autre moyen que la tendresse, qui apparaît comme un humble service de lavage des pieds non seulement à chaque chrétien, nos fidèles, mais à tout homme considéré comme notre prochain, parce qu'il est notre frère. Chaque Chemin de Croix a la Résurrection comme dernière étape, qui est la victoire de l'Amour sur la haine, la Paix sur la guerre.

 

source:

Propos recueillis par Jean-Marie Dumont

FAMILLECHRETIENNE.FR • N ° 2254 • SEMAINE DU 27 MARS AU 2 AVRIL 2021

 

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La charte de Biderman

21 Avril 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #coronavirus-vaccination-big pharma, #Grundlegung zur Metaphysik, #Bill Gates

Le lien juste en dessous montre que cet outil est la grille de lecture utilisée couramment en psychologie pou identifier une situation de torture. Lisez ces 8 points et dites moi si cela ne vous rappelle pas quelque chose sur la situation actuelle.

 

Lien : https://safeguardingchildren.salford.gov.uk/media/1438/biderman.pdf

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La malédiction d'Haïti continue

18 Avril 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #Grundlegung zur Metaphysik, #Divers histoire

Il est souvent dit à propos d'Haïti que tous ses malheurs sont venus d'une cérémonie vaudoue à Bwa Kayiman en 1791 au cours de laquelle les chefs de l'indépendance vendirent le pays au diable. Force est en tout cas de constater qu'Haïti n'est jamais sortie de l'horreur depuis lors.

Prenez Croix-des-Bouquets, la ville de l'artiste vaudou Georges Liautaud, 280 000 habitants, près de la mer, au centre du pays. Et voyez ce qu'elle a vécu au cours des huit derniers jours. Dimanche dernier, 11 avril, dans la nuit, un groupe armé entre dans l'orphelinat "Chanje lakay", viole deux adolescentes, en contraint d'autres à des actes sexuels. Puis dans la matinée 4 prêtres catholiques dont deux français et deux religieuses sont enlevés. Le gang des ravisseurs, les "400 Mawozo" demande un million de dollars. La veille à 11 km de là, à Delmas, c'était un cadre hospitalier (directeur médical de l'OFATMA) qui était enlevé.

Selon l'UNICEF "entre septembre 2020 et février 2021, le nombre d'enfants et de femmes, victimes d'agressions armées qui auraient été attribuées à des gangs criminels a considérablement augmenté en Haïti, passant de 45 à 73 lors de plusieurs incidents, notamment des meurtres, des blessures, des viols et des enlèvements, selon les Nations unies. Cela représente une augmentation de 62 % par rapport au rapport précédent de septembre 2020" L'organisme ajoute qu' " Au cours de l'année scolaire 2019-2020, environ 60 % de toutes les écoles haïtiennes ont été fermées durant 60 jours en raison de violents troubles sociaux"

Le 12 avril plusieurs centaines de lycéens ont investi (sans masques, il va sans dire) les rues de Port-au-Prince pour dénoncer le climat de l’insécurité caractérisé notamment par le kidnapping, ainsi que le silence des autorités haïtiennes face à ce phénomène. Et deux policiers ont été tués par balle à Port-au-Prince depuis 8 jours. Du coup beaucoup d'Haïtiens essaient de s'évader : 379 ressortissants haïtiens à ont été interceptés mercredi 14 avril par des agents de la garde-côte des îles Turks and Caicos. Ils ont expliqué qu’ils fuient leur pays pour échapper à l’insécurité, au kidnapping et la misère.

Il y a 10 jours Biden a renouvelé son soutien au président Jovenal Moïse qui a prolongé son mandat au delà de la limite légale. L'autoritarisme et l'anarchie s'additionnent à Haïti, mais cela ne gène personne.

Ajoutons à ce noir tableau qu'Haïti a perdu le 9 avril dernier, un ami de ce pays, l'ex procureur général de Johnson Ramsey Clark, 93 ans, auquel Haïti Liberté a rendu hommage. Son nom ne vous dira peut-être rien mais ce fut une des grandes figures de l'anti-impérialisme contemporain. Ses prises de position courageuses sur la Serbie dans le cadre de l'International Action Center avaient été une bouffée d'oxygène pour les militants anti-guerre en 1999, comme je l'ai raconté dans mon livre sur l'ingérence de l'OTAN. Les combattants passent, l'injustice demeure.

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Affaire Lola Montemaggi : un débat sur les réseaux pédo-sataniques court-circuité

18 Avril 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Christianisme, #Débats chez les "résistants", #Grundlegung zur Metaphysik

Ce matin la jeune mère Lola Montemaggi qui avait enlevé sa fille Mia placée à l'Aide sociale à l'enfance (ASE) a été retrouvée en Suisse. Les quatre hommes qui l'accompagnaient et ont aidé à l'enlèvement ont été placés en garde à vue

C'est l'occasion pour la grande presse de poursuivre sa chasse aux sorcières contre les soi-disant "complotistes".

BFM-TV (TV Macron) s'était déjà défoulée, il y a deux jours, contre les hommes qui avaient participé à l'enlèvement : "Ils évoquent même, disait la chaîne mobilisant tous les mots clés convenus pour provoquer le dégoût hystérique des auditeurs, l'existence d'un réseau pédophile alimenté par les services de l'aide sociale à l'enfance pour des élites prétendument "pédosatanistes", rejoignant ainsi les théories du QAnon, cette mouvance conspirationniste d'extrême droite venue tout droit des États-Unis." Le même type de reproches avaient été adressés à la mère le même jour.

Chose "amusante" la chaîne qui avait laissé le grand père de Lola Montemaggi, Claude Montemaggi déclarer que l'Aide sociale à l'enfance (ASE) percevait 6 000 euros ou 8 000 euros par enfants et en faisait "un business" et qu'il y avait des kidnapping d'enfants au sein de l'ASE, avait avoué benoîtement avoir censuré la partie de l'interview consacrée aux réseaux pédo-satanistes... " Claude Montemagi, déclare le reporter en direct d'Epinal - où semble-t-il il y a un procureur très en vue politiquement - le 17 avril, explique qu'il y aurait un second degré, un second degré qui consisterait à mettre des enfants dans des réseaux dit-il et vraiment il faut prendre avec énormément de prudence tout cela, sataniques, des choses bref qui ont fait peur à sa fille,  Lola, et qui ont poussé Lola donc à faire enlever son enfant pour la protéger". "Il y a aussi un second ennemi dans l'esprit de Claude, poursuit le journaliste sur le ton du paternalisme et de l'infantilisation de son interlocuteur, c'est une forme de complot si vous voulez... ce qui explique la perte de confiance de Lola dans la société, dans les médecins, et dans l'aide sociale à l'enfance".

Il y a de quoi sourire (ou il y aurait de quoi sourire si ce n'était une tragédie pour les enfants et parents victimes) devant cette façon de couper l'interview pour expliquer aux gens ce qu'ils sont censés comprendre du propos de Claude Montemaggi. Et, tout de suite après, le présentateur laisse entendre que ce dernier encourt une peine judiciaire (menace directe à sa libre expression). Un chercheur "référent du ministère de l'intérieur (voir ici) est mobilisé pour dénoncer "l'apologie d'un crime" par le grand père et pose la question d'une éventuelle complicité (cet expert avait qualifié le mouvement des Gilets jaunes d' "ouroborique" (cf l'ouroboros dans les sociétés secrètes) - .

La même chaîne de télévision avait déjà présenté la mère sous un jour habituel chez les grands médias hostiles aux chercheurs de vérité en disant que celle-ci sur Facebook "partage régulièrement des publications anti-vaccins, anti-5G et relaie de fausses informations sur "le nouvel ordre mondial" ou sur une recommandation de l'OMS qui prônerait "la masturbation pour les enfants"."

Dans la même veine le 16 avril, la chaîne LCI, qui invitait un homme d'affaire, frère de cet écrivain qui cache un oeil (ici à gauche) avait dénoncé des "survivalistes très organisés qui se méfient du système". L'homme d'affaire a comparé les auteurs de l'enlèvement (tout en disant que "ça n'a rien à voir"... mais alors pourquoi faire cette comparaison ?) à l'auteur du meurtre du professeur Samuel Paty qui a fait grand bruit en octobre dernier, parce qu'ils "s'auto-investissaient" d'une mission. La journaliste sur le plateau n'a pas hésité à parler d'une "giletjaunisation" (sic) car on est sur des profils "survivalistes, ultradroite, mais aussi ultrajaunes" (ben voyons, autant mettre tous les ennemis sous la même étiquette infamante tant qu'à faire)...ultra-jaunes, ultrafascistes, enleveurs d'enfants, dangereux asociaux... la propagande fangeuse en sabots lourds.

Je précise qu'à titre personnel je suis contre Qanon (j'ai déjà expliqué pourquoi sur ce blog) et je n'ai aucune opinion sur l'initiative de cette mère en souffrance qui a tenté de récupérer son enfant. J'ai déjà souligné dans un précédent billet le danger qu'il y avait à se faire justice soi même, mais j'observe avec intérêt les moyens qu'emploient les grands médias pour censurer la discussion sur le pédo-satanisme, le ton menaçant qui est très vite utilisé avec des experts rattachés au gouvernement. Il s'agit à l'évidence d'empêcher les gens de tenter de réfléchir librement sur ce thème en leur faisant peur, comme sur bien d'autres sujets d'ailleurs.

A noter aussi que le 17 avril (hier samedi) dernier lors d'une manifestation de gilets jaunes ("Force Jaune") à Paris, la militante Nadia Merani a fait savoir que la manifestation que son association anti-pédo-criminalité organisait était interdite pour cause de "pic du covid", alors que trois autres manifestations étaient autorisées le même jour.

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Encore un happening de Global Citizen

13 Avril 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #coronavirus-vaccination-big pharma, #Grundlegung zur Metaphysik, #Le monde autour de nous

Selena Gomez, 28 ans, adepte de l'oeil d'Horus (voir la photo à gauche, le 666 autour de l'oeil), enfant du système occultiste de Disney, accueillera le 8 mai prochain "VAX Live : le concert pour réunir le monde".

VAX Live "vise à inspirer la confiance des vaccins dans le monde entier et à aider à offrir les vaccins COVID-19 à tout le monde, partout", selon un communiqué de Global Citizen qui financera le spectacle .

"Lors de l'événement, nous dit la grande presse, Global Citizen demandera aux philanthropes et aux entreprises de faire un don «dollars pour des doses» afin de vacciner les agents de santé du monde entier."

VAX Live sera préenregistré au stade SoFi - un «site de vaccination à grande échelle» - à Los Angeles avec le soutien de l'État de Californie, du département de la santé du comté de LA, de la ville de Los Angeles, de la ville d'Inglewood et d'E. Stanley Kroenke, développeur du stade SoFi et du parc d'Hollywood et propriétaire et président des Rams de Los Angeles.

Global Citizen a déjà été l'an dernier le sponsor du show occultiste en ligne "Together at home"  qui vous encourageait à rester chez vous pendant le confinement. A cette occasion on avait à cette occasion expliqué que cette organisation avait été créée fin 2016 par les grandes corporations qui contrôlent cette planète en réaction au Brexit et à l'élection de Trump. UK Column en 2017 (le 10 mars).

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Le vaccin et le volcan en éruption/ Le covid et les églises

13 Avril 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #coronavirus-vaccination-big pharma, #Christianisme, #Le monde autour de nous

Hier la presse a annoncé que les habitants de Saint Vincent, l'île des Caraïbes où un volcan dangereux (La Soufrière) est entré en éruption seront évacués sur des navires de croisière seulement s'ils ont reçu le vaccin anti-COVID-19. C'est ce qu'a déclaré Ralph Gonsalves, le Premier ministre travailliste de Saint-Vincent-et-les Grenadines (dont on ne s'étonnera pas que l'on retrouve son nom avec Bill Gates à la de la 11e réunion annuelle de la Clinton Global Initiative - CGI - du 26 au 29 septembre 2015 à New York). C'est toujours la même mafia qui manifeste le même mépris pour la vie des gens en danger.
"Le médecin-chef identifiera les personnes déjà vaccinées afin que nous puissions les faire monter sur le navire", a précisé Gonsalves. Comme si imposer un test nasal ou salivaire n aurait pas suffi. 

Pendant ce temps en France, on apprenait qu'un prêtre l’abbé Guelfucci et le vicaire de l'église Saint-Eugène-Sainte-Cécile, l’abbé Gabriel Grodziski,, à Paris, ont été placé en garde à vue après la messe pascale de samedi pour avoir donné la communion à la bouche des fidèles. Le cardinal Sarah préfet émérite de la Congrégation pour le Culte divin, a apporté son soutien à l’abbé placé en garde en vue quelques heures, lequel fait par ailleurs depuis l'incident l'objet d'une enquête canonique de l'évêché, et à son vicaire.

Fin mars à Dallas au Texas où pourtant le gouverneur avait fait lever l'obligation de porter des masques, une mère enceinte de 28 ans a été expulsée de la messe catholique par la police à la demande du prêtre pour ne pas avoir porté de masque.En avril 2020 trois policiers en armes avaient fait interrompre une messe à l'église Saint-André-de-l'Europe dans le VIIIe arrondissement de Paris. En novembre dernier Grégor Puppinck, docteur en droit et directeur de l’European Center for Law and Justice (ECLJ), avait rappelé que "le droit international place même cette liberté de religion au-dessus des autres libertés en n’y admettant « aucune dérogation », même « dans le cas où un danger public exceptionnel menace l’existence de la nation et est proclamé par un acte officiel"...

Je devrais aussi vous dire un mot du "paradoxe chilien" : ce pays qui bat des records de vaccination (un quart de la population vaccinée)... et qui pourtant doit reconfiner à cause d'une nouvelle flambée de contamination...

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Cloudwalk, Nikuv, Smartmatic : le stockage biométrique en Afrique et ailleurs...

12 Avril 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le monde autour de nous, #Colonialisme-impérialisme

En mai 2018, Lynsey Chutel, correspondante d'Associated Press en Afrique du Sud, expliquait que  :"en mars dernier, le gouvernement zimbabwéen a signé un partenariat stratégique  avec la start-up CloudWalk Technology basée à Guangzhou (Canton) - et blacklistée par Washington - pour lancer un programme de reconnaissance faciale à grande échelle dans tout le pays. L'accord, soutenu par l' initiative Belt and Road (la route de la Soie) du gouvernement chinois , utilisera cette technologie principalement  dans la sécurité et l'application de la loi et sera probablement étendu à d'autres programmes publics."

Une de ses conséquences fut que les électeurs en juillet 2018 durent voter avec leur photo et non en enduisant leur doigt d'encre comme d'ordinaire. Le but était de lutter contre les les électeurs fantômes explique Kudzai Chimhangwa (ce que ne disent pas les médias, c'est que c'est l'opposition qui a demandé cela). «J'ai regardé avec envie les Chinois être capables de payer leurs repas avec leur joli visage», déclarait au Global Times Shingi Magada, une consultant zimbabwéen, «J'ai hâte que cela arrive au beau peuple du Zimbabwe.»

Lynsey Chutel accuse Pékin de "roder" ainsi ses logiciels de reconnaissance faciale sur la population africaine. Elle souligne aussi, bien sûr le risque de favoriser la fraude au profit du pouvoir en place.

L'expert en cybersécurité Arthur Gwagwa a mis en évidence, nous dit-elle, deux cas d'ingérence présumée dans les données électorales en masse - l'un avec des données sur les serveurs de la commission électorale, et l'autre concernant la «mise en boîte noire» des éléments de sécurité du bulletin de vote.  Dans l'article de Global Voices auquel elle renvoie Adolf Mavheneke mettait en doute l'honnêteté du partenariat du gouvernement zimbabwéen avec CloudWalk. Il rappelait que cinq ans plus tôt,  c'était une société israélienne appelée Nikuv qui avait manipulé la liste électorale. CloudWalk  prolongerait les manigances de Nikuv.

Il conviendrait de dire un mot de Nikuv, dans rejeton de la nation phare de l'intelligence artificielle qu'est en ce moment Israël. On renverra à ce sujet à l'enquête de la journaliste israélo américaine de gauche Yael Even Or en 2017 dans laquelle  Ron Asher, directeur Afrique de Nikuv, reconnaît que le fondateur Emmanuel Antebi et Robert Mugabe se seraient rencontrés en 2004 pour le lancement de nouvelles cartes d'identité. Antebi, explique Even Or, a fondé Nikuv en 1994  comme une des filiales du Formula Group, un grand groupe de logiciels en Israël. Nikuv est actif dans d'autres pays de la région, tels que le Botswana, Madagascar, la Zambie et le Lesotho. L'enquête ne permet pas de trancher sur la rumeur selon laquelle les bulletins de vote étaient faussés avec une sorte d'encre invisible. Elle met en revanche en cause la falsification des listes électorales.

Les malversations de Nikuv ont été repérées en février 2014 par l'avocat Z Allan Ntata , et d'autres, au Malawi où elles auraient été associées à celles du responsable d'une société israélo-sud-africaine (Paramount Group) Eric Ichikowitz , et l'Open Society de Soros... A l'époque, les oligarques avaient propulsé au pouvoir Joyce Hilda Mtila Banda (une amie de la Clinton Foundation) après la mort du président panafricaniste (et sulfureux pour l'Occident, vu ses sympathies pro-iraniennes et pro-Laurent Gbagbo) Bingu Wa Mutharika  en avril 2012 (ils viennent de faire la même chose en Tanzanie et feront peut-être de même avec Biden-Harris). Mais les casseroles de l'ex-présidente Banda avaient été trop volumineuses pour lui permettre d'être réélue.

En raison des doutes qui entouraient leur fiabilité, les dispositifs de Nikuv avaient été rejetés en 2012.

Aujourd'hui l'Open Society de Soros publie une étude contre CloudWalk, qui explique que la Banque Mondiale a financé en 2019 un projet pour que le gouvernement zimbabwéen utilise l'identification numérique afin de supprimer les travailleurs fantômes de la fonction publique, élargissant ainsi l'utilisation de l'identification numérique. L'étude dénonce l'absence d'implication de la population qui ne connaît pas l'intérêt des nouvelles cartes d'identités numériques, les erreurs de l'état civil qui ont été transposées,l'absence de protection des données qui fait que tout peut être communiqué à la police. On sent que c'est un peu l'arbre qui cache la forêt - rien sur l'utilisation par le big business mondial... derrière lequel se trouvent Soros et ses amis.

De la même manière le rapport de la commission d'enquête du congrès américain sur les enjeux économiques et sécuritaires des rapports sino-américains de 2020 exploite largement la coopération sino-zimbabwéenne pour dénoncer une volonté de Pékin de stocker des données sur les populations africaines. Mais si l'on veut bien citer Nikuv et CloudWalk pour les entreprises de numérisation des visages, on ne cite pas Smartmatic (qui est en procès avec Fox News qui l'accusa d'avoir orchestrée la vraie-fausse défaite de Trump), la société de Maloch-Brown, le pion de Soros auprès du cabinet de la reine d'Angleterre et de la City, qui numérise les empreintes digitales et stocke les données biométriques pour le vote en Ouganda, et en Albanie... Depuis cinq ans déjà la firme se fait l'avocat de la reconnaissance faciale dans les bureaux de vote. En Ouganda la reconnaissance biométrique a lamentablement planté en janvier dernier pour des raisons technologiques, mais elle est sur les starting blocks dans bien d'autres pays, et rien n'indique que Smartmatic offre plus e garanties que son rival chinois CloudWalk pour la protection des données et éviter que celles-ci ne soient transmises à des grandes multinationales... ou n'atterrissent entre les mains de hackers.

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Défaite (bidonnée ? ) de la gauche en Equateur

12 Avril 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #La gauche, #Colonialisme-impérialisme, #Le monde autour de nous

Il semble que la gauche équatorienne (qui avait subi une série de persécutions politiques après la trahison du président Lenin Moreno) ne renouvellera pas l'exploit de ses frères boliviens qui ont repris le pouvoir dans leur pays après un coup d'Etat de la droite conservatrice. A Quito, le candidat de la gauche aux présidentielles vient de reconnaître sa défaite électorale. Certains mettent déjà en cause la partialité de la commission électorale.

Un point avait attiré l'attention il y a 4 jours : l'administration Biden venait de faire un don de matériels répressif à l'Equateur (véhicules, équipements technologiques, uniformes etc) à hauteur de 2,1 millions de dollars. Les Américains l'auraient-ils fait s'ils n'avaient eu la certitude que leur candidat, le banquier membre de l'Opus Dei Lasso, allait remporter l'élection ou qu'en tout cas il saurait imposer son pouvoir par la force en cas de contestation ?

 

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Mort du Dr Nemam Ghafouri, (ex ?) héroïne des Yézidis

9 Avril 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Proche-Orient, #Aide aux femmes yezidies

Avant hier la correspondante du New York Times à Bagdad, Jane Arraf, a rendu hommage à la Dr Nemam Ghafouri, une médecin de 52 ans décédée le 2 avril dernier à Stockholm du Covid.

Hommage mérité pour cette dame dont la famille de peshmergas dans les années 60 avait migré en 1974 dans l'Azerbaïdjan iranien (à Naghadeh) puis, en 1980, à Stockholm en Suède (il y a 100 000 Kurdes en Suède, trois fois moins qu'en France). Le Dr Ghafouri y fut chirurgien du thorax et du coeur dans les années 2000 et 2010. Après avoir effectué des missions en Afrique et en Inde, elle se retrouve en juillet 2014 au camp de Kawergosk, près d'Erbil (Kurdistan irakien) pour les réfugiés syriens dans le cadre d'une mission de deux semaines (cf Majalla janvier 2017) quand elle découvre le drame des Yézidis à Sinjar au début du mois d'août 2014. "A la fin de mon séjour, raconte-t-elle dans cette interview qui mériterait d'être lue entièrement, nous avons appris ce qui s'était passé à Sinjar et comment l'Etat islamique avait attaqué la région après avoir pris le contrôle de Mossoul. Alors mes amis et moi avons dit: allons voir ce qui se passe. Nous avons entendu des nouvelles vraiment désastreuses sur la façon dont les gens marchent pendant 10 jours dans une chaleur de 50 degrés. Nous y sommes allés jusqu'à la frontière entre l'Irak et la Syrie, car des gens de Sinjar avaient pris la fuite vers la Syrie et revenaient ensuite par le Tigre vers le côté irakien. Quand nous sommes arrivés là-bas, nous ne pouvions pas en croire nos yeux. C'était un océan de désastres et personne ne savait comment faire face à la situation. Nous avons tout de suite vu la nécessité d'une réhydratation. Heureusement, nous étions médecins et nous avons parlé à nos collègues en Suède et leur avons demandé d' urgence des comprimés de réhydratation orale contenant les sels et minéraux nécessaires à la réhydratation. Nous en avons reçu des tonnes et nous avons commencé à aider les gens. Et puis nous avons constaté le besoin d'eau propre, nous avons donc immédiatement distribué des thermos. Par la suite, nous avons remarqué le besoin urgent de pain et avons eu l'idée de construire une boulangerie. Nous avons construit une boulangerie dans l'un des camps qui était censé être un camp temporaire à l'époque. Il s'appelle Bajed Kandal  et se trouve à la frontière du triangle entre l'Irak, la Turquie et la Syrie. Mais le camp est devenu permanent. Et personne ne veut y aller car c'est vraiment difficile à atteindre. Nous avons donc construit la boulangerie là-bas et nous donnions du pain à 18 000 personnes chaque jour. C'est comme ça que tout a commencé."

Laissant une situation confortable en Europe, elle sait se souvenir de ce qu'elle était née dans une caverne sous les obus (cf interview de Deniz Berxwedan Serinci en danois en juillet 2015), et  prend en charge les survivants yézidis dans les camps (dans le cadre de Joint Help for Kurdistan qu'elle a fondé), mais aussi les assiégés de Mambij en 2016 (témoignage de Calvin James Sweeney), les victimes d'Afrin en Syrie et de la bataille de Mossoul  ...

Le correspondant du Jerusalem Post Seth J. Frantzman raconte :

"J'ai parlé au Dr Nemam en 2018 lorsqu'elle était très frustrée par les organisations internationales qui utilisent toujours de «beaux mots» mais qui ne semblent jamais donner suite et faire quoi que ce soit pour les victimes de l'EI (Daech). Elle faisait la navette entre les camps et Dohuk dans le nord de l'Irak, faisant face à la bureaucratie humanitaire. Elle m'expliqua comment elle travaillait sans relâche, assise dans sa voiture toute la journée à attendre de recevoir des survivants yézidis qui ont pu échapper aux griffes de l'Etat islamique. Elle a rencontré des femmes qui avaient subi des horreurs indicibles. Une histoire qu'elle m'a racontée concernait une fille musulmane chiite dont la mère avait été violée et assassinée par l'Etat islamique. Les dernières instructions de la mère à la fille, de la garder en vie, étaient pour la fille de prétendre qu'elle était yézidie afin qu'elle soit asservie et non tuée par les extrémistes de l'Etat islamique. La fille a survécu. Le médecin kurde a fait de son mieux pour aider ces jeunes avec un sourire toujours présent. Elle était optimiste mais frustrée par l'inaction de la communauté internationale et la bureaucratie des structures locales. Les yézidis qui ont survécu au génocide ont souffert de nombreux obstacles à leur retour. Certains ne pouvaient pas rentrer avec les enfants qu'ils avaient eu pendant leur captivité en raison des lois religieuses en Irak. 
Ghafouri était respectée et aimée par les gens de tous bords, ce qui est rare dans les régions du nord de l'Irak et de l'est de la Syrie où de profondes divisions politiques signifient souvent que les gens ne s'entendent pas. Elle rendrait visite avec le combattant yézidi Qasim Shesho un jour en Irak et serait dans l'est de la Syrie le lendemain, puis dans l'agréable ville de Dohuk. Comment elle a pu faire ce qu'elle a fait, franchir les frontières et les lignes politiques que beaucoup sont incapables de faire, a toujours été un mystère pour ceux qui l'ont suivie de près. Elle semblait capable de se fondre dans le tissu des sociétés locales, se déplaçant parmi les personnes et les réfugiés comme l'eau, puis émergeant dans un endroit lointain apportant une aide humanitaire. Et puis elle était de retour en Suède ou ailleurs, encourageant les gens à continuer à se soucier des jeunes, des pauvres et des femmes survivantes du génocide. "

On pourrait s'attendre à ce que cette personnalité soit très consensuelle dans son pays. Or ce n'est pas le cas parmi les Yézidis.

J'ai écrit hier à une amie yézidie réfugiée en Europe qui a connu le Dr Nemam à l'hôpital suédois d'Erbil au Kurdistan. Elle m'adresse aujourd'hui une réponse qui me surprend :

"J'ai été triste d'apprendre sa mort car elle avait fait un travail formidable, c'était au début de décembre 2014. Elle travaillait avec le docteur Sherzad le directeur de l'hôpital suédois et avait une petite 'praxis' dans l'un des camps de Yézidis, je pense que c'était le camp de Bajed Kandal. Là, à l'hôpital, elle était avec moi en opération de 4 chambres avec des survivants qui voulaient retrouver leur virginité. Et elle a plutôt bien soutenu quelques autres qu'il était difficile d'aider dans d'autres 'praxis' car la loi irakienne n'autorise pas l'avortement. Mais aujourd'hui je suis sûre que 98% des Yézidis sont en colère contre ce qu'elle a fait avec les survivants et comment elle les a laissés rencontrer leurs enfants qu'elles ont eues avec des membres de Daech. Je peux dire que la communauté Yézidis la déteste pour ce qu'elle a fait et a oublié combien de temps elle a passé pour aider les réfugiés dans les camps."

Une fois de plus ma correspondante me faisait toucher la complexité de la tragédie yézidie. D'abord à cause de cette allusion terrible à l'avortement (on voit que le Dr Nemam a été au moins complice de cette pratique condamnable), ensuite à cause de cette "rencontre" entre les enfants de Daech et leur mère.

De quoi s'agit-il ? En fait elle a attrapé le Covid en organisant une rencontre entre des survivantes yézidies et les enfants qu'elles ont eus avec des djihadistes de Daech.  Or les anciens des Yézidis avaient banni ces enfants de Daech de la communauté, et ceux-ci avaient été placés dans un orphelinat tandis que les mères, réfugiées en Syrie avaient pu retourner en Irak.

Cela m'a rappelé ce témoignage dans Paris-Match en 2018 d'une yézidie convertie à l'Islam qui vivait au Maroc. On ne badine pas avec l'honneur communautaire chez ces gens-là. Chez les Yézidis pour être accepté dans la communauté, il faut avoir eu un père et une mère yézidis, il n'y a pas de place pour les gens d'autres religions ou issus de mariages mixtes...

Une autre de mes correspondantes yézidies va dans le même sens que les autorités de sa communauté (toujours dans les termes très diplomatiques et prudents que les Yézidis de la "diaspora" ont coutume d'employer devant les Occidentaux) : "Je trouve, m'écrit-elle, que ça devient vraiment compliqué quand des gens /I find it fundamentally difficult when people/ c'était une doctoresse, sont remplis de gloire /are glorified/ et pensent qu'ils peuvent agir à la place des Yézidis /and think they can act for the Yazidis/. Nous sommes capables de penser et décider pour nous-mêmes /We can think and decide for ourselves/."

Le correspondant du Guardian le 12 mars avait pourtant décrit cette rencontre en des termes émouvants : "Enveloppés dans des écharpes et des manteaux surdimensionnés, et se tortillant sur des chaises longues, les 12 jeunes enfants semblaient surpris alors que neuf femmes étranges aux bras tendus se précipitaient vers eux.

Certaines des femmes ont sangloté en embrassant les tout-petits perplexes, qui les regardaient d'un air absent, ne reconnaissant pas leur mère ou ne comprenant pas de quoi il s'agissait. Une mère restait immobile, la tête dans ses mains, tandis qu'une autre fixait intensément les yeux de sa petite fille."

L'article raconte aussi comment l'ex-diplomate et ex-sénateur Peter Galbraith, 71 ans, un proche de Biden qui offre ses bons offices au Proche-Orient a joué les intermédiaires entre le président du Gouvernement régional kurde irakien et les Forces démocratiques syriennes pour une rencontre sous bonne escorte à la frontière des deux pays.

Il ajoutait également un mot du Dr Ghafouri sur l'importance particulière du lien entre ces mères et leur enfant : "Quand elles sont tombées enceintes, cela signifiait qu'elles ne seraient plus mises en vente et ni violées par de nouveaux hommes. Cet enfant a mis fin à une partie de leur souffrance. En étant enceintes et en accouchée, c'était fini : la mère restait avec le même homme jusqu'à ce qu'il soit tué."

Un argumentaire qui a laissé de marbre le Prince Herman, porte parole du leader yézidi le Prince Hazem, qui a précisé que les enfants ne seraient pas accueillis dans la communauté yézidie et a même ajouté : "Les gens qui ont ramené ces enfants sans le demander aux Yézidis, ou aux dirigeants yézidis, en paieront le prix. Il n'y a aucune différence entre ces ONG missionnaires et Daech, car elles aussi jouent avec nos filles et nous les prennent." (sic !) Position confirmée par le chef spirituel yézidi, Sheikh Ali Ilyas, autrement connu sous le nom de Bab Sheikh (lequel a pu se réjouir de la réouverture il y a 3 jours de leur temple édifié pour les protéger des morsures de serpents)... Le problème du sort de ces orphelins va ensuite probablement retomber sur la "communauté internationale" qui paiera ainsi son inaction de 2014...

En tout cas le Dr Ghafouri n'est plus là pour s'occuper de cet océan de malheur...

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Querelles à Sciences Po

9 Avril 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Souvenirs d'enfance et de jeunesse, #Le monde autour de nous

Amusantes querelles pour la nomination du futur directeur de Sciences Po après le départ de Frédéric Mion (un garçon que j'ai bien connu jadis), emporté par la vague Duhamel.

Une tribune dans Libération à la suite du rejet la candidature de Nonna Mayer, sociologue de l'extrême droite, ex directrice de recherche au CNRS trop engagée dans la théorie du genre, le décolonialisme et la lutte contre l'islamophobie aux yeux des Républicains et des conservateurs.

Moi qui ai toujours l'esprit mal placé, je "m'étonne" que le collectif de chercheur qui soutenait Nonna Mayer invoque la position de l' "American Political Science Association" sur le débat autour de cette candidature. Qu'est-ce que c'est que cette chose là ? Qu'est-ce que ça vient faire dans nos affaires franco-françaises ? Apparemment il s'agit d'une vieille institution wilsonienne basée à Washington DC actuellement présidée par une obscure méthodologiste. Je suppose qu'il y a là un symptôme de "'intégration transatlantique" du champ de la recherche... Sur ce volet aussi, oubliez la souveraineté nationale...

Allez, j'illustre ce billet avec une photo de la rue Saint Guillaume en 1989... du temps où j'y étudiais... quand j'avais un regard encore frais et naïf sur ce microcosme.

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Le Texas sans masques : premier bilan positif

8 Avril 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #coronavirus-vaccination-big pharma, #Les Stazinis

Alors qu'en France dans quatorze départements les préfets ont rendu de façon complètement absurde le port du masque obligatoire sur les plages sous peine d'une amende de 135 euros, et que le Conseil d'Etat dément l'équation posée par les médias selon laquelle les vaccins nous redonneront la liberté (le ministre devant lui avait reconnu que "l'efficacité des vaccins est devenue particulièrement contingente du fait de l’apparition des nouveaux variants"), le Texas aurait peut-être quelques leçons à nous donner.

Le gouverneur conservateur Greg Abbott a levé dans cet Etat début mars l'obligation de porter le masque (il est vrai après avoir beaucoup vacciné). Résultat : les statistiques de contamination depuis un mois se sont effondrées (voir graphique ci dessous).

 

 

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Succès et ésotérisme : l'actrice Amaia Salamanca

8 Avril 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Espagne, #Grundlegung zur Metaphysik

Encore une star "illuminati" espagnole... L'an dernier, je vous avais parlé de Monica Naranjo, disons maintenant un mot de l'actrice-modèle Amaia Salamanca que beaucoup ont découverte dans la série "Grand hôtel" en 2011. Toujours les mêmes codes traditionnels des "idoles" passées au crible des sociétés secrètes : l'inévitable photo un oeil fermé en tirant une langue serpentine (à gauche - étape photographique par laquelle sont passés beaucoup d'occultistesde Miley Cyrus à Lady Gaga), et celle avec le doigt posé sur la lèvre indiquant de se taire pour cacher le secret initiatique (à droite).

Comme il se doit elle rendu hommage au satanisme des Rolling Stones (photo à gauche) dont elle est fan, au symbole belge d'Andalltha très lié à l'ésotérisme, et bien sûr à l'oeil d'Horus (voir en bas à droite). De même elle ne cache pas qu'un de ses tatouages représente la fleur de vie, symbole New Age associé au deuxième chakra sexuel et à la kabbale. On notera toutefois qu'il n'y a pas de photos d'elle avec des papillons, ni d'elle en cage comme c'est d'usage chez les célébrités passées par le programme MK Ultra, ni non plus de traces de l'inévitable "cursus honorum" : robe panthère, look Marilyn, à la différence de Monica Naranjo (qui, elle, est allée au moins jusqu'au stade du léopard et a affiché le papillon monarque). Elle a seulement sacrifié au rituel de la robe rouge (symbole de la prostituée de Babylone), avec l'adepte de l'oeil d'Horus Marta Sanchez.

Mobilisée pour faire la promotion du vin Cordoniu ou des voyages à Cuba, elle a pour partenaire un millionnaire qui est à la tête d'un empire d'hôtels, de téléphonie, président entre autres d'une boîte de véhicules avec chauffeur et vice-président de Prisa, la société qui possède notamment le journal El Pais (pratique pour la promotion de sa femme).

Je me suis demandé si l'occultisme auquel participe Amaia Salamanca du côté de Marbella se rattachait à des traditions des grandes familles européennes. Killing the Cabal en janvier dernier a mené sur YouTube une petite enquête sur ce thème autour du Bal oriental de  Charles de Beistegui organisé en septembre 1951 à Venise, où les participants, portaient des costumes évoquant l'occultisme. Parmi eux l'Aga Khan, Orson Welles, l'actrice Irene Dunn, Leonor Fini, le peintre Salvador Dali (qui s'affichera aussi dans ce genre de fête organisée par les Rothschild), la comtesse Jacqueline de Ribes, Lady Diana Cooper, Daisy Fellowes, Cecil Beaton, le couturier Jacques Fath, avec son épouse Geneviève Regina Luna, Marella Caracciolo, les Rothschild (on ne sait pas lesquels) et les Radziwill, l'ex roi Farouk d'Egypte, Elsa Schiaparelli, Deborah Mitford, Doris Duke, Fulco di Verdura, Jacqueline de Ribes, la duchesse du Devonshire. Les recherches de Killing The Cabal se centrent sur les grandes familles dans les années 1930-40. Elle parle beaucoup et avance assez lentement (mais il est vrai que le sujet est opaque par définition), donc rien de très spectaculaire pour l'instant de ce côté là.

Mais concernant Amaia Salamanca, elle n'est pas issue de grandes familles puisque ses parents sont seulement des patrons de magasins d'optique à Madrid (ce qui toutefois n'exclut pas un passé maçonnique). Les sociétés secrètes ont  pu servir de lien avec la jet set mais ce n'était pas le cas semble-t-il au niveau des origines familiales.

Utilisée comme "influenceuse", elle n'entre cependant pas dans les grandes causes maçonniques du moment comme le changement climatique, la vaccination ou l'euthanasie. On peut se demander pourquoi. Certaines de ces "puppets of the string" sont-elles utilisées seulement pour vendre de l'idéologie consumériste sans entrer dans les "sujets de société" ? Est-ce lié à leur degré d'initiation ? Un thème à creuser, peut-être, en sociologie des "élites".

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Persévérez

8 Avril 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Christianisme, #coronavirus-vaccination-big pharma, #Le monde autour de nous, #Débats chez les "résistants"

Léon Bloy a écrit un jour que peut-être la victoire de la bataille de la Marne qui a sauvé Paris en 1914 était due à la prière d'une petite fille dans une campagne de France. Dieu dans l'Ancien Testament se montre bien disposé à épargné Sodome s'il s'y trouve dix justes. Contrairement à ce que vous disent les rationalistes, ce qui se passe dans ce monde ne dépend pas de données objectives quantitatives (le cours du pétrole, les effectifs militaires de tel ou tel pays) mais d'un équilibre entre le Bien et le Mal dans le monde invisible (le Ciel) et cet équilibre dépend en grande partie des choix spirituels de quelques uns ici : "il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent" (Luc 15:10). Le repentir sincère de chacun ouvre la voie à l'action des anges pour neutraliser le mal ici-bas.

Afin que chacun reste humble, nul ne saura si les difficultés d'approvisionnement en vaccins que connaît la France en ce moment, si la mauvaise publicité qui a été faite au vaccin AstraZeneca ou si le renoncement (provisoire ?) au passeport vaccinal son dus à la conduite morale de tel ou tel. Ce qui est certain, c'est que ces grains de sable dans les rouages de la dictature sanitaire mondiale sont plus sûrement dus à la proximité de certaines âmes avec Dieu qu'à l'action de tel ou tel parti politique anti-vaccination, comme cherchent à vous le faire croire divers politiciens athées empressés de rafler la mise à l'issue d'une éventuelle inversion de tendance.

L'essentiel de ce qui se passe dans ce monde se décide dans le Ciel, et cela dépend en grande partie de ce qui se joue dans notre coeur, car notre coeur est en partie déjà dans le Ciel (dans le Royaume), comme le Royaume est déjà en nous si nous sommes capables de le voir.

Que faire ? Le mode d'emploi nous a été donné il y a 2000 ans : aimer Dieu plus que tout, et avoir de la charité envers ses proches. Et puis ne plus pécher : renoncer à toutes ces faiblesses qui nous ont fait jusqu'ici passer sans le savoir des pactes avec les Ténèbres. Finie la luxure, finis les plaisirs charnels inutiles, l'orgueil, la certitude de savoir par soi même ce qu'il faut faire, l'indifférence à l'égard des malheurs d'autrui, le sentiment d'impuissance à l'égard de ce qui se passe, le mépris de notre vocation d'enfant de Dieu (qui est l'envers de la médaille de notre orgueil, c'est à dire son prolongement naturel), l'idolâtrie de nos émotions. Finis le conformisme, l'idée que les croyances majoritaires sont juste, qu'un mensonge répété à la TV chaque jour a des chances d'être vrai, qu'un politicien va nous sauver, que les prêtres ont plus de vérité à nous apporter que l'Esprit saint. Finie la volonté de planifier l'avenir, de prévoir. Finie la nostalgie pour le passé, l'attachement malsain aux morts, le scepticisme sur ce qui nous attend dans l'éternité. C'est le moment de signer ou de renouveler le contrat avec notre Créateur (et son Verbe sacrifié pour nous et ressuscité des morts) : pour cette journée, et pour l'Eternité. Avec une âme "mieux orientée", détournée des Ténèbres, commencer la journée dans un accord renouvela avec lui. Commencer avec lui la tache journalière fort de la certitude (la foi) qu'il va porter le joug avec nous qu'il le guidera, parce que nous savons que nous ne voyons presque rien, et qu'il le rendra plus léger (même si nous aurons notre part de peine). Aujourd'hui diverses choses vont arriver, des processus bons et mauvais vont continuer de se développer en nous, autour de nous, et dans le monde, dans l'univers, dont nous n'avons pas idées. Participons y avec confiance, soumission aux commandements (car beaucoup de suggestions sur ce que nous devons faire nous seront adressées sans même que nous n'en ayons conscience), sérénité et capacité d'endurance à l'égard des souffrances, inévitables, nécessaires, justes.

Et, à la fin de la journée, le Mal aura encore été contenu, en nous, autour de nous. Le Chef des Armées et ses cohortes auront contenu, voire sur certains fronts décimé les serpents.

Oh certes il n'y aura jamais de victoire définitive tant que ce monde est monde. On nous sortira des variants de virus, d'autres vaccins, d'autres puces électroniques pour nous espionner, d'autres raisons de haïr la Chine ou tel ou tel pays, d'autres gels "miracles" qui feront avancer la cause du transhumanisme, d'autres idiots dans le train pour ne reprocher de n'avoir pas bien porté le masque, d'autres proches qui nous trahiront, d'autres moments de déprime, d'autres signes d'effondrement du système scolaire, du système hospitalier, d'autres films ou morceaux de musique pour nous apporter de faux soulagements qui nous replongent dans les erreurs du passé, d'autres sources de déception chez nos politiciens, dans le comportement de notre progéniture, de nos parents, et en nous même. Mais chaque matin le contrat de travail journalier, l'abandon confiant au Père des cieux, avec le  renoncement sincère à ce qui en nous mène simplement à la mort, peuvent, doivent être renouvelé. Et, même les jours où nous ne le ressentons pas, des glaives seront sortis contre tout ce qui nous tire et tire ce monde vers le bas. Et des têtes de l'hydre seront tranchées.

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Sous terre

7 Avril 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Le quotidien

Avis de tempête : un nombre de lecteurs en chute libre, des lecteurs qui ignorent les courriels que je leur envoie. De tous côtés cela résiste, l'ambiance est lourde. Il va falloir se faire tout petit, sous terre. Le temps que cela s'arrange un peu.

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Xinjiang : le journalisme aux ordres

6 Avril 2021 , Rédigé par Frédéric Delorca Publié dans #Colonialisme-impérialisme, #Revue de presse, #Le monde autour de nous

Toujours la désinformation sur le Xinjiang pour pousser les Occidentaux à la confrontation avec la Chine.

Le site chinois CGTN publie le témoignage de "Laurène Beaumond" qui a vécu 7 ans en Chine et a de la famille dans cette province raconte : "Je suis restée principalement à Urumqi, mais je me suis aussi rendue à Kashgar, Aksu et dans cette splendide région dont les vallons verdoyants rappellent les Alpes suisses : Kanas. Et cela m'a fait la même impression que lorsque je suis allée en Mongolie Intérieure ou dans la région autonome coréenne dans le Jilin : un sentiment d'harmonie totale, de respect des uns et des autres, et surtout un attachement à la nature et à ses merveilles. Effacement culturel ? Dans le Xinjiang, tous les panneaux de signalisation et les enseignes des magasins sont en mandarin et en langue turcophone parlée par les Ouïghours. Les documents administratifs sont également dans les deux langues. Ayant été victime d'un pépin de santé qui m'a obligée à rester hospitalisée une semaine à Urumqi en 2016, j'ai été soignée par une équipe de médecins ouïghours dans un établissement situé juste à côté d'une des plus grandes mosquées de la ville. Chaque matin, j'étais réveillée par le chant du muezzin qui appelait les fidèles à la prière et la cantine de l'hôpital était 100 % halal. D'où ma surprise en lisant sur la page Wikipédia francophone consacrée au Xinjiang : « Dans les années 2010, des centaines de milliers de musulmans pratiquants ouïghours (…) passent par des camps de rééducation chinois. L'idéologie communiste est inculquée aux détenus qui subissent des tortures et sont forcés à manger du porc et à boire de l'alcool ». Vu la manière dont c'est écrit, on sent la source fiable... J'ai dîné avec un policier kazakh, un membre des forces spéciales d'intervention ouïghour (qui heureusement parlaient anglais tous les deux !) et je me rappelle leur avoir demandé si ils avaient rencontré des obstacles pour intégrer la police chinoise. « Aucuns ! » M'ont-ils répondu. « On raconte tellement d'âneries sur le Xinjiang, on y fait même plus attention... » C'était en 2015 et je ne pense pas que leur sentiment a changé depuis. J'ai vu des Han manger des restaurants ouïghours et vice-versa. Les mosquées, le Grand Bazar, l'artisanat traditionnel musulman, tout est préservé et mis en valeur."

Une caporal journaliste de l'Im-Monde Nathalie Guibert se croit en mesure de "debunker" la "fake news"et  accuse CGTN d'avoir "inventé" "Laurène Beaumond"  qui n'existerait pas. Pas de chance. Le Figaro le 2 avril dément et dit avoir interviewé "Laurène Beaumond" qui est un pseudonyme. Je pourrais lister les journalistes pitoyables de l'ex-journal de référence qui au cours de 30 dernières années n'ont jamais su prendre la plume que pour inciter toujours plus nos armées à attaquer les pays faibles, nos banquiers à imposer des embargos. Mais ces gens ne méritent pas que l'on retienne leur nom, et ils ont de toute façon une place en enfer, où leur sens de la justice et de la vérité sera correctement rémunéré.

A l'heure où la dégradation de la situation dans le Donbass ukrainien conduit à une montée des tensions russo-ukrainiennes, où Washington finance des paramilitaires à la frontière vénézolo-colombienne, où le secrétaire général de l'OTAN (qui veut créer une base de lancement de missiles comme l'y autorise la dénonciation du traité INF) déclare dans Deutsche Welle que "La fonte des glaces dans l'Arctique pourrait conduire à un réchauffement des tensions géopolitiques entre les différentes puissances", on peut faire confiance à ces "chiens de garde" pour continuer à nous faire applaudir les bombardier, et entretenir nos haines.

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